Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
4 mai 2022 3 04 /05 /mai /2022 09:45
Le porno est partout !

 

Les sites pornographiques se sont multipliés sur internet : un danger pour les jeunes qui peuvent être exposés, très tôt, à des images dégradantes...

"À 12 ans, près d’un enfant sur trois a déjà été exposé à la pornographie.  Aujourd’hui, il n’a jamais été aussi facile pour les mineurs d’accéder à des contenus pornographiques, de manière délibérée ou accidentelle. Mais cette situation n’est pas toujours connue des parents : seulement 7% d’entre eux estiment que leurs enfants regardent de la pornographie au moins une fois par semaine.

 

Depuis plusieurs années, les professionnels de santé ainsi que les acteurs du numérique s’accordent à reconnaître l’impact négatif de la pornographie sur le développement psychologique des enfants.

Si la majorité des parents sont conscients que le numérique augmente le risque d’accès aux contenus inappropriés,  la première exposition à la pornographie arrive de plus en plus tôt, la plupart du temps avant 12 ans, et elle est très souvent involontaire : un jeune sur deux affirme être tombé dessus par hasard , et plus de la moitié estime avoir vu ses premières images pornographiques trop jeune .

Or l’exposition prématurée des mineurs aux contenus pornographiques peut engendrer de graves conséquences : choc ou traumatisme, notamment lors d’une exposition involontaire. Près d’un quart des jeunes déclarent que la pornographie a eu un impact négatif sur leur sexualité en leur donnant des complexes et 44% des jeunes ayant des rapports sexuels déclarent reproduire des pratiques qu’ils ont vues dans des vidéos pornographiques.

Enfin, la pornographie représente un obstacle à l’égalité entre les femmes et les hommes : la majorité des contenus pornographiques aujourd’hui sur Internet tend à valoriser la domination masculine et à mettre en scène des scènes de violences à l’égard des femmes. Ces images influencent les plus jeunes."

 

Comme l'écrit Bruno Patino, dès les années 90, "si l'internet était balbutiant à l'époque, il ne l'était pas pour un marché déjà très en forme, celui du sexe et de la pornographie en ligne. Les services numériques qui se développaient voyaient se multiplier les images pornographiques sur leur site..."

De nos jours, sur Instagram, les spams sexuels ont envahi la messagerie directe du service.

Omegle, une nouvelle plate-forme de messagerie vidéo américaine est très prisée des adolescents, elle a été signalée à la justice par le gouvernement après une enquête dénonçant l'exposition des jeunes utilisateurs à des comportements sexuels.

J'ai moi-même reçu des messages à caractère sexuel sur la messagerie de mon blog... bien sûr, je n'ai jamais ouvert ces messages.

 

Et voici que le porno s'invite aussi au parlement britannique !

Longtemps accusé d’avoir regardé du porno au Parlement, un député britannique a fini par craquer et par avouer au bord des larmes, évoquant un "moment de folie."

Le député conservateur britannique Neil Parish a annoncé samedi 30 avril qu'il allait démissionner, avouant qu'il avait bel et bien regardé de la pornographie à la Chambre des communes, ce dont il avait été accusé par d'autres parlementaires. "Je cherchais des tracteurs", a assuré à la BBC l'élu de 65 ans, ancien fermier.

"Je suis tombé sur un autre site qui avait un nom similaire et j'ai regardé pendant un moment, ce que je n'aurais pas dû faire", a-t-il tenté d'expliquer. "Mais mon crime, mon plus grand crime, c'est que j'y suis retourné une seconde fois, et c'était délibéré", a-t-il avoué au bord des larmes, évoquant un "moment de folie."

Des tracteurs ! La belle excuse !

Le porno est addictif et agit comme une drogue... et ce député britannique vient encore de le démontrer...

 

 

Source :

https://www.lepoint.fr/insolite/apres-avoir-regarde-du-porno-au-parlement-un-depute-demissionne-30-04-2022-2473831_48.php

 

 

 

 

Le porno est partout !
Partager cet article
Repost1
19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 09:43
On ne frappe pas une femme...

 

 

L'affaire Bertrand Cantat affole la toile et fait du bruit dans le Landerneau : on déplore que le chanteur se produise en concert et on le fait savoir.

Concerts annulés, reportés, pétitions en ligne, manifestations devant les salles de concert, pression des élus locaux...

 

Le chanteur a été condamné à huit ans de prison pour avoir donné en 2003 des coups mortels à sa compagne, Marie Trintignant. Il a été libéré en 2007 de la prison de Muret dans le sud-ouest, après avoir purgé plus de la moitié de sa peine.

Certains affirment haut et fort qu'il a bien payé son crime... La justice l'a condamné puis libéré...

 

La ministre de la Culture Françoise Nyssen a ainsi réagi aux différentes manifestations qui accompagnent les concerts de l'ancien chanteur de Noir Désir.  Bertrand Cantat "a le droit de vivre sa vie,  il a payé", a déclaré la ministre...

Philippe Laflaquière, le juge qui a libéré Cantat, dénonce l'impossible droit à l'oubli pour le chanteur, qui serait soumis à une "dictature de l'émotion" amplifiée par la puissance des réseaux sociaux. 

 

Oui mais la discrétion, le respect de la famille de Marie Trintignant, la décence devraient inciter le chanteur à ne plus parader sur scène.

Bertrand Cantat reste comme l'image et le symbole des violences faites aux femmes...

Un symbole de toutes ces femmes qui meurent régulièrement sous les coups de leur conjoint...

 

Comment effacer cette image ?

Comment faire oublier le meurtre qui a été commis quand on se produit sur scène ?

Un homme ne frappe pas une femme, un homme sait et connaît sa force et il ne devrait pas se permettre de lever la main sur une femme...

 

Pour reprendre la phrase célèbre du père de Camus, "un homme, ça s'empêche..."

Et "ça s'empêche" de frapper une femme à mort, en lui portant une multitude de coups.

ça s'empêche de frapper une femme à terre.

C'est une morale qui dit que l'humanité de l'homme est dans les limites qu'il s'impose à lui-même, et ce, quelles que soient les circonstances.

 

Comment ne pas comprendre le désarroi des parents de Marie Trintignant qui voient Bertrand Cantat se produire sur scène ?

D'autant que le personnage semble persister dans un comportement violent à l'égard des femmes...

Ainsi, selon le journal Le Point, au mois de février, une artiste de quarante-cinq ans a déposé une main courante contre Bertrand Cantat pour harcèlement. "Il se fait passer pour un ami, mais en réalité il a un comportement menaçant et violent psychologiquement", aurait déclaré la quadragénaire, qui a voulu laisser une trace écrite des agissements de l'ancien leader de Noir Désir.

Bertrand Cantat soupçonné encore de violences, après avoir été condamné pour meurtre ?

Apparemment, le chanteur n'a pas pris la mesure de ses actes, il est susceptible de recommencer.

"Un homme, ça s'empêche..." Et Bertrand Cantat devrait, de lui-même, prendre conscience de la violence dont il s'est rendu coupable.

Il devrait, de lui-même, ne plus se produire sur scène, afin d'éviter toutes polémiques...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On ne frappe pas une femme...
Partager cet article
Repost0
8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 08:45
Le sexisme ordinaire...

 

 

En regardant la liste des articles publiés sur Agoravox, on peut constater que la plupart des rédacteurs sont des hommes, comme si les femmes étaient presque exclues de ce cercle réservé à la gent masculine...

Les femmes devraient-elles se cantonner aux tâches ménagères ? N'auraient-elles pas le droit de s'exprimer sur un média comme Agoravox ?

Curieuse inégalité !

 

Mais, au fond, c'est encore le cas dans de nombreux domaines...

Inégalité dans les salaires, inégalité dans les tâches ménagères qui restent trop souvent dévolues en grande partie aux femmes, inégalité dans le travail car certains postes sont réservés presque exclusivement aux hommes, violences subies par les femmes...

Il reste encore bien des progrès à accomplir pour atteindre une égalité...

 

Que dire de certaines persistances culturelles ?

La femme considérée comme une mineure, la femme incapable de réflexion, la femme frivole attachée à des apparences...

Que de clichés persistent encore !

J'ai ainsi reçu des messages insultants et sexistes de la part des modérateurs d'Agoravox...

Par exemple :

"Banalités de collégien... "

"Ce billet traduit un âge mental de 15 ans de l'auteure qui ferait mieux de ne plus écrire car ses textes sont sans intérêt, niveau commentaire de bistrot..."
"C'est le type même de bavardage totalement creux, de l'autoérotisme verbal comme en font celles qui n'ayant jamais rien fait n'ont rien à dire..."

 

Bien évidemment, ces messages outranciers restent anonymes et ne sont même pas signés.

Ils relèvent, à mon sens, d'une forme de sexisme, comme si une femme était inapte à la réflexion, une façon de rabaisser l'autre.

On peut noter la généralisation de l'expression : "ses textes sont sans intérêt", on peut constater des clichés souvent utilisés : "la femme bavarde, celles qui n'ont jamais rien à dire..."

 

Voilà des jugements péremptoires, qui ne sont même pas argumentés... L'insulte n'est aucun cas une argumentation.

Cela relève de l'intimidation,  d'une forme de misogynie et de sexisme ordinaires.

On y perçoit une volonté de dominer, de réduire à néant, d'annihiler l'autre, de le traiter comme un enfant.

C'est ce que l'on appelle du "machisme"...

 

Combien de femmes sont ainsi traitées comme des mineures dans certains pays qui paraissent bien éloignés de notre culture ?

Combien de femmes sont ainsi méprisées, regardées de haut, infantilisées, considérées comme des objets ?

On le voit : même en France, dans notre pays, le machisme a la vie dure.

Je souhaite, pour ma part, que les femmes soient davantage représentées sur un média comme Agoravox.

Je les encourage à ne pas céder devant ces pressions sexistes...

Je les encourage à prendre la parole afin d'exprimer leurs idées, leurs revendications, leurs expériences...

 

 

 

 

 

 

Le sexisme ordinaire...
Partager cet article
Repost0
31 janvier 2018 3 31 /01 /janvier /2018 09:19
Alexia Daval victime d'un féminicide ?

 

 

 

Le mari d'Alexia Daval a finalement avoué avoir tué son épouse par "accident" : non, Alexia Daval n'a pas été tuée alors qu'elle effectuait un jogging, non, Alexia Daval n'a pas été victime d'un inconnu, d'un rôdeur.

Mensonges, mise en scène, dissimulation, voilà des actes qui accablent le meurtrier...

Après avoir nié les faits, le suspect a été confondu par différents indices présents sur la scène du crime et par de nombreuses incohérences dans ses déclarations.

 

On a vu ce mari éploré et dévasté lors des obsèques de sa femme, on a vu ce mari effondré et on pouvait difficilement penser qu'il était à l'origine de la mort de sa femme.

On imagine le désarroi des parents d'Alexia, eux qui avaient toute confiance en leur gendre.

Le crime a vraisemblablement  été commis au domicile familial.

 

En France, une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint. Alexia Daval a succombé elle aussi sous les coups de son compagnon.

Alors, bien sûr, on peut imaginer une dispute qui a mal tourné et qui a abouti à la mort de la jeune femme.

Mais le scénario macabre qui a suivi est assez accablant pour le meurtrier : il a transporté le corps dans sa voiture, il a brûlé le cadavre, il a maquillé le crime et a inventé un meurtre de joggeuse.

 

Il s'agit bien d'un "meurtre sur conjoint"... Un de plus : 140 femmes sont tuées chaque année en moyenne, en France, par leur conjoint...

C'est un véritable fait de société : certains de ces meurtres sont prémédités, ce n'est pas le cas vraisemblablement dans cette affaire.

Pourtant, le crime se double ici d'une volonté de faire disparaître le corps de la jeune femme, de brûler son cadavre, d'échapper à la justice.

C'est horrible.

 

Le meurtrier a menti pendant 3 mois aux parents d'Alexia. Pendant 3 mois, il a été reçu chez ses beaux parents, il a joué un rôle.

Les parents ont été ainsi manipulés par Jonathann Daval.

On sait que la jeune femme de 29 ans avait été asphyxiée et battue, c'est ce qu'avait révélé l'autopsie.

 

Jonathann Daval paraissait fragile, il semblait comme écrasé par l'acte qu'il avait commis, il était comme pris au piège de son mensonge et de l'horreur de son crime.

Banalement, la jeune femme a été tuée par son conjoint, victime de l'homme qui était son compagnon, victime de ce qu'on appelle un féminicide.

 

L'avocat de Jonathann Davall affirme, quant à lui, que le jeune homme était en fait le souffre-douleur de sa femme.

Le garçon aurait été écrasé, dominé, battu par son épouse.

Mais, c'est elle qui a perdu la vie.

Cet argumentaire de l'avocat transforme curieusement la victime en coupable : c'est une façon de justifier et d'excuser le meurtre d'Alexia Daval, une façon d'accuser la victime.

 

.

 

 

 

 

 

Alexia Daval victime d'un féminicide ?
Partager cet article
Repost0
11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 13:24
La blague de Tex n' a fait rire personne : de très mauvais goût !

 

 

On aura beau dire qu'on peut rire de tout, que l'humour est en général de bon aloi, pourtant, la "blague" de Tex était vraiment digne d'un beauf.

Qui pouvait en rire vraiment ?

 

 Tex, cet humoriste et animateur de télévision a osé ces propos douteux : "Vous savez ce qu'on dit à une femme qui a déjà les deux yeux au beurre noir ? On ne lui dit plus rien, on vient déjà de lui expliquer deux fois."

 

En ces temps troublés, où de nombreuses femmes ont révélé le harcèlement dont elles ont été victimes, en ces temps où chaque année trop de femmes sont tuées sous les coups de leur conjoint, une telle blague paraît indigne.

Je songe à toutes ces femmes assassinées : cette "blague" n'est-elle pas une façon de banaliser les actes de violences contre les femmes ?

 

Oui, certaines blagues sont de mauvais goût, notamment dans certains contextes.

Alors, bien sûr, cela ne mérite pas sans doute une sanction aussi sévère que celle qui a été appliquée : une mise à pied de l'animateur. Mais, je pense qu'un avertissement est nécessaire.

Trop souvent, les violences faites aux femmes sont banalisées, elles ne sont pas prises au sérieux, elles se retournent même parfois contre les victimes.

Alors, il convient, quand on est devant des caméras, de mesurer l'impact de ses propos et d'éviter des blagues qui volent si bas.

 

C'est un fait : les médias cultivent souvent la médiocrité...

 Alors que l'arrivée de la TNT nous promettait une offre de programmes plus importante, les émissions de télé réalité, les séries policières violentes, les jeux stupides se multiplient... De plus en plus, la qualité se dégrade : la culture devrait être plus souvent mise à l'honneur.

 

Et c'est l'inverse qui se produit : des propos vulgaires, grossiers, des blagues douteuses passent à l'antenne. Certaines émissions cultivent le buzz, les foires d'empoigne...

Veut-on propager l'inculture, la grossièreté, la bêtise ?

Veut-on répandre le crétinisme et l'abrutissement ?

On peut se poser la question...

 

Les propos de Tex font penser à des blagues de comptoir : une façon de minimiser ce qui peut arriver aux femmes, une façon de cautionner des violences inadmissibles, une façon de les accepter.

"Blague un peu malheureuse", a reconnu Julien Courbet après l'intervention de Tex sur le plateau de télévision de C8 : un doux euphémisme pour évoquer une bien triste "blague".

Ces propos choquants surgissent quelques semaines après l'affaire Weinstein et les nombreux témoignages de victimes de violences sexuelles. 

 

Tex s'est tout de même excusé devant le tollé suscité par cette blague malsaine.

 

Bien sûr, une plaisanterie n'est pas en soi répréhensible car le rire est bénéfique, on peut rire de tout, à condition que ce soit drôle.

Et, là, non, ce n'est pas drôle..., c'est même vulgaire...

 

 

 

 

 

 

La blague de Tex n' a fait rire personne : de très mauvais goût !
Partager cet article
Repost0
25 novembre 2017 6 25 /11 /novembre /2017 12:25
Violences contre les femmes : c'est aussi un problème de société...

 

 

Certes, la parole se libère depuis l'affaire Weinstein, mais les violences faites aux femmes demeurent dans notre pays trop nombreuses..

 
On les banalise, on les admet, parfois même on va jusqu'à considérer que les femmes sont elles-mêmes coupables des violences qu'elles subissent...


 
Cette journée du 25 novembre est consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes....Une seule journée, c'est peu devant l'ampleur du problème.

 

Chaque année, on compte les victimes de viols, on dénombre toutes ces femmes mortes sous les coups de leur conjoint.

Chaque année, les chiffres ne varient guère et restent effrayants.

 

En 2016, 123 femmes ont été tuées par leur compagnon, soit une femme tous les 3 jours.

Plus de 85 000 victimes ont déposé plainte pour violences conjugales en 2016 : 9 victimes sur 10 sont des femmes.

Ces chiffres appellent un plan d'action pour enrayer ce qui devient un problème de société gravissime.

Tant de victimes en France ! Comment est-ce possible ?

Les femmes victimes de violences physiques, de violences psychologiques sont particulièrement vulnérables et fragiles : la peur s'installe, elle paralyse, elle annihile les volontés.

Et les femmes se retrouvent, alors, prises au piège de la violence conjugale.


 Les femmes de milieu modeste subissent aussi plus fréquemment des violences sexuelles, des agressions verbales ou physiques à l'intérieur de leur ménage. La crise a tendance à accentuer ce phénomène...

 

Oui, un plan de prévention s'impose pour que cessent de telles ignominies : l'Education nationale a un rôle de formation à jouer, des campagnes de prévention doivent dénoncer tout ce qui relève de la violence.

Il convient de dénoncer aussi et de limiter la pornographie sur internet, d'autant que tous les adolescents y ont accès : la femme y apparaît dégradée, avilie, méprisée.

 

Françoise Héritier disait avec lucidité: "Nous ne vivons pas la guerre des sexes, mais le fait que les deux sexes sont victimes d'un système de représentation vieux de bien des millénaires." 

Ces représentations doivent être bannies, et les hommes eux-mêmes doivent en prendre conscience.

Aujourd'hui, un plan de lutte contre les violences faites aux femmes doit être dévoilé par le gouvernement : espérons qu'il sera à la hauteur des attentes.
 

 

 

 

 

 

Violences contre les femmes : c'est aussi un problème de société...
Partager cet article
Repost0
14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 08:00
L'ogre d'Hollywood...

 

 

 

Il ressemble à un ogre : gros, grand, replet, tout en rondeur, une force de la nature... une force qu'il a utilisée pour contraindre des femmes à assouvir ses fantasmes.

Harvey Weinstein, l'influent producteur, ce"Dieu" d'Hollywood a été accusé de viols et d'agressions sexuelles.

Un homme de pouvoir qui abuse de son influence pour traquer des femmes et les violenter : ce n'est pas nouveau.

 
Dominique Strauss-Kahn, Patrick Balkany, Eric Raoult, tout le monde connaît le nom de ces hommes politiques : hommes de pouvoir, ils n'ont pas hésité pas à en abuser auprès de femmes qu'ils ont côtoyées...

Les preuves contre Harvey Weinstein sont accablantes : de nombreuses femmes ont témoigné contre lui...

Propos obscènes et méprisants, gestes déplacés, viols : la liste de ses méfaits est longue et abjecte.

Le pouvoir dont disposait ce producteur était multiple, un pouvoir non seulement médiatique, mais aussi physique, professionnel, économique et politique... un homme influent qui pouvait faire et défaire des carrières...

 
Le sexisme perdure dans nos sociétés, et plus particulièrement, chez les hommes de pouvoir, où une sorte de volonté de domination grise les détenteurs de ce pouvoir.
 
Dans un monde moderne, évolué, on s'étonne encore de ces comportements qui font de la femme un objet, qui la rabaissent et l'avilissent.

Ces femmes n'ont pas osé dénoncer celui qui les a violentées : elles le font enfin, tardivement, parce que les langues commencent à se délier.

Peut-on leur reprocher de ne pas avoir parlé plus tôt ?

Hélas, souvent, quand une femme dépose plainte contre des violences sexuelles, on a tendance à minimiser les faits.

Parfois, même, c'est la femme elle même qui est accusée d'avoir provoqué ces violences, ce qui est un comble !

Ainsi, les femmes victimes de prédateurs sexuels sont jugées coupables de ce qui leur arrive.

La parole des femmes doit être prise en compte, elle doit être encouragée et libérée, loin de toute peur de représailles.

 

Il est temps de voir la réalité et de combattre ce fléau présent dans toutes nos sociétés.

 

En France, dans notre pays, une femme meurt tous les trois jours, assassinée : le plus souvent, il s'agit de meurtres prémédités. Des hommes tuent des femmes parce qu'ils considèrent qu'elles sont leur propriété...

Ces archaïsmes d'un autre âge ne sont plus tolérables.

 

 


 

 

 

 

 

L'ogre d'Hollywood...
Partager cet article
Repost0
26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 07:58
En France, mourir d'être une femme ?

 


 

L'idée est scandaleuse, terrifiante : on peut mourir en France, parce qu'on est une femme.

 

Une journaliste a recensé depuis un an toutes les affaires où des femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint. Titiou Lecoq a publié les résultats de son enquête dans le journal Slate.

 

En France, dans notre pays, une femme meurt tous les trois jours, assassinée : le plus souvent, il s'agit de meurtres prémédités.

 

Et la journaliste n'hésite pas à parler de "féminicides" : les hommes tuent des femmes parce qu'ils considèrent qu'elles sont leur propriété...

 

Un archaïsme qui transforme la femme en objet, qui fait d'elle un être inférieur, voué au désir des hommes...

Un archaïsme intolérable qui doit être absolument dénoncé...

Un archaïsme qu'on du mal à concevoir dans notre pays, la France, un pays qui se veut à la pointe de la modernité, qui prône et promeut l'égalité des sexes.

 

Titiou Lecoq évoque même des crimes de discrimination dans la mesure où les hommes qui tuent des femmes se considèrent comme des êtres supérieurs ayant droit de vie et de mort sur leur entourage.

 

La liste est longue de celles qui meurent non pas comme on le dit "sous les coups de leur conjoint", mais, assassinées avec préméditation et détermination.

 

Les résultats de cette enquête sont glaçants : en France, le pays des droits de l'homme, la femme peut mourir parce qu'elle est une femme.

 

Tous ces meurtres sont occultés par les médias : on n'en parle pas si ce n'est dans la rubrique Faits divers et si on en parle, on minimise : on parle de crime passionnel et on en vient à justifier l'horreur.

 

Ainsi, malgré les apparences, malgré les progrès de l'émancipation de la femme dans notre pays, des femmes meurent victimes d'homicides volontaires.

 

Qu'ont-elles fait pour mériter d'être tuées ? Le plus souvent, elles ont voulu être libres, échapper à leur bourreau, elles ont voulu fuir la tyrannie d'un homme.

 

Titiou Lecoq cite les prénoms de toutes ces femmes anonymes, victimes de leur conjoint, pour leur restituer une forme d'identité.

 

"Toutes les catégories socio-professionnelles sont représentées. Tuer sa femme est un acte très bien partagé dans la société", précise la journaliste.

 

Face à toutes les horreurs énumérées par Titiou Lecoq, on prend conscience de la gravité du problème : elle cite des cas précis, avec des circonstances aggravantes.

 

Une simple journée de sensibilisation à la violence masculine ne peut plus suffire, il faut dénoncer régulièrement et inlassablement ce qui constitue une honte pour notre société.

 

 

L'article de Slate :

http://www.slate.fr/story/147429/mourir-parce-quon-est-une-femme

 

 

 

 

 

 

 

En France, mourir d'être une femme ?
Partager cet article
Repost0
25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 11:20
Violences contre les femmes : des chiffres toujours inquiétants...

 

 


223 000 femmes sont victimes de violences conjugales, et 84 000 sont victimes de viol ou tentative de viol. Une femme meurt tous les trois jours, sous les coups de son conjoint...

 

Non, ces faits ne se déroulent pas dans un pays lointain, mais chez nous, en France.

Les violences faites aux femmes se perpétuent, au sein même de notre société : comment peut-on le concevoir ? 

 

Alors que des plans de prévention sont mis en place, cette violence perdure et les femmes subissent des violences morales, verbales, psychologiques, physiques intolérables.

 

Cette journée du 25 novembre est consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes....Une seule journée, c'est peu devant l'ampleur du problème.

C'est trop peu : souvent, quand une femme vient déposer plainte pour violences, on ne prend pas en considération ses souffrances.

 

On les banalise, on les admet, parfois même on va jusqu'à considérer que les femmes sont elles-mêmes coupables des violences qu'elles subissent...

 

Il faudrait multiplier les campagnes contre ces abominations dont sont victimes les femmes, il faudrait aussi que les femmes soient mieux soutenues dans cette lutte contre les sévices qu'elles affrontent dans leur couple ou ailleurs.

La parole se libère pour dénoncer ces violences, les témoignages sont importants car ils permettent aux femmes de ne plus se sentir isolées.

 

Ainsi, Rachel Jouvet a publié un livre pour raconter le calvaire qu'elle a vécu : mariée à un homme tyrannique, elle est parvenue à échapper à son bourreau, après deux années de violences.

Cette violence s'était installée peu à peu dans le couple : et la jeune femme s'est retrouvée prise au piège, quand elle a su qu'elle attendait un enfant.

 

Ce qui est terrible, c'est que Rachel Jouvet n'a pas su réagir immédiatement face aux coups, aux brimades, aux vexations de toutes sortes. Elle éprouvait, comme c'est souvent le cas, un sentiment de culpabilité, alors qu'elle n'était qu'une victime.

A plusieurs reprises, elle a tout de même porté plainte, mais aucune mesure n'a été prise pour la protéger et empêcher son compagnon de nuire.

 

Un drame terrible s'est, alors, produit puisque cet homme est venu dans la maison de ses parents où elle s'était réfugiée et a commis l'irréparable : il a tué le père de Rachel Jouvet...

Depuis, la jeune femme s'est reconstruite et son témoignage révèle une réalité terrifiante.

 

On a appris, aussi, hier que Jacqueline Sauvage a vu sa demande de libération conditionnelle rejetée par la cour d'appel de Paris.

On se souvient qu'elle avait été condamnée en décembre 2015 à dix ans de prison pour avoir tué son mari violent.

 

Le 10 septembre 2012, après plusieurs décennies de violences conjugales, coups, viols répétés, y compris sur les enfants du couple, Jacqueline Sauvage avait tué son époux de 65 ans, à leur domicile.

 

A travers le cas de Jacqueline Sauvage, on voit que la femme battue, martyrisée, violentée est jugée coupable, alors même qu'elle abat son bourreau.

Devait-elle se laisser anéantir sous les coups de son mari violent ?

Les femmes seront-elles, donc, toujours, jugées responsables de la violence des hommes ? Qui est coupable ? Le bourreau ou la victime ?

"La loi vous protège, l'état vous protège"... peut-on lire sur la plaquette de prévention contre les violences faites aux femmes. On aimerait que ce soit vraiment une réalité...

 

Le témoignage de Rachel Jouvet :

 

http://pluzz.francetv.fr/videos/mille_et_une_vies_saison1_,149006221.html

 

 

Violences contre les femmes : des chiffres toujours inquiétants...
Partager cet article
Repost0
10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 11:58
Des policiers victimes d'un acte de guerre...

 

 

 

Quatre policiers ont été la cible d'une véritable attaque en règle, dans l'Essonne : le pronostic vital de l'un d'entre eux est engagé, un agent de 28 ans se trouve entre la vie et la mort.

 

Ces policiers étaient chargés de protéger un feu rouge et une caméra de vidéo-surveillance, près de la Cité de la Grande Borne, sur les communes de Viry-Châtillon et Grigny. 

 

Le feu rouge près duquel a eu lieu l'attaque était surveillé, car de nombreux vols à la portière avec violence s'étaient déjà produits. Depuis plus d'un an, la mairie tentait de reprendre le territoire aux agresseurs, à ce carrefour.

 

Les policiers qui ont été agressés ont été victimes d'un véritable acte de guerre : coincés dans leur véhicule, ils ont été attaqués avec des cocktails Molotov.

L'intention des agresseurs était de les tuer, de les immoler dans leur voiture.

 

Des voyous font, ainsi, la loi dans certains quartiers sensibles.

Ils sèment la terreur, la mort, pour se livrer à des trafics, des vols, ils terrorisent la population.

 

De telles situations sont inadmissibles : il est intolérable que des caïds imposent leurs lois, dans certains quartiers, qu'ils menacent des policiers en train d'accomplir leur tâche, qu'ils les attaquent avec l'intention de les tuer.

 

Cet acte de guerre était prémédité, préparé de longue date, organisé pour détruire et tuer.

Ces agresseurs sont de véritables assassins, des criminels qui ne reconnaissent plus l'autorité de l'état, qui la bravent.

La scène a été particulièrement violente et atroce : des policiers sont devenus des torches, coincés dans leurs véhicules.

 

Certains quartiers sont, ainsi, livrés à des voyous : notre état doit absolument reconquérir ces territoires.

Aujourd'hui, ce sont des policiers qui ont été agressés et demain, qui sera la cible ?

Chacun d'entre nous est une victime potentielle de ces voyous.

D'ailleurs, les habitants du quartier essaient d'éviter ce carrefour sensible, où de nombreux vols ont été commis.

Les agresseurs qui se sont attaqués aux policiers ont agi en bande, ils étaient une dizaine, peut-être plus, ils étaient cagoulés et déterminés à tuer.

Indubitablement, la police doit avoir, à sa disposition, des moyens renforcés pour lutter contre cette forme de terrorisme.

Après les attentats qui ont durement frappé la France, il est temps de restaurer l'autorité sur tout notre territoire.

 

 

 

 

 

Des policiers victimes d'un acte de guerre...
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de rosemar
  • : Pour le plaisir des mots : poésie, chanson, littérature, actualités, politique, éducation...
  • Contact

Profil

  • rosemar
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire

Texte Libre

fleurs 4fleurs 3coqulicot

Recherche

Http://fatizo.over-Blog.com/