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3 juin 2022 5 03 /06 /juin /2022 11:18
On recrute en urgence des profs !

 

Encore une pénurie préoccupante de profs... "Alors on recrute en urgence, mais avec quelles compétences ?

Il n'y a pas assez d'enseignants pour assurer la rentrée prochaine... Alors, l'académie de Versailles emploie les grands moyens : un recrutement express a eu lieu le 30 mai sur plusieurs sites : l'objectif est de trouver 700 professeurs des écoles ou encore 600 enseignants en collège et lycée...

C'est ce qu'on appelle un job dating ! L'école devenue une entreprise, c'est bien l'orientation que prend notre Education depuis des années et c'est très inquiétant !

 

De nombreux postulants ont répondu à l'appel au secours de l'Education Nationale... des candidats prêts à changer de vie pour devenir enseignants !

"Je suis dans le droit, je suis juriste." explique l'un d'eux.

"Je suis manager dans un grand groupe de protection sociale." témoigne un autre.

"J'étais dans la cosmétique." révèle encore une candidate.

"J'étais fiscaliste à EDF." déclare une autre...

"Si je suis prise, je lâche tout, et à la rentrée, je suis prof."

Cela paraît si simple ! Comme si on pouvait s'improviser enseignant ! (Alors que ce métier demande des années d'études spécialisées et de formation...)

 

L'académie de Versailles manque de bras et propose 2000 postes de contractuels de la fonction publique.

Pour postuler et peut-être devenir enseignant, il faut passer un entretien de 30 minutes.

"Vous seriez intéressé par quelle discipline ?"

"Moi, c'est plutôt commerce et vente..." dit un des candidats interrogé.

 

Les candidats retenus seront convoqués pour un second entretien et pourront exercer dès la rentrée de septembre.

"Cela permet d'attirer du monde et cela permet d'aller le plus loin possible dans le processus de recrutement, dès la journée d'aujourd'hui avec les personnes qui se présentent." explique Charline Avenel, rectrice de l'Académie de Versailles. 

 

Un recrutement en urgence car les premiers résultats des concours d'enseignement sont alarmants :  En mathématiques, pour 1 035 postes, seuls 816 candidats ont passé la barrière de l'écrit. En allemand, 215 postes sont vacants, et il n'y a que 83 admissibles. En lettres classiques, 134 postes et 60 admissibles.

 

Une crise des vocations qui a des conséquences pour les élèves : dans un collège des Hauts de Seine, 25% des cours, toutes matières confondues, n'ont pas été assurés depuis la rentrée, selon les parents d'élèves, dont 50 heures d'Allemand : "le prof. est remplacé par une personne qui est, elle-même, absente, on a parfois un mois de cours et après un mois et demi où il n'y a plus cours, enfin, c'est scandaleux..." explique une mère d'élève.

Un proviseur, lui, s'inquiète du recrutement massif de contractuels pour répondre à la pénurie d'enseignants : il y aurait, selon lui, un problème de niveau chez ces professeurs remplaçants.

 

"Le métier d'enseignant est un métier qui est aussi technique, c'est un métier de vocation, mais c'est aussi un métier technique, et quand on n'a pas bénéficié de la formation institutionnelle, on ne part pas avec les mêmes bases que ceux qui ont été formés pendant deux ans..."

 Certains syndicats d'enseignants réclament exceptionnellement l'organisation d'un nouveau concours pour recruter des professeurs titulaires, afin d'éviter des postes vacants à la rentrée." 

Cette pratique du job dating est encore une façon de dévaloriser complètement la fonction d'enseignant. C'est très grave.

Cherche-t-on à recruter des gens destinés à garder les élèves ou des professeurs aptes à délivrer un enseignement de qualité ?

Hôpital en souffrance, école désertée, la situation est compliquée dans nos services publics. L'état doit prendre enfin la mesure de ces difficultés : il faut absolument revaloriser ces métiers par de meilleurs salaires, améliorer les conditions de travail, reconnaître l'importance et la valeur du travail des soignants et des enseignants.

 

En lieu et place, Emmanuel Macron envisage encore des consultations : il serait temps d'agir efficacement !

 

Sources :

https://www.francetvinfo.fr/societe/education/education-l-academie-de-versailles-recherche-desesperement-desenseignants_5168773.html

 

https://twitter.com/SNESVersailles/status/1531335944686665729?ref_src=twsrc%5Egoogle%7Ctwcamp%5Eserp%7Ctwgr%5Etweet

 

 

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/c-ce-soir-saison-2/3471388-emission-du-jeudi-2-juin-2022.html

 

 

On recrute en urgence des profs !
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30 mai 2022 1 30 /05 /mai /2022 11:42
Bientôt des boîtes noires pour toutes les voitures...

 

"Le boîtier ne fait que quelques centimètres, vous ne le verrez sans doute jamais mais il sera bientôt dans tous les véhicules d'Europe.

Dès le 6 juillet, les nouveaux modèles de voitures devront être équipés d'une boîte noire, un enregistreur de données, dissimulé dans l'habitacle, qui ne réjouit pas tous les automobilistes...

C'est ce qu'on appelle vulgairement "un mouchard", un de plus qui s'installe dans nos vies...

 

"C'est monstrueux, on est contrôlé de plus en plus..." se lamente un automobiliste.

"C'est encore une intrusion en plus dans la vie privée, voilà, il y a déjà assez de limitations sur la route.", commente un autre automobiliste.

"C'est une très bonne idée, ça permettra de vérifier le pourquoi du comment des accidents.", déclare une dame interrogée sur le sujet.

 

 Destiné à assurer plus de sécurité sur la route, cet enregistreur pourra collecter cinq données en cas d’accident : la vitesse du véhicule, l’accélération ou le freinage, le port de la ceinture de sécurité, la force de collision et le régime moteur. La boîte noire permettra ainsi de collecter 30 secondes d’information avant un accident et dix secondes après, un temps d'enregistrement trop limité selon une association.

 

"C'est sans doute utile peut-être dans des cas extrêmes au niveau judiciaire, si le juge considère qu'il est utile de verser ces éléments là au dossier, mais en terme de prévention routière, en tout cas, ces 40 secondes ne serviront à rien..." assure une personne de cette association.

 

Contrairement aux boîtes noires des avions, ces boîtiers n'enregistreront pas les conversations, ni les indications GPS, des données pourtant déterminantes en cas de litiges.

La puce ne permettra pas de savoir si la personne était alcoolisée, s'il y a eu usage ou non d'un téléphone au volant.

Aux Etats-Unis, ces boîtes noires sont obligatoires depuis 2014 : elles auraient permis une baisse de 20% des accidents."

 

On peut tout de même s'inquiéter de cette tendance à la surveillance généralisée.

Partout, on installe des caméras, pour notre sécurité, nous dit-on.

On nous surveille même à domicile par l'intermédiaire de nos ordinateurs... 

Nos comportements sont aussi scrutés, analysés grâce à nos ordinateurs, nos smartphones.

Et, en fait, les gens choisissent volontairement de connecter leur vie à des géants du commerce mondial : le marché des smartphones, et des montres connectées est en pleine croissance.

Ce sont des actes délibérés de notre part, mais avons-nous vraiment conscience de cette emprise de l'intelligence artificielle sur nos vies ?

Nos maisons, nos emplois, nos modes de vie, notre alimentation, notre santé sont devenus contrôlables.

Et désormais, même nos véhicules seront sujets à des enregistrements, pour l'instant, limités, mais on peut redouter un renforcement ultérieur de ces contrôles.

 

 

Sources :

https://www.francetvinfo.fr/societe/securite-routiere/automobile-bientot-des-boites-noires-dans-toutes-les-voitures-neuves_5116981.html

 

 

https://www.lepoint.fr/automobile/securite/securite-routiere-une-boite-noire-dans-nos-voitures-02-05-2022-2473941_657.php

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-invite-des-matins-d-ete-1ere-partie/peut-on-encore-proteger-nos-donnees-personnelles-4565310

 

 

Bientôt des boîtes noires pour toutes les voitures...
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25 mai 2022 3 25 /05 /mai /2022 08:39
Maltraitance même à domicile...

 

On a beaucoup entendu parler, ces derniers mois,  du scandale ORPEA et de la maltraitance dans les EHPAD... "Mais, décidément, mieux vaut ne pas vieillir en France, triste constat après une nouvelle enquête publiée par le journal Libération...

 

Cette fois, ce ne sont pas des résidents d'EHPAD qui témoignent de maltraitance mais des personnes âgées qui restent chez elles et sont, elles aussi, victimes d'abus par certaines aides à domicile.

Des personnes âgées pas levées, pas lavées, peu nourries, ceux et celles qui ont fait le choix de rester à domicile subissent aussi des abus.

Les soignants sont trop peu nombreux et surchargés de travail... les soignants sont trop mal payés...

 

Les métiers du grand âge ont du mal à recruter et à former des professionnels, un manque d'effectif et de moyens qui a des répercussions notamment sur les personnes âgées soignées chez elles.

 

Le président de la Fédération contre les maltraitances témoigne : sur près des 9000 appels qu'il reçoit chaque année, les trois quarts concernent des violences à domicile.

 

Dans l'immense majorité des cas, c'est une forme de maltraitance qu'on appelle négligence : on est en présence d'une personne qui est en difficulté dans sa vie quotidienne pour répondre à ses besoins élémentaires, faire sa toilette, s'habiller, manger, faire ses courses, et ce que disent les personnes qui se plaignent, c'est : je n'ai pas la réponse que j'attends dans mes besoins. Soit quantitativement : c'est trop vite, il n'y a le temps et finalement, ça ne suffit pas, ou bien c'est fait trop brutalement, c'est mal fait, une question de qualité de l'aide apportée...

Dans seulement 20 % des cas de maltraitance à domicile, c'est un professionnel qui est mis en cause.

 

"Il y a d'autres situations de maltraitance à domicile qui sont les plus fréquentes, en particulier, il y a, au sein des familles, au sein des couples, entre parents et enfants, entre parents et petits enfants, il peut y avoir des formes de violences qui n'ont rien à voir avec des professionnels.

 

Et tout cela n'est bien sûr que la partie émergée de l'iceberg : dans la grande majorité des cas, à 95%, les maltraitances sur les personnes âgées ne sont pas connues."

 

C'est dire combien le problème est complexe : beaucoup de personnes âgées n'osent pas dire, avouer la maltraitance, elles n'osent pas se plaindre...

Il peut même arriver que des vols soient commis, vols d'argent, d'objets de valeur...

Les personnes âgées n'osent pas dénoncer, elles sont dans la honte, l'indicible, le mutisme...

Cette maltraitance généralisée révèle, selon Michel Onfray, "une civilisation qui fonctionne mal. Cette façon de dire : "Vous n'êtes plus productifs, eh bien, on vous met dans des usines à crever.", et on fait semblant de le découvrir aujourd'hui...On est dans un système capitaliste : c'est rentable, les vieux... les morts, aussi.

Dans nos sociétés, il faut être jeune, il faut être performant, il ne faut pas être malade, il ne faut pas être moche, il ne faut pas être fatigué..."

 

 

 

Source :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h00-magalie-homo-du-vendredi-06-mai-2022

 

 

 

 

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18 mai 2022 3 18 /05 /mai /2022 08:50
La France va-t-elle manquer de professeurs ?

 

La pénurie de candidats aux concours d'enseignement est de plus en plus inquiétante...

"Il y a moins d'admissibles que de postes à pourvoir au concours du CAPES dans plusieurs matières et le déficit est particulièrement inquiétant en mathématiques...

Le métier d'enseignant attire de moins en moins, en France : tous les postes ouverts aux différents concours ne seront pas pourvus cette année.

 

Quelques chiffres pour illustrer cette pénurie : en Allemand, il y a cette année 83 candidats admissibles au CAPES pour 215 postes à pourvoir et la situation est encore plus inquiétante en mathématiques : 816 admissibles pour 1035 postes...

Comment expliquer cette chute des vocations ?

200 candidats manquent à l'appel au CAPES de mathématiques ! Cela ne surprend pas les étudiants de cette discipline...

 

Ainsi, un de ces étudiants se destinait au métier, puis il a renoncé. Il a fait un EAP, étudiant apprenti professeur : on accompagne alors un professeur entre 6 et 8 heures par semaine.

"C'est très instructif sur le fait que je ne ferai pas ça dans ma vie : pour les quelques exemples que j'ai vus, moi, de parents qui venaient contester, globalement, on va donner raison aux parents. La considération que la société a pour les professeurs est très basse, ces problèmes là sont sus maintenant... les salaires ne sont absolument pas mirobolants... Non, je ne suis pas du tout étonné qu'il y en ait de moins en moins...", témoigne cet étudiant.

Un autre étudiant de la même promotion préfère lui aussi poursuivre en thèse, quitte à revenir au concours plus tard...

"Moi, j'avais surtout envie de voir ce que ça donnait le milieu de la recherche et de l'entreprise, avant de dire : ma vie, ça va être ça..."

 

Qu'est-ce qui explique le manque d'attrait pour le CAPES en mathématiques ?

Un enseignant chercheur évoque le manque de culture scientifique dans le pays : "On a des ministres de l'Education qui nous demandent : A quoi ça sert de faire des maths ?

Aucun d'entre eux n'a un background scientifique... et quand on se voit avoir un ministre qui ne comprend pas trop cet enjeu là, cette passion de cette découverte, de l'intérêt de la curiosité..."

Et il souligne qu'il y a 30 ans quand il était étudiant lui-même, il y avait déjà plus de postes que de candidats admissibles au concours : la problématique est donc loin d'être nouvelle.

 

Ce déficit aux concours d'enseignants aura des conséquences à long terme. Pour pallier le manque de profs, les titulaires actuels devront faire davantage d'heures supplémentaires... ou bien il faudra augmenter le recrutement de contractuels qui n'ont pas le même niveau de compétences.

Nous y voilà : travailler plus, faire des heures supplémentaires, recruter au rabais... Pas de quoi améliorer la qualité de l'enseignement !

 

Le président de l'Association des professeurs de mathématiques déclare de son côté : "Normalement, le niveau exigé, c'est d'avoir une licence de mathématiques, effectivement, pour les collègues contractuels qui arrivent, c'est le problème de la formation initiale, on est très souvent balancé dans les classes sans avoir aucun accompagnement, comme si le métier d'enseignant ne s'apprenait pas... or, on sait très bien que cela nécessite un accompagnement particulier, de l'aide...

La réforme du lycée initiée par Jean-Michel Blanquer a pu jouer aussi sur le manque d'attractivité du métier de professeur, notamment en mathématiques... cela risque de jouer sur le vivier potentiel de futurs professeurs de maths... le vivier est moindre et s'appauvrit de plus en plus."

 

Du côté du ministère, le directeur général de l'enseignement scolaire évoque une situation ponctuelle et particulière cette année après la modification des règles d'admission aux concours : Nous aurons les professeurs de mathématiques nécessaires" a déclaré ce directeur..."

 

Comme d'habitude ! Tout va bien ! Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes ! Alors que cette crise des vocations remonte à des décennies, le ministère ferme les yeux : surtout pas de vagues ! On connaît ce refrain depuis des années !

En période électorale, mieux vaut ne pas évoquer des problèmes qui dérangent !

 

 

 

 

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h00-stanislas-vasak-du-jeudi-12-mai-2022-9404168

https://www.lepoint.fr/education/concours-d-enseignants-le-nombre-de-candidats-admissibles-en-forte-baisse-12-05-2022-2475404_3584.php

 

 

 

La France va-t-elle manquer de professeurs ?
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4 avril 2022 1 04 /04 /avril /2022 11:26
Enseignement : le programme de Macron,  travailler plus pour gagner plus...

 

Décidément, le programme d'Emmanuel Macron dans le domaine éducatif est, une fois de plus, déconnecté du réel : il ne tient pas compte des réalités que connaissent et que vivent les enseignants.

 

"Travailler plus pour gagner plus", on connaît ce slogan mis à l'honneur par un certain Nicolas Sarkozy.

C'est ce que propose Emmanuel Macron aux enseignants dans son programme pour la présidentielle.

 

De nouvelles fonctions seraient dévolues aux enseignants. Ces nouvelles fonctions pourraient concerner "le remplacement effectif des absences" de professeurs.

Emmanuel Macron évoque également "un suivi plus individualisé des élèves", l’aide aux devoirs et encore un accompagnement sur le temps périscolaire. Bref, il s'agirait de mieux rémunérer les heures supplémentaires.

Les nouvelles embauches se feront sur la base de ce pacte.

 

Quand on connaît les difficultés du ministère pour recruter de nouveaux enseignants, quand on voit le nombre de candidats aux concours de l'enseignement diminuer chaque année, on se dit que de telles mesures ne vont pas les inciter à se lancer dans la carrière de l'Education.

 

Les tâches des enseignants sont déjà multiples : elles ne se résument pas aux heures de présence en cours.

Préparation des cours qui évolue en fonction des programmes, réunions pédagogiques, correction des copies (un enseignant peut passer des week-ends entiers à corriger des copies), suivi des élèves, conseils de classe, rendez-vous avec les parents...

 

Proposer aux enseignants de remplacer des collègues absents, ce n'est pas sérieux : comment envisager de faire des remplacements, alors qu'on est déjà débordé et saturé de travail ?

Le temps de travail est déjà très lourd :  selon les statistiques du ministère lui-même, le temps de travail hebdomadaire des enseignants dépasse les 40 heures !

 

Il serait question aussi d'étendre la possibilité de bivalence ou la polyvalence pour les enseignants. L'idée étant d'introduire davantage de souplesse dans les emplois du temps et d'augmenter le vivier de remplaçants en cas d'absence d'un enseignant.

Est-ce bien sérieux ?

Enseigner plusieurs disciplines ? Est-ce une solution ? N'est-ce pas plutôt un cache misère ?

Dans ce programme, rien sur l'inanité de la hiérarchie qui ne souhaite jamais faire de vague et ne soutient jamais les professeurs, rien sur les méthodes ineptes imposées d'en haut, rien sur les programmes, rien sur la discipline, le comportement des élèves et de leurs parents... 

Certains collègues démissionnent devant les problèmes auxquels ils sont confrontés...

 

 

 

 

Enseignement : le programme de Macron,  travailler plus pour gagner plus...
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30 mars 2022 3 30 /03 /mars /2022 09:45
"On enchaîne une vie de travail avec la mort..."

 

La retraite à 65 ans après le retraite à 62 ans et bientôt la retraite à 70 ans ? Emmanuel Macron propose finalement dans son programme de repousser l'âge de la retraite à 65 ans...

 

Appliquant cette logique : les gens vivent plus longtemps, ils doivent travailler plus longtemps, Macron ne tient pas compte de la santé effective des gens : l’espérance de vie en bonne santé à la naissance, c’est-à-dire sans limitation pour accomplir ses activités quotidiennes, s’élève à 64,1 ans pour les femmes et 62,7 ans pour les hommes.

Il faut tenir compte de ces chiffres.

De plus, on justifie encore la chose par l'augmentation de l'espérance de vie, en oubliant que celle-ci n'évolue pas de manière similaire pour tout le monde.

Comme le dit une manifestante :

"Alors ça veut dire qu'on enchaîne une vie de travail avec la mort, et on n'a pas le droit de vivre nous ?"

 
Il est probable que ce travail à marche forcée aura épuisé nombre de personnes avant même que les gens n'atteignent l'âge de 65 ans...
 
Peut-on imaginer un maçon, un routier, un peintre, des personnels de santé travailler jusqu'à 65 ans ?
 
Peut-on envisager d'enseigner jusqu'à cet âge avancé devant de jeunes générations éprises de jeunesse, d'apparences, de beautés ?


 
Avec de telles évolutions, beaucoup de salariés ne toucheront jamais leur retraite et le problème des dépenses publiques sera effectivement résolu : beaucoup seront morts d'épuisement, avant même d'atteindre l'âge de départ à la retraite..

Tout le monde sait qu'au delà de 60 ans, la santé des gens se détériore souvent : des problèmes surgissent : mal au dos, arthrose, hypertension etc.


 
Vers quel monde nous dirigeons-nous ? Un monde de régression permanente, de déni des réalités : car même si les gens vivent plus longtemps, leur état de santé se dégrade et ils doivent faire face à des pathologies parfois invalidantes...
 
S'il s'agit de tuer les gens à la tâche, de supprimer effectivement la retraite, on ne peut s'y prendre mieux : plus de problème pour payer les retraites, une fois que les gens sont morts.

 

"Les conditions de travail sont de plus en plus difficiles dans les entreprises : toujours plus de rendements exigés, toujours plus de tensions...

Tant de jeunes sont au chômage ! C'est à eux de prendre la relève et d'entrer sans tarder dans le monde du travail !

La vie ne peut se résumer au travail... Le monde du travail a le droit de vivre !" témoignent des retraités qui manifestent.

 

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/travailler-jusqua-65-ans-pour-ces-retraites-cest-ridicule_fr_623c9875e4b019fd8138ece8

 

 

 

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16 mars 2022 3 16 /03 /mars /2022 10:50
Election confisquée : absence de débat pour la présidentielle...

 

Après le Covid, c'est la guerre en Ukraine qui occupe toute la place dans les actualités...

Le débat pour les élections présidentielles est escamoté : on ne parle pas d'éducation, de la santé, du monde du travail, de la retraite... toutes les questions essentielles disparaissent des médias.

La guerre en Ukraine a envahi tout l'espace médiatique ! Sur internet, sur les chaînes de radio, de télévision...

 

De plus, Emmanuel Macron a refusé tout débat avec ses concurrents avant le premier tour. C'est regrettable !

Notre président semble vouloir profiter des sondages favorables qui le donnent déjà gagnant... Pourquoi se fatiguer ?

C'est aussi inquiétant pour notre démocratie : Emmanuel Macron semble même utiliser la guerre en Ukraine pour ne pas avoir à débattre avec les autres candidats.

Pourtant, notre école, nos hôpitaux, nos EHPAD sont en difficulté.

 

La situation dans les services d'urgence des hôpitaux est catastrophique : on l'a vu avec la crise du Covid, mais cela fait des années que ces services sont saturés...

Rien n'a été fait pour sauver l'Hôpital : les soignants ne peuvent plus faire face, comme dans les EHPAD, ils sont contraints à faire preuve de maltraitance à l'égard des patients.

Un soignant témoigne : "l’état des services d’urgences de France, au lendemain d’une pandémie sans précédent, à l’aube d’une concertation politique décisive pour l’avenir de l’hôpital public, est pire qu’en 2019. Chaque jour, de modestes services d’urgences ferment et les patients sont alors orientés dans les urgences de centres hospitaliers alentour qui explosent. Les brancards des urgences et les précieux lits de médecine aiguë jouent le rôle de l’antichambre des EHPAD, au grand désespoir de soignants usés et démissionnaires."

 

Que dire de la situation dans les EHPAD ? Elle est catastrophique. Les personnes âgées y subissent des maltraitances indignes : repas rationnés, absence de soins, violences, abandon...

Comment peut-on accepter un tel mépris des vieux ?

Le business de la vieillesse est installé depuis des années : rien n'a été fait pour y mettre fin. On a même donné un nom à ce modèle économique : silver economy. Silver : argenté, comme les cheveux des pensionnaires et comme leur compte en banque...

Scandaleux !

Le scandale Orpea a secoué quelque temps l'opinion et le monde des médias, mais comme il s'agit de vieux, ce système scandaleux va perdurer : un business qui fonctionne et tourne à plein.

 

L'école, quant à elle, a subi une succession de réformes mal pensées qui n'ont servi qu'à la fragiliser : la réforme du lycée menée par Blanquer n'a pas convaincu.

L'école publique souffre, comme l'hôpital : de nouvelles réformes se préparent visant à la fragiliser un peu plus encore.

 

 

 

 

Source :

https://www.huffingtonpost.fr/entry/je-suis-medecin-urgentiste-et-le-dis-aux-nom-de-la-profession-nous-ne-pouvons-plus-faire-face-blog_fr_6228b8e8e4b004e4e3890a6d

 

 

 

 

Election confisquée : absence de débat pour la présidentielle...
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9 février 2022 3 09 /02 /février /2022 09:56
L'écologie selon Aymeric Caron... une écologie métaphysique !

 

"Notre imaginaire est complètement confiné... j'ai pu dans des ouvrages précédents proposer des choses qui paraissent irréalistes même quand il s'agit des droits des animaux.", déclare le militant écologiste Aymeric Caron...

Et il précise encore : "Ce sont des idées séduisantes.

La plupart des gens qui nous écoutent sont éduqués dans l'idée qu'un destin c'est faire des études, trouver un travail pour vivre, ce travail va vous occuper toute votre semaine, c'est lui qui va organiser votre vie, c'est pas votre vie de famille, c'est pas vos goûts, ça on va le mettre un peu de côté, et puis on sait qu'il va y avoir une retraite, on ne sait pas aujourd'hui si c'est 65, 70, bientôt 75 ans, et on donne l'idée aux gens, dès qu'ils naissent que c'est la seule option possible... Et le problème des possibilités politiques qui ont été offertes, depuis un certain nombre d'années, c'est d'essayer de composer des variables d'ajustement dans cette chose qui paraît indépassable...

 

Alors, justement, l'écologie, c'est la seule offre politique qui propose à chacun de vivre autrement en expliquant : vous savez, il n' y a pas que le travail pour s'émanciper, pour se réaliser surtout dans une société qui vous le permet de moins en moins.

Imaginez que vous ne travaillez plus ( ça, c'est de l'écologie pure ) que quinze ou vingt heures par semaine... quoi ? C'est quoi cette folie ? Mais c'est absolument impossible, l'économie ne peut pas, mais si, l'économie peut soutenir ce système.... ça veut dire quoi ?

ça veut dire que vous aurez du temps pour vous occuper de votre famille, ça veut dire que sur les domaines de la vie qui vous intéressent, la musique ou tel projet associatif, vous aurez désormais du temps pour vous en occuper.

 

Pourquoi aujourd'hui on ne peut pas s'impliquer convenablement dans la vie démocratique ?

Parce que le système nous assomme complètement dans un quotidien du travail qui fait que quand on rentre chez soi, on n'a pas tous le temps pou se consacrer à d'autres activités.

 

Quand on repense le rapport au temps, on repense au rapport à notre vie... quand tout à coup on a du temps pour s'investir dans la vie démocratique, pour comprendre l'essentiel... depuis 30 ans ou 40 ans, l'écologie politique s'est enfermée dans une vision de l'écologie qui est mathématique, l'écologie des quotas : produire un peu moins de CO2, détruire un peu moins d'espèces, etc.

L'écologie, aujourd'hui, qu'il faut expliquer, c'est une écologie métaphysique. Et c'est là dessus qu'échouent profondément nos politiques."

 

Voilà un programme séduisant !

Alors que nous courons sans cesse après le temps, alors que le travail accapare une grande partie de notre temps, peut-on refonder un autre système ?

 

L'humanité est questionnée dans sa survie avec les politiques qui sont menées par nos gouvernants.

La croissance, la course à la rentabilité dans de nombreux domaines : l'école, l'hôpital, les Ehpad, continuent à polluer et à empoisonner nos sociétés.

 

Source :

 

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/c-ce-soir-saison-2/3035293-l-ecologie-peut-elle-faire-rever.html

 

 

 

L'écologie selon Aymeric Caron... une écologie métaphysique !
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17 décembre 2021 5 17 /12 /décembre /2021 12:20
Vers un monde virtuel ?

"

"L'empereur des réseaux sociaux ! Il a lui-même l'air d'un être irréel : le teint pâle, les traits réguliers, une coupe de cheveux où rien ne dépasse, il ressemble à un poupon en cire...

Marc Zuckerberg, le patron de Facebook règne sur 2 milliards d'utilisateurs dans le monde et il vient de leur annoncer un changement d'ère.

 

"Aujourd'hui, on va parler du métaverse, je veux imaginer avec vous tout ce qui sera possible...", déclare Marc Zuckerberg.

Il fait sa promotion grâce à son avatar, son double dans le monde digital : jeux, rencontres, travail, culture, tout sera possible dans le métaverse.

 

L'un des moyens d'en profiter sera un énorme casque qui immerge complètement dans la réalité virtuelle, une aubaine financière pour Facebook rebaptisé Méta qui le vend près de 300 euros.

 

Ce futur se construit en partie en Virginie,  à Ashburn : la capitale mondiale des serveurs de données : 70% du trafic internet planétaire y transite, et dans ce lieu, on se projette déjà dans le métaverse.

 

"La version 1 du web a connecté l'information et nous a donné internet. La version 2 a connecté les gens, ça a donné le commerce en ligne et les réseaux sociaux. On se dirige vers la version 3, le métaverse. C'est la convergence du monde physique et du monde digital", explique Kathy Hackl, experte en stratégie métaverse.

 

Une start-up est pionnière dans la création d'avatars volumétriques : de vrais doubles digitaux : on peut y voir un studio de capture visuelle Microsoft... il n'y en a que 4 dans le monde.

 

Un journaliste sert de cobaye : 70 caméras prennent chaque caractéristique physique, chaque mouvement, chaque expression du visage qui nous rendent humains et uniques.

 

Aujourd'hui, nous avons une adresse email comme part de notre identité pour vivre, consommer, travailler.

"D'ici moins de 30 ans, chacun de nous aura un double, un jumeau virtuel qui sera utilisé comme part de notre identité : c'est excitant mais aussi un peu vertigineux."

 

Nos avatars iront faire nos formations, nos démarches officielles dans le métaverse et des avatars de présidents se rencontreront pour des sommets virtuels.

On pourra même assister aux spectacles de son idole et être juste à ses côtés.

 

Ce métaverse existe déjà dans une version simplifiée : l'entreprise Virbela est située dans un monde digital. Il faut se créer un avatar pour y accéder. Les 160 employés de l'entreprise ont tous été recrutés dans le métaverse, et ne se voient jamais dans le monde physique. 

 

D'autres sociétés ont installé leur siège dans ce métaverse : ainsi, une entreprise d'immobilier qui vend de vraies maisons dans le monde physique, leur siège est dans le monde virtuel et cela leur fait économiser beaucoup d'argent.

Cela annonce aussi une révolution économique : les experts s'attendent à une réduction importante des locaux d'entreprise dans le monde physique.

 

Imaginé depuis longtemps par la science fiction, le métaverse existe à San Francisco depuis plus de 20 ans.

Second life pilote un monde virtuel, ses résidents y font leurs courses, y achètent de nouveaux vêtements, gagnent de l'argent.

C'est le seul endroit où l'on peut visiter Notre Dame de Paris déjà reconstruite : en fait, un avatar de Notre Dame qui ressemble à un décor de dessin animé avec des couleurs criardes, une schématisation décevante.

 

"Certains trouveront cet univers effrayant pour le futur de l'humanité", commente le journaliste.

Mais les créateurs de second life se veulent rassurants : bien sûr, certains joueurs de jeux vidéos y passent des heures mais la plupart des gens n'y consacrent qu'une fenêtre de leur temps... cela permettra d'offrir à l'humanité un monde d'expériences et d'imagination sans limite.

 

A peine développé, le métaverse est déjà l'objet de moqueries : l'office de tourisme islandais fait la promotion de l'Islandverse... un endroit avec de vrais rochers et de la vraie eau, de vrais humains, bref un monde physique qui a encore des choses à offrir."

 

En effet, il y a de quoi se moquer.

Et, en même temps, c'est très étrange : on a l'impression que les confinements, le télétravail, la distanciation physique sont comme les prémices de ce métaverse ?

C'est donc ce monde virtuel qui nous est promis avec les futures pandémies et leurs virus mutants qui nous menacent ?

Un monde effrayant, en effet : travailler, faire ses courses, avoir des activités de loisirs grâce à un avatar ? C'est terrifiant !

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/internet/reseaux-sociaux/facebook/technologie-a-l-interieur-du-metaverse-le-monde-virtuel-de-demain_4882345.html

 

 

 

Vers un monde virtuel ?
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15 novembre 2021 1 15 /11 /novembre /2021 12:32
L'enfer du tri des déchets...

 

Vous vous souvenez de cet extrait des Temps Modernes de Chaplin ? L'univers de l'usine est bien évoqué avec ses cadences infernales, la mécanisation de l'homme, conditionné pour travailler le plus possible : le travail aliène l'individu, transforme l'homme en une machine, car on lui demande toujours plus de rendements et d'efficacité.

On pourrait penser qu'à notre époque de telles conditions de travail auraient disparu en France.

Eh bien non !

 

Dans la série Cash investigation, sur France 2, on nous montre l'envers du décor du tri des déchets : terrifiant !

"Dans une usine Paprec de la Courneuve, les ouvriers dénoncent des conditions de travail difficiles et dangereuses : des manutentionnaires sans casque à proximité d'un engin dont les griffes métalliques se balancent près de leurs têtes...

Au lieu de trier les bennes de papiers au sol, des travailleurs sont en équilibre sur des tapis roulants sur lesquels sont déversés directement les déchets...

D'autres ouvriers relégués dans des cubes en béton, des trieurs ramassent à la main des tas de papiers dans des nuages de poussières.

 

Un journaliste s'est fait embaucher en 2020 comme agent de tri dans un centre de tri dernier cri.

Une employée est alors chargée de le former. D'emblée, elle évoque ses problèmes de santé qui seraient liés au travail : "D'après ce que disait ma rhumato, elle trouve que c'est pas normal que la douleur soit aussi intense malgré tous les cachets que je prends..."

La formatrice revient d'arrêt-maladie mais ne semble pas guérie.

 

Le poste de travail se trouve dans ce qu'on appelle : la cabine... c'est la dernière étape du tri après les machines automatisées.

Le journaliste prénommé Grégoire va alors commencer à travailler sur les tapis de tri : journaux, revues, magazines. Il faut enlever les cartons, les plastiques.

Une cadence infernale ! Car le tapis déroule les déchets à vive allure....

Deux heures de tri non stop, puis changement de tapis et nouvelles consignes : là encore, il faut repérer les intrus en un clin d'oeil.

Des gestes automatisés, le corps qui devient une machine, l'esprit qui doit suivre la cadence et qui s'emballe...

 

Mettre tous ces emballages dans la poubelle jaune, pour les habitants, c'est sûr, c'est plus simple. Mais pas pour les ouvriers des centres de tri : c'est beaucoup plus de déchets et plus d'emballages différents à identifier.

Alors, forcément, pour son premier jour, le nouvel employé a un peu de mal pour suivre le rythme.

Sa formatrice le rappelle à l'ordre...

"Tu es vite débordé... je te trouve dépassé : après deux jours, je fais un rapport au chef, je dis qu'il y a des lacunes, que tu comprends bien mais que tu bosses pas, et tu ne reviens pas... ce serait con."

A la fin de sa première journée de travail, voici ce que dit le journaliste : "C'est comme si on était un scanner humain, je suis à moitié hypnotisé par le truc : j'ai l'impression que ce n'est plus le tapis qui avance mais que c'est moi, ça défile, ça défile, et ça défile, ça défile... ouh là je vais tomber, quoi."

Au terme de sa formation de deux jours, Grégoire gagne finalement sa place sur la chaîne de tri... avec des cadences encore plus rapides.

Le journaliste remarque une ouvrière paralysée par la douleur, une collègue vient à sa rescousse et lui prodigue des massages.

Ici, beaucoup souffrent au quotidien et prennent des antidouleurs.

"On a tous mal au dos", dit un ouvrier.

L'entreprise Paprec fait-elle tout ce qu'il faut pour prévenir les maladies professionnelles ?

"Répétitivité, vitesse, intensité physique, amplitude de mouvements... des situations qui vont porter atteinte à la santé des personnes. Ce travail provoque des troubles musculosquelettiques mais aussi un épuisement mental.

Un travail qui risque de produire des déchets sur le marché de l'emploi, c'est à dire des gens qui seront tellement usés ou abîmés qu'ils ne seront plus en capacité d'occuper un emploi." commente un ergonome.

 

Le code du travail prévoit que l'employeur a la responsabilité de concevoir des organisations du travail qui soient adaptées aux personnes qu'il va employer.

Travailler sur la chaîne de tri comporte d'autres risques : sur le tapis, il peut y avoir des intrus, métal coupant, bris de verres, seringues pouvant transmettre des maladies infectieuses graves.

Pour éviter de se blesser, les ouvriers portent des gants, mais les employés n'ont droit qu'à une seule paire de gants par semaine, et en plus, ces gants ne seraient pas totalement adaptés aux risques."

 

En bref, des conditions de travail inhumaines, indignes : "Le travail effréné est le plus terrible fléau qui ait jamais frappé l'humanité", a écrit Paul Lafargue.

 

 

Source : à 37 minutes...

https://www.france.tv/france-2/cash-investigation/2874175-dechets-la-grande-illusion.html

 

 

 

 

 

 

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