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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 11:12
L'exaltation du MOI...

 



Internet, les réseaux dits de "société" ont bouleversé le comportement des jeunes et des adultes...

Désormais, les adolescents sont, pour la plupart, tous inscrits sur Facebook : de quoi sont-ils donc préoccupés ? Envoyer des photos, accumuler et afficher le nombre le plus important possible de relations. 

Une envie de vedettariat s'empare de chacun, et les adultes ne sont pas en reste, car, eux aussi, sont avides de reconnaissance et de notoriété.

Il s'agit de s'imposer sur des forums, d'acquérir une influence, de se donner en exemple, en exaltant son courage, sa personnalité, ses qualités ou même, parfois, ses manques et ses faiblesses.

Les parents d'élèves, eux aussi, adoptent un comportement de défi, ils n'hésitent pas à encenser leur progéniture, même dans des circonstances où les adolescents ont été pris en défaut.

Le MOI s'impose, sans vergogne, sans retenue : il devient une façon de dominer, d'effacer les autres.

Car le MOI se veut souvent méprisant pour autrui et n'admet guère la contradiction ou la concurrence, le MOI se veut triomphant et superbe.

Il ne tient plus compte des autres, il est plein d'autosatisfaction, et d'orgueil.

Le mépris et le déni des autres deviennent préoccupants, ils passent souvent par internet, les médias modernes, où certains se plaisent à afficher une assurance sans bornes.

Le narcissisme de certains est si démesuré que leur personnalité se dédouble, ils en viennent à parler d'eux-mêmes à la troisième personne ! Leur MOI se dédouble, prend de l'ampleur, déborde et s'emporte dans un délire narcissique inquiétant.

 

Leur MOI devient si envahissant qu'ils ne voient plus les autres et les méprisent... Leur EGO surdimensionné prend des proportions vraiment exorbitantes et illimitées.

Cet EGO boursouflé, autosatisfait, empli d'outrecuidance s'enfle à l'infini.

A penser trop de bien de soi-même, à déborder d'orgueil et de prétention, ces amoureux de l'EGO se dévalorisent eux-mêmes.

 

Internet devient, ainsi, le creuset de jalousies absurdes, de concurrences effrénées...

Le manque de modestie et de retenue de certains prête à rire, ils ne pensent qu'à conquérir, gagner, dépasser les autres.

On est bien dans une société de compétition permanente et les écrans, la diffusion des images amplifient ce phénomène.

Cet esprit de domination gagne du terrain, et la société dans son ensemble est organisée ainsi : les femmes et les hommes politiques se livrent à une surenchère de déclarations tonitruantes, excessives, le monde du travail devient une foire d'empoigne où il s'agit d'écraser l'autre, les forums de discussion voient se déployer des stratégies de domination...

On en vient à une compétition permanente, une surenchère dans les insultes, le mépris, le déni des autres.

Le monde a toujours été ainsi, sans doute, mais internet aggrave considérablement ce phénomène qui se propage à l'infini chez les jeunes, les moins jeunes... ainsi, toute la société est traversée par des rapports de force, d'une violence inouie.

 




 

L'exaltation du MOI...
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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 12:37
Bientôt, la voiture robotisée...

 

 


La voiture robotisée existe déjà : Google l'expérimente dans la Silicon Valley... il s'agit de la Lexus, une voiture sans chauffeur qui se déplace seule, qui s'arrête pour laisser passer les piétons, qui perçoit tous les feux de signalisation.

Un ordinateur et un logiciel sont utilisés pour régler les déplacements du véhicule... une caméra, installée à l'avant, permet de visualiser tous les obstacles.

Ces voitures de Google circulent sur les bases des cartes numériques détaillées de rues que le géant de l'Internet a installées dans leur système afin qu'elles puissent tout anticiper. Elles ne peuvent pas rouler ailleurs que sur ces axes numérisés.


On imagine toutes nos routes quadrillées, encadrées, observées par des systèmes numériques performants, on imagine tous nos déplacements répertoriés, toutes nos sorties en voitures filmées....

Quel cauchemar ! On nous prédit, certes, moins d'accidents mais on perçoit toutes les conséquences d'un tel système : une surveillance permanente des citoyens qui circulent sur les routes, des caméras sur chaque véhicule : le règne de Big Brother est annoncé !

Comment ne pas être angoissé par toutes ces avancées technologiques qui restreignent nos libertés, qui font de nous des êtres privés d'intimité ?

Ne faut-il pas réfléchir à toutes les conséquences de ces progrès ? Ondes magnétiques, appareils de surveillance, perte de certaines compétences : conduire est aussi un geste qui fait appel à la responsabilité de chacun d'entre nous.

Cet avenir là paraît effrayant car il ne laisse plus guère d'autonomie à l'être humain : sommes-nous destinés à devenir des semi-robots assistés par toutes sortes d'appareils sophistiqués ?

Allons nous perdre toutes sortes de gestes, de compétences personnelles, pour nous laisser guider par des machines ?

Est-ce là l'avenir que l'on nous promet ? Ce qui fait la force de l'être humain, ce sont ses capacités à réagir, à réfléchir, à pouvoir être acteur de la vie...

La surveillance à outrance qu'impliquent de tels systèmes n'est-elle pas dangereuse et inhumaine ?

Les drones, les voitures-robots, bientôt les trains-robots, peut-être : quelle place sera donc laissée à l'être humain ?

La perspective d'un monde contrôlé, organisé, qui réduit les initiatives des individus est vraiment terrifiante !


La technologie devient de plus en plus envahissante, et quoi qu'on fasse, on nous l'impose, et l'on ne peut plus y échapper...

 

 

 

 

Bientôt, la voiture robotisée...
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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 16:22
C'est un modeste...

 

 

"Les pays, c'est pas ça qui manque,
On vient au monde à Salamanque
A Paris, Bordeaux, Lille, Brest(e).
Lui, la nativité le prit
Du côté des Saintes-Maries,
C'est un modeste.


Comme jadis a fait un roi,
Il serait bien fichu, je crois,
De donner le trône et le reste
Contre un seul cheval camarguais
Bancal, vieux, borgne, fatigué,
C'est un modeste..."

 

 

Tout le monde connaît cette chanson de Georges Brassens, intitulé Le modeste...


Ce mot tout simple vient d'un nom latin "modus", "la mesure, la modération". Le modeste est celui qui sait faire preuve de retenue et de réserve...

Ce terme n'est-il pas un modèle de simplicité ? Dentales "d" et "t" se répondent en un écho, on est sensible, en écoutant ce mot, à la douceur de la sifflante "s", de la labiale "m" initiale, pouvant évoquer une bouche fermée qui ne s'exhale pas en paroles inutiles.

Le modeste refuse les excès et fait preuve d'une certaine pondération, dans ses propos... J'aime la modestie et la réserve, qualités qui ont tendance à se perdre dans le monde moderne.

J'aime la douceur de ce mot... Mais, pour beaucoup, la modestie n'est plus une vertu, elle se mue en discrétion, sournoiserie, mutisme.

Dans un monde où règnent la futilité, l'intempérance, l'arrogance, la vraie modestie n'a plus guère sa place.

Vive la modestie ! Elle est réservée, souvent, aux gens humbles et simples.

J'en fais partie ! Issue du peuple, j'entends rester dans cette réserve et cette pudeur : j'entends ne pas renier mes origines...

Je refuse d'utiliser un langage ordurier, démesuré... je refuse de mépriser et d'invectiver les autres.

L'orgueil des grands de ce monde, leur morgue ne me conviennent pas... J'entends réhabiliter la modestie et la mesure, je refuse les excès de l'intempérance, je dénonce l'hybris sous toutes ses formes.

L'hybris, la démesure, le superflu ne sont-ils pas les principaux défauts de notre monde ? Consommation débridée, gaspillages, excès de langage, insultes, mépris de l'humanité, mépris des autres sont l'essence de notre monde.

Il faut les dénoncer et souligner l'importance du respect qui passe par une certaine modération, une modestie de bon aloi...

Le modeste ne gêne pas les autres, refuse de se montrer ostensiblement aux autres, il fait preuve de pudeur.

Le modeste reste dans les limites de la raison, de la réflexion, mais dans un monde où s'imposent le règne de l'image, la démesure du progrès et ses excès, la course à l'innovation, à la consommation d'objets futiles, la modestie semble ne plus être à l'honneur...

Quand on évoque la modestie, on songe, bien sûr, à Georges Brassens, lui-même, on songe aussi à ce grand humaniste que fut Montaigne, un auteur plein de grandeur et d'humilité : dès le début des Essais, Montaigne affirme que son but est modeste et qu'il ne prétend enseigner aucune doctrine...

La modestie : voilà une vertu oubliée, livrée en pâture à ceux qui prétendent s'imposer, sans modération.




 


http://youtu.be/97j_6wIDly0


 


 

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 13:14
Elle s'appelait Dolly...

 

 

 

Tout le monde se souvient de cette première bebis clonée en 1997, au nom célèbre : elle s'appelait Dolly...

 

Et depuis, Dolly a fait des émules :  une émission, intitulée Des mutants dans notre assiette, diffusée sur france 5, le mardi 16 février, met en évidence des manipulations que beaucoup d'entre nous ne soupçonnaient même pas...

Ainsi, en région parisienne, une ferme regroupe un troupeau de vaches qui sont autant de clones, sur lesquels travaillent des chercheurs français...

Mais, au Brésil et aux Etats Unis, les clones ne sont plus seulement des animaux de laboratoire, ils sont proposés à la vente et commercialisés...

Au Brésil, il est possible de cloner les meilleurs spécimens de vaches : la technique est bien rôdée, mais délicate et complexe : certains animaux sont atteints de malformations, ou meurent à la naissance.

De nombreux pays utilisent, pourtant, ces clones à des fins commerciales : l'Argentine, la Corée, la Chine, le Canada, les Etats Unis...

On est terrifié par l'extension de cette pratique : l'homme devient un véritable apprenti sorcier qui manipule les animaux à sa guise, car les clones sont beaucoup plus rentables que les vaches normales : l'argent, encore et toujours, domine notre monde !

 

L'homme, qui se livre à de telles expériences, méprise la vie animale, en vient à produire des monstres, et ne mesure plus du tout les conséquences de son action sur le monde qui l'entoure... 

Le reportage de France 5 nous montre que les consommateurs américains ont le "privilège" de goûter régulièrement de la viande de clones...

En Europe, même si le clonage est interdit à des fins commerciales, le sperme d'animaux américains qui descendent de clones peut être utilisé pour ensemencer des vaches...

On trouve, ainsi, en Suisse, en Ecosse, en France des vaches descendantes de clones conçus et élevés aux Etats-Unis.

On le voit : les importations de semences de clones ne sont pas du tout réglementées, en Europe... Aucun accord n'a pu être trouvé, encore un dysfonctionnement des instances européennes !

Le Brésil exporte, aussi, vers l'Europe de grandes quantités de viandes, mais impossible de savoir quelles sont les viandes qui proviennent de clones...

Par la suite, on découvre, au cours de cette émission, la façon dont les saumons peuvent être modifiés génétiquement, afin d'accélérer leur croissance...
Ces saumons atteignent facilement des dimensions impressionnantes.

Le profit, encore et toujours motive les éleveurs qui produisent ces saumons hors normes.

Devant tant de manipulations, tant de dérives, on est stupéfait.

Les animaux clonés pourraient transmettre des virus à l'homme, c'est ce que pensent certains scientifiques... Ceux qui sont génétiquement modifiés, des saumons mutants dont la croissance est dopée par des hormones, pourraient avoir un impact très grave et très lourd de conséquences sur la biodiversité...

La folie de l'homme, sa démesure, le goût du profit entraînent l'humanité à sa perte : de telles pratiques sont périlleuses et scandaleuses.

Que font les décideurs, que font les hommes politiques pour stopper de telles dérives ?

Que font les gouvernements européens pour empêcher tant d'horreurs susceptibles de générer de graves problèmes sanitaires ?




 On peut visionner l'intégralité du reportage sur ce lien :

http://www.pltv.fr/fr/des-mutants-dans-notre-assiette/

 

http://www.france5.fr/emissions/le-monde-en-face


Un article sur la saumon transgénique :

 

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Un-saumon-transgenique-bientot-dans-les-assiettes-des-Americains-2015-11-22-1383448

 

Elle s'appelait Dolly...
Elle s'appelait Dolly...
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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 12:46
La culture de l'irresponsabilité...

 

 



Notre monde est celui de l'irresponsabilité, dans de nombreux domaines : dans le registre politique, on assiste à une recrudescence de déclarations débridées, intempestives, irréfléchies, je pense aux propos de Nicolas Sarkozy sur le paquet neutre, par exemple, ou encore à la déclaration outrancière de Cécile Duflot évoquant le régime de Vichy, au sujet de la déchéance de nationalité...

Sur internet, ce sont des insultes qui fusent, des messages de haine ou de mépris que certains affichent, sans vergogne : il suffit de se rendre sur certains forums de discussion, pour voir fleurir toutes sortes d'invectives et de sottises.

Dans le domaine éducatif, les parents d'élèves s'en prennent souvent aux enseignants, quand leurs progénitures obtiennent de mauvaises notes dans telle ou telle discipline, rejetant ainsi la responsabilité de l'échec de leurs enfants sur le corps professoral.

Les élèves eux-mêmes n'hésitent pas à mentir à leurs parents pour falsifier leurs notes et il leur arrive même d'incriminer un professeur, en l'accusant d'avoir commis une erreur sur un bulletin scolaire.

Certains programmes de télévision diffusent des images qui frisent la stupidité, le délire...

Partout, règne cette culture désolante de l'irresponsabilité : c'est inquiétant, car on y perçoit une forme d'inconscience et d'aveuglement qui touchent l'ensemble de la société...

Il est vrai que notre monde est celui de la consommation rapide, irréfléchie, irraisonnée, et il semble que les individus se laissent aller à une sorte d'apathie, d'égocentrisme, oubliant les règles élémentaires de la vie en société.

Il est vrai que certains, désoeuvrés, peuvent passer beaucoup de temps, sur internet, sur des sites peu intéressants.

Non, on ne peut pas dire n'importe quoi, au mépris de la morale, non, notre société ne peut devenir un monde de barbarie, sans espoir, et sans humanité.

Et c'est bien le monde que nous risquons de mettre en place, si les individus en restent à ce niveau d'irresponsabilité.

Les conflits se multiplient, la défiance s'installe, l'espoir s'amenuise, quand les êtres humains se montrent, ainsi, irresponsables.

A chacun de se montrer responsable dans sa vie, son comportement, son travail, à chacun de mettre en oeuvre ce principe de responsabilité, si essentiel.

A chacun de prendre conscience de la portée de ses propos...

Internet occupe une place de plus en plus importante dans le monde, et ce média devient le creuset de toutes les outrances et de tous les débordements.

La culture de l'irresponsabilité envahit la toile, elle se répand partout : cultivée par les hommes politiques, il semble même qu'elle devienne un exemple !

Où sont passées la raison, la réflexion, le bon sens ? 

On assiste à une déferlante inhumaine de paroles, voire de conduites irresponsables.

Face à ces outrances, il convient à chacun de prendre conscience des propos qu'il tient, chacun doit faire preuve de responsabilité, de discernement.


 

 

 

 

Tableau de Simon de Vos : Minerve et Mercure contre l'ignorance et la calomnie

Tableau de Simon de Vos : Minerve et Mercure contre l'ignorance et la calomnie

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 11:09
La réforme des collèges, c'est aussi une affaire d'argent...

 

 



Le monde éducatif a connu de multiples réformes, depuis des décennies : réforme de la grammaire, du baccalauréat, des programmes en français, en mathématiques, et dans nombre de disciplines !

Et, chaque fois, il est indispensable de remplacer les manuels scolaires, d'éditer de nouveaux livres conformes aux nouveaux programmes.

Une manne pour le monde de l'édition ! Le renouvellement des livres souvent payés par les communes, ou par l'état, donc par nos propres impôts, permet de faire vivre les éditeurs et de les faire prospérer.

 

Ainsi, les éditeurs espèrent vendre leurs ouvrages, à grand renfort de publicités, sur internet, auprès des enseignants à qui on offre la possibilité de choisir l'édition la plus adaptée.

Si les réformes engagées étaient efficaces, on pourrait approuver ce renouvellement permanent des livres scolaires.

Mais, le plus souvent, les réformes proposées ressemblent à des expériences ratées, décevantes, vite essayées, puis abandonnées, faute d'une réflexion approfondie sur le sujet.

C'est le cas pour la prochaine réforme des collèges, dont la plupart des enseignants qui sont sur le terrain ne veulent pas, parce qu' elle supprime ou amoindrit des enseignements d'excellence comme le latin et le grec, et qu'elle enlève des heures de cours fondamentaux.

En refondant les programmes, les gouvernements successifs tendent la main aux maisons d'édition qui peuvent vendre de nouveaux produits.

Ainsi va notre monde de consommation et de consumérisme : les livres doivent être sans cesse renouvelés pour que vivent les éditeurs...

Il est probable que d'ici quatre ou cinq ans, la réforme des collèges engagée sera jugée obsolète et inadaptée : on pourra, alors, offrir aux éditeurs l'opportunité de publier de nouveaux livres conformes aux nouveaux programmes !

En fait, dès la rentrée de septembre 2016, les programmes de toutes les matières changeront du CP à la troisième... Dans les collèges, sont prévus de nouveaux livres, en français, mathématiques et histoire-géographie, ce qui représente 11,2 millions de manuels scolaires !

Oui, un vrai pactole pour les maisons d'édition ! Et, dès lors, on peut s'interroger sur la finalité de toutes ces réformes : ont-elles une quelconque utilité ou ne servent-elles qu'à faire fonctionner un secteur de l'économie qui a besoin de soutiens : l'édition ?

Notre monde est celui des évolutions permanentes, sans nul doute, parce que c'est un monde voué à la consommation, au commerce.

Et c'est effrayant, car on en vient à négliger l'intérêt des élèves et des enseignants qui subissent ces réformes, au nom du profit et ce, pour faire vivre un secteur d'activité qui peut connaître des difficultés...

On a l'impression que notre monde, voué à une consommation permanente, en vient à occulter et oublier l'essentiel  : l'importance de l'éducation, une stabilité dans les objectifs poursuivis dans ce domaine.

 

N'est-ce pas terrifiant ?



 
 

La réforme des collèges, c'est aussi une affaire d'argent...
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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 09:40
Les femmes seraient-elles plus misogynes que les hommes ?

 


Le titre de cet article, avec son côté provocateur, peut surprendre, en étonner plus d'un et plus d'une, mais la constatation que je fais ici me sidère moi-même : les femmes sont, parfois, encore plus misogynes que les hommes... au fond, la femme doit être, elle-même, victime d'un arriéré de civilisation qui condamne la femme, quoi qu'il en soit...

 

Ainsi, les agressions de femmes qui se sont déroulées à Cologne ont fait naître des réactions étonnantes et ce sont des femmes qui ont réagi en ce sens : la maire de Cologne n'a-t-elle pas recommandé aux femmes de "conserver un bras de distance avec tout inconnu" pour se protéger et de se déplacer en groupes ?

Surprenante recommandation comme si ces femmes étaient coupables des agressions qu'elles ont subies !

 

Clémentine Autain, de son côté, a semblé vouloir minimiser ces violences faites aux femmes, en évoquant  les "deux millions de viols" commis par l’Armée Rouge en Allemagne en 1945, en relativisant les horreurs commises lors du Jour de l’An en Allemagne.


Par ailleurs, la façon dont les femmes, tout au moins certaines femmes, en critiquent d'autres, parce qu'elles réussissent, parce qu'elles ont obtenu quelque succès me semble relever de la misogynie féminine... Critiquerait-on autant un homme qui réussit dans un domaine ? Je ne le pense pas... Les femmes ne sont souvent pas tendres avec leurs congénères et font preuve d'un esprit critique très virulent.

Ainsi, dans les rapports hiérarchiques, les femmes qui disposent d'un pouvoir sont impitoyables, et surtout avec les autres femmes...

La femme, depuis longtemps, est celle qui s'occupe de sa maison, de son foyer, de ses enfants. Si elle se permet de faire de la politique, d'écrire des articles, de réfléchir, de s'impliquer dans son travail, voilà qu'elle se trouve livrée à la vindicte masculine et féminine aussi...

Et pourtant, la situation des femmes a bien évolué au cours du siècle dernier dans notre pays : la femme peut travailler, être indépendante, être mariée ou non, elle peut choisir mais, malgré tout, l'image de la femme soumise, fragile, attachée à des activités ménagères reste fixée dans les esprits .


La femme doit rester dans son rôle de bonne femme de ménage, il lui est difficile d'exprimer des idées politiques bien marquées, on lui reproche immédiatement des ambitions qui n'entrent pas dans ses compétences.


La femme, au fond, depuis la nuit des temps, est celle qui doit rester bien sage sur son banc, sans dire un mot, sans troubler l'ordre établi : n'est-ce pas Pandore, la première femme de l'humanité, selon la mythologie grecque, qui apporte le trouble et tous les maux aux hommes ? N'est-ce pas elle qui, par sa curiosité intempestive, perturbe le bonheur des hommes ? N'est-elle pas coupable de s'intéresser à ce qui l'entoure ??


"Sois belle et tais -toi, reste dans ton rang", voilà ce que l'on aurait pu dire à Pandore et ce que l'on dit encore à nombre de femmes de nos jours !


La femme responsable du mal, la maudite, celle qui a été créée après l'homme pour le servir, l'aimer, voilà l'image que nous délivrent les textes les plus anciens, qu'ils soient bibliques ou mythologiques...

Hélas ! nous baignons tous et toutes encore dans ce substrat de culture qui fait de la femme un être forcément secondaire dans certains rôles.

Il faut rattraper des siècles de servitude où la femme considérée encore comme moins que rien n'avait aucun droit, pas même le droit à la parole, pas même le droit de voter, de s'exprimer, d'écrire, d'avoir des activités créatives...

Il faut que la femme elle-même prenne conscience de plus en plus de ses possibilités et des capacités des autres femmes au lieu de leur dénier tout droit à agir, à dire, à se comporter en êtres responsables de la société, et ce, à tous les niveaux...


Bien évidemment, la misogynie est exacerbée chez certains hommes, mais elle est, aussi, présente chez les femmes elles-mêmes influencées par de longs siècles d'endoctrinement !

 

 

 

 

Illlustration : Pandora, un tableau de John William Waterhouse (wikipédia)

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 14:01
Quand un romancier excuse la violence...

 

 


Peut-on excuser la violence ? C'est la question que pose Edouard Louis, dans son dernier roman, intitulé Histoire de la violence...

Une histoire vraie racontée comme un roman, l'histoire d'un viol : l'auteur, homosexuel, un soir de Noël, fait monter chez lui un jeune kabyle qui le menace d'une arme, l'insulte, l'étrangle et le viole.

Et le romancier, malgré la violence subie, considère que son agresseur n'est pas vraiment coupable, que son passé, son vécu, ses origines sociales font de lui une victime.
Certes, nous sommes tous conditionnés par de multiples facteurs : le milieu social, nos expériences, nos douleurs, nos souffrances.
Mais peut-on excuser la violence, même si elle est une révolte contre ce que nous avons vécu ?

Nous pouvons aimer le rebellion et la révolte, mais ne devons-nous pas réprouver et condamner la violence qui s'attaque à l'être humain, l'anéantit et l'asservit ?

Cette violence n'asservit-elle pas, d'ailleurs, celui-là même qui la commet ? Elle en fait un être soumis à des pulsions de haine, incapable de se réfréner et de se maîtriser.

 

 "La sociologie m’a permis de réaliser que la violence est produite par des structures sociales", déclarait Edouard Louis, il y a quelques mois.
"Je trouve plus d’excuses à mon agresseur qu’au racisme de la police", a précisé, aussi, le romancier.
Cette remise en cause des autorités, cette inversion des valeurs font, tout de même, froid dans le dos.

La violence ainsi justifiée par la sociologie pourrait conduire à penser que toutes sortes de violences sont excusables.

La violence d'un mari qui bat et torture sa femme et ses enfants, celle d'un braqueur qui s'attaque à une banque, celle d'un violeur qui terrorise ses victimes,  celle de djihadistes qui assassinent froidement des gens aux terrasses des cafés, dans la rue...

Cette culture de l'excuse paraît effroyable, car elle en vient à justifier de nombreuses violences : celui qui se drogue ne serait pas coupable, s'il commet un meurtre, car il est sous l'emprise de la drogue et s'il se drogue, on pourra toujours trouver des explications sociologiques à cette addiction.

L'individu semble, alors, ne plus être responsable de quoi que ce soit...

Plutôt que la culture de l'excuse, ne faudrait-il pas  promouvoir la culture de la responsabilité ? Nous sommes tous responsables de nos actes, nous sommes responsables de notre propre violence.

D'ailleurs, Edouard Louis est lui-même responsable d'avoir accueilli chez lui ce jeune kabyle, dont il a été, ensuite, la victime : il a pris des risques qu'il peut assumer.

En tant qu'être responsable, il est probable qu'il ne reproduira pas un tel comportement, à l'avenir.

Si, par bien des aspects, nous ne sommes pas libres, si nous sommes façonnés et conditionnés par notre éducation, il nous reste, en tant qu'êtres humains, à agir comme des êtres responsables de nos actes.

Justifier la violence par la sociologie ouvre la voie à toutes sortes de dérives.

Justifier la violence par un déterminisme social conduit à excuser nombre d'actes violents, alors que l'être humain a la capacité de réfléchir aux conséquences de ses actes, en toute conscience, à condition de faire preuve de clairvoyance et de lucidité...

 

 

 

Le résumé  de ce roman :

 

"J’ai rencontré Reda un soir de Noël. Je rentrais chez moi après un repas avec des amis, vers quatre heures du matin. Il m’a abordé dans la rue et j’ai fini par lui proposer de monter dans mon studio. Ensuite, il m’a raconté l’histoire de son enfance et celle de l’arrivée en France de son père, qui avait fui l’Algérie. Nous avons passé le reste de la nuit ensemble, on discutait, on riait. Vers six heures du matin, il a sorti un revolver et il a dit qu’il allait me tuer. Il m’a insulté, étranglé, violé. Le lendemain, les démarches médicales et judiciaires ont commencé.


Plus tard, je me suis confié à ma sœur. Je l’ai entendue raconter à sa manière ces événements.


En revenant sur mon enfance, mais aussi sur la vie de Reda et celle de son père, en réfléchissant à l’émigration, au racisme, à la misère, au désir ou aux effets du traumatisme, je voudrais à mon tour comprendre ce qui s’est passé cette nuit-là. Et par là, esquisser une histoire de la violence."


 

Des critiques positives :

 

http://www.seuil.com/livre-9782021177787.htm

 

 

http://www.telerama.fr/livres/histoire-de-la-violence,136361.php

 

Une critique négative :

http://www.marianne.net/edouard-louis-toute-complaisance-100239207.html

 

 

Le début du roman :

 

http://www.telerama.fr/livre/decouvrez-les-premieres-pages-de-histoire-de-la-violence-le-nouveau-roman-d-edouard-louis,136564.php

 

 

 

 

 

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 15:31
Au jardin, sous un soleil d'hiver...

 

 


Le parc de la ville s'illumine, aujourd'hui, d'un grand soleil d'hiver : en ce Dimanche de janvier, les badauds et les promeneurs sont de sortie.

Le jardin accueille, d'abord, des sportifs : joggeurs, cyclistes, marcheurs qui arpentent les allées, afin de profiter de cette éclaircie dans le ciel de l'hiver.

D'autres paressent sur les bancs de pierre, lézardent au soleil, lisent un magazine ou un livre, absorbés dans leur lecture.

Des couples promènent leur progéniture dans des landaus confortables.

Des jeunes filles en groupe de trois ou quatre se déhanchent, avec bonheur, un sac de ville à la main, faisant preuve d'élégance et de souplesse dans le mouvement...

Un chien caracole sur la pelouse, et la parcourt à vive allure, pour aller récupérer une balle lancée par son maître.

Des couples tiennent en laisse de petits chiens facétieux qui bondissent à la rencontre du premier promeneur venu.

Plus loin, deux bancs sont occupés par des sans abris, protégés par des couvertures : ceux-ci essaient de trouver un repos que la nuit ne leur a, sans doute, pas accordé : au pied des bancs, on peut voir leurs chaussures usagées.

La pauvreté et la misère s'invitent, aussi, au jardin, en ces temps de crise, où certains n'ont même pas accès à un logement.

Un certain mystère les entoure : on ne voit pas leur visage sous les couvertures rayées qui les recouvrent, on devine, pourtant, leur détresse et leur désarroi.

Plus loin, une jeune femme juchée sur des talons hauts, chaussée de bottines aux teintes d'or et d'argent, consulte son portable, revêtue d'un petit blouson bleu, elle semble poser pour un magazine... 

Une autre fume négligemment une cigarette, tout en admirant les grands cygnes qui glissent sur le plan d'eau du jardin.

Des retraités se sont installés sur des bancs, sur les hauteurs du parc, pour mieux profiter du soleil de l'hiver.

Le jardin réunit, ainsi, tant de gens différents ! Et même si la détente est au rendez-vous, on y perçoit un monde divers fait de rires et de désarrois.

Les sans abris sont là sous leur couverture, ils ne font pas de bruit et semblent dormir paisiblement : on les remarque à peine, dans leur immobilité et leur silence...

Dans le parc qui s'anime, où les gens circulent, vivent, profitent du soleil de l'hiver, deux sans abris, deux pauvres, enfouis sous des couvertures, semblent être oubliés du monde...





Photos : rosemar

Au jardin, sous un soleil d'hiver...
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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 16:38
Nous devenons des marionnettes...

 


Le mot "marionnette" issu du prénom Marion, diminutif de Marie, désignait à l'origine une petite figurine de la Vierge. Ce terme a donc des origines religieuses, mais on connaît le sens actuel de ce nom : une figurine que l’on fait mouvoir, ordinairement par des fils, quelquefois par des ressorts, quelquefois simplement avec la main.

La marionnette est un jouet merveilleux pour des enfants, car elle permet une créativité : on peut inventer des histoires, des personnages, les faire se mouvoir, les faire parler.

On peut fabriquer des marionnettes en chiffons, avec des morceaux de bois articulés, des bouts de tissus.

On peut créer de véritables petites pièces de théâtre, les mettre en scène dans un décor...

Ce mot, avec son suffixe de diminutif, renvoie bien à l'enfance : labiale initiale, gutturale, dentale, voyelles variées, "a", "i", "o", la marionnette semble virevolter sans cesse et s'agiter sous nos yeux : image de mobilité permanente, pirouettes, envols...

Personnages mécanisés, les marionnettes symbolisent, aussi, une forme de manipulation.

Ne sommes-nous pas tous des marionnettes ? Manipulés par les médias, par la société de consommation, conditionnés pour acheter, nous devenons, souvent, des pantins dans une société de masse.

Nous sommes comme mus par des ressorts : nous subissons l'envahissement des écrans, nous sommes comme happés par les médias, les portables, les ordinateurs.

Nous sommes dépendants d'ojets divers dont nous ne pouvons plus nous passer : voiture, télévison, ordinateur, tablettes...

Véritables marionnettes des temps modernes, nous ne réfléchissons plus par nous mêmes, nous devenons des objets, des jouets facilement manipulables.

Les médias nous façonnent, nous formatent, et même si nous sommes abreuvés d'informations, nous n'avons plus le temps de faire le tri, de choisir.

Les publicités font de nous des pantins de la consommation : nous sommes conditionnés pour gagner de l'argent et le dépenser le plus rapidement possible.

Les hommes politiques nous manipulent sans cesse, par des discours trompeurs et fallacieux : vaines promesses qui ne sont jamais tenues.

Nous devenons des jouets, nous ne savons plus vers qui nous tourner pour ne pas être manipulés.

Oui, nous sommes tous des marionnettes : sans cesse surveillés, épiés, nos faits et gestes semblent être contrôlés.

Il nous faut réagir contre cet envahissement des médias, par la lecture, la culture, l'ouverture sur les autres...

Il nous faut préserver nos libertés de penser, de juger, de réfléchir.

 




 

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