Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
7 avril 2021 3 07 /04 /avril /2021 08:16
Les cours à distance, encore des problèmes !

 

Les cours à distance reprennent pour les élèves -en maternelle, en primaire, au collège et au lycée. Cela concerne - de facto - 800 000 enseignants. Mais tous ne sont pas prêts.

Cours à distance aussi pour 12 millions d'élèves !

 

Hélas ! Les cours à distance entraînent de nombreuses difficultés pour les élèves, les parents, et les enseignants.

Manque de formation, décrochage de certains élèves, problèmes de connexion, surcharge de travail pour les professeurs...

Ainsi, l'école à la maison a été perturbée hier par une série de bugs : de nombreux professeurs n'ont pas pu assurer leurs cours à distance et la plateforme "La classe à la maison" a même été piratée !

De nombreux professeurs n'ont pas pu accéder aux ENT, les environnements numériques de travail : plateformes surchargées, impossible de faire cours à distance...

Dans quatre régions, Grand Est, Ile-de-France, Hauts-de-France, Occitanie, les services de L'école à distance ont connu de gros ralentissements ou étaient inaccessibles.

 

Avec la pandémie qui dure, les enseignants constatent aussi un accroissement du décrochage scolaire, en particulier dans les lycées qui, eux, sont déjà passés en semi distanciel depuis novembre dernier.

Certains élèves avouent qu'à la maison, ils n'arrivent pas à travailler, malgré les cours en visio, malgré les devoirs en ligne, ils n'arrivent pas à se concentrer.

 

De fait, de plus en plus d'élèves ne savent plus se concentrer sur le long terme : ils ont une concentration qui est beaucoup plus courte que les années précédentes.

Un phénomène que l'on constate aussi au niveau mondial puisque selon une étude publiée par l'Unesco, le nombre de décrocheurs à travers la planète a augmenté de 20 %, soit 100 millions d'élèves de plus par rapport à l'année dernière.

 

Moins de concentration : c'était déjà un problème récurrent avant la pandémie.

Les élèves ont une attention diffuse, même en classe.

C'est la génération zapping : les adolescents aiment la diversité, l'émiettement : or, un cours exige forcément plus d'attention... Dès lors, le professeur doit jongler avec cette attention diffuse, punir parfois, mettre en garde et le travail de l'enseignant se complique... Certains cours en deviennent épuisants quand l'énergie des élèves déborde en dissipation et bavardages...

 

Certains ne savent pas prendre des notes, oublient de noter le plan du cours.

 

Evidemment, la pandémie ne fait qu'aggraver ce problème, avec les cours à distance.

Le professeur ne peut pas surveiller les élèves, il n'est pas à même de les recadrer quand leur attention se disperse.

N'oublions pas les difficultés de connexion qui sont sources d'agacement, de perte de temps aussi bien pour les élèves que pour les enseignants.

Oui, décidément, rien ne vaut un cours où élèves et professeur se retrouvent dans une salle de classe, en direct.

Et je pense que les difficultés sont nombreuses aussi pour tous ceux qui sont en télétravail : sentiment d'isolement, problèmes techniques, vie privée et vie professionnelle mal délimitées, etc.

 

 

Sources :

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-8-h/journal-de-8h-du-mardi-06-avril-2021

Les cours à distance, encore des problèmes !
Partager cet article
Repost0
31 mars 2021 3 31 /03 /mars /2021 08:18
Une semaine décisive... une de plus !

 

Les semaines décisives se suivent et se ressemblent : on attend sans arrêt la nouvelle décision, celle qui devrait arrêter le virus, celle qui devrait enfin résoudre la situation inextricable dans laquelle nous sommes empêtrés depuis plus d'un an.

Que va décider le gouvernement ? Privilégier l'économie ou la santé ?

 

Face à l'encombrement des hôpitaux et des services de réanimation, la marge de manoeuvre est étroite et compliquée.

Les médecins tirent la sonnette d'alarme : ils vont devoir trier les patients, faire des choix difficiles.

 

De nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer l'erreur du confinement : il fallait, disait-on, "laisser faire le virus" pour atteindre une forme d'immunité collective.

Il s'agissait de "liquider le virus en liquidant les inutiles et malheureux vieillards... une façon de fortifier l'espèce, en somme."

Un raisonnement pour le moins "moralement douteux."

D'autant que le Covid frappe dorénavant des personnes de plus en plus jeunes, avec le variant anglais qui prospère...

 

D'un autre côté, le secteur économique ne doit pas être négligé : il a pris une telle ampleur dans nos sociétés, qu'on ne peut le mettre de côté.

Là encore, des gens souffrent : les étudiants privés de cours, sans travail, ont parfois des difficultés à survivre, des salariés perdent leur boulot, se retrouvent au chômage, les familles sont à la peine...

 

Oui, décidément, les décisions sont difficiles à prendre : un dilemme difficile à trancher.

Des morts d'un côté, des victimes de la crise et du confinement, de l'autre.

Que faire ?

Il est probable qu'on s'achemine inéluctablement vers une nouvelle période de confinement plus strict.

Un nouveau tour de vis, donc !

Mais va-t-on pour autant résoudre la situation ?

Nouveau confinement, puis ralentissement de l'épidémie, puis relâchement, puis retour en force du virus...

On en est là : il va falloir vivre avec la bête à picots, le communovirus...

Et si la pandémie durait cinq ans, dix ans ou plus ? Le virus du VIH fêtera bientôt ses 40 ans sans jamais avoir quitté la scène, même brièvement.

Nous sommes encore dans une situation incertaine : qui peut prévoir ce qui va se passer ?

 

 

Sources :

 

Un livre de Jean-Luc Nancy : Un trop humain virus

 

https://www.franceculture.fr/emissions/lhumeur-du-matin-par-guillaume-erner

 

https://www.pentalog.fr/blog/pandemie-coronavirus-impact-economique

 

 

 

 

Une semaine décisive... une de plus !
Partager cet article
Repost0
24 mars 2021 3 24 /03 /mars /2021 09:11
Le succès fulgurant d'Amazon...

 

Amazon ? Vous connaissez ? Ce célèbre site de ventes en ligne connaît un succès foudroyant : la pandémie de Covid lui a permis de réaliser encore plus de bénéfices.

 

Avec le confinement, certains magasins fermés, Amazon a battu des records de ventes.

 

On imagine pourtant les conséquences de ce nouveau commerce en ligne...

Une certaine uniformisation, une déshumanisation aussi puisque les gens ne sont plus en contact avec des commerçants.

 

Et vous ? Utilisez-vous Amazon ?

Pour ma part, jamais : il est vrai que je me défie à priori de la vente en ligne... 

Je préfère, par exemple, aller acheter des livres en librairie : je peux choisir, à mon gré, feuilleter les livres, les tenir en mains, mieux les apprécier.

 

Sur Amazon, tout se vend et tout s'achète....

D'un simple clic, on peut commander toutes sortes de produits : la livraison est ultra-rapide, gratuite.

Mais quelle concurrence pour les petits commerces !

 

Alain Damasio, auteur de science-fiction dénonce le site de vente américain.

"Amazon est une entreprise de fabrication du pire. Quant tu cliques sur ce site Web, tu dois savoir que tu collabores à la pollution terrestre, à la destruction d'emplois de proximité, à la promotion d'un mode de vie individuel et triste. Et tout ça pourquoi ?

Pour acheter des produits qui sont déjà présents dans les magasins existants mais qu'on a la flemme d'aller chercher sur place ! C'est une industrie entièrement fondée sur notre paresse."

 

La paresse pour les uns, mais un travail harassant pour les autres, ceux qui travaillent d'arrache-pied dans les entrepôts de la firme américaine.

 

Des employés dénoncent des conditions de travail inhumaines et infernales.  Ils dénoncent les semaines de 60 heures et les exigences du géant de la vente en ligne.  

 

 “C'est comme faire 11 heures et demie de cardio cinq jours par semaine … Vous montez et descendez les escaliers, vous vous accroupissez, vous vous mettez à genoux, vous vous redressez” témoigne une ancienne employée.

 

Une enquête menée par Syndex fait état de 74 % des employés qui ressentent des douleurs physiques qu’ils associent à leur job. 70 % évoquent le stress au travail, quand un tiers des salariés, et 71 % des cadres parlent d’insomnies. Sur le site de Montélimar, 79 % estiment que le traitement des employés est à géométrie variable.

Du jamais vu chez Amazon, en Italie : une grève de 24 heures, suivie par 75% des employés et qui affecte toute la chaîne des salariés : 40 000 personnes, dans le pays, qui se disent épuisées. Dénonciation de cadences infernales, de la surveillance permanente des pauses toilettes...  Ces vagues atteignent aussi l'autre côté de l'Atlantique : des employés en Alabama (États-Unis) devraient voter la création d'un syndicat pour la première fois.

"Nous sommes traités comme des prisonniers qui sont là pour exécuter un travail...", commente une employée d'Amazon.

 

C'est ainsi que naissent les nouveaux esclaves de la modernité et ils sont de plus en plus nombreux dans ce cas...

 

 

 

Sources : un article paru dans le journal l'Express "Tous accros à Amazon", par Agnès Laurent.

 

https://www.francetvinfo.fr/internet/amazon/amazon-vent-de-revolte-chez-les-salaries-aux-etats-unis_4344569.html

 

 

 

Le succès fulgurant d'Amazon...
Partager cet article
Repost0
17 mars 2021 3 17 /03 /mars /2021 09:39
Et si nous avions enfin le droit de "buller" ?

 

Dans le cadre de la semaine de la langue française : Dix mots qui ne manquent pas d'air !

Le verbe "buller"...

Et si, pour une fois, on "bullait" ? Si nous avions enfin le droit de paresser, de ne rien faire, de laisser libre cours à notre imagination, de rêver...

Le droit à la paresse... Existe-t-il dans nos sociétés vouées à la vitesse et à la performance ?

 

"La paresse est le seul péché capital que le capital ne peut accepter", écrit Christian Godin dans son ouvrage intitulé Ce que sont devenus les péchés capitaux.

Il précise : "Ce que la société ne supporte pas chez le paresseux, c'est qu'il n'accomplit pas sa fonction de travailleur et de consommateur rapide qui fait tourner efficacement la machine économique."

"Travailler, produire, consommer", tel est le credo de nos sociétés...

 

C'est Paul Lafargue qui nous rappelle aussi que "la finalité des progrès de la civilisation ne peut être autre chose que la réduction du temps de travail. Le travail effréné est le plus terrible fléau qui ait frappé l'humanité..."

Hélas ! La tendance actuelle nous invite, à l'inverse, à travailler toujours plus, toujours plus longtemps. Heures supplémentaires imposées, recul de l'âge de la retraite, productivité, recherche de la performance...

Nous n'avons plus le temps de "buller" ou si peu... nous n'avons plus de temps pour rêver, pour développer notre imagination.

Et pourtant, c'est là une dimension essentielle de notre humanité.

L'imagination est source de création, et d'innovations. Et cette créativité est elle-même source de bonheur, d'épanouissement et d'émerveillement...

 

Cernés par des écrans de toutes sortes, nous engloutissons des quantités d'images, nous sommes submergés par des flots de publicités...

On nous conditionne pour travailler le plus possible, avoir du rendement... puis consommer à outrance.

 

De plus, "à mesure que la machine se perfectionne et abat le travail de l'homme avec une rapidité et une précision sans cesse croissantes, écrit Lafargue, l'ouvrier, au lieu de prolonger son repos d'autant, redouble d'ardeur comme s'il voulait rivaliser avec la machine."

 

Et Christian Godin rajoute : "La révolution informatique, que d'aucuns appellent la troisième révolution industrielle , a confirmé amplement ce diagnostic : les machines qui devaient nous faire gagner du temps et nous mettre en repos, nous prennent en réalité de plus en plus de temps, et nous tiennent occupés de manière presque continue, chaque jour de l'année."

 

Dans ces conditions, "buller" devient quasiment impossible...  Ainsi se perd inexorablement le droit à la paresse !

 

 

 

http://www.dismoidixmots.culture.fr/ressources/la-thematique-dis-moi-dix-mots-qui-ne-manquent-pas-dair

 

 

Et si nous avions enfin le droit de "buller" ?
Partager cet article
Repost1
26 février 2021 5 26 /02 /février /2021 09:34
Un autre danger de la crise sanitaire : l'hyperconnexion...

 

On évoque souvent les conséquences économiques de la crise sanitaire du Coronavirus : de fait, elles risquent d'être dramatiques, explosion du chômage, de la pauvreté, des inégalités...

Mais on oublie souvent les dangers de l'hyperconnexion liés à la pandémie de Covid-19.

 

Les nouvelles technologies sont utiles, c'est certain, mais l'usage que nous en faisons est loin d'être sans risques.

"Les applications nous rendent dépendants, captent notre attention, et peuvent parfois nous enfermer dans un isolement intellectuel."

L'objectif des GAFAM est de monopoliser et retenir notre attention...

 

Et avec le confinement, le couvre-feu, les gens ont encore plus tendance à se réfugier derrière des écrans.

 

Qui est le grand gagnant de cette crise ? Incontestablement, c'est Amazon qui a fait des chiffres de ventes record.

Et qu' y a t-il derrière Amazon ? "toute une industrie d'employés précaires qui sont payés une misère pour que l'illusion du numérique fonctionne."

"Amazon crée des emplois mais en détruit aussi beaucoup."

Ainsi, les gens prennent l'habitude de ne plus se déplacer pour faire leurs achats : les centres villes sont désertés.

"Une façon de détruire le tissu social et les échanges humains."

 

Que dire du télétravail ? Là encore, on perd le contact avec autrui, l'éloignement bloque les relations humaines.

L'outil numérique a ses limites : les enseignants en ont fait l'amère expérience... certains élèves ont décroché, malgré les efforts déployés par les professeurs.

La distance empêche la communion, le partage.

 

Les lieux de culture étant fermés, les gens se réfugient encore plus derrière leurs écrans : au lieu d'aller au cinéma, au concert, les gens regardent des vidéos en streaming sur internet.

Ainsi, tout nous pousse à une forme de sédentarité : assis devant des écrans, nous en oublions la vraie vie, le contact avec le monde et les autres.

Nous sommes saturés d'images, de sons, car nous passons de plus en plus de temps devant des écrans... cette abondance aboutit à une sorte d'abrutissement... nous finissons par ne plus regarder, ne plus entendre...

Face à ces écrans, nous perdons aussi le sens du contact charnel avec le monde.

 

Le danger, c'est le repli sur soi, une société encore plus égoïste et individualiste.

Ainsi se profile une société du sans contact.

 

Il faut veiller à ce que les pratiques actuelles du numérique ne se perpétuent pas : il ne faut surtout pas, par exemple, que l'enseignement à distance s'installe durablement.

 

 

 

 

Sources : un article paru dans L'humanité : Les méfaits d'une société sans contact... une interview de François Saltiel auteur d'un ouvrage intitulé : La société du sans contact.

 

https://editions.flammarion.com/la-societe-du-sans-contact/9782081515987

 

 

Un autre danger de la crise sanitaire : l'hyperconnexion...
Partager cet article
Repost0
18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 12:32
Réhabiliter l'OTIUM...

 

 

L'OTIUM, vous connaissez ? Comme l'indique la terminaison du mot, il s'agit d'un terme latin : l'otium désigne le loisir studieux et fécond, temps désintéressé et consacré à la quête de sens et de beauté.

 

Pour l'historien Jean-Miguel Pire, il convient de réhabiliter cette notion venue de l'antiquité, et plus particulièrement en temps de pandémie.

"L'otium, explique l'historien, est une forme de loisir inventée en Grèce antique, la skholè, qui a été popularisée sous l'Empire romain sous le nom d'otium. Si ce terme latin n'a pas d'équivalent direct en français, il décrit selon Jean-Miguel Pire un loisir fécond, studieux, au temps que l'on consacre à s'améliorer soi-même, à progresser pour accéder à une cohérence et à une compréhension du monde plus grandes."

 

Vive l'otium ! Il est propice à la curiosité, l'éveil, l'envie d'apprendre, de connaître, de comprendre, d'embrasser le monde...

"L'otium est fondamentalement désintéressé. Il est fécond, mais pas utile. Il n'est pas réductible à une utilité matérielle extérieure : son propre accomplissement est déjà un but en soi.", explique Jean-Miguel Pire.       

 

Bien sûr, il y a deux types de conditions à remplir pour s'adonner à l'otium :

"Les conditions matérielles : l'accès au loisir fécond n'est possible que dans la mesure où les tâches vitales et les besoins essentiels sont accomplis. 
Les conditions mentales : le désir et la disponibilité personnels, l'effort qu'il faut accomplir pour atteindre la fécondité de l'otium."

 

Mais évidemment au temps des jeux vidéos, de Twitter, des réseaux sociaux, l'otium n'est plus à la mode...

 

Comme le rappelle Jean-Miguel Pire, l'otium s'oppose au négoce : "negotium" en latin, qui est la négation de l'otium.

"Ainsi, le négoce, le marché, est formé dans son étymologie-même par la nécessité d'éliminer cette forme de loisir."

"La montée des valeurs du marché (utilité, performance, rapidité, rentabilité) correspond bien au déclin des valeurs de l'otium (lenteur, désintéressement, quête de sens). Le constat sémantique est que plus on a de négoce, moins on a d'otium." 

     

Ainsi, nos sociétés de marchandisation ne laissent plus de place à l'otium.

 

Réhabilitons l'otium antique : les Grecs et le Romains par delà les siècles nous transmettent une leçon de sagesse.

Utilisons nos loisirs pour nous cultiver, pour progresser en savoir et en sagesse...

Utilisons nos loisirs pour apprendre, nous épanouir, apprendre à jouer d'un instrument, apprendre une langue étrangère, apprendre le latin, le grec, observer la nature et ses splendeurs, comprendre le monde qui nous entoure, contribuer au bien commun, etc.

 

Avec un partage du travail, il serait sans doute possible pour tous de libérer du temps , et de retrouver l'otium antique.

 

 

 

Sources :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/affaire-en-cours/affaires-en-cours-du-jeudi-07-janvier-2021

 

 

 

https://www.persopolitique.fr/1358/otium-et-negotium/

 

 

Réhabiliter l'OTIUM...
Partager cet article
Repost0
10 décembre 2020 4 10 /12 /décembre /2020 13:49
L'Ancien Temps...

 

Un Temps béni ! l'Ancien Temps, vous vous souvenez ? Le Temps d'avant le Virus...

 

Un Temps où il était possible de sortir dans les rues sans masque, où il était loisible pour chacun de voir des visages humains, des sourires, des mimiques...

Un Temps où on pouvait contempler les jolis minois des garçons et des filles...

 

Un Temps où on pouvait respirer librement sans l'entrave d'un masque...

 

Un Temps où les masques étaient réservés au carnaval, pour des occasions de fêtes...

Un Temps où les humains avaient encore le droit de se côtoyer sans problème...

Un Temps heureux : celui de l'insouciance, du bonheur sans entraves...

 

On pouvait alors, sans crainte, s'aventurer dans les rues, serrer des mains, embrasser des connaissances...

On pouvait s'attabler à un café, discuter avec des amis, manger au restaurant...

On pouvait draguer sur les terrasses et ailleurs...

 

C'était le temps d'autrefois : on pouvait sortir de chez soi, sans une autorisation écrite, datée, signée, sans contrainte, sans laissez-passer.

Pas d'attestation pour aller travailler, pour effectuer des achats de biens, pas d'attestation pour aller consulter un médecin, pas d'attestation pour se livrer à une activité physique... etc.

 

Le Temps de la liberté... un Temps où toutes les fêtes, les spectacles, les manifestations sportives, les réunions étaient possibles...

 

Un Temps où on pouvait assister à des concerts, en direct... voir de près les musiciens, leurs instruments, écouter de la musique en direct.

Un Temps où on pouvait célébrer Noël en toute liberté... où on pouvait retrouver toute sa famille au complet pour les fêtes de fin d'année...

 

Qu'il paraît loin ce Temps d'avant !

Un Temps où tout était permis, tout était possible...

 

Un Temps où les magasins, les rues ne ressemblaient pas à des films de science-fiction...

Un Temps que nous avons hâte de retrouver...

Mais pourrons-nous vraiment vivre comme avant, pourrons-nous un jour retrouver l'Ancien Temps ?

 

 

"Il est plus difficile de retrouver une liberté perdue que de défendre celles qui existent..." David Dufresne dans Corona Chroniques.

 

 

L'Ancien Temps...
Partager cet article
Repost0
4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 12:22
Retour à la normale...

 

Après deux confinements successifs, tout le monde aspire à un retour à la normale, le plus rapidement possible...

Oui, mais c'est quoi un retour à la normale ?

 

Retour de la pollution ? retour des embouteillages ? retour au travail, retour à l'open-space ? Retour de la vie normale, donc...

 

Retour du "métro-boulot-dodo", retour du train-train quotidien, des bonnes vieilles habitudes...

 

Retour des repas dans les fast-foods, retour de la routine, de la vie d'avant, quoi...

 

Vous vous souvenez ? C'était, il n'y a pas si longtemps, avant qu'un virus ne vienne perturber notre vie ordinaire, notre quotidien...

Magasins, restaurants, bars fermés, mesures de distanciation, masques, gel hydroalcoolique, télétravail, toute une façon de vivre bouleversée par le coronavirus.

 

Alors, comment ne pas souhaiter un retour à la normale ?

Un retour au monde d'avant... celui auquel on s'était habitué depuis des lustres...

Un monde pollué, une nature saccagée, des espèces animales menacées en voie de disparition, une mondialisation débridée, une compétition effrénée...

Une éducation sacrifiée, des enseignants dévalorisés, un savoir méprisé...

 

 

Un monde où les salariés déjà accablés de travail sont contraints de travailler toujours plus, toujours plus longtemps...

Un monde où les exclus, les SDF sont de plus en plus nombreux.

Un monde où le chômage est endémique...

Un monde où certains sont de plus en plus riches et d'autres de plus en plus pauvres...

Un monde normal, quoi...

 

Un monde où nous sommes abreuvés de publicités qui nous poussent à consommer toutes sortes de produits...

Un monde où la malbouffe est institutionnalisée, où on nous vend une multitude d'aliments transformés...

Un monde qui favorise la croissance consumériste...

Un monde dans lequel règne un tourisme débridé...

 

Un monde où le réchauffement climatique fait des ravages... un monde où des forêts sont régulièrement dévastées par des incendies...

 

Bref, un retour à la normale...

 

 

 

Retour à la normale...
Partager cet article
Repost0
4 novembre 2020 3 04 /11 /novembre /2020 09:26
Le casse-tête des attestations dérogatoires de déplacement...

 

Avec ce nouveau confinement, une multiplication des attestations dérogatoires de déplacement pour les familles : un véritable casse-tête !

 

 Attestation pour emmener les enfants à l’école, celles des enfants pour aller à l’école, attestation permanente de l'employeur, attestation pour aller au travail, attestation pour les courses en sortant du boulot et celle pour la sortie d’école. attestation pour faire un peu de sport, etc.

Et puis quoi encore ? Un véritable cauchemar !

 

On est en plein délire ! La bureaucratie, la paperasse, les règlements nous étouffent !

Il était question de nous débarrasser de cette lourdeur administrative et avec le confinement on en rajoute une couche !

Assez ! Le confinement n'est déjà pas facile à vivre, si on y ajoute d'autres contraintes bureaucratiques, les gens vont craquer.

 

Pour ma part, je n'ai pas d'imprimante, elle est tombée en panne : impossible de télécharger l'attestation sur papier.

J'ai donc essayé de la télécharger sur mon smartphone : j'ai bien réussi à remplir le document, mais au moment de le sauvegarder, panique, je n'ai pas trouvé le moyen de le faire.

Peine perdue !

Me voici donc contrainte de produire une attestation manuscrite, ce qui prend du temps et je ne pas sûre que ce soit réglementaire.

 

On imagine l'horreur pour les familles qui ont plusieurs enfants.

Et on risque 135 euros d'amende en cas de manquement à la règlementation !

Les pauvres, les plus démunis seront encore pénalisés en la circonstance...

 

Après trois infractions en trente jours, une amende de 3 750 euros est prévue ainsi qu’une peine pouvant aller jusqu’à six mois d’emprisonnement ! En cas de manquements, nous voici traités comme des délinquants !

La France est le seul pays avec l'Italie à avoir instauré ces attestations : même dans des pays fortement touchés par l’épidémie, comme l’Espagne, les citoyens n’ont pas besoin d’une feuille de papier ou d’un QR Code pour sortir dans la rue. 

La France serait elle devenue un pays arriéré ?

 

Que dire du gaspillage de papiers ? Pas très écologique, cette mise en place des attestations dérogatoires de déplacement...

Encore des arbres sacrifiés... voilà qui n'est pas bon pour la planète... 

 

 

Source :

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/retour-du-confinement-les-francais-ne-sen-sortent-plus-avec-le-nombre-dattestations-demandees_fr_5f9fd16dc5b65662bcc8eb85

 

 

 

 

Le casse-tête des attestations dérogatoires de déplacement...
Partager cet article
Repost1
12 octobre 2020 1 12 /10 /octobre /2020 12:04
Bientôt, le chariot connecté...

 

La connexion est partout : téléphones, ordinateurs, montres, téléviseurs... et bientôt peut-être des chariots connectés dans les supermarchés.

 

Vous imaginez :

Ce chariot permettra une reconnaissance des produits achetés.
Il pourra guider le consommateur à travers le magasin selon ses critères de produits et de promotion.

 Il permettra d'éviter l’attente et le passage en caisse...

 

"Pour le déverrouiller, pas de chaînette ni de fente pour la pièce de monnaie : il suffit de passer par un écran tactile, où l’on rentre son numéro de téléphone et un code personnel."

 

 "Il faut vivre avec son temps",  affirme le président du groupe Monoprix, Jean-Paul Mochet.

Cette enseigne est la première en France à proposer ce service.

 

Décidément, on n'arrête pas "le progrès" : la connexion s'impose partout, et, bien sûr, elle menace le monde du travail, elle crée du chômage.

Finies les caissières dans les supermarchés : elles seront désormais inutiles.

Finie aussi une forme de convivialité : avec le chariot connecté, on entre dans un monde impersonnel, inhumain... finis les contacts avec le personnel du magasin.

 

Le chariot pourra aussi afficher des publicités en lien avec ce que le consommateur convoite et également lui indiquer diverses promotions effectuées à travers le magasin. 

Un chariot publicitaire ! La publicité est déjà si envahissante, mais, là, on atteint des sommets !

Une façon de pousser à la consommation, d'inciter les gens à l'achat compulsif.

 

Un chariot muni d'un GPS qui guide le client dans les grandes surfaces !

Nous voilà transformés en robots acheteurs, conditionnés par un chariot connecté !

Et c'est ce que l'on appelle un chariot intelligent ! Un chariot qui pense pour le consommateur, un chariot qui fait de lui un toutou docile...

C''est effrayant !

 

Comme l'écrit Nicolas Hulot, "l'être humain utilise des machines sans forcément s'interroger sur l'apport de leurs performances sur son épanouissement. D'autre part, il se paie tout ce qu'il veut sans se limiter. La science et l'économie semblent avoir dépassé sa conscience."

 

 

 

 

https://www.nouvelobs.com/economie/20200909.OBS33075/le-chariot-connecte-debarque-chez-monoprix.html

 

 

Bientôt, le chariot connecté...
Partager cet article
Repost0