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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 13:30
Pour Antoine Leiris, le partage de la culture est essentiel...

 

 

 

"La culture nous fait avancer, elle nous fait grandir... à force de la refuser, cette culture, à force de la mettre de côté... on finit par en priver une grande partie des gens qui ont pourtant ce désir là de s'élever... il y a un désir profond d'élévation, et l'élévation, c'est par la culture..."

 

On doit cette profession de foi en la culture à Antoine Leiris, ce journaliste qui a écrit un récit bouleversant après la mort de sa femme, assassinée le 13 novembre, lors de l'attaque terroriste du Bataclan.

 

Invité sur le plateau de l'émission On n'est pas couché, Antoine Leiris,  a livré un témoignage rempli d'émotion et a expliqué la raison d'être de son livre, Vous n'aurez pas ma haine.

 

Antoine Leiris le dit clairement, il ne pardonne pas, il n'oublie pas mais il refuse de céder à la tentation de la haine destructrice : pour son fils, il choisit d'aller de l'avant, de se projeter dans l'avenir.

Ainsi,  la culture permet cette projection pour progresser sans cesse dans la compréhensionu du monde.

 

La culture contient une humanité, elle nous offre une multitude de pensées, une diversité sans fin, elle nous ouvre des horizons différents, elle développe la curiosité, une envie renouvelée de découvertes...

Oui, la culture est multiple...

La culture, c'est, aussi, l'amour de la terre que nous habitons et de la nature, ce n'est pas un hasard si le mot "culture" désigne aussi l 'action de cultiver la terre.

 

La culture nous permet de mettre en oeuvre cette osmose avec la nature et le monde qui nous entoure : le déroulement des saisons, les paysages qui suivent ce rythme, les arbres qui changent d'aspect....

 

La culture, c'est aussi l'univers des livres, celui des mots, de leur précision, de leur origine, de leur valeur.

Et plus on découvre, plus on éprouve le besoin de découvrir, de s'enrichir de mots, de réflexions.

 

Oui, la culture est une occasion de s'élever, car elle apporte de multiples possibilités, elle nous offre tant de sujets de réflexion dans différents domaines : sciences, phiolosophie, arts, littérature...

 

Elle devient, ainsi, une quête incessante, une façon de vivre dans l'éveil, dans l'attention aux choses et aux autres.

Elle aiguise l'esprit, elle avive la compréhension du monde, et ce faisant, elle rend plus heureux.

 

La culture, c'est le contraire de la haine, c'est un amour de la vie et du monde qui nous entoure.

La culture est une force : s'appuyant sur le passé, elle nous guide vers le futur, et nous donne des repères essentiels...

 

Ainsi, le livre d'Antoine Leiris, loin de la haine barbare des terroristes du Bataclan, est rempli d'amour, pour sa femme disparue et pour son fils...

Il est rempli d'espoir en l'avenir...

 

Prenant le contre-pied des terroristes, Antoine Leiris refuse leur haine et leur violence, et nous donne, aussi, une magnifique leçon de vie et d'espérance.

 

 

 

http://www.lesinrocks.com/inrocks.tv/vous-naurez-pas-ma-haine-le-recit-bouleversant-dantoine-leiris-sur-le-plateau-donpc/

 

 

 

 

 

 

Sur la vidéo : Antoine Leiris évoque la culture à 17 minutes...

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 14:30
Terrorisme à Bruxelles...

 

 

 

Comme à Paris en Novembre 2015, des actions concertées ont visé, aujourd'hui, la capitale Belge, faisant de nombreuses victimes : attentat suicide à l'aéroport, explosions dans le métro bruxellois.

 

Des scènes d'horreur, encore, dans des lieux qui ont été choisis par les terroristes pour frapper le maximum de voyageurs.

 

On retrouve comme à Paris, une volonté de semer la panique et la terreur, puisque deux moyens de transport ont été la cible d'attaques violentes, presque simultanées.

 

Un terrorisme organisé, planifié avec des armes de guerre, encore, un terrorisme aveugle qui atteint des victimes innocentes, des gens qui partent travailler, en début de journée puisque ces attentats se sont déroulés vers 8 heures, le matin, aux heures de pointe.

 

Désormais, la ville de Bruxelles est bouclée, pour tenter de retrouver les terroristes qui ont perpétré ces attentats.

 

Dès lors, on ne peut que constater la fragilité de nos sociétés, dans la mesure où les endroits qui devraient être les plus surveillés, comme le métro, un aéroport ont subi, malgré des mesures de sécurité, des attaques coordonnées.

 

La difficulté est que ces terroristes vivent parfois, au coeur même de nos cités : on a vu que Salah Abdeslam avait bénéficié de soutiens et d'appuis, avant son arrestation, il y a quelques jours.

 

La menace terroriste est à son comble et malgré les nombreuses règles de sécurité mises en oeuvre, il est difficile de prévenir des attentats et de surveiller tous les lieux publics.

 

Des scènes de chaos et de panique dans le métro, la ville de Bruxelles à l'arrêt, paralysée... c'est une journée de terreur qu'ont vécue les Belges de la capitale.

 

Difficile de lutter contre ce terrorisme aveugle qui vient frapper des villes, par l'intermédiaire de djihadistes qui vivent au sein de la population, qui se fondent dans la masse et qui opèrent à l'intérieur même des pays visés.

Difficile de prévenir cette violence de terroristes façonnés et entraînés pour semer la mort, la peur et la haine.

 

Les Européens, tous les "infidèles", selon une terminologie ancienne, sont désormais des cibles désignées de ces islamistes intégristes qui usent d'armes de guerre, pour atteindre des citoyens paisibles, sans défense, dans des lieux de grande affluence.

 

Face à la menace, il faut faire en sorte de démanteler tous les réseaux de terroristes, qui sont particulièrement actifs en Belgique : on peut voir, d'ailleurs, dans ces attaques, une réaction après l'arrestation de Salah Abdeslam, il semble que ses complices aient agi, en réponse et en représailles à cet événement récent.

 

Les foyers djihadistes implantés dans la capitale Belge ont fourni des contingents lors des attentats de Paris en 2015, et ils continuent à semer la haine et la mort, dans le pays même qui les a accueillis et nourris.

 

 

 

 

 

Terrorisme à Bruxelles...
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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 13:25
Kippa ou pas ?

 



La polémique enfle, après l'agression d'un professeur de confession juive à Marseille : le président du Consistoire israélite de Marseille, Zvi Ammar a incité à ne plus porter la kippa, "en attendant des jours meilleurs", a-t-il précisé.

A l'inverse, dans son ensemble, la classe politique défend le port de la kippa, même dans le contexte actuel. Le président de la République François Hollande a ainsi déclaré à ce sujet : "Il est insupportable, dans ce pays, que des citoyens se voient agressés, en raison de leur choix religieux, il est insupportable qu'ils puissent en tirer la conclusion qu'il faudrait se cacher. "

S'agit-il vraiment de se cacher ?

La kippa est un signe ostentatoire d'appartenance à une communauté et à une religion, mais la vraie foi se vit-elle vraiment à travers un quelconque signe religieux ?

De plus en plus, on voit se développer ces signes d'appartenance à une communauté religieuse : foulard islamique, voile intégral, kippa.

Ces accessoires vestimentaires, particulièrement visibles, ont-ils une utilité pour un vrai croyant ? La foi n'est pas, ne devrait pas être une affaire de signe distinctif : elle peut s'affirmer dans la sphère privée, mais est-il besoin de la manifester dans l'espace public ?

S'enfermer, ainsi, dans une communauté, porter des signes religieux, c'est une tendance qui s'affirme de plus en plus, alors qu'elle s'était effacée dans les années 60.

A chacun de vivre sa foi, dans des rites, dans sa conscience intérieure.

Alors que certains hommes politiques ont vivement critiqué la présence de crèches dans des lieux publics, on incite les gens à afficher leur religion en toutes circonstances.

Dans l'antiquité, seuls les prêtres juifs portaient un couvre-chef, et c'est au Moyen âge que le port de la kippa s'est généralisé.

Pourtant, ce signe de soumission à Dieu n'est nullement obligatoire dans la vie quotidienne.

Pourquoi vouloir afficher une religion, quelle qu'elle soit, dans l'espace public, dans la vie de tous les jours ?

La religion doit-elle être présente partout ?

Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France, Roger Cukierman, a, quant à lui, réagi vivement : "Donner une recommandation collective" contre le port de la kippa, "je trouve que ce n'est pas très digne. C'est donner la victoire aux djihadistes. Au contraire, il faut résister, se battre, c'est notre honneur et notre dignité de juifs", a-t-il déclaré.

Pourtant, la règle de la laïcité devrait inciter chacun, à ne pas afficher, en public, ses convictions religieuses.

Donner la victoire aux djihadistes ? Ou, plus simplement accepter de vivre ensemble, sans signes distinctifs qui séparent et qui marquent une appartenance à une quelconque communauté ?

Les signes religieux ostentatoires ne devraient-ils pas être bannis dans la vie de tous les jours et ce, quelle que soit la religion ?


 

 

 

 

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 17:08
Les enseignants sous la menace de Daesh...

 

 

Les enseignants qui délivrent des connaissances, qui s'attachent à cultiver la réflexion deviennent les cibles des terroristes de Daesh.

Les professeurs, victimes d'incivilités de la part des élèves, parfois, des parents, sont aussi en butte à la vindicte des islamistes.

Dans le dernier magazine publié par Daesh, les islamistes s'en prennent à notre école, où seraient enseignées de fausses valeurs, comme la tolérance, le respect d'autrui.

Symboles de culture, de transmission des savoirs, voilà les enseignants mis en cause par des individus qui se réclament d'une religion et d'une foi empreintes de fanatisme.

Comment ne pas voir, là, une négation même de notre civilisation fondée sur l'esprit des lumières, la connaissance, la curiosité ?
Comment ne pas y voir une atteinte à ce qui est l'essence même de nos sociétés ?

Les enseignants ont à coeur de former des élèves, de leur inculquer un esprit critique, de transmettre des savoirs.
En face, c'est l'obscurantisme qui cherche à s'imposer, une force aveugle, meurtrière, qui méprise tout ce qui n'appartient pas au domaine religieux.
Le fanatisme est à l'oeuvre : il fait fi de la culture, de l'humanisme, de l'histoire.

Ce fanatisme déclare la guerre à notre école, s'attaque aux enseignants, à la laïcité, à toutes les valeurs portées par l'éducation et par des enseignements formateurs et essentiels.

L'école, symbole de la laïcité, est visée par des terroristes qui propagent une idéologie mortifère.
L'école, elle, est à l'inverse : elle représente la vie, l'avenir, une envie de découvrir et de s'ouvrir aux autres.
S'attaquer aux enseignants, aux savoirs, c'est s'attaquer à la vie, à la notion même d'épanouissement personnel, c'est viser une institution de la république qui est essentielle.

Nos sociétés sont fondées sur l'école, l'acquisition des savoirs et d'une autonomie de la pensée.
C'est cette école qu'il faut défendre plus que jamais, c'est cette école qu'il faut conforter et consolider, en insistant encore et toujours sur la valeur de la culture, qui est au centre de nos sociétés.

Les parents, les institutions doivent être solidaires des professeurs, eux qui jouent un rôle essentiel dans la formation des élèves.

Et surtout, il importe de ne jamais sacrifier la culture, en supprimant des savoirs fondamentaux, comme le latin, le grec si formateurs.

L'école se doit d'être exigeante dans son enseignement : c'est toute notre culture qui est en jeu.


 



 

Les enseignants sous la menace de Daesh...
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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 17:16
Qui sont ces assassins sous l'emprise d'idées sectaires ?

 

 

 

Le vendredi 13 novembre, des assassins ont investi les rues de Paris, une salle de spectacle le Bataclan, pour semer la terreur : des assassins, armés de kalachnikovs ont fait de nombreuses victimes innocentes.


Des inconscients qui tuent au nom de la religion, des fanatiques frappés d'une folie meurtrière ont commis des meurtres impitoyables, ils se sont attaqués à des jeunes gens sans défense.

Ils l'ont fait par surprise, dans des lieux de joie et de partage, des cafés, un stade, une salle de concert.

Ces assassins sous l'emprise d'idées sectaires, de drogues ont agi dans la haine, la fureur.

Le mot "assassin", avec ses douces sonorités de sifflantes, sa voyelle nasalisée finale, trompe son monde, le terme semble, même, vouloir masquer la réalité atroce qu'il désigne.

Les assassins agissent dans l'ombre, ils surprennent leurs victimes, ils propagent la mort, la servent, en font un but, une glorification..

L'origine du mot a de quoi nous étonner et, en même temps, cette étymologie nous montre toute l'emprise à laquelle se soumettent ces meurtriers.

En persan, le mot "ḥašišiywn" désignait les membres d’une secte musulmane, également nommée Nizârites, particulièrement active au XIe siècle en Perse et qui assassinait publiquement ses opposants... Leur chef charismatique était un certain Hassan ibn al-Sabbah.
L’origine de leur nom est discutée. Mais ce mot pourrait provenir de l’arabe حَشَّاشِين, ḥašāšīn, "les gens qui fument le haschisch". Le haschisch était une des drogues que Hassan ibn al-Sabbah aurait utilisées pour endoctriner et soumettre ses disciples. Il enivrait certains de ses fidèles en leur promettant que la mort leur permettrait d'acquérir les félicités dont ils venaient de prendre un avant-goût, il leur désignait ceux qu’il voulait frapper. 

Secte, drogue, conditionnement, on est bien là, dans le cadre d'une fanatisation, d'un endoctrinement.

Les djihadistes de Daesh ont été conditionnés pour tuer, ils ont été manipulés par des gourous qui ont une influence terrifiante, qui les entraînent vers la mort.

Comment peut-on se glorifier d'assassinats, comment peut-on se vanter de meurtres ignobles qui visent des êtres sans défense ?

Comment, si ce n'est en raison d'un endoctrinement qui annihile la pensée et la réflexion ?

Les fous de Daesh tuent, terrorisent, détruisent au nom de la religion, ils ne peuvent que desservir leur cause, et ils ne le perçoivent même pas.

C'est une fureur insensée qui s'emparent d'eux, une folie qui résulte de manipulations ignobles.

On peut noter la jeunesse de ces extrémistes : ils sont d'autant plus malléables et inflençables, ce n'est pas un hasard.

L'emprise de leurs chefs s'exerce d'autant plus facilement sur eux.

Des jeunes filles sont, ainsi, entraînées vers ces dérives sectaires, par l'intermédiaire d'internet, et les familles n'arrivent pas à endiguer cet endoctrinement qui agit comme une drogue.

 

 

Le témoignage d'une jeune fille endoctrinée :


http://www.franceinfo.fr/actu/monde/article/lea-15-ans-endoctrinee-par-les-djihadistes-640767

 

 

Qui sont ces assassins sous l'emprise d'idées sectaires ?
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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 10:16
Michel Onfray ferme son compte Twitter : une bonne idée !

 

 

 

On se souvient de la réaction de Michel Onfray face aux attentats commis à Paris. "Droite et gauche, qui ont internationalement semé la guerre contre l'islam politique, récoltent nationalement la guerre de l'islam", avait -il écrit le 14 novembre sur son compte Twitter...

Depuis, Daesh avait repris des extraits d'interviews de Michel Onfray, dans des vidéos de propagande, pour justifier les attaques de Paris. 

Et devant les multiples commentaires négatifs suscités par les propos de ce "philosophe", Michel Onfray a décidé de fermer son compte Twitter : judicieuse décision !

Est-ce bien le rôle d'un philosophe de réagir "à chaud" aux événements ? Est-ce le rôle d'un philosophe de commenter l'actualité sur Twitter ?

Tout le monde sait l'impact de cette façon de communiquer très superficielle.


Tweeter, ce n'est pas philosopher, c'est donner un point de vue très rapide, non argumenté.

En la circonstance, ce tweet qui a suivi les attentats du 13 novembre, ne pouvait que susciter la polémique : toutes les victimes de Paris ne sont même pas évoquées, et en plus, l'action des terroristes est présentée comme une juste réplique contre la France et les français qui ont été assassinés.

Un philosophe se doit de prendre du recul pour être à même de commenter une actualité douloureuse et dramatique.

Je pense particulièrement à toutes les familles de victimes qui ont dû prendre ce message en pleine figure.

Le tweet de Michel Onfray est forcément réducteur, dans sa briéveté et sa formulation péremptoire.

Ce tweet oublie d'évoquer le fanatisme qui est à l'origine des attentats commis à Paris... il peut, même, servir à cautionner l'action de terroristes, : il faut sans doute arrêter d'excuser, de justifier le fanatisme de ceux qui s'attaquent à des victimes innocentes, au nom de dieu.

Et nous ne sommes pas les seules victimes de ce fanatisme : les musulmans sont en première ligne, certains sont instrumentalisés, annihilés, réduits à l'état de bombes humaines, d'autres sont la cible de Daesh qui s'impose par la terreur, et les meurtres.

La France n'est pas coupable de ce fanatisme, elle le dénonce.

Les cibles de Daesh sont multiples : ces fanatiques ne supportent pas nos coutumes, notre façon de vivre, nos libertés.

La France a sans doute commis des erreurs, en s'engageant en Libye, notamment, mais l'idéologie propagée par Daesh est pernicieuse, elle utilise la terreur, l'endoctrinement, un fanatisme exacerbé qui dépasse l'entendement.

L'hybris de ces groupes terroristes s'attache à propager la peur, la haine, la mort. Cette idéologie mortifère conduit à une dégradation de l'humanité, au mépris de toutes les valeurs fondamentales de l'humanisme.

 

 



 

Michel Onfray ferme son compte Twitter : une bonne idée !
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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 11:42
Le café : une tradition bien française....

 

 


J'aime les cafés, lieux de sociabilité et de convivialité, j'aime plus particulièrement les cafés littéraires, grande tradition française.

Je me souviens qu'une agoranaute, avait, un jour, qualifié mes articles de véritables cafés littéraires où l'on pouvait discuter de sujets divers, et inutile de dire que j'avais apprécié ce commentaire...

Bon, plus tard, d'autres agoranautes plus belliqueux sont venus "mitrailler" mes articles, pour m'exclure de ce journal, mitraillage symbolique, il est vrai, mais dont je fus, aussi, quelque peu blessée moralement.

Une blessure morale bien légère en regard des terribles attentats de djihadistes qui ont assassiné des victimes innocentes, en tirant, au hasard, dans la foule... 

En fait, ces terroristes n'ont pas seulement visé un lieu de consommation, mais surtout un lieu où la parole est libre, où les hommes et les femmes peuvent converser dans une liberté totale.

Le café, c'est en France, un endroit où l'on consomme, certes, mais aussi, un lieu où l'on parle, où l'on échange, où l'on communique...

Oui, les français aiment discuter, argumenter, refaire le monde et ils le font souvent aux terrasses des cafés.

Le café littéraire est une tradition bien française qui remonte au 18ème siècle, le siècle des lumières, des grands philosophes, Voltaire, Rousseau, Diderot... le siècle où s'est diffusé un esprit de liberté, où s'est developpée la pensée, au service de la critique des institutions et des injustices.

C'est dans des cafés que se réunissent, encore, de nos jours, de jeunes étudiants, des lycéens et c'est, pour eux, une occasion de se livrer à de grandes discussions.

Quand j'étais étudiante, j'aimais fréquenter, ainsi, les cafés, et nous discutions abondamment sur nos études, sur la politique, le monde, son évolution.

Le café qui permet ces rencontres, une forme de liberté propre à nos sociétés a été la cible de terroristes, avides d'anéantir certains modes de vie.

Le café permet, ne l'oublions pas, une liberté d'expression, il offre la possibilité d'une réflexion.

C'est le lieu par excellence de la convivialité, du savoir vivre, des échanges.

C'est dans ces lieux que se sont épanouis la philosophie, le bonheur de communiquer des idées, le plaisir de la libre parole.

J'aime les cafés parce qu'ils sont l'expression d'une liberté bien française, on aime y plaisanter, rire, s'amuser, faire de bons mots, et aussi échanger de multiples idées.

Le café est, en France, plus qu'une occasion de consommer : c'est véritablement un lieu de culture et de communication.

Il nous faut préserver tous ces symboles de notre société, des symboles que certains fanatiques veulent anéantir, en s'attaquant aussi, à une forme de liberté.


 

 

 

 

 

Le café : une tradition bien française....
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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 16:55
Nom de code : Isis...

 


"ISIS" : je viens de découvrir cet acronyme anglais dont usent les djihadistes de Daesh, dans leurs communications et sur les réseaux sociaux...

"Islamic State in Irak and Syria", "Etat islamique en Irak et en Syrie", voilà une des significations possibles de cette dénomination, mais aussi "Islamic State in Irak and al-Sham", c'est à dire, "Etat islamique en Irak et au levant"...

Divinité égyptienne, Isis, soeur et épouse d'Osiris était souvent représentée, dans la mythologie égyptienne, comme une belle jeune fille couronnée d'un disque solaire.

Elle était une déesse très populaire, dotée d'une puissance universelle.

Le nom de cette divinité, aux sonorités de sifflantes, pleines de douceur et de charme, ne contraste-t-il pas avec l'idéologie haineuse et destructrice de Daesh qui règne par la terreur ?

Pourtant, on ne s'étonnera pas qu'une organisation terroriste ait choisi cet acronyme pour signe de ralliement.

Une bien belle dénomination, en effet, qui vise à faire illusion et qui fait partie de la propagande organisée par Daesh.

Par ailleurs, on perçoit que cette dénomination est complètement usurpée : une organisation terroriste ne constitue pas un "état", quant au terme "islamiste", il prête, aussi, à confusion, puisque nombre de musulmans ne se reconnaissent pas dans l'idéologie extrémiste de Daesh.

Quant à la déesse Isis, image de sagesse, elle est utilisée, en l'occurrence, par une organisation qui fait appel à la terreur, aux exactions, aux meurtres.

La propagande fait, ainsi, feu de tout bois, pour imposer une vision positive, valorisante.

Il arrive souvent que des partis extrémistes usent de ces dénominations, à connotations élogieuses, pour tromper l'opinion.

Je songe, par exemple, à ce parti d'extrême droite, d'obédience nazie, qui, en Grèce, se fait appeler "Aube dorée", un bien joli nom, empli de poésie, qui cache bien les turpitudes et les déviances de cette organisation politique.

On le voit : la propagande bat son plein et elle utilise tous les moyens pour leurrer, abuser les esprits.

La déesse Isis, image de beauté, de sérénité, utilisée par un groupe extrémiste, ne mérite pas d'être, ainsi, détournée des symboles qu'elle évoque.

La déesse Isis, protectrice et salvatrice, souvent représentée sur les papyrus et les monuments égyptiens, devient un outil de propagande, alors qu'elle symbolise la paix, la sérénité.

En usant de cet acronyme, Isis, le groupe Daesh se gonfle d'importance, et a recours à une représentation trompeuse et illusoire.

Personne ne peut en être dupe.







  

 

Nom de code : Isis...
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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 17:33
Daesh : sommes-nous coupables ?

 


Face aux attentats de djihadistes à Paris, face à des scènes de guerre terrifiantes, certains s'appliquent à dire que nous sommes responsables de cette situation : on se souvient, aussi, de ce qui s'était passé après les attentats de janvier contre les journalistes de Charlie Hebdo... certains n'avaient pas hésité à dire que ces dessinateurs l'avaient bien cherché, avec leurs caricatures qui visaient l'islamisme.


Pourtant, je ne me sens pas coupable, parce que des terroristes ont envahi la capitale, je ne me sens pas coupable de ce fanatisme exacerbé qui s'empare d'individus prêts à se faire exploser...

Ces terroristes prétendent commettre des assassinats, au nom de leur dieu, mais qui sont-ils ?

Des délinquants de bas étage, des voyous qui vivent de trafics de drogue, des gens qui prétendent mépriser l'argent mais qui s'enrichissent de trafics immondes...

La plupart d'entre eux sont issus de familles de français moyens, souvent bien intégrés, et ils basculent dans le terrorisme.

Un des suspects qui a été arrêté hier, à Saint Denis prétend avoir voulu rendre service, en offrant les clefs de son appartement à des inconnus, des terroristes qui ont tiré sur les forces de l'ordre...

Il n'a rien fait, dit-il lui-même, si ce n'est "rendre service"... Et, bien sûr, il n'est pas inconnu des services de police, puisque ce "logeur" nommé Jawad Bendaoud avait été condamné à 8 ans de prison par la Cour d'assises de Bobigny pour meurtre. "Il aurait tué son meilleur ami, David, âgé de 16 ans, après une simple dispute au sujet d'un téléphone portable. Il serait sorti de prison, depuis moins de 12 mois, pour bonne conduite." 

Abdelhamid Abaaoud, djihadiste belge originaire du Maroc, qui a été tué à Saint Denis, était issu, lui, d'une famille de la classe moyenne : lors de son adolescence, il avait été envoyé par son père, commerçant, dans un collège chic de la commune résidentielle d’Uccle, dans le sud de Bruxelles. 

Certes, nos gouvernements ont encouragé le commerce des armes qui prospère dans nombre de pays, on ne peut le nier, certes, notre monde est régi par l'argent, le profit, on ne peut en douter...

Mais, les attentats que commet Daesh relèvent de la barbarie la plus vile, de l'obscurantisme le plus atroce et le plus sauvage : ces djihadistes tuent, ils assassinent des innocents, des gens dans la rue ou dans une salle de spectacle, ils font de la mort, une glorification, ils se vantent de leurs actes barbares, ils se livrent à un fanatisme terrifiant...

Peut-on faire de la mort des autres, de sa propre mort un objectif ?

Peut-on entraîner des femmes, des enfants dans cette entreprise de destruction ?

Peut-on se réjouir, se glorifier de la mort de gens innocents ? Peut-on en rire ?

Dans ce cas, la barbarie la plus ignoble est à l'oeuvre, et elle dépasse notre entendement, elle traduit une folie furieuse, une fièvre qui découle d'une pathologie grave.

L'horreur de ces assassinats, commis à Paris, vise à créer la panique, à choquer.

Daesh n'a cessé de propager la terreur, partout : destruction de monuments, décapitations, crucifixions, mutilations, meurtres, purifications ethniques.

Et ce sont les musulmans eux-mêmes qui sont les premières victimes de ce terrorisme, ne l'oublions pas.

La haine, la terreur sont les moteurs de cette entreprise destructrice.

Nous combattons, à juste titre, Daesh et son idéologie mortifère, nous luttons contre ces barbares, nous engageons des moyens militaires pour les débusquer.

C'est l'islamisme radical, c'est le fanatisme qu'il nous faut dénoncer, et abattre...

C'est aussi le règne de la finance et de l'argent que nous devons fustiger et combattre : et Daesh fait, également, partie de ce système financier, ce groupe s'attache à racketter les citoyens, à conquérir des puits de pétrole, des ressources naturelles, et pour ce faire, les djihadistes sèment la terreur.

Daesh est une organisation criminelle, une mafia organisée, contre laquelle nous devons lutter, de toutes nos forces.



 

 

 

 

 

Daesh : sommes-nous coupables ?
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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 17:29
Une guerre d'un nouveau type...

 

 

Ce 21 ème siècle a vu naître une nouvelle forme de guerre, une guerre où les combattants s'attaquent à une population désarmée, sans défense, une guerre où des fous de dieu, prêts à mourir, n'hésitent pas à tirer sur une foule anonyme, à l'aveugle.

La barbarie, la folie furieuse, le fanatisme sont à l'oeuvre : la plupart de ces fous de dieu sont des jeunes gens, la plupart ont été élevés en France.

Et, quand des français assassinent, par surprise, des français, avec des armes lourdes, nous sommes face à une guerre inédite.
Car les djihadistes qui ont assailli Paris sont, pour la plupart, des français radicalisés, pilotés de l'étranger, par l'état islamique.

Leur mode opératoire n'est-il pas  terrifiant ? Ces jeunes djihadistes choisissent de mourir pour faire la guerre, ils donnent leur vie à dieu pour punir l'ennemi.
Ils pensent gagner, ainsi, un paradis, le paradis d'Allah promis à tous ceux qui ont tué des infidèles. Ils ont accompli leur "djihad" dans la gloire et le bonheur de servir une cause qui leur paraît juste.

Mais tuer des anonymes, des êtres sans défense ne peut être qu'une ignominie, tuer de sang froid des hommes, des femmes... qui peut le faire, sinon des individus fanatisés à l'extrême ?

Le fanatisme atteint un paroxysme : ces terroristes qui tirent sur une foule ont l'impression de devenir des héros, d'être, même, sanctifiés par leurs actes sanglants.

Ces djihadistes sont en lutte contre notre monde qu'ils jugent impur, corrompu par le sexe, l'argent, la cupidité, une trop grande liberté...

Et il est vrai que notre monde capitaliste est dominé par l'argent, le goût des plaisirs, parfois immodéré, pour certains, le confort.

Mais l'idéologie de Daesh est-elle meilleure ? La femme asservie, une sauvagerie, une barbarie d'un autre temps... Daesh sème la terreur, s'impose par la peur. Qui peut souscrire à un tel mode de vie ?

Pouvons-nous laisser cette idéologie de haine et de terreur s'imposer en Syrie et ailleurs ?

Notre monde vit dans une fracture permanente : richesse des uns, misère des autres...
Ce sont ces déséquilibres qui sont inadmissibles, ce sont ces inégalités qu'il faut absolument résoudre.

Dans un monde aussi divisé, il faut, enfin, comprendre que nous ne pouvons continuer ainsi, à vivre sur des planètes différentes, alors que les communications se sont amplifiées, alors qu'internet permet de percevoir des fractures si importantes...

Si nous devons lutter contre ces déséquilibres, nous devons aussi lutter pour défendre l'humanisme, nos valeurs, pour dénoncer le fanatisme et ses fureurs. 
Et nous devons combattre tous les fanatismes, ceux de l'Arabie Saoudie, du Qatar, comme celui de Daesh.


L'idéologie de ces pays n'est pas la nôtre : nous ne voulons pas d'un monde dominé par la régression, la peur, l'asservissement de la femme, nous ne voulons pas d'un monde fanatisé.

Nous devons lutter contre cette idéologie mortifère, nous devons défendre les valeurs de l'humanisme, celles de Montaigne, celles de Rabelais, ces auteurs qui ont dénoncé, en leur temps, toutes les horreurs du fanatisme.

Plus que jamais, défendons nos valeurs, les vraies : la culture, la réflexion, la lecture, le bonheur d'apprendre...

 

 

 

Une guerre d'un nouveau type...
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