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13 août 2021 5 13 /08 /août /2021 08:48
Un somptueux récital de piano avec Violaine Debever...

 

Elle entre en scène, rayonnante, avec sa longue robe bleue pour un récital de piano qui nous invite à la découverte de musiques contemporaines.

Violaine Debever se spécialise en 2011 dans le répertoire contemporain si peu connu.

Au programme de ce récital : Robert Scuhmann, Scènes d'enfant, George Crumb, A little suite for Christmas, Harrison Birtwistle, Harrison's Clock n° 3, Claude Debussy, Trois préludes, et enfin Franz Liszt, Rhapsodie hongroise n° 12.

L'occasion de découvrir certains compositeurs que je ne connaissais pas du tout.

Scènes d'enfants (Kinderszenen), op. 15, est une œuvre pour piano de Robert Schumann écrite en 1838 et composée de treize courtes pièces. Malgré son titre, elle ne s'adresse pas à des enfants, mais elle a, selon les termes de Schumann, été conçue "par un grand enfant", comme "souvenir pour des personnes qui ont grandi".

On est d'abord comme envoûté par la grande douceur de cet extrait, puis la musique devient enjouée, emplie de pirouettes, presque comique, comme dans un jeu qui prête à rire.

Le rythme s'accélère ensuite comme une cascades de notes et de rires...

Le rythme change encore, se fait lent, langoureux, plein de douceur, de tendresse propre à l'enfance.

Et on retrouve cette alternance dans l'ensemble du morceau.

Nous sommes bien dans le monde de l'enfance !

 

Avec George Crumb, on entre dans un tout autre univers musical : il invente son propre langage sonore, grâce à des sons inouïs comme venus d'un autre monde.

George Crumb, né le 24 octobre 1929 à Charleston (Virginie-Occidentale), est un compositeur américain de musique contemporaine.

"On peut parler d'une véritable réorchestration avec un piano.", nous annonce Violaine Debever.

Et l'exécution du morceau interprété nécessite la préparation du piano : cordes pincées, frottées.

Le son vient de l'intérieur du piano.

Et de fait les sonorités étranges ont de quoi surprendre ! Une véhémence qui étonne, fait presque peur... des sons caverneux puis cristallins !

On entend des sons qui résonnent à l'infini, puis un long silence...

On est séduit alors par une douce mélodie qui incite à la rêverie... La pianiste joue sur les touches mais aussi à l'intérieur du piano...

Etonnante musique parfois déconcertante, nerveuse, rude, parfois emplie de douceur !

 

Harrison Birtwistle, né le 15 juillet 1934 à Accrington, Angleterre, est, quant à lui, un compositeur britannique. Il reconnaît les influences d'Igor Stravinsky, Varèse (les sonorités extrêmes) et Messiaen (les structures rituelles) sur sa musique.

 

Avec Harrison's Clocks,  Harrison Birtwistle compose une musique totalement différente qui ne s'attache pas aux sons mais aux rythmes.

Harrison's Clocks est constitué de cinq pièces inspirées des horloges maritimes du XVIIIe siècle de John Harrison.

Elles ont été inspirés par le livre de Sobel Longitude, sur la gestation douloureusement prolongée des horloges de mer de John Harrison, aujourd'hui conservées à Greenwich. Il y a cinq morceaux substantiels, chacun commençant par une ruée de notes jusqu'au bas du clavier. Dans Clock, les mouvements contraires irréguliers et les figures saccadées sont délibérément déphasés.

Ce sont des pièces virtuoses fascinantes et exaltantes. 

Le rythme est heurté, saccadé, étrange avec des répétitions : on a l'impression d'un automate qui s'emballe...

Une mélodie en évolution furtive intégrée dans un accompagnement de notes répétées dont l'articulation exige de l'endurance et de la virtuosité de la part de l'interprète...

 

Avec les trois préludes de Debussy, on est sensible, cette fois, à la richesse des évocations et de l'orchestration : c'est une invitation au voyage et à la rêverie...

Magnifique !

D'abord, La terrasse des audiences du clair de lune : une atmosphère nocturne, calme, apaisée...

Puis, Voiles : des notes claires comme des éclats sur l'eau, on a l'impression de voir des voiliers qui dansent sur les vagues...

Enfin, Ce qu'a vu le vent d'ouest : un rythme houleux, renversant, des vagues de notes qui s'accélèrent et sont de plus en plus tempétueuses. La musique nous fait ressentir les zigzags du vent, sa puissance.

 

On aborde un univers encore plus familier avec la Rhapsodie hongroise de Liszt : on assiste à un enchaînement d'impressions et de sentiments divers...

D'abord une musique intense, nerveuse, puis un rythme enfantin, joyeux, une impression de gaieté, de valse tourbillonnante.

Quelle gaieté enivrante ! On est emporté par un tourbillon de notes étourdissant et éblouissant !

 

Un tonnerre d'applaudissements bien mérité  pour Violaine Debever...

 

Sous les rappels, elle revient interpréter Le vieux château de Mussorgsky, un air empli de douce mélancolie...

 

Bravo à cette jeune musicienne qui a su enchanter tout le public !

 

 

 

 

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21 juin 2021 1 21 /06 /juin /2021 08:43
Une musique solaire...

 

Pour célébrer la fête de la musique...

"Tout est musique. La musique est partout, elle contient tout. Elle est dans le mouvement des arbres, dans la présence des oiseaux. Elle est dans la douceur d'un matin, dans le chant d'un ruisseau...", écrit Marie-Claire Le Guay, dans son ouvrage intitulé "La vie est plus belle en musique".

 

Encore un concert de jazz offert aux Nîmois, inspiré par la nature et le soleil, dans le cadre prestigieux des Jardins de la Fontaine, devant le temple de Diane...

 

Un décor somptueux, sous les tilleuls illuminés par les lumières des projecteurs, un temple vieux de 2000 ans, monument le plus romantique, et aussi le plus mystérieux de Nîmes, un édifice associé au culte impérial...

Les Nîmois l'ont baptisé à tort "temple de Diane". Il n'est probablement ni temple, ni consacré à Diane. On a longtemps pensé qu'il pouvait s'agir d'une bibliothèque, mais les archéologues penchent aujourd'hui davantage pour une salle de méditation où on accueillait les pèlerins, avant leur entrée dans le sanctuaire.

Ce bâtiment  était l’une des composantes du grand sanctuaire dédié à Nemausus et au culte impérial.

 

En tout cas, un lieu empli de charmes et d'histoire...

 

C'est dans ce cadre somptueux que Franck Nicolas a fait son retour sur scène, lors du Nîmes Métropole Jazz Festival. Le trompettiste compose une musique solaire : son inspiration lui vient de la nature, des planètes et du soleil.

 

Franck Nicolas expérimente ici une nouvelle façon d’aborder l’improvisation jazz guidée par les mouvements, les fulgurances et la puissance de la lumière solaire. 

Franck Nicolas, trompettiste, compositeur Guadeloupéen est un créateur à l’appétit insatiable.

Pour ce concert, le trompettiste était accompagné du lumineux Alain Jean-Marie au piano et du légendaire Reggie Washington aux lignes de contrebasse inspirées.

Un beau moment de détente, de bonheur sous les tilleuls des Jardins... 

 


" A New-York en 2002, Frank Nicolas crée le jazz-ka (mélange de jazz et de tambour traditionnel de Guadeloupe) au côté d’Alain Jean-Marie, Magic Malik, Jacques Schwarz-Bart, Lonnie Plaxico… En 2017, il invente le jazz-kalina (mix entre jazz et musique Kalina symbolisée par l’utilisation des coquillages caraïbes).

 

En 2020, il s’oriente vers un tout nouveau concept où se mêlent musique et spiritualité, "la Musique-Solaire". L’essence inspiratrice de cette musique provient de la nature, des planètes et du Soleil, source de vie de notre monde. La première expérience de cette musique s’est réalisée sur des standards de jazz au côté de Randy Weston et d’Alex Black en trio avec Franck Nicolas, lors d’une ultime tournée du pianiste de légende."

 

 

 

 

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11 juin 2021 5 11 /06 /juin /2021 12:26
Un après-midi provençal...

 

Nombre de traditions sont essentielles : elles constituent pour chacun d'entre nous des repères, un ancrage dans le passé... elles nous offrent un lien avec ceux qui nous ont précédés...

 

Je suis née en Provence, du côté de Marseille. Mon grand-père et ma grand-mère maternels appartenaient au monde paysan : ils cultivaient la terre dans le pays d'Aix. Mon grand-père paternel était pêcheur à l'Estaque.

Mes racines sont donc provençales.

 

Comment ne pas être attaché à cette terre du sud et à ses traditions ancestrales ?

 

La Feria de Nîmes est aussi l'occasion de faire revivre certaines de ces traditions, notamment des danses provençales.

 

Le spectacle se déroulait dans un lieu somptueux et prestigieux  les Jardins de la Fontaine, devant l'antique temple de Diane...

 

Un temple vieux de 2000 ans, monument le plus romantique, et aussi le plus mystérieux de Nîmes, un édifice associé au culte impérial...

Etait-ce un temple ou une bibliothéque ? Ce bâtiment  était l’une des composantes du grand sanctuaire dédié à Nemausus et au culte impérial.


On ne connaît pas la véritable fonction de cet édifice dans le sanctuaire antique : bibliothèque ? salle cultuelle ? On ne sait pas vraiment...

En tout cas, un lieu empli de charmes et d'histoire...

 

Au cours de ce spectacle, on pouvait admirer des costumes et des robes d'autrefois, des tissus provençaux aux motifs variés, des coiffes à l'ancienne, de savants chignons, des dentelles, des jupes empesées...

 

Au rythme d'un orchestre provençal, les danseurs et les danseuses ont offert aux spectateur un florilège de danses traditionnelles.

Danse des jardinières, danse des pêcheurs, danse des rubans, farandoles, ballet des filles de marbre, volte, le spectacle était haut en couleurs...

 

On pouvait entendre les instruments traditionnels de la Provence : les fifres, les tambourins, les galoubets...

 

La musique, les costumes, les chorégraphies nous permettaient de retourner dans le passé, et de retrouver une certaine douceur de vivre : des airs et des rythmes apaisants, des costumes confectionnés avec soin, des danses pleines de gaieté, de charme.

 

Un spectacle simple, sans fioriture, sans artifice, en plein air, à la lumière du soleil de Provence, sous les tilleuls et les marronniers qui bordent le temple de Diane...

Un spectacle harmonieux qui apporte douceur et réconfort...

 

 

 

 

 

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28 mai 2021 5 28 /05 /mai /2021 11:00
Une vie de passion pour le cinéma !

 

 

Une exposition intitulée "Une vie de passion, Yves Thos, affichiste de cinéma", présentée au Carré d'Art à Nîmes, a été l'occasion pour Marc Simon, comédien, musicien, de donner une conférence sur les musiques de film en lien avec les affiches de cinéma...

 

Pour mettre les spectateurs dans l'ambiance, Marc Simon interprète d'abord une chanson de sa composition, pleine d'entrain : une personne déploie toutes sortes d'arguments et de moyens pour emmener sa chère "tantine" au cinéma.

Et c'est déjà une invitation à vivre les aventures du cinéma à travers musiques et affiches de films.

 

On découvre ainsi une affiche d'un film de Blake Edwards : "La grande course autour du monde", avec Tony Curtis et Nathalie Wood. Et si on regarde tout en bas de l'affiche, on voit que la musique a été composée par Henry Mancini : son nom est à peine mentionné, en petits caractères.

 

Henry Mancini ? Vous connaissez ? Moi, pas du tout. Mancini est pourtant un grand compositeur de musiques de film, c'est à lui que l'on doit notamment la musique de "La panthère rose", un autre film de Blake Edwards, une musique célèbre entre toutes, que tout le monde connaît, cette fois....

Blake Edwards avait aussi signé une série télévisée "Mister Lucky", dont la musique fut composée encore par Henry Mancini.

Henry Mancini a composé la musique d'un autre film de Blake Eddwards : Darling lili.

Henry Mancini est né en 1924 à Cleveland de parents italiens originaires des Abruzzes. Il grandit à Aliquippa, près de Pittsburgh. Son père était ouvrier dans la sidérurgie et pratiquait la musique dans un orchestre. Il encouragea son fils à apprendre la flûte et le piano. Mancini est donc issu d'un milieu très modeste.

 

 

On se déplace ensuite vers une autre affiche : "Il Bidone, L'Arnaque", en langage populaire,  un film de Fellini, avec Giulietta Masina. On doit la musique à Nino Rota, célèbre compositeur.

Fellini raconte dans ce film les aventures au quotidien de gens très simples.

Et bien sûr, on ne peut évoquer Fellini sans parler de "La Strada" dont le thème célèbre fut composé aussi par Nino Rota.

 

Une autre affiche retient encore notre attention, celle d'un film de Jean Renoir, avec Jean-Louis Barrault, "Le testament du docteur Cordelier" :  Il s'agit d'une adaptation non officielle de l'histoire  "Docteur Jekyll et Mister Hyde."

C'est Joseph Kosma qui en signe la musique. C'est l'occasion pour Marc Simon d'évoquer les liens étroits entre chansons et cinéma...

 

Ainsi, Fernandel a d'abord été chanteur puis acteur, Bourvil avait une formation de musicien, il s'est fait connaître par l'opérette.  Au départ musicien et chanteur de music-hall et d'opérette, il connut le succès à la Libération avec la chanson Les Crayons, en se créant un rôle caricatural de paysan normand naïf et benêt.

C'est Joseph Kosma qui compose Les feuilles mortes , une chanson célèbre du film "Les portes de la nuit" de Marcel Carné.

 

Une nouvelle affiche encore, celle du film "Drame de la jalousie" de Ettore Scola, avec Marcello Mastroianni et Monica Viti. La musique du film fut composée par Armando Trovajoli : ce musicien a joué avec les plus fameux jazzmen : Duke Ellington, Louis Armstrong, Miles Davis, Stéphane Grappelli et Django Reinhardt.

Musicien éclectique, Trovajoli alterne musiques légères, romantiques, jazz... il a écrit de très nombreuses musiques pour le cinéma.

 

Un peu plus loin, une affiche du film "Une vierge sur canapé", avec Tony Curtis et Nathalie Wood : les personnages ont un air coquin et souriant. La musique est signée Neal Hefti.

Hefti a aussi fait beaucoup d’arrangements pour Count Basie, notamment une session d’enregistrement avec Frank Sinatra. Hefti était surtout connu pour sa musique de swing... l'occasion de rappeler que Henry Salvador a chanté Count Basie.

 

Puis, Marc Simon évoque un compositeur français : Georges Delerue si talentueux pour mêler des musiques venues d'horizons différents. C'est ainsi qu'il écrivit la musique du film "Les tribulations d'un Chinois en Chine" : un subtil mélange de traditions chinoises et de valse française.

Georges Delerue compose aussi les musiques de L'homme de Rio, et Cartouche avec Jean-Paul Belmondo. des styles de musique très variés.

On connaît aussi cette chanson célèbre : "Trois petites notes de musique",  chanson française écrite par Henri Colpi sur une musique de Georges Delerue pour le film "Une aussi longue absence" d'Henri Colpi, où elle est interprétée par Cora Vaucaire (1961).

 

Enfin, Marc Simon nous présente des affiches de James Bond : le succès des films doit beaucoup à la musique de John Barry.

John Barry qui fut le mari de Jane Birkin a composé onze bandes originales de James Bond.

Le "James Bond Theme" est une musique instrumentale créé par Monty Norman et arrangée puis orchestrée par John Barry. Les deux compositeurs se sont disputé la paternité du titre.

John Barry est un musicien polyvalent, un magnifique orchestrateur. Ses musiques font rêver.

On remarque aussi que, sur les affiches, le rôle de la femme n'est pas très valorisant : par exemple, sur une image, la femme est au pied de James Bond, un cliché sexiste des années 60.

Merci à Marc Simon pour ce voyage musical à travers des affiches de cinéma : l'occasion de mieux connaître ces musiciens qui savent magnifiquement accompagner les images et les mettre en valeur...

Que serait le cinéma sans la musique ?

 

 

 

 

 

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6 janvier 2021 3 06 /01 /janvier /2021 11:55
Prodiges !

 

Instrumentistes, chanteurs, danseurs, les jeunes prodiges ont une nouvelle fois livré un spectacle époustouflant de maîtrise et de fraîcheur...

Magnifique programme !

 

Ce spectacle diffusé sur France 2 mettait d'abord en valeur des instrumentistes :

Stella, 14 ans, interprète au piano la Rhapsodie hongroise n° 2 de Listz : accompagnée par l'orchestre philharmonique de Marseille, Stella nous entraîne dans le tourbillon de cette rhapsodie avec une virtuosité éblouissante ! Elle dit son bonheur de partager cette musique et le public ressent son enthousiasme.

 

Puis, Raphaël, 13 ans, joue au violon la liste de Schindler de John Williams, une musique emplie de mélancolie : émotion et sensibilité sont au rendez-vous.

 

C'est ensuite au tour de Liam, 15 ans, de nous faire apprécier un extrait de Prokofiev, Roméo et Juliette... La Danse des Chevaliers, qui nous emporte dans une ambiance romantique, pleine d'énergie et de vitalité.

 

 

Dans la catégorie chant, Armand, 12 ans, nous séduit de sa voix angélique et envoûtante, en interprétant Panis Angelicus de César Franck.

 

Isabelle, 16 ans, nous transporte, elle, dans un monde de rêves, celui du Magicien d'Oz grâce à sa voix enchanteresse : elle nous emmène vraiment "Somewhère over the rainbow"...

 

Auguste, 16 ans, fait ensuite vibrer et retentir l'air du toréador, extrait de Carmen, avec panache, conviction et un art maîtrisé de la mise en scène.

 

 

Dans la catégorie danse, c'est Pénélope, 16 ans, qui ouvre le bal : sur un air de Rachmaninov, on admire sa légèreté, sa finesse, sa grâce...

 

Paul, 16 ans, nous éblouit encore de ses pirouettes, de son élégance, et de la majesté de ses mouvements.... sur la symphonie n° 9 de Beethoven....

 

Enfin, Juliette, nous permet d'apprécier son aisance, sa grâce, sa malice, sa précision, sa technique avec la Marche de Casse Noisettes de Tchaikovsky...

 

 

Et c'est Isabelle à la voix envoûtante qui remporte la finale 2020 de PRODIGES : elle interprète encore Your Love, d'Ennio Morricone, sous les ovations méritées du public.

 

Comme l'écrit Claude Hagège : "La musique se situe au plus profond de l'identité humaine... la musique est une voie d'expression indépendante, une puissance créatrice. Elle définit les collectivités humaines bien davantage qu'elle n'est définie par elles...

L'éducation musicale est une nécessité impérieuse et devrait être développée partout, dans toutes les écoles de tous les pays, d'une façon approfondie et non comme un simple enseignement d'appoint. Faute de cela, la musique classique continuera d'apparaître comme un divertissement de luxe..."

Et Claude Hagège rajoute : "Les manifestations musicales collectives, ces communions sublimes, sont en péril. Car les ailes noires du coronavirus sont en train, en espérant qu'il disparaîtra, de porter, au dessus du monde, une menace de mort, contraignant partout les pouvoirs politiques à prendre des mesures qui limitent fortement les attroupements et les regroupements de personnes autour d'un spectacle."

La musique est pourtant essentielle, "la présence de la musique fortifie, peuple et enrichit la vie.", écrit encore Claude Hagège.

 

 

 

https://www.france.tv/france-2/prodiges/prodiges-saison-7/2154435-liam-danse-des-chevaliers-serguei-prokofiev.html

 

https://www.france.tv/france-2/prodiges/prodiges-saison-7/2154445-isabelle-somewhere-over-the-rainbow-harold-arlen-herbert-stothart.html

 

https://www.france.tv/france-2/prodiges/prodiges-saison-7/2154447-auguste-l-air-du-toreador-georges-bizet.html

 

https://www.france.tv/france-2/prodiges/prodiges-saison-7/2154455-juliette-la-marche-casse-noisette-piotr-ilitch-tchaikovski.html

 

 

 

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3 janvier 2021 7 03 /01 /janvier /2021 13:42
Le petit train de Noël...

 

 

Pendant les fêtes de Noël, un train musical sillonne la ville... 

 

 

Des chants de Noël scandent son passage... gospels, chants traditionnels : Douce Nuit, La Marche des Rois, Les Anges dans nos campagnes, Venez divin Messie, etc.

 

 

Des chants qui réveillent des souvenirs d'enfance, des Noëls d'autrefois...

 

 

 

Joli train couleurs de neige et d'or qui enchante le moment des fêtes...

 

 

 

Joli moment fugitif pour fêter Noël, belle ambiance festive dans les rues de la ville...

 

 

 

Des sourires, de la gaieté, une joie simple, des signes de la main offerts aux passants...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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30 décembre 2020 3 30 /12 /décembre /2020 10:48
Un concert devant le temple de Diane...

 

Elles sont quatre jeunes chanteuses enthousiastes, dynamiques... elles s'inscrivent dans la lignée des jug bands des années 20...

 

Elles utilisent des instruments variés : instruments classiques, contrebasse, banjo, ukulele, percussions,  objets du quotidien détournés : washboard, Kazoo.

Elles ont donné un nouveau concert devant le temple de Diane, à Nîmes.

 

Un moment de pur bonheur et de swing pour les nombreux spectateurs présents...

Un cadre somptueux, mystérieux : un temple romain construit au premier siècle, un monument antique qui a traversé le temps...

Temple dédié à la déesse Diane, bibliothèque, lieu de culte ? On ne sait pas trop quelle était la fonction première de cet édifice.

 

Le groupe Banan'N Jug nous a fait voyager vers la Jamaïque, les Bahamas, Haïti, Hawaii... Les paroles font aussi escale en Chine ou au Mexique, après un petit détour par la France !

 

On aime ces instruments décalés comme la washboard : "un instrument de musique frotté apparu à La Nouvelle-Orléans. C'est un ustensile sanitaire détourné de sa fonction originelle et adapté à un jeu musical par le détournement d'autres objets usuels, tels des dés à coudre.
À l'origine, il s'agissait d'une vraie planche à laver et à battre le linge ; aujourd'hui il en existe des versions modernes, spécialement adaptées à la musique.

Cet instrument de musique se porte également comme un plastron et se joue directement sur soi. Il prend alors le nom de vest-frottoir ou frottoir en cajun louisianais."

 

"Le kazoo, aussi appelé gazou, est un accessoire qui modifie la voix. Proche du mirliton, il est constitué d'un tube fermé par une membrane. En chantonnant dans le tube, le musicien fait vibrer la membrane qui transforme le timbre de la voix en sons nasillards aux accents enfantins. "

 

"Le ukulélé est un instrument à cordes pincées traditionnel hawaïen, proche du cavaquinho, instrument populaire du Portugal dont il est une adaptation."

 

Bravo à ces musiciennes pour ce moment festif empli de charme et de gaieté !

 

 

 

 

Natacha : toy piano + percussions, voix
Laure : ukulele, voix, banjo
Caroline : percussions, voix, kazoo
Marine : contrebasse, voix

 

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20 décembre 2020 7 20 /12 /décembre /2020 14:22
A l'approche de Noël, la nuit se pare de lumières éblouissantes...

 

A l'approche de Noël, la nuit se pare de lumières éblouissantes...

 

 

Dans l'obscurité, surgissent des éclats d'étoiles, des guirlandes étincelantes...

 

 

Près de la Maison Carrée aux teintes d'or, un immense cône lumineux attire tous les regards... On admire aussi son reflet en miroir sur le Carré d'Art...

 

 

Plus loin, un arbre s'enflamme d'étoiles, de lumières clignotantes....

 

 

Plus loin encore, un somptueux char romain aux teintes de pourpre est emporté par deux chevaux qui caracolent...

 

 

Les chevaux se cabrent, scintillants de lumières... Les chevaux s'envolent dans la nuit et rejoignent les étoiles...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos et vidéo : rosemar

A l'approche de Noël, la nuit se pare de lumières éblouissantes...
A l'approche de Noël, la nuit se pare de lumières éblouissantes...
A l'approche de Noël, la nuit se pare de lumières éblouissantes...
A l'approche de Noël, la nuit se pare de lumières éblouissantes...
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13 décembre 2020 7 13 /12 /décembre /2020 13:25
Flamboyants jeux d'eau !

 

 

Flamboyants jeux d'eau ! Lumières qui jaillissent dans des bruissements d'eau !

 

 

 

Des éclats lumineux dans la nuit !

 

 

 

Des flammes d'eau qui surgissent du bitume !

 

 

 

Elles éclairent l'obscurité de teintes vives... éclairs de feux, de rose, de bleus....

 

 

 

 

Soudain, des jaillissements, des embrasements, des embruns étincelants sur le sol qui reflète les arbres de l'hiver...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 12:44
Enquête sur le téléphone portable... un spectacle de la Compagnie Le Midi moins cinq...

 

Un spectacle réjouissant qui aborde tant de sujets ! Le travail, les transports, le temps qui passe et que l'on perd, le saccage de la planète, le réchauffement climatique, les migrants, l'exploitation des petits Chinois, les rêves, les écrans, les GAFAM, et surtout le téléphone portable... son utilisation, son utilité réelle...

Et le tout, dans un tourbillon de rires et de fantaisie !

 

Un spectacle qui nous fait réfléchir sur le fonctionnement et les absurdités de notre monde.

 

Le rire pour dénoncer et mettre en évidence notre dépendance aux outils numériques qui ont envahi nos vies...

Pouvons-nous vraiment nous défaire de notre addiction aux téléphones portables ?

 

La Compagnie Le Midi Moins Cinq a présenté ce spectacle intitulé MILLE 300 MINUTES PAR CEMAINE : 
UNE ENQUÊTE SOUTERRAINE DE RUE SUR LES TÉLÉPHONES PORTABLES..., lors des journées du Patrimoine à Nîmes...

 

Avant le spectacle, on voit les deux acteurs se préparer, se maquiller, s'habiller : une proximité sympathique avec les spectateurs.

Ils interrogent le public sur leurs motivations, les interpellent familièrement.

 

Puis, le spectacle commence : assis sur un banc, un personnage essaie d'entamer une conversation avec l'autre.

Mais celui-ci est absorbé par son smartphone : il finit par enlever les écouteurs de ses oreilles, et répond...

"Tu m'as parlé ? Je ne suis pas disponible, je suis en train de "feuilleter" une vidéo : c'est une interview de Marguerite Duras, dans les archives de l'INA en 1985, elle est interviewée sur sa vision de l'an 2000, et elle dit : "Je pense qu'en l'an 2000, l'être humain sera littéralement noyé par l'information, par une information constante, c'est pas loin du cauchemar, il n'aura plus que des réponses..."

Puis, le spectacle déroule une succession de réflexions sur l'ennui, le temps qui passe, la vieillesse, la mort...

Tantôt sérieux, tantôt loufoques les personnages font référence à toutes sortes de personnalités et d'événements...

Marguerite Duras, Henry David Thoreau, Claude Chappe, inventeur du télégraphe, sont convoqués au cours du spectacle...

Mai 68, la révolution culturelle en Chine, les chars envoyés contre la foule en 1989, New- York, le 3 avril 1973, le premier appel depuis un téléphone portable...

 

"Nous sommes tous reliés par l'information..." affirme un des deux personnages "et dans huit ans, avec la 5G, ça va être fantastique ! On sera tous reliés, on sera devenu DIEU ?", avec un point d'interrogation...

Les acteurs interrogent le public qui est invité à participer au spectacle...

 

Une spectatrice est conviée pour faire une expérience de retrait et de solitude : elle est guidée via son téléphone portable vers un lieu isolé... Elle raconte ce qu'elle voit...

La pièce s'achève dans un gros éclat de rires et un certain suspense...

 

"A travers ce spectacle, les comédiens Olivier Bracco et Marc Sollogoub nous interpellent sur notre relation aux outils connectés, aux médias, à autrui et sur la complexité de nos dépendances, par un propos très documenté empreint d’une bonne dose d’humour."


"Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer seul dans une chambre" écrivait Pascal dans ses Pensées." Aujourd’hui le téléphone portable a résolu le problème de la solitude et bientôt celui de la pensée. Avec le public les comédiens mènent enquête pour mieux connaître son histoire depuis son apparition en 1973, son utilisation et son utilité réelle."

 

 

 

 

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