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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 10:25
Hier soir, un concert de klaxons interminable...

 

 

 

 

Hier soir, soudain, dans ma ville, un concert de Klaxons à n'en plus finir : j'ai mis du temps à prendre conscience de la signification d'un tel tintamarre, à la nuit tombée, c'était, bien sûr, pour saluer la victoire de la France face à l'Allemagne, lors de la demi-finale de l'euro de foot.

 

Comme je ne suis pas du tout cette compétition, je ne soupçonnais pas, d'abord, la raison de telles manifestations.

Beaucoup de bruit pour rien, beaucoup de bruit pour un simple résultat de foot !

Quelle folie s'empare, ainsi, des supporteurs ! On pouvait entendre des cris, des coups de klaxons réitérés qui se sont prolongés au delà de minuit.

Le football suscite de véritables délires : un tel engouement paraît incroyable pour une simple victoire !

 

Le concert s'est poursuivi tard dans la nuit : la ronde des voitures a répercuté une sorte de joie festive qui ne faiblissait pas.

Quant aux titres des journaux, ils sont, aujourd'hui, dans le même registre : l'excès, la démesure, on pouvait lire, par exemple, à la Une du Point, ce titre : Les Bleus un peu plus près des étoiles ! et plus loin cette phrase : l'hexagone peut chavirer de bonheur ! ou encore : "une victoire historique des Bleus !"

 

Un joueur de foot est, soudain, transformé en héros parce qu'il a marqué deux buts, au cours de la rencontre. Certains parlent même de super héros !

Voilà notre joueur de foot devenu un chevalier, un être d'exception, un demi-dieu !

Comme si l'héroïsme pouvait se réduire à un simple but !

 

Mais, enfin, l'héroïsme est tout autre : avons-nous perdu le sens des réalités pour assimiler des footballeurs à des braves, des modèles ?

N'avons-nous pas besoin d'autres exemples ? C'est, pourtant, ce type de modèle auquel les jeunes s'identifient plus volontiers.

Les vrais héros sont ceux qui se dévouent pour les autres, qui se rendent utiles dans une société en crise.

Les vrais héros se mettent au service des autres : par exemple, des médecins qui partent pour sauver des enfants dans des pays pauvres.

 

Dans tous les cas, le football fait rêver encore, malgré ses nombreuses dérives : dopage, matchs truqués, corruption, argent à gogo...  et cet excès dans les manifestations de joie paraît hors de propos, pour une simple rencontre sportive où le hasard joue un rôle non négligeable.

Un match de foot tient à si peu de choses !

 

J'imagine, désormais, ce que pourra être la réaction des supporteurs si la France remporte la finale...

Dans ce cas, le chauvinisme sera encore plus à l'oeuvre.

"La France a gagné", dit-on, alors, comme si une équipe sportive représentait la réussite de tout un pays !

C'est ainsi que va notre monde : il encense des joueurs de foot et ne voit même pas ceux qui, dans l'ombre, oeuvrent pour l'humanité...

En fait, avec ces compétitions, c'est encore et toujours l'argent qui est le grand gagnant :  les commerçants, les hôteliers, les marchands de bières et de boissons se frottent les mains.

Et l'argent étant la valeur essentielle de nos sociétés, l'Euro de football vient conforter ces dérives inquiétantes.

 

 

 

 

Hier soir, un concert de klaxons interminable...
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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 13:19
Une société du chiffre...

 

 

 

 

Nous vivons dans une société du chiffre, dans un monde de rentabilité à  outrance : les marchés se focalisent sur les chiffres de la croissance. Si ces chiffres sont bons, tout va bien. Si la croissance est à la baisse, c'est un sujet permanent d'inquiétude...

 

Les établissements scolaires sont, maintenant, tenus de faire du chiffre : chaque année, sont publiés les chiffres de réussite au baccalauréat et les lycées sont classés en fonction de ces critères.

Le chiffre ! Le maître mot de nos sociétés !

 

"Travailler plus pour gagner plus...", on se souvient, aussi, de ce slogan célèbre qui a été en faveur, lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

 

Et dans de nombreux domaines, le chiffre est essentiel.

Les médecins, dès que leurs patients entrent dans leur cabinet, exigent d'eux leur carte vitale, avant même de s'enquérir de leur santé.

Dans les cliniques, les hôpitaux, la rentabilité est à l'ordre du jour : multiplication de certains examens, interventions chirurgicales, scanners, radios, échographies, à la chaîne.

Certains médecins privilégient des traitements onéreux, peu pratiques pour le patient : prescription d'une série de piqûres qu'on peut remplacer par des médicaments plus faciles à absorber, et moins chers.

 

Dans les entreprises, les actionnaires réclament du chiffre, toujours plus de chiffre.

 

Les chaînes de télévision sont notées et cotées en fonction de l'audience qu'elles recueillent pour tel ou tel programme.

On a, ainsi, appris que M6 avait obtenu une audience exceptionnelle, lors de la diffusion du match France Islande ! 17 millions de spectateurs, un record !

 

Mais, ne serait-il pas temps de revenir à plus d'humanité ?

Ne serait-il pas temps d'oublier le chiffre ?

Les êtres humains ne sont pas faits pour vivre sous le règne du chiffre. Ils ont besoin, en maintes circonstances, d'un certain humanisme.

Et cet humanisme tend à disparaître dans un monde voué au chiffre, et à la rentabilité.

L'être humain s'enrichit d'expériences, de contacts avec autrui : soumis à cette pression du chiffre, il ne peut plus s'épanouir et acquérir l'indispensable sérénité dont il a besoin.

 

Arrêtons de nous soumettre au chiffre ! La tyrannie du chiffre nous conduit aux pires dérives !

L'être humain n'est pas fait pour vivre sous la domination de la rentabilité : ce n'est pas, là, le but d'une vie.

 

Il faut redonner d'autres repères, d'autres objectifs à l'être humain et à la société dans son ensemble.

Le chiffre ne nous rend pas heureux, il annihile l'individu, le soumet à une rentabilité, l'inclut dans une masse, au lieu de lui accorder toute sa valeur.

C'est l'humanisme qui enrichit l'homme, c'est l'humanisme qui lui apporte un épanouissement et un bonheur de tous les jours.

 

 

 

 

 

 

Une société du chiffre...
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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 13:10
Le nouveau téléphone qui parle est arrivé...

 

 

 

 

On n'arrête pas le progrès... voilà qu'une nouvelle génération d'i-phone est apparue : des téléphones qui parlent, qui sont prêts à accéder à toutes sortes de demandes...

 

Etonnante application qui n'est qu'un gadget, sans grande utilité en fait, car pour que le robot réponde, il faut que la question soit vraiment ciblée.

 

C'est ainsi que le robot suggère un certain nombre de propositions programmmées dans la machine.

 

Ce téléphone est, aussi, capable d'écrire sous la dictée... mais il écrit souvent de manière phonétique et fait de très grosses fautes d'orthographe.

Nul n'est parfait et la machine ne l'est pas non plus...

"Que puis-je pour vous ? Allez-y, je vous écoute..."

Le téléphone attend, alors, une question à laquelle il n'est pas toujours apte à répondre.

On voit, ainsi, que nos objets connectés deviennent de plus en plus sophistiqués et complexes.

Mini-ordinateur, caméra, appareil photo sont intégrés dans ces merveilles technologiques.

Cet outil permet, aussi, de demander l'orthographe de certains mots d'usage : la machine épelle, alors, le mot, avec précision...

 

Ce ne sont, là, que les balbutiements de ces robots qui parlent, mais il est probable que cette technique va s'affiner et que nous serons bientôt en communication avec toutes sortes d'objets.

Une machine capable de parler ? Qui aurait pu l'imaginer, il y a seulement quelques années ? Et pourtant, c'est une réalité : les progrès technologiques s'accélèrent, et parallèlement, la communication devient souvent plus difficile.

 

De plus en plus, les administrations, les banques ont recours à ces robots qui répondent au téléphone. Impossible, alors, de communiquer avec une personne réelle : "Nos conseillers sont tous occupés, dit la machine, veuillez rappeler ultérieurement."

Et on a beau rappeler, on n'obtient jamais un conseiller en ligne.

On se demande ce que font ces conseillers que l'on n'arrive jamais à joindre : à quoi sont-ils donc occupés ?

 

En fait, à l'ère de la communication, il devient de plus en plus difficile de communiquer. Voilà encore un beau paradoxe qui illustre bien les incohérences de nos sociétés !

Notre monde de la communication triomphante aboutit à ce triste résultat : les gens ne se parlent plus directement.

Et les gens sont tellement pressés qu'ils en arrivent à oublier de dire l'essentiel, obnubilés par leurs soucis personnels... ou par une envie irrépressible de consulter leur portable et les messages qu'ils ont pu recevoir.

 

Ainsi, la communication est, sans cesse, perturbée, parfois, annihilée, voire impossible.

On ne peut que le constater : notre monde de sophistication technologique nous conduit aux pires aberrations, à une forme d'inhumanité...

La parole perd ses droits, l'humanisme se délite, et l'homme se conforme à un monde de machines...

Cette domination de la machine n'est-elle pas terrifiante ? Et ce n'est probablement, là, que le début d'un asservissement qui semble programmé.

 

 

 

 

 

Le nouveau téléphone qui parle est arrivé...
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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 12:48
Des déserts médicaux qui se propagent...

 

 

 

On le sait : de nombreuses régions de France deviennent ce que l'on appelle des "déserts médicaux", on constate une pénurie de médecins généralistes qui est préoccupante.

La France manque de plus en plus de médecins et certaines régions sont plus touchées que d'autres.

 

Et même dans les grandes villes, les patients ont de plus en plus de difficultés à trouver un médecin compétent, car certains d'entre eux refusent de recevoir de nouveaux "clients" : ils ont déjà sous leur responsabilité un trop grand nombre de patients.

 

Les bons médecins sont saturés de travail et il faut, alors, se contenter de services médicaux bâclés...

Ainsi, on ne peut plus, en France, choisir véritablement son médecin.

 

De plus, le système veut que l'on passe par un généraliste pour obtenir une consultation chez un spécialiste....

Et si ce spécialiste se révèle inefficace et incompétent, les patients se retrouvent dans une impasse.

 

Il arrive même que certains infirmiers refusent leurs services à des malades : ils sont, eux aussi, surchargés de travail et ne peuvent accepter de nouveaux patients... ils n'acceptent même plus les prises de sang à domicile.

 

On a du mal à le croire mais il devient de plus en plus difficile de se faire bien soigner dans notre pays, d'autant que certains médecins irresponsables commettent des bévues et des fautes inadmissibles dans un domaine aussi important.

 

Une de mes amies m'a raconté ce qui lui est arrivé, lors d'une admission dans une clinique : cette histoire paraît incroyable...

 

Alors qu'elle devait subir un examen et une opération présentée comme urgente, cette amie a été questionnée par les infirmières qui l'ont accueillie : on lui a demandé, ainsi, si elle avait arrêté un de ses médicaments.

 

Mon amie étonnée a répondu aussitôt qu'elle n'en avait pas été informée. En fait, sa cardiologue avait purement et simplement "oublié" de le lui dire et de lui prescrire un traitement de substitution.

 

Dès lors, l'opération qui était une "urgence" fut annulée. Mon amie a dû attendre toute une après midi jusqu'à 20 heures pour voir un chirurgien qui lui a enfin donné toutes les instructions pour un nouveau traitement...

 

Encore plus incroyable ! La cardiologue qui a commis cette faute professionnelle, tout en s'excusant d'avoir fait une "erreur" a rejeté la responsabilité de sa bévue sur sa patiente. Au téléphone elle a osé lui dire : "Vous m'avez déçue !!".

 

Une façon, sans doute, de rejeter la responsabilité sur sa patiente !

Le personnel de la clinique a tenté, aussi, de minimiser l"oubli de cette cardiologue : "Ce n'est pas grave, l'erreur est humaine", a-t-on dit à mon amie.

 

L'erreur est humaine mais on oublie de dire que dans le domaine médical, elle peut être fatale, surtout lorsqu'il s'agit d'une urgence !

Pénurie de médecins, docteurs irresponsables : notre pays devient peu à peu un désert médical qui s'étend même là où on s'y attend le moins.

La France, encore réputée, il y a quelques années, pour son système de santé efficace est en train de perdre des compétences essentielles, faute d'avoir anticipé une pénurie de médecins.

 

 

 

 

Des déserts médicaux qui se propagent...
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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 15:46
Le chômage, une aubaine pour les patrons...

 

 

 

Le chômage se développe constamment dans nos sociétés où les machines, les ordinateurs s'imposent de plus en plus et viennent remplacer les hommes : caisses, guichets automatisés, robots...

 

Or, ce chômage ne permet-il pas aux patrons d'imposer leurs lois aux salariés ?

Les patrons ont, ainsi, à leur disposition une masse de travailleurs qu'ils peuvent utiliser à leur gré.

Le chômage ne transforme-t-il pas les salariés en objets de consommation que l'on peut jeter, changer, manipuler en toute impunité ?

 

Les patrons peuvent exiger de leurs salariés toutes sortes de conditions de travail, ils savent que la manne des chômeurs le leur permet.

On peut même se poser cette question : le chômage ne fait-il pas le bonheur des patrons ?

Alors que de plus en plus de grands patrons s'enrichissent, les salariés, eux, s'appauvrissent, leurs salaires stagnent ou régressent...

 

Où est la justice ? Où est l'équité ?

Au fond, le business de la pauvreté et du chômage peut rapporter gros à certains : c'est ignoble.

 

Qui n'a pas connu la peur de perdre son emploi ? Les gens se soumettent à toutes sortes d'injonctions et deviennent dociles dans les entreprises : la peur du chômage se répand.

Tout salarié sait qu'il peut perdre son emploi, car des millions de chômeurs attendent sa place.

Les grands patrons peuvent, ainsi, faire régner la terreur dans leurs entreprises.

Le chômage serait-il  au service des patrons ? 

Il pourrait même être le principal outil de "management" des grands groupes : il ne sera donc jamais éliminé, car le chômage fait régner la peur parmi les travailleurs et c'est par la peur qu'on gouverne les peuples, depuis la nuit des temps.

 

Ce fut d'abord la peur par la religion et par l'abus de pouvoir, le "fait du prince".

Et c'est maintenant la peur par le chômage de masse qui conduit, aussi, à des abus de pouvoir.

Les emplois précaires se multiplient, partout : horaires imposés, licenciements simplifiés, salaires au rabais. Quand on ne trouve pas de travail, on est prêt à courber l'échine et à se plier à toutes sortes de contraintes.

 

On le sait : les profits des grandes entreprises ne cessent de croître, en même temps qu'augmente le chômage.

C'est comme si le chômage était la source de tous ces profits.

C'est comme si le chômage était savamment entretenu pour soumettre les salariés.

 

Hélas, il faut craindre que le chômage ait encore un bel avenir devant lui, car il constitue une manne d'exploitation de tous les travailleurs.

 

Quand on découvre cette réalité, on comprend l'ampleur du problème : l'injustice, l'inhumanité gagnent du terrain et on assiste à des régressions qui sont intolérables.

 

Quand le chômage devient un outil d'asservissement de l'être humain, on ne peut que se révolter et remettre en cause le fonctionnement de nos sociétés.

 

 

 

 

Le chômage, une aubaine pour les patrons...
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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 12:42
Une histoire de talons hauts...

 

 

 

On est, pour le moins, étonné par cette histoire qui se déroule à notre époque, chez nos voisins britanniques : il est vrai que l'ultra-libéralisme d'outre-manche entraîne bien des excès...

Nicola Thorpe réceptionniste de Londres, âgée de 27 ans, a été licenciée, pour un motif qui paraît bien futile : elle refusait de porter des talons hauts de cinq à dix centimètres, conformément au règlement interne de sa société, le cabinet d'audit PwC.
 
C'est pourtant une réalité : porter des talons hauts constitue une véritable torture infligée aux femmes.

Cette torture est, dans certains cas, volontaire et nombre de femmes l'acceptent.

Mais, dans le cas présent, il s'agit d'une torture imposée, et d'un cas de discrimination avérée et caractérisée.
 
Les talons affinent la silhouette, mais à quel prix ? La démarche en devient tortueuse, empêchée, périlleuse, parfois.
 
Quelle est cette mode féminine qui s'affiche dans les magazines, dans les médias ?
Combien de journalistes, de présentatrices de télévision portent, désormais, ces talons d'une taille démesurée !


Mais est-ce que les hommes portent des talons ?

Est-ce qu'on leur impose ce carcan ?
 
Souvent, on voit dans les rues des femmes perchées sur ces plateformes, en déséquilibre permanent, elles s'infligent une véritable torture...
Au nom de quoi ? 
C'est bien la dictature du paraître qui s'impose !
 
Et nombre de femmes s'y soumettent, alors qu'elles pourraient porter des chaussures plus confortables.
 
Mais quand ce diktat aboutit à un licenciement, on est sidéré et on ne peut que constater, une fois de plus, le sexisme qui règne dans nos sociétés.
 
La femme obligée de se soumettre à une mode du paraître, contrainte de se plier à des diktats vestimentaires hors normes, la femme objet de désir et de séduction...

 

On est bien face à un cas de discrimination sexiste : imposer des talons hauts dans le cadre du travail, c'est une façon de transformer la femme en objet, destiné à plaire, à séduire, à paraître...
 

Pourtant, il suffit de voir ces talons cambrés à l'extrême pour prendre conscience de la douleur que peuvent générer de telles chaussures.

 

Décidément, le sexisme s'immisce partout : dans le monde du travail, dans la vie quotidienne, en politique.

 

Et les femmes doivent encore batailler pour obtenir des droits essentiels, pour combler des inégalités qui existent dans bien des domaines : salaires, précarité, pauvreté, monoparentalité...

 

Il est temps de refuser ces diktats d'une mode inconfortable, voire dangereuse, une mode dont l'esthétique est contestable.

Les femmes ont le droit de vivre, au travail et ailleurs, dans des tenues qui leur assurent bien-être et sécurité.


 
 



 

http://www.ouest-france.fr/societe/etude-un-chercheur-breton-demontre-le-pouvoir-des-talons-hauts-3007765

 

 

http://www.lepoint.fr/europe/sexisme-crise-de-nerfs-autour-des-talons-hauts-en-angleterre-12-05-2016-2038890_2626.php

 

http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/les-femmes-ne-sont-pas-egales-aux-hommes-la-preuve-en-10-chiffres_1447049.html

 

http://www.20minutes.fr/insolite/1487907-20141125-talons-hauts-rendraient-hommes-serviables

 

 

 

 

 

Une histoire de talons hauts...
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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 15:30
Les propos dangereux d'Emmanuel Todd...

 



Dans une interview accordée au journal Fakir, évoquant le phénomène Nuit debout,  Emmanuel Todd se livre, une fois de plus, à une déclaration plutôt hasardeuse.

Opposant les jeunes et les vieux, dans un schéma simpliste, il a notamment affirmé :

"Enfin ! La société française est sous la coupe des vieux et des banques. Non seulement pour les richesses, mais pour le pouvoir surtout : le suffrage universel devient un mode d’oppression des jeunes par les vieux, qui décident d’un avenir qu’ils n’auront pas à habiter. Je milite pour la mise à mort de ma génération. Donc, l’idée d’un territoire libéré, à la fois des vieux et des banques, ça ne me déplait pas. C’est pour cette raison que l’éviction de Finkielkraut m’est apparue comme une bonne nouvelle. Jusqu’ici, je trouvais les jeunes trop gentils, au vu de la domination qu’ils subissaient."

On perçoit, là, une forme de provocation, sans doute, mais aussi une opposition caricaturale et dangereuse entre jeunes et vieux : les conflits de génération ont toujours peu ou prou existé, mais il paraît maladroit de les souligner en ces termes, comme si les "vieux" détenaient toutes sortes de privilèges.

 

Ainsi, s'il est vrai que le chômage touche les jeunes, il n'en affecte pas moins les personnes plus âgées...


Je songe, par exemple, à ce témoignage d'une secrétaire de direction, expérimentée et diplômée qui galère, depuis 8 ans, pour essayer de retrouver du travail, un témoignage diffusé lors du journal de 20 heures sur France 2, mercredi 4 mai.

Et les exemples de ces chômeurs et chômeuses de plus de 55 ans sont légion...

La crise vaut pour tous, hélas : d'ailleurs, les personnes âgées ont elles-mêmes des enfants, des petits enfants et se sentent concernées par le sort qui leur est réservé.

Souvent, la solidarité joue : les parents ont à coeur d'aider les jeunes en difficulté, quand ils le peuvent.

Les vieux, les jeunes... ces distinctions sont absurdes et n'ont pas de sens : les jeunes d'aujourd'hui seront les vieux de demain, et s'ils rencontrent des difficultés, ils bénéficient, aussi, de progrès considérables : internet leur offre toutes sortes de possibilités que les personnes âgées n'ont pas connues.

De tels clivages ne sont pas cohérents.

Si certains vieux détiennent richesses et pouvoir, les jeunes bénéficient, pour la plupart, d'un confort inégalé qui n'existait pas dans les années cinquante ou soixante.

Il ne faut pas oublier, aussi que beaucoup de personnes d'un certain âge sont déjà affectées par le recul de l'âge de la retraite.

Quant à l'éviction d'Alain Finkielkraut de Nuit debout, si c'est une bonne nouvelle pour Emmanuel Todd, on ne peut que le regretter.

Cette éviction s'est faite sous des insultes, des injures dégradantes et indignes.

Et elle ne peut, en aucun cas, grandir ceux qui s'y sont prêtés.

Alors que les insultes prennent de l'ampleur, un peu partout, sur la toile et ailleurs, alors que les insultes remplacent souvent les arguments, il convient de les condamner...

Que peut-on, donc, retenir des affirmations d'Emmanuel Todd ?

La primauté des banques, le pouvoir de l'argent qui sont scandaleux... c'est indéniable et Emmanuel Todd les fustige, à juste titre.

Mais, pour le reste, il vaut mieux oublier cette déclaration du sociologue, car, en se livrant à des oppositions caricaturales, Emmanuel Todd ne fait pas vraiment progresser le débat.

 

Voulant soutenir le mouvement Nuit debout, il use d'une argumentation simpliste : s'il a raison de dénoncer le pouvoir de l'argent, sa réflexion paraît néanmoins bien sommaire et réductrice.


 

La déclaration d'Emmanuel Todd :

 
http://www.fakirpresse.info/emmanuel-todd-nuit-debout-contre-le-grand-vide


Le reportage du journal de 20 heures sur France 2 :
 
http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/recherche-d-emploi-les-difficultes-d-une-senior_1435910.html

 

Une chanson de Brassens :

 https://youtu.be/KJECg66AgGY


 

 

Les propos dangereux d'Emmanuel Todd...
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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 13:44
Le narcissisme triomphant...

 

 

 

 

Les vies privées qui s'affichent sur les réseaux sociaux, le culte de la beauté, et du corps, les selfies, les clichés de SOI qui envahissent la toile, le MOI JE qui déborde... notre monde est bien celui du narcissisme triomphant...

 

Certains publient, sans vergogne, leur Curriculum vitae sur internet, se présentant de manière avantageuse, mettant en avant leurs diverses compétences, parfois même des diplômes réels ou imaginaires... 

On a l'impression que chacun veut se "vendre" et faire sa propre promotion !

 

Il est vrai que la publicité nous cerne et nous encercle : sommes-nous à ce point influencés et aveuglés par l'univers publicitaire ?

Sommes-nous tous devenus des "vendeurs" de rêves ?

Sommes-nous tous englués dans une société de consommation sans âme ?

 

Les hommes politiques eux-mêmes n'hésitent pas à faire étalage de leurs prétendues qualités : c'est Bruno Lemaire qui considère que son intelligence est un obstacle dans la course à l'élection présidentielle, par exemple...

C'est François Hollande qui lors de sa campagne déclamait : "MOI, président..."

C'est Nicolas Sarkozy qui affiche, sans cesse, une forme d'autosatisfaction et de suffisance démesurées...

Le débat d'idées tend à s'évanouir au profit d'un affrontement d'EGO. C'est l'image qui prime sur les idées.

 

Les adolescents, eux, passent leur temps à se photographier, à échanger des photos sur les différents réseaux sociaux. Accrochés à leur portable, ils sont sollicités, sans cesse, par des écrans.

 

Sur certains sites, des individus se donnent de l'importance, s'enflent de qualités, prétendent même donner des leçons aux autres.

L'EGO se répand sur la toile, à tel point que tout un chacun se satisfait de soi-même, et que certains se gargarisent de leurs propres discours.

 

Et quand l'EGO triomphe, l'autre n'existe plus, l'autre s'efface et disparaît.

 

Nous vivons dans une société où l'individualisme se développe : il faut parler plus que les autres, s'imposer par le verbe, si bien que certains ne savent même plus écouter !

 

Ils se complaisent dans un verbiage incessant, refusant la parole aux autres.

 

Et pourtant, l'écoute et le respect des autres sont essentiels :  ils ont, pourtant, tendance à être dévalorisés.

Le mépris, l'orgueil, la suffisance s'imposent sur la toile... ce qui va, souvent, de pair avec un manque de réflexion...

 

Les gens s'isolent devant leur écran : "googuelisés", ils n'ont qu'une envie... dominer, gagner, triompher de l'autre, dans une compétition d'EGO permanente.

 

Ne serait-il pas temps de revenir à une forme d'attention aux autres, à un respect, une forme de modération ?

 

Les réseaux sociaux, internet ne devraient pas servir à annihiler les autres, ils devraient, au contraire, constituer un lien...

 

Or, le plus souvent, hélas, c'est la compétition qui l'emporte. C'est l'EGO qui s'impose et qui triomphe !

 

 

 

 

http://www.marianne.net/dictature-du-moi-je-les-reseaux-sociaux-nous-menent-superficialite-100242595.html

 

 

 

 

Le narcissisme triomphant...
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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 13:15
Vive les bonheurs simples et gratuits !

 

 

 


Dans une société où la consommation est reine, où de nombreux loisirs génèrent des dépenses, il est temps de retrouver le bonheur des plaisirs les plus simples, des plaisirs accessibles à tous.

 

En hiver, les gens se précipitent vers les stations de ski, pour vivre des vacances à la neige, plaisirs dispendieux, car il faut payer les équipements de ski, les remontées mécaniques, l'hôtel.

 

Les parcs de loisirs obtiennent, aussi, un succès grandissant : et toutes les attractions sont payantes, pour les enfants, comme pour les adultes.

 

De plus en plus, les gens passent du temps dans les galeries marchandes, pour acquérir toutes sortes de biens de consommation : vêtements, gadgets...

 

Le dernier i-phone, à la mode, suscite tant de convoitises, que les gens se précipitent pour l'acheter.

 

Il existe, pourtant, des bonheurs gratuits innombrables : une promenade dans la nature, un coucher de soleil aux teintes dorées, le spectacle varié des arbres d'une saison à une autre, les couleurs changeantes du ciel, les brumes du matin qui encerclent les paysages et les transforment en un monde incertain, la joie des vagues sous le soleil, le murmure du vent dans les ramures des arbres...

 

Les senteurs de l'automne, celles de l'hiver, et du printemps, les parfums des fleurs, géraniums, gardénias, muguet, lavandes et thyms de Provence...

 

Il est temps de redonner de la place à tous ces petits bonheurs gratuits, il est temps de ne plus se laisser aller au vertige de la consommation.

 

Dans un monde à la technicité grandissante, saisissons toutes les occasions pour apprécier la nature environnante, les arbres, les nuages, la clarté d'un ciel d'hiver ou de printemps...

 

Les arbres dépouillés de l'hiver nous offrent des tableaux d'une beauté inouie, des entrelacs, des réseaux de branches aux figures acrobatiques, des ondoiements de brindilles, des résilles sinueuses...

 

Une pluie fine qui clapote sur un plan d'eau, de la mousse sur un arbre, aux reflets de verts, le sourire d'un passant, celui d'un enfant qui s'épanouit et  lance un "bonjour" tonitruant, comme un éclat de vagues retentissantes...

 

Le léger bruissement de quelques oiseaux dans les branches, qui animent les arbres de l'hiver et les font vivre de leurs voix apaisantes...

 

Un pigeon qui s'attarde sur une balustrade et nous fait admirer ses couleurs moirées de verts, de roses, de gris...

 

Le monde est rempli de beautés étonnantes que nous ne voyons plus, préoccupés que nous sommes d'acquérir des objets de consommation.

 

Ne sommes-nous pas formatés pour consommer ? La publicité est partout, elle nous environne et nous avons des difficultés à y échapper, sur internet, notamment.

 

Retrouvons le goût de ces bonheurs simples : ils nous apportent un réconfort, une plénitude inégalable...

 

   

 

 

 

Photo : rosemar

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 16:30
Google : une course indécente à l'immortalité...

 

 

 

 

 

Alors que des gens meurent encore de faim et de misère sur cette planète, des programmes de recherche se mettent en place pour que l'homme puisse, un jour, accéder à l'immortalité...

Google est à la pointe de ces recherches, dans le but de nous vendre l'immortalité.

 

Il s'agit, ni plus ni moins, que de transplanter un cerveau humain dans un corps bionique. Avant la mort, on prélèvera le maximum de données sur les volontaires à l'immortalité, la voix, des éléments de la personnalité, l'ADN. Ces données seront, ensuite, réimplantées dans un clone robotique.

Bien évidemment, ce sont les plus riches qui pourront "bénéficier" de cette "merveilleuse" technique...

Bientôt l'immortalité à portée de mains !

Quelle vision d'horreur !

Un robot doté de ma personnalité, de mes idées, de ma vie !

Je n'ose l'imaginer et le concevoir !

L'homme joue, encore une fois, à l'apprenti sorcier...

L'immortalité n'est-elle pas une transgression de l'humanité et de l'humanisme ?

 

Cette forme d'hubris apparaît bien dangereuse : vouloir transgresser les règles de l'humanité vouée à une condition mortelle, c'est une façon de perdre son humanité.

 

Il serait plus judicieux, sans doute, de dépenser de l'argent afin d'éradiquer la faim dans le monde, de secourir les plus démunis....

 

Notre monde ne cesse d'aggraver les inégalités : les plus pauvres toujours plus pauvres, et les plus riches toujours plus riches.

 

Nul doute que l'immortalité sera promise aux gens les plus fortunés, et les plus fous.

Vivre dans le corps d'une machine ? Qui peut l'envisager ?

Devenir un robot humain ? Qui peut le concevoir ?

 

La sagesse antique devrait constituer pour l'humanité une mise en garde : les grecs dénonçaient l'hybris, comme une sorte de défi lancé aux dieux... les grecs savaient que l'hybris conduit l'homme à sa perte.

 

L'hybris, la démesure de l'homme, ses excès de suffisance et d'orgueil peuvent le conduire au pire, à sa propre destruction.

 

Le poète Homère en avait conscience : le personnage d'Ulysse, dans l'Odyssée, refuse, avec sagesse et discernement, l'immortalité que lui offre la déesse Calypso et préfère vivre pleinement sa condition d'homme.

 

 Ulysse pourrait devenir immortel et ainsi  échapper à tous les malheurs de l’humanité. Mais Ulysse a compris que l'éternité bienheureuse des dieux ne lui permettrait pas de trouver le bonheur humain auquel il aspire... un bonheur à la dimension de l'homme : rejoindre sa terre natale, sa famille, ceux qu'il aime.

 

Les scientifiques qui se lancent à la poursuite de l'immortalité devraient méditer ce message...

Cette quête de l'immortalité n'est-elle pas indécente, face à tous les problèmes que rencontre l'humanité ?

 

 

 

 

 

 

 

http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1231325

 

 

 

 

 

 

Google : une course indécente à l'immortalité...
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