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13 janvier 2021 3 13 /01 /janvier /2021 09:35
Le fanatisme des partisans de Donald Trump...

 

 

Il a suffi d'un article publié sur Agoravox pour que se déchaîne une tempête de commentaires haineux et hideux à mon encontre...

 

Cet article intitulé "Trump lamentable jusqu'au bout..." a suscité un délire de réactions violentes, incontrôlées, un déversoir de rancoeurs et de haines.

Des insultes, des moqueries façon Trump... ces commentateurs n'ont même pas conscience qu'ils se discréditent eux-mêmes en balançant de tels propos...

 

Evidemment, ce sont des partisans de Trump : ils adoptent le même langage, le même mépris d'autrui... Des copies conformes ! Ils ne doutent de rien, ces Trumpistes !

 

Par exemple, ce commentaire particulièrement odieux :

"Pas besoin de lire l’article pour ressentir un immense dégoût.
Hurler avec la meute contre le perdant — C’est bien vous ça rosemar.

Bien à l’abri derrière votre anonymat, vous êtes aussi lâche que répugnante.
Oui, il y aura une sérieuse épuration à faire un jour ou l’autre.
Des gens comme vous ne méritent pas de vivre."

 

Ce sont là des propos indignes d'un commentateur qui s'exprime dans un journal citoyen. Les termes employés sont d'une virulence extrême : c'est une véritable incitation à la haine.

Le terme d'épuration utilisé ici laisse songeur : pas de pitié pour les opposants à Trump, ils ne "méritent pas de vivre" !

 

Je précise que ce commentateur utilise lui-même un pseudonyme pour m'insulter à loisir, mais lui n'est pas un lâche, bien sûr, lui ne se cache pas à l''abri de son anonymat !

C'est un comble !

 

Je pense, bien sûr, à ce qui est arrivé à cet enseignant Samuel Paty, condamné d'office pour avoir défendu la liberté d'expression, condamné et assassiné lâchement et froidement. Eh oui ! ceux qui l'ont dénoncé sur les réseaux sociaux pensaient aussi sans doute qu'il ne méritait pas de vivre.

Terrifiant !

Tout de même, certains intervenants ont demandé à ce commentateur de s'excuser... mais en vain.

Finalement, le commentaire a été supprimé par les instances d'Agoravox.

 

Je pourrais évoquer aussi les commentaires sexistes de ces Trumpistes français, par exemple :

"Je n’ai lu que le titre.

Sacré ROSEMAR, occupe toi de la soupe !

Ne t’essaye pas à la politique surtout."

 

Le tutoiement, le mépris, l'autosuffisance, oui, des propos dignes de Trump !

 

Il serait temps que chacun mesure la portée de ses propos : ce sont des adultes qui s'expriment sur ce forum, mais on a l'impression que certains sont incontrôlables, totalement aveuglés par leurs passions.

 

 

Le fanatisme des partisans de Donald Trump...
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27 novembre 2020 5 27 /11 /novembre /2020 12:15
Pas de perpétuité pour Jonathann Daval ?

 

 

Un verdict surprenant à l'issue du procès de Jonathann Daval : 25 ans d'emprisonnement pour le meurtre de sa compagne, 25 ans sans période de sûreté..., alors que l'avocat général avait requis la perpétuité.

 

Tout de même, Jonathann Daval n'est pas seulement coupable de meurtre, il a aussi menti à maintes reprises, inventant même un complot familial pour se disculper. Après avoir tué sa femme, il est allé jusqu'à maltraiter son corps, le brûlant en partie.

Sa jeune femme Alexia a été décrite comme une personne "autoritaire", voire "humiliante", comme si cela pouvait excuser le crime...

Cet argumentaire de la défense transforme curieusement la victime en coupable : c'est une façon de justifier et d'excuser le meurtre d'Alexia Daval, une façon d'accuser la victime.

 

Un féminicide odieux et la peine infligée au meurtrier paraît bien légère....

Il est probable que grâce à des remises de peine, le meurtrier sera libéré dans quelques années, 15 ans,  peut-être moins ?

En France, les violences faites aux femmes se multiplient et un tel verdict ne paraît guère propice à atténuer cette tendance.

 


En France, une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint. Alexia Daval a succombé elle aussi sous les coups de son compagnon.

Le scénario macabre qui a suivi est assez accablant pour le meurtrier : il a transporté le corps dans sa voiture, il a brûlé le cadavre, il a maquillé le crime et a inventé un meurtre de joggeuse.

 

En France, les femmes victimes de violences sont confrontées à une justice patriarcale.

Le simple fait de porter plainte peut  devenir un calvaire.

"Pousser la porte d'un commissariat pour dénoncer un conjoint violent relève de l'acte de bravoure", commente Céline Marcovici, avocate à la cour de Paris et présidente de l'association Avocats, Femmes et Violences.

Les policiers sont parfois indélicats ou terriblement maladroits, voire culpabilisants  : "C'est votre faute, pourquoi vous le faites revenir ?", "Pourquoi avoir autant attendu pour porter plainte ?"…)

Lors du premier confinement, les violences faites aux femmes se sont multipliées et aggravées.

Etre enfermée avec un conjoint violent, c'est terrifiant !

 

Françoise Héritier a dénoncé cette violence due essentiellement à une culture patriarcale :

 

"Lorsque nous parlons de la violence, des violences exercées à l’encontre des femmes, il ne vient à l’idée de personne de dire par qui… Mais les violences exercées à l’encontre des femmes, et bien il faut le reconnaître, dans toute l’histoire de l’Humanité et encore maintenant, ce sont des violences exercées par l’autre moitié sexuée de l’Humanité. Bien sûr, il y a des femmes qui exercent des violences contre d’autres femmes (…) mais généralement ce sont des violences masculines."

Est-ce dans la nature de l'homme d'être violent ? La réponse sans équivoque de Françoise Héritier :

"On nous parle d’une nature, d’une nature qui serait plus violente chez les hommes, qui serait fondamentalement dominatrice, et on nous parle aussi d’accès de bestialité. Dans tous les cas, on a tout faux ! Ce n’est pas une nature, c’est une culture ! C’est justement parce que les humains sont capables de penser, qu’ils ont érigé un système, qui est un système de valences différentielles du sexe. Et cela s’est passé il y a fort longtemps.

Nous sommes ainsi les seuls parmi les espèces où les mâles tuent les femelles. Ce n’est donc pas une question de bestialité, de nature, et parce que ce n’est qu’une question de pensée, de culture, de construction mentale, nous pouvons penser que la lutte peut changer cet état de fait."

 

 

 

 

Sources :

https://www.huffingtonpost.fr/entry/violences-faites-aux-femmes-la-france-est-le-paradis-des-violeurs-dit-salmona_fr_5fba68a1c5b66bb88c5ed10a

 

 

 

https://www.lepoint.fr/justice/violences-conjugales-il-y-a-encore-des-policiers-qui-refusent-de-prendre-les-plaintes-25-11-2020-2402542_2386.php

 

https://www.franceculture.fr/conferences/hesam-universite/nous-sommes-les-seuls-parmi-les-especes-ou-les-males-tuent-les-femelles

 

 

 

 

Pas de perpétuité pour Jonathann Daval ?
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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 10:51
Est-ce que ce monde est sérieux ?

 

Comment dire la barbarie de la corrida ? Comment restituer la souffrance de l'animal voué à être sacrifié dans l'arène ?

Francis Cabrel a fait le choix judicieux de nous faire entendre les pensées d'un taureau qui s'exprime à la première personne : il personnifie l'animal qui retrouve ainsi toute sa dignité et toute sa noblesse.

 

Le poète nous fait voir le taureau, au moment même où il va entrer dans l'arène, enfermé, isolé dans une "chambre noire", un lieu effrayant alors que l'animal perçoit des bruits de fête au bout du couloir : le contraste est saisissant entre l'obscurité et la gaieté de l'ambiance créée par les hommes : "on s'amuse, on chante... les fanfares"....

Le contraste est saisissant aussi entre la solitude du taureau et la foule compacte représentée par le pronom indéfini "on" et plus loin par le mot au pluriel : "les fanfares".

L'animal est assailli de sensations, visuelles, auditives, particulièrement intenses : "la chambre noire", puis "le grand jour", le bruit du "verrou", les chants de la foule.

Et tout d'un coup, après une longue attente, le taureau découvre brutalement "le grand jour"...

 

On entre alors dans les pensées de l'animal, qui évoluent vers la compréhension de la situation : il est acculé, obligé d'avancer dans l'arène et d'affronter cette "danseuse ridicule"...

Le torero désigné par cette métaphore est dévalorisé et rabaissé grâce à l'emploi du féminin. Vêtu de son costume clinquant, il se réduit à une image grotesque.

 

Dès lors, l'animal n' a plus qu'une solution : avancer, combattre.

La question réitérée : "Est-ce que ce monde est sérieux ?" montre bien l'absurdité de la situation à laquelle est confronté le taureau : des gens qui se réjouissent d'un combat à venir.

 

L'animal évoque ensuite son pays d'origine l'Andalousie et ses "prairies bordées de cactus"... pour se donner du courage face à l'adversaire désigné encore par des termes péjoratifs : "ce pantin, ce minus".

L'homme est d'ailleurs mis sur le même plan que son chapeau dans l'expression : "lui et son chapeau", il est ainsi ravalé au rang d'objet, méprisable.

 

Et on perçoit la hargne de l'animal acculé à combattre : "Je vais l’attraper, lui et son chapeau
Les faire tourner comme un soleil..."

Et de rajouter avec une assurance marquée par l'emploi du futur :

"Ce soir la femme du torero
Dormira sur ses deux oreilles..."

 

Mais le voilà frappé et terrassé par des coups violents, contraint de "s'incliner".

Et à nouveau, l'animal ne comprend pas qui sont ces êtres qui l'entourent : il pose une question dénonciatrice : les toreros sont assimilés à des "acrobates, Avec leurs costumes de papier" et aussi à des "poupées".

Ces métaphores, cette féminisation les discréditent et les ridiculisent à nouveau.

"Ils sortent d’où ces acrobates
Avec leurs costumes de papier?
J’ai jamais appris à me battre
Contre des poupées..."

 

Face à la douleur, seul le sable de l'arène réconforte l'animal, ainsi que le souvenir de son Andalousie natale.

On le voit aussi "prier pour que tout s'arrête."

 

Le dernier couplet met en scène la mort en direct du taureau avec des contrastes poignants qui soulignent la cruauté dont sont capables les humains : le rire, la danse devant la mort.

"Je les entends rire comme je râle
Je les vois danser comme je succombe
Je pensais pas qu’on puisse autant
S’amuser autour d’une tombe."

 

Le texte s'achève avec ces paroles en espagnol, une invitation à danser encore autour de la mort des taureaux, comme une tradition qui se perpétue inlassablement :

"Si, si hombre, hombre
Baila, baila

Hay que bailar de nuevo
Y mataremos otros
Otras vidas, otros toros
Y mataremos otros
Venga, venga a bailar...
Y mataremos otros

Oui, oui mec
Danse, danse
Faut danser de nouveau
Et nous en tuerons d’autres
D'autres vies, d'autres taureaux
Et nous en tuerons d'autres
Allez viens
Venez, venez danser… "

 

La mélodie d'abord sombre, ténébreuse restitue bien la cruauté de la corrida, puis elle s'anime au rythme de la fête, et s'emporte pour évoquer l'agonie terrible de l'animal.

Cette dénonciation de la tauromachie met bien en évidence la violence des hommes, leur inconscience face à la douleur, leur mépris du vivant.

 

Le texte :

 

https://www.paroles.net/francis-cabrel/paroles-la-corrida

 

 

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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 17:44
Réseaux sociaux : jouir de la souffrance des autres...

 

 

Cyber harcèlement, insultes récurrentes, photomontages dégradants : les femmes sont plus particulièrement des cibles sur Twitter, Facebook.

Certains journalistes eux-mêmes se sont livrés à ce "jeu" cruel du harcèlement.

 

La méchanceté devient ainsi une preuve de valeur sociale, le dénigrement personnel est érigé en "coolitude branchée."

C'est ainsi qu'on a découvert récemment "la ligue du lol", un groupe constitué de journalistes qui s'appliquait à harceler quelques hommes et beaucoup de femmes, identifiées comme féministes.

 

Cette explosion de haine qui se déverse sur internet, ce flot d'insultes révèlent une société en manque de repères.

Quel plaisir peut-on prendre à harceler des victimes fragiles ?

Et quand ce sont des journalistes qui se livrent à une telle activité, on peut s'interroger sur le fonctionnement des réseaux sociaux où l'agressivité est bien vue, presque valorisée.

Une dizaine de journalistes français en vue ont été écartés ou renvoyés de leurs postes. Ils ont passé une décennie sur Twitter à insulter en toute impunité des femmes qui avaient eu le malheur d'apparaître sur leurs radars. 

 

Evidemment, l'anonymat favorise ces phénomènes de violence verbale : la parole se libère, elle éructe, elle déborde...

Certes, les réseaux sociaux ont un rôle positif, mais on observe une forme de "dilution des responsabilités, de dimension régressive, une forme de barbarie, de sadisme."

Ces plateformes deviennent de véritables fléaux.

De nombreux journalistes préfèrent se retirer des réseaux sociaux pour ne pas avoir à affronter des flots de haine, de reproches divers. Mais on laisse alors la place à ceux qui se livrent à ces débordements, on leur cède.

 

Ceux qui s'adonnent à ce petit jeu de massacre ne se discréditent-ils pas eux-mêmes ?

Insultes sexistes, insultes qui visent à amoindrir, à dénier toute intelligence à celui ou celle que l'on veut annihiler, insultes qui s'attaquent à l'aspect physique...

Et ces insultes se multiplient... Elles envahissent la toile, haineuses, dévastatrices.

 

Il m'est arrivé de subir, ainsi, des flots d'insultes sur Agoravox, et pendant 3 ans environ, j'ai renoncé à publier sur ce média : il est vrai que le harcèlement peut faire des ravages, et avoir des conséquences graves notamment sur les jeunes, les adolescents. Certains se spécialisent dans le commentaire haineux et malveillant...

 

Chacun doit se montrer responsable sur la toile : les insultes ne sont qu'une marque d'hybris, de démesure et d'irréflexion, il faut aussi les prendre avec du  recul et refuser de se laisser intimider par les fous furieux de la toile...

 

 

 

Source :

https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/complotisme-harcelement-faut-il-quitter-les-reseaux-sociaux

 

 

 

Réseaux sociaux : jouir de la souffrance des autres...
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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 11:16
Gilets jaunes : la tentation du matérialisme et de l'extrémisme ?

 

 

 

Une des principales revendications des gilets jaunes est le pouvoir d'achat. Dans une société matérialiste où tout s'achète et tout se vend, il n'est pas étonnant de voir surgir cette revendication.

Nous vivons entourés d'objets de toutes sortes : téléphones portables, télévisions, tablettes, et nous en voulons toujours plus.

 

J'écoutais hier l''intervention d'une infirmière qui manifestait avec les gilets jaunes. Elle disait notamment : " On ne peut pas aller au resto, ça coûte trop cher..."

Je ne conteste pas les difficultés rencontrées par nombre de salariés pour boucler leur fin de mois : il est intolérable de ne pas pouvoir assurer sa subsistance et celle de sa famille quand on travaille.

Mais de là à exiger de pouvoir se rendre au restaurant... ?

 

Ceux qui rencontrent de vraies difficultés, ce sont ceux qui sont contraints d'aller aux restos du coeur pour se nourrir. Ces gens sont vraiment à la peine.

 

 

Evidemment, le monde moderne offre de multiples tentations : sur Amazon, on peut acheter toutes sortes de produits.

Comme l'écrit Harari dans son ouvrage Homo Deus, "le luxe d'hier devient nécessité d'aujourd'hui."

Il ajoute : "La modernité a incité les gens à vouloir toujours plus, et a démantelé les disciplines séculaires qui tempéraient la cupidité.... Le capitalisme a sanctifié un système vorace et chaotique qui croît à pas de géant, sans que personne comprenne ce qui se passe et où nous courons."

Regardons ce qui se passe pour Amazon : cette société ne se contente pas de vendre des produits, elle détruit et jette aussi des millions d'invendus. Cette multinationale arrive à gagner des sommes colossales même en détruisant des produits.

 

Il est vrai que les dépenses contraintes des ménages ont augmenté : hausse des loyers, des frais bancaires, des abonnements téléphoniques, des énergies.

Ces dépenses pèsent trop lourdement dans le budget des gens modestes. Elles doivent être réduites pour permettre à chacun de vivre de son travail.

 

Le mouvement des gilets jaunes porte de justes revendications, mais il a tendance à se radicaliser et à exiger toujours plus.

Le risque est grand de tomber dans une forme d'extrémisme : la violence des manifestations crée un climat délétère et dangereux.

Méfions nous des extrémistes et de leur discours haineux. Méfions-nous des conséquences à venir...

Certains cautionnent la violence, la justifient : ils se réjouissent de voir des policiers tabassés. Les réseaux sociaux favorisent ce phénomène et c'est inquiétant.

 

 

 

 

 

 

https://www.nouvelobs.com/societe/20190114.OBS8461/tribune-gilets-jaunes-quand-l-ultra-democratisme-menace-la-democratie.html

 

https://www.franceculture.fr/emissions/lhumeur-du-matin-par-guillaume-erner/lhumeur-du-jour-par-guillaume-erner-du-mardi-15-janvier-2019

 

 

 

 

 

Gilets jaunes : la tentation du matérialisme et de l'extrémisme ?
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9 janvier 2019 3 09 /01 /janvier /2019 09:49
Le portable en classe : encore des problèmes...

 

 

La plupart des élèves possèdent désormais un portable : certains n'hésitent pas à l'utiliser en cours, malgré les interdictions. Consultations de messages, sonneries intempestives, le portable favorise la distraction, l'inattention.

Combien d'élèves sont tentés de s'en servir en classe !

 

Et que penser de ce qui est arrivé à une enseignante d'un collège du Tarn-et-Garonne ? Des élèves sont soupçonnés d'avoir pris à plusieurs reprises des photos sous la jupe de ce professeur.

Cette enseignante d'anglais au collège Pierre-Darasse, à Caussade, dans le Tarn-et-Garonne a porté plainte, il y a quelques semaines, contre plusieurs élèves de l'établissement : ils ont pris plusieurs photos d'elle, dont plusieurs sous sa jupe, et les ont diffusées sur les réseaux sociaux. 

Elle a été aussi photographiée en pantalon, avec des gros plans sur ses fesses et un doigt d'honneur devant. 

 

On comprend le désarroi de cette enseignante : de tels comportements sont inadmissibles, c'est une forme de malveillance et d'irrespect.

Le portable permet, ainsi, de filmer et de photographier facilement tout ce qui se passe en classe.

Dès lors, les élèves en arrivent aux pires dérives : faire des photos dégradantes à caractère sexuel, filmer les enseignants pour les tourner en dérision...

 

C'est là une forme de violence, un mépris de l'autorité des enseignants.

 

Il était question d'interdire les portables dans les écoles et les collèges, mais on voit bien qu'une telle mesure n'est pas respectée.

Les enseignants subissent de plus en plus la violence de nos sociétés : insultes, déni d'autorité, mépris des parents.

 

Emmanuel Macron l'avait promis lors de sa campagne : il ferait interdire les portables à l'école. Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer avait confirmé cette interdiction pour les élèves des écoles et collèges. Cette mesure devait être appliquée à la rentrée 2018.

Des annonces non suivies d'effets... comme le prouve ce qui est arrivé à cette enseignante.

Dans une société de consommation dominée par l'individualisme, tout est contesté, et notamment le travail et l'autorité des enseignants.

 

 

 

Source :

 

https://www.lepoint.fr/education/photos-malveillantes-prises-par-un-eleve-c-est-une-sorte-de-harcelement-08-01-2019-2284046_3584.php#xtmc=enseignante&xtnp=1&xtcr=7

 

Le portable en classe : encore des problèmes...
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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 13:06
Le droit de casser ?

 

 

Paris incendié, des voitures brûlées, des vitrines caillassées, des magasins pillés, l'Arc de Triomphe saccagé, des scènes d'émeutes, des blessés... des groupes de casseurs sont venus troubler les manifestations des gilets jaunes.

Triste spectacle ! Des laissés pour compte, des délinquants ont revêtu le gilet jaune et se sont mêlés aux manifestants.

 

La violence de ces casseurs a atteint des sommets : on imagine le désarroi de ceux qui ont vu leur voiture incendiée, leur magasin pillé.

La désespérance est grande mais rien ne justifie que l'on s'attaque aux biens d'autrui, que l'on détruise à tort et à travers le mobilier urbain, ou que l'on pille des vitrines.

 

Les voyous sont à l'oeuvre, ceux qui vivent de trafics, ceux qui profitent de manifestations pour se remplir les poches.

L'occasion est trop bonne ! Revêtir un gilet jaune, se fondre dans la foule pour se livrer à des exactions, en toute impunité ou presque.

Le droit de casser, le droit de piller ?

Non, ce n'est pas acceptable.

Les gilets jaunes eux-mêmes condamnent cette violence exacerbée, ils doivent le faire avec la plus grande fermeté.

Mais rien n'empêchera les casseurs, les fauteurs de troubles, les extrémistes de venir s'immiscer dans les manifestations, comme c'est désormais le cas, le plus souvent.

Le droit de casser, le droit de voler, le droit de tout détruire ? Non, c'est intolérable.

 

Dans les établissements scolaires, certains élèves s'octroient aussi le droit de bavarder, d'arriver en cours sans leurs affaires, de ne pas faire le travail demandé, parfois d'insulter, de tutoyer les enseignants.

Plus de retenue, plus de respect...

L'essentiel est de contester l'ordre établi, pour s'affranchir de toutes contraintes, pour se libérer de toutes entraves à la liberté.

 

Lorsque, dès l'enfance, dès l'adolescence, des règles strictes ne sont pas instaurées, le risque est grand que des habitudes d'incivilité se perpétuent.

Ainsi, l'incivilité est partout, l'individualisme règne en maître dans nos sociétés.

"Mon plaisir, mon bonheur, avant tout."

Peu importe si l'on écrase l'autre... Dans les immeubles, les voisins sont indifférents aux autres, sur la route, c'est souvent la loi de la jungle, au travail, c'est pareil.

Le mouvement des gilets jaunes, lui, se veut fédérateur et solidaire : il faut souhaiter qu'il le reste, et qu'il ne soit pas dévoyé.

Il faut souhaiter que la solidarité prime enfin !

 

 

 

 

 

Le droit de casser ?
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18 juillet 2018 3 18 /07 /juillet /2018 08:36
Désormais, on se lâche !

 

 

De plus en plus, le langage se libère, se relâche : fini l'usage de la politesse, finie la courtoisie...

 

Sur les réseaux sociaux, sur internet, les insultes se multiplient, les allusions graveleuses, sexistes ne sont pas rares.


Les "fesses et le cul" ont aussi la cote : ils se vendent bien, en ces temps où l'insulte est à la mode... Ils s'affichent dans des films, des magazines, des journaux pour attirer le chaland. 

La violence verbale envahit la toile : derrière leur ordinateur, protégés par l'anonymat d'un pseudonyme, certains se permettent d'insulter, de moquer, de ridiculiser à tout propos.

 

Au lieu d'argumenter, d'alimenter le débat, ils se contentent de balancer des invectives...

Vous voilà taxé de "sottise", de "bêtise", vous êtes "incompétent", on traite les femmes de "vieilles rombières"...

Une façon de rabaisser l'autre... de le terrasser...

L'art de la conversation se perd : il devient foire d'empoigne, assaut d'incivilités.

 

Et partout, on se lâche.

Les élèves n'hésitent pas à insulter les enseignants : parfois, une mauvaise note suffit à provoquer leur colère, leur indignation et une salve d'injures.

D'ailleurs, la spontanéité est de plus en plus prisée par les inspecteurs : il faut que la classe soit vivante ! Et on en oublie les notions les plus élémentaires de respect et de retenue.

Les femmes et les hommes politiques ne sont pas en reste... ils utilisent volontiers un langage relâché : "pognon de dingue", "casse-toi, pauvre con".

La parole se veut spontanée, immédiate, débarrassée de fioritures, brutale.

On ne choisit plus ses mots, on ne nuance plus sa pensée.

 

Sur internet, certains se font une spécialité de l'insulte : ce sont des monomaniaques de l'injure. Invariablement, ils cherchent à rabaisser, à dégrader et dénigrer.

Internet favorise et amplifie ce phénomène : la réactivité est immédiate, la pensée et la réflexion s'affaiblissent...

 

Pourtant, ce sont des adultes qui s'expriment mais ils se comportent comme des adolescents mal élevés, braillards...

Insulter, ce n'est pas raisonner, c'est de l'ordre du réflexe et de l'impulsivité.

Insulter, c'est une démission de la pensée, un renoncement à la réflexion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Désormais, on se lâche !
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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 12:14
Le témoignage terrifiant d'une surveillante d'un collège de banlieue...

 

 

Quand un établissement scolaire devient un lieu de violences et de peur, on ne peut que se révolter devant une telle situation.

Un établissement scolaire devrait être un lieu de savoir et de paix : or, dans certaines banlieues, des collèges et des lycées deviennent des territoires perdus de la République.

Une surveillante d'un collège de la région parisienne, classé REP témoigne : elle raconte un quotidien fait d'insultes, de violences où règnent la drogue, l'intolérance, une imprégnation religieuse inquiétante.

Quelles en sont les raisons ?

Le tableau que dresse cette surveillante est édifiant :

-Absence de sanctions car le chef d'établissement juge les conseils de discipline épuisants et inutiles.

-Laxisme qui conduit à tout accepter : insultes, violences verbales et physiques, drogue...

-Un discours religieux qui s'introduit dans les établissements scolaires...

 

Mais, quand les enfants ont tous les droits, comment peut fonctionner l'institution scolaire ?

Des lois et des règles de discipline sont indispensables...

C'est rendre un bien mauvais service aux élèves que de ne pas leur donner des cadres de vie rigoureux.

 

Certains établissements deviennent, ainsi, des lieux de non droit où tout est permis.

Comment les enseignants peuvent-ils travailler dans de telles conditions ? Comment peuvent-ils tout simplement survivre ?

Certaines enseignantes se rendent au travail, la peur au ventre, redoutant les insultes, les dérapages, la violence verbale et physique.

 

Les politiques éloignés des réalités du terrain refusent de voir les problèmes que connaissent de nombreux établissements de banlieue.

 

A toutes ces raisons, il faut en ajouter une autre : la culture a été, depuis des années, suspectée, on la jugeait élitiste à tel point qu'on a voulu amoindrir l'enseignement de l'orthographe et de la grammaire, ou encore supprimer le latin et le grec, disciplines pourtant formatrices.

Et voilà le résultat de ces démissions : la violence grandissante dans nombre d'établissements scolaires...

L'inculture rend les élèves agressifs, elle les prive de la maîtrise du langage qui permet une émancipation, elle les isole du monde et de ses beautés.

L'inculture favorise les préjugés sexistes, elle est source d'incompréhension et d'angoisses...

 

 

 

 

 

 

Source :

http://www.lepoint.fr/societe/dans-les-tourments-d-un-college-de-banlieue-13-04-2018-2210355_23.php

 

 

 

 

 

Le témoignage terrifiant d'une surveillante d'un collège de banlieue...
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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 09:23
Christine Angot : le mauvais choix...

 

 

L'émission présentée par Laurent Ruquier ONPC a donné lieu, ce samedi 30 septembre, à une scène assez surréaliste.

 

Sandrine Rousseau était venue parler de son livre évoquant l'agression sexuelle dont elle a été victime, de la part de Denis Baupin.

 

Alors que Sandrine Rousseau expliquait qu'une cellule de lutte contre le harcèlement avec des personnes "formées à écouter la parole" avait été mise en place à Europe Ecologie Les Verts,  Christine Angot s'est soudainement emportée.

"Mais arrêtez, il n'y a personne qui peut entendre..." a-t-elle affirmé, avec véhémence...

 

Et à la question posée par Sandrine Rousseau : "Mais, alors, comment on fait ?", la réponse de Christine Angot avait de quoi surprendre : "On se débrouille, c'est comme ça".

 

Autrement dit, les victimes d'agressions sexuelles sont invitées à se taire !

On imagine le désarroi de Sandrine Rousseau face à une telle incompréhension.

Christine Angot a alors quitté le plateau en hurlant : "Je retourne dans ma loge là, c'est pas possible. Je ne peux pas entendre des trucs pareils."

Il faut préciser que cette séquence a été coupée lors de la diffusion de l'émission : on n'a pas vu le départ de Christine Angot.

 

Yann Moix, lui aussi, n'a pas été très amène à l'égard de la jeune femme, lui reprochant de ne pas avoir donné les détails de son agression : "J'aurais voulu voir l'agression", a-t-il dit, lorsque l'enregistrement de l'émission a repris. "Je vous ai entendu beaucoup parler sur cette violence, mais très étrangement, et avec tout le respect que je vous dois, je n'ai pas senti cette violence."

 

On avait, alors, la curieuse impression que la victime devenait coupable... coupable, d'une part, d'avoir parlé, et d'autre part, coupable de ne pas en avoir dit assez !

On le sait : souvent, quand une femme vient déposer plainte pour violences, on ne prend pas suffisamment en considération ses souffrances.
 
On les banalise, on les admet, parfois même on va jusqu'à considérer que les femmes sont elles-mêmes coupables des violences qu'elles subissent...

 

La réaction de Christine Angot a été disproportionnée et excessive devant une femme qui venait exposer sa détresse.

Ce n'est pas la première fois qu'elle fait dans l'excès et la démesure : on se souvient de ses propos face à François Fillon, lors de l'Emission politique, elle refusait d'évoquer la notion de dialogue, elle avait fait preuve d'une rare violence, ayant du mal à se contrôler.

 

On peut le rappeler : Christine Angot a été elle-même victime d'un inceste dans son enfance, ce qu'elle raconte dans un de ses romans, mais ce n'est pas une raison pour se prévaloir de détenir une vérité absolue sur la conduite à tenir face à une agression sexuelle.

 

Dans tous les cas, Sandrine Rousseau n'a pas obtenu le soutien qu'elle méritait, au regard du traumatisme qu'elle a dû subir. 

Et c'est regrettable, notamment quand on songe à toutes ces femmes qui ne sont pas écoutées, alors même qu'elles ont été agressées et humiliées.

 

Manifestement, Christine Angot a des difficultés à se maîtriser et à garder une certaine hauteur de vue et une certaine distance sur les problèmes et les événements.

 

 

 

 

 

 

Christine Angot : le mauvais choix...
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