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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 12:39
Un spectacle sous les tilleuls : une demande en mariage tout terrain...

 

 

 

Le printemps permet des spectacles en plein air et une pièce de théâtre sous l'ombrage bienveillant de tilleuls, dans un jardin, offre l'occasion de se détendre dans une atmosphère champêtre...

 

Au programme : "Une demande en mariage tout terrain", adaptée d'une célèbre pièce d'Anton Tchékhov...

Les spectateurs assis en cercle, au coeur même du spectacle, sont invités à prendre part à cette réunion de famille...

Une réunion pour le moins houleuse qui met en scène une mère, sa fille, Natalia et un homme  de quarante ans, Ivan qui vient faire sa demande en mariage.

 

Reçu par la mère, le prétendant exprime son désir... 

On assiste, ensuite,  au monologue de ce personnage Ivan, avec des répliques savoureuses : " Je ne peux pas ne pas me marier...Si tu espères trouver l'amour véritable, tu ne te marieras jamais", se dit-il... Il se plaint aussi d'avoir déjà quarante ans et énumère ses nombreux soucis de santé : psoriasis, manque de sommeil, digestion difficile, souffle au coeur...

 

La jeune promise intervient, alors, et le dialogue s'engage entre la jeune fille et son prétendant : ils évoquent les relations amicales entre leurs parents respectifs...

 

Mais, très rapidement la discussion s'envenime à propos de "petits prés aux vaches", dont les personnages se disputent la possession.

Le ton monte, à tel point qu'ils se mettent à hurler : Natalia s'en va, son prétendant la poursuit : il est au bord de l'apoplexie...

Les acteurs prennent, alors, à témoin les spectateurs "Ils sont à moi, à moi !"

 

La mère réapparaît, entre dans la dispute qui se propage et devient un paroxysme d'insultes violentes... Les pires mots sont prononcés de part et d'autre : "cinglé, pervers, hypocrite, menteur, crapule, épouvantail à moineaux... ce petit lustucru, cet oeil de taupe..."

Le fiancé est bientôt chassé de la maison à coups de pieds.

 

C'est alors que la mère apprend à sa fille que le jeune homme était venu la demander en mariage.

Aussitôt, on assiste à un coup de théâtre : intéressée par la proposition, elle ordonne à sa mère de ramener le prétendant.

 

La pièce met en oeuvre toutes sortes de ressorts comiques : comique de geste, de mots, de répétition, de caractère, comique de situation, avec de brusques renversements ou coups de théâtre...

Les situations se répètent car une nouvelle dispute éclate, tout aussi futile que la première...

 

L'outrance est au rendez-vous et le grossissement comique provoque les rires complices des spectateurs.

 

Les acteurs se donnent à fond dans ce jeu de la démesure : tous trois se retrouvent à terre anéantis par la violence de la confrontation...

 

Les conflits se focalisent sur les biens matériels, l'argent qui divise les familles, qui perturbe les relations entre les gens...

Finalement, le mariage sera décidé, bien sûr et la mère tire cette conclusion : "Ce sont les joies de la famille qui commencent !"

Dans cette pièce, Tchékhov nous met sous les yeux nos querelles éternelles, nos envies de domination, des rancoeurs familiales de tous les temps.

Les passions féroces, exacerbées sont soulignées par le jeu des acteurs qui évoluent tout près des spectateurs : ceux-ci sont interpellés, associés à l'action, on leur offre des petits cannelés, et même du champagne, à la fin de la pièce.

 

 

 

Création de la compagnie Les Lubies

Les acteurs : Nathalie Marcoux, Vincent Nadal, Mercedes Sanz

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

Un extrait de la pièce : la dispute commence...

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 12:40
Une étonnante fête villageoise à Gallician...

 

 

 

Gallician ! Doux nom du midi ! Le nom de ce village résonne d'accents du sud... Situé dans la petite Camargue, près du canal du Rhône à Sète, Gallician s'entoure de monts vallonnés, de champs de vignes, de paysages variés...

 

Juste avant de parvenir au village, dès qu'arrive le printemps, on peut admirer des prairies envahies de coquelicots : des étendues éblouissantes de pourpre s'offrent au regard, les coquelicots envahissent les champs, à perte de vue...

 

En ce milieu du mois de mai, Gallician était en fête, pour un week end... une fête villageoise, aux airs d'autrefois...

 

Un pique-nique était organisé au centre du village...

Peut-on concevoir une fête sans musique et sans chansons ?

An cours du repas, les "gouailleuses" ont fait  revivre des airs connus de tous, au son d'un accordéon et d'un orgue de barbarie... un spectacle haut en couleurs, tant les robes de ces chanteuses étaient bariolées...

"L'homme à la moto, La vie en rose, La java bleue, La complainte de la butte, La javanaise"... tout un répertoire familier...

Les "déboutonneuses" ont, ainsi, permis d'animer un repas en plein air, sous les platanes du village...

 

Un magicien se livra, alors, à quelques tours facétieux auprès des convives : escamotages divers, jeux de cartes, objets qui se volatilisent soudainement.

La journée se poursuivit avec des danses improvisées japonaises.

Dès lors, ce fut l'entrée dans un autre univers mystique et mystérieux...

Les mouvements des deux danseuses s'organisaient autour de figurines de terre, posées à même le sol, décorées par certains participants de la fête, des "yokaï"...

 

Tantôt lents et mesurés, tantôt exaltés, les gestes mimaient la vie, la douleur, les souffrances, la joie des découvertes, le bonheur, la naissance, la mort.

 

Un spectacle fascinant, par son exotisme et son étrangeté... Une chorégraphie troublante dans le retournement des corps qui s'agitent, parfois, en mouvements heurtés et saccadés.

 

Les costumes chatoyants, aux tonalités éclatantes nous faisaient accéder à un autre univers et une autre dimension.

 

La musique vibrait autour du spectacle, restituant une lancinante et bouleversante mélodie...

Un enfant, tout près des danseuses, se mit à crier sa peur : on percevait une tension, une angoisse dans cette représentation de la vie...

 

La journée fut, aussi, l'occasion d'apprécier un spectacle de marionnettes, autour d'une histoire vraie, celle de l'enfant sauvage, Victor : entre la tendresse d'une gouvernante, Madame Guérin et les exigences d'un scientifique, le docteur Itard, l'enfant essaie de trouver un chemin vers l'humanité.

 

Le spectacle mettait en évidence le rôle essentiel des apprentissages dans la vie humaine, ainsi que l'importance de l'affectivité.

 

Et cette fois, les rires des enfants fusaient, devant les facéties du jeune Victor qui, parfois, préférait se réfugier dans les arbres plutôt que d'étudier.

Plus tard,un bal musette réunissait tous les participants autour de rondes et de danses pour les enfants.

Enfin, un concert clôturait la fête, avec des musiques plus modernes qui permettaient à chacun de se défouler.

 

Un bel éclectisme pour cette fête de village ! Une ambiance conviviale empreinte de simplicité, une occasion, aussi, de voyager dans des univers différents, une ouverture sur le monde, une envie de se souvenir, mais aussi un bonheur de découvrir des horizons nouveaux...

 

 

 

 

 

Photos et dernière vidéo : rosemar

 

 

Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...

Vidéo de danses japonaises, prise à Gallician... une musique envoûtante...

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 13:30
Pour Antoine Leiris, le partage de la culture est essentiel...

 

 

 

"La culture nous fait avancer, elle nous fait grandir... à force de la refuser, cette culture, à force de la mettre de côté... on finit par en priver une grande partie des gens qui ont pourtant ce désir là de s'élever... il y a un désir profond d'élévation, et l'élévation, c'est par la culture..."

 

On doit cette profession de foi en la culture à Antoine Leiris, ce journaliste qui a écrit un récit bouleversant après la mort de sa femme, assassinée le 13 novembre, lors de l'attaque terroriste du Bataclan.

 

Invité sur le plateau de l'émission On n'est pas couché, Antoine Leiris,  a livré un témoignage rempli d'émotion et a expliqué la raison d'être de son livre, Vous n'aurez pas ma haine.

 

Antoine Leiris le dit clairement, il ne pardonne pas, il n'oublie pas mais il refuse de céder à la tentation de la haine destructrice : pour son fils, il choisit d'aller de l'avant, de se projeter dans l'avenir.

Ainsi,  la culture permet cette projection pour progresser sans cesse dans la compréhensionu du monde.

 

La culture contient une humanité, elle nous offre une multitude de pensées, une diversité sans fin, elle nous ouvre des horizons différents, elle développe la curiosité, une envie renouvelée de découvertes...

Oui, la culture est multiple...

La culture, c'est, aussi, l'amour de la terre que nous habitons et de la nature, ce n'est pas un hasard si le mot "culture" désigne aussi l 'action de cultiver la terre.

 

La culture nous permet de mettre en oeuvre cette osmose avec la nature et le monde qui nous entoure : le déroulement des saisons, les paysages qui suivent ce rythme, les arbres qui changent d'aspect....

 

La culture, c'est aussi l'univers des livres, celui des mots, de leur précision, de leur origine, de leur valeur.

Et plus on découvre, plus on éprouve le besoin de découvrir, de s'enrichir de mots, de réflexions.

 

Oui, la culture est une occasion de s'élever, car elle apporte de multiples possibilités, elle nous offre tant de sujets de réflexion dans différents domaines : sciences, phiolosophie, arts, littérature...

 

Elle devient, ainsi, une quête incessante, une façon de vivre dans l'éveil, dans l'attention aux choses et aux autres.

Elle aiguise l'esprit, elle avive la compréhension du monde, et ce faisant, elle rend plus heureux.

 

La culture, c'est le contraire de la haine, c'est un amour de la vie et du monde qui nous entoure.

La culture est une force : s'appuyant sur le passé, elle nous guide vers le futur, et nous donne des repères essentiels...

 

Ainsi, le livre d'Antoine Leiris, loin de la haine barbare des terroristes du Bataclan, est rempli d'amour, pour sa femme disparue et pour son fils...

Il est rempli d'espoir en l'avenir...

 

Prenant le contre-pied des terroristes, Antoine Leiris refuse leur haine et leur violence, et nous donne, aussi, une magnifique leçon de vie et d'espérance.

 

 

 

http://www.lesinrocks.com/inrocks.tv/vous-naurez-pas-ma-haine-le-recit-bouleversant-dantoine-leiris-sur-le-plateau-donpc/

 

 

 

 

 

 

Sur la vidéo : Antoine Leiris évoque la culture à 17 minutes...

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 08:40
Les secrets du cagibi...

 



Le cagibi est un lieu particulier, un peu mystérieux et secret, dans une maison : on y stocke toutes sortes d'objets, de l'outillage, des cordes, des fils, des lampes.

Le mot intrigue par ses sonorités étranges, sa voyelle "i" redondante, sa gutturale initiale tempérée par la chuintante "g" et la labiale "b", un capharnaüm de consonnes variées, aux effets divers.

Le cagibi sombre, obscur suscite l'inquiétude, la curiosité, une envie de découvertes...

Le cagibi de la maison de l'Estaque était un étroit couloir qui débouchait sur une excavation plus grande, il était situé sous l'unique escalier de l'habitation et il offrait sa part de mystères.

Sur des étagères, étaient entassés des outils de bricolage, des objets mis au rebut, de vieux tableaux, des morceaux de tapisseries, des rouleaux de ficelles, tout un bric-à-brac hétéroclite.

Le couloir minuscule ne laissait guère de place pour la circulation, il fallait se lover dans la pièce avec précaution, pour éviter les obstacles des étagères.

La demi-obscurité qui régnait dans ce lieu, mal éclairé créait une vague inquiétude et contribuait, aussi, à l'étrangeté de ce réduit.

Au fond, dans l'excavation, on pouvait admirer une ancienne machine à coudre, avec pédale, une de ces machines aux décors de bois somptueux, telles qu'on les fabriquait, autrefois.

C'était le "clou" du cagibi, on pouvait s'asseoir, faire tourner le roue, écouter le bruit de la machine, s'essayer, même, à piquer quelques points.

Cette vieille relique  était une véritable oeuvre d'art : autrefois très utilisée, elle était devenue un objet de vénération, conservée par ma mère comme un souvenir du temps passé.
Sur les bords, des tiroirs recélaient des aiguilles, du fil, des dés à coudre, des boutons de toutes les formes et de toutes les couleurs.
Le bois marqueté permettait d'admirer des motifs géométriques, les tiroirs étaient ornés de ferrures ouvragées.

Une singer ! Un luxe ! 

Rien à voir avec les machines modernes d'aujourd'hui, laquées de blanc, électriques, sans socle, objets assez impersonnels.
Les machines à coudre d'autrefois étaient de véritables meubles en bois, des objets décoratifs, pleins de charmes et de secrets...

La roue, la pédale faisaient de cet engin un objet mystérieux et fascinant, même si dans les derniers temps, la machine ne fonctionnait plus vraiment, on pouvait en admirer tous les détails.

Le métal de la machine était, aussi, orné de motifs étranges, de ramages ondoyants, de feuillages dorés.

A côté, sur le sol, était posée une boîte à couture en bois qui se dépliait et laissait découvrir d'autres trésors....

Une boîte en acajou vernis qui contenait, aussi, des rubans, des boutons-pressions, des épingles à nourrice, des fils de cotons, de la laine.

Le cagibi recélait toutes sortes d'objets, mais le plus intriguant, le plus attirant, le plus mystérieux était cette machine à coudre qui ressemblait à un meuble antique ouvragé...

Placée au fin fond du cagibi, la machine à coudre était un objet de curiosité et d'admiration, elle fascinait par ses dimensions, ses pouvoirs, sa grâce.

 

 

 

 

 

Les secrets du cagibi...
Les secrets du cagibi...
Les secrets du cagibi...
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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 08:40
Une cascade américaine...

 

 


Carnet de voyage : depuis la réserve Indienne d'Havasupai, située dans la partie la plus à l'ouest du Grand Canyon....

 

Havasupai ! Le nom lui-même fait rêver ! La randonnée fut longue, rude, éprouvante, en raison d'une chaleur accablante, d'un chemin caillouteux et incertain. Mais quel éblouissement, en bas des chutes !

Une vision époustouflante !

De l'aplomb des rochers, coule un long ruban blanc vaporeux, les couleurs ocres de la roche font resplendir l'éclat de lys de la chute....
Le cadre grandiose, la hauteur des roches, la splendeur de la chute, le fracas et la fraîcheur des eaux subjuguent tous les sens !

Les rochers délavés semblent s'écouler eux-mêmes en cascades, formant des concrétions, des stalactites de bruns et de rouilles...

Sur l'à-pic, des anfractuosités, où se nichent des bouquets de verdures, se dessinent, cavernes obscures et ténébreuses.

La roche semble abriter des grottes secrètes, des mystères aux ombres noires... 

La chute d'eau majestueuse tourbillonne de remous éclatants de blancheur.
En bas, l'eau turquoise révèle un lac qui semble irréel, dans ses tons de bleus resplendissants.
En bas, l'eau bouillonne, retentit d'éclats, et s'éblouit de ce bleu qu'elle côtoie....

Tout autour, les roches brunes, roses forment un cadre époustouflant, dans les formes ondoyantes, les couleurs.

La roche se fait elle-même ondoyance, façonnée par l'eau, elle la reproduit, en mime les contours et les remous...
La roche effritée semble s'écouler en vagues de reliefs, on y voit comme des filets d'eau creusés dans la pierre, des ruisseaux, des rivières.

Des bouquets d'arbres verts viennent colorer, encore, le tableau de nuances nouvelles : l'ocre, le vert, le turquoise se mêlent dans une harmonie de teintes éblouissantes....

Le lac turquoise, aux teintes céruléennes, resplendit de bleu, sous l'écume jaillissante de l'eau...

 

Une vidéo :

https://youtu.be/6f3ZQmd1ucQ
 


https://youtu.be/brkiknamxZg


Quelques infos sur la réserve Havasupai :

http://www.sunsetbld.com/havasupai-indian-reservation.php

https://fr.wikipedia.org/wiki/Havasupai 

 

Photos : Christelle

Une cascade américaine...
Une cascade américaine...
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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 08:45
Robion, un vieux village de Provence...

 

 



Blotti au pied des falaises du Lubéron, l'ancien village de Robion nous permet de découvrir de vieilles bâtisses de Provence, en pierres sèches, aux toits de tuiles cahotiques.

Les façades révèlent des portes et des fenêtres voûtées, des battants de vieux bois aux teintes érodées par le temps.

Les maisons aux formes pittoresques, aux volets bleus s'entourent de verdures, feuilles de lierres, vignes vierges qui décorent les murs.

On peut admirer des routes pavées de pierres qui s'élèvent vers les hauteurs du village, les galets forment des pavements irréguliers aux teintes variées, lissés par le temps, ils montrent des surfaces comme vernissées et nous font voir ce qu'étaient les chemins d'autrefois...

Les falaises du Lubéron, près du village, sont impressionnantes : des cascades de cèdres s'écoulent sur la pente, formant un écrin de verdures somptueux.

Les hautes maisons côtoient les falaises abruptes... Du gris, de l'ocre, du mordoré, sur la blancheur éclatante des roches.

Les pierres sèches apparentes, sur les façades, révèlent, aussi, des couleurs nuancées de gris, de blancs, de roses.

On se plaît à observer les nombreuses vieilles portes de bois cloutées, aux teintes d'ébène ou d'argent, surmontées de voûtes en pierres.

Les vestiges d'un vieux rempart qui entourait le village nous font voir, encore, des voûtes pittoresques aux lourdes pierres taillées avec harmonie.

En haut du village, un théâtre de verdure, en plein air, accueille des spectacles divers, grâce à des gradins installés face à la roche du Lubéron, un véritable théâtre à l'antique.

Ce cadre naturel nous fait songer aux anciens théâtres grecs d'Epidaure, de Dodone ou de Delphes... On se croirait revenu en Grèce, au temps de Sophocle, d'Euripide ou d'Eschyle.

Les gradins installés en demi-cercle, près des rocs du Lubéron, permettent de restituer une acoustique proche de celle des théâtres antiques.

L'église romane, sur la place du village, avec son architecture épurée, séduit tous les regards, par l'harmonie qui se dégage de l'édifice tout en simplicité... Un cyprès placé près de l'entrée met en valeur les pierres d'un rose tendre de cette église ancienne.

Non loin de là, une fontaine, construite récemment, permet aux visiteurs de se rafraîchir, avec cette inscription gravée dans la pierre : "Savais-tu que le bonheur se cache dans une goutte d'eau ?"

Une façon d'évoquer toute l'importance de l'eau et des sources, sur cette terre aride de Provence, une façon d'accueillir le visiteur, en lui offrant la limpidité d'une eau si bienvenue et bénéfique, au coeur de l'été.

Le village de Robion nous permet de redécouvrir ces vieux hameaux d'autrefois, perchés sur des hauteurs, des maisons de pierres aux charmes infinis, des paysages abrupts et escarpés...

Robion, la roche, "rupes" en latin, nous éblouit de ses sommets vertigineux !

 

 

 

Photos : rosemar

Robion, un vieux village de Provence...
Robion, un vieux village de Provence...
Robion, un vieux village de Provence...
Robion, un vieux village de Provence...
Robion, un vieux village de Provence...
Robion, un vieux village de Provence...
Robion, un vieux village de Provence...
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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 09:20
Sur la tête, la coiffe de Davy Crockett...

 


Une photo d'autrefois...


Mon frère doit avoir 5 ou 6 ans, il pose en habit de Davy Crockett, devant le portail en bois de la maison....

Affublé d'une petite canadienne, il porte un ceinturon, une petite corne, et tient, de la main droite, un couteau qu'il brandit comme une arme redoutable.

Sur la tête, la coiffe de Davy Crockett, en fourrure et, sur le côté, un petit havresac en fourrure également.

Le plus amusant est la mine et l'air farouche qu'il se donne... la bouche en coin, il semble afficher une envie de se battre, de vaincre un adversaire hypothétique.

La tenue lui va à ravir : il semble prêt à attaquer un animal sauvage, un loup, un ours...

Avec cette photo, on voit revivre toute une époque : celle des westerns américains, des films qui évoquent ce héros mythique, une chanson qui magnifie le personnage, d'autant que cette photo en noir et blanc fait penser à ces vieux classiques avec John Wayne, Gary Cooper...

 

De nombreux films de cinéma et séries télévisées ont évoqué la vie de Davy Crockett,   qui a été incarné, entre autres, par John Wayne dans le premier film qu'il a réalisé Alamo, en 1960. Ce personnage est devenu le symbole de l'ouest américain.

 

"L'homme qui n'a peur de rien" surgit du passé, on voit une nature sauvage, intacte, des êtres d'exception, des aventures extraordinaires.

On voit des paysages somptueux de l'ouest américain, des espaces de liberté, des canyons, des rivières tumultueuses, des personnages héroïques, des indiens farouches, des chevauchées dans le désert, des coups de feu, des guerres sans fin.

Des bisons, des ours, des coyottes, des serpents, des caravanes, des animaux sauvages, des dangers...

On entrevoit un monde lointain, différent, des terres arides, brûlées de soleil, des horizons infinis...

On entend une chanson qui célèbre les exploits du héros :

"Y'avait un homme qui s'appelait Davy, 

Il était né dans le Tennessee, 

Si courageux que quand il était p'tit, 

Il tua un ours du premier coup d' fusil..."

Ce pionnier américain fut l'objet d'un véritable culte, en défendant Fort Alamo, en 1836, il devint un héros mythique.

Associé à la toque de raton laveur, ce personnage a fait rêver de nombreux enfants et adultes !


Derrière mon frère, le décor très simple s'accorde bien avec le personnage : les planches en bois du portail et de la barrière évoquent quelque habitation rustique, ainsi que le mur en briques crues.

Le pied gauche en avant, ce gamin de 5 ans mime à la perfection le geste conquérant d'un vainqueur ! Il joue son rôle de héros d'aventures, comme s'il était prêt à terrasser un ennemi.

Il regarde l'objectif avec férocité et conviction... Etonnante photo d'autrefois ! Elle semble s'animer sous nos yeux, tellement le geste est vif... la mine est celle d'un enfant, mais aussi celle d'un héros farouche.


 

Quelques repères biographiques sur Davy Crockett :
 

 

http://www.histoiredumonde.net/Davy-Crockett.html

 

 

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 09:03
Solennelle ! C'est bien le mot qui convient !

 

 



Une photo d'autrefois...


Ma soeur est photographiée pour sa communion solennelle : c'était l'expression consacrée à l'époque...

Solennelle ! C'est bien le mot qui convient, quand on voit la tenue somptueuse que porte ma soeur...

Un éblouissement de blancs ! Ue robe brodée de galons, pleine d'élégance, dont on perçoit la matière d'un tulle transparent sur un jupon de soie...

Un long voile retombe, en plis, jusque vers le milieu de la jupe, révélant des broderies sous forme de ramages et d'arabesques.

Le bord du voile laisse voir un galon soyeux... Sur la tête, une couronne de roses retient le voile qui encadre le visage juvénile de ma soeur et qui laisse entrevoir ses longs cheveux sombres.

A la ceinture, est accrochée une aumônière, piquetée de filaments, d'une blancheur de lys.

Les mains, gantées d'un très léger voile, tiennent un missel et un long chapelet...
La tenue est complétée par une croix ouvragée, en or, qui descend sur le col.
Les manches sont ornées de galons et laissent entrevoir des envolées de tulle.
Le missel, lui-même, est couvert de broderies.

On est subjugué par cette tenue somptueuse, d'autant que nous sommes issus d'une famille très modeste.

Mais, à cette époque, on ne badinait pas avec les robes de communiantes ! Il suffit de regarder des photos de ces jeunes filles aux robes longues, majestueuses pour en prendre conscience.

Plus tard, "l'aube", une tenue plus sobre et plus stricte a remplacé ces robes d'autrefois, faisant disparaître un peu de la magie de ces cérémonies religieuses...

Cette robe, c'est ma grand-mère paternelle qui l'avait cousue et conçue de toutes pièces !

Un véritable travail d'artiste ! Ma grand-mère avait des doigts de fée !

Ma grand-mère mexicaine, ma grand-mère aventureuse qui avait tenté de s'exiler au Mexique pour y faire fortune, avait des talents extraordinaires de couturière.

Un jour, ma mère m'a montré cette robe, conservée comme une relique, dans la cave de la maison familiale : elle-même en admirait encore la facture et me révélait son émerveillement pour les dons et le travail de ma grand-mère.

Instant magique, moment de connivence avec ma mère ! Une façon de rendre, aussi, hommage à ma grand-mère...

Elle avait accompli un travail digne d'une couturière professionnelle qui était, aussi, la marque d'un goût raffiné, d'une envie de perfection.

A cette époque, il n'était pas rare que les mères, les grands-mères confectionnent toutes sortes de vêtements, et la communion solennnelle était l'occasion de déployer tout un savoir-faire qui a disparu de nos jours...

Cette robe somptueuse paraissait digne de figurer dans un conte de fées, tant elle rayonnait d'éclats, tant elle signait une tenue de rêve !


 

 

 

 

Solennelle ! C'est bien le mot qui convient !
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