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6 janvier 2021 3 06 /01 /janvier /2021 11:55
Prodiges !

 

Instrumentistes, chanteurs, danseurs, les jeunes prodiges ont une nouvelle fois livré un spectacle époustouflant de maîtrise et de fraîcheur...

Magnifique programme !

 

Ce spectacle diffusé sur France 2 mettait d'abord en valeur des instrumentistes :

Stella, 14 ans, interprète au piano la Rhapsodie hongroise n° 2 de Listz : accompagnée par l'orchestre philharmonique de Marseille, Stella nous entraîne dans le tourbillon de cette rhapsodie avec une virtuosité éblouissante ! Elle dit son bonheur de partager cette musique et le public ressent son enthousiasme.

 

Puis, Raphaël, 13 ans, joue au violon la liste de Schindler de John Williams, une musique emplie de mélancolie : émotion et sensibilité sont au rendez-vous.

 

C'est ensuite au tour de Liam, 15 ans, de nous faire apprécier un extrait de Prokofiev, Roméo et Juliette... La Danse des Chevaliers, qui nous emporte dans une ambiance romantique, pleine d'énergie et de vitalité.

 

 

Dans la catégorie chant, Armand, 12 ans, nous séduit de sa voix angélique et envoûtante, en interprétant Panis Angelicus de César Franck.

 

Isabelle, 16 ans, nous transporte, elle, dans un monde de rêves, celui du Magicien d'Oz grâce à sa voix enchanteresse : elle nous emmène vraiment "Somewhère over the rainbow"...

 

Auguste, 16 ans, fait ensuite vibrer et retentir l'air du toréador, extrait de Carmen, avec panache, conviction et un art maîtrisé de la mise en scène.

 

 

Dans la catégorie danse, c'est Pénélope, 16 ans, qui ouvre le bal : sur un air de Rachmaninov, on admire sa légèreté, sa finesse, sa grâce...

 

Paul, 16 ans, nous éblouit encore de ses pirouettes, de son élégance, et de la majesté de ses mouvements.... sur la symphonie n° 9 de Beethoven....

 

Enfin, Juliette, nous permet d'apprécier son aisance, sa grâce, sa malice, sa précision, sa technique avec la Marche de Casse Noisettes de Tchaikovsky...

 

 

Et c'est Isabelle à la voix envoûtante qui remporte la finale 2020 de PRODIGES : elle interprète encore Your Love, d'Ennio Morricone, sous les ovations méritées du public.

 

Comme l'écrit Claude Hagège : "La musique se situe au plus profond de l'identité humaine... la musique est une voie d'expression indépendante, une puissance créatrice. Elle définit les collectivités humaines bien davantage qu'elle n'est définie par elles...

L'éducation musicale est une nécessité impérieuse et devrait être développée partout, dans toutes les écoles de tous les pays, d'une façon approfondie et non comme un simple enseignement d'appoint. Faute de cela, la musique classique continuera d'apparaître comme un divertissement de luxe..."

Et Claude Hagège rajoute : "Les manifestations musicales collectives, ces communions sublimes, sont en péril. Car les ailes noires du coronavirus sont en train, en espérant qu'il disparaîtra, de porter, au dessus du monde, une menace de mort, contraignant partout les pouvoirs politiques à prendre des mesures qui limitent fortement les attroupements et les regroupements de personnes autour d'un spectacle."

La musique est pourtant essentielle, "la présence de la musique fortifie, peuple et enrichit la vie.", écrit encore Claude Hagège.

 

 

 

https://www.france.tv/france-2/prodiges/prodiges-saison-7/2154435-liam-danse-des-chevaliers-serguei-prokofiev.html

 

https://www.france.tv/france-2/prodiges/prodiges-saison-7/2154445-isabelle-somewhere-over-the-rainbow-harold-arlen-herbert-stothart.html

 

https://www.france.tv/france-2/prodiges/prodiges-saison-7/2154447-auguste-l-air-du-toreador-georges-bizet.html

 

https://www.france.tv/france-2/prodiges/prodiges-saison-7/2154455-juliette-la-marche-casse-noisette-piotr-ilitch-tchaikovski.html

 

 

 

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3 janvier 2021 7 03 /01 /janvier /2021 13:42
Le petit train de Noël...

 

 

Pendant les fêtes de Noël, un train musical sillonne la ville... 

 

 

Des chants de Noël scandent son passage... gospels, chants traditionnels : Douce Nuit, La Marche des Rois, Les Anges dans nos campagnes, Venez divin Messie, etc.

 

 

Des chants qui réveillent des souvenirs d'enfance, des Noëls d'autrefois...

 

 

 

Joli train couleurs de neige et d'or qui enchante le moment des fêtes...

 

 

 

Joli moment fugitif pour fêter Noël, belle ambiance festive dans les rues de la ville...

 

 

 

Des sourires, de la gaieté, une joie simple, des signes de la main offerts aux passants...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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30 décembre 2020 3 30 /12 /décembre /2020 10:48
Un concert devant le temple de Diane...

 

Elles sont quatre jeunes chanteuses enthousiastes, dynamiques... elles s'inscrivent dans la lignée des jug bands des années 20...

 

Elles utilisent des instruments variés : instruments classiques, contrebasse, banjo, ukulele, percussions,  objets du quotidien détournés : washboard, Kazoo.

Elles ont donné un nouveau concert devant le temple de Diane, à Nîmes.

 

Un moment de pur bonheur et de swing pour les nombreux spectateurs présents...

Un cadre somptueux, mystérieux : un temple romain construit au premier siècle, un monument antique qui a traversé le temps...

Temple dédié à la déesse Diane, bibliothèque, lieu de culte ? On ne sait pas trop quelle était la fonction première de cet édifice.

 

Le groupe Banan'N Jug nous a fait voyager vers la Jamaïque, les Bahamas, Haïti, Hawaii... Les paroles font aussi escale en Chine ou au Mexique, après un petit détour par la France !

 

On aime ces instruments décalés comme la washboard : "un instrument de musique frotté apparu à La Nouvelle-Orléans. C'est un ustensile sanitaire détourné de sa fonction originelle et adapté à un jeu musical par le détournement d'autres objets usuels, tels des dés à coudre.
À l'origine, il s'agissait d'une vraie planche à laver et à battre le linge ; aujourd'hui il en existe des versions modernes, spécialement adaptées à la musique.

Cet instrument de musique se porte également comme un plastron et se joue directement sur soi. Il prend alors le nom de vest-frottoir ou frottoir en cajun louisianais."

 

"Le kazoo, aussi appelé gazou, est un accessoire qui modifie la voix. Proche du mirliton, il est constitué d'un tube fermé par une membrane. En chantonnant dans le tube, le musicien fait vibrer la membrane qui transforme le timbre de la voix en sons nasillards aux accents enfantins. "

 

"Le ukulélé est un instrument à cordes pincées traditionnel hawaïen, proche du cavaquinho, instrument populaire du Portugal dont il est une adaptation."

 

Bravo à ces musiciennes pour ce moment festif empli de charme et de gaieté !

 

 

 

 

Natacha : toy piano + percussions, voix
Laure : ukulele, voix, banjo
Caroline : percussions, voix, kazoo
Marine : contrebasse, voix

 

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20 décembre 2020 7 20 /12 /décembre /2020 14:22
A l'approche de Noël, la nuit se pare de lumières éblouissantes...

 

A l'approche de Noël, la nuit se pare de lumières éblouissantes...

 

 

Dans l'obscurité, surgissent des éclats d'étoiles, des guirlandes étincelantes...

 

 

Près de la Maison Carrée aux teintes d'or, un immense cône lumineux attire tous les regards... On admire aussi son reflet en miroir sur le Carré d'Art...

 

 

Plus loin, un arbre s'enflamme d'étoiles, de lumières clignotantes....

 

 

Plus loin encore, un somptueux char romain aux teintes de pourpre est emporté par deux chevaux qui caracolent...

 

 

Les chevaux se cabrent, scintillants de lumières... Les chevaux s'envolent dans la nuit et rejoignent les étoiles...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos et vidéo : rosemar

A l'approche de Noël, la nuit se pare de lumières éblouissantes...
A l'approche de Noël, la nuit se pare de lumières éblouissantes...
A l'approche de Noël, la nuit se pare de lumières éblouissantes...
A l'approche de Noël, la nuit se pare de lumières éblouissantes...
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13 décembre 2020 7 13 /12 /décembre /2020 13:25
Flamboyants jeux d'eau !

 

 

Flamboyants jeux d'eau ! Lumières qui jaillissent dans des bruissements d'eau !

 

 

 

Des éclats lumineux dans la nuit !

 

 

 

Des flammes d'eau qui surgissent du bitume !

 

 

 

Elles éclairent l'obscurité de teintes vives... éclairs de feux, de rose, de bleus....

 

 

 

 

Soudain, des jaillissements, des embrasements, des embruns étincelants sur le sol qui reflète les arbres de l'hiver...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 12:44
Enquête sur le téléphone portable... un spectacle de la Compagnie Le Midi moins cinq...

 

Un spectacle réjouissant qui aborde tant de sujets ! Le travail, les transports, le temps qui passe et que l'on perd, le saccage de la planète, le réchauffement climatique, les migrants, l'exploitation des petits Chinois, les rêves, les écrans, les GAFAM, et surtout le téléphone portable... son utilisation, son utilité réelle...

Et le tout, dans un tourbillon de rires et de fantaisie !

 

Un spectacle qui nous fait réfléchir sur le fonctionnement et les absurdités de notre monde.

 

Le rire pour dénoncer et mettre en évidence notre dépendance aux outils numériques qui ont envahi nos vies...

Pouvons-nous vraiment nous défaire de notre addiction aux téléphones portables ?

 

La Compagnie Le Midi Moins Cinq a présenté ce spectacle intitulé MILLE 300 MINUTES PAR CEMAINE : 
UNE ENQUÊTE SOUTERRAINE DE RUE SUR LES TÉLÉPHONES PORTABLES..., lors des journées du Patrimoine à Nîmes...

 

Avant le spectacle, on voit les deux acteurs se préparer, se maquiller, s'habiller : une proximité sympathique avec les spectateurs.

Ils interrogent le public sur leurs motivations, les interpellent familièrement.

 

Puis, le spectacle commence : assis sur un banc, un personnage essaie d'entamer une conversation avec l'autre.

Mais celui-ci est absorbé par son smartphone : il finit par enlever les écouteurs de ses oreilles, et répond...

"Tu m'as parlé ? Je ne suis pas disponible, je suis en train de "feuilleter" une vidéo : c'est une interview de Marguerite Duras, dans les archives de l'INA en 1985, elle est interviewée sur sa vision de l'an 2000, et elle dit : "Je pense qu'en l'an 2000, l'être humain sera littéralement noyé par l'information, par une information constante, c'est pas loin du cauchemar, il n'aura plus que des réponses..."

Puis, le spectacle déroule une succession de réflexions sur l'ennui, le temps qui passe, la vieillesse, la mort...

Tantôt sérieux, tantôt loufoques les personnages font référence à toutes sortes de personnalités et d'événements...

Marguerite Duras, Henry David Thoreau, Claude Chappe, inventeur du télégraphe, sont convoqués au cours du spectacle...

Mai 68, la révolution culturelle en Chine, les chars envoyés contre la foule en 1989, New- York, le 3 avril 1973, le premier appel depuis un téléphone portable...

 

"Nous sommes tous reliés par l'information..." affirme un des deux personnages "et dans huit ans, avec la 5G, ça va être fantastique ! On sera tous reliés, on sera devenu DIEU ?", avec un point d'interrogation...

Les acteurs interrogent le public qui est invité à participer au spectacle...

 

Une spectatrice est conviée pour faire une expérience de retrait et de solitude : elle est guidée via son téléphone portable vers un lieu isolé... Elle raconte ce qu'elle voit...

La pièce s'achève dans un gros éclat de rires et un certain suspense...

 

"A travers ce spectacle, les comédiens Olivier Bracco et Marc Sollogoub nous interpellent sur notre relation aux outils connectés, aux médias, à autrui et sur la complexité de nos dépendances, par un propos très documenté empreint d’une bonne dose d’humour."


"Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer seul dans une chambre" écrivait Pascal dans ses Pensées." Aujourd’hui le téléphone portable a résolu le problème de la solitude et bientôt celui de la pensée. Avec le public les comédiens mènent enquête pour mieux connaître son histoire depuis son apparition en 1973, son utilisation et son utilité réelle."

 

 

 

 

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6 novembre 2020 5 06 /11 /novembre /2020 11:26
Les chansons et le cinéma : tout un programme...

 

 

Un concert de chansons et des airs d'accordéon, des musiques de films : un très joli moment pour ce concert donné dans une bibliothèque, au milieu des livres, des films, des disques, des partitions...

Une ambiance chaleureuse, intimiste, grâce au bibliothéco-maestro Jean Bousquet-Véla, et à l'accordéoniste Esther Hégé....

Une belle complicité avec le public, des chansons connues de notre répertoire, ou d'autres venues d'ailleurs...

 

D'abord, les artistes nous invitent à une belle promenade au bord de l'eau... une chanson emplie de gaieté et de joie de vivre... une chanson créée en 1936 pour le film La Belle Équipe, réalisé par Julien Duvivier.

Dans le film, elle est chantée par Jean Gabin. Les paroles furent écrites par Julien Duvivier et Louis Poterat, et la musique par Maurice Yvain et Jean Sautreuil.

Le texte évoque tout un monde de sensations agréables : "l'odeur des fleurs, le bleu, le vert, le trémolo des p'tits oiseaux."

 

"Quand on s'promène au bord de l'eau
Comme tout est beau
Quel renouveau
Paris au loin nous semble une prison
On a le coeur plein de chansons
L'odeur des fleurs
Nous met tout à l'envers
Et le bonheur
Nous saoule pour pas cher
Chagrins et peines
De la semaine
Tout est noyé dans le bleu dans le vert

Un seul dimanche au bord de l'eau
Au trémolo
Des p'tits oiseaux
Suffit pour que tous les jours semblent beaux
Quand on s'promène au bord de l'eau"

 

Puis, c'est la magnifique Complainte de la butte qui raconte un beau rêve d'amour : 

 

"En haut de la rue St-Vincent
Un poète et une inconnue
S'aimèrent l'espace d'un instant
Mais il ne l'a jamais revue

Cette chanson il composa
Espérant que son inconnue
Un matin d'printemps l'entendra
Quelque part au coin d'une rue

La lune trop blême
Pose un diadème
Sur tes cheveux roux
La lune trop rousse
De gloire éclabousse
Ton jupon plein d'trous..."

 

La Complainte de la Butte a été écrite par Jean Renoir pour les paroles et Georges van Parys pour la musique. Créée originellement pour le film French Cancan (1955) de Jean Renoir, La Complainte de la Butte est devenue un classique de la chanson française.

 

Puis, on redécouvre une autre Complainte, celle des infidèles, avec laquelle Mouloudji obtint son premier grand succès, une chanson extraite du film La Maison Bonnadieu de Carlo Rim (1951).

 

"Bonnes gens
Ecoutez la triste ritournelle
Des amants errants
En proie à leurs tourments
Parce qu'ils ont aimé
Des femmes infidèles
Qui les ont trompés
Ignominieusement...

(Refrain)
Coeur pour coeur
Dent pour dent
Telle est la loi des amants
Coeur pour coeur
Dent pour dent
Telle est la loi des amants."

 

On se laisse, ensuite, charmer par la douce Chanson de Maxence, extraite du film Les Demoiselles de Rochefort...

 


"Je l'ai cherchée partout j'ai fait le tour du monde
De Venise à Java de Manille à Hankor
De Jeanne à Victoria de Vénus en Joconde
Je ne l'ai pas trouvée et je la cherche encore

Je ne connais rien d'elle et pourtant je la vois
J'ai inventé son nom j'ai entendu sa voix
J'ai dessiné son corps et j'ai peint son visage
Son portrait et l'amour ne font plus qu'une image

Je pourrais vous parler de ses yeux, de ses mains
Je pourrais vous parler d'elle jusqu'à demain..."

 

 

On écoute encore avec bonheur India Song, titre d'une chanson tirée du film éponyme, interprétée notamment par Jeanne Moreau :

"Chanson,
Toi qui ne veux rien dire
Toi qui me parles d'elle
Et toi qui me dis tout
Ô, toi,
Que nous dansions ensemble
Toi qui me parlais d'elle
D'elle qui te chantait
Toi qui me parlais d'elle
De son nom oublié
De son corps, de mon corps..."

 

 


Pour ne pas oublier le registre humoristique, Jean Bousquet-Véla interprète une chanson célèbre de Boby Lapointe "Avanie et Framboise", que l'on pouvait entendre dans le film de François Truffaut Tirez sur le pianiste (réunissant en vedettes Charles Aznavour et Marie Dubois), sorti en 1960.

 Ce virtuose des calembours nous a laissé des textes d'une drôlerie inouïe...
Boby Lapointe nous surprend encore par les trouvailles de langage dont il fait preuve : poète incontestable des mots, il nous fait rire, sourire de sa bonne humeur...

 

"Elle s'appelait Françoise
Mais on l'appelait Framboise
Une idée de l'adjudant
Qui en avait très peu, pourtant, des idées
Elle nous servait à boire
Dans un bled du Maine-et-Loire
Mais ce n'était pas Madelon
Elle avait un autre nom
Et puis d'abord, pas question
De lui prendre le menton
D'ailleurs, elle était d'Antibes !
Quelle avanie !

Avanie et Framboise
Sont les mamelles du destin !


Pour sûr qu'elle était d'Antibes !
C'est plus près que les Caraïbes
C'est plus près que Caracas
Est-ce plus loin que Pézenas ? Je ne sais pas
Et tout en étant Française
L'était tout de même Antibaise
Et, bien qu'elle soit Française,
Et malgré ses yeux de braise
Ça ne me mettait pas à l'aise
De la savoir Antibaise
Moi qui serais plutôt pour !
Quelle avanie !"

 

On remonte encore le temps avec une chanson qui était interprétée par Frehel, intitulée "Où est-il donc ?" une chanson extraite du film Pépé le Moko (Paroles de Lucien Carol et André Decaye - Musique de Vincent Scotto)

"Y’en a qui vous parlent de l’Amérique
Ils ont des visions de cinéma
Ils vous disent " quel pays magnifique
Notre Paris n’est rien auprès d’ça "
Ces boniments-là rendent moins timide,
Bref, on y part, un jour de cafard...
Encore un de plus qui, le ventre vide
A New-York cherchera un dollar
Parmi les gueux et les proscrits,
Les émigrants aux cœurs meurtris;
Il dira, regrettant Paris

{Refrain:}
Où est-il mon moulin de la Place Blanche?
Mon tabac et mon bistrot du coin?
Tous les jours pour moi c’était Dimanche!
Où sont-ils les amis les copains?
Où sont-ils tous mes vieux bals musette?
Leurs javas au son de l’accordéon
Où sont-ils tous mes repas sans galette?
Avec un cornet de frites à deux ronds
Où sont-ils donc?"

 

On écoute enfin America, extrait de West Side Story... joué magnifiquement à l'accordéon...

 

Une belle revue de chansons de cinéma au cours de ce spectacle : une occasion de remonter le temps, d'écouter des textes emplis de charme, de poésie...

 

 

 

Quand on se promène au bord de l'eau...

La Complainte de la Butte...

La chanson de Maxence...

India Song...

Avanie et Framboise...

America West Side Story

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14 octobre 2020 3 14 /10 /octobre /2020 10:25
Ambiance Féria !

 

Je n'aime pas la corrida, je désapprouve la violence, la cruauté de ce spectacle qui met en scène des animaux destinés à mourir dans l'arène.

 

 Pour en avoir vu quelques images, j'avoue que je trouve ce spectacle barbare et inhumain...

La bête terrassée, le sang qui coule, la poussière qui souille l'animal, la souffrance du taureau... tout cela est indigne.

 

En revanche, j'aime l'ambiance festive qui règne dans les rues lors des férias.

 

Musiques, fanfares, danses ponctuent la fête : les rues s'animent, les gens se mettent à danser, taper dans les mains,...

De la bonne humeur, des sourires, de la complicité, une convivialité...

Une fanfare déambule dans les rues de la ville, une musique emplie de gaieté nous accompagne...

 

J'aime aussi les spectacles de chevaux : on admire la beauté, l'élégance des chevaux, des cavaliers et cavalières...

On perçoit une complicité entre l'homme et l'animal, les chevaux exécutent des pas de danse au son d'une musique entraînante.

Quelle adresse ! Quelle harmonie !

 

Comment ne pas admirer aussi la beauté des costumes ? Cavalière en somptueuse robe écarlate, à volants, cavalier en tenue goyesque sombre souligné de galons dorés...

Superbe ! Quel accord parfait entre le cavalier et sa monture !

Un magnifique spectacle qui permet de voir des animaux, de les approcher, de mieux en percevoir toute la beauté...

Notre monde moderne nous éloigne tellement de ce monde animal que nous ne côtoyons plus...

 

On peut admirer aussi les chevaux qui dansent, en liberté, sans bride, sans harnachement.

Crinières au vent, ils caracolent en cadence pour le plaisir des yeux.

 

On peut apprécier encore des numéros de cascades à cheval : on est ébloui par l'adresse des cavalières qui exécutent des figures périlleuses sur leur monture...

 

Ces traditions méritent d'être perpétuées, elles font partie de notre patrimoine. 

Elles sont sources de bonheurs, de réjouissances communes : il faut les préserver...

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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30 septembre 2020 3 30 /09 /septembre /2020 08:18
Soirée irlandaise à Nîmes...

 

Décidément, les festivals de Nîmes nous font voyager : après le Brésil, l'Argentine, nous voici transportés en Irlande avec le groupe Celtic Cottage...

 

Un air d’Irlande a soufflé  sur la maison Carrée et ses alentours à l’occasion du concert de Celtic Cottage présenté par l’Association des anciens élèves du conservatoire de Nîmes, dans le cadre des Jeudis de Nîmes...

 

Le groupe de musiciens s’est associé au programme culturel de la Ville pour une soirée à l’ambiance pub irlandais mais aussi avec un grand répertoire revisité à la mode celtique.

 

La violoniste et chanteuse irlandaise Michelle Lalor a présenté un programme à la fois traditionnel, classique et moderne entourée des artistes locaux Robin Capuano et Philippe Carmona.

 

Les musiciens ont transporté le public au cœur du pays natal de la chanteuse au talent empreint d’humour et de sensibilité.

Echos celtiques où se mêlent tradition et modernité résonnent dans ce spectacle qui a enchanté le public. Quelle énergie ! Quel talent !

 

On est ému par cette magnifique ballade , Oh Danny boy écrite par l'auteur-compositeur anglais Frederic Weatherly en 1913, sur la mélodie traditionnelle irlandaise de " Londonderry Air ".
Certains ont interprété la chanson comme un message d'un parent à un fils partant pour une guerre, ce que suggère la référence aux "cornemuses."

 

 


"Oh, Danny boy, the pipes, the pipes are calling
From glen to glen, and down the mountain side
The summer's gone, and all the flowers are dying
'Tis you, 'tis you must go and I must bide.

But come ye back when summer's in the meadow
Or when the valley's hushed and white with snow
'Tis I'll be here in sunshine or in shadow
Oh, Danny boy, oh, Danny boy, I love you so.

And when you come, and all the flowers are dying
If I am dead, as dead I well may be
You'll come and find the place where I am lying
And kneel and say an "Ave" there for me.

And I shall hear, though soft you tread above me
And all my grave shall warm and sweeter be
For you will bend and tell me that you love me
And I shall sleep in peace until you come to me."

"Mon Danny, les cornemuses, les cornemuses appellent,
De vallée en vallée et le long des montagnes,
L'été est fini et toutes les fleurs se meurent,
Tu dois, tu dois partir et je dois attendre.

Mais reviens quand l'été est dans le pré
Ou que la vallée est silencieuse et blanche de neige,
Je serai là au soleil ou à l'ombre,
Oh, mon Danny, oh mon Danny, je t'aime tant.

Et quand tu reviendras et que toutes les fleurs se mourront,
Si je suis morte, puisque je pourrais l'être,
Tu viendras trouver l'endroit où je reposerai
Et tu t'agenouilleras et diras un "Ave", là, pour moi.

Et j'entendrai, même si ton pas est léger au-dessus de moi
Et ma tombe sera chaude et plus douce
Car tu te pencheras et me diras que tu m'aimes
E
t je dormirai en paix jusqu'à ce que tu viennes à moi."

 

On aime aussi cette chanson Dirty old town... une chanson britannique écrite par Ewan MacColl en 1949, rendue internationalement populaire par les Dubliners puis par les Pogues.

La chanson brosse un portrait acide du nord de l'Angleterre, région très industrielle.

Dirty Old Town ayant été surtout popularisée par The Dubliners et The Pogues, deux groupes de musique irlandaise internationalement connus, le grand public pense souvent qu'il s'agit d'une chanson traditionnelle irlandaise. En Irlande, beaucoup de gens pensent d'ailleurs que cette chanson se réfère à Dublin.

Mais la magie de cette chanson fait qu'elle s'adapte finalement très bien à de nombreuses villes industrielles du Royaume-Uni, d'Europe en général ou encore des États-Unis.

 

"I met my love by the gas works wall
J'ai rencontré mon amour près du mur de l'usine à gaz
Dreamed a dream by the old canal
J'ai fait un rêve près du vieux canal
Kissed a girl by the factory wall
Embrassé une fille près du mur de l'usine
Dirty old town
Vielle ville sale
Dirty old town
Vielle ville sale

Clouds a drifting across the moon
Les nuages défilent devant la lune
Cats are prowling on their beat
Les chats rôdent dans leur quartier
Spring's a girl in the streets at night
Le printemps est comme une fille dans les rues le soir
Dirty old town
Vielle ville sale
Dirty old town
Vielle ville sale

Heard a siren from the docks
J'ai entendu une sirène venant des docks
Saw a train set the night on fire
J'ai vu un train mettre le feu à la nuit
Smelled the spring on the smokey wind
J'ai senti le printemps dans la fumée portée par le vent
Dirty old town
Vielle ville sale
Dirty old town
Vielle ville sale

I'm going to make a good sharp axe
Je vais fabriquer une hache bien aiguisée
Shining steel tempered in the fire
L'acier brillant trempé dans le feu
I'll chop you down like an old dead tree
Je t'abattrai comme un vieil arbre mort
Dirty old town
Vielle ville sale
Dirty old town
Vielle ville sale

 On admire l'originalité de la version interprétée par Celtic Cottage :  : le groupe a mélangé le thème de la chanson avec celui du morceau de Dave Brubeck TAKE FIVE, ce qui donne à la chanson un rythme haletant et intense. Voici le lien :

 

 

https://youtu.be/vmDDOFXSgAs


 

 

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18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 11:08
La chacarera... vous connaissez ?

 

La chacarera : quel nom rempli d'exotisme ! Un mot qui nous transporte en Amérique du sud...

Un mot qui chante avec cette voyelle "a" réitérée, un mot mystérieux aux sonorités éclatantes...

 

La chacarera... vous connaissez ?

La chacarera est une danse traditionnelle originaire du nord de l'Argentine : on la danse en couple ou en groupe...

 

Lors du Festival du tango argentin, les Nîmoises et les Nîmois ont pu apprendre les rudiments de cette danse...

 

La leçon commence par une magnifique démonstration : un couple de danseurs virevolte sur le parvis de la Maison Carrée...

Quel charme ! quelle élégance !

Les spectateurs subjugués admirent le spectacle... et ne perdent pas une miette de ces pas de danse.

La chacarera rend heureux : il suffit de regarder les danseurs, leurs sourires, leurs gestes harmonieux.

 

La Chacarera est un rythme et une danse folklorique originaire du nord de l’Argentine, caractéristique de la province de Santiago del Estero. Son nom vient de "la chacra", qui désigne la ferme, car elle était au départ pratiquée dans les champs. Elle utilise comme instruments le violon, la guitare et le bombo. 

Le bombo est un instrument traditionnel du folklore, sorte de gros tambour fait de bois et recouvert de cuir.

Ainsi, la Chacarera est une danse populaire sur des rythmes joyeux...

 

Cette danse folklorique argentine se rapproche beaucoup des déplacements, placements du corps et de l'esprit de Sévillanes, tandis que le jeu de jupes et les frappes de pieds rappellent le travail de la danse tsigane. 

On perçoit tout le plaisir du mouvement dansé, l'expressivité et la musicalité du corps...

Cette danse est aussi une merveilleuse invitation au voyage...

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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