Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
22 janvier 2023 7 22 /01 /janvier /2023 13:52
Un joli voyage musical...

 

Un mini concert donné à Nîmes dans le cadre du Festival des Hémisphères, un concert sur le thème du voyage...

Le Trio Borsalino nous emmène d'abord en Afrique avec une musique de Henry Mancini composée en 1961 pour le film Hatari...

Nous voici transportés sur le dos d'un bébé éléphant, un air enjoué, plein d'entrain, de vivacité...

On se laisse bercer par cette musique enfantine, légère, emplie d'humour...

 

Puis, nous empruntons le funiculaire ! 

Encore une musique célèbre, rayonnante, et si vive !

Funiculì funiculà est une chanson napolitaine dont la musique fut composée par Luigi Denza en 1880 sur des paroles en napolitain du journaliste italien Giuseppe Turco.

Cette chanson publicitaire a été écrite pour commémorer l'inauguration du funiculaire du Vésuve à Naples, qui eut lieu un an plus tôt.

Une musique que j'ai entendue très tôt dans mon enfance : mes grands-parents paternels étaient enfants d'émigrés italiens venus de Naples et de Gênes... et ils écoutaient souvent des airs du pays : O sole mio ! Funiculi, funicula !

 

"Nè jamme da la terra a la montagna
No passo nc'è! No passo nc'è
Se vede Francia, Proceta e la Spagna
E io veco a tte! E io veco a tte
Tirato co li ffune, ditto 'nfatto
'Ncielo se va, 'ncielo se va
Se va comm' 'à lu viento a l'intrasatto
Guè, saglie sà! Guè, saglie sà
Jamme, jamme 'ncoppa, jamme jà
Funiculì, funiculà!"

 
"Montons de la terre à la montagne,
Il n'y a qu'un pas
On voit la France, Procida, l'Espagne
Et je te vois,
Tirés par des cordes, aussitôt dit aussitôt fait,
On va au ciel
On va comme le vent et, tout à coup,
Oh, tu montes, tu montes
Allons, montons, allons,
Funiculi, funicula, funiculi, funicula"


 

Enfin, un hommage aux musiciens du Titanic qui ont joué jusqu'à la dernière minute : une musique nostalgique, si douce... Un moment d'émotions et de rêves...

 

Merci aux trois musiciennes pour ce joli moment de détente : Michelle Lalor, une irlandaise alto, accompagnée par Sharman Plesner, originaire du Texas au violon et Laurence Aragon à la contrebasse...

 

 

 

 

Trois premières vidéos : rosemar

Partager cet article
Repost0
15 janvier 2023 7 15 /01 /janvier /2023 13:29
La Maison Carrée en lumières !

 

Un temple romain au coeur de la ville de Nîmes ! Un des plus beaux temples romains, un des mieux conservés...

Les fêtes de Noël ont été l'occasion de mettre en lumière ce monument unique, l'occasion d'évoquer l'histoire de ce bâtiment vieux de 2000 ans...

 

D'abord, la construction de ce temple de culte impérial entre 2 et 5 après JC : il occupe à l'origine l'extrémité du forum, place principale de la cité antique. Le temple est réalisé pour l'essentiel en pierre de Lens, extraite d'une carrière à 30 km de Nîmes. Un temple commandité par le premier empereur romain Auguste.

 

En 345, les premiers chrétiens en font une église...

 

A partir de 462, Wisigoths, Sarrasins et Francs l'occupent successivement...

 

En 1198, le temple devient Maison Consulaire : elle accueille en son sein les quatre consuls.

 

1530 : Louis Boys un laboureur de Nîmes acquiert le bâtiment comme maison d'habitation...

 

1670 : les moines Augustins la rachètent pour en faire une église.

 

1758 : Jean François Séguier un érudit nîmois déchiffre et réussit à reconstituer la dédicace disparue au fronton de la Maison Carrée. Les traces laissées dans la pierre par les accroches des pierres lui suggèrent l'inscription :  "A Caius Caesar, fils d'Auguste, consul et Lucius Caesar, fils d'Auguste, consul désigné. Aux Princes de la Jeunesse." La Maison Carrée est donc un temple de culte impérial dédié aux petits fils d'Auguste, adoptés par l'empereur et destinés à lui succéder.

 

La Révolution française confisque les biens ecclésiastiques, et la Maison Carrée devenue bien national accueille les archives.

 

1823 : la Duchesse d'Angoulême en fait un musée qui abrite des collections d'art.

 

1840 : la Maison Carrée est classée Monument Historique.

 

2005 : Jean Paul Fournier, maire de Nîmes lance les travaux de restauration de la Maison Carrée.

 

2010 : fin de la restauration qui rend sa splendeur au monument romain...

 

On le voit : ce monument a été préservé car il n'a cessé d'être utilisé au fil des siècles...

Inspirée par les temples d'Apollon et de Mars Ultor à Rome, la Maison Carrée séduit par l'harmonie de ses proportions. C'est le seul temple du monde antique complètement conservé.

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

Partager cet article
Repost0
8 janvier 2023 7 08 /01 /janvier /2023 12:53
La danse des ours polaires...

 

Un spectacle onirique et féerique pour ces fêtes de Noël à Nîmes : la compagnie Remue-Ménage a présenté  "Gueule d’ours" dans les rues de la ville, une chorégraphie avec huit marionnettes de quatre mètres en forme d’ours.

 

Une déambulation spectaculaire, de quoi faire rêver petits et grands...

 Ces marionnettes de quatre mètres sont illuminées par des leds.

 

On aperçoit d'abord leurs hautes silhouettes se dessiner sur le boulevard...

 

Puis, on découvre danseurs et danseuses qui les précèdent : robes ondoyantes qui virevoltent, chapeaux lumineux, danseurs en costumes blancs sur des échasses...

 

Une locomotive-diligence aux teintes lumineuses les accompagne, avec son atmosphère de country et de saloon...  une ambiance digne d’un cabaret forain de la fin du 19e siècle.

 

Puis, on admire la danse tourbillonnante et envoûtante des ours... créatures  fantastiques impressionnantes de force et de puissance...

 

On est ébloui par les acrobaties des danseurs sur des échasses...

Un Noël polaire cette année à Nîmes... 

 


Un merveilleux voyage dans le temps et l'espace, peuplé d’une horde d’ours lumineux qui s’avancent, accompagnés d’extravagantes danseuses, guidés par un séduisant maître de cérémonie perché sur échasses.

 

Un ballet gracieux, une rencontre unique et improbable avec des figures géantes d’ours polaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

Partager cet article
Repost0
30 décembre 2022 5 30 /12 /décembre /2022 11:38
Un chaleureux concert de Noël...

 

Un concert composé de musiques très connues pour ce spectacle offert aux Nîmois... L'ensemble CALLIOPE et la chorale de Sommières étaient dirigés par Laurent Richard avec la participation de Anne Derym et Mélina Gerbith, sopranos...

Le concert s'ouvrait sur la célèbre symphonie du nouveau Monde de Dvorak : une musique exaltante et triomphante....

"Dvorak écrit sa 9ème Symphonie alors qu’il réside aux Etats-Unis. Les critiques de l’époque ont voulu y voir le début d’une musique américaine. Mais si Dvorak s’est inspiré de différents styles présents sur le sol américain, tels les musiques indienne et irlandaise, la Symphonie du Nouveau Monde reste essentiellement imprégnée de l’âme tchèque du compositeur.

A l’écoute du premier mouvement, certains critiques américains ont cru déceler l’élan d’une jeune nation en marche."

 

Puis, on se laisse bercer par la Barcarolle d'Offenbach... un air langoureux et passionné.

Une barcarolle est une musique, généralement composée sur un rythme ternaire qui évoque l’eau, le balancement d’une barque ou d’un petit bateau.
A la base une barcarolle est une chanson qu’interprètent les gondoliers qui naviguent sur les canaux de Venise.
Ce morceau si célèbre est extrait d’un opéra d’Offenbach intitulé : Les contes d’Hoffman. Au cours de cette œuvre, le héros, Hoffman raconte ses amours malheureuses avec trois femmes.

Anne Derym et Mélina Gerbith interprètent magnifiquement cette barcarolle envoûtante....

 

On est ensuite captivé par l'âpreté, la vivacité et la douceur du concerto de Vivaldi, les quatre saisons,  l'hiver... Au violon, deux très jeunes filles : Amandine et Camille Nguyen...

 

Avec le morceau suivant : changement total de registre, c'est la Valse des Fleurs, extrait du ballet Casse-noisette de Tchaïkovski... on est alors entraîné dans un tourbillon féerique et enchanteur...

 

Puis, c'est Le duo des fleurs, chanté par Anne Derym et Mélina Gerbith, un extrait de l'opéra Lakmé de Léo Delibes qui nous séduit et nous entraîne "Sous le dôme épais..."

"Sous le dôme épais
Où le blanc jasmin
À la rose s'assemble
Sur la rive en fleurs,
Riant au matin
Viens, descendons ensemble.
Doucement glissons de son flot charmant
Suivons le courant fuyant
Dans l'onde frémissante
D'une main nonchalante
Viens, gagnons le bord,
Où la source dort et
L'oiseau, l'oiseau chante.
Sous le dôme épais
Où le blanc jasmin,
Ah!
Descendons
Ensemble!
Sous le dôme épais
Où le blanc jasmin
À la rose s'assemble
Sur la rive en fleurs,
Riant au matin
Viens, descendons ensemble.
Doucement glissons de son flot charmant
Suivons le courant fuyant
Dans l'onde frémissante
D'une main nonchalante
Viens, gagnons le bord,
Où la source dort et
L'oiseau, l'oiseau chante.
Sous le dôme épais
Où le blanc jasmin,
Ah!
Descendons
Ensemble!"

 

Le célèbre choeur des chasseurs Jägerchor, de Carl Maria von Weber nous transporte alors dans une atmosphère champêtre...

 

On écoute encore un extrait de l'opéra Rigoletto, un opéra populaire composé par Verdi en 1850, à partir de la pièce de théatre de Victor Hugo "Le roi s'amuse".

Il est connu pour le fameux air du Ténor "La Donna è mobile", ainsi que le choeur des courtisans "Scorrendo uniti remota via", repris par quelques publicités... 

 

Un autre air très célèbre : l'hymne à la joie de Beethoven, nous apporte un apaisement infini, une grande sérénité...

 

Une ambiance exotique et un dépaysement garantis avec un dernier extrait : une pièce orchestrale de Albert Ketèlbey,  Sur un marché persan...

 

Un tonnerre d'applaudissements pour l'orchestre, la chorale...  et les musiciens nous offrent le bouquet final avec La Marche de Radetzky de Strauss...

 

Merci à tous les musiciens pour ces merveilleux moments de paix, de bonheur et d'harmonie...

 

 

 

Partager cet article
Repost0
23 décembre 2022 5 23 /12 /décembre /2022 09:40
Une jolie découverte lors d'un concert de Noël : Albert Ketèlbey...

 

Une musique envoûtante, celle du compositeur britannique : Albert Ketèlbey...

Ses œuvres, en général courtes, présentent souvent un caractère mystique ou oriental. Parmi les plus connues figurent Sur un marché persan, Dans le jardin d'un monastère et Dans le jardin d'un temple chinois.

 

Lors du récent concert de Noël donné à Nîmes par l'ensemble CALLIOPE, sous la direction de Laurent Richard, j'ai été subjuguée par ce morceau intitulé Sur un marché persan...

Une musique si suggestive, si évocatrice qu'elle nous fait voyager vers l'orient, ses mystères...

Ketèlbey nous fait entendre, nous fait voir même toute une ambiance orientale : on visualise des personnages, des scènes pittoresques...

Premier tableau : c'est l'entrée des chameliers et la démarche majestueuse de leurs montures... une musique chaloupée, rythmée par des tambours, très orientale...

 

Deuxième tableau : on entend le chant des mendiants demandant l'aumône : "Bakshish bakshish Allah, empshi empshi..." des cris joyeux, insistants qui ponctuent la musique...

 

Troisième tableau : changement total de rythme et d'ambiance avec un chant langoureux à souhait qui suggère la danse d'une belle princesse... quelle douceur enivrante !

 

Quatrième tableau : le rythme s'accélère avec un numéro de jongleurs et se fait ensuite doucereux avec des charmeurs de serpents...

 

Cinquième tableau : on annonce le passage solennel du Calife visitant le marché... une musique triomphante...

 

Puis, de nouveau le chant des mendiants, la danse de la princesse et la caravane des chameliers qui s'éloigne, figurant le marché qui se vide peu à peu au soleil couchant... la musique s'atténuant peu à peu...

 

Quelle magnifique représentation d'un marché oriental ! On s'y croirait...

 

Et aussi une belle interprétation de l'ensemble Calliope et de la chorale de Sommières, sous la baguette de Laurent Richard...

 

 

 

 

 


Photo et vidéo : rosemar

Partager cet article
Repost0
11 décembre 2022 7 11 /12 /décembre /2022 14:05
Fantasmagorie de Noël...

 

La fête de Noël approche ! la ville de Nîmes propose cette année un programme placé sous le signe du cercle polaire et de l'Arctique...

 

Le spectacle qui a ouvert ces festivités était présenté par la Compagnie des Quidams : devant l'église Saint Baudile, des figures géantes évanescentes ont déambulé parmi la foule...

Un spectacle fantasmagorique empli de poésie...

 

De longues silhouettes blanches et lumineuses perchées sur leurs échasses et drapées de toiles immaculées. apparaissaient au détour d’une rue, elles entamaient d’étranges mouvements, s’approchant, s’éloignant et nous invitant finalement à les suivre…

 

La magie de Noël était au rendez-vous.

Lumières, mystères, musiques envoûtantes...

Moments de rêves, de surprises, d'émotions, de rires...

Des lumières mouvantes dans l'obscurité de la nuit, des pas de danse, tout cela ponctué par les émerveillements et les cris de joie des enfants...

Un spectacle enchanteur qui a ravi un public venu nombreux malgré le froid et la pluie...

Une parade blanche, lumineuse, féerique !

Des danses tourbillonnantes, des rondes de lumières, des créatures qui semblent venues d'un autre monde...

Des formes fantomatiques, emplies d'élégance, des images de rêve... de quoi retrouver une âme d'enfant !

Un ballet féerique dans un cadre majestueux : le parvis de l'église Saint Baudile... une architecture de style neo-gothique sobre, avec des détails de qualité comme la rosace présente au dessus de la porte d'entrée principale.

 

Ces créatures oniriques glissaient majestueusement parmi la foule et nous invitaient au rêve...

 

Animations, spectacles, projections d’images, parades au cœur de l’Écusson : les Nîmois partagent encore une fois cette année la magie de Noël.

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

Partager cet article
Repost0
28 octobre 2022 5 28 /10 /octobre /2022 12:38
Du JAZZ pour les petits et les grands enfants...

 

Un cadre majestueux : le temple de Diane, dans les Jardins de la Fontaine, à Nîmes... pour un spectacle de jazz qui sollicite les spectateurs, petits et grands, avec des rythmes, des chansons, en français, anglais, créole...

Lors de ce concert, le duo AMALEA (Léa Amable et Marc Simon) nous a fait découvrir de nombreuses facettes du blues : origines, historique, voix féminines et masculines…

 

A travers compositions et standards, les styles les plus variés de cette musique venue du Sud des Etats-Unis, désormais répandue dans le monde, se succèdent : depuis le  fife & drum (fifre & tambour) d’Otha Turner jusqu’à ses formes les plus contemporaines en passant par ses dimensions poétiques…

Le blues est un chant né à la fin du 19ème siècle parmi les ouvriers et les esclaves noirs dans le sud des Etats Unis : ils avaient des manières de communiquer très particulières... ils ont inventé un système avec des percussions pour communiquer entre eux.

 

 Le blues est aussi à l'origine une technique vocale, avant d'être joué sur un instrument. 


Les esclaves ont commencé à chanter pour se donner du courage lors des travaux dans les champs de coton. Les esclaves ont ajouté les percussions corporelles pour accompagner leurs chants, car les Blancs avaient supprimé et interdit les instruments de musiques. Les tambours étaient jugés subversifs, car leurs rythmes codés servaient à communiquer entre les plantations, comme en Afrique.

Le spectacle s'ouvre sur un chant de travail qui est aussi un chant religieux : No more my lord, rythmé par des battements des mains...

 

"No More, My Lord
No more, my Lord,
No more, my Lord,

Lord, I'll never turn back no more.
I found in Him a resting place,
And He have made me glad.

Pas plus, mon seigneur
Pas plus, mon Seigneur,
Pas plus, mon Seigneur,

Seigneur, je ne reviendrai plus jamais.
J'ai trouvé en Lui un lieu de repos,
Et Il m'a rendu heureux."

 

 Pour trouver du réconfort, les esclaves se sont ainsi réfugiés dans des chants religieux...

"Shall not, I shall not be moved.
Non jamais on ne me fera bouger
I shall not, I shall not be moved.

Like a tree planted by the water, I shall not be moved
Comme un arbre planté au bord de la rivière,

On my way to glory, I shall not be moved
Sur mon chemin vers la gloire, on ne me fera pas bouger
On my way to glory, I shall not be moved
Sur mon chemin vers la gloire, on ne me fera pas bouger
Like a tree planted by the water, I shall not be moved.
Comme un arbre planté au bord de la rivière..."

 

Puis, on écoute une chanson de Ma Rainey : See See Rider Blues. Ma Rainey  est l'une des premières chanteuses de blues américaines connues,.. Elle fut surnommée "la Mère du Blues". Elle fit beaucoup pour développer et populariser le blues, et eut une influence décisive sur les générations suivantes de chanteuses de blues et sur leurs carrières.

"I'm so unhappy,
I feel so blue.
I always feel so sad.
I made a mistake
Right from the start.
Oh, it seems so hard to part.
Oh, but this letter
That I will write,
I hope he will remember,
When he receive' it.
 
Seeee see, rider.
See what you done done.
Lawd, lawd, lawd.
 
Made me love you,
Now your girl done come.
You made me love you,
Now your gal done come"

Cette chanson, signée Ma Rainey et Lena Arent, mais inspiré d'un air de blues traditionnel, fut reprise par un grand nombre d'artistes.

 

On découvre encore des chansons de Louis Armstrong, de Billie Holiday, Nina Simone,  Cab Calloway, des grands noms du jazz...

 

Léa Amable et Marc Simon interprètent aussi des chansons de leur composition : une jolie récré-blues pour les enfants, ou encore ce titre : Wolf man blues..., une histoire de loup fait homme ! Ouh ! Ouuuh, Aouuuuh.

 

Un beau moment de détente pour les Nîmois petits et grands venus assister à ce concert...

Ce spectacle sympathique a été présenté dans de nombreuses écoles de la région nîmoise... pour le plus grand bonheur des enfants.

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
21 octobre 2022 5 21 /10 /octobre /2022 11:53
Un duo enchanteur...

 

Au programme : flûte et harpe pour ce concert empli de charme et de douceur... A la harpe, Martine Flaissier, à la flûte, Claire Sala...

Avant le spectacle, on a le loisir d'admirer la harpe, magnifique instrument sculpté, incrusté de ramages, aux teintes dorées. Les formes, les couleurs nuancées, la matière, un bois d'épicéa en font un objet précieux, une véritable oeuvre d'art.

 

Le concert s'ouvre avec une sonate de Donizetti emplie d'élégance, de légèreté qui nous invite à l'apaisement et au rêve... Merveilleuse musique aux sons enchanteurs ! On se laisse bercer par ce morceau si doux...

 

La célèbre Sérénade de Schubert nous emporte encore dans un monde de rêve... Quelle harmonie, quelle finesse !

 

Puis, c'est une sonate en do mineur de Ludwig Spohr qui nous ravit par sa mélodie envoûtante, tantôt douce, tantôt virevoltante... un compositeur allemand du 19ème siècle que je ne connaissais pas...

 

Les deux musiciennes nous emmènent ensuite En bateau, avec la Petite Suite de Debussy : on se laisse porter au fil de l'eau par cette mélodie très évocatrice... on perçoit un léger bruit de vagues, le léger roulis de la mer... On s'y croirait...

 

On est encore ébloui par cet air alerte, vif, clair, élégant, enjoué dans ses "espagnolades" prestement enlevées : Entracte de Jacques Ibert...

 

On écoute avec ravissement les murmures de La Source d'Alphonse Hasselmans, un morceau composé pour la harpe...

 

Quant à l'Elégie de Tedeschi, quelle élégance, quel enchantement dans cette musique qui tourbillonne et nous emporte dans ses volutes !

 

Un vertige de notes à la harpe pour ouvrir le dernier extrait : La Czardas est une composition de musique classique du compositeur italien Vittorio Monti (1868-1922). Il s'agit d'une rhapsodie pour violon et orchestre composée en 1904 et inspirée par la csárdás, une danse hongroise. C'est de loin la pièce la plus connue de Vittorio Monti...

Une musique sur un rythme endiablé, un tourbillon... qui s'apaise et nous invite encore à une douce rêverie...

Puis, le rythme s'accélère à nouveau et nous emporte dans un éblouissement de notes !

Un merveilleux moment d'écoute, de concentration, de ravissement au cours de ce spectacle...

 

Ce concert fut aussi l'occasion de découvrir cet instrument peu connu : "la harpe qui fait partie des instruments les plus anciens puisque la première harpe que l'on a retrouvée date d'environ 3500 ans avant J C. A l'origine, c'était un arc sur lequel on avait tendu trois cordes... Depuis ce temps-là, l'instrument a beaucoup évolué. La harpe dans sa forme actuelle date de 1811, et depuis il n'y a guère eu d'évolution.", nous explique Martine Flaissier.

 

"Une harpe de concert a 47 cordes : il y a des cordes de couleur, pour qu'on puisse les repérer puisque nous n'avons pas de repère tactile. Les do sont rouges et les fa sont noirs ou bleus. Les autres cordes sont incolores.

Au bas de la harpe, il y a 7 pédales qui correspondent chacune à une note. Avec ces pédales, nous pouvons faire des altérations, c'est à dire bémol, bécarre, dièse... ainsi, sur chaque corde, on peut faire trois notes. Donc, je vous laisse calculer : 47 multiplié par 3, cela fait beaucoup.

 

Donc, on travaille, en fait, autant avec les pieds qu'avec les mains : les pédales sont comme les touches noires du piano. Ces pédales sont reliées par des tringles qui passent dans la colonne et qui viennent actionner des fourchettes : quand on appuie sur une pédale, la fourchette tourne et pince la corde à deux endroits différents... Dans la partie haute de la harpe, il y a 2500 pièces de mécanique : c'est extrêmement complexe.

 La table est faite en épicéa, un bois très solide. L'instrument pèse 50 kg !"

 

Un moment délicieux passé auprès de ces deux musiciennes pleines de talent...

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
15 août 2022 1 15 /08 /août /2022 11:28
S'émerveiller, enfin !

Un commentateur sur Agoravox me reproche régulièrement de m'émerveiller devant des spectacles musicaux, de manifester trop d'enthousiasme devant les performances de jeunes musiciens...

 

Mes articles seraient, selon lui, trop élogieux.

 

C'est le marquis de Vauvenargues qui est l'auteur de cet aphorisme : "C'est un grand signe de médiocrité que de louer toujours modérément."

Et Jean-Claude Guillebaud ajoute : "S'émerveiller du monde, de la vie, des humains, me semble aujourd'hui la moindre des choses."

 

Et comment ne pas s'émerveiller ? S'émerveiller devant un spectacle, s'émerveiller du monde, de ses beautés, de sa variété, de ses harmonies...

S'émerveiller, c'est, d'une certaine façon, retrouver un esprit d'enfance.


S'émerveiller du monde, de ses métamorphoses, au fil des saisons, saisir les couleurs changeantes du ciel, capturer des odeurs, des sons, des senteurs de lavande, de romarin, de thym, la musique de l'eau, le bruissement des arbres...

 

S'émerveiller est un signe de jeunesse et de vitalité : les spectacles musicaux en direct donnent plus particulièrement l'occasion de s'émerveiller... le son des instruments nous parvient avec une telle intensité, une telle pureté qu'on ne peut que s'enthousiasmer devant les performances des musiciens.

 

On admire aussi la beauté des instruments : les arabesques et les rondeurs des violons, des violoncelles et des guitares, les bois vernis qui renvoient la lumière...

 

On est ébloui par la virtuosité des musiciens, par leur extrême concentration, par la beauté des gestes : on perçoit qu'ils sont comme habités par la passion de la musique.

Les occasions de s'émerveiller sont multiples : le spectacle de la nature devrait susciter aussi notre admiration.

Un coucher de soleil qui magnifie un paysage, des couleurs dorées qui nimbent les arbres, des chants et des envols d'oiseaux au petit matin, 

 

Soyons attentifs au rythme des saisons, à leur variété, leurs couleurs nuancées...

Trop souvent blasés par toutes sortes d'images et toutes sortes d'écrans, nous oublions d'observer ce qui nous entoure...

 

Pourtant, la nature nous offre des spectacles uniques, une variété inouïe de formes, de couleurs, de textures.

 

S'émerveiller, enfin !

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
5 août 2022 5 05 /08 /août /2022 10:11
Un délicieux moment : archiluth et violon au programme...

 

Un délicieux moment passé avec cette violoniste et ce joueur de luth... un duo talentueux qui nous a offert un bien joli moment musical...

Elle, c'est Caroline Menuge, spécialiste de musique ancienne, lui, c'est Ondřej Jaluvka : il est né au coeur de la Moravie. A l’âge de quatre ans, il chante et danse avec la troupe folklorique Hradišťánek. Il est impliqué dès l’âge de 14 ans dans de nombreux concerts.
Il a approfondi son jeu au luth au conservatoire et à l’Université Palacký d’Olomouc (Master d’Anglais et de Musique), au Staatliche Hochschule für Musik de Trossingen, en Allemagne et au Conservatoire Supérieur de Lyon...

 

Ce joueur de luth et cette violoniste sont sans cesse à la recherche de nouveaux horizons musicaux, naviguant de la musique baroque au heavy métal. La sensibilité de leur jeu laisse émerger des parfums du folklore morave.

 

On écoute d'abord la Suave Melodia, de Falconieri, une mélodie très populaire en Italie...

Puis, Ondřej Jaluvka interprète et mime une chanson moldave : l'amour y est comparé à une fleuve qui passe, s'écoule...

La passacaille qui suit est l'oeuvre d'un compositeur Tchèque...

 

On est ébloui encore par un air de Nicola Mattéis, compositeur napolitain du 17ème siècle...

 

Une douce musique aussi avec un air de Merula, compositeur italien du 17ème siècle...

 

Enfin, un air célèbre : Se l´aura spira de Frescobaldi... une fillette improvise alors une chorégraphie emplie de fraîcheur sur cette musique...

 

La douceur du luth ! Sa beauté sonore brillante et délicate ! Un enchantement !

 

"Apparu en Perse et en Egypte, le luth est sans doute le plus beau cadeau que la civilisation islamique ait fait à l'Occident chrétien... Peu puissant, apaisant, intimiste, ses vertus sont légendaires : dans la Bible, David en joue pour soulager le roi Saül qui souffre de dépression...", écrit le journaliste Emmanuel Tresmontant, dans un article paru sur Marianne.

 

"L'instrument charme également par son apparence : une caisse de résonance en forme de poire, sa table souvent ornée d'une rosace sculptée, le manche strié de fines tiges d'ivoire incrusté.", commente encore le journaliste.

"Sacré "roi des instruments à cordes pincées", c'est le plus représenté par les peintres italiens (Le Caravage), français (Georges de La Tour), espagnols (Vélasquez) et flamands (Vermeer)."

 

 

 

 

https://lepoissonreveur.typepad.com/le_poisson_reveur/2009/09/insaisissable-et-fascinant-nicola-matteis.html

 

 

Partager cet article
Repost1

Présentation

  • : Le blog de rosemar
  • : Pour le plaisir des mots : poésie, chanson, littérature, actualités, politique, éducation...
  • Contact

Profil

  • rosemar
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire

Texte Libre

fleurs 4fleurs 3coqulicot

Recherche

Http://Fatizo.over-Blog.com/