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7 juin 2019 5 07 /06 /juin /2019 10:34
Un concert dédié aux chants des oiseaux...

 

A l'origine de ce concert : Cinq contes de la Petite Forêt... Composé par Dominique Jayles, ce madrigal ornithologique est fondé sur la transposition musicale d'une soixantaine de chants et de cris d'oiseaux...

 

Organisé en cinq actes, il épouse le déroulement d'une journée, de l'aube au crépuscule, en passant par le grand silence de midi.

 

Il s'ouvre sur l'évocation d'une nuit d'été dans une forêt du sud de la France et se referme sur le retour de l'obscurité.

Le spectateur se retrouve ainsi plongé dans une ambiance feutrée, mystérieuse, au coeur d'une forêt où bruissent les oiseaux...

Etrangeté de ces sons qui habitent la forêt... Une nature vibrante de cris et de chants d'oiseaux enveloppe l'auditoire.

Magie des instruments de musique et de la voix humaine qui reconstituent les bruits d'une forêt !

 

Ce concert a été donné par les élèves des classes de piano et de musique de chambre du Conservatoire de Nîmes.

 

Puis, on écoute le Prince de la nuit, le Grand Duc, un hibou, le plus grand d'Europe, avec ses 60 centimètres de hauteur, il se confond souvent avec les falaises dans lesquelles il aime nicher... quand la lune apparaît, un long hululement déchire le silence, alors, le Prince de la nuit part en chasse pour traquer hérissons, rongeurs et renardeaux.

Bienheureux ceux qui ont pu apercevoir sa silhouette noire, posée sur un arbre mort, se découpant sur le bleu d'un ciel de pleine lune, il semble alors imposer son règne comme on ne sait quel dieu terrible et respecté... le tout sur une musique de Jean-Denis Michat... un morceau pour saxophone alto et percussions. 

 

Un autre instrument, le piano nous permet d'entendre le coucou, grâce à une musique de Claude Daquin....

 

C'est ensuite un morceau de Claude Debussy qui emporte l'auditoire dans ses arabesques : Clair de Lune de la Suite Bergamasque...

 

On se laisse encore bercer par une musique de Philippe Gaubert, Soir d'automne, des Trois Aquarelles.

 

On peut rêver en écoutant toute la poésie et la douceur de l'Andante du trio avec piano en Sol Majeur de Mozart.

Puis, c'est une musique d'Astor Piazzola qui nous emporte dans ses méandres rythmés.

 

Le concert s'achève sur La Notte de Vivaldi : un air pour flûte, cordes, et basse continue en sol mineur...

Douceur et vivacité alternent... une musique particulièrement adaptée pour évoquer l'univers des oiseaux...

 

Ce concert se déroulait dans le prestigieux Musée d'art contemporain de Nîmes, le Carré d'art, en face de l'antique Maison Carrée.

 

 

 

 

 

Cinq contes de la petite forêt...

Cinq contes de la petite forêt

Le grand Duc

Le coucou

Clair de lune de la suite bergamasque Debussy

Soir d'automne

Mozart

Astor Piazzola

Vivaldi La notte

Vivaldi La notte

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5 juin 2019 3 05 /06 /juin /2019 08:04
Nos ancêtres les barbares !

 

Un spectacle pour évoquer nos ancêtres les Barbares... Un spectacle parodique pour rire et se détendre dans un cadre prestigieux : Les Jardins de la Fontaine, à Nîmes, près du temple de Diane.

Et les rires ont fusé devant une série de sketchs loufoques, un festival de jeux de mots et de plaisanteries.

 

Il s'agit d'abord de résoudre une énigme historique : mais qui sont donc les barbares ?

"Pour certains, le mot barbare désigne le charme, la sensualité, une plastique agréable, un petit peu de tendresse, à savoir Barbarella... mais vous vous trompez...", déclare Wikipédix le jeune....

 

"Pour d'autres, le barbare désigne le roi, le chef, la puissance, quelqu'un qui n'est jamais sans défense, et qui jamais ne se trompe... à savoir Barbare l'éléphant...

Là aussi vous vous trompâtes...

 

Pour d'autres, le barbare est quelqu'un capable de s'adapter à toutes les circonstances, à tous les adversaires, à tous les  terrains, et champs de bataille : le barbare papa...

Pour d'autres, le barbare est un être puissant, cruel, apte à manier n'importe quelle arme et à se défaire de tout adversaire... il s'agit de Conan le barbare...

Mais vous vous trompez encore..."

 

"Les barbares étaient en fait des Cimbres et les Cimbres habitaient une contrée que l'on appellera plus tard le Danemark, mais qu'on appelait alors le Jutland.

Mais pourquoi les Cimbres ont-ils quitté leurs terres pour venir au sud de notre contrée ?"

Le public est alors invité à répondre à cette question...  ce qui donne lieu à diverses interprétations et à des improvisations amusantes...

"pour trouver un meilleur climat, pour conquérir de nouveaux territoires"...

 

Mais la raison est tout autre, nous dit-on  : "La petite sirène de Copenhague a disparu... les Cimbres sont donc partis à sa recherche..."

Les personnages nous entraînent alors dans un tourbillon de gags, dans un univers loufoque rempli d'allusions à l'actualité...

 

Les sketchs se succèdent : un barde est tombé amoureux d' une jeune romaine, la fille d'un consul, il demande conseil à Wikipédix afin de la séduire...

"Non seulement, tu es amoureux, ce qui est une preuve de faiblesse, en plus, d'une femme, ce qui va te compliquer l'existence, et en plus d'Iphigénia... c'est une mission impossible." déclare Wikipédix.

Et d'interroger le public pour trouver une tactique de séduction...

Ainsi, le public est sans cesse associé au spectacle...

 

Puis, les Cimbres font escale en Teutonie, où la bière est bonne, les voitures solides. Ils demandent de l'aide aux Teutons pour retrouver la petite Sirène et ils se rendent enfin en Ibérie.

On assiste alors à un entraînement loufoque aux techniques romaines de combat, à une leçon vestimentaire, on écoute une chanson espagnole parodique, façon Julio Iglésias... le spectacle s'achève avec l'arrivée de Marius qui triomphe des Cimbres et des Teutons.

 

Dernier éclat de rire et de bonne humeur : une chanson adaptée d'un texte de Pierre Vassiliu, Qui c'est celui-là, qu'est ce qu'il a, qui c'est ce barbare, complètement toqué ce barbare !

 

Ce spectacle parodique  s'inspire de faits historiques : les Romains ont dû affronter entre 113 et 101 avant JC les Rois Barbares et l'invasion des Cimbres, des Teutons, et des Ambrons.

Partis de l'actuel Danemark, ces barbares ont vaincu les Romains à Arausio (Orange), mais le sénat et le peuple de Rome font alors appel au général Marius qui réussit finalement à les vaincre près d'Aix en Provence en 102 avant JC.

 

Autres vidéos :

 

 

https://youtu.be/fwwW9_EfZ64

 

https://youtu.be/LP-IbYsbK8Y

 

https://youtu.be/_NPj2oIEaI8

 

https://youtu.be/-47z4rpAp_Q

 

https://youtu.be/c_HuHj6zNdk

 

https://youtu.be/7YQ4msxGjBM

 

https://youtu.be/TGaacI1gSR4

 

https://youtu.be/NGj41qsu3JE

 

https://youtu.be/D1VT2pVvjr8

 

 

 

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29 mai 2019 3 29 /05 /mai /2019 09:04
Un conte celte : les trois chevaux de la princesse Rigantona...

 

 

Un barde qui ponctue son récit d'une lyre, de percussions, d'instruments de musique antiques, sistre, auloï, voilà de quoi nous faire voyager vers des temps anciens et nous faire rêver... Le récit met en scène une princesse celte, nommée Rigantona...

Le barde chante, accompagné de sa lyre, à la façon antique, il évoque la richesse et la puissance de la princesse...

"Sa plus grande richesse était ses trois chevaux blancs qui pouvaient galoper aussi vite que le vent !

A une trentaine de lieues de la citadelle de la princesse, quelque part plus au sud, vivait un vieil homme, il avait élevé ses trois neveux devenus orphelins.

Un soir, alors que le vieillard dormait déjà, les trois garçons se mirent à discuter : l'aîné prit la parole, il rêvait de quitter ses montagnes, et de parcourir le monde... "pour cela, il te faudrait les trois chevaux de la princesse Rigantona...", dit Rémos son frère... Aussitôt,  germa l'idée folle de voler les trois chevaux.

Le cadet évoqua alors la difficulté de l'entreprise. Mais l'aîné téméraire se dit prêt pour l'aventure.

 

Les voilà partis pour s'emparer des chevaux, ils descendirent dans la vallée, se mêlant aux marchands gaulois, grecs, étrusques, égyptiens...

Là, ils ont monté leur étal... A la fin de la journée, les trois frères avaient vendu une grande partie de leurs fourrures et avaient en mains une bourse bien remplie de potins gaulois, et de quelques drachmes grecs.

Le soir, comme des ombres, les trois neveux se sont faufilés dans la nuit entre les tentes des marchands, ils ont traversé à la nage la rivière Mosella, ils se sont retrouvés au pied des murailles de la citadelle.

Avec un crochet de fer et une corde, ils se sont hissés au dessus des parois de la citadelle, assommant une première sentinelle, ils sont descendus à l'intérieur de la cour.

 

Là, ils ont vu un grand bâtiment orné de têtes de chevaux, c'étaient les écuries de la princesse.

Ils ont poussé la porte et sont entrés... dans la pénombre, ils ont vu les trois chevaux de la princesse.

Ils étaient magnifiques ! On aurait dit comme des joyaux d'argent scintillant sous la lune...

"Regardez comme ils sont beaux !" dit l'aîné.

Mais l'alerte était donné"...

On assiste alors à la fuite effrénée des trois voleurs : récit haletant, ponctué du rythme d'un tambour.

 

Tout l'art du conteur est de nous faire vivre cette fuite éperdue : on perçoit l'angoisse, la précipitation, l'espoir d'échapper aux poursuivants.

Mais les trois fuyards sont finalement capturés et traduits devant la princesse Rigantona...

Les trois voleurs sauront-ils se tirer de ce mauvais pas ?

 

La suite du conte met en valeur la puissance et l'impact de la parole : le logos, "le caractère magique"du verbe dans les anciennes sociétés celtiques...

C'est par le verbe que les trois neveux pourront sortir vivants de cette aventure.

Belle leçon de ce conte qui célèbre les pouvoirs de la parole.

Belle mise en abîme, puisque le barde lui-même a su captiver l'attention du public venu nombreux pour l'écouter !

A lui tout seul, il a su mettre en scène différents personnages qu'il a fait vivre sous nos yeux...

Poésie, musique, action,  rythme haletant, le récit a captivé tous les spectateurs, petits et grands.

Ce spectacle se déroulait dans un cadre somptueux : les Jardins de la Fontaine, à Nîmes, devant l'antique temple de Diane.

 

 

 

Avec dans le rôle du barde : Pascal Minne

 

 

http://www.galliamusica.com/pages/spectacles/page-1.html

 

 

Photo : Pixabay,  vidéos : rosemar

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22 mai 2019 3 22 /05 /mai /2019 08:33
Nîmes redevient Nemausus...

 

 

Des légionnaires romains qui déambulent dans les rues, des barbares vêtus de peaux de bête qui discutent bruyamment sur les trottoirs, des serveuses en toge aux terrasses des cafés, une reconstitution d'un camp romain.... le temps d'un week-end, la ville de Nîmes est redevenue NEMAUSUS, antique cité romaine...

 

Les enfants et les adultes ont pu s'initier à l'art de la poterie, de la mosaïque, à l'architecture, au travail du cuir et redécouvrir des pratiques anciennes.

 

Un marché antique proposait des ateliers culinaires, des dégustations de vins romains, des textiles, des bijoux anciens, des pièces de monnaie, des cosmétiques au lait d'ânesse, des vins, du miel, du jus de raisins, des parfums et senteurs de l'antiquité...

 

On pouvait découvrir d'anciennes pratiques magiques : clous utilisés comme amulettes, phylactères, lunule, bulla, phallus, mano fica, tintinnabula...

Ainsi, les représentations  de phallus étaient très fréquentes à l'époque romaine, il s'agit d'un symbole de virilité et de fécondité, mais il avait aussi une signification obscène. On retrouve la bipolarité qui fonde habituellement le sacré et donne une puissance magique : d'un côté la virilité comme force positive, de l'autre, la répulsion attachée à la vue de ce qui est interdit. Par la magie de la transgression du tabou, de telles figurations deviennent des armes défensives contre toute menace...

 

On pouvait aussi s'initier à différents jeux de société antiques : les dés, les noix, les osselets, le latroncule, la marelle, le stomachion....

 

Ce fut l'occasion d'une belle convivialité : un banquet romain, des danseuses, des combats de gladiateurs, des spectacles à tous les coins de rues ou presque...

 

Les Arènes de la ville ont aussi accueilli, cette année, les Rois Barbares, magnifique reconstitution d'un épisode de l'histoire antique : l'empereur Hadrien dont le passage à Nîmes est avéré en 122 après JC offre alors aux citoyens de Nemausus des Grands jeux. Dans la deuxième partie du spectacle, l'empereur évoque le passé glorieux de Rome... les Romains ont dû affronter entre 113 et 101 avant JC les Rois Barbares et l'invasion des Cimbres, des Teutons, et des Ambrons.

 

Partis de l'actuel Danemark, ces barbares ont vaincu les Romains à Arausio (Orange), mais le sénat et le peuple de Rome font appel au général Marius qui réussit finalement à les vaincre près d'Aix en Provence en 102 avant JC.

Ce spectacle haut en couleurs a attiré un public nombreux  : combat de gladiateurs, course de chars, reconstitution de batailles...

 

 

 

 

 

 

 

Nîmes redevient Nemausus...
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20 mai 2019 1 20 /05 /mai /2019 10:08
Non, je n'ai pas regardé le concours eurovision de la chanson...

 

 

Depuis quelques années, je ne regarde plus le concours eurovision de la chanson : trop de lumières, trop de paillettes, trop de décors kitsch... 

Ce concours devient une foire aux excentricités...

Un spectacle qui laisse trop de place aux apparences au détriment de la qualité des chansons interprétées par les concurrents... un signe des temps, sans doute.

 

Partout, le clinquant gagne du terrain : les voitures, les vêtements, les objets qu'on nous vend sont de plus en plus sophistiqués. Dans le domaine alimentaire, il s'agit aussi d'attirer l'oeil, de séduire les consommateurs grâce à toutes sortes d'artifices... Peu importe, au fond, la composition du produit, c'est l'apparence qui s'impose... L'industrie agro-alimentaire nous vend des produits artificiels qui perdent leur authenticité.

Pourquoi le concours eurovision de la chanson échapperait-il à cette règle ?

 

Cette année, le candidat sélectionné pour représenter la France n'était-il pas lui-même l'archétype de la sophistication ? Longue perruque blonde, vêtement blanc clouté de paillettes d'argent, Bilal Hassani n'a pas fait dans la simplicité.

Loin de là... Certes, le message que véhiculait la chanson se voulait humaniste : l'acceptation des différences, mais ce n'était pas suffisant pour en faire une chanson de qualité... la mélodie, les paroles répétitives n'emportaient vraiment pas la conviction.

 

C'est le Néerlandais Duncan Laurence qui a été sacré vainqueur de cette 64e édition de l'Eurovision à Tel-Aviv.

Et c'est tant mieux !

 

Assis derrière son piano dans un décor sobre et sombre, il a offert une performance en décalage complet avec la profusion de paillettes, de danseurs et de feux d'artifice des autres candidats.

C'est un vrai musicien qui a été récompensé... Aucun artifice, un costume classique, simple, une voix émouvante, puissante...

 

Le roi Bilal, lui, n'a pas réussi à séduire le public : à trop vouloir se démarquer, il a hérité de la 14ème place du concours.

Une leçon à retenir de ce palmarès : le talent, le vrai se nourrit de simplicité, d'une certaine modestie.

Les artifices, la sophistication à outrance qui envahissent nos sociétés constituent des pièges trompeurs et néfastes.

 

 

Source :

 

https://www.lepoint.fr/musique/les-pays-bas-remportent-l-eurovision-19-05-2019-2313491_38.php#xtmc=bilal-hassani&xtnp=1&xtcr=8

 

 

 

Non, je n'ai pas regardé le concours eurovision de la chanson...
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17 mai 2019 5 17 /05 /mai /2019 10:41
Voyage au pays des oiseaux...

 

 

Elles cherchent le pays des oiseaux, plus précisément Coucouville-les-nuées, la cité idéale fondée par deux personnages dans la célèbre pièce d'Aristophane intitulée Les oiseaux.

Après avoir longtemps voyagé, elles croient être parvenues à destination, mais elles ne sont pas sûres.

 

Les deux protagonistes de ce spectacle, deux femmes essaient alors d'entrer en communication avec le monde des oiseaux, pour rétablir leur royauté usurpée il y a bien longtemps par les dieux et mise à mal tous les jours par les hommes...

L'une d'entre elles porte un baluchon, l'autre tient une harpe et une cage d'oiseau.

 

Les deux personnages discutent, c'est l'occasion de commenter d'abord le nom "oiseau" qui contient toutes les voyelles et la consonne "s". Comment ne pas voir que d'autres consonnes étaient plus appropriées ? Le "l" bien sûr, ou encore le "v" des ailes déployées, ce que souligne bien le poète Francis Ponge.

 

Soudain, une voix off déclare : "Coucouville-les-nuées, vous êtes arrivés à destination !"

Avec des jumelles, une des dames observe alors les alentours : elle voit un signe, un temple, un observatoire d'oiseaux... "temple, templum, templare, contempler... au départ, un temple, c'est simplement un rectangle qui est tracé par les devins, on y observait le passage des oiseaux, et ça servait à prédire l'avenir..."

 

Et les deux dames vont s'attacher à amadouer les oiseaux, les appeler au son d'instruments de musique, d'abord une flûte au son enchanteur, puis une autre minuscule flûte magique...

Ainsi, ce spectacle musical nous fait découvrir toutes sortes d'espèces d'oiseaux.

 

Sont tour à tour évoqués bécasseaux, pluviers, camarguais, aigrettes, martinets, goélands, bécasses, chouettes, rossignols, cigognes, faucons pèlerins...

Tant de noms d'oiseaux évocateurs, tant d'espèces que l'on connaît si mal... L'occasion de découvrir leurs caractéristiques, leurs moeurs étonnantes.

 

Un message est lancé aux oiseaux : "Pardon pour les cages, les fusils, les filets, les collets, la glu, pardon pour les ULM, les drones, pardon pour les lignes à haute tension, pardon pour le glyphosate et tous les insecticides, pardon pour les élevages en batterie, les pâtés, les tourne-broches, le coq au vin, la poule au pot..."

 

Bien sûr, la poésie est aussi convoquée au cours du spectacle : 

"Oiseau tranquille au vol inverse oiseau
Qui nidifie en l’air
A la limite où notre sol brille déjà
Baisse ta deuxième paupière la terre t’éblouit
Quand tu lèves la tête

Oiseau tranquille au vol inverse oiseau
Qui nidifie en l’air
A la limite où brille déjà ma mémoire
Baisse ta deuxième paupière
Ni à cause du soleil ni à cause de la terre
Mais pour ce feu oblong dont l’intensité ira s’augmentant
Au point qu’il deviendra un jour l’unique lumière..."

Le son de la harpe vient ponctuer ce poème de Guillaume Apollinaire.

 

Aux textes se mêlent des messages radios, des images vidéos, des enregistrements phono, des morceaux de musique, des sifflements, des chansons, des cris d’appeaux…

Ce spectacle enchanteur délivre avec humour et poésie un message écologique : les oiseaux doivent être protégés, alors que tant d'espèces disparaissent.

 

La compagnie Mistral gagnant est spécialisée dans les spectacles à la fois drôles, poétiques et scientifiques, traitant des relations de l’homme avec la Nature à travers de grands textes de la littérature (les arbres avec
Armand Gatti, les fleurs avec Colette, la botanique avec Jean-Jacques Rousseau, les insectes avec Jean Henri Fabre.)

Le titre du spectacle : Pinsons, rires et tétras lyres... un spectacle de et avec Pauline Tanon et Barbara Schröder.
 

 

 

Vidéo 4 :

https://youtu.be/pmTG4_PLA3Q

 

 

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6 janvier 2019 7 06 /01 /janvier /2019 13:49
Les elfes des neiges...

 

 

Un spectacle qui nous emmène au bord du rêve : des elfes, créatures venues d'ailleurs, dansent et virevoltent sous les yeux éblouis des spectateurs.

 

Longues robes blanches, lumineuses, lucioles devenues danseuses, les elfes font tourbillonner leurs robes de lumières dans l'obscurité de la nuit.

 

Deux musiciens rythment la danse tandis que les elfes font tournoyer des foulards arc-en-ciel qui s'envolent et s'emparent de la nuit...

 

Créatures féeriques, aériennes, les elfes dans des envolées de leurs bras, font surgir des images vaporeuses, des éclairs de lumières, des nuées de brumes neigeuses...

 

Les elfes mystérieuses, longues dames blanches, peuplent la nuit de leurs danses étourdissantes...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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30 décembre 2018 7 30 /12 /décembre /2018 14:06
Les anges de Noël...

 

 

Longues silhouettes lumineuses, robes à crinoline, des anges aux bras graciles ont traversé la nuit, de leurs gestes doux et aériens.

 

Des anges ont parcouru lentement les ténèbres, répandant des nuées de plumes neigeuses.

 

Dansent les bras des anges, sur une musique divine et douce...

 

Dansent leurs voiles de tulle qui  transpercent la nuit sombre...

 

Soudain, des éventails rouges dans leurs mains, comme des nuées de papillons pourpres sur le boulevard...

 

Soudain, des ailes somptueuses aux teintes écarlates qui tournoient dans le ciel...

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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24 décembre 2018 1 24 /12 /décembre /2018 11:38
Un somptueux concert de Noël...

 

Un concert de Noël qui s'ouvre sur un thème de James Bond dans une église, c'est assez inhabituel et surprenant : une volonté de réunir le public autour d'airs célèbres pour lui faire partager tous les bonheurs de la musique...

Le spectacle commençait ainsi de manière tonitruante avec ce James Bond thème crée par Monty Norman, arrangé et orchestré par John Barry : une ambiance de mystères, de suspense et d'action...

 

Ce concert de Noël, sous la direction de Laurent Richard, donné dans l'église Saint-Charles de Nîmes, réunissait de nombreux talents : professionnels et amateurs de musique, choristes, musiciens, soprano, ténor, baryton...

L'orchestre Calliopé est né en 2008 de la volonté de son chef Laurent Richard de communiquer sa passion de la musique...

 

Après cette entrée en matière peu conventionnelle, le chef d'orchestre tombe la veste, défait son noeud papillon, comme pour se libérer de toutes contraintes et c'est alors que commence la partie classique du concert.... avec bien d'autres merveilles et d'autres occasions d'enthousiasmes.

 

D'abord, un extrait de La Traviata de Verdi : Coro di Zingarelle... une musique étourdissante, emplie de légèreté, de bonhomie...

 

Puis, la somptueuse messe pour le couronnement de Georges II nous emportait dans un univers très différent : mystique et solennel, Zadok the Priest est un hymne de couronnement composé par Georg Friedrich Haendel, à partir d'un récit de l'Ancien Testament de la Bible (Sadoq était le nom du Grand Prêtre du Temple de Salomon).

 

On se laissait ensuite bercer par le premier mouvement de la symphonie 40 de Mozart, un des airs les plus connus de ce compositeur, qui reste gravé dans toutes les mémoires...

 

Le requiem de Verdi nous transportait, alors, dans une ambiance ténébreuse et c'était comme si l'on entendait le flot de la colère divine se répandre sur les travées de l'église.

Le concert se poursuivait plus légèrement avec des extraits de Carmen de Bizet : L'air des gamins qui donnait l'occasion aux enfants de la chorale d'exprimer tous leurs talents...

 

"Avec la garde montante
Nous arrivons nous voilà
Sonne trompette éclatante
Taratata taratata.

Nous marchons la tête haute
Comme de petits soldats,
Marquant sans faire de fautes
1 ! 2 ! marquant le pas.

Les épaules en arrière
Et la poitrine en dehors,
Les bras de cette manière
Tombant tout le long du corps.

Avec la garde montante
Nous arrivons nous voilà
Sonne trompette éclatante"

 

Puis, la Habanera distillait les mystères de l'amour...

"L'amour est enfant de Bohême
Il n'a jamais, jamais connu de loi
Si tu ne m'aimes pas, je t'aime
Si je t'aime, prends garde à toi !
Si tu ne m’aimes pas
Si tu ne m’aimes pas, je t’aime !
Mais, si je t’aime
Si je t’aime, prends garde à toi !"

 

 L'air du toréador faisait, ensuite, vibrer le public d'enthousiasme...

 

Le concert s'achevait avec le célèbre Halleluyah de Léonard Cohen : un hymne entraînant, scandé et chanté par l'ensemble du public, dans une ferveur partagée...

 

Ce concert éclectique a ravi un public nombreux, chaleureux, des applaudissements redoublés ont salué le travail de tous les participants.

Bravo à tous les musiciens, aux choristes, à Julie Goussot, soprano, à François Almuzara, ténor, à Thimothée Varon, baryton... Bravo au chef de choeur, Laurent Richard, qui a su animer le spectacle de sa verve et de sa passion...

 

 

 

 

 

 

Photos et vidéos : rosemar

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16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 11:58
Du théâtre dans un salon... pour découvrir la poésie érotique de la Renaissance...

 

 

Du théâtre dans un salon, c'est une façon de découvrir au plus près le métier de comédien... ce soir-là, nous sommes invités dans une maison en campagne, nous sommes reçus par la maîtresse du lieu, puis nous entrons dans un salon orné d'une immense bibliothèque : la présence des livres en arrière plan du spectacle donne déjà le ton... on va parler de littérature, de livres et de poèmes oubliés...

 

"Petit traité du plaisir qui met oubli à la mort"... tel est le titre de ce spectacle...

 

Un comédien nous fait découvrir une poésie érotique pleine de gourmandise, celle des poètes du 16ème siècle : Ronsard, Marot, Jean Auvray, Olivier de Magny, Isaac Habert, et tant d'autres... de l'érotisme charmant, empreint de grâce, de délicatesse et d'une certaine audace.

Une belle invitation à l'amour et à la lecture...

 

Le comédien, Nicolas Raccah rentre en scène et présente son spectacle : L'amour en 5 chapitres... il feuillette un gros dictionnaire, un Larousse, et au fil des pages, égrène des mots... il s'arrête sur le mot "désir", nom masculin !

Et de fait, les femmes n'avaient pas accès à la parole érotique ou si peu, en cette époque où elles étaient invitées à la discrétion, à l'humilité, au silence, à l'obéissance, vertus suprêmes !

 

Par ailleurs, que de libertés dans certains poèmes du 16ème siècle, écrits par des hommes !

On songe, par exemple, à ce poème de Ronsard, dédié au sexe féminin :

"Je te salue ô vermeillette fente,
Qui vivement entre ces flancs reluis :
Je te salue ô bienheureux pertuis,
Qui rends ma vie heureusement contente.

C’est toi qui fais, que plus ne me tourmente
L’archer volant, qui causait mes ennuis.
T’ayant tenu seulement quatre nuits
Je sens sa force en moi déjà plus lente.

Ô petit trou, trou mignard, trou velu
D’un poil follet mollement crêpelu,
Qui à ton gré domptes les plus rebelles,

Tous verts galants devraient pour t’honorer
À beaux genoux te venir adorer
Tenant au poing leurs flambantes chandelles."

Voilà une parodie audacieuse et troublante du "Je te salue, Marie pleine de grâce..."

 

Les poètes de la Renaissance ont écrit, ainsi, de nombreux poèmes coquins : on les découvre au fil du spectacle... Des poèmes qui méritent d'être dits et savourés avec bonheur : ils dénotent une joie de vivre, une grande liberté...

 

Le comédien revient alors au dictionnaire, tourne à nouveau les pages, déroule des noms, des verbes, s'attarde sur un autre mot : le "baiser" : nom masculin, encore ! Eh oui, les humanistes étaient, en général, des hommes.

Et, pourtant, une femme, une seule, a osé écrire sur le baiser, elle s'appelle Louise Labé, et quel poème ! Quel éblouissement ! 

 

"Baise m’encor, rebaise-moi et baise ;
Donne m’en un de tes plus savoureux,
Donne m’en un de tes plus amoureux :
Je t’en rendrai quatre plus chauds que braise.

Las ! te plains-tu ? Çà, que ce mal j’apaise,
En t’en donnant dix autres doucereux.
Ainsi, mêlant nos baisers tant heureux,
Jouissons-nous l’un de l’autre à notre aise".

 

Le chapitre 3 permet d'évoquer le sexe masculin,"le flageolet, la birouette, l'asperge, le chinois, la chose, l'anchois, la flûte à moustache, l'aiguillon, le petit frère, le Jésus, la baïonnette, le doigt sans ongle"... tant de mots et d'expression savoureuses ! Comment ne pas être étonné par tant d'inventivité dans le langage ?

Une seule femme, Madeleine de l'Aubépine a osé évoquer le sujet, mais elle le fait dans un poème masqué, intitulé Le luth :


"Pour le plus doux ébat que je puisse choisir,

Souvent, après dîner, craignant qu'il ne m'ennuie,

Je prends le manche en main, je le tâte et manie,

Tant qu'il soit en état de me donner plaisir.

 

Sur mon lit je me jette, et, sans m'en déssaisir,

Je l'étreins de mes bras et sur moi je l'appuie,

Et, remuant bien fort, d'aise toute ravie,

Entre mille douceurs j'accomplis mon désir.

 

S'il advient, par malheur, quelquefois qu'il se lâche,

De la main je le dresse, et, derechef, je tâche

A jouir du plaisir d'un si doux mouvement..."

 

Le chapitre 4 est consacré au sexe féminin, "le hérisson, le bonbon, la tabatière, l'abricot fendu, la framboise, l'autel velu, le barbu, le bijou, le coquelicot charnu, l'oiseau lyre, l'oasis...", encore des mots pleins de saveur, de poésie, de douceur.

 

Enfin, la lecture du dictionnaire s'achève évidemment sur le mot "plaisir", encore un mot masculin, alors que les sept péchés capitaux sont de genre féminin...

 

Le spectacle était ponctué de références historiques nombreuses qui permettaient de percevoir une emprise de plus en plus grande de la censure à la fin du 16ème siècle...

Très applaudi par l'assemblée, Nicolas Raccah a fait revivre toute une époque, éprise de liberté, de bonheur...

Ce fut une belle soirée littéraire : un mélange de tendresse, d'audace, de poésie, d'humour...

 

 

 

Une émission sur France Culture :

http://compagnie-fataleaubaine.com/le-petit-traite-du-plaisir-qui-met-oubli-a-la-mort/

 

 

 

 

Du théâtre dans un salon... pour découvrir la poésie érotique de la Renaissance...
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