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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 12:29
Nuit d'horreur à Nice

 

 

 

Difficile, aujourd'hui, d'évoquer un autre sujet, tant l'émotion, la colère sont grandes, après ce qui s'est passé à Nice, hier.

Le terrorisme a encore frappé : un individu, connu pour être un délinquant de droit commun, a semé la mort, hier, à Nice, en utilisant un camion qu'il a lancé sur la foule.

 

Un seul camion a suffi pour commettre un carnage : indistinctement, ont été massacrés des hommes, des femmes, des enfants.

La mort a fauché des victimes innocentes, encore une fois.

 

Et l'état d'urgence n'a pas suffi pour empêcher ce massacre. Pourquoi ? Pourquoi et comment ce camion a-t-il pu accéder à la Promenade des Anglais où était rassemblée une foule compacte venue assister au feu d'artifice du 14 juillet ?

L'enquête en cours devra apporter des réponses à cette question.

 

"Le terrorisme est une menace qui pèse lourdement sur la France. La France va devoir vivre avec le terrorisme", a déclaré le premier ministre Manuel Valls, appelant à l'unité nationale.

Le bilan est terrible : 84 morts, de nombreux blessés dont certains, 18 sont gravement atteints.

Face à un tel bilan, face au mode opératoire utilisé, un camion, on perçoit toutes les difficultés de la lutte contre le terrorisme.

 

Pourtant, on comprend mal qu'un soir de 14 juillet, alors qu'une foule importante était réunie, aucun moyen n'ait été mis en place pour empêcher cet attentat.

Hier, la panique s'est emparée de la foule, et manifestement, des failles dans la sécurité se sont révélées.

L'application Alerte Attentat n'a même pas fonctionné : pourquoi ?

Le moment choisi, le soir de la Fête nationale devait inviter les autorités à prendre des mesures pour protéger les gens.

 

L'auteur de cet attentat, un tunisien qui résidait à Nice était connu pour des faits de droit commun : trafics, violences conjugales. vols, menaces.

La délinquance et le terrorisme font souvent bon ménage, même si cet individu n'était pas connu des services de renseignement.

 

On savait que des attentats étaient en préparation : l'Euro de football était, notamment, visé, mais on voit bien l'impuissance de l'état à protéger les citoyens, dans des circonstances qui appelaient, pourtant, aux précautions les plus grandes.

 

Bien sûr, l'heure n'est pas à la polémique : on songe à toutes les victimes, à leurs familles, mais après 3 attentats qui se sont succédé, en France, en 18 mois, de nombreuses questions se posent.

 

Manifestement, cet attentat a été possible, car aucun moyen n'avait été prévu pour empêcher un camion d'accéder à une voie piétonnière.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nuit d'horreur à Nice
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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 12:40
Une prison dorée pour des terroristes...

 

 

 

 

Télévision, salle de sport : c'est une prison de luxe qui a été aménagée à Fleury Mérogis pour Salah Abdeslam, ce terroriste qui a participé aux attentats du 13 Novembre, à Paris.

Que faire des terroristes ? C'est un problème auquel se trouvent confrontées nos sociétés. La plupart de ces fous de dieu choisissent la mort pour trouver, selon leurs folles croyances, une forme de salut, après avoir semé la terreur et la mort autour d'eux.

Mais que faire de ces jeunes gens radicalisés, endoctrinés quand ils ne se sont pas sacrifiés pour leur cause ?

Que faire de ces exaltés fanatiques ?

 

La France est en crise, les prisons sont saturées, bondées et l'on réserve une salle de sport à un prisonnier coupable des pires assassinats, afin de satisfaire ses exigences !

 

Comme on le dit familièrement, "on marche sur la tête".

Qu'attend-on de ce terroriste ? Des révélations ? C'est fort peu probable.

Eest-il décent que ce personnage reçoive un traitement de faveur ? J'imagine les réactions des victimes blessées et rescapées du Bataclan, j'imagine les réactions des  familles de ceux qui ont perdu la vie.

 

Comment peuvent-ils accepter de tels passe-droits pour un prisonnier qui a assassiné froidement des jeunes gens sans défense ?

C'est une insulte qui leur est faite, une façon de nier ce qui s'est passé le soir du 13 novembre.

Nos impôts peuvent-ils servir à faire des ronds de jambes à un terroriste ?

 

Alors que certains prisonniers connaissent des conditions de détention abominables, on accorde des faveurs à un criminel de bas étage.

La prison devient, pour lui seul, un hôtel de luxe.

On voit bien que certaines décisions sont prises en dépit du bon sens : on ne peut, ainsi, récompenser un terroriste, un fou de dieu qui n'a pas hésité à préparer et à perpétrer des attentats sur le sol français.

 

Les incohérences sont partout, elles génèrent nombre d'injustices et de difficultés.

Mais, en la circonstance, on atteint des sommets d'inconscience, et de bêtise.

Il est même question d'appliquer à ce terroriste une peine de prison à vie : dès lors, l'état français s'engage à des dépenses au long cours, pour entretenir cet individu.

 

Et, il faudrait, en plus, lui accorder des privilèges spéciaux : une salle de sport, et pourquoi pas un hammam ou une salle de cinéma ?

 

On est sidéré par le sort très particulier qui est réservé à cet assassin : notre monde rempli d'injustices et d'absurdités les perpétue même dans l'univers carcéral.

 

Notre pays dont la dette ne cesse de croître ne peut se permettre des dépenses abusivest pour un assassin qui a propagé la haine et a réduit à néant la vie de jeunes français.

 

Notre pays ne peut accorder des privilèges à des ennemis de la France qui n'ont pas hésité à meurtrir des familles, à préparer des  attentats pour tuer des gens sans défense.

 

Source :

 

http://www.lepoint.fr/societe/salah-abdeslam-beneficie-d-une-salle-de-sport-privee-en-prison-03-07-2016-2051520_23.php#xtmc=abdeslam&xtnp=1&xtcr=3

 

 

 

Une prison dorée pour des terroristes...
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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 13:30
Pour Antoine Leiris, le partage de la culture est essentiel...

 

 

 

"La culture nous fait avancer, elle nous fait grandir... à force de la refuser, cette culture, à force de la mettre de côté... on finit par en priver une grande partie des gens qui ont pourtant ce désir là de s'élever... il y a un désir profond d'élévation, et l'élévation, c'est par la culture..."

 

On doit cette profession de foi en la culture à Antoine Leiris, ce journaliste qui a écrit un récit bouleversant après la mort de sa femme, assassinée le 13 novembre, lors de l'attaque terroriste du Bataclan.

 

Invité sur le plateau de l'émission On n'est pas couché, Antoine Leiris,  a livré un témoignage rempli d'émotion et a expliqué la raison d'être de son livre, Vous n'aurez pas ma haine.

 

Antoine Leiris le dit clairement, il ne pardonne pas, il n'oublie pas mais il refuse de céder à la tentation de la haine destructrice : pour son fils, il choisit d'aller de l'avant, de se projeter dans l'avenir.

Ainsi,  la culture permet cette projection pour progresser sans cesse dans la compréhensionu du monde.

 

La culture contient une humanité, elle nous offre une multitude de pensées, une diversité sans fin, elle nous ouvre des horizons différents, elle développe la curiosité, une envie renouvelée de découvertes...

Oui, la culture est multiple...

La culture, c'est, aussi, l'amour de la terre que nous habitons et de la nature, ce n'est pas un hasard si le mot "culture" désigne aussi l 'action de cultiver la terre.

 

La culture nous permet de mettre en oeuvre cette osmose avec la nature et le monde qui nous entoure : le déroulement des saisons, les paysages qui suivent ce rythme, les arbres qui changent d'aspect....

 

La culture, c'est aussi l'univers des livres, celui des mots, de leur précision, de leur origine, de leur valeur.

Et plus on découvre, plus on éprouve le besoin de découvrir, de s'enrichir de mots, de réflexions.

 

Oui, la culture est une occasion de s'élever, car elle apporte de multiples possibilités, elle nous offre tant de sujets de réflexion dans différents domaines : sciences, phiolosophie, arts, littérature...

 

Elle devient, ainsi, une quête incessante, une façon de vivre dans l'éveil, dans l'attention aux choses et aux autres.

Elle aiguise l'esprit, elle avive la compréhension du monde, et ce faisant, elle rend plus heureux.

 

La culture, c'est le contraire de la haine, c'est un amour de la vie et du monde qui nous entoure.

La culture est une force : s'appuyant sur le passé, elle nous guide vers le futur, et nous donne des repères essentiels...

 

Ainsi, le livre d'Antoine Leiris, loin de la haine barbare des terroristes du Bataclan, est rempli d'amour, pour sa femme disparue et pour son fils...

Il est rempli d'espoir en l'avenir...

 

Prenant le contre-pied des terroristes, Antoine Leiris refuse leur haine et leur violence, et nous donne, aussi, une magnifique leçon de vie et d'espérance.

 

 

 

http://www.lesinrocks.com/inrocks.tv/vous-naurez-pas-ma-haine-le-recit-bouleversant-dantoine-leiris-sur-le-plateau-donpc/

 

 

 

 

 

 

Sur la vidéo : Antoine Leiris évoque la culture à 17 minutes...

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 14:30
Terrorisme à Bruxelles...

 

 

 

Comme à Paris en Novembre 2015, des actions concertées ont visé, aujourd'hui, la capitale Belge, faisant de nombreuses victimes : attentat suicide à l'aéroport, explosions dans le métro bruxellois.

 

Des scènes d'horreur, encore, dans des lieux qui ont été choisis par les terroristes pour frapper le maximum de voyageurs.

 

On retrouve comme à Paris, une volonté de semer la panique et la terreur, puisque deux moyens de transport ont été la cible d'attaques violentes, presque simultanées.

 

Un terrorisme organisé, planifié avec des armes de guerre, encore, un terrorisme aveugle qui atteint des victimes innocentes, des gens qui partent travailler, en début de journée puisque ces attentats se sont déroulés vers 8 heures, le matin, aux heures de pointe.

 

Désormais, la ville de Bruxelles est bouclée, pour tenter de retrouver les terroristes qui ont perpétré ces attentats.

 

Dès lors, on ne peut que constater la fragilité de nos sociétés, dans la mesure où les endroits qui devraient être les plus surveillés, comme le métro, un aéroport ont subi, malgré des mesures de sécurité, des attaques coordonnées.

 

La difficulté est que ces terroristes vivent parfois, au coeur même de nos cités : on a vu que Salah Abdeslam avait bénéficié de soutiens et d'appuis, avant son arrestation, il y a quelques jours.

 

La menace terroriste est à son comble et malgré les nombreuses règles de sécurité mises en oeuvre, il est difficile de prévenir des attentats et de surveiller tous les lieux publics.

 

Des scènes de chaos et de panique dans le métro, la ville de Bruxelles à l'arrêt, paralysée... c'est une journée de terreur qu'ont vécue les Belges de la capitale.

 

Difficile de lutter contre ce terrorisme aveugle qui vient frapper des villes, par l'intermédiaire de djihadistes qui vivent au sein de la population, qui se fondent dans la masse et qui opèrent à l'intérieur même des pays visés.

Difficile de prévenir cette violence de terroristes façonnés et entraînés pour semer la mort, la peur et la haine.

 

Les Européens, tous les "infidèles", selon une terminologie ancienne, sont désormais des cibles désignées de ces islamistes intégristes qui usent d'armes de guerre, pour atteindre des citoyens paisibles, sans défense, dans des lieux de grande affluence.

 

Face à la menace, il faut faire en sorte de démanteler tous les réseaux de terroristes, qui sont particulièrement actifs en Belgique : on peut voir, d'ailleurs, dans ces attaques, une réaction après l'arrestation de Salah Abdeslam, il semble que ses complices aient agi, en réponse et en représailles à cet événement récent.

 

Les foyers djihadistes implantés dans la capitale Belge ont fourni des contingents lors des attentats de Paris en 2015, et ils continuent à semer la haine et la mort, dans le pays même qui les a accueillis et nourris.

 

 

 

 

 

Terrorisme à Bruxelles...
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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 13:25
Kippa ou pas ?

 



La polémique enfle, après l'agression d'un professeur de confession juive à Marseille : le président du Consistoire israélite de Marseille, Zvi Ammar a incité à ne plus porter la kippa, "en attendant des jours meilleurs", a-t-il précisé.

A l'inverse, dans son ensemble, la classe politique défend le port de la kippa, même dans le contexte actuel. Le président de la République François Hollande a ainsi déclaré à ce sujet : "Il est insupportable, dans ce pays, que des citoyens se voient agressés, en raison de leur choix religieux, il est insupportable qu'ils puissent en tirer la conclusion qu'il faudrait se cacher. "

S'agit-il vraiment de se cacher ?

La kippa est un signe ostentatoire d'appartenance à une communauté et à une religion, mais la vraie foi se vit-elle vraiment à travers un quelconque signe religieux ?

De plus en plus, on voit se développer ces signes d'appartenance à une communauté religieuse : foulard islamique, voile intégral, kippa.

Ces accessoires vestimentaires, particulièrement visibles, ont-ils une utilité pour un vrai croyant ? La foi n'est pas, ne devrait pas être une affaire de signe distinctif : elle peut s'affirmer dans la sphère privée, mais est-il besoin de la manifester dans l'espace public ?

S'enfermer, ainsi, dans une communauté, porter des signes religieux, c'est une tendance qui s'affirme de plus en plus, alors qu'elle s'était effacée dans les années 60.

A chacun de vivre sa foi, dans des rites, dans sa conscience intérieure.

Alors que certains hommes politiques ont vivement critiqué la présence de crèches dans des lieux publics, on incite les gens à afficher leur religion en toutes circonstances.

Dans l'antiquité, seuls les prêtres juifs portaient un couvre-chef, et c'est au Moyen âge que le port de la kippa s'est généralisé.

Pourtant, ce signe de soumission à Dieu n'est nullement obligatoire dans la vie quotidienne.

Pourquoi vouloir afficher une religion, quelle qu'elle soit, dans l'espace public, dans la vie de tous les jours ?

La religion doit-elle être présente partout ?

Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France, Roger Cukierman, a, quant à lui, réagi vivement : "Donner une recommandation collective" contre le port de la kippa, "je trouve que ce n'est pas très digne. C'est donner la victoire aux djihadistes. Au contraire, il faut résister, se battre, c'est notre honneur et notre dignité de juifs", a-t-il déclaré.

Pourtant, la règle de la laïcité devrait inciter chacun, à ne pas afficher, en public, ses convictions religieuses.

Donner la victoire aux djihadistes ? Ou, plus simplement accepter de vivre ensemble, sans signes distinctifs qui séparent et qui marquent une appartenance à une quelconque communauté ?

Les signes religieux ostentatoires ne devraient-ils pas être bannis dans la vie de tous les jours et ce, quelle que soit la religion ?


 

 

 

 

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 17:08
Les enseignants sous la menace de Daesh...

 

 

Les enseignants qui délivrent des connaissances, qui s'attachent à cultiver la réflexion deviennent les cibles des terroristes de Daesh.

Les professeurs, victimes d'incivilités de la part des élèves, parfois, des parents, sont aussi en butte à la vindicte des islamistes.

Dans le dernier magazine publié par Daesh, les islamistes s'en prennent à notre école, où seraient enseignées de fausses valeurs, comme la tolérance, le respect d'autrui.

Symboles de culture, de transmission des savoirs, voilà les enseignants mis en cause par des individus qui se réclament d'une religion et d'une foi empreintes de fanatisme.

Comment ne pas voir, là, une négation même de notre civilisation fondée sur l'esprit des lumières, la connaissance, la curiosité ?
Comment ne pas y voir une atteinte à ce qui est l'essence même de nos sociétés ?

Les enseignants ont à coeur de former des élèves, de leur inculquer un esprit critique, de transmettre des savoirs.
En face, c'est l'obscurantisme qui cherche à s'imposer, une force aveugle, meurtrière, qui méprise tout ce qui n'appartient pas au domaine religieux.
Le fanatisme est à l'oeuvre : il fait fi de la culture, de l'humanisme, de l'histoire.

Ce fanatisme déclare la guerre à notre école, s'attaque aux enseignants, à la laïcité, à toutes les valeurs portées par l'éducation et par des enseignements formateurs et essentiels.

L'école, symbole de la laïcité, est visée par des terroristes qui propagent une idéologie mortifère.
L'école, elle, est à l'inverse : elle représente la vie, l'avenir, une envie de découvrir et de s'ouvrir aux autres.
S'attaquer aux enseignants, aux savoirs, c'est s'attaquer à la vie, à la notion même d'épanouissement personnel, c'est viser une institution de la république qui est essentielle.

Nos sociétés sont fondées sur l'école, l'acquisition des savoirs et d'une autonomie de la pensée.
C'est cette école qu'il faut défendre plus que jamais, c'est cette école qu'il faut conforter et consolider, en insistant encore et toujours sur la valeur de la culture, qui est au centre de nos sociétés.

Les parents, les institutions doivent être solidaires des professeurs, eux qui jouent un rôle essentiel dans la formation des élèves.

Et surtout, il importe de ne jamais sacrifier la culture, en supprimant des savoirs fondamentaux, comme le latin, le grec si formateurs.

L'école se doit d'être exigeante dans son enseignement : c'est toute notre culture qui est en jeu.


 



 

Les enseignants sous la menace de Daesh...
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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 17:16
Qui sont ces assassins sous l'emprise d'idées sectaires ?

 

 

 

Le vendredi 13 novembre, des assassins ont investi les rues de Paris, une salle de spectacle le Bataclan, pour semer la terreur : des assassins, armés de kalachnikovs ont fait de nombreuses victimes innocentes.


Des inconscients qui tuent au nom de la religion, des fanatiques frappés d'une folie meurtrière ont commis des meurtres impitoyables, ils se sont attaqués à des jeunes gens sans défense.

Ils l'ont fait par surprise, dans des lieux de joie et de partage, des cafés, un stade, une salle de concert.

Ces assassins sous l'emprise d'idées sectaires, de drogues ont agi dans la haine, la fureur.

Le mot "assassin", avec ses douces sonorités de sifflantes, sa voyelle nasalisée finale, trompe son monde, le terme semble, même, vouloir masquer la réalité atroce qu'il désigne.

Les assassins agissent dans l'ombre, ils surprennent leurs victimes, ils propagent la mort, la servent, en font un but, une glorification..

L'origine du mot a de quoi nous étonner et, en même temps, cette étymologie nous montre toute l'emprise à laquelle se soumettent ces meurtriers.

En persan, le mot "ḥašišiywn" désignait les membres d’une secte musulmane, également nommée Nizârites, particulièrement active au XIe siècle en Perse et qui assassinait publiquement ses opposants... Leur chef charismatique était un certain Hassan ibn al-Sabbah.
L’origine de leur nom est discutée. Mais ce mot pourrait provenir de l’arabe حَشَّاشِين, ḥašāšīn, "les gens qui fument le haschisch". Le haschisch était une des drogues que Hassan ibn al-Sabbah aurait utilisées pour endoctriner et soumettre ses disciples. Il enivrait certains de ses fidèles en leur promettant que la mort leur permettrait d'acquérir les félicités dont ils venaient de prendre un avant-goût, il leur désignait ceux qu’il voulait frapper. 

Secte, drogue, conditionnement, on est bien là, dans le cadre d'une fanatisation, d'un endoctrinement.

Les djihadistes de Daesh ont été conditionnés pour tuer, ils ont été manipulés par des gourous qui ont une influence terrifiante, qui les entraînent vers la mort.

Comment peut-on se glorifier d'assassinats, comment peut-on se vanter de meurtres ignobles qui visent des êtres sans défense ?

Comment, si ce n'est en raison d'un endoctrinement qui annihile la pensée et la réflexion ?

Les fous de Daesh tuent, terrorisent, détruisent au nom de la religion, ils ne peuvent que desservir leur cause, et ils ne le perçoivent même pas.

C'est une fureur insensée qui s'emparent d'eux, une folie qui résulte de manipulations ignobles.

On peut noter la jeunesse de ces extrémistes : ils sont d'autant plus malléables et inflençables, ce n'est pas un hasard.

L'emprise de leurs chefs s'exerce d'autant plus facilement sur eux.

Des jeunes filles sont, ainsi, entraînées vers ces dérives sectaires, par l'intermédiaire d'internet, et les familles n'arrivent pas à endiguer cet endoctrinement qui agit comme une drogue.

 

 

Le témoignage d'une jeune fille endoctrinée :


http://www.franceinfo.fr/actu/monde/article/lea-15-ans-endoctrinee-par-les-djihadistes-640767

 

 

Qui sont ces assassins sous l'emprise d'idées sectaires ?
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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 10:16
Michel Onfray ferme son compte Twitter : une bonne idée !

 

 

 

On se souvient de la réaction de Michel Onfray face aux attentats commis à Paris. "Droite et gauche, qui ont internationalement semé la guerre contre l'islam politique, récoltent nationalement la guerre de l'islam", avait -il écrit le 14 novembre sur son compte Twitter...

Depuis, Daesh avait repris des extraits d'interviews de Michel Onfray, dans des vidéos de propagande, pour justifier les attaques de Paris. 

Et devant les multiples commentaires négatifs suscités par les propos de ce "philosophe", Michel Onfray a décidé de fermer son compte Twitter : judicieuse décision !

Est-ce bien le rôle d'un philosophe de réagir "à chaud" aux événements ? Est-ce le rôle d'un philosophe de commenter l'actualité sur Twitter ?

Tout le monde sait l'impact de cette façon de communiquer très superficielle.


Tweeter, ce n'est pas philosopher, c'est donner un point de vue très rapide, non argumenté.

En la circonstance, ce tweet qui a suivi les attentats du 13 novembre, ne pouvait que susciter la polémique : toutes les victimes de Paris ne sont même pas évoquées, et en plus, l'action des terroristes est présentée comme une juste réplique contre la France et les français qui ont été assassinés.

Un philosophe se doit de prendre du recul pour être à même de commenter une actualité douloureuse et dramatique.

Je pense particulièrement à toutes les familles de victimes qui ont dû prendre ce message en pleine figure.

Le tweet de Michel Onfray est forcément réducteur, dans sa briéveté et sa formulation péremptoire.

Ce tweet oublie d'évoquer le fanatisme qui est à l'origine des attentats commis à Paris... il peut, même, servir à cautionner l'action de terroristes, : il faut sans doute arrêter d'excuser, de justifier le fanatisme de ceux qui s'attaquent à des victimes innocentes, au nom de dieu.

Et nous ne sommes pas les seules victimes de ce fanatisme : les musulmans sont en première ligne, certains sont instrumentalisés, annihilés, réduits à l'état de bombes humaines, d'autres sont la cible de Daesh qui s'impose par la terreur, et les meurtres.

La France n'est pas coupable de ce fanatisme, elle le dénonce.

Les cibles de Daesh sont multiples : ces fanatiques ne supportent pas nos coutumes, notre façon de vivre, nos libertés.

La France a sans doute commis des erreurs, en s'engageant en Libye, notamment, mais l'idéologie propagée par Daesh est pernicieuse, elle utilise la terreur, l'endoctrinement, un fanatisme exacerbé qui dépasse l'entendement.

L'hybris de ces groupes terroristes s'attache à propager la peur, la haine, la mort. Cette idéologie mortifère conduit à une dégradation de l'humanité, au mépris de toutes les valeurs fondamentales de l'humanisme.

 

 



 

Michel Onfray ferme son compte Twitter : une bonne idée !
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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 11:42
Le café : une tradition bien française....

 

 


J'aime les cafés, lieux de sociabilité et de convivialité, j'aime plus particulièrement les cafés littéraires, grande tradition française.

Je me souviens qu'une agoranaute, avait, un jour, qualifié mes articles de véritables cafés littéraires où l'on pouvait discuter de sujets divers, et inutile de dire que j'avais apprécié ce commentaire...

Bon, plus tard, d'autres agoranautes plus belliqueux sont venus "mitrailler" mes articles, pour m'exclure de ce journal, mitraillage symbolique, il est vrai, mais dont je fus, aussi, quelque peu blessée moralement.

Une blessure morale bien légère en regard des terribles attentats de djihadistes qui ont assassiné des victimes innocentes, en tirant, au hasard, dans la foule... 

En fait, ces terroristes n'ont pas seulement visé un lieu de consommation, mais surtout un lieu où la parole est libre, où les hommes et les femmes peuvent converser dans une liberté totale.

Le café, c'est en France, un endroit où l'on consomme, certes, mais aussi, un lieu où l'on parle, où l'on échange, où l'on communique...

Oui, les français aiment discuter, argumenter, refaire le monde et ils le font souvent aux terrasses des cafés.

Le café littéraire est une tradition bien française qui remonte au 18ème siècle, le siècle des lumières, des grands philosophes, Voltaire, Rousseau, Diderot... le siècle où s'est diffusé un esprit de liberté, où s'est developpée la pensée, au service de la critique des institutions et des injustices.

C'est dans des cafés que se réunissent, encore, de nos jours, de jeunes étudiants, des lycéens et c'est, pour eux, une occasion de se livrer à de grandes discussions.

Quand j'étais étudiante, j'aimais fréquenter, ainsi, les cafés, et nous discutions abondamment sur nos études, sur la politique, le monde, son évolution.

Le café qui permet ces rencontres, une forme de liberté propre à nos sociétés a été la cible de terroristes, avides d'anéantir certains modes de vie.

Le café permet, ne l'oublions pas, une liberté d'expression, il offre la possibilité d'une réflexion.

C'est le lieu par excellence de la convivialité, du savoir vivre, des échanges.

C'est dans ces lieux que se sont épanouis la philosophie, le bonheur de communiquer des idées, le plaisir de la libre parole.

J'aime les cafés parce qu'ils sont l'expression d'une liberté bien française, on aime y plaisanter, rire, s'amuser, faire de bons mots, et aussi échanger de multiples idées.

Le café est, en France, plus qu'une occasion de consommer : c'est véritablement un lieu de culture et de communication.

Il nous faut préserver tous ces symboles de notre société, des symboles que certains fanatiques veulent anéantir, en s'attaquant aussi, à une forme de liberté.


 

 

 

 

 

Le café : une tradition bien française....
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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 16:55
Nom de code : Isis...

 


"ISIS" : je viens de découvrir cet acronyme anglais dont usent les djihadistes de Daesh, dans leurs communications et sur les réseaux sociaux...

"Islamic State in Irak and Syria", "Etat islamique en Irak et en Syrie", voilà une des significations possibles de cette dénomination, mais aussi "Islamic State in Irak and al-Sham", c'est à dire, "Etat islamique en Irak et au levant"...

Divinité égyptienne, Isis, soeur et épouse d'Osiris était souvent représentée, dans la mythologie égyptienne, comme une belle jeune fille couronnée d'un disque solaire.

Elle était une déesse très populaire, dotée d'une puissance universelle.

Le nom de cette divinité, aux sonorités de sifflantes, pleines de douceur et de charme, ne contraste-t-il pas avec l'idéologie haineuse et destructrice de Daesh qui règne par la terreur ?

Pourtant, on ne s'étonnera pas qu'une organisation terroriste ait choisi cet acronyme pour signe de ralliement.

Une bien belle dénomination, en effet, qui vise à faire illusion et qui fait partie de la propagande organisée par Daesh.

Par ailleurs, on perçoit que cette dénomination est complètement usurpée : une organisation terroriste ne constitue pas un "état", quant au terme "islamiste", il prête, aussi, à confusion, puisque nombre de musulmans ne se reconnaissent pas dans l'idéologie extrémiste de Daesh.

Quant à la déesse Isis, image de sagesse, elle est utilisée, en l'occurrence, par une organisation qui fait appel à la terreur, aux exactions, aux meurtres.

La propagande fait, ainsi, feu de tout bois, pour imposer une vision positive, valorisante.

Il arrive souvent que des partis extrémistes usent de ces dénominations, à connotations élogieuses, pour tromper l'opinion.

Je songe, par exemple, à ce parti d'extrême droite, d'obédience nazie, qui, en Grèce, se fait appeler "Aube dorée", un bien joli nom, empli de poésie, qui cache bien les turpitudes et les déviances de cette organisation politique.

On le voit : la propagande bat son plein et elle utilise tous les moyens pour leurrer, abuser les esprits.

La déesse Isis, image de beauté, de sérénité, utilisée par un groupe extrémiste, ne mérite pas d'être, ainsi, détournée des symboles qu'elle évoque.

La déesse Isis, protectrice et salvatrice, souvent représentée sur les papyrus et les monuments égyptiens, devient un outil de propagande, alors qu'elle symbolise la paix, la sérénité.

En usant de cet acronyme, Isis, le groupe Daesh se gonfle d'importance, et a recours à une représentation trompeuse et illusoire.

Personne ne peut en être dupe.







  

 

Nom de code : Isis...
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