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16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 12:30
Le destin de Persée dans une mise en scène virevoltante...

 

 

Deux comédiens font revivre sur scène le destin fabuleux de Persée, un des héros les plus populaires de la mythologie grecque...

Persée qui s'empara de la tête de la Gorgone, monstre réputé invincible n'est-il pas un de ces personnages aventureux, intrépide qui suscite l'admiration de tous ?

 

Persée, Danaé, Athéna, Hermès, Méduse, Andromède... Deux comédiens incarnent avec virtuosité une galerie de personnages et de dieux : métamorphoses permises par le théâtre, grâce aux costumes, au jeu subtil des deux acteurs...

Un spectacle virevoltant comme le sont les deux comédiens qui font revivre cette légende grecque... Une mise en scène tonique, pleine d'humour qui provoque la joie et la bonne humeur des spectateurs...

Selon une tradition antique, ce spectacle s'est déroulé en plein air, dans un lieu somptueux : Les jardins de la Fontaine, à Nîmes.

 

L'occasion de se remémorer et de revisiter le mythe de Persée...

C'est le Dieu Hermès qui, au début de la pièce, se charge de nous raconter l'histoire de ce personnage.

Persée, fils de Zeus et de Danaé, a des origines à la fois divine et humaine... il connut, comme beaucoup de héros, un destin houleux : avant sa naissance, Acrisios, le père de Danaé apprit par un oracle que sa fille aurait un jour un fils qui le tuerait...

Effrayé, voulant empêcher l'accomplissement de cette prédiction, Acrisios construisit une chambre de bronze sous terre et y enferma Danaé.

Mais peut-on empêcher un destin en marche, peut-on lutter contre sa destinée ?

Zeus, le roi des dieux , séducteur impénitent, transformé en une pluie d'or pénétra par une fente du toit et s'unit ainsi à la jeune fille...

 

Ainsi naquit Persée dans le plus grand secret... Danaé le cacha et l'éleva pendant des mois.

Mais un jour, l'enfant, en jouant, poussa un cri et Acrisios l'entendit : il décida de lancer sa fille et son petit-fils sur la mer, dans un coffre de bois...

 

Et c'est Danaé qui nous raconte la suite de l'histoire  : le destin conduisit le coffre sur le rivage de l'île de Sériphos... là les deux naufragés furent recueillis par un pêcheur nommé Dictys qui était le frère du tyran de l'île, Polydectès.

Ce roi tomba amoureux de Danaé, mais Persée faisait bonne garde auprès de sa mère.

 

Polydectès invita alors à un dîner tous ses amis ainsi que Persée : il demanda quel présent ses amis voulaient lui offrir.

Tous proposèrent de lui offrir un cheval, Persée, lui, répondit qu'il lui apporterait, s'il le fallait, la tête de la Gorgone.

Le lendemain, comme Persée n'avait rien apporté, Polydectès lui donna l'ordre d'aller chercher la tête de la Gorgone.

Persée, plein de fougue, n'hésita pas à se lancer dans cette quête...

Heureusement, on voit les dieux, Athéna, Hermès veiller sur lui : ils lui offrent les instruments qui pourront l'aider à vaincre Méduse, la seule des Gorgones qui soit mortelle : un casque magique qui le rendra invisible, des sandales qui lui permettront de voler, un bouclier, une besace, une épée courbe...

 

Le spectacle nous montre la joie, l'enthousiasme de Persée à qui les dieux offrent leur protection.

On rit à l'évocation des Grées, les soeurs de Méduse : nées vieilles, ridées, avec des cheveux gris, elles n'avaient qu'un oeil et une dent qu'elles se partageaient. Les Grées, dans un dialogue amusant, soulignent les vicissitudes des destins humains, et de l'amour...

Persée peut alors aller affronter Méduse : elle-même se présente comme une victime des dieux, car c'est Athéna qui la métamorphosa en Gorgone.

Persée parviendra-t-il à la vaincre ? Connaîtra-t-il, un jour, ses origines, saura-t-il qui est son père, qui son grand-père ?

Persée pourra-t-il échapper à son destin et à la prédiction de l'oracle ?

Rien n'est moins sûr, malgré sa volonté de conjurer son destin.

La mise en scène nous entraîne, ainsi, dans un tourbillon d'aventures, d'incertitudes, de personnages étranges, de mythes mystérieux.

L'histoire de Persée vient ainsi illustrer toutes les difficultés et les obstacles de la vie humaine. On perçoit aussi tout le poids de la servitude féminine : des femmes soumises aux désirs et aux caprices des hommes expriment leurs révoltes...

Ce spectacle a su séduire un public nombreux, varié : les enfants, comme les adultes ont été subjugués par les métamorphoses des deux acteurs incarnant différents personnages avec une grande virtuosité, changeant de voix, modifiant leur posture, leurs gestes...

 

Un spectacle écrit et mis en scène par Laurent Rogero, joué par la compagnie Anamorphose.

 

Vidéo :

 

https://youtu.be/Lvp_tVwaypI

 

 

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7 mai 2018 1 07 /05 /mai /2018 16:22
Une somptueuse cérémonie du culte impérial...

 

 

Toute une ville a vécu à l'heure romaine : le temps d'un week-end, Nîmes a célébré Spartacus, l'esclave rebelle... Nîmes est redevenu Nemausus... une occasion de reconstituer devant la Maison Carrée une fastueuse cérémonie du culte impérial.

Costumes colorés, musique solennelle, éclats de buccins, la fête a rassemblé de très nombreux spectateurs venus rendre hommage à l'empereur Hadrien, selon des rites anciens...

Des légionnaires, en nombre, veillaient au bon ordonnancement de la célébration : casques rutilants, larges boucliers magnifiquement décorés, lances en main...

 

Un flamine, portant l'apex, vêtu de blanc et de rouge, présidait la cérémonie : il commença par imposer le silence à l'assemblée...

"Parcite linguam ! Taisez-vous !"

 

Puis, on assista à la création d' un espace sacré, le "templum"... "Que soit temple l'espace que je désigne !"

Les participants furent, alors, invités à se couvrir la tête avec leur toge ou avec une couronne de feuilles de laurier.

 

"Que l'on apporte le vin et la patère pour commencer le sacrifice !"

L'officiant versa du vin dans un brasier sacré préservé dans le temple... Puis, il ajouta toutes sortes de libations : de la farine, de miel, de la laine, du lait, du blé, de l'encens...

Rappelons que le feu est essentiel dans la religion romaine : les Vestales avaient pour fonction de garder et de préserver le feu sacré qui devait rester constamment allumé... Et si le feu s'éteignait, la Vestale qui en était responsable était punie de mort, enterrée vivante.

 

"Que cette libation maintienne l'empereur sous la protection des Dieux ! Qu'elle soit favorable à la population de Nemausus !"

Puis, des esclaves distribuèrent des gâteaux de froment à l'assemblée.

 

Une bête fut, alors, amenée : un magnifique bélier que le bourreau s'apprêtait à sacrifier en l'honneur du dieu Jupiter... 

Ce bélier était savamment décoré d'une petite cape rouge, d'un collier torsadé...

 

On versa alors de la farine salée dans le feu et sur la victime : c'est ce qu'on appelle la "mola salsa", expression à l'origine de notre verbe "immoler"...

Puis, fictivement le victimaire frappa l'animal avec un merlin et lui trancha la gorge...

 

Dernier acte de la cérémonie : une prière où l'on invoque Juppiter...

"Juppiter optimus, Juppiter maximus, protège l'empereur et sa famille !"

Un défilé animé, haut en couleur clôtura la fête : on pouvait y admirer des chars tirés par des chevaux, des troupes de fantassins, des Gaulois en armes, des Celtes aux habits bariolés, des danses... 

 

 

 

 

 

 

Les légionnaires en armes...

Les légionnaires en armes...

L'empereur Hadrien

L'empereur Hadrien

Des Celtes

Des Celtes

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18 mars 2018 7 18 /03 /mars /2018 13:34
La jeune fille et le cygne...

 

 

 

Un ballet de séduction...

 

Caresser un cygne ! Sentir sous ses doigts son plumage soyeux... percevoir la douceur de son duvet... approcher l'oiseau somptueux...

 

Habilement, la jeune fille sait éviter tous  les coups de bec de l'animal.

 

Et elle parvient à se jouer de sa hargne, elle parvient à le dompter avec adresse et vivacité.

 

Alors que le cygne déploie son long cou, elle l'effleure avec délicatesse.

 

Puis, lorsque l'oiseau splendide virevolte, elle effleure encore ses ailes, comme pour s'imprégner de toute la douceur de l'oiseau...

 

Les ailes ébouriffées par le vent déploient alors toute leur légèreté, toute leur élégance, éventails ondoyants...

 

Magnifique ballet... danse de l'animal qui tourbillonne !

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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23 décembre 2017 6 23 /12 /décembre /2017 14:48
Pour revivre la magie des contes de Noël...

 

 

 

La nuit de Noël, une des plus longues de l'année, se prête à bien des mystères : dans les replis de la nuit, tout peut se passer...

Les ombres, la peur, l'angoisse, mais aussi des prodiges peuvent surgir soudainement...

Des histoires de loup féroce, des animaux qui se mettent à parler, des lutins, des dragons qui s'éveillent dans l'obscurité...

 

Tout est possible, surtout dans ces contes d'autrefois qui nous permettent de retrouver l'émerveillement de l'enfance...

On peut tout croire surtout quand un conteur enchante ces histoires, les fait vivre sous nos yeux, avec toute sa malice et tout son art.

 

Le spectacle s'ouvre sur l'histoire de Jeannot, le bûcheron et de sa femme Jeannette.

Tous les soirs, après une rude journée de labeur,  Jeannot rentre et attend que sa femme lui serve une bonne soupe longtemps mijotée dans une grande marmite.

Une année, le premier jour de la semaine de l'Avent, Jeannot attend sa soupe, et juste au moment où Jeannette soulève la marmite, quelqu'un frappe à la porte...

Le bûcheron se lève, va ouvrir la porte... le conteur fait alors habilement appel à l'imagination des enfants présents dans l'auditoire.

 

"Vous savez ce qu'il voit ?"

"Le père Noël !", lance un enfant... un autre répond : "un cadeau !...", et un autre "un cerf !"

Non, dit le conteur, il voit un énorme loup gris !

Le loup avance vers Jeannette, visiblement séduit par les attraits de la jeune femme... Mais que va-t-il se passer ? Le conteur sait magnifiquement ménager le suspense, il fait attendre son auditoire...

 

La suite de l'histoire nous révèle un dénouement drolatique... Le loup apparaît bien ridicule et on le voit s'enfuir piteusement, après avoir reçu la marmite de soupe sur la tête.

Le bûcheron sera encore confronté à une meute de loups, le jour où il va couper un sapin de Noël dans la forêt.

Et là encore, grâce à son ingéniosité, il parvient à se sortir de ce mauvais pas...

Le conteur mime les loups, les gestes du bûcheron, il joue à merveille tous les rôles... On a même l'impression de voir les yeux des loups, "les ronds rouges" qui encerclent le personnage...

 

Puis, le conteur égrène l'histoire de deux frères bossus, des violoneux : on retrouve là un manichéisme un peu simpliste présent dans de nombreux contes...

Le méchant et le gentil s'opposent par leurs comportements...

Et comme souvent dans les contes, le gentil est récompensé, le méchant est puni...

 

Puis, vient l'histoire du criquet, tombé par hasard près du traîneau du Père Noël...

Pour le protéger du froid, le vieil homme le recueille dans sa barbe.

Le criquet sera finalement offert en cadeau à un enfant, dissimulé dans une boule de Noël, avec ce message : "A ouvrir avec délicatesse..." 

 

Le dernier conte est une adaptation de l'histoire de la Belle et la Bête... où l'on retrouve des personnages contrastés, une belle jeune fille confrontée à un drac qui semble maléfique.

 

 Fabien Bages anime, de sa verve, les personnages qu'il met en scène et les enfants subjugués suivent des yeux les gestes, les mimiques du conteur qui fait vivre toutes sortes de sentiments et d'émotions : la peur, l'émerveillement, la surprise, le rire, le bonheur...

 

 

 

La suite des contes : Jeannot et le sapin de Noël

https://youtu.be/tb2zZxVdXRQ

 

https://youtu.be/e3ps0dpX_Uo

 

Les deux bossus :

https://youtu.be/_7BoaUkUoLQ

https://youtu.be/qOerpO2Xhaw

 

https://youtu.be/qgG1Y_X_KCA

 

https://youtu.be/q1l3imsFypk

 

https://youtu.be/9OW4ZfLvVXo

 

https://youtu.be/KOGsCBbc97k

 

https://youtu.be/zzOf4b24PA4

 

Le criquet de Noël :

https://youtu.be/NYsaWGPgfds

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 09:46
Hommage à Johnny : la démesure encore...

 

 

 

Un hommage populaire est rendu aujourd'hui à Johnny Halliday, et encore une fois, c'est la démesure qui prévaut dans cette cérémonie... Un hommage hors normes...

Une démesure qui correspond à la personnalité du chanteur, à sa vie faite d'excès en tous genres...

 

On se souvient des shows de Johnny, on se souvient de sa façon d'entrer en scène : c'était spectaculaire, exceptionnel, surprenant.

On se souvient des excès du personnage : drogue, tabac, alcool, vitesse, mariages successifs...

Des excès qui l'ont aidé, sans doute, à surmonter ses fêlures, une enfance difficile, un métier exigeant... et des excès qui ont ruiné aussi sa santé.

 

La cérémonie d'hommage sera à l'image des spectacles de Johnny : une grande parade... Le convoi funéraire du rocker descendra les Champs-Élysées pour rejoindre l'église de la Madeleine.

Le convoi sera précédé de quinze motards de police. 700 bikers sur des Harley-Davidson, roulant en queue de cortège, devraient faire sensation et attirer tous les regards.

 

Des mesures de sécurité exceptionnelles  seront prises ce samedi. Fermeture des stations de métro Concorde et Madeleine, déploiement de 1500 policiers et gendarmes, création d'une zone de sécurité… l'État a mis en place des moyens considérables pour garantir le bon déroulement de l'hommage, dans un contexte sécuritaire particulièrement sensible.

 

Des écrans géants, installés tout le long du parcours, retransmettront des tubes du rocker. L'adieu à la rock star sera grandiose, exceptionnel, émouvant et spectaculaire. Des fans sont venus de loin pour assister à cette cérémonie.

 

Johnny a toujours été dans la démesure : les plus grandes salles, les plus grandes ventes de disques, les plus grands spectacles... Cette cérémonie lui correspond, et surtout, c'est une façon de mettre en évidence la popularité du chanteur.

 

Issu du peuple, Johnny Halliday, malgré ses frasques et ses excès, a su rester proche de son public.

 

L'idole des jeunes fut un adolescent timide et réservé : il a dû affronter le succès, la popularité tout au long de sa vie.

Et, il est resté malgré tout attaché à son public : son métier était sa raison de vivre et cet hommage près de la foule répond sans doute à ses aspirations...

Certains trouvent que cet hommage est déplacé, qu'il fait songer à une "hystérie collective".

Quoi qu'on en pense, Johnny a marqué la vie de beaucoup de gens, il symbolise à lui seul les années 60, une époque de renouveau : une certaine liberté qu'il a incarnée, revendiquée par une vie faite d'excès. 

Il en a aussi, sans doute, payé le prix.

On lui souhaite dans tous les cas de reposer en paix.

 



 

 

 

Hommage à Johnny : la démesure encore...
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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 08:30
Une soirée télévisée surprenante sur ARTE...

 


 
Ce soir là, je m'apprête à regarder un programme alléchant sur ARTE : tout d'abord, un film de Spike Jonze intitulé Her, une histoire moderne qui aborde le thème de la solitude dans nos sociétés déshumanisées.


 
Le héros de ce film Théodore est un homme sensible, inconsolable à la suite d'une rupture amoureuse. Il acquiert alors un logiciel informatique, capable de s'adapter à la personnalité de chaque utilisateur. En lançant le système, il fait la connaissance de Samantha, une voix féminine pleine de charme, intelligente, et particulièrement drôle... c'est alors que commence un jeu de séduction et les deux personnages tombent amoureux l'un de l'autre.


 
On le voit : un thème passionnant qui évoque l'emprise des ordinateurs dans le monde moderne...
Mais, hélas, au bout d'un quart d'heure, l'image se fige, puis apparaît ce message : "no signal".


J'essaie alors de changer de chaîne, je passe sur la 5 : l'image est figée également. C'est ce que l'on appelle les aléas de la TNT...
Je retourne sur ARTE : l'image est toujours immuable...
Après une dizaine de minutes, le film redémarre...


 
Le temps de voir une scène torride entre Théodore et la voix de Samantha, un accouplement virtuel par le truchement de l'informatique.... soudain, c'est à nouveau une image figée qui apparaît. Nouvelle panne de la TNT qui décidément pose parfois bien des problèmes.
 
C'est ainsi que les progrès annoncés deviennent des régressions.


Plus tard, le film recommence avec un troisième personnage : apparemment, une femme chargée de jouer le rôle de Samantha afin de concrétiser la relation virtuelle entre les deux personnages...


Nouvelle scène torride : nouvelle interruption... J'essaie alors d'aller sur mon ordinateur pour visionner la suite, mais la machine me dit que ce programme n'est pas disponible sur internet...

 

Le film s'achève sans que j'aie pu connaître la fin de l'histoire...
 
Deuxième partie de la soirée : un spectacle chorégraphique intitulé La fiesta présenté au festival d'Avignon dans la Cour d'honneur du palais des Papes.
 
De quoi susciter et aiguiser ma curiosité... Et miraculeusement, dès le début de ce programme, la TNT fonctionne à nouveau...
Je vais pouvoir visionner ce spectacle donné, en plein air, dans un décor grandiose et somptueux...
Ce soir, c'est La fiesta sur ARTE, enfin si l'on peut dire...

 
Car, dès le début, je suis décontenancée par ce que j'ai sous les yeux.
Cette soirée consacrée au flamenco me laisse perplexe : il s'agirait de revenir aux origines de cet art, comme l'affirme Israël Galvan, le concepteur de ce spectacle...
 
"On a cherché à revenir à la sonorité primitive, brute, originelle du flamenco qui est sauvage... il y a des cris, des murmures..." explique le chorégraphe.


 
Sur la scène, quelques chaises vides, une estrade, une table... deux personnages, un homme, une femme s'avancent en silence et s'assoient. Ils se mettent à crier et lancer des onomatopées, tout en tapant des mains...
Puis, deux hommes en jogging apparaissent en tapant également des mains...


 
La femme caquette, glousse, l'homme hurle des "ah oh" prolongés.
Ces cris, ces glapissements d'animaux m'insupportent assez vite...

Soudain, on entend et on voit des tambourinements de pieds sur le sol, on découvre, alors, Israël Galvan qui descend les escaliers de la Cour du palais des Papes, en rampant, tel un animal...
 
Voilà de l'art contemporain à l'état brut : j'ai vraiment des difficultés à apprécier ce genre de spectacle où l'esthétique est absente.


 
Bientôt, j'éteins mon poste de télévision.


Voilà une soirée vraiment surprenante sur ARTE...


Entre les pannes de la TNT et l'art contemporain, je me dis que la modernité est parfois décevante.
Je me dis que notre art est décadent, que notre technique est bien fragile.

Je me dis que les nouvelles formes d'art sont déconcertantes et que les progrès nous réservent bien des surprises...
 
 

 

 Vidéo : La Fiesta

 

 

 

https://youtu.be/iM0yyuMTQMo

 

 

 

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 11:59
Une soirée de passion musicale avec la chorale Rap's Ody Swing...

 

 

Pour célébrer la fête de la musique...


La passion était au rendez-vous : elle se lisait sur les visages, les sourires, dans l'enthousiasme des choristes.

La passion de chanter, de partager des émotions, des sentiments, une sensibilité... Le chant choral n'est-il pas un partage, une communion entre les choristes eux-mêmes et avec les spectateurs ?

 

On ne peut qu'apprécier cette ferveur qui anime les choristes, qui les fait vibrer, et nous emporte loin du monde ordinaire...

On fut d'abord envoûté par un chant religieux : l' Ave Verum Corpus de Mozart qui nous entraînait dans un univers de paix et de sérénité, la religion a inspiré tant de chefs d'oeuvre d'harmonie aux plus grands compositeurs et cette oeuvre de Mozart pleine de nuances nous emmène dans un monde fait de pureté.

 

Puis, le Cantique de Jean Racine de Gabriel Fauré vint conforter cette impression de douceur et de paix.

 

Soudain, éclata la joie d'un autre chant fait d'exaltation : l'Hallelujah de Haendel, les voix s'entremêlaient, s'entrecroisaient pour chanter un bonheur suprême. Les voix disaient une forme d'ivresse et de tourbillon. Puissance et douceur alternaient dans l'interprétation...

 

C'est aussi un Halleluyah plus tendre, plus mystérieux et plus feutré qui nous était offert, celui de Léonard Cohen... On se laissait, alors, bercer par la mélodie.

 

La deuxième partie du tour de chant était consacrée à des airs de variété : ce fut d'abord Deux minutes 35 de bonheur, une chanson célèbre qui a été interprétée par Sylvie Vartan et Carlos, une musique qui swingue et la chorale nous emportait avec elle dans ce moment de bonheur partagé.

 

Puis, on entra dans la fantaisie d'une chanson de Maurane, La chanson de l'Autruche... Les choristes s'amusaient manifestement à jouer les autruches, à mimer leur bonheur.

 

C'est ensuite une invitation impérieuse qui nous était faite : Bois ton café de l'Affaire Louis Trio... une belle leçon de sérénité...

 

Atmosphère tropicale et ambiance alanguie pour la chanson suivante : Il fait chaud... 

 

La séduction fut aussi au rendez-vous avec ce titre : Coeur de Loup, de Philippe Lafontaine, un rythme endiablé pour cette chanson d'amour.

 

C'est le thème du départ qui était évoqué avec cette chanson de Jean Jacques Goldman : Puisque tu pars... texte mélancolique qui suggère à la fois tristesse et espoir : la séparation est un déchirement mais aussi une occasion de découvertes pour celui qui s'en va vers un ailleurs.

 

On était, enfin, séduit par les rythmes contrastés de la Prière à la vierge d'El Rocio, célèbre chanson de prière catholique andalouse. Chantée a cappella, cette prière nous faisait percevoir mieux encore toute la force de la musique des voix...

 

Ce concert éclectique a séduit tous les publics, dans une ambiance conviviale de partage et de bonne humeur : la musique nous permet de connaître toutes sortes d'émotions et de sentiments, elle réunit, elle réconforte, elle apaise, elle est source d'harmonie.

 

Bravo aux choristes, à la chorale Rap's Ody Swing, au chef de choeur, Nathalie Martinez pour ce moment de bonheur et d'émotions partagées...

 

 

2 minutes 35 de bonheur :

 

https://youtu.be/fhHvi90bOCg

 

La chanson de l'autruche :

 

https://youtu.be/tGfMQgs1II4

 

 

Bois ton café :

 

https://youtu.be/Q90c3q1aXMA

 

Il fait chaud :

 

https://youtu.be/VXe_Qk4DeHI

 

 

Puisque tu pars :

 

https://youtu.be/QfCkCIKxo5U

 

 

Prière à la Vierge d'El Rocio :

 

https://youtu.be/B70ZWzJ8LpU

 

 

AVE VERUM CORPUS MOZART

CANTIQUE DE JEAN RACINE de G Fauré

HALLELUYAH HAENDEL

HALLELUJAH Léonard Cohen

IL FAIT CHAUD

PUISQUE TU PARS

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 12:29
Sous le signe de Boudica, la reine celte...

 

 

 


Boudica.... Qui connaît le nom de cette figure mythique, cette reine celte des Icéniens, qui mena une révolte des Bretons face à Néron ?

 

C'est l'écrivain et historien Tacite qui nous raconte l'épopée de cette reine de légende....

 

On sait qu’elle est née autour de l’année 30 d’une famille royale et qu’elle a été mariée à Prasutagos, le roi des Iceni, un peuple celte, dans la région du Norfolk, en Angleterre. Les Iceni sont l’un de cette douzaine de peuples qui accueillent les Romains les bras ouverts et concluent avec eux des traités de coopération. 

 

 Prasutagos meurt en 59 ou 60 après un long règne, il laisse un testament qui lègue la moitié de ses considérables possessions à l’empereur Néron, sans doute pour que celui-ci accepte que Boudica accède au pouvoir. Mais c’était sans compter avec la cupidité des Romains. L’administration romaine réagit immédiatement et saisit la totalité du trésor royal. 

 

Aussitôt, Boudica lève une armée pour combattre les romains... elle remporte plusieurs victoires, mais est finalement vaincue, elle s'enfuit et se serait donné la mort avec ses deux filles....

 

A partir de ce récit légendaire, les comédiens de la troupe Effet Thatche ont imaginé une pièce de théâtre parodique, une comédie haute en couleurs qui mêle histoire et actualité...

 

Le public est invité à participer activement à la mise en scène...

Un spectacle loufoque où les jeux de mots, les allusions à l'actualité, les mimiques suscitent le rire de l'auditoire...

Comique de mots, de gestes, de situation, de répétition s'enchaînent.

 

L'action de la pièce nous est présentée, dès le début, à la manière antique avec humour et dérision: "Vous aurez de la rebellion, de l'amour, des chameaux, de la haine, et du sang rhésus A+."

 

Les spectateurs sont constamment associés à l'action  : il s'agit d'abord d'acclamer l'entrée en scène de Néron :"Gloire à Néron !"

 

L'omniprésence d'Agrippine, son influence sur son fils sont présentées sur un mode comique et caricatural...

 

Sénèque annonce, alors, la mauvaise nouvelle : "En Britannia, le roi Prasitagus a été assassiné, et c'est sa femme Boudica qui a pris sa place et qui soulève le peuple..."

 

Aussitôt, Sénèque propose une solution pour régler ce problème : une personne de confiance qui se chargera d'assassiner la reine rebelle, un agent très spécial nommé "To morrow never dies"...

 

La traversée vers Britania se prépare : deux spectateurs sont interpellés pour mettre en scène la mer, le bruit des embruns et des mouettes...

 

L'actualité se mêle à l'histoire de manière parodique : la jungle de Calais, le tunnel sous la manche...

Les anachronismes se multiplient : Robin des Bois, Margaret Thatcher sont convoqués pour aider l'émissaire de Néron....

 

La caricature omniprésente suscite les rires des spectateurs : le rôle d'Agrippine est interprété par un homme, les personnages sont stéréotypés, les effets de décalages sont appuyés, le dénouement est irréaliste...

 

Bien sûr, cette farce loufoque prête, avant tout à rire, mais elle nous invite aussi à nous intéresser à cet épisode héroïque de la révolte de Boudica.

 

Ce spectacle donné dans le cadre des JEUX ROMAINS, à Nîmes, dans les jardins de la Fontaine, a permis d'apprécier la virtuosité des acteurs, leur sens de l'improvisation, leur bonne humeur communicative...

 


 

 

 

 

 

 

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 16:09
Albionix, le barde celte ou le pouvoir de la parole...

 

 

 

Des récits venus du passé, une évocation des dieux gaulois que nous connaissons si peu, la conquête romaine et ses conséquences, les druides et leur enseignement : Albionix, le barde celte fait revivre une civilisation, une mythologie magique, peuplée d'êtres mystérieux et étranges...

 

Tout l'art du récit est mis en oeuvre par le conteur : des rebondissements, des coups de théâtre, des histoires enchâssées, des personnages ordinaires qui rencontrent des êtres d'exception, des divinités aux noms exotiques, aux pouvoirs exceptionnels.

 

Albionix raconte son enfance, ses origines : né près du Mont Ventoux, il est choisi par les druides afin de devenir barde, son initiation dure 15 ans, et il part s'installer à Nemausus, près de la fontaine du Dieu...

 

Puis, il égrène des contes, où apparaissent successivement Epona, déesse des chevaux, et son poulain blessé, Eporétos, le chasseur valeureux qui poursuit un grand cerf blanc, en fait, le Dieu Cernunos, qui préside aux forêts et aux moissons, puis l'ingénieux dieu Lug, petit fils de Balor, le géant à l'oeil unique.

 

Des monstres surgissent : querelleurs, violents, prompts à la guerre, des êtres inhumains qui ne pensent qu'à la destruction et la mort.

 

L'histoire de Lug, fils d'un magicien, abandonné dans le courant d'un fleuve, sauvé par un pêcheur, nous emmène dans l'univers des contes merveilleux de notre enfance...

Sa mère, enfermée dans une tour, isolée du monde, seduite par le fils d'un magicien qui prend la forme d'un corbeau pour la rejoindre... tous les ingrédients sont réunis pour faire rêver l'auditoire.

On apprend comment Lug, le plus important des dieux gaulois donna son nom à la ville de Lugdunum...

 

Taranis, dieu du tonnerre et de l'orage, Teutatès, dieu des morts, surgissent, dans le récit du barde, des noms exotiques et lointains, aux sonorités étranges.

 

Et comment ne pas être séduits par le druide Bérénos qui veut révéler à ses disciples les secrets de sa connaissance ?

Comment ne pas être curieux de ses révélations ?

 

Puis, Ogmios, le dieu de la parole est évoqué...

Ogmios raconte ce combat qui a opposé deux peuples gaulois, par le passé... les guerriers sont prêts à s'affronter, dans une lutte fratricide.

Soudain, les guerriers entendent des chants, de la musique : ce sont les bardes des deux peuples qui s'approchent entre les deux armées... alors, les guerriers baissent leurs armes, ils baissent la tête, ils reculent et retournent dans leur cité, dans leur village... plus tard, ils négocient, parlent pour régler leurs querelles...

 

Tant est grand le pouvoir de la parole, celui de la musique, de la poésie...

Tant est grand le pouvoir du barde qui raconte le monde, les dieux et les hommes...

 

Dans ce spectacle, on savoure tout l'art du conteur qui parvient à faire revivre, sous nos yeux, différents personnages, les incarner, en mimer les expressions.

Le public subjugué écoute les paroles du vieux barde, s'imprègne de sa sagesse...

 

Fabien Bages qui joue le rôle du barde Albionix, tour à tour enjoué, émouvant, grognant, interprète toutes sortes de personnages, des dieux, des déesses, des hommes.

Il met en scène des caractères, et souligne l'importance de l'ingéniosité, de la générosité, du partage, de la poésie, des leçons de vie essentielles...

 


 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 09:06
Un concert de Noël chaleureux et éclectique...

 

 


 

Un concert pour fêter Noël, une chorale pour faire résonner la musique de Verdi, Haendel, Schubert, mais aussi des textes de Goldman, Isabelle Boulay, Brel, Beau Dommage, ou encore des chants traditionnels connus de tous, comme Minuit Chrétien ou Happy day... Voilà de quoi séduire un public nombreux pendant cette période de Noël...

 

Un bel éclectisme dans ce répertoire : une occasion de réunir des musiques venues d'horizons différents et de créer, ainsi, une nouvelle harmonie.

 

La chorale Rap's ody swing a donné ce spectacle, en l'église Sainte Jeanne d'Arc, à Nïmes.

 

Le concert s'ouvre sur un air célèbre de Verdi : Nabucco, Va pensiero...

Les choristes rentrent en scène et nous proposent toute la solennité de ce chant qui exprime un désir de liberté ainsi que la nostalgie et la beauté du pays natal... L'émotion est au rendez-vous, palpable et prenante... Le public vibre et ressent toute la ferveur de ce chant.

"Va, pensiero, sull’ali dorate ;
Va, ti posa sui clivi, sui colli,
Ove olezzano tepide e molli
L'aure dolci del suolo natal !"

"Va, pensée, sur tes ailes dorées ;
Va, pose-toi sur les pentes, sur les collines,
Où embaument, tièdes et suaves,
Les douces brises du sol natal !"

La gaieté du Benedicat Vobis de Haendel éclate, ensuite, et restitue toute la joie de Noël....

"Aleluia, Aleluia 
Benedicat Vobis
Dominus, Dominus
qui fecit coelum et terram."

 

Puis, c'est un texte de Goldman, intitulé La mémoire d'Abraham qui est mis à l'honneur : un magnifique texte qui évoque les difficultés de la foi, et l'importance de l'amour.

Une chanson pour rêver nous est offerte : Chanson pour les mois d'hiver, pleine de tendresse, elle réunit deux coeurs.

 

L'humour est, aussi, de la fête avec La complainte du phoque en Alaska de Beau Dommage.

 

La poésie est convoquée, également : on peut se laisser bercer par cette chanson de Jacques Brel : Il neige sur Liège... un texte qui restitue toute la beauté, le mystère de la neige en train de métamorphoser les paysages, dans une atmosphère feutrée qui gomme les aspérités, les bruits...

 

C'est ensuite Un monde en sarabande qu'il nous est donné d'écouter sur une musique de Haendel : la folie du monde est opposée à la beauté de la terre, à un profond désir de tendresse.

 

La chanson suivante nous fait rêver à un monde meilleur, où les enfants pourraient s'épanouir et vivre dans un bonheur universel : un texte de André Daniel Meylan, Le meilleur de nous mêmes.

 

On peut se laisser emporter par le rythme de L'enfant au tambour, chanté traditionnellement à Noël, adaptation d'un texte anglo-saxon : The little drummer boy, écrit en 1941 par Katherine Davis, l'histoire d'un enfant parti à la recherche de son père, mort à la guerre.

 

L'Ave Maria résonne bientôt sous les voûtes de l'église : le chant s'élève et transporte les âmes et les coeurs dans une sérénité apaisante.

 

Un autre chant Minuit chrétiens fait rayonner la nuit de Noël et le nom même de cette fête.

"Noël ! Noël ! voici le Rédempteur ! 
Noël ! Noël ! voici le Rédempteur !"

 

Le gospel est également représenté grâce à l'hymne Happy day, que tout le monde connaît : rythmé par des battements de mains, il emporte l'enthousiasme du public.

 

La chanson Blue Christmas évoque un Noël triste, éloigné de l'être qu'on aime.

 

Le concert s'achève, déjà, avec le traditionnel Noël blanc dans une version modernisée et rythmée et le célèbre We wish you a Merry Christmas.

 

Bonne humeur, harmonie, enthousiasme s'expriment dans les applaudissements du public venu nombreux assister à ce concert de Noël, dirigé, de main de maître, par le chef de choeur, Nathalie Martinez.

 

Joyeux Noël à tous...

 

 

 

 

Vidéos : rosemar

 

Photo : Pixabay

Nabucco

Nabucco suite

Benedicat vobis

La mémoire d'Abraham

Chanson pour les mois d'hiver

La complainte du phoque en Alaska

Il neige sur Liège

Un monde en sarabande sur une musique de Haendel

Le meilleur de nous-mêmes

L'enfant au tambour

Ave Maria

Minuit chrétiens

Happy day

Blue Christmas

Noël blanc

We wish you a merry Christmas

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