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14 mars 2022 1 14 /03 /mars /2022 13:25
Gare aux poutinolâtres !

 

"Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire..."

Si la devise n’est pas de Voltaire, il n’en demeure pas moins qu’elle illustre sa philosophie, telle qu’elle paraît notamment dans ses Questions sur l’Encyclopédie...

En tout cas, c'est une belle défense de la liberté d'expression, une liberté que refusent certains.

Ainsi, j'ai reçu dans la modération du journal Agoravox des messages de haine et de censure venus de fervents partisans et admirateurs de Vladimir Poutine...

Des admirateurs et admiratrices de la force virile du président russe !

Jugez plutôt :

"Ta gueule rosemar ; qu'est-ce que tu cherches ? instruis-toi, après, cause" 

Et en plus, c'est joliment dit !

 

Autre exemple venu de la même personne :

"Les couloirs humanitaires sont pour les habitants du Donbass, agressés par vos amis nazis depuis huit ans : la Russie ni la Biélorussie ne sont leurs ennemis. Votre bêtise crasse est un cas d'école"

 

On peut constater que ces messages s'accompagnent d'insultes virulentes et de termes vulgaires...

L'insulte est une forme de violence : que certains en prennent conscience enfin !

Voici donc les méthodes des partisans de Vladimir Poutine ! La censure, les insultes, la violence verbale... Une honte !

Pour ma part, je me refuse à censurer et à insulter : des méthodes scandaleuses qui soulignent en fait la faiblesse de ceux qui les utilisent.

 

Il est vrai que sur internet, la mode est aux insultes : sur twitter, les insultes sont de plus en plus fréquentes, certains n'hésitent pas à injurier des personnalités, des hommes et des femmes politiques, des enseignants. Il faut bien le reconnaître, ces insultes ne sont que des déversoirs de haine, des défouloirs sans grand intérêt : l'originalité n'est même pas de mise : les mêmes mots "salope, connasse, ordure" reviennent inlassablement et invariablement... Parfois, les mots sont moins grossiers mais tout aussi insultants :" nullité, retourne à ta niche, stupide", des mots qui tendent à nier les autres.

 

Ces injures ne servent qu'à masquer un manque de réflexion : l'insulte remplace une forme réelle d'argumentation, il est facile de traiter les autres de "nullité", il est facile de dire que leurs écrits sont vains, sans intérêt...

 

Quant à la censure, elle est déplorable ! Il est vrai que ce sont là des méthodes poutiniennes : les autorités russes ont bloqué l'accès à de nombreux sites d'information étrangers dans le pays. L'information est strictement contrôlée et encadrée...

Gare à celui ou à celle qui sort du cadre !

Des peines de prison allant de 3 à 15 ans sont même prévues pour les contrevenants !

Et les opposants au régime sont menacés de mort...

 

 

 


 

Gare aux poutinolâtres !
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23 février 2022 3 23 /02 /février /2022 09:40
Les nouvelles violences : le cyberharcèlement...

 

La violence a toujours existé, les sociétés ont toujours engendré de la violence, on sait que la violence était beaucoup plus présente encore dans le passé. 

Mais, dans nos sociétés modernes, il existe une nouvelle violence : celle qui filtre par internet et les réseaux sociaux, une violence amplifiée par la diffusion et la multiplication  de messages haineux.

"Dans de nombreux collèges et lycées, les élèves n'échappent pas au cyberharcèlement : des insultes qu'ils reçoivent sur leur portable à n'importe quel moment après la fin des cours.

"T'es pas belle... sale pute... salope... t'es une grosse pute... t'es gros, fais un régime, t'es moche..."

Comment briser le silence ?

"J'ai vécu ce genre de problème en sixième : j'étais une pute, j'avais pris des formes, je pense que c'était beaucoup de haine et de jalousie envers moi.", témoigne une jeune fille.

"On doit tous rentrer dans un moule, être comme tout le monde et si on a une petite différence, ça ne passe pas. Si ça s'arrête pas, ça détruit complètement : on arrive à un point où on se dit que la personne qui insulte, elle a raison et qu'on le mérite." commente une autre élève.

"Moi-même l'ayant vécu, je n'ai pas envie que d'autres personnes le vivent..." précise encore une jeune fille.

 

En France, 21% des collégiens ont déjà été confrontés au cyberharcèlement.

Certains chefs d'établissement estiment que ce qui se passe sur les réseaux sociaux n'est pas de leur ressort. Mais ce n'est pas le cas pour d'autres.

"Le cyberharcèlement, c'est non stop, c'est 24 heures sur 24 : donc un problème qui peut avoir débuté en soirée ou sur un week-end forcément aura des retentissements sur la journée de classe de l'élève." explique la principale adjointe d'un collège des Landes.

"On reçoit les élèves, on leur explique, on leur fait des rappels à la loi... très souvent, on arrive à obtenir des résultats." précise le principal de ce même collège.

Régulièrement les élèves sont informés sur le cyberharcèlement en classe ou avec une animatrice de l'Association Génération Numérique.

"Effectivement face à un commentaire violent, haineux, si on le signale, il va pouvoir être retiré. Il faut savoir demander de l'aide." déclare l'animatrice de cette association.

 

Certains jeunes en parlent à leurs parents mais ils sont peu nombreux.

"Quand on en parle aux parents, ils se mettent immédiatement sur la défensive et ils suppriment tous les réseaux, on n'a plus le droit de rien toucher."

"Je peux penser que ça va empirer les choses." témoignent des élèves.

 

Les parents sont en effet très inquiets et s'avouent souvent dépassés. Huit sur dix reconnaissent ne pas savoir ce que font leurs enfants sur les réseaux sociaux."

 

Les adolescents sont particulièrement sensibles et fragiles face au phénomène du cyberharcèlement : il faut les protéger et les prémunir contre ce fléau des temps modernes.

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/societe/education/harcelement-a-l-ecole/cyberharcelement-un-college-des-landes-forme-ses-eleves-contre-leharcelement_4967484.html

 

 

 

 

Les nouvelles violences : le cyberharcèlement...
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3 novembre 2021 3 03 /11 /novembre /2021 09:54
Encore trop d'accidents de chasse !

 

Encore trop d'accidents de chasse...

Un chasseur âgé de 70 ans a été placé en garde à vue après un coup de feu accidentel qui a grièvement blessé un conducteur sur la RN137 le 30 octobre, en Ille-et-Vilaine.

Jeudi 28 octobre, un homme d'une trentaine d'années a été grièvement blessé par un tir de chasse alors qu'il se promenait sur un sentier à Vallières-sur-Fier, en Haute-Savoie.

"Une balle perdue, un tir en direction d'une habitation ou d'une route passante, ce sont là des accidents de chasse réguliers que redoutent les promeneurs.

"Pour 2% de la population qui chassent, pénaliser 98% du restant de la population, c'est un peu un scandale.", commente une jeune femme.

"Ils nous empêchent, nous, d'aller balader, d'aller ramasser des châtaignes, de profiter des vacances avec nos petits-enfants ou nos enfants, parce qu'on a toujours cette appréhension..." déclare une autre promeneuse.

Depuis la mort de Morgan Keane, 25 ans, tué par un chasseur, alors qu'il coupait du bois, devant chez lui, en décembre dernier, le collectif  "Un jour, un chasseur" recense des témoignages de victimes.

"Celui-là c'est un chasseur qui a tué quelqu'un et qui a eu juste une amende de 500 euros. Il n'a pas fait de prison. C'est ce qu'on dénonce aussi.", témoigne Zoé Monchevourt du collectif.

Un débat dont s'est emparé la sphère politique. Pour Yannick Jadot, candidat écologiste à la présidentielle, la réglementation autour de la chasse doit être durcie.

"Il va falloir que la nature soit accessible à tout le monde, et j'interdirai la chasse le week-end, j'interdirai la chasse pendant les vacances scolaires..."

Une proposition insupportable pour les chasseurs qui soulignent une baisse de 40 % des accidents en 20 ans.

 

"La chasse est la pratique sportive qui est la plus réglementée en France", affirme un chasseur.

"Pourtant, il y a des accidents", rétorque une journaliste.

Réponse du chasseur : "C'est pas parce qu'il y a un imbécile qui a tiré, qui a créé un accident, qu'on va punir un million de chasseurs qui pratiquent en France."

En 2019-2020, 141 accidents de chasse se sont produits dont 11 mortels.

 

C'est énorme ! 11 morts d'accidents de chasse ! 141 victimes !

 

Pour ma part, je n'aime pas la chasse : partir avec un fusil à la main, pour aller traquer et tuer des êtres vivants... ?

Quel plaisir peut-on prendre à une telle activité ?

N'oublions pas aussi les nombreuses victimes humaines des "accidents" de chasse : dans ce cas-là, la chasse devient même un permis de tuer.

Quand on aime vraiment la nature, on l'observe, on la protège, on la préserve...

Nul besoin de s'armer d'un fusil pour apprécier une balade en pleine nature !

Nul besoin de traquer un animal pour l'observer !

Les chasseurs seraient selon eux les premiers écologistes de France ?

Mais se soucient-ils vraiment d'écologie ? Leur bonheur est de passer leur temps de loisir à battre la campagne pour tuer des animaux.

 

La chasse correspond à un instinct primaire, on comprend qu'on puisse chasser quand on a besoin de se nourrir...

Mais ce n'est plus le cas, de nos jours...

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/france/chasse/chasse-faut-ill-interdirele-week-end_4828393.html

 

Encore trop d'accidents de chasse !
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7 mai 2021 5 07 /05 /mai /2021 11:22
Le patriarcat tue encore, même en France...

 

Un fait divers terrifiant : un mari récidiviste a tué sa femme près de Bordeaux en la brûlant vive.

Encore un féminicide : une jeune femme de 31 ans, mère de trois enfants, est morte mardi 4 mai à Mérignac, près de Bordeaux, après avoir été brûlée vive par son mari violent récidiviste dont elle s’était séparée.

 

Une mort atroce et barbare : le tueur a tiré plusieurs coups de feu dans les jambes de sa femme jusqu’à ce qu’elle s’effondre. Il l’a ensuite aspergée d’un liquide inflammable alors qu’elle était encore en vie et l’a immolée par le feu.

C'est monstrueux ! On perçoit là une volonté de torturer, d'avilir, d'anéantir un être humain, une femme.

La femme considérée comme un objet, une chose appartenant à l'homme... L'homme dépossédé n'a qu'une envie : se venger et supprimer la femme assimilée à un objet qu'il désire être tout à lui. 

 

En France, une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint.

C'est un véritable fait de société : certains de ces meurtres sont prémédités, et c'est encore le cas dans cette affaire.

 

Le meurtre se double ici d'un acte de cruauté, c'est abominable.

Le mari ose même prétendre qu'il ne voulait pas tuer sa femme, seulement la punir ! Et il se trouve aussi des excuses : il croyait qu'elle avait un amant.

Le meurtrier avait déjà été condamné pour violences.

Le 25 juin 2020, il avait été condamné à dix-huit mois de prison, dont neuf mois avec sursis, et mandat de dépôt à l'audience pour  "violences volontaires". Il avait obtenu à compter du 5 octobre une mesure de placement extérieur spécifique pour les auteurs de violences conjugales. Libéré le 9 décembre 2020, "il était  suivi par le service pénitentiaire d'insertion et de probation de la Gironde." Cette mesure "comprenait notamment une obligation de soins, l'interdiction d'entrer en contact avec la victime et l'interdiction de paraître à son domicile", selon le parquet.

 

Mais à quoi servent de telles mesures si elles ne sont pas appliquées ?

 
Il serait temps de mener des campagnes de prévention et d'aider réellement les femmes en difficulté qui sont menacées par leur conjoint, de les prendre en charge, de leur offrir des protections, il serait temps d'aider celles qui vivent seules avec des enfants à charge, et qui, fragilisées, peuvent subir toutes sortes d'agressions.
 
On ne peut pas laisser perdurer de telles situations : la violence des hommes est inadmissible.

Droits des femmes bafoués, souffrances, cris de douleur, femmes insultées, humiliées, meurtries, blessées parfois à mort est-ce en France que cela se produit ?? Est-ce dans ce pays moderne, où les gens ont accès à l'instruction, à la connaissance, au savoir, que ces faits se déroulent ?
 

Malheureusement, la pandémie a tendance à accentuer ce problème : toujours plus de violences.


 Les femmes de milieu modeste subissent aussi plus fréquemment des violences sexuelles, des agressions verbales ou physiques à l'intérieur de leur ménage.

 

 

https://www.lepoint.fr/societe/violences-conjugales-quand-le-depot-de-plainte-devient-parcours-du-combattant-15-02-2021-2414023_23.php

 

 

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13 janvier 2021 3 13 /01 /janvier /2021 09:35
Le fanatisme des partisans de Donald Trump...

 

 

Il a suffi d'un article publié sur Agoravox pour que se déchaîne une tempête de commentaires haineux et hideux à mon encontre...

 

Cet article intitulé "Trump lamentable jusqu'au bout..." a suscité un délire de réactions violentes, incontrôlées, un déversoir de rancoeurs et de haines.

Des insultes, des moqueries façon Trump... ces commentateurs n'ont même pas conscience qu'ils se discréditent eux-mêmes en balançant de tels propos...

 

Evidemment, ce sont des partisans de Trump : ils adoptent le même langage, le même mépris d'autrui... Des copies conformes ! Ils ne doutent de rien, ces Trumpistes !

 

Par exemple, ce commentaire particulièrement odieux :

"Pas besoin de lire l’article pour ressentir un immense dégoût.
Hurler avec la meute contre le perdant — C’est bien vous ça rosemar.

Bien à l’abri derrière votre anonymat, vous êtes aussi lâche que répugnante.
Oui, il y aura une sérieuse épuration à faire un jour ou l’autre.
Des gens comme vous ne méritent pas de vivre."

 

Ce sont là des propos indignes d'un commentateur qui s'exprime dans un journal citoyen. Les termes employés sont d'une virulence extrême : c'est une véritable incitation à la haine.

Le terme d'épuration utilisé ici laisse songeur : pas de pitié pour les opposants à Trump, ils ne "méritent pas de vivre" !

 

Je précise que ce commentateur utilise lui-même un pseudonyme pour m'insulter à loisir, mais lui n'est pas un lâche, bien sûr, lui ne se cache pas à l''abri de son anonymat !

C'est un comble !

 

Je pense, bien sûr, à ce qui est arrivé à cet enseignant Samuel Paty, condamné d'office pour avoir défendu la liberté d'expression, condamné et assassiné lâchement et froidement. Eh oui ! ceux qui l'ont dénoncé sur les réseaux sociaux pensaient aussi sans doute qu'il ne méritait pas de vivre.

Terrifiant !

Tout de même, certains intervenants ont demandé à ce commentateur de s'excuser... mais en vain.

Finalement, le commentaire a été supprimé par les instances d'Agoravox.

 

Je pourrais évoquer aussi les commentaires sexistes de ces Trumpistes français, par exemple :

"Je n’ai lu que le titre.

Sacré ROSEMAR, occupe toi de la soupe !

Ne t’essaye pas à la politique surtout."

 

Le tutoiement, le mépris, l'autosuffisance, oui, des propos dignes de Trump !

 

Il serait temps que chacun mesure la portée de ses propos : ce sont des adultes qui s'expriment sur ce forum, mais on a l'impression que certains sont incontrôlables, totalement aveuglés par leurs passions.

 

 

Le fanatisme des partisans de Donald Trump...
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27 novembre 2020 5 27 /11 /novembre /2020 12:15
Pas de perpétuité pour Jonathann Daval ?

 

 

Un verdict surprenant à l'issue du procès de Jonathann Daval : 25 ans d'emprisonnement pour le meurtre de sa compagne, 25 ans sans période de sûreté..., alors que l'avocat général avait requis la perpétuité.

 

Tout de même, Jonathann Daval n'est pas seulement coupable de meurtre, il a aussi menti à maintes reprises, inventant même un complot familial pour se disculper. Après avoir tué sa femme, il est allé jusqu'à maltraiter son corps, le brûlant en partie.

Sa jeune femme Alexia a été décrite comme une personne "autoritaire", voire "humiliante", comme si cela pouvait excuser le crime...

Cet argumentaire de la défense transforme curieusement la victime en coupable : c'est une façon de justifier et d'excuser le meurtre d'Alexia Daval, une façon d'accuser la victime.

 

Un féminicide odieux et la peine infligée au meurtrier paraît bien légère....

Il est probable que grâce à des remises de peine, le meurtrier sera libéré dans quelques années, 15 ans,  peut-être moins ?

En France, les violences faites aux femmes se multiplient et un tel verdict ne paraît guère propice à atténuer cette tendance.

 


En France, une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint. Alexia Daval a succombé elle aussi sous les coups de son compagnon.

Le scénario macabre qui a suivi est assez accablant pour le meurtrier : il a transporté le corps dans sa voiture, il a brûlé le cadavre, il a maquillé le crime et a inventé un meurtre de joggeuse.

 

En France, les femmes victimes de violences sont confrontées à une justice patriarcale.

Le simple fait de porter plainte peut  devenir un calvaire.

"Pousser la porte d'un commissariat pour dénoncer un conjoint violent relève de l'acte de bravoure", commente Céline Marcovici, avocate à la cour de Paris et présidente de l'association Avocats, Femmes et Violences.

Les policiers sont parfois indélicats ou terriblement maladroits, voire culpabilisants  : "C'est votre faute, pourquoi vous le faites revenir ?", "Pourquoi avoir autant attendu pour porter plainte ?"…)

Lors du premier confinement, les violences faites aux femmes se sont multipliées et aggravées.

Etre enfermée avec un conjoint violent, c'est terrifiant !

 

Françoise Héritier a dénoncé cette violence due essentiellement à une culture patriarcale :

 

"Lorsque nous parlons de la violence, des violences exercées à l’encontre des femmes, il ne vient à l’idée de personne de dire par qui… Mais les violences exercées à l’encontre des femmes, et bien il faut le reconnaître, dans toute l’histoire de l’Humanité et encore maintenant, ce sont des violences exercées par l’autre moitié sexuée de l’Humanité. Bien sûr, il y a des femmes qui exercent des violences contre d’autres femmes (…) mais généralement ce sont des violences masculines."

Est-ce dans la nature de l'homme d'être violent ? La réponse sans équivoque de Françoise Héritier :

"On nous parle d’une nature, d’une nature qui serait plus violente chez les hommes, qui serait fondamentalement dominatrice, et on nous parle aussi d’accès de bestialité. Dans tous les cas, on a tout faux ! Ce n’est pas une nature, c’est une culture ! C’est justement parce que les humains sont capables de penser, qu’ils ont érigé un système, qui est un système de valences différentielles du sexe. Et cela s’est passé il y a fort longtemps.

Nous sommes ainsi les seuls parmi les espèces où les mâles tuent les femelles. Ce n’est donc pas une question de bestialité, de nature, et parce que ce n’est qu’une question de pensée, de culture, de construction mentale, nous pouvons penser que la lutte peut changer cet état de fait."

 

 

 

 

Sources :

https://www.huffingtonpost.fr/entry/violences-faites-aux-femmes-la-france-est-le-paradis-des-violeurs-dit-salmona_fr_5fba68a1c5b66bb88c5ed10a

 

 

 

https://www.lepoint.fr/justice/violences-conjugales-il-y-a-encore-des-policiers-qui-refusent-de-prendre-les-plaintes-25-11-2020-2402542_2386.php

 

https://www.franceculture.fr/conferences/hesam-universite/nous-sommes-les-seuls-parmi-les-especes-ou-les-males-tuent-les-femelles

 

 

 

 

Pas de perpétuité pour Jonathann Daval ?
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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 10:51
Est-ce que ce monde est sérieux ?

 

Comment dire la barbarie de la corrida ? Comment restituer la souffrance de l'animal voué à être sacrifié dans l'arène ?

Francis Cabrel a fait le choix judicieux de nous faire entendre les pensées d'un taureau qui s'exprime à la première personne : il personnifie l'animal qui retrouve ainsi toute sa dignité et toute sa noblesse.

 

Le poète nous fait voir le taureau, au moment même où il va entrer dans l'arène, enfermé, isolé dans une "chambre noire", un lieu effrayant alors que l'animal perçoit des bruits de fête au bout du couloir : le contraste est saisissant entre l'obscurité et la gaieté de l'ambiance créée par les hommes : "on s'amuse, on chante... les fanfares"....

Le contraste est saisissant aussi entre la solitude du taureau et la foule compacte représentée par le pronom indéfini "on" et plus loin par le mot au pluriel : "les fanfares".

L'animal est assailli de sensations, visuelles, auditives, particulièrement intenses : "la chambre noire", puis "le grand jour", le bruit du "verrou", les chants de la foule.

Et tout d'un coup, après une longue attente, le taureau découvre brutalement "le grand jour"...

 

On entre alors dans les pensées de l'animal, qui évoluent vers la compréhension de la situation : il est acculé, obligé d'avancer dans l'arène et d'affronter cette "danseuse ridicule"...

Le torero désigné par cette métaphore est dévalorisé et rabaissé grâce à l'emploi du féminin. Vêtu de son costume clinquant, il se réduit à une image grotesque.

 

Dès lors, l'animal n' a plus qu'une solution : avancer, combattre.

La question réitérée : "Est-ce que ce monde est sérieux ?" montre bien l'absurdité de la situation à laquelle est confronté le taureau : des gens qui se réjouissent d'un combat à venir.

 

L'animal évoque ensuite son pays d'origine l'Andalousie et ses "prairies bordées de cactus"... pour se donner du courage face à l'adversaire désigné encore par des termes péjoratifs : "ce pantin, ce minus".

L'homme est d'ailleurs mis sur le même plan que son chapeau dans l'expression : "lui et son chapeau", il est ainsi ravalé au rang d'objet, méprisable.

 

Et on perçoit la hargne de l'animal acculé à combattre : "Je vais l’attraper, lui et son chapeau
Les faire tourner comme un soleil..."

Et de rajouter avec une assurance marquée par l'emploi du futur :

"Ce soir la femme du torero
Dormira sur ses deux oreilles..."

 

Mais le voilà frappé et terrassé par des coups violents, contraint de "s'incliner".

Et à nouveau, l'animal ne comprend pas qui sont ces êtres qui l'entourent : il pose une question dénonciatrice : les toreros sont assimilés à des "acrobates, Avec leurs costumes de papier" et aussi à des "poupées".

Ces métaphores, cette féminisation les discréditent et les ridiculisent à nouveau.

"Ils sortent d’où ces acrobates
Avec leurs costumes de papier?
J’ai jamais appris à me battre
Contre des poupées..."

 

Face à la douleur, seul le sable de l'arène réconforte l'animal, ainsi que le souvenir de son Andalousie natale.

On le voit aussi "prier pour que tout s'arrête."

 

Le dernier couplet met en scène la mort en direct du taureau avec des contrastes poignants qui soulignent la cruauté dont sont capables les humains : le rire, la danse devant la mort.

"Je les entends rire comme je râle
Je les vois danser comme je succombe
Je pensais pas qu’on puisse autant
S’amuser autour d’une tombe."

 

Le texte s'achève avec ces paroles en espagnol, une invitation à danser encore autour de la mort des taureaux, comme une tradition qui se perpétue inlassablement :

"Si, si hombre, hombre
Baila, baila

Hay que bailar de nuevo
Y mataremos otros
Otras vidas, otros toros
Y mataremos otros
Venga, venga a bailar...
Y mataremos otros

Oui, oui mec
Danse, danse
Faut danser de nouveau
Et nous en tuerons d’autres
D'autres vies, d'autres taureaux
Et nous en tuerons d'autres
Allez viens
Venez, venez danser… "

 

La mélodie d'abord sombre, ténébreuse restitue bien la cruauté de la corrida, puis elle s'anime au rythme de la fête, et s'emporte pour évoquer l'agonie terrible de l'animal.

Cette dénonciation de la tauromachie met bien en évidence la violence des hommes, leur inconscience face à la douleur, leur mépris du vivant.

 

Le texte :

 

https://www.paroles.net/francis-cabrel/paroles-la-corrida

 

 

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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 17:44
Réseaux sociaux : jouir de la souffrance des autres...

 

 

Cyber harcèlement, insultes récurrentes, photomontages dégradants : les femmes sont plus particulièrement des cibles sur Twitter, Facebook.

Certains journalistes eux-mêmes se sont livrés à ce "jeu" cruel du harcèlement.

 

La méchanceté devient ainsi une preuve de valeur sociale, le dénigrement personnel est érigé en "coolitude branchée."

C'est ainsi qu'on a découvert récemment "la ligue du lol", un groupe constitué de journalistes qui s'appliquait à harceler quelques hommes et beaucoup de femmes, identifiées comme féministes.

 

Cette explosion de haine qui se déverse sur internet, ce flot d'insultes révèlent une société en manque de repères.

Quel plaisir peut-on prendre à harceler des victimes fragiles ?

Et quand ce sont des journalistes qui se livrent à une telle activité, on peut s'interroger sur le fonctionnement des réseaux sociaux où l'agressivité est bien vue, presque valorisée.

Une dizaine de journalistes français en vue ont été écartés ou renvoyés de leurs postes. Ils ont passé une décennie sur Twitter à insulter en toute impunité des femmes qui avaient eu le malheur d'apparaître sur leurs radars. 

 

Evidemment, l'anonymat favorise ces phénomènes de violence verbale : la parole se libère, elle éructe, elle déborde...

Certes, les réseaux sociaux ont un rôle positif, mais on observe une forme de "dilution des responsabilités, de dimension régressive, une forme de barbarie, de sadisme."

Ces plateformes deviennent de véritables fléaux.

De nombreux journalistes préfèrent se retirer des réseaux sociaux pour ne pas avoir à affronter des flots de haine, de reproches divers. Mais on laisse alors la place à ceux qui se livrent à ces débordements, on leur cède.

 

Ceux qui s'adonnent à ce petit jeu de massacre ne se discréditent-ils pas eux-mêmes ?

Insultes sexistes, insultes qui visent à amoindrir, à dénier toute intelligence à celui ou celle que l'on veut annihiler, insultes qui s'attaquent à l'aspect physique...

Et ces insultes se multiplient... Elles envahissent la toile, haineuses, dévastatrices.

 

Il m'est arrivé de subir, ainsi, des flots d'insultes sur Agoravox, et pendant 3 ans environ, j'ai renoncé à publier sur ce média : il est vrai que le harcèlement peut faire des ravages, et avoir des conséquences graves notamment sur les jeunes, les adolescents. Certains se spécialisent dans le commentaire haineux et malveillant...

 

Chacun doit se montrer responsable sur la toile : les insultes ne sont qu'une marque d'hybris, de démesure et d'irréflexion, il faut aussi les prendre avec du  recul et refuser de se laisser intimider par les fous furieux de la toile...

 

 

 

Source :

https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/complotisme-harcelement-faut-il-quitter-les-reseaux-sociaux

 

 

 

Réseaux sociaux : jouir de la souffrance des autres...
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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 11:16
Gilets jaunes : la tentation du matérialisme et de l'extrémisme ?

 

 

 

Une des principales revendications des gilets jaunes est le pouvoir d'achat. Dans une société matérialiste où tout s'achète et tout se vend, il n'est pas étonnant de voir surgir cette revendication.

Nous vivons entourés d'objets de toutes sortes : téléphones portables, télévisions, tablettes, et nous en voulons toujours plus.

 

J'écoutais hier l''intervention d'une infirmière qui manifestait avec les gilets jaunes. Elle disait notamment : " On ne peut pas aller au resto, ça coûte trop cher..."

Je ne conteste pas les difficultés rencontrées par nombre de salariés pour boucler leur fin de mois : il est intolérable de ne pas pouvoir assurer sa subsistance et celle de sa famille quand on travaille.

Mais de là à exiger de pouvoir se rendre au restaurant... ?

 

Ceux qui rencontrent de vraies difficultés, ce sont ceux qui sont contraints d'aller aux restos du coeur pour se nourrir. Ces gens sont vraiment à la peine.

 

 

Evidemment, le monde moderne offre de multiples tentations : sur Amazon, on peut acheter toutes sortes de produits.

Comme l'écrit Harari dans son ouvrage Homo Deus, "le luxe d'hier devient nécessité d'aujourd'hui."

Il ajoute : "La modernité a incité les gens à vouloir toujours plus, et a démantelé les disciplines séculaires qui tempéraient la cupidité.... Le capitalisme a sanctifié un système vorace et chaotique qui croît à pas de géant, sans que personne comprenne ce qui se passe et où nous courons."

Regardons ce qui se passe pour Amazon : cette société ne se contente pas de vendre des produits, elle détruit et jette aussi des millions d'invendus. Cette multinationale arrive à gagner des sommes colossales même en détruisant des produits.

 

Il est vrai que les dépenses contraintes des ménages ont augmenté : hausse des loyers, des frais bancaires, des abonnements téléphoniques, des énergies.

Ces dépenses pèsent trop lourdement dans le budget des gens modestes. Elles doivent être réduites pour permettre à chacun de vivre de son travail.

 

Le mouvement des gilets jaunes porte de justes revendications, mais il a tendance à se radicaliser et à exiger toujours plus.

Le risque est grand de tomber dans une forme d'extrémisme : la violence des manifestations crée un climat délétère et dangereux.

Méfions nous des extrémistes et de leur discours haineux. Méfions-nous des conséquences à venir...

Certains cautionnent la violence, la justifient : ils se réjouissent de voir des policiers tabassés. Les réseaux sociaux favorisent ce phénomène et c'est inquiétant.

 

 

 

 

 

 

https://www.nouvelobs.com/societe/20190114.OBS8461/tribune-gilets-jaunes-quand-l-ultra-democratisme-menace-la-democratie.html

 

https://www.franceculture.fr/emissions/lhumeur-du-matin-par-guillaume-erner/lhumeur-du-jour-par-guillaume-erner-du-mardi-15-janvier-2019

 

 

 

 

 

Gilets jaunes : la tentation du matérialisme et de l'extrémisme ?
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9 janvier 2019 3 09 /01 /janvier /2019 09:49
Le portable en classe : encore des problèmes...

 

 

La plupart des élèves possèdent désormais un portable : certains n'hésitent pas à l'utiliser en cours, malgré les interdictions. Consultations de messages, sonneries intempestives, le portable favorise la distraction, l'inattention.

Combien d'élèves sont tentés de s'en servir en classe !

 

Et que penser de ce qui est arrivé à une enseignante d'un collège du Tarn-et-Garonne ? Des élèves sont soupçonnés d'avoir pris à plusieurs reprises des photos sous la jupe de ce professeur.

Cette enseignante d'anglais au collège Pierre-Darasse, à Caussade, dans le Tarn-et-Garonne a porté plainte, il y a quelques semaines, contre plusieurs élèves de l'établissement : ils ont pris plusieurs photos d'elle, dont plusieurs sous sa jupe, et les ont diffusées sur les réseaux sociaux. 

Elle a été aussi photographiée en pantalon, avec des gros plans sur ses fesses et un doigt d'honneur devant. 

 

On comprend le désarroi de cette enseignante : de tels comportements sont inadmissibles, c'est une forme de malveillance et d'irrespect.

Le portable permet, ainsi, de filmer et de photographier facilement tout ce qui se passe en classe.

Dès lors, les élèves en arrivent aux pires dérives : faire des photos dégradantes à caractère sexuel, filmer les enseignants pour les tourner en dérision...

 

C'est là une forme de violence, un mépris de l'autorité des enseignants.

 

Il était question d'interdire les portables dans les écoles et les collèges, mais on voit bien qu'une telle mesure n'est pas respectée.

Les enseignants subissent de plus en plus la violence de nos sociétés : insultes, déni d'autorité, mépris des parents.

 

Emmanuel Macron l'avait promis lors de sa campagne : il ferait interdire les portables à l'école. Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer avait confirmé cette interdiction pour les élèves des écoles et collèges. Cette mesure devait être appliquée à la rentrée 2018.

Des annonces non suivies d'effets... comme le prouve ce qui est arrivé à cette enseignante.

Dans une société de consommation dominée par l'individualisme, tout est contesté, et notamment le travail et l'autorité des enseignants.

 

 

 

Source :

 

https://www.lepoint.fr/education/photos-malveillantes-prises-par-un-eleve-c-est-une-sorte-de-harcelement-08-01-2019-2284046_3584.php#xtmc=enseignante&xtnp=1&xtcr=7

 

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