Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 octobre 2018 4 25 /10 /octobre /2018 10:23
Une invitation à la musique des voix : la chorale éphémère Tutti Canti...

 

 

La musique des voix qui réunit un choeur, la musique des voix qui crée une harmonie dans un lieu champêtre, sous les arbres, tilleuls ou marronniers, un beau moment passé à écouter des chants apaisants ou pleins d'entrain...

C'est ce que nous a offert la chorale éphémère Tutti Canti... dans un cadre somptueux : celui des Jardins de la Fontaine, à Nîmes.

 

Des chansons folkloriques, des chants traditionnels, mais aussi des mélodies plus récentes... tout un répertoire varié à découvrir ou à redécouvrir.

 

Le public était invité à participer à la chorale, à chanter des comptines d'autrefois...

Le spectacle était ainsi vivant, en mouvement...

 

Et le public se laissait séduire et subjuguer par ces échos qui envahissaient les Jardins...

On voyait les gens s'avancer progressivement, puis s'installer devant ce spectacle, ravis d'entendre de la musique.

 

Une occasion de se laisser bercer par "Le ciel, le soleil et la mer...", de rêver à des vacances au bord de la Grande Bleue... Ou encore de voyager vers les "golfes clairs" chantés par Charles Trénet...

 

Puis on se laissait emporter par la vivacité et la gaieté de ce chant marin : Le 31 du mois d'août.

 

Un autre chant nous invitait à partir vers de grands voyages : un chant de départ de marins...

"Matelot mon bel ami 
Rage en rage les gars souque et rage 
Matelot mon bel ami 
Faut pas vivre en Laponie

Matelot vas-y gaiement 
Rage en rage les gars souque et rage 
Matelot vas-y gaiement 
Croise la barre entre les dents

Pendant quinze jours de choix 
Rage en rage les gars souque et rage 
Pendant quinze jours de choix 
On s'est soûlé comme des rois..."

 

Le mariage de la mer et du vent nous entraînait, ensuite, dans un univers poétique...

 

Puis, on pouvait découvrir les déboires et les difficultés de la navigation, avec la chanson La Marie Joseph, un bon bateau... Humour et bonne humeur étaient au rendez-vous.


"Encore heureux qu'il ait fait beau
Et qu'La Marie-Joseph soit un bon bateau
Encore heureux qu'il ait fait beau
Et qu'La Marie-Joseph soit un bon bateau..."

 

On se laissait aussi aller à la mélancolie de la ronde des ans, une belle évocation de la fuite du temps, dans cette chanson : Tournent les jours...
 

"Tournent les jours dans la ronde des ans,
Au vent s'envole la feuille,
Tournent les jours dans la ronde des ans,
Le temps effeuille la rose des vents."

 

Enfin, on pouvait rêver Sous le ciel de Paris, à la vieille cité, son fleuve, ses musiciens, ses gueux, ses amoureux...

"Sous le ciel de Paris
S´envole une chanson
Hum hum
Elle est née d'aujourd'hui
Dans le cœur d'un garçon
Sous le ciel de Paris
Marchent des amoureux
Hum hum
Leur bonheur se construit
Sur un air fait pour eux"...

 

 

Cinq répétitions seulement pour cette chorale éphémère ! avec des personnes qui chantaient là pour la 1ère fois de leur vie... LA CHORALE EPHEMERE DE L’ETE PORTEE PAR L’ASSOCIATION TUTTI CANTI ET COMPAGNIE... IL Y AURA AUSSI UNE CHORALE EPHEMERE DE NOEL pleine de gaité et de tendresse à partir du 17 novembre  2018...

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 08:17
Non, nous n'avons rien oublié...

 

 


 

Non, nous n'avons rien oublié... tant de chansons de Charles Aznavour sont dans nos mémoires...

Et plus particulièrement celle-ci qui évoque le monde des comédiens, dont il faisait lui-même partie...

 

Comment restituer toute la magie de l'art théâtral ? Le meilleur moyen est, sans doute, de nous entraîner dans le sillage de ces comédiens qui vont de ville en ville pour donner des représentations et pour animer des soirées, de leurs spectacles...

 

Un hommage aux comédiens, à cet art ancien du théâtre qui nous fait rêver, à cet art éphémère qui reste, pourtant, gravé dans nos esprits, c'est, là, le thème d'une célèbre chanson de Charles Aznavour...

Le texte est une invitation pressante et insistante à aller voir des comédiens qui arrivent : l'impératif réitéré "viens" souligne l'exhortation, ainsi que la répétition du verbe "voir'.

Grâce à ce verbe "voir", on prend conscience que le théâtre est, avant tout, un art du spectacle : il est fait pour être représenté sur une scène, et c'est ainsi qu'il prend vie...

L'emploi de la deuxième personne du singulier "viens" apporte une tonalité familière : l'auteur semble, ainsi, s'adresser à chacun d'entre nous.

Les comédiens sont associés dans cette invite, à des musiciens et des magiciens.
La comédie, le théâtre ne sont-ils pas des spectacles complets et magiques qui nous transportent dans d'autres univers ?

L'emploi de la fricative "v" dans le refrain peut suggérer tout le charme et toute la fascination qu'exercent ces comédiens sur le public...

Le poète nous montre, d'abord, tout ce qui précède les représentations : l'installation des tréteaux, tout un travail que révèlent des verbes d'action : "installer, dresser, tendre".

Puis, c'est l'évocation de la parade qui permet de prévenir la foule, de lui présenter le spectacle à venir. A grands bruits de tambours, les comédiens attirent "un cortège en folie". 

Le poète plante, alors, le décor coloré du spectacle, en plein air : 

"Devant l'église une roulotte peinte en vert 
Avec les chaises d'un théâtre à ciel ouvert "

Puis, il déroule, de manière très vivante, certaines intrigues mises en oeuvre dans de nombreuses pièces de théâtre : histoires de coquins qui finissent par être punis, histoires d'amours, bien sûr, qui font "trembler" ou "rire".

Les impératifs "Poussez la toile et entrez" sont, à nouveau, une invite insistante à aller suivre le spectacle.

Le poète magnifie, aussi, le théâtre en évoquant encore le cadre : "Sous les étoiles…" et le rituel théâtral qui donne tout son charme et son mystère à cet art : "les trois coups, le rideau va se lever..."
"Quand les trois coups retentiront dans la nuit 
Ils vont renaître à la vie, les comédiens."

Le poète décrit, enfin, dans le dernier couplet, le départ des comédiens, soulignant le caractère éphémère de cet art du théâtre...

"Les comédiens ont démonté leurs tréteaux 
Ils ont ôté leur estrade 
Et plié les calicots..." 

Il évoque, enfin, l'empreinte que laisseront, malgré tout, les comédiens, des souvenirs inoubliables gravés "au fond du coeur" de chacun..."sérénade, bonheur d'Arlequin", des souvenirs étincelants de musique douce, de joie.

Ils laisseront à chacun l'impression d'avoir rêvé, avant de rejoindre d'autres lieux, pour donner d'autres spectacles...

L'emploi du futur, en fin de texte, souligne bien la permanence du souvenir... "ils laisseront, nous croirons avoir rêvé..."

La mélodie entraînante, vive et virevoltante nous emporte dans le sillage de ces comédiens qui vont de ville en ville, pour jouer leur spectacle... Elle traduit un enthousiasme, celui des spectateurs mais aussi celui des acteurs, passionnés par leur art...

 

 

 
Paroles de Jacques Plante :

 

https://www.paroles.net/charles-aznavour/paroles-les-comediens

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
25 août 2018 6 25 /08 /août /2018 08:46
Un concert de jazz dans le cadre somptueux des Jardins de la Fontaine...

 

 

Un quartet musical qui réunit quatre jeunes gens épris de jazz et de Bebop... voilà de quoi passer une soirée sympathique et rythmée.

 

Ils sont jeunes, pleins d'enthousiasme, de fantaisie. Ils donnent toute leur énergie et leur bonheur de partager leur passion pour la musique...

 

Saxophone, contrebasse, piano, batterie, le quatuor de musiciens fonctionne à merveille, en pleine harmonie et complicité...

Des passionnés de musique qui ont à coeur de transmettre leur passion...

 

Le Mo'Times quartet, tel est le nom de ce groupe qui a donné un concert le jeudi 2 août, aux Jardins de la Fontaine, à Nîmes.

 

Le cadre somptueux leur offrait l'occasion de montrer tout leur talent : les arbres, les tilleuls, le temple de Diane, les lumières du jardin...

 

Sous les lampions, à la tombée de la nuit, on pouvait admirer les lueurs boisées de la contrebasse, ses formes harmonieuses, arrondis et arabesques, alignement des cordes...

Le saxophone rutilait dans la nuit, de ses teintes dorées...

 

On pouvait écouter par exemple un morceau de John Coltrane, intitulé Naïma ou encore une musique de Thelonious Sphere Monk, un pianiste et compositeur de jazz américain célèbre pour son style d'improvisation, ainsi que pour avoir écrit de nombreux standards de jazz :  Blue Monk, Round Midnight, Well You Needn't, Straight, No Chase, Monk's dream.

 

On peut rappeler que John Coltrane est considéré comme le saxophoniste le plus révolutionnaire et le plus influent de l'histoire du jazz, meneur du courant avant-gardiste dans les années 1960, et l'un des artistes les plus importants de la musique de la deuxième moitié du xxe siècle...

 

Du rythme et encore du rythme, une belle harmonie et une magnifique complicité entre les quatre musiciens...

Tel est le pouvoir de la musique : elle réunit et rassemble, crée du lien, des émotions, elle est un langage universel qui parle à chacun d'entre nous.

 

"Mickaël, Jules, Charles et Valentin se sont rencontrés au conservatoire de jazz de Montpellier. Ces années seront le terreau d’une musique sincère et originale qui interpelle, par l’humanité qu’elle transpire. Les quatre musiciens jouent, interagissent, révèlent entre eux une complicité jubilatoire dans une musique pleine de vie. Le répertoire du groupe est tissé de compositions originales et rend mémoire aux grands jazzmen des ères Be-bop et Post-bop: Charlie Parker, Miles Davis, John Coltrane, Wayne Shorter, Thelonious Monk, Horace Silver, Herbie Hancock, Art Blackey & the Jazz Messengers, etc."

 

 

 

 

Valentin Jam : batterie

Charles Huck : basse

Jules Le Risbé : piano

Mickaël Pernet : saxophone

Partager cet article
Repost0
5 août 2018 7 05 /08 /août /2018 13:43
Un lac de lumières, sur l'horizon...

 

 

 

Des reflets irisés d'or et de pourpre se forment, au couchant... un somptueux lac de lumières surgit, comme  un miroir solaire.

 

De fines couches de nuées se superposent et dessinent, alors, des glacis rougeoyants...

 

L'eau du lac reflète les éclats dorés du soleil.

 

Un îlot de nuées grisâtres s'avance, s'étire sur ces ondes flamboyantes et apaisées... 

 

Un îlot de nuées s'éparpille doucement...

 

Par dessus, le ciel se couvre de brumes légères, transparentes... fines nuées qui traversent l'horizon.

 

C'est l'été : le ciel nous invite à un spectacle étonnant...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Un lac de lumières, sur l'horizon...
Partager cet article
Repost0
4 août 2018 6 04 /08 /août /2018 10:56
Un été en musique... le jazz à l'honneur...

 

 

 

Je n'apprécie guère ce que l'on appelle "les dîners-spectacles" : les gens mangent, bavardent si bien que la musique n'est pas toujours bien mise en valeur...

 

Mais il m'arrive d'avoir l'occasion d'assister à un de ces concerts offerts à tous, sans qu'on ait l'obligation de s'installer à une table et de consommer.

C'est la possibilité qu'offrent les jeudis de Nîmes...

 

Et ce jeudi 5 juillet, pour ouvrir le bal, c'est le groupe Akemysoul qui a assuré le spectacle...

 

J'ai pu assister d'abord à une répétition afin de régler le son et la voix...

 

Puis, les artistes reviennent en tenue de scène : la chanteuse du groupe, Akemys apparaît alors vêtue d'une somptueuse robe rouge, magnifiée par les lumières.

Le spectacle peut commencer, alors que le soir tombe...

On peut d'abord écouter une chanson pleine de sensualité, I am in love with you... et on se laisse bercer par cette déclaration d'amour...

Puis, la chanson suivante nous entraîne dans un univers plus rythmé, qui donne envie de danser.

La soirée se poursuit avec d'autres mélodies swinguées avec talent...

 

"Akemys est une chanteuse à la voix ample, profonde et sensuelle. Née à Cuba, elle découvre à Paris le jazz grâce à Sarah Vaughan et se passionne ensuite pour les musiques afro-américaines."

"Actuellement, elle emprunte un répertoire soul des années 70 jusqu'à la soul moderne. De Nina Simone à Bill Withers en passant par Etta James, Joss Stone et Amy Winehouse, Akemys incarne avec son groupe au son vintage, un climat très soul !"

 

Ce spectacle en plein air revêtait un charme particulier : sous les tilleuls, à l'entrée des Jardins de la Fontaine, à Nîmes...

Le cadre somptueux offrait un décor idéal pour écouter de la musique.

Tout à côté, le temple de Diane entouré de pins et de verdures...

Le jardin, ses statues, ses vasques éclairées permettaient d'apprécier encore un peu plus ce spectacle musical.

L'été nous offre ainsi des occasions festives, où la musique nous accompagne et nous berce de douces mélodies.

 

Rappelons que la musique soul, ou simplement soul, est une musique populaire afro-américaine ayant émergé à la fin des années 1950 aux États-Unis, dérivée, entre autres, du gospel et du rhythm and blues. Elle est considérée par certains comme un retour du rhythm and blues aux racines dont il est issu : le gospel.

 


 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

Partager cet article
Repost0
2 juillet 2018 1 02 /07 /juillet /2018 08:28
La folie du foot...

 

 

 

Ce samedi 30 juin, j'ai eu la curiosité d'aller goûter l'ambiance qui régnait dans le centre de ma ville, lors du match qui opposait la France à l'Argentine...

 

La foule se réunissait autour d' écrans géants installés dans les bars : elle débordait sur le boulevard, certains spectateurs se tenaient debout,  une rumeur grondait sur les trottoirs, des cris fusaient de tous côtés, des applaudissements, un enthousiasme délirant s'emparait des supporteurs qui brandissaient des drapeaux et faisaient sonner leurs cornes.

Un vrai délire !

Parfois, une violente clameur émanait de la foule, des hurlements de joie ou de colère explosaient...

Que d'excès ! Que de fureurs ! Que de démesure pour un simple match de foot !

 

"Une société comme la nôtre où l'on adule le sport et où l'on n'a pour la politique, de plus en plus, que mépris et dérision, est une société qui va mal", affirme le philosophe André Comte-Sponville dans un de ses ouvrages intitulé Valeurs.

Le foot suscite souvent un engouement démesuré.

 

Ce sport génère toute sortes d'excès plus encore que d'autres sports de compétition : sport qui envahit les médias, sport-spectacle, sport pour faire du fric, violences physiques ou verbales...

 

Et pourtant, les joueurs de football deviennent des héros encensés par la presse. Est-ce là un bon exemple donné aux jeunes ?

Qui peut devenir joueur de foot professionnel ? Les élus sont peu nombreux.

Non, le football n'est pas un art. D'ailleurs, c'est souvent une affaire de chance.

Je ne résiste pas au plaisir de raconter cette anecdote que rapporte André Comte-Sponville : "Un journaliste demanda un jour à Jean Pierre Papin quelle était la principale qualité d'un buteur, Papin répondit : la chance !"

 

Eh oui, on dit souvent :"Que le meilleur gagne ! "

Mais, dans le foot, ce n'est pas forcément le meilleur qui gagne !

Beaucoup de facteurs interviennent : le hasard, la réussite, le soutien du public, les tirs au but très aléatoires...

 

En fait, le foot est surtout l'occasion de réunir les spectateurs dans une même ferveur.

C'est une nouvelle religion, et les footballeurs deviennent des Dieux devant lesquels les supporteurs se prosternent.

Les journalistes, les médias participent aussi à cette nouvelle religion : il suffit de lire ou d'écouter les compte-rendus sportifs pour en prendre conscience...

Par exemple : "Les bleus se sont installés au firmament de cette coupe du Monde... Mbappé qui est en train de se convertir en une étoile internationale du foot... Mbappé prodigieusement doué, rapide comme l' éclair..."

Les éloges dithyrambiques ne tarissent pas ! Et le vocabulaire religieux est employé pour qualifier un simple joueur... qui se nomme Mbappé et que l'on transforme en héros national.

A quand la béatification ?

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
22 juin 2018 5 22 /06 /juin /2018 08:39
Fête de la musique ou fête du bruit ?

 

 

 

On fêtait hier la musique : partout, des musiciens, des chanteurs ont rendu hommage à cet art majeur...

De nombreux concerts ont été organisés dans les rues, une fête sympathique à laquelle tout le monde peut participer.

 

Pourtant, la musique devient parfois un condensé de bruits et de vibrations tonitruantes. Le rythme est ponctué par une batterie lancinante qui se répète.

Du bruit, beaucoup de bruit, encore du bruit ! On est assourdi par l'intensité du son...

 

Ce fut le cas pour un concert auquel j'ai assisté hier...

Une musique à écouter ? ou une musique faite pour danser, ou plutôt pour bouger ?

Une musique délirante, hystérique, orchestrée par un DJ jeune, dynamique.

 

Tout était dans l'excès : le décor était kitsch, la scène était ornée de bouées, de fleurs géantes très colorées, de spots lumineux qui clignotaient.

Parfois, des fumigènes s'envolaient près des lumières... le clinquant dans toute sa splendeur...

 

La musique se déroulait selon des motifs répétitifs, le DJ qui assurait le spectacle se balançait en rythme et semblait vivre intensément la musique, il était même agité de soubresauts et de mouvements saccadés...

Le public tardait à venir  : il n'était que 17 heures, et la foule se faisait attendre.

 

Tout était prévu pour une soirée festive : à côté de la scène se trouvait un camion dédié à la consommation de nourriture : on vendait des burgers, des frites, des chips, on humait des odeurs de friture... les prix étaient affichés sur un tableau...

On était encore dans l'excès : excès de gras, de sel, excès de calories...

 

Nous vivons dans une société de démesure : il s'agit de vivre intensément, de s'abrutir de sons, de s'empiffrer de nourriture.

Tout nous incite à consommer des aliments dénaturés, la musique elle-même est outrancière, dans les rythmes, les sonorités.

 

Alors, bien sûr, ce sont des jeunes qui assistent à de tels spectacles, ils ont besoin de se défouler...

Mais le bruit auquel ils s'exposent dans ces concerts, la nourriture qu'on leur propose, ne peuvent que nuire à leur santé.

Et bien sûr, dans l'inconscience de la jeunesse, ils ne s'en soucient pas...

D'ailleurs, leur réaction devant ces concerts est elle-même hystérique : des cris, des hurlements.

Je n'ai pas assisté à la suite du spectacle : trop de bruits, trop d'outrances...

Pourtant, j'aime la musique ! La vraie, celle qui nous remplit d'émotions, celle qui parle à notre sensibilité, celle qui nous fait rêver !

 

Signe des temps : l'Elysée a organisé hier soir un concert électro... Pour l'occasion, Emmanuel et Brigitte Macron se sont autorisés un bain de foule, Brigitte Macron a même esquissé quelques pas de danse... comme un appel à la modernité ? Une façon d'attirer et de rallier les jeunes ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
17 juin 2018 7 17 /06 /juin /2018 12:28
Humour et passion du cheval réunis dans un spectacle flamboyant...

 

 

Le spectacle s'ouvre sur l'air le plus célèbre de l'opéra de Bizet, Carmen... Et le toréador rentre en scène dans son habit de lumière, rouge et or.

Concentré, il se signe, avant d'entrer dans l'arène, puis il avance, triomphant, saluant la foule.

 

Il fait alors virevolter sa cape, et la chorégraphie commence, le toréador mime la corrida, il simule des passes... en hurlant... tandis que la foule crie : "Olé !".

 

Bien sûr, il s'agit, là, d'une parodie de corrida : le toréador, petit, ressemble à un enfant, ses gestes sont caricaturés, outranciers.

 

Puis, un magnifique cheval rentre en scène, robe luisante, crinière échevelée...

Et la parodie de corrida se poursuit et devient danse subtile... un ballet se met en place entre l'homme et l'animal, ponctué par la musique.

 

Que j'aime cette corrida pacifique et harmonieuse !

Muni de deux banderilles, le clown fait danser le cheval, le guide dans ses mouvements... il se hisse sur sa monture, et caracole sur la piste.

L'animal finit par se rouler de plaisir sur le sol... magnifique image d'un cheval qui s'abandonne au bonheur de la détente.

Un autre clown vient mimer la corrida, en jonglant, cette fois, avec un diabolo : sous les pitreries et les grimaces, on perçoit toute l'habileté et la virtuosité du jongleur.

Un poney, par sa position sur une planche, crée un effet de balancier.

Jeu de cubes, jeu de cerceau, saut d'obstacle, le spectacle se poursuit dans le rire et la bonne humeur.

Le poney s'effondre soudain devant l'obstacle : le maître de cérémonie essaie de le ranimer, par un bouche à bouche.

Puis, le jongleur revient avec des gobelets, des couteaux, des torches enflammées.

Soudain, place à l'harmonie d'un pas de deux  : Hervé Morel et Laetitia font danser leurs chevaux... Les montures, parfaitement synchronisées, se livrent à un ballet somptueux.

Des pitreries encore, avec un cheval qui pousse son dompteur, le bouscule...

L'apprentissage du saut d'obstacles donne lieu à des scènes amusantes : le cheval rétif refuse le saut, passe à côté ou s'effondre sur place...

Puis, il montre soudain sa vivacité et son aptitude à franchir des obstacles.

Hervé Morel revient, monté sur son étalon et fait danser son cheval autour de 4 Arlésiennes en costume soyeux.

Beauté, élégance de ce ballet magique !

Ultime pitrerie : le clown Jo essaie de monter sur son cheval, il s'interrompt sans cesse, en enlevant sa veste, une deuxième, une troisième, sa chemise... il fait une cabriole et finalement enfourche sa monture et se livre à un exercice de haute voltige : pirouettes, cavalcades avec le cheval, position renversée...

 

Merveilleux spectacle qui fait alterner rires et splendeur du geste, humour et beauté de l'animal !

 

 

 

Spectacle donné par Les Arenos...

Partager cet article
Repost0
27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 12:31
Des chevaux qui dansent...

 

 

Des chevaux qui dansent, en musique, en rythme, en cadence, des chevaux qui se croisent dans une parfaite harmonie, domptés par leurs cavalières et leurs cavaliers... un spectacle équestre est un véritable enchantement...

 

Beauté, noblesse de l'animal, complicité et connivence avec l'homme, on est subjugué par tant d'adresse et tant d'habileté. 

 

Dès le premier tableau, les cavalières font corps avec le cheval : tenue sombre, elles mettent en valeur les robes blanches de leurs chevaux.

Les crinières frémissent légèrement au vent. Les montures s'alignent comme par magie, forment des figures, des rondes...

 

Puis, c'est le quadrille des jupes : en tenues colorées, chatoyantes, des fillettes s'avancent sur des poneys et saluent la foule d'un baiser...

Les jupes aux teintes éclatantes lancent des reflets moirés... un régal pour les yeux...

D'autres demoiselles sur leurs chevaux les rejoignent... les jupes flottent aux pas cadencés des montures.

Une musique emplie de gaieté et de fraîcheur scande ce ballet...

 

Le jeu du bouquet offre l'occasion de courses effrénées entre les chevaux : il convient de protéger un bouquet de l'attaque de deux autres cavaliers.

 

Dans le tableau suivant, un poney est guidé par une longe, la cavalière se tenant derrière l'animal : pas de côté, tour de piste, danse tourbillonnante...

 

Puis, ce sont les amazones qui rentrent en scène : les cavalières chevauchent, les deux jambes du même côté du cheval... souples, légères, elles semblent l'image même de l'élégance, elles semblent survoler leur monture.

 

On peut, ensuite, admirer une démonstration de "monte à cru", sans selle : habileté, équilibre, coordination... 

Et les chevaux dansent encore, en musique...

 

Spectacle envoûtant : on est rempli d'admiration devant tout le travail mis en oeuvre... tout semble si facile, et pourtant, le dressage des chevaux est un art à part entière...

Spectacle complet : musique, costumes, chorégraphie, harmonie, élégance...

Bravo à tous ceux qui ont participé à cette fête somptueuse !

 

 

 

 

 

Spectacle présenté par le Centre équestre de la Bastide à Nîmes

 

 

Partager cet article
Repost0
21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 13:50
Un spectacle loufoque : Glavios, le dernier des gladiateurs...

 

 

Dans le cadre des grands jeux romains, consacrés cette année à Spartacus, la ville de Nîmes a organisé de nombreuses festivités et notamment, un spectacle loufoque et parodique qui mettait en scène un "lanista", un propriétaire venu présenter son nouveau gladiateur, Glavios...

 

Ce spectacle déambulatoire entraînait l'auditoire à travers les Jardins de la Fontaine...

On entendait, dès le début, ce grand propriétaire, nommé Lupus Balivernus, accompagné de Pétronia, journaliste de radio Nemausus, s'adresser à la plèbe rassemblée et annoncer un programme alléchant : un entraînement de son gladiateur Glavios qui s'apprêtait à affronter Spartacus, pour la première fois...


Il espèrait ainsi détrôner le célèbre esclave Thrace et redorer la réputation de son écurie de gladiateurs.

Le spectacle fut l'occasion d'évoquer les différentes catégories de gladiateurs : le secutor, armé d'un énorme bouclier rectangulaire et d'une épée, le rétiaire muni d'un trident, d'un filet et d'un poignard, le Thrace équipé d'un bouclier, d'un sica, un glaive courbé...

La journaliste Petronia assurait la parodie, déformant de manière amusante les mots employés par Balivernus...

Bientôt, apparaissait, enfin le gladiateur Glavios, casqué, impressionnant par sa carrure, revêtu d'un ample manteau.

Il était précédé d'une pom-pom girl qui agitait ses fanfreluches.

Le public était invité à acclamer le héros et à scander son nom...

Le gladiateur fit, alors, une présentation parodique des différentes postures de combat : le scorpion, le crabe, la vespasienne, le périscope... Les rires fusaient devant ces figures improbables...

 

Bientôt, on entreprit de "décasquer" le gladiateur, opération laborieuse et complexe.

On découvrit, alors, le visage épanoui de ce "héros"... Un visage de clown grotesque qui ne correspondait pas du tout au profil d'un gladiateur.

Glavios se mit à défiler comme un mannequin, en se déhanchant, provoquant l'hilarité de la foule.

Enfin Glavios fut victime d'un accident de parcours : une foulure qui le fit grimacer de douleur...

Remis de sa blessure, il fut récompensé pour son courage, il reçut enfin tous les honneurs...

La bonne humeur était au rendez-vous, face à ce spectacle loufoque : dérision, caricature, comique de mots et de gestes, anachronismes, tous les ingrédients de la farce étaient réunis...

On y retrouvait un des procédés essentiels de la parodie : l'inversion, puisque le gladiateur, archétype du héros, devenait une figure grotesque et ridicule.

 

 

Spectacle présenté par la Compagnie Artscène Lutin

 

 

 

 


 

Partager cet article
Repost0