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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 13:27
A l'école de l'ennui...

 

 


En ce début d'année scolaire, l'ennui fait la Une de certains journaux, un ouvrage est même consacré à ce thème : intitulé "Longtemps, je me suis ennuyée à l'école", c'est un témoignage à la fois amusant et accablant sur l'école.

Lola Vanier écrit ses souvenirs d'école et dénonce un système éducatif où règne l'ennui...

Elle égrène, ainsi, des portraits d'enseignants assez caricaturaux : "Le professeur d’anglais se répandant en remarques sarcastiques pour ne pas perdre la face ; le professeur d’histoire-géo dictant son cours sans jamais poser une seule question à sa classe ; un autre se perdant dans des digressions infinies sur le sentiment national  - si loin du sujet qu’elles en deviennent drôles ; la professeur de SVT en guerre avec ses élèves, qui du coup la laissent se débattre avec un rétro-projecteur rétif."

Bien sûr, l'ennui peut s'immiscer dans les salles de classe, à tout moment, bien sûr, les enseignants ont des difficultés à capter l'attention des élèves, plus encore l'après midi que le matin...
 

Mais, il est bien évident que les écoles, les lycées et les collèges ne sont pas des annexes du Club Méditerranée : eh oui, ce sont des lieux de travail, de réflexion, de transmission des connaissances et l'on ne peut y passer son temps à s'amuser...

Il peut arriver qu'on s'y ennuie, car chaque élève a des goûts, des affinités pour certaines disciplines, on peut ne pas aimer les maths, la physique ou le français, mais, en général, chacun peut éprouver de l'intérêt et de l'attrait pour des matières qui l'intéressent.

Qui ne s'est jamais ennuyé à l'école, pendant certains cours ? Moi-même, je n'étais motivée ni par la physique, ni par les mathématiques, et j'ai dû subir ces enseignements.

Malgré tout, j'ai pu acquérir quelques notions essentielles de calcul, de géométrie...

L'ennui n'est-il pas formateur ?  Il nous apprend la patience, il nous montre que la vie ne peut être constituée uniquement de plaisirs.

Dans nombre d'activités et de métiers, l'ennui peut intervenir.

Nos sociétés sont avides de plaisirs et de bonheurs, mais, enfin ! on ne peut vivre dans une euphorie permanente, l'ennui fait partie de la vie, et c'est en le dépassant que l'on peut progresser et évoluer...

Les élèves sont soumis à un emploi du temps bien rempli, et l"ennui, la fatigue sont parfois au rendez-vous.

Qui pourrait s'en étonner ? Grâce à cet ennui, on apprend la vie, ses difficultés, ses obstacles, on comprend que rien n'est facile, et qu'il faut franchir des épreuves pour avancer.

Il est vrai que les adolescents d'aujourd'hui sont accaparés par une multitude de tentations et de loisirs, ils sont souvent plus intéressés par leur profil Facebook que par la littérature ou les mathématiques.

Mais la vie ne peut être constituée que de bonheurs, non, la vie est plus complexe et les jeunes esprits doivent être préparés à cet état de fait : le bonheur perpétuel n'existe pas, c'est une utopie.

Les professeurs ne peuvent être jugés responsables de tous les maux que connaissent les adolescents : devant des classes surchargées, il n'est pas facile de susciter l'intérêt de tous les élèves, des collégiens ou des lycéens qui ont, aussi, leurs problèmes...

Il serait, sans doute, plus facile de motiver les adolescents dans des structures moins lourdes, chaque élève pouvant, alors, mieux parriciper au cours, de manière vivante.

Mais, qu'on ne rêve pas, on ne pourra jamais évacuer l'ennui du système scolaire, et ce, pour de multiples raisons : le manque d'intérêt des élèves pour certaines disciplines, une forme de paresse, l'envie de rêver qui fait partie de l'adolescence, ou encore une fatigue, une lassitude qui peuvent s'installer...

La réforme des collèges prévue pour 2016 prétend annihiler et faire disparaître l'ennui, grâce à l'interdisciplinarité... ne nous leurrons pas : ce n'est pas en gommant les difficultés, que l'ennui va s'effacer, bien au contraire : c'est en se confrontant à des obstacles que l'élève a envie de progresser...


 

 

A l'école de l'ennui...
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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 15:44
Les beaufs existent, je les ai rencontrés...

 

 



Les beaufs existent, hélas ! Ces gens incultes, vulgaires, braillards, qui n'hésitent pas à user de plaisanteries lourdes et grossières, sévissent partout dans le monde...

Les beaufs aiment volontiers rabaisser les autres : c'est sans doute une façon, pour eux, de se hisser sur les sommets.

Imbus de leur propre vulgarité, ils étalent leur mépris : ils traitent volontiers les autres de "gros tocards", ils se moquent d'eux avec arrogance et hauteur, et ne perçoivent même pas leurs propres manques.

On les repère facilement : usant d'un vocabulaire outrancier, caricatural, ils s'attachent à dénoncer chez les autres une bêtise et une inculture qu'ils ne détectent même pas chez eux !

Ils fustigent des attitudes, des comportements dont ils se rendent eux-mêmes coupables : modèles d'inconscience et d'aveuglement, ils ne voient pas leur propre cécité.

L'aveuglement ! Le pire des défauts dénoncé, maintes fois, par Molière ! Combien d'Orgon, combien de de M. Jourdain pouvons nous repérer tout autour de nous ! La lucidité, la clairvoyance leur font cruellement défaut.

Gens bornés, ils répètent et répercutent inlassablement les mêmes idées...

Les beaufs existent : ils se complaisent et se vautrent dans la boue et la fange, leur plaisir est de dénigrer autrui, de rabaisser, d'avilir.

Le beauf devient même, volontiers, collabo, en des temps difficiles, car il aime bien cafarder et moucharder.

Le beauf se plaît dans les turpitudes, le dénigrement facile, l'agression, le ton vindicatif.

C'est l'archétype du bonheur satisfait et béat : il se complaît dans la nullité et la négation d'autrui.

Incapable d'aménité, de sensibilité, le beauf aime bien se retrouver parmi d'autres beaufs : les troupeaux de beaufs se regroupent, rivalisent de haines, de vulgarité, d'impolitesse...

Quand les beaufs prennent le pouvoir et ils l'ont déjà pris, c'est le règne de l'arbitraire, du mépris des autres qui s'instaure.

Quand les beaufs veulent s'imposer, ils multiplient les insultes : une invasion de beaufs, et c'est le règne de l'auto-satisfaction et de l'inconscience qui s'installe.

Quand la populace vitupère, elle ne réfléchit plus, elle se laisse aller au simple réflexe et suit le troupeau bêlant qui l'accompagne.

J'aime le peuple, sa diversité, son humilité, je suis moi-même issue du peuple, mais qui pourrait apprécier ou côtoyer une horde de beaufs avides de sensations, de haines, de mépris ?

Le sexisme, la violence, le désir de dominer autrui s'emparent de certains d'entre eux, au delà de toute mesure... 

Oui, la populace peut être vile, malveillante, sans raison : elle ne se contrôle plus, elle n'a plus de conscience et se libère de ses pulsions.

 

 

 

 

https://youtu.be/ru3pXyf5Yjo

 

 

Les beaufs existent, je les ai rencontrés...
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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 15:26
La tyrannie des mathématiques...

 

 

 

C'est une évidence : depuis des années, les sections scientifiques sont privilégiées dans nos sociétés, et les mathématiques permettent d'opérer une sélection dont on perçoit toute l'injustice et l'incohérence.

Dans les lycées, les classes de séries littéraires sont de moins en moins nombreuses et la plupart des bons élèves sont orientés vers les sections S, avec de nombreuses heures de mathématiques.

Quelle est cette aberration ? On peut ne pas avoir la bosse des maths et être tout à fait performant dans nombre de disciplines.

C'est, pourtant, bien une formation littéraire qui permet à l'être humain de mieux s'intégrer dans la société, de mieux comprendre le monde qui nous entoure, de mieux appréhender le présent tout en faisant référence au passé.

C'est d'ailleurs ce bagage littéraire qui fait défaut, de nos jours, à de nombreux adultes dont on repère assez vite les lacunes et les difficultés en grammaire, en orthographe, ou qui manquent de culture générale...

Oui, on peut parler d'une véritable tyrannie des mathématiques : de nombreux élèves seraient intéressés par des études littéraires, mais la pression des parents, de la société les conduit souvent à s'orienter vers des sections scientifiques jugées plus valorisantes et offrant plus de débouchés.

Il faut changer cette tendance qui conduit à appauvrir les séries littéraires, à les déprécier totalement, tendance d'autant plus dangereuse qu'elle anéantit tout un pan de notre culture.

Les lettres, la littérature, les langues anciennes ou vivantes, l'histoire sont des disciplines fondamentales et essentielles : or, elles sont de plus en plus négligées, mises au rebut.

Il suffit de voir le sort réservé au latin et au grec dans la nouvelle réforme des collèges pour comprendre que la primauté des mathématiques peut faire des ravages...

Selon le journal Le Point, "plus de 99 % des adultes n'utilisent que les notions de calcul enseignées avant le collège. Un peu d'honnêteté personnelle obligerait chacun d'entre nous à le reconnaître...", déclare le journaliste Didier Raoult.


En revanche, tout adulte a besoin de structures pour comprendre sa langue, la maîtriser, réfléchir sur le monde actuel.

Il serait temps de rétablir des équilibres perdus, depuis longtemps, dans notre enseignement : il n'est plus admissible que les classes de littéraires soient ainsi déconsidérées et méprisées.

Arrêtons de sacrifier des générations d'élèves sur l'autel des sacro-saintes mathématiques. Certes, nos sociétés font une large place à la technicité, à l'informatique, mais justement, il nous faut retrouver le sens de l'humain, des humanités que l'on a tendance à négliger.

Certains bons élèves sont même orientés vers des sections scientifiques, alors qu'ils ont du goût et des compétences pour des études littéraires : il faut encourager ces adolescents et leur donner la possibilité de s'épanouir dans une filière littéraire.



 

 L'article du journal Le Point : 

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/didier_raoult/raoult-arretez-la-selection-par-les-maths-11-09-2015-1963909_445.php


Les enseignants se mobilisent contre la réforme des collèges :

 

https://www.snalc.fr/national/article/1642/


 


 



 

La tyrannie des mathématiques...
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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 16:00
Rentrée scolaire : combien seront-ils ?

 

 


Dès la pré-rentrée, les enseignants reçoivent leur nouvel emploi du temps et prennent connaissance des classes qu'ils auront sous leur responsabilité, tout au long de l'année...

Une question taraude, alors, les enseignants : combien d'élèves dans les classes ?

La tendance est, chaque année, à la hausse : en lycée, les classes comportent souvent 36 élèves, et les enseignants ont des difficultés à gérer cet afflux, d'autant que les classes sont de plus en plus hétérogènes.

Combien seront-ils cette année ?

Quand les classes sont surchargées, les difficultés s'accroissent : problèmes de discipline, d'ambiance, de lourdeur dans la correction des copies, il faut, aussi, dès le début de l'année faire, parfois, connaissance avec plus d'une centaine d'élèves dont il faut apprendre à connaître les noms, les profils, les lacunes...

Face au recrutement de professeurs promis par le ministère, le problème de l'engorgement des classes aurait dû être résolu, mais chaque année, on peut le constater : le nombre d'élèves ne diminue pas.

Dès lors, tout le monde est perdant : les élèves, les professeurs travaillent dans des conditions plus difficiles... le stress, la fatigue sont au rendez-vous.

36 élèves par classe, c'est beaucoup trop, les adolescents noyés dans la masse n'ont pas la possibilité de s'épanouir, de participer de manière efficace.

Voilà un problème que l'on pourrait résoudre, en remettant à l'honneur des soutiens individualisés pour certains élèves, en petits groupes, mais cette aide a été supprimée, il y a quelques années.

On évoque, sans arrêt, de nouvelles réformes des programmes, de l'organisation des cours, mais on n'apporte pas de solutions à cet épineux problème de la surcharge des classes.

Dès lors, malgré tous les efforts fournis par les enseignants, la tâche s'avère de plus en plus difficile, chaque année : les redoublements étant quasiment supprimés, certains élèves paressent, ne fournissent pas les efforts nécessaires, perturbent, parfois, les cours...
Et l'ambiance de la classe et des apprentissages en pâtit, inéluctablement...

Un surplus d'élèves risque, souvent, de nuire à l'ensemble des adolescents : il faut revenir à des classes moins chargées, moins lourdes, imposer, d'abord, un maximum de 30 élèves par classe, puis alléger encore les groupes.

Les apprentissages seront facilités, le suivi des élèves sera bien meilleur...

Mais il semble que le ministère peine à trouver des candidats aux concours d'enseignement. On recrute de moins en moins d'enseignants, si bien que le problème risque de s'aggraver et de perdurer.

Face à la pénurie d'enseignants, on préfère se livrer à des réformes hasardeuses, hâtives, mal conçues, plutôt que de s'attaquer aux vraies difficultés.

 

La réforme des collèges prévoit des accompagnements dits "personnalisés", mais s'ils se déroulent en classe entière, comme c'est le cas en lycée, on peut dire que le ministère s'emploie à masquer les réalités du terrain, par de la poudre aux yeux, et il faut craindre une recrudescence des problèmes rencontrés par les élèves...

 

 

 

 

 

 

Rentrée scolaire : combien seront-ils ?
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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 08:44
Rentrée scolaire : le rôle des enseignants est essentiel...

 

 

 

La rentrée scolaire est un moment important pour nombre d'enfants, d'adolescents et d'enseignants. Et, on perçoit, à cette occasion, toute la dimension que revêt ce métier de transmission.

 
Le rôle des enseignants est capital et essentiel : ils ont la charge d'enfants ou d'adolescents, depuis leur plus jeune âge jusqu’à l’âge adulte.

 

Les professeurs ont pour fonction de transmettre des savoirs, des connaissances indispensables, pour permettre aux élèves de s’épanouir dans la société, mais ils ont, aussi, une fonction éducative, ils inculquent des valeurs aux élèves, le respect des autres, la tolérance... ils doivent, donner l’exemple du travail, de la rigueur.
 
Sans les enseignants, que deviendraient les enfants, livrés à eux-mêmes, sans cadre, sans structure ? Les parents qui travaillent ne pourraient assurer ces multiples rôles de l’enseignant… Il faut bien se rendre compte que les enseignants s’occupent des enfants, tous les jours, tout au long de la semaine, qu'ils les prennent en charge.
 
Tâche complexe et difficile car les élèves sont regroupés, en grand nombre, dans des classes, parfois, surchargées. 
 
Le travail ne se limite pas, d’ailleurs, à la transmission de valeurs et de connaissances : l’enseignant doit veiller à aider, soutenir, encourager les élèves en difficulté, leur montrer l’importance du travail dans la progression, répondre à leurs questions qui peuvent être multiples, à leurs attentes, répondre aussi aux questions des parents…
 
On accuse l’école de bien des maux, mais elle joue un rôle essentiel dans la formation des individus : elle apporte un cadre, des règles de vie, c’est une préparation à la vie active, au travail, avec ses contraintes et ses bonheurs : il faut se lever tôt, il faut apprendre, il faut se soumettre à une certaine discipline, mais l’école est aussi faite de partages, d’échanges avec tous les autres, élèves et enseignants, ce sont, parfois, des connivences, des éclats de rire, des enthousiasmes, des colères, des angoisses : le reflet même de la vie…
 
Que l’école soit une contrainte, c’est indéniable : mais la vie est faite, aussi, de contraintes et de difficultés multiples et l’école permet de se préparer à la vie d'adultes.
 
On dit, parfois, que l’école est une garderie : il est vrai que les enseignants ont pour fonction de garder et d’occuper les élèves, mais surtout de les former, dans certaines classes difficiles, les professeurs doivent même leur inculquer la politesse, le savoir- vivre... et aussi, bien sûr, transmettre, susciter la réflexion, éveiller les esprits…
 
Noble tâche que celle qui consiste à susciter l’intérêt des élèves, à leur donner le goût de la lecture et du savoir !
 
Tâche difficile, aussi, car le monde moderne sollicite les jeunes vers d’autres activités : les jeux vidéo, les téléphones portables, les réseaux sociaux sur internet.
 
L’école n’est pas parfaite, mais sa fonction reste fondamentale : sans l’école, plus de cadre, sans enseignants, plus de formation des élèves... il faut bien prendre conscience de cette réalité toute simple, si on ne trouve plus d’enseignants, pour exercer ce métier, qui pourra se charger de l’éducation et de la formation des jeunes ?
 
Peut-on envisager un enseignement sur ordinateur et à distance ? La dimension sociale de l’école se déliterait alors…
 
Va-t-on vers une société où l’ordinateur va primer et s’imposer à nous dans l’apprentissage, dans le travail ? Va-t-on vers une société où les gens vivront, apprendront, travailleront, chez eux, sans contact avec l’extérieur ?
 
Ce serait, sans doute, dommageable car une société s’organise autour de contacts, même si ces contacts se révèlent, parfois, difficiles.
 
L’école est imparfaite, comme l’homme l’est, mais elle a encore une dimension sociale capitale : on y apprend à vivre avec les autres, on forme son esprit, on se cultive, on progresse...

 

 

 

 

 

 

Rentrée scolaire : le rôle des enseignants est essentiel...
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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 16:07
Un apologue à méditer... la suite...

 

 


« Ne marche pas de travers, disait une écrevisse à sa fille, et ne frotte pas tes flancs contre le roc humide. — Mère, répliqua-t-elle, toi qui veux m’instruire, marche droit ; je te regarderai et t’imiterai. »


Quand on reprend les autres, il convient qu’on vive et marche droit, avant d’en faire leçon.

On doit ce court apologue à Esope, poète grec, inventeur de ce genre littéraire qu'est la fable...

Esope a vécu entre le 7ème siècle et le 6ème avant JC et il nous donne là une leçon universelle que chacun devrait méditer...

La suite :

Notre monde n'est-il pas celui des donneurs de leçons ? Les hommes politiques ne sont-ils pas les premiers à en donner et pourtant, sont-ils eux-mêmes exemplaires ?

Mensonges, corruption, détournements de fonds, privilèges exorbitants, les hommes politiques se rendent coupables des pires abus...

Désormais, sur la toile, on trouve, aussi, des donneurs de leçons, partout : à les en croire, ils détiennent la vérité, le bon goût, ils affirment de manière péremptoire des idées douteuses, n'hésitent pas à user d' amalgames.

Les donneurs de leçons sont eux-mêmes loin d'être exemplaires : le mensonge, la fatuité, l'arrogance, la vanité fleurissent en tous lieux, sur internet et ailleurs....

L'agressivité est partout et ceux-là même qui la réprouvent haut et fort, s'y livrent avec la plus grande délectation !
L'essentiel pour ceux-là est de ne pas être la victime de cette agressivité qu'ils dénoncent hautement, par ailleurs !

Voilà bien les contradictions humaines !

Si l'on veut que les enfants, les adolescents évitent de faire des fautes d'orthographe, il est préférable que les enseignants eux-mêmes soient irréprochables dans ce domaine, si un père de famille veut que ses enfants soient honnêtes, il vaut mieux qu'il en donne lui-même l'exemple...

Or, à tous les niveaux, les donneurs de leçons ne mettent pas en pratique leurs propres idées, seuls les autres sont montrés du doigt, eux-mêmes s'exemptent de toute règle de vie et de mesure.

Cette façon de faire se généralise, et on voit toute l'actualité de la fable d'Esope : au fond, le monde n'a pas changé, les donneurs de leçons se perpétuent dans toutes les sphères de la société, et même les plus hautes !

Vous n'aimez pas être insulté gratuitement ? N'insultez donc pas les autres, avec hauteur et dédain, sans raison.
Vous n'appréciez pas les menteurs, les gens malhonnêtes ? Ne soyez pas vous-mêmes menteurs ou malhonnêtes !
Vous n'aimez pas les gens qui trichent, qui détournent de l'argent, qui ne paient pas leurs impôts ? Soyez vous-mêmes honnêtes et sincères !

Dans le cas contraire, si vous aimez mentir, tricher, invectiver, ne donnez pas de leçons aux autres !

C'est, là, le sens de la fable d'Esope : l'homme n'a, parfois, même pas conscience de son propre comportement et se permet, ainsi, de fustiger les autres, avec la plus grande décontraction.

L'inconscience humaine est terrifiante, et elle n'a plus de limites dans le monde actuel, où les gens se comportent souvent comme des êtres irresponsables, incapables de se réfréner.

Et, en plus, ce sont souvent les gens les plus retors qui donnent des leçons à autrui : ils n'hésitent pas à condamner chez les autres des comportements dont ils se rendent eux-mêmes coupables.

Je vois déjà venir des contradicteurs : on va m'accuser moi-même de donner des leçons d'honnêteté, de droiture, de sincérité, mais au moins  puis-je dire que j'applique, le plus rigoureusement possible, tous ces principes et que 
je m'abstiens de toute malhonnêteté morale et intellectuelle...


 

 

 

 

 

 

Un apologue à méditer... la suite...
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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 16:52
Uberpop, le modèle américain...

 

 

Nous le savons tous : internet, c'est, à la fois, le meilleur et le pire. Le meilleur, parce que c'est un magnifique outil de communication et de transmission des connaissances, le pire, parce que, chaque jour, naissent de nouveaux sites et systèmes dangereux. 

L'application Uberpop qui déboule en France bouleverse toutes les régles liées au monde du travail. Peut-on admettre que tout un chacun puisse s'improviser chauffeur de taxi, via une application sur internet ?


Et pourquoi pas hôtelier, professeur, loueur d'emplacement de campings, maçon ?

 Aux Etats Unis, le règne d'Uber s'est imposé : voulons-nous, aussi, de ce modèle chez nous ?

Uber, le libéralisme à outrance,  l'absence de lois dans le monde du travail, l'anarchie, pouvons-nous adhérer à un tel système ? Uber, c'est une forme de superlatif qui s'empare de l'économie, qui dérégule, qui anéantit certaines professions...

Voulons nous être tous "ubérisés" ? Désormais, grâce à internet, tout métier risque de l'être : les chauffeurs de taxis qui ont payé chèrement leur licence sont menacés, mais tous les métiers peuvent être concernés.

Tout un chacun peut se dire et s'improviser hôtelier, bricoleur, loueur et se faire rémunérer.

C'est ce que l'on appelle une forme de libéralisme sauvage qui a cours aux Etats-Unis.

Pour ma part, je suis française et je tiens à le rester : dans une société organisée, des lois doivent s'imposer, le travail doit être réglementé, les droits des travailleurs doivent être préservés et protégés.

Certains s'insurgent contre les abus auxquels se livrent des chauffeurs de taxis : c'est exact, ces abus peuvent exister mais nous avons, tous, rencontré, aussi, des chauffeurs de taxis sympas qui font correctement leur travail.

Certes, le système Uberpop offre la possibilité à des gens ayant peu de ressources, d'arrondir leur fin de mois,  car leur salaire ne leur permet pas de vivre correctement.

Mais, en fait, il faut en prendre conscience : la crise, l'austérité, le libéralisme effréné font le lit de ce genre d'application.

Quand le libéralisme s'applique à faire baisser les salaires, à exploiter les salariés, les gens essaient de trouver des solutions, en accomplissant de petits boulots supplémentaires.

Le système est, ainsi, complètement perverti.

Il est normal que les chauffeurs de taxis défendent leurs droits du travail et leur combat est juste, même s'il faut condamner les violences commises par certains d'entre eux, ces derniers jours.


Il faut refuser le système Uber, venu des Etats-Unis, un système ultra-libéral, où tout est possible, où les travailleurs ne sont plus protégés dans leurs droits essentiels.

Aux Etats-Unis, il est déjà facile d'acheter une batterie susceptible de stocker l'électricité afin d'emmagasiner cette énergie lorsque celle-ci est bon marché, au tarif heures creuses... puis chaque particulier peut la revendre !

On le voit : Uber bouleverse, ainsi, toutes les lois du travail et conduit à une marchandisation de l'économie.

Restons français, défendons des droits acquis par de longues luttes !

Défendons le modèle français et ne nous laissons pas envahir par un capitalisme outrancier et débridé, où tout se vend et s'achète, sans aucune règle...



 

 

Uberpop, le modèle américain...
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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 17:01
Jouer à faire la guerre ?

 

 

Sur internet, on aura tout vu : après l'application Gossip qui incite les jeunes à lancer des ragots, on découvre l'horreur de certains sites dédiés à des "jeux" de guerre.

Trois adolescents sont morts, un quatrième est entre la vie et la mort : ils se sont livrés à un jeu de simulation de combat en plein air, l'Airsoft, un pistolet a été découvert à proximité de l'explosion qui leur a coûté la vie et qui a blessé gravement l'un d'entre eux.

 Les adeptes de l'Airsoft sont habillés en tenue militaire, quand ils jouent dans la nature. On peut découvrir des recettes complètes de fabrications d'explosifs et de fumigènes sur Internet, sur des sites spécialisés de ce "jeu".

On est atterré de voir que, sur internet, des sites sont dédiés à ce type d'activités.

Les adolescents sont-ils à ce point désoeuvrés, pour s'adonner à ce genre de loisirs ?

De fait, des adultes pratiquent, aussi, ce "sport" pour se défouler et simulent des jeux de guerre, avec des armes factices parfaitement imitées.

Un reportage diffusé, lors du journal de 20 heures sur France 2, Dimanche 14 juin, montre ces "parties de guerre" : des hommes en treillis, portant des lunettes protectrices, en train de confectionner de fausses bombes, sans danger, certes... mais, sur internet, des vidéos au contenu illicite expliquent comment fabriquer ces engins incendiaires, avec des ingrédients très dangereux.

"En France ce jeu comporte 40 000 adeptes", peut-on apprendre au cours de ce reportage.

"Jouer à la guerre" ? Comment peut-on envisager de tels jeux ? Alors que la guerre a disparu en Europe, qu'elle fait partie, heureusement, du passé, certains prennent plaisir à ce qu'ils appellent des jeux de guerre ??

On perçoit, là, l'influence des jeux vidéos qui privilégient, souvent, ces thématiques de la violence, de la haine et de la guerre.

Le réalisme de ces jeux conduit certains à mettre en actes ces combats, à les vivre sur le terrain, et des adolescents se laissent entraîner dans ces jeux sttupides et dangereux.

Notre monde en perte de repères conduit certains jeunes gens à faire n'importe quoi, à se perdre dans des loisirs stériles et dangereux.

Il faut redonner du sens à notre société, montrer aux adolescents qu'il existe des loisirs sains et nobles : le sport, la lecture, des activités artistiques.

La guerre ne peut être, ainsi, magnifiée par des jeux  donnant l'illusion que les guerriers sont des héros : la guerre dégrade l'homme,  l'anéantit et le meurtrit à jamais.

La guerre est l'horreur absolue et "jouer à la guerre", avec un tel souci de réalisme devient une façon de la banaliser , de la rendre acceptable, et même de la glorifier...

Il existe tant d'autres façons de passer le temps, de manière constructive, tant d'autres façons de s'amuser, de se distraire, de se dépenser physiquement, à travers un sport.

Il faut que certains sites dangereux soient interdits sur internet : propager des recettes mortifères est un crime qu'il faut sanctionner lourdement.

La guerre présentée comme un jeu, avec des simulations si proches de la réalité, ne doit pas être, ainsi, magnifiée et mise en valeur : la guerre n'est pas un jeu, elle est la plus grande défaite de l'humanité...


 

 

Reportage à 1 minute, 50 :

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-dimanche-14-juin-2015_940993.html

 

 

 

 

Jouer à faire la guerre ?
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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 16:05
Une nouvelle dérive sur internet : Gossip...

 



Comment ne pas être stupéfait de voir que des applications comme Gossip sont autorisées sur internet ?

Cette application controversée vient d'être réouverte, alors qu'elle incite les jeunes à la diffamation et au harcèlement : internet devient, ainsi, un lieu où tout est permis : les insultes, les fausses rumeurs, les amalgames, les propos malveillants...

La toile voit fleurir, depuis longtemps, toutes sortes de dérives, sur Facebook, sur Twitter ou même sur des sites journalistiques, tous les coups sont permis car l'internaute, bien à l'abri derrière son ordinateur et derrière un nom d'emprunt se défoule à qui mieux mieux de toutes sortes de frustrations.


 Gossip, dont l'icône est un loup, un demi-masque de velours, se pare ainsi d'une image qui annonce bien la couleur : ce site  propose, en effet, aux utilisateurs de poster anonymement une rumeur, un ragot grâce à un texte de 140 signes maximum ou une photo ou vidéo concernant l'un de leurs contacts. Les ragots publiés sont éphémères puisqu'ils n'apparaissent que dix secondes sur la page des utilisateurs...


C'est, là, une incitation pure et simple à la moquerie, la dérision, l'insulte, à des ragots de toutes sortes.

Tout le monde le sait : certains jeunes subissent un harcèlement qui peut conduire au pire, certains se suicident et ce site vient quasiment officialiser ce phénomène !

Autrefois, les ragots existaient aussi, mais avec internet, ce phénomène s'amplifie, atteint des proportions inégalées et peut faire des dégâts considérables.

Sur internet, on aura tout vu : des images violentes, pornographiques sont, parfois, diffusées, la violence des propos est inouie car les gens, même des adultes, se montrent totalement irresponsables....

On reproche souvent aux hommes politiques une forme d'irresponsabilité dans leurs actions et leurs déclarations, mais il faut voir comme certains "citoyens" se lâchent sur la toile, répandant des ragots, des insultes, des propos grossiers et malveillants.

Qui donne l'exemple ? On peut se poser la question.

Qui est responsable vraiment ? On vit dans une société d'irresponsabilité totale, et, sur internet, cette irresponsabilité se développe en raison de l'anonymat.


Les jeunes s'engouffrent dans ce "jeu" de l'insulte facile, ils n'hésitent pas à mentir, falsifier la vérité, à injurier des camarades...

Pour ma part, je hais les ragots qui se répandent si facilement sur internet, ils sont un signe de désoeuvrement, et d'oisiveté : les jeunes ou les adultes ont bien du temps à perdre pour se livrer à tels jeux aux conséquences parfois dramatiques.

En tout cas, les jeunes ne doivent pas être incités à ce type de pratique sandaleuse et absurde...

Favoriser ainsi les insinuations, faire courir des rumeurs, dévoiler un semblant de vie privée, un tel voyeurisme est inadmissible. 

Il faut interdire cette application qui stimule les instincts les plus bas de l'être humain et il convient de protéger les adolescents de ce qu'il faut bien appeler un nouveau fléau de la modernité...

Internet peut être un merveilleux outil, mais avec de telles applications, il devient le vecteur de toutes les haines, de toutes les jalousies, de toutes sortes de vengeances, c'est une véritable incitation au harcèlement.



 

 

 

 

Une nouvelle dérive sur internet : Gossip...
Une nouvelle dérive sur internet : Gossip...
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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 16:57
Insultes, ignorance et vulgarité...

 

 



Ignorance et vulgarité vont, souvent, de pair et la vulgarité s'invite partout : insultes, vocabulaire injurieux, grossier...

Au lieu d'argumenter, de manière posée et sereine, certains se livrent à des affirmations péremptoires : à défaut de raisonner, on en vient à traiter l'autre d'imbécile :  il est "bête, stupide, c'est un crétin, un con".
Ce qu'il écrit est une "foutaise", sans intérêt.

Inernet devient plus particulièrement le lieu privilégié de l'insulte. Et pourtant, l'insulte ne valorise pas celui qui l'utilise : c'est un aveu d'impuissance, un défaut de réflexion... L'insulte est liée à l'ignorance, un refus de tenir compte de l'autre, une façon de le nier, de le rayer de la carte.

Ce qui est terrible, c'est qu'on assiste à une sorte de contagion de l'insulte : même des intellectuels l'utilisent, maintenant, à tort et à travers.

Pourtant, l'insulte est contre-productive, elle ne cherche qu'à rabaisser l'autre pour se mettre soi-même en valeur. Insulter devient un réflexe absurde, et certains n'hésitent plus à le faire, l'insulte, la vulgarité deviennent, même, une preuve de courage, pour certains.

Il s'agit d'affronter l'autre en affirmant que, dans tous les cas, il est plus bête, plus stupide... que soi-même. L'insulte se veut, ainsi, blessante, et elle intervient comme un réflexe, une façon de dominer, de s'imposer.

Les forums de discussions deviennent des "foires d'empoignes", des combats de coqs, où l'essentiel est d'humilier l'autre, et tous les moyens sont bons pour le faire...
Certains éprouvent un malin plaisir à ce jeu cruel et inhumain : ils ont d'ailleurs beaucoup de temps à perdre, dans cette volonté de dompter autrui.

Curieuse façon de concevoir un débat ! Attitude irresponsable !

Pour ma part, l'insulte me révulse :  comme elle est liée au mépris, à la négation de l'autre, je répugne à l'utiliser et je la condamne...
L'anonymat que procure internet favorise cette pratique : il est facile d'insulter autrui, quand on est bien caché derrière son clavier, derrière un nom d'emprunt, une identité fictive...
Tout est permis, on se lâche, l'insulte et la vulgarité se débrident.

L'insulte peut même se tranformer en harcèlement, lorsqu'elle émane d'une foule, et les conséquences sont graves pour des adolescents qui sont, parfois, laminés par ce phénomène.

Les "fesses et le cul" ont aussi la cote : ils se vendent bien, en ces temps où l'insulte est à la mode... Ils s'affichent dans des films, des magazines, des journaux pour attirer le chaland. Ce business fonctionne bien.
Et internet est encore, dans ce domaine, un vecteur d'images vulgaires, qu'on trouve sur toutes sortes de sites, accessibles à des adolescents.

Ainsi, prospère la vulgarité, véhiculée par les médias, ainsi, se répandent des insultes qui envahissent la toile. Face à ces phénomènes, la réflexion s'étiole, s'évanouit, elle n'est plus mise en valeur.

Il faut lutter contre ces tendances à la facilité : oui, il est facile d'insulter quelqu'un, il est plus difficile de se livrer à une argumentation dénuée d'amalgames, à un vrai débat raisonné et raisonnable.
L'insulte, elle, est de l'ordre du réflexe, comme l'indique l'étymologie de ce terme qui vient d'un verbe latin : "insultare, sauter sur".
Insulter, c'est attaquer violemment l'autre, lui sauter dessus comme un animal sur sa proie.

Certaines images sont, aussi, une insulte à l'intelligence, il faut les dénoncer, en montrer la laideur et la vulgarité...


 


Photo en haut de l'article : tableau de Simon de Vos

Tableau de Cornelis Lens : Hercule luttant contre l'ignorance

Tableau de Cornelis Lens : Hercule luttant contre l'ignorance

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