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27 mars 2020 5 27 /03 /mars /2020 09:36
Une nouvelle bourde de Sibeth Ndiaye : "un enseignant qui ne travaille pas"...

 

 

Lors d' une conférence de presse concernant l'appel à volontaires nécessaire pour venir en aide aux agriculteurs français, Sibeth Ndiaye a fait une déclaration pour le moins surprenante. Le pays étant à l'arrêt, la population étant confinée en raison de la crise du coronavirus, la porte-parole du gouvernement a voulu donner un exemple des personnes qui ne sont pas concernées par cet appel.

C'est à ce moment-là qu'elle a évoqué l'exemple "d'un enseignant qui ne travaille pas", en précisant : "compte tenu de la fermeture des écoles."

"Nous n'entendons pas demander à un enseignant qui aujourd'hui ne travaille pas, compte tenu de la fermeture des écoles, de traverser toute la France pour aller récolter des fraises", a affirmé Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement.

 

Cette déclaration a fait bondir de nombreux enseignants, eux qui assurent la continuité des cours grâce à internet...

Certes, ils ne sont à même de donner des cours en présence de leurs élèves car les établissements scolaires sont fermés.

 

Mais, ils envoient des cours, des exercices, des devoirs, donnent des conseils régulièrement à leurs élèves par internet. Et cette tâche n'est pas simple : le enseignants doivent se démultiplier pour transmettre des directives à leurs nombreux élèves car les classes sont surchargées. Il s'agit là d'une lourde responsabilité.

Certains professeurs assurent même la garde des enfants des personnels soignants et leur donnent des cours.

 

Une fois de plus, on ne peut que le constater : les hommes et les femmes politiques sont bien éloignés des réalités du terrain, ils perdent le contact.

Oui, les enseignants travaillent encore bien que le pays soit à l'arrêt, et que les écoles soient fermées.

Oui, leur tâche est particulièrement compliquée : ils doivent répondre aux diverses sollicitations fréquentes des parents et des élèves.

Et comme tous les autres Français, ils doivent assurer le quotidien quand ils ont eux-mêmes des enfants. 

 

Une fois de plus, on remet en cause le travail des enseignants, alors qu'ils exercent un métier difficile dans des conditions souvent compliquées.

Pour preuve : le ministère peine depuis des années à recruter des enseignants, ce métier de transmission n'attire plus les vocations.

Mal payés, mal considérés, les enseignants méritent mieux car ils remplissent des missions essentielles.

 

Les professeurs ont pour fonction de transmettre des savoirs, des connaissances indispensables, pour permettre aux élèves de s’épanouir dans la société, mais ils ont, aussi, une fonction éducative, ils inculquent des valeurs aux élèves : respect, politesse, savoir-vivre, rigueur dans le travail, discipline, partages, échanges...

 

Devant le tollé que suscitait sa déclaration, Sibeth Ndiaye s'est finalement excusée :

"Mon exemple n'était vraiment pas le bon. Je suis la première à mesurer combien l'engagement quotidien des professeurs est exceptionnel", a-t-elle déclaré.

 

 

 

Une nouvelle bourde de Sibeth Ndiaye : "un enseignant qui ne travaille pas"...
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19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 12:20
Ce que révèle la crise du coronavirus...

 

 

Des hôpitaux débordés, au bord de l'asphyxie, des gens qui meurent faute d'appareils respiratoires, un manque de masques, un personnel médical en souffrance face à l'afflux des malades : face à la crise du coronavirus, on perçoit toute la misère de notre système de santé, autrefois le meilleur du monde.

Depuis des mois, l'hôpital réclame en vain des moyens supplémentaires.

 

Quant à nos dirigeants, ils n'ont pas su anticiper la crise : "gouverner, c'est prévoir", dit-on souvent, mais force est de constater que les politiques n'ont pas vu la gravité du problème.

Pourtant, l'exemple de la Chine et plus encore celui de l'Italie, pays voisin auraient dû nous servir de leçons et nous alerter sur la gravité de la situation. L'Italie toute proche a connu avant nous une crise sanitaire très grave.

 

Ainsi, le premier tour des élections municipales a été maintenu en France, en dépit de la progression de l'épidémie sur notre territoire. Bien sûr, de nombreux électeurs, eux, se sont abstenus et ne sont pas allés voter, conscients de l'irresponsabilité d'organiser des élections dans un tel contexte. Et ils ont bien fait.

 

Le maintien des élections municipales était incompatible avec l’ampleur de la contagion et les décisions annoncées dès jeudi soir par le président de la République (la fermeture des écoles). La réalité, c’est que les intérêts particuliers de certains partis politiques ont empêché que soient reportées ces élections municipales. C’est totalement irresponsable.

 

Que dire de notre armée ? Soumise à des coupes budgétaires, l'armée est à la peine pour soutenir le personnel médical : il faut plusieurs jours pour mettre en place un hôpital de campagne !

 

De manière plus générale, cette crise du coronavirus révèle la fragilité de nos sociétés et de la mondialisation libérale axée sur la croissance et le profit.

 

Nous sommes en guerre contre un ennemi invisible, impalpable, sournois. Mais nous sommes désarmés, nous ne pouvons identifier notre ennemi.

Une guerre étrange qui nous oblige à rester terrés chez nous : notre pays est à l'arrêt, notre économie est à l'arrêt, les écoles, de nombreuses entreprises sont fermées, la vie sociale est interrompue.

 

Notre seul arme : le confinement, se calfeutrer chez soi.

L'angoisse risque de s'installer face à cette paralysie, mais nous n'avons que cette solution et il convient, devant la gravité de la situation, de respecter les consignes données par le gouvernement.

 

Certains salariés sont, eux, contraints d'aller travailler : ils sont, on les comprend, inquiets pour leur santé. Bien sûr, les mesures de distanciation sociale doivent impérativement être appliquées dans les locaux de l'entreprise. Mais est-ce toujours possible ?

 

 

 

 

 

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9 mars 2020 1 09 /03 /mars /2020 11:32
Honneur aux femmes ! Il était une fois les Nîmoises...

 

"Il était une fois les Nîmoises"... Fabienne Sartori nous invite dans cet ouvrage à une promenade, une déambulation dans les rues de Nîmes, à la découverte des archives, théâtres, bibliothèques autour de femmes célèbres ou anonymes...

Fabienne Sartori est venue présenter son livre au Carré d'Art, dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes.

 

Fabienne Sartori est elle-même née à Nîmes en 1965, elle a étudié l'histoire de l'art et l'archéologie à Montpellier.

 

Elle a déjà publié un ouvrage intitulé "Nouvelles du chantier naval", où elle évoque la fin du site industriel de La Ciotat, ses conséquences sur la vie quotidienne des ouvriers : elle s'attache à mettre en lumière l'histoire des invisibles, des anonymes.

 

On lui doit aussi "Opération retraite au soleil" : elle y raconte la vie de son grand-père combattant lors de la première guerre mondiale et un état du monde colonisé par les puissances occidentales.

 

Dans "Il était une fois les Nîmoises", Fabienne Sartori fait un premier constat : les femmes sont peu présentes dans les noms de lieux et de rues de la ville, dans l'espace public.

Puis, elle se livre à une véritable enquête : quelles traces nous reste-t-il des femmes nées à Nîmes et de celles qui sont passées dans la ville ?

Parmi celles qui sont passées, des noms célèbres : Colette, Flora Tristan, Albertine Sarrazin...

 

Flora Tristan se présentait comme une enquêtrice sociale. Elle a écrit un journal passionnant, plein d'humour... Elle a voulu organiser des réunions d'ouvriers, pour qu'ils sortent de leur condition misérable.

Elle décrit leur misère, leurs difficultés, elle parle beaucoup des femmes, et elle déclare : "Je vous ferai voir qu'il y a de la politique jusque dans votre pot-au feu'...

Quand elle passe à Nîmes, elle trouve des personnes peu accueillantes. Elle essaie de rencontrer des bourgeois et elle constate que les oppositions se focalisent souvent dans le domaine religieux : protestants et catholiques...

Elle fréquente le lavoir enterré de la place d'Assas, elle essaie de sensibiliser les femmes qui ne se rendent pas compte qu'elles pourraient avoir un avenir meilleur.

 

Colette dans son style merveilleux, décrit les Jardins de la Fontaine : elle promène sur les lieux un oeil artistique inoubliable...

 

Albertine Sarrazin passe aussi dans la région : elle connaît un parcours chaotique qui la conduit en prison. Première femme à raconter sa vie de prostituée, de délinquante et son expérience en prison pour femmes, elle meurt à 29 ans.

 

Quelques noms de lieux sont tout de même dédiés aux femmes :

Il existe à Nîmes, une Villa Blanche Peyron, un établissement social de l'Armée du salut... Elle a oeuvré pour le développement de l'armée du salut, et pour l'accueil des femmes en difficulté, elle accueillait les prostituées.

Un lycée porte le nom de la princesse Dhuoda, elle qui a pris la plume, après avoir été privée de ses enfants : elle a vécu au IXème siècle. Alors que son mari infidèle la prive de ses enfants, elle écrit un manuel de pédagogie afin de maintenir le lien avec eux.

On trouve une école Marie Soboul : elle vient d'une famille d'agriculteurs, son parcours illustre la promotion par l'école de la République.

Et puis, les anonymes occupent une place importante dans le livre :

Des ouvrières qui allaient laver le linge dans les lavoirs de la ville, des femmes au travail, des lavandières, des blanchisseuses, souvent usées prématurément par le labeur.

L'industrie textile était particulièrement florissante à Nîmes...

L'entreprise Solignac, près des Jardins de la Fontaine, a essayé de s'adapter aux transformations de la mode et du goût : on pouvait y faire toute sa carrière : le personnel féminin était formé dans le cadre d'un dressage. Les ouvrières étaient très contrôlées.

 

Fabienne Sartori évoque aussi le sort des femmes de petite vertu, des femmes de mauvaise vie, comme on les appelait autrefois... Souvent atteintes de maladies, elles avaient des fins de vie catastrophiques.

 

Pour finir, quelques Nîmoises célèbres : Frédérique Hébrard, Elisabeth Barbier, Jacqueline Chambon ou encore Régine Crespin qui passe son enfance à Nîmes...

 

Bien sûr, le livre comporte de nombreux autres exemples à découvrir...

 

"Des quais de la Fontaine à l’Esplanade, Il était une fois les Nîmoises nous invite à voyager au fil du temps, des rues et les lieux patrimoniaux, pour découvrir les parcours de vie de femmes nîmoises célèbres ou méconnues. Une déambulation dans la ville, une plongée dans les archives et les gazettes pour mettre en valeur leurs voix, leurs visages, leurs œuvres, leurs espaces de vie et de travail, en compagnie de : Plotine, Guillemette, Marguerite de Navarre, Suzanne Allut-Verdier, Séverine, Marie Durand, Ninou Schwartz, Flora Tristan, George Sand, Colette, Adrienne Durand-Tullou, Elisabeth Barbier, Albertine Sarrazin, Lise Gros, Blanche Peyron, Marie Soboul, Julienne Marquès, Marcelle Battu, Carmen, Némausa, Harmonie, Marguerite Long, Régine Crespin, Jeanne Coussens, Jacqueline Gaussen-Salmon, Paule Pascal, Lucette, Pauline, Monique Jourdan, Bernadette Lafont, Marie Trintignant…"

 

La description des Jardins de la Fontaine ( Colette )

 

"Nîmes enfin, Nîmes et ses Jardins de la Fontaine ! Nous poussons la grille dorée et sombre et le monde change. Un printemps si féerique qu'on tremble de le voir s'abîmer et se dissoudre en nuage. La Fontaine, les bains de Diane... profondes avenues de pierre où gronde une eau impérieuse et verte, transparente, sombre, bleue et brillante comme un serpent vif- je me penche sur cette eau frémissante où se mirent les arbres de Judée, avec le désir d'y plonger, d'atteindre cet autre jardin où le reflet des pins, des fusains, des arbres fleuris de mauve tourne, décomposé par l'eau couleur d'aigue-marine, au bleu obscur, au violet de pêche meurtrie...

Un nuage orageux qui passe au-dessus de nous verse goutte à goutte une pluie paresseuse et parfumée, qui roule en perles lourdes, exaltant l'odeur des térébinthes, des pins, des roses et des épines fleuries..."

 

 

 

 

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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 12:08
Vive la lenteur !

 

La modernité a mis en valeur la vitesse : il faut être performant, efficace, rapide dans le travail...

 

On a enchanté la vitesse alors que la lenteur était souvent associée à la paresse, l'indolence, la fainéantise, la luxure... la lenteur est même devenue un vice...

 

On se souvient de ces images célèbres au début du film de Charlie Chaplin, Les temps modernes : l'univers de l'usine est bien évoqué avec ses cadences infernales, la mécanisation de l'homme, conditionné pour travailler le plus rapidement possible : le travail aliène l'individu, transforme l'homme en une machine, car on lui demande toujours plus de rendements et d'efficacité.

 

La modernité nous a imposé la vitesse, nous a poussés à accepter le modèle d'une société performante, accélérée, efficace...

La modernité a fait la guerre aux lents... elle les a écrasés...

 

C'est Paul Lafargue qui s'attache à décrire les conditions de travail particulièrement difficiles de la classe ouvrière dans l'Europe capitaliste du xIxe siècle. Il dénonce l'influence néfaste du progrès technique qui pourrait être bénéfique, si le temps de travail était amoindri. Le machinisme selon lui devrait aboutir à une diminution du temps de travail, jusqu'à des journées de travail de trois heures. 

Mais, c'est l'inverse qui se produit.

Et, de fait, nous avons tous tendance à jouer le jeu de cette société de la  performance...

 Le temps que nous consacrons au travail s’allonge sous l’effet des réformes et s’intensifie avec les restructurations.

 

Ne convient-il pas de remettre en question cette valorisation de la vitesse ? Ne convient-il pas de réhabiliter la lenteur ?

C'est la lenteur qui nous permet de mieux accomplir les tâches imposées par le travail... c'est la lenteur qui préside au travail bien fait...

C'est au rythme de la marche que nous pouvons apprécier un paysage, en percevoir toutes les beautés et les harmonies...

La lenteur nous permet de nous reconnecter avec l'univers...

 

Elle est même source de beauté, comme l'écrit si bien Sylvain Tesson :

"Un attelage de chevaux chiliens parcourt les allées du domaine d'Almaviva dans la vallée de Maipo. Les cueilleurs soupèsent les grappes, coupent les meilleures, en laissent d'autres sur pied. Le temps est suspendu, la poussière levée par la voiture retombe. Pourquoi tout est beau ? Parce que tout est lent..."

 

Changer de rythme, ce serait retrouver plus d'harmonie et de douceur dans nos vies.

Mais on ne nous en laisse plus l'opportunité ni la possibilité.

 

 

 

Source :

https://www.franceculture.fr/emissions/avis-critique/les-hommes-lents-resister-a-la-modernite-de-laurent-vidal-et-eloge-du-retard-dhelene-lheuillet

 

 

 

Vive la lenteur !
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13 décembre 2019 5 13 /12 /décembre /2019 11:31
La vie commence à 60 ans ?

 

Alors que se profile une nouvelle réforme des retraites qui vise à un allongement de la durée du travail et à un recul de l'âge de la retraite, on peut s'interroger sur sa pertinence.

On se souvient tous de cette chanson interprétée par un certain Tino Rossi :

 

"La vie com-menc' à soi-xant' ans
Quand on la con-naît mieux qu'a-vant
Et que l'on a ap-pris par coeur
Tous les rac-cour-cis du bon-heur
La vie com-menc' à soi-xant' ans
Quand on peut prendr' en-fin le temps
De ré-pondr' aux ques-tions qu'on pos'
De s'ap-pro-cher plus près des cho-ses..."

 

On nous dit aussi que les gens vivent plus longtemps et qu'ils doivent donc travailler plus longtemps...

Certes, mais dans quel état de santé ?

C'est souvent à partir de 60 ans que se déclenchent différentes pathologies : arthrose, rhumatismes, problèmes cardiaques...

 

Si on recule l'âge de la retraite, immanquablement, ces pathologies liées au stress, à la fatigue du travail vont s'alourdir...

Qui pourra profiter vraiment de la retraite ? Les plus riches, les plus nantis, ceux pour qui le travail n'est pas trop pesant...

Une façon d'accroître plus encore les inégalités de nos sociétés...

 

On le sait : les salariés de plus de 55 ans peinent à trouver du travail... le chômage touche plus particulièrement cette tranche d'âge.

"On est encore dans une situation de chômage de masse, donc parler de repousser l’âge de la retraite paraît tout à fait contre-productif, car cela augmentera encore la difficulté des jeunes à trouver un emploi et des seniors à s’y maintenir", explique Henri Sterdyniak, économiste et directeur de département à l’OFCE.

 

On voit bien que les gouvernements successifs se fourvoient en voulant sans cesse reculer l'âge de la retraite...

C'est une aberration... on le voit bien, car sans arrêt, les réformes de la retraite doivent être réajustées, preuve qu'elles sont inefficaces.

 

Il faut sans nul doute trouver d'autres solutions....

Créer des emplois, embaucher des jeunes, favoriser l'apprentissage... Investir dans l'industrie, faire preuve d'innovation...

 

Evidemment, tuer les gens à la tâche, c'est une façon de résoudre le problème des retraites : moins de personnes âgées, moins de problèmes de déficit.

Mais, c'est inhumain et ce n'est pas digne d'une société évoluée.

 

Reculer l'âge de la retraite est une régression sociale inadmissible dans une société moderne.

 

 

 

 

 

 

 

La vie commence à 60 ans ?
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11 décembre 2019 3 11 /12 /décembre /2019 09:45
Réforme du baccalauréat : l'amateurisme du gouvernement...

 

 

Le nouveau baccalauréat se profile avec la mise en place d'un contrôle continu : les élèves de première passeront les épreuves du contrôle continu, au début de l'année 2020, du 20 janvier au 5 février...

 

Ainsi,  les périodes d’examens seront multipliées au cours de l’année scolaire. Les professeurs redoutent la complexité et la lourdeur de l’organisation qui devra être mise en place.

En plus, comme d'habitude, la réforme a été précipitée, préparée au pas de charge.

 

Ainsi, le ministère a publié le 9 décembre seulement avec du retard la banque de données dans laquelle les enseignants choisiront les sujets proposés dans plusieurs matières...

Ces données auraient dû être publiées en septembre.

 

De plus, pour préserver l'anonymat, les copies devront être numérisées et corrigées par les enseignants de l'établissement, mais ils ne devront pas évaluer les élèves qu'ils ont déjà.

C'est particulièrement compliqué à mettre en place.

Ll'anonymat sera-t-il vraiment préservé, dans la mesure où certains professeurs pourront corriger malgré tout des élèves de leur entourage, de leur famille ?

 

Encore une fois, cette réforme s'annonce sous les plus mauvais auspices : impréparation, précipitation, amateurisme.

Le ministère ne tient pas compte des réalités du terrain que connaissent les enseignants et les élèves.

On comprend leur inquiétude face à cette réforme.

 

On peut craindre aussi pour les élèves un bachotage permanent. Comment ne pas évoquer aussi le risque d’une perte pédagogique ?

 Ces épreuves grignoteront le temps de cours, certains aspects ou notions du cours ne pourront pas être approfondis, comme le souhaiteraient les professeurs.

 

Le ministère avait annoncé une simplification du Baccalauréat, mais, en fait, les lycées devront organiser trois sessions d'épreuves au lieu d'une.

L'introduction du contrôle continu risque de désorganiser les lycées et d'accroître les charges de travail des enseignants et de l'administration.

 

Les syndicats demandent le report, voire l'annulation des épreuves anticipées de Janvier.

 

 

Source : à partir de 12 minutes

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-lundi-09-decembre-2019

 

 

 

 

Réforme du baccalauréat : l'amateurisme du gouvernement...
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18 novembre 2019 1 18 /11 /novembre /2019 14:31
Femme, quel boulot !

 

 

Ménage, vaisselle, entretien du linge, rangements, cuisine : le travail accompli par les femmes reste très lourd et pesant.

Même si les hommes prennent part à certains de ces travaux, les femmes accomplissent le plus souvent la plupart de ces tâches...

C'est à elles que reste dévolu l'entretien de la maison, c'est à elles que sont réservés cuisine, ménage.

 

Et, en même temps, dorénavant les femmes travaillent...

Mais quel boulot d'être une femme ! C'est un travail à part entière...

 

Les femmes qui ont des enfants, qui travaillent, doivent jongler sans arrêt entre les obligations de leur profession et le temps dévolu à leur famille.

 

Alors, bien sûr, certains hommes font des efforts mais le partage des tâches reste très inégalitaire.

Voyez-vous beaucoup d'hommes faire le ménage, la vaisselle, la cuisine ?

 

Dans  ce domaine, les habitudes restent ancrées : les hommes répugnent à faire le ménage ou la cuisine...

Il est même des hommes qui adorent voir leurs femmes s'adonner à ces activités ménagères : ils regardent, avec bonheur, leur femme s'activer, tandis qu'ils s'affalent sur un canapé.

 

Honneur aux femmes ! Elles qui accomplissent des prouesses, elles qui se dévouent pour leurs enfants, tout en ayant une activité professionnelle.

 

En moyenne, les femmes consacrent 3h26 par jour aux tâches domestiques (ménage, courses, soins aux enfants, etc.) contre 2h pour les hommes, selon l’Insee. A la maison, les hommes s’adonnent volontiers au bricolage (20 minutes quotidiennes contre 5 pour les femmes). Mais les femmes passent deux fois plus de temps que les hommes à faire le ménage et à s’occuper des enfants à la maison.

 

En schématisant, les femmes s’occupent, au quotidien, des tâches les moins valorisées et les hommes de ce qui se voit et dure : activités de bricolage.

Alors, bien sûr, les femmes en subissent les conséquences sur le plan professionnel : elles travaillent souvent à temps partiel, leur carrière est ainsi freinée.

On déplore aussi une inégalité de salaire entre les femmes et les hommes : en équivalent temps plein, les femmes touchent 18,5 % de moins que les hommes, selon l’Insee. 

Femme ! Quel boulot ! Des siècles d'habitudes et de servitudes pèsent sur leurs épaules.

Il reste encore beaucoup à faire pour rétablir des équilibres.

 

 

 

 

 

https://www.inegalites.fr/L-inegale-repartition-des-taches-domestiques-entre-les-femmes-et-les-hommes

 

 

 

 

 

Femme, quel boulot !
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8 novembre 2019 5 08 /11 /novembre /2019 10:55
Malaise dans les établissements scolaires...

 

 

Malaise dans les établissements scolaires : professeurs en souffrance, suicides, détresses...

Dans une société malade, on exige toujours plus des enseignants.

Epuisée par son travail, Christine Renon, une directrice d’école maternelle à Pantin s’est suicidée en septembre : solitude du métier, manque de matériel, élèves perturbateurs, accumulation des missions administratives, gestion en urgence des remplaçants...

"Une école sparadrap, qui doit soigner tous les maux", déclare justement Catherine Da Silva, porte-parole du syndicat SNUipp-FSU en Seine-Saint-Denis.

 

"On nous demande de jouer tous les rôles : assistant social, psy, médecin, animateur, auxiliaire des parents et même, parfois, la police… Sauf celui de l’enseignant, au fond", observe Jules Siran, de SUD-Education.

Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que certains professeurs craquent, connaissent des dépressions, démissionnent. 

De plus en plus, les enseignants rencontrent des difficultés dans leur métier et l'administration reste sourde face à leurs détresses.
 

Toujours plus de travail, toujours plus de contraintes, des réformes qui se succèdent au pas de charge...

Comment les enseignants peuvent-ils résister face à tant de mépris, de manque de considération ?

 

Le métier était pourtant autrefois attractif et suscitait de nombreuses vocations.

Dorénavant, le ministère peine à recruter des enseignants.

Qui veut désormais être prof ?

Un métier où la sérénité n'existe plus, où les élèves prennent parfois le pouvoir, où l'enseignant ne peut même plus délivrer son savoir...

 

 Durant l'année scolaire 2018-2019, 58 agents de l'Éducation nationale se sont suicidés, 11 depuis la rentrée de septembre. Ces chiffres sont ceux du ministère. On en parle peu.

On pense même que les enseignants sont des privilégiés : ils seraient toujours en vacances, toujours en grève, ils seraient même bien payés, "ils ont la sécurité de l'emploi", dit-on souvent.

Mais, peut-on parler de sécurité quand certains enseignants se rendent à leur travail, la boule au ventre ?

 

Les conditions de travail s'avèrent difficiles au quotidien : classes surchargées, hétérogènes, programmes lourds, absence de formation aux mutations de la société : la violence, le handicap, le plurilinguisme, les migrations, attentes fortes des parents et démotivation des jeunes... Un constat inquiétant.

On dit que l'enseignement est le plus beau métier du monde, et ce métier de transmission des savoirs peut être passionnant.

Mais, de fait, on trouve de moins en moins de candidats pour se lancer dans la carrière... 

 

 

 

 

 


 

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25 septembre 2019 3 25 /09 /septembre /2019 08:25
Le bonheur de ne rien faire...

 

Nous vivons une époque où nous sommes invités à occuper nos loisirs de toutes sortes d'activités : sport, sorties, cinéma, mondanités, internet... plus notre emploi du temps est rempli, plus nous sommes satisfaits.

Et même le temps que nous consacrons au travail s'allonge : recherche de rentabilité, réorganisations, restructurations, recul de l'âge de la retraite...

 

 

Et nous ne prenons plus le temps de nous poser, de rêver, de ne rien faire...

Nous ne prenons plus le temps de lire, de marcher...

Nous ne prenons plus le temps de savourer l'instant. On en arrive à se sentir coupable, si l'on ne fait rien.

 

Qui est désormais capable de passer une journée sans technologie, sans internet ?

Nous sommes sans arrêt connectés pour répondre à toutes sortes de messages, de sollicitations...

Certains passent des heures sur internet, devant des séries ou des jeux débiles : quel intérêt ?

 

Retrouvons ces plaisirs simples : marcher, rêver, admirer le spectacle de la nature.

 

Les enfants et les adolescents eux aussi doivent être sans cesse occupés : cours de sport, de musique, de danse... Pourtant, les enfants ont besoin de passer du temps à ne rien faire : c'est une porte ouverte vers le rêve et l'imaginaire. Il est bon de s'ennuyer quelquefois, ce qui permet de développer l'imagination.

 

En fait, c'est la société de consommation qui nous invite sans arrêt  à ne pas rester inoccupés.

Les publicités nous incitent à acheter toutes sortes de produits connectés, des vêtements, des loisirs onéreux, alors qu'on peut fort bien s'en passer.

Pourquoi certains magasins ont-ils désormais la possibilité d'ouvrir leurs portes le dimanche ?

Il s'agit d'inciter les gens à passer leurs loisirs dans les nouveaux temples de la consommation.

Nous devenons ainsi des consommateurs dociles, nous nous laissons happer par un système qui nous entraîne vers toujours plus de besoins et d'insatisfactions.

 

Le vrai bonheur est ailleurs : il convient de retrouver des plaisirs simples, accessibles à tous, gratuits.

Il convient de retrouver le bonheur de ne rien faire...

 

 

 

Deux articles sur le droit à la paresse :

 

https://www.liberation.fr/societe/2011/11/28/le-droit-a-la-paresse-a-relire-d-urgence_777701

 

https://www.ina.fr/contenus-editoriaux/articles-editoriaux/eloge-de-la-paresse/

 

 

 

 

 

Le bonheur de ne rien faire...
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4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 10:49
Nouvelles découvertes passionnantes près du rempart romain à Nîmes...

 

De nouvelles fouilles archéologiques effectuées au mois d'août sous la direction de Richard Pellé ont permis de mettre au jour encore de nombreuses sépultures d'enfants et de foetus sur la colline Montaury, au pied du rempart romain.

 

Les ossements d’enfants ont été retrouvés dans des coffrages en pierre ou des amphores, ce qui prouve un soin attentif accordé par les parents.

 

Un dépotoir a été aussi découvert : de nombreux éléments de vaisselle, pichets, couvercles, marmites, gourdes, gobelets, toute la panoplie, nous dit Richard Pellé.

 

Sur la zone, d’autres sépultures ont été retrouvées dont les ossements d’une femme portant bijoux et chaussures et qui reste un mystère pour les archéologues. 

La personne portait des éléments de parure, deux bagues à l'annulaire, l'une sur l'autre, un bracelet en fer, une autre bague, des chaussures dont est conservée la forme des semelles.

Une des bagues est probablement orné d'un décor qui sera révélé après nettoyage.

On a trouvé aussi deux petits anneaux qui pouvaient être une parure pour les cheveux.

Il est rare de trouver ainsi autant d'éléments de parure.

Elle avait une main plaquée contre le visage, une autre sur le ventre, on ignore quel était le statut de cette femme.

Le mystère reste entier : la suite des investigations dévoilera peut-être un peu plus son identité et son statut...

 

J'ai pu, comme chaque année, accéder au chantier de fouilles et voir le travail patient et minutieux des archéologues... dur labeur ! Ils travaillent sous un soleil accablant, remuant et déplaçant des pierres, ils oeuvrent avec la plus grande minutie, quadrillant le terrain...

 

Ils travaillent à la truelle, au pinceau, afin de dégager ces vestiges précieux venus du passé...

Il faut les voir accroupis sur le sol, dans la poussière en train de gratter la terre avec soin, et précaution...

 

Les ossements, les objets découverts vont être maintenant étudiés, datés avec précision...

Le travail archéologique se poursuit mais les fouilles ne seront probablement pas reconduites l'année prochaine... 

Dommage car le terrain recèle probablement encore d'autres trésors enfouis.

 

 

 

 

 

Nouvelles découvertes passionnantes près du rempart romain à Nîmes...
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