Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 mai 2018 5 11 /05 /mai /2018 13:55
La correction des copies...

 

 



La correction des copies ! Vue de l'extérieur, cette tâche paraît banale, ordinaire, facile...


Le métier d'enseignant consiste pour une large part à corriger des copies, travail souvent fastidieux, répétitif... en français, la correction implique une attention particulière : fautes d'orthographe, d'expression, de langue doivent être soulignées. Bien évidemment, il faut s'attacher, aussi, au raisonnement, au déroulement des idées ou des faits, à leur cohérence ainsi qu'à leur justesse... Souvent, le professeur fractionne son travail et corrige les copies par tranche de 5 ou 6 pour éviter la saturation, la fatigue. 

Ce travail amène le professeur à annoter abondamment les copies, à passer aussi beaucoup de temps à lire ces devoirs, parfois jusqu'à une demi-heure par copie... Les classes de lycées atteignant environ 36 élèves, le travail de correction s'alourdit inéluctablement.

C'est sûrement là le travail le plus ingrat auquel se livre le professeur. La tâche n'est pas facile, car il faut noter les élèves le plus justement possible. Il serait tentant, bien sûr, de mettre de bonnes notes à tous les élèves. Mais est-ce leur rendre service ? L'élève doit absolument prendre conscience des progrès qu'il doit accomplir.

Une fois la correction des copies achevée, la tâche n'est pas pour autant terminée : il faut établir un bilan global des résultats, et surtout relever les erreurs les plus fréquentes, pour présenter une correction globale à la classe.


Il faut aussi rentrer toutes les notes des élèves sur internet et les inscrire sur un livret personnel. Si l'on comptabilise les heures de travail passées à corriger et faire le bilan, on arrive, en fonction du niveau de la classe, à environ 12 heures ou 15 heures, voire plus, si les copies sont longues.


Il faut, ensuite, restituer les copies aux élèves et leur donner des conseils de méthode adaptés, il faut veiller aussi à ne perdre aucune copie, vérifier d'ailleurs le nombre de copies, le jour même du devoir.


La restitution des copies donne lieu parfois à bien des déconvenues et des amertumes : les élèves sensibles à la note, oublient de regarder tous les commentaires qui figurent sur la copie et ont des difficultés à accepter la notation : d'ailleurs, de plus en plus, certains la contestent !


L'orthographe est souvent négligée, on a l'impression, alors, de lire des brouillons : le travail de l'enseignant consiste à déchiffrer ou interpréter certaines copies.


Il est vrai que dans ce domaine, tous les professeurs ne sont pas à la même enseigne : les professeurs de mathématiques sont soumis à moins de corrections, car les copies, dans cette discipline, sont moins lourdes, la partie rédactionnelle étant moins importante...


Les professeurs de philosophie sont, sans doute, les plus lourdement pénalisés dans la correction des copies, les élèves de terminale écrivant des devoirs conséquents et consistants... Mais les professeurs de français sont aussi sollicités par de lourdes corrections.


On le voit, le métier d'enseignant est très divers et correspond à des situations variées. Un professeur de mathématiques et un enseignant de français exercent des métiers proches mais différents aussi, les charges de travail n'étant pas les mêmes, ni dans la préparation des cours, ni dans la correction des copies.


Dès lors, la perception qu'ont les gens de ce métier est souvent faussée parce qu'ils ne voient pas l'envers du décor... parce qu'ils ont des difficultés à imaginer le temps passé à corriger des copies, à préparer des devoirs, des bacs blancs, à préparer des cours.


Le professeur se doit de toute façon de corriger ses copies le plus honnêtement possible, en veillant à ce que soit respectée la justice, ce qui exige beaucoup de rigueur et de sérieux.


La correction des copies est une tâche difficile, complexe, elle occupe beaucoup de temps, et réclame une attention de tous les instants...

 

Qui a dit que les enseignants étaient des paresseux ?

 

 

 

 

 

 

 

La correction des copies...
Partager cet article
Repost0
13 avril 2018 5 13 /04 /avril /2018 12:15
Etudes de médecine...

 

 

Un reportage diffusé lors du journal de 20 heures sur France 2 était consacré aux études de médecine : l'accent était mis sur les difficultés et les obstacles rencontrés par les étudiants au cours de la première année.

 

Des témoignages étaient recueillis, mettant en évidence l'intensité du travail fourni par les élèves : on y voyait notamment une étudiante en train de réviser ses cours tôt le matin, dès 6 heures 30...

"Des cours denses, techniques, comme une langue étrangère à ingurgiter... seul 1 étudiant sur 10 décrochera une place en médecine...", explique la journaliste qui commente le reportage...

Des journées chronométrées, une charge de travail colossale, du stress, pas de week-end, pas de soirée...

 

Certains étudiants craquent, et abandonnent en cours d'année : c'est le cas d'une étudiante de Grenoble dont l'objectif était de devenir sage-femme.

Après avoir redoublé sa première année, elle a dû renoncer : insomnie, perte de poids, chute de cheveux...

Les larmes aux yeux, elle exprime son désarroi : elle se cherche désormais un nouvel avenir...

 

Le doyen de l'université de Saint-Quentin est alors interrogé : il dénonce un concours trop stressant, une sélection drastique par le par-coeur....

"On doit changer la façon dont on évalue, davantage préparer les étudiants à l'exercice de ces métiers, c'est à dire à une dimension telle que l'empathie, l'ouverture d'esprit, et pas simplement aux sciences dites dures..." explique-t-il.

Eh oui, ce doyen pointe du doigt les lacunes de cette formation : "l'empathie, l'ouverture d'esprit", des qualités essentielles qui manquent à nombre de médecins dans l'exercice de leur fonction...

 

On forme des techniciens, mais on oublie la dimension humaine et humaniste de la médecine.

Beaucoup de médecins se contentent d'être des prescripteurs de médicaments, refusant d'en voir les effets secondaires, les niant...

Beaucoup de médecins ne sont pas dans l'empathie et négligent la relation avec le patient, oubliant le fait qu'un contact humain et chaleureux est une part importante de ce métier.

 

Pourtant, c'est là une dimension essentielle de la médecine : c'est ainsi que s'établit une relation de confiance entre le patient et le professionnel de santé.

Trop souvent, de nos jours, la médecine devient impersonnelle, froide, inhumaine, hélas !

 

Il faut revoir aussi, sans doute, le système du numerus clausus puisque la France se retrouve face à une pénurie dramatique de médecins...

 

 

 

 

 

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/hopital/etudes-de-medecine-une-premiere-annee-de-sacrifice_2696228.html

 

 

 

 

 

 

 

 

Etudes de médecine...
Partager cet article
Repost0
16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 10:18
Du mépris pour les profs...

 

 


Qui respecte, désormais, les enseignants ? Les élèves rompus à l'insolence n'hésitent pas à bavarder, à répondre, à mentir effrontément... Les parents ? Souvent, ils contestent les punitions, accordent toutes les excuses à une forme de paresse, de laisser-aller...

 

L'administration considère les enseignants comme des numéros, ne tient pas compte souvent de leurs difficultés, refuse même de les voir, ferme les yeux.

Les inspecteurs éloignés du terrain, se contentent de prodiguer quelques vagues conseils parfois inutiles.

 

La société dans son ensemble rend les enseignants responsables de tous les échecs des élèves, comme si l'éducation n'était pas l'affaire de tous, comme si les parents n'avaient aucun rôle à jouer...

 

Le ministère pond régulièrement des réformes improvisées, inadaptées et les enseignants en font les frais... les professeurs ont ainsi connu la mode des tests de début d'année : des cahiers étaient édités chaque année pour tester les compétences des élèves avec des codages très complexes...

Puis, ce fut la mode des cahiers d'évaluations rapidement abandonnés eux aussi : les enseignants devaient y noter les différents acquis et progressions de l'élève dans l'année...

 

On a connu en français de nombreuses réformes du baccalauréat : programmes obligatoires avec des oeuvres imposées à l'oral, modification des épreuves écrites, introduction du corpus de textes que les élèves doivent étudier sous forme de synthèse, exercice assez difficile qui n'est pourtant notée que sur 4 points.

 

On a expérimenté aussi des innovations dans le vocabulaire de l'analyse : il fallait utiliser l'expression : "discours narratif" qui contribue à perturber et troubler les esprits puisque les élèves avaient appris antérieurement à distinguer le discours et le récit !

Que d'incohérences ! Que d'absurdités et d'aberrations !

 

Faut-il que les enseignants aient été inquiets, soucieux de garder leur travail pour accepter de subir tant de stupidités et de contraintes !

Faut-il que les enseignants aient été dressés à obéir aveuglément à des ordres venus d'en haut !

 

Les contraintes de travail se font de plus en plus lourdes : l'enseignant est taillable et corvéable à merci, c'est un fonctionnaire, il se doit d'obéir aveuglément à tous les ordres, quels qu'ils soient, il se doit d'être un fonctionnaire zélé...

Comment ne pas voir la désaffection que connaît ce métier ? Comment ne pas voir les dérives de nos sociétés de laxisme, de gabegies ?

 

Je viens d'achever la correction d'un paquet de copies bourrées de fautes, l'exercice n'est même pas maîtrisé et compris : que font ces élèves en lycée ? Ils y sont perdus, dans un milieu qui ne leur correspond pas...

 

 

 

 

 

 

 

 

Du mépris pour les profs...
Partager cet article
Repost0
8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 08:45
Le sexisme ordinaire...

 

 

En regardant la liste des articles publiés sur Agoravox, on peut constater que la plupart des rédacteurs sont des hommes, comme si les femmes étaient presque exclues de ce cercle réservé à la gent masculine...

Les femmes devraient-elles se cantonner aux tâches ménagères ? N'auraient-elles pas le droit de s'exprimer sur un média comme Agoravox ?

Curieuse inégalité !

 

Mais, au fond, c'est encore le cas dans de nombreux domaines...

Inégalité dans les salaires, inégalité dans les tâches ménagères qui restent trop souvent dévolues en grande partie aux femmes, inégalité dans le travail car certains postes sont réservés presque exclusivement aux hommes, violences subies par les femmes...

Il reste encore bien des progrès à accomplir pour atteindre une égalité...

 

Que dire de certaines persistances culturelles ?

La femme considérée comme une mineure, la femme incapable de réflexion, la femme frivole attachée à des apparences...

Que de clichés persistent encore !

J'ai ainsi reçu des messages insultants et sexistes de la part des modérateurs d'Agoravox...

Par exemple :

"Banalités de collégien... "

"Ce billet traduit un âge mental de 15 ans de l'auteure qui ferait mieux de ne plus écrire car ses textes sont sans intérêt, niveau commentaire de bistrot..."
"C'est le type même de bavardage totalement creux, de l'autoérotisme verbal comme en font celles qui n'ayant jamais rien fait n'ont rien à dire..."

 

Bien évidemment, ces messages outranciers restent anonymes et ne sont même pas signés.

Ils relèvent, à mon sens, d'une forme de sexisme, comme si une femme était inapte à la réflexion, une façon de rabaisser l'autre.

On peut noter la généralisation de l'expression : "ses textes sont sans intérêt", on peut constater des clichés souvent utilisés : "la femme bavarde, celles qui n'ont jamais rien à dire..."

 

Voilà des jugements péremptoires, qui ne sont même pas argumentés... L'insulte n'est aucun cas une argumentation.

Cela relève de l'intimidation,  d'une forme de misogynie et de sexisme ordinaires.

On y perçoit une volonté de dominer, de réduire à néant, d'annihiler l'autre, de le traiter comme un enfant.

C'est ce que l'on appelle du "machisme"...

 

Combien de femmes sont ainsi traitées comme des mineures dans certains pays qui paraissent bien éloignés de notre culture ?

Combien de femmes sont ainsi méprisées, regardées de haut, infantilisées, considérées comme des objets ?

On le voit : même en France, dans notre pays, le machisme a la vie dure.

Je souhaite, pour ma part, que les femmes soient davantage représentées sur un média comme Agoravox.

Je les encourage à ne pas céder devant ces pressions sexistes...

Je les encourage à prendre la parole afin d'exprimer leurs idées, leurs revendications, leurs expériences...

 

 

 

 

 

 

Le sexisme ordinaire...
Partager cet article
Repost0
4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 15:08
Bientôt le règne des machines ? Bientôt un monde sans travail ?

 


 

Un reportage intitulé Un monde sans travail, diffusé sur la 5, met en évidence les dangers qui guettent nos sociétés, face à un univers de plus en plus mécanisé.

En avons-nous vraiment conscience ?

 

Une quatrième révolution industrielle a commencé : elle met au travail des machines toujours plus efficaces, intelligentes et autonomes : performance, productivité, flexibilité, partout les salariés doivent impérativement s'adapter à la logique du numérique.

 

Malgré cette course effrénée pour tenter de suivre le rythme, l'humain s'essouffle... Après plus de vingt ans de réformes vaines et de chômage de masse, le monde du plein emploi appartient au passé, balayé par la révolution technologique en cours.

Va-t-on vers un monde sans travail ?

Le numérique provoque une fracture sociale, laissant hors course de nombreux demandeurs d'emplois.

 

En Californie, dans la Silicon Valley se trouve l'épicentre de la révolution numérique : l'emploi est en train de devenir un marché mondialisé sous contrôle d'entreprises privées.

Comptables, juristes, avocats peuvent travailler à distance, grâce au numérique. Le travail en freelance gagne du terrain. Le transactions se font sur internet et une société récupère 10 % des transactions. Le recrutement se fait à très grande échelle et en temps réel. Le marché du travail indépendant est en pleine expansion aux USA.

 

Sans nous en rendre compte, nous avons basculé dans le monde numérique : petit à petit, les machines sont entrées dans nos vies, au travail, dans nos loisirs, partout...

Certes, elles nous rendent service, mais avec elles, nous faisons nous-mêmes le travail, gratuitement : on se sert de l'essence à la pompe, on achète des boissons dans des machines, on utilise des caisses automatiques.

Et on oublie, au passage, tous les emplois supprimés dans de nombreux secteurs d'activité.

 

De Pôle emploi à la Poste, le malaise est général... 3000 bureaux de poste sont menacés de fermeture, et les services de proximité risquent bientôt d'appartenir au passé. La poste se robotise, avec des machines : les clients sont orientés vers des machines et non plus vers des humains. On pourrait, alors, avoir des guichets ouverts 24 heures sur 24...

Plus d'humain, mais des machines.... 

 

"L'entreprise devient elle-même une machine à broyer les humains : on donne à comprendre aux salariés qu'ils sont interchangeables. Les gens sont sommés de s'adapter aux nouvelles demandes. Face à la machine, on ne fait pas le poids" déclare justement Hélène Duffau, écrivain et formatrice indépendante.

 

"On ne supporte plus l'emploi des sociétés bureaucratisés et en même temps, on est angoissé de perdre son emploi et de se retrouver au chômage...", affirme un philosophe, mettant en évidence le paradoxe dans lequel sont enfermés les salariés.

Tâches répétitives, automatisées, emplois supprimés... l'automatisation en vient à mettre des gens dans le caniveau.

 

Et les robots sont de plus en plus performants : robots capables de percer, de visser, de porter, de classer.

"On donne à croire que tout cela est naturel et dans la juste marche du progrès... Quand on n'aura plus de boulot, qu'est-ce qu'on va faire ? On va aller très vite dans un monde écartelé entre les productifs et les improductifs : les esclaves qui vont remplir les machines, faire du câblage électronique en usine pour fabriquer des robots, les ingénieurs qui vont concevoir ce que ces personnes peu qualifiées fabriqueront... Entre les deux, la classe moyenne disparaît, on n'a plus besoin d'elle", explique encore Hélène Duffau, ex-déléguée du personnel dans l'édition.

 

L'économie locale perd chaque jour du terrain, les centres ville se désertifient au profit des centres commerciaux. Parce que c'est pratique, parce que c'est moins cher, nous devenons les complices d'une logique qui met à mal l'emploi.

 

La plupart des biens que nous consommons sont produits dans des lieux très lointains, et pour cela, on a besoin de les acheminer à proximité de leur lieu de vente, au moindre coût possible, et aujourd'hui, partout sur le territoire français, on retrouve des espaces qui sont dédiés à cette tâche : gérer les flux.

Des entrepôts aux quatre coins du territoire... la technologie est ici aussi à l'oeuvre : les robots empêchent de faire des gestes répétitifs mais réduisent les emplois. L'objectif encore et toujours est de reduire les coûts. 

Désormais, des drones peuvent même faire des inventaires.

 

Jusqu'où faudra-t-il s'adapter au nom de la productivité ? Quel sort sera réservé aux ouvriers ?

Le processus de déshumanisation s'accélère dans les entreprises de la grande distribution. Pris au piège d'une compétitivité pour s'accaparer plus de parts de marché, elles semblent condamnées à s'automatiser toujours plus.

 

Aux USA, en valorisant à tout prix le numérique, on passe d'une économie à une autre, comme à Pittsburgh, ancien fleuron de l'économie américaine : la ville a investi massivement dans le créneau High tech, avec une université réputée dans le domaine de la robotique et de l'intelligence artificielle.

L'argent est l'un des moteurs qui stimulent la robotique... Une des voitures 100 % autonome a été conçue à Pittsburgh, elle roule déjà dans les rues de la ville.

Google, Uber, Apple cherchent à entrer dans la course pour emporter ce marché lucratif.

 

En 2016, plusieurs convois de camions autonomes ont convergé vers le port de Rotterdam, en Hollande, parcourant plusieurs centaines de kilomètres sans chauffeur, en toute discrétion.

Combien d'emplois vont alors disparaître ? C'est comme une maladie qui se propage.

 

"L'intelligence artificielle peut offrir beaucoup d'avantages, mais il y a a aussi mille et une façons de tout gâcher, si on agit sans réfléchir, on pourrait par exemple adopter tous la semaine de trois jours et demi de travail et recourir à l'automatisation pour le reste, ou bien avoir une autre approche : licencier la moitié des gens dont les compétences ne sont plus utiles à la société.... Imaginez un monde dans lequel les 5 % que représente l'élite des nouvelles technologies deviendraient très riches grâce à l'automatisation généralisée, tandis que 95 % de la population mondiale seraient des laissés pour compte, ce serait une catastrophe... " déclare Andrew Moore, doyen de l'école de science informatique.

 

La vague technologique qui déferle pourrait laminer des millions d'emplois dans tous les secteurs. Un véritable tsunami est annoncé dans le marché du travail et les gens n'y sont absolument pas préparés.

Ainsi, les assistants virtuels se multiplient dans les banques, dans le secteur des assurances : ils ont des capacités à comprendre, ils perçoivent quand les clients sont satisfaits, ils sont toujours disponibles.

 

Ce nouveau capitalisme numérique étend son emprise, avec l'appui des grandes banques. A Wall Street, 90 % des transactions se font désormais grâce à des algorithmes sans aucune intervention humaine.

 

Et les riches deviennnent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. 47 millions d'américains vivent en dessous du seuil de pauvreté, soit une personne sur 6.

Bien sûr, la robotisation pourrait nous libérer de l'esclavage du travail... mais les politiques ne semblent pas se préoccuper suffisamment de la révolution que connaît le monde du travail : on a l'impression que ce problème n'est pas pensé et qu' on se laisse emporter par une sorte de frénésie de la productivité, sans se soucier des êtres humains...

 

 

 

 

Source :

 

https://www.france.tv/france-5/le-monde-en-face/283763-le-monde-en-face.html

 

 

 

 

 

Bientôt le règne des machines ? Bientôt un monde sans travail ?
Partager cet article
Repost0
27 octobre 2017 5 27 /10 /octobre /2017 08:50
Notre monde s'emballe et nous ne pouvons plus l'arrêter...

 

 

Nous vivons dans un monde de compétition universelle : il faut sans arrêt dominer l'autre, augmenter la productivité, innover tous les jours, inventer toujours de nouvelles technologies.

 

On assiste, ainsi, à un développement effréné de la technique.

Chaque jour, de nouvelles technologies apparaissent : des robots toujours plus performants, des écrans de plus en plus sophistiqués, des machines de plus en plus rapides, de nouveaux smartphones, de nouvelles tablettes, de nouveaux systèmes d'ordinateur.

 

Mais quelles sont les finalités de ces progrès ?

Nous entraînent-ils vers plus de liberté, vers plus de bonheur ?

 

C'est l'inverse qui se produit : la compétitivité aliène les individus contraints de travailler toujours plus, dans des conditions qui se dégradent.

 

La mondialisation nous fait perdre tout sens de la mesure.

Nous filons aveuglément dans une course sans fin à l'innovation, perdant de vue notre humanité.

C'est l'hybris qui nous gouverne, c'est l'hybris qui nous entraîne dans cette voie périlleuse.

"Une vie tranquille et modeste apporte plus de joie que la recherche du succès qui implique une agitation permanente", écrivait Albert Einstein.

"Rien de trop", en grec "méden agan", telle était la devise des anciens grecs.

Nous sommes bien loin de cette modération et de cette modestie.

Notre monde s'emballe et nous ne pouvons plus l'arrêter.

 

Les entreprises qui n'innovent pas, qui ne sont pas compétitives sont vouées à disparaître. Et chaque jour, des entreprises volent en éclat : le dernier exemple en date, celui de l'usine Tupperware.

Parallèlement, les entreprises liées à internet connaissent une croissance foudroyante : Amazon réalise des profits considérables.

 

Mais, l'argent, la rentabilité ne suffisent pas au bonheur de l'humanité.

On assiste à une sorte de quête du bonheur par la consommation et le consumérisme...

Mais cette quête est un leurre absolu. 

 

L'humanité a besoin de sens : retrouver une harmonie avec le monde, habiter l'instant présent au lieu d'être sans cesse emportée par la productivité.

Des progrès considérables ont été accomplis dans le domaine de la santé, de l'hygiène, du confort matériel.

 

Mais l'humain se perd dans un monde qui s'accélère.

Saurons-nous réguler ce monde qui s'emballe et qui nous échappe ?

Saurons-nous trouver du sens dans un monde matérialiste où l'argent est roi ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre monde s'emballe et nous ne pouvons plus l'arrêter...
Partager cet article
Repost0
6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 11:23
Oui, c'est vraiment le bordel...

 

 

Tandis que de nombreux éditorialistes glosent à qui mieux mieux sur un mot "le bordel" utilisé par le président de la République, on ne peut que faire ce constat :  ce mot s'applique en bien des occasions à notre monde.

C'est le "bordel" partout...

 

Oui, décidément, cette année 2017 est l'année de tous les bouleversements...

 

En France, on a assisté à l'effondrement des partis politiques traditionnels lors de l'élection présidentielle : la déroute du Parti Socialiste, la déconfiture du Front National, la débâcle du parti Les Républicains...

Emmanuel Macron, nouveau venu en politique a été élu président de la République, contre toute attente.

 

De la même façon, aux Etats-Unis, Donald Trump a remporté les élections, défiant tous les sondages. Il éprouve maintenant des difficultés à appliquer une politique assez déconcertante : ses réactions ne sont-elles pas souvent imprévisibles et désordonnées ?

 

2017, c'est aussi l'année de la mise en oeuvre du Brexit : la Grande-Bretagne a quitté l'Union Européenne, contre toutes les prévisions.

 

Et voilà que l'Espagne connaît une nouvelle crise inquiétante, avec le référendum d'indépendance organisé en Catalogne. Les tensions sont vives entre les partisans de l'indépendance et les opposants.

Le référendum qui a eu lieu Dimanche n'a aucune légitimité, car le nombre de votants n'atteignait même pas 50 % de la population. Le vote ne s'est pas déroulé selon des règles démocratiques. Dès lors, il est nul et non avenu.

Et pourtant, les indépendantistes affirment haut et fort leur bon droit.

Comment cette crise va-t-elle se résoudre ? Beaucoup d'Espagnols sont inquiets de la tournure que prennent les événements. D'ailleurs les violences policières contre les votants ont choqué l'opinion publique.

 

On assiste, ainsi, dans le monde à de grands bouleversements qui débouchent sur de profondes inquiétudes.

Parallèlement, la révolution numérique bouleverse aussi l'univers du travail : les robots supplantent l'homme dans de nombreuses tâches.

Chaque jour, on invente de nouveaux robots, aux fonctionnalités multiples... On assiste à une accélération fulgurante des progrès techniques.

Ce n'est que le début de cette grande révolution et nous ignorons encore quelles seront les conséquences de ces nouvelles technologies.

Dans tous les cas, le travail se raréfie et les politiques ne semblent pas prendre la mesure de tous ces bouleversements.

 

Les changements climatiques provoquent aussi de terribles catastrophes, entraînant l'exil de nombreuses personnes.

Nous vivons une époque où tout est chamboulé, où l'avenir lui-même paraît très incertain.

Oui, on peut le dire : "C'est vraiment le bordel..."

 

Saurons-nous faire face à tous ces problèmes qui surgissent ?

Saurons-nous résoudre tant de crises ?

 

 

 

 

 

Oui, c'est vraiment le bordel...
Partager cet article
Repost0
29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 13:52
La course à la productivité conduit à la déshumanisation des salariés : l'exemple de Lidl et celui de Free...

 

 

 

L'émission Cash Investigation diffusée sur France 2, ce mardi 26 septembre, nous révélait les difficiles conditions de travail des employés de Lidl et de Free : tout le monde connaît ces enseignes qui prospèrent, dans notre pays.

Lidl, marque allemande qui est récemment sorti du hard discount pèse 8 milliards d'euros de chiffre d'affaires : un beau succès ! Mais à quel prix ?

 

Les caissières qui officient dans ces magasins travaillent debout ... elles sont polyvalentes, elles peuvent être amenées à faire le ménage ou de la mise en rayons...

Et bien sûr, les pauses leur sont interdites : au nom de la performance, impossible pour elles d'aller boire, de discuter.

C'est l'enseigne Lidl qui a inventé le triple scannage : la caissière passe, ainsi, les produits plus rapidement... rentabilité oblige...

 

Les préparateurs de commande travaillent, eux, dans de grands entrepôts.

Ils sont guidés par une commande vocale et dialoguent avec un ordinateur grâce à un casque.

 

Un journaliste de Cash investigation a réussi à se faire embaucher dans un de ces entrepôts : 7 heures par jour, guidé par une machine, soumis à ses ordres, il va de rayon en rayon pour récupérer des produits, 250 colis par heure !

Devenu un robot, obéissant à une machine, le salarié est soumis à un taux de rentabilité.

Dans ces conditions, les salariés voient leur santé se dégrader : fréquence cardiaque trop élevée, usure des articulations, accidents du travail à répétition.

 

La peur du licenciement devient une méthode de management... Certains salariés à bout en viennent à se suicider.

L'entreprise Free est aussi un fleuron de notre économie : Xavier Neel, neuvième fortune de France, est un des patrons préférés des Français.

Mais quand on voit l'envers du décor, on est, pour le moins, désabusé...

Des employés sont mis à la porte du jour au lendemain pour des motifs anodins : retards, absences pourtant justifiées.

Au moindre débrayage, les sanctions tombent : menaces, licenciements.

Dans un centre d'appel au Maroc, des employés de Total-Call se sont mis en grève en 2016 : ils dénonçaient leur condition de travail... Aussitôt, Angélique Gérard, directrice des centres d'appel, se rend sur place.

Afin de juguler la grève, elle annonce une fermeture possible du centre... finalement, les employés qui ont fait grève ont été licenciés.

 

On le voit : que ce soit chez Free, ou chez Lidl, les méthodes employées pour gérer le personnel sont indignes, elles bafouent les droits les plus élémentaires des travailleurs : droit de grève, dignité, conditions de travail...

Ces exemples sont révélateurs d'une dégradation de la situation des salariés dans ces entreprises, mais il ne sont certainement pas isolés.

Le libéralisme fait des ravages dans nos sociétés et la nouvelle loi travail va aggraver encore les difficultés des salariés.

 

 

 

L'émission de France 2 :

 

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/cash-investigation-du-mardi-26-septembre-2017_2380043.html

 

 

La course à la productivité conduit à la déshumanisation des salariés : l'exemple de Lidl et celui de Free...
Partager cet article
Repost0
25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 14:20
En Allemagne : les oubliés de la croissance...

 

 

 

En Allemagne, les mini-jobs se sont multipliés, ces dernières années : deux millions et demi de travailleurs occupent de petits boulots mal rémunérés.

 

Pour pouvoir vivre à peu près correctement, ils sont contraints de cumuler plusieurs emplois à temps partiel.

 

Le Journal télévisé de 20 heures du lundi 18 septembre nous donnait un aperçu de ces oubliés de la croissance allemande à travers un exemple : celui d'une salariée qui à Munich fait un mi-temps dans un cabinet médical.

 

Afin de compléter son salaire, elle se voit contrainte d'exercer d'autres activités : livreuse de journaux et caissière.

 

Elle commence ses journées à 3 heures du matin, elle enchaîne ensuite sur son deuxième travail : assistante dans un cabinet médical, puis elle exerce à partir de midi un travail de caissière dans un magasin de fruits et légumes.

Au total, avec ses trois emplois, elle gagne 1300 euros...

Après être tombé malade, après avoir perdu son travail, chef de rayon dans un supermarché, elle n'a pu trouver que ces contrats précaires.

En Allemagne, il ne fait pas bon être malade : on court, alors, le risque de goûter à la précarité.

 

Depuis 2005, le nombre de mini-jobs a augmenté de 6% en Allemagne : on les trouve surtout dans le commerce, l'entretien, la restauration, l'hôtellerie.

 

Pour le directeur d'un hôtel de luxe l'utilité de ces mini-jobs est une évidence : des charges patronales réduites, 28% du salaire contre 40 % sur un contrat classique, puis, une grande souplesse sur le temps de travail...

C'est ce que l'on appelle de nos jours la flexibilité.

Les mini-jobs auraient, selon certains, fluidifié et dynamisé l'emploi en Allemagne.

 

Mais selon un expert du marché du travail, ce n'est pas cette flexibilité qui a permis de relancer l'activité et de faire baisser le chômage, car on ne trouve pas de mini-jobs dans l'industrie.

 

Ainsi, deux Allemagne cohabitent : celle qui réussit avec des contrats à temps plein, et celle des mini-jobs, des précaires...

 

Un système profondément injuste qui laisse sur le bord de la route, deux millions et demi de précaires dont l'avenir est compromis.

 

Economiquement, l'Allemagne est florissante, mais les précaires n'ont jamais été aussi nombreux...

 

Ainsi à l'heure où le gouvernement s'apprête à imposer en France une plus grande flexibilité avec les nouvelles lois sur le travail, on peut se poser bien des questions sur l'efficacité de ce système...

La flexibilité crée de la précarité, mais elle n'est pas du tout génératrice d'emplois...

 

 

 

 

 

Le reportage :

 

http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/allemagne/flexibilite-de-l-emploi-les-perdants-du-modele-allemand_2378467.html

 

 

En Allemagne : les oubliés de la croissance...
Partager cet article
Repost0
30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 12:30
J 'voudrais travailler encore avec mes mains d'or...

 

 


Le chômage, les usines qui ferment, telles sont les dures réalités de notre monde moderne : Bernard Lavilliers nous raconte cette tragédie qui anéantit les hommes dans une de ses plus célèbres chansons : Les mains d'or...

Le poète nous montre, d'abord, "Un grand soleil noir (qui) tourne sur la vallée..."

L'oxymore "soleil noir" symbolise le travail perdu, des usines abandonnées où la vie a disparu...

Un décor désolé apparaît, alors :

"Cheminées muettes - portails verrouillés 
Wagons immobiles - tours abandonnées 
Plus de flamme orange dans le ciel mouillé..."

Les cheminées personnifiées, devenues "muettes", semblent comme muselées, l'énumération des noms, sans verbe conjugué, restitue un désarroi, d'autant qu'ils sont accompagnés de termes négatifs.

La strophe suivante fait intervenir une comparaison : "On dirait - la nuit - de vieux châteaux forts 
Bouffés par les ronces - le gel et la mort ".

Un décor fantomatique est décrit, un décor à la fois somptueux et désolé.... Le verbe imagé et familier "bouffés" traduit une violence inouïe.

 

Ces lieux effrayants sont comme pétrifiés et anéantis dans une immobilité terrifiante.

Seul "un grand vent glacial" anime cette usine, faisant "grincer les dents" d'une machine à l'arrêt, devenu "monstre de métal dérivant".

 

Le refrain à la première personne est un hymne au travail bien fait : le personnage exprime une volonté de retrouver du travail, de manière insistante et réitérée.

"J'voudrais travailler encore - travailler encore 
Forger l'acier rouge avec mes mains d'or 
Travailler encore - travailler encore 
Acier rouge et mains d'or..."

 

L'expression "mes mains d'or" donne toute sa valeur au travail de l'ouvrier qui sculpte l'acier et le dompte.

 

L'ouvrier évoque, alors, sa vie passée dans ce "laminoir", un terme terrible, à double sens, le propre et le figuré, une vie consacrée à un dur labeur, une vie difficile...

 

L'énumération qui suit mêle mots concrets et abstraits : "Mes poumons - mon sang et mes colères noires 
Horizons barrés là - les soleils très rares..." Cette succession chaotique de mots insiste sur la dureté du travail de l'homme : il y a tout mis, ses poumons, son sang, sa vie, ses indignations... sans beaucoup d'espoir puisque les horizons sont barrés...

 

Le laminoir est même comparé à une "tranchée rouge", image guerrière très forte qui vient encore souligner l'âpreté du travail. On voit apparaître, aussi, une "saignée rouge sur l'espoir"...

 

La strophe qui suit est à nouveau métaphorique : l'usine abandonnée suggère des images de "navires de guerre 
Battus par les vagues - rongés par la mer 
Tombés sur le flanc - giflés des marées..." 
Vaincus par l'argent - les monstres d'acier..."

 

Ces navires échoués, balayés par la mer viennent alourdir le désarroi et la détresse du narrateur.

On voit, pour la première fois, apparaître, dans la chanson, le thème de l'argent, du profit : le texte est, ainsi, une dénonciation du monde de la finance qui délocalise, ferme des usines, au mépris de la vie des gens.

La toute puissance de l'argent est bien mise en évidence par cette évocation de ces navires anéantis et vaincus par l'argent...

 

L'ouvrier constate, alors, son inutilité : les négations se multiplient, évoquant un vide de l'existence....
"J'peux plus exister là 
J'peux plus habiter là 
Je sers plus à rien - moi 
Y'a plus rien à faire..."

 

Il en vient même à souligner un paradoxe vers lequel le conduit ce monde absurde de la finance :
"Quand je fais plus rien - moi 
Je coûte moins cher - moi 
Que quand je travaillais - moi 
D'après les experts..." 

 

Et, pourtant, l'ouvrier travaillait dur, il se "tuait" à la tâche, pour "gagner des clous...", expression familière qui accentue l'idée de misère sociale.

"C'est moi qui délire 
Ou qui devient fou 
J'peux plus exister là...", conclut, ainsi l'ouvrier face à ce monde qui inverse les valeurs. 

 

Un monde qui rend les gens fous, qui les anéantit, leur enlève jusqu'à l'espoir de travailler pour un salaire de misère...

La mélodie rythmée et lancinante restitue la douleur et le tourment de celui à qui on a enlevé sa raison de vivre...
 

 

https://youtu.be/C_FrCekiYSY

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de rosemar
  • : Pour le plaisir des mots : poésie, chanson, littérature, actualités, politique, éducation...
  • Contact

Profil

  • rosemar
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire

Texte Libre

fleurs 4fleurs 3coqulicot

Recherche

Http://fatizo.over-Blog.com/