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26 octobre 2022 3 26 /10 /octobre /2022 09:40
Sommes-nous vraiment décadents ?

 

Vladimir Poutine en guerre contre l'Ukraine dénonce sans cesse la décadence de l'occident... - En s'attaquant au militantisme LGBT, à la pensée "woke" et au supposé "satanisme" de l'Europe et des États-Unis, le chef du Kremlin fustige notre "décadence".

 

 Devant les ministres, les députés, les sénateurs et d'autres représentants de l'État russe, le chef du Kremlin a déclaré : "Voulons-nous que notre Russie ne soit plus notre patrie ? Que nos enfants soient pervertis, qu'on leur dise qu'il existe d'autres genres que les hommes et les femmes ? Qu'on leur propose de faire des opérations pour changer de sexe?"

 

 Vladimir Poutine a aussi affirmé : "Beaucoup de pays euros-atlantiques sont en train de rejeter leurs racines, dont les valeurs chrétiennes qui constituent la base de la civilisation occidentale. Ils sont en train de renier les principes moraux et leur identité traditionnelle, nationale, culturelle, religieuse et même sexuelle."

 

On peut y voir une déclaration de guerre à l'occident et à ses valeurs que Poutine juge perverties...

 

Et pourtant, comme l'affirme Pascal Bruckner, "ni la reconnaissance de la lutte des femmes et des homosexuels ni l'affaiblissement de la foi aveugle, ni la garantie d'un certain confort ne sont en soi des facteurs de déclin : au contraire, il s'agirait plutôt d'une marque de civilisation. On peut critiquer les excès de l'émancipation (comme dans le wokisme) sans renoncer à cette dernière."

 

L'évolution des droits des femmes, la fin de la persécution des homosexuels, le recul d'une religion sectaire qui brime les femmes, qui les emprisonne dans un carcan sont des indices de progrès, et de civilisation.

Qui pourrait en douter ?

En Russie, "peu de sujets suscitent autant de rejet unanime que l'homosexualité. Les degrés de cette attitude négative varient du mépris affiché à la violence verbale et physique... Les différentes organisations de défense des minorités sexuelles internationales classent la Russie parmi les pays les moins tolérants à cet égard", écrit Tatiana Kastouéva-Jean.

Est-ce là une preuve de civilisation ?

 

Quant aux droits des femmes, on est "surpris de voir la Douma adopter en 2016 une loi sur la décriminalisation de la violence familiale (sauf récidive) à laquelle la majorité de la société a exprimé son soutien." Les femmes, en Russie, sont aussi plus ou moins écartées de la vie politique...  En 20 ans, la part des femmes dans l'exercice des fonctions politiques est passée de 30 à 10 % selon une étude menée par la faculté d'économie de l'université d'État de Moscou,

 

Alors quand Poutine évoque la décadence de l'occident, il ferait bien de balayer devant sa porte...

Le recul des droits des femmes, l'intolérance face à l'homosexualité sont des signes de régression... et de décadence...

 

 

 

 

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3 octobre 2022 1 03 /10 /octobre /2022 12:19
Féminicides : "des crimes de propriétaires"...

 

 En Iran, une jeune femme a été d'abord interpellée, arrêtée pour avoir mal porté son voile. A l'issue de cette arrestation, elle est décédée...

Choquées par la mort de Mahsa Amini, les Iraniennes se lancent dans des manifestations qui secouent le pays, n’hésitant pas à retirer leur hidjab.

Déjà au moins 92 décès au cours de ces manifestations...

 

Des féminicides intolérables : un phénomène qui touche aussi la France...

L’an dernier, malgré les décisions qui faisaient suite au Grenelle des violences conjugales ouvert en 2019, 122 femmes ont été victimes de féminicide en France, un chiffre en hausse de 20% par rapport à 2020. Et d’après les derniers décomptes des associations, 94 femmes seraient déjà mortes cette année sous les coups de leur conjoint, ex-conjoint ou d'un membre de leur famille.

 

"Je trouve que c'est très important que ce terme fasse irruption depuis quelques années" insiste la ministre Isabelle Lonvis-Rome, "notamment lors du Grenelle des violences conjugales en 2019, parce qu'il fait bien état de ce que sont ces meurtres. Des meurtres qui potentiellement peuvent toucher 52 % de l'humanité. Je trouve que c'est un terme qui est très percutant, parce qu'il renvoie à la construction de la société qui a pu justement s'édifier sur des rapports de domination patriarcale du masculin sur le féminin. Et je pense que c'est la mise en exergue de cette domination qui ne passe pas forcément dans notre pays".

 

L'historienne Christelle Taraud propose la formule de "continuum féminicidaire" : "parce que ce sont toutes les violences faites aux femmes, de la naissance à la mort qui peuvent être des violences physiques, sexuelles, psychologiques, symboliques aussi. C'est cet agrégat de violences, qui constitue le crime de féminicide, étant entendu que le point d'acmé du féminicide, c'est bien sûr le meurtre de femmes parce qu'elles sont des femmes, dans un contexte individuel, mais aussi dans un contexte collectif".

 

La ministre Isabelle Lonvis-Rome le rappelle :  "Une journaliste du nom de Séverine, à la fin du XIXᵉ siècle, les appelait des crimes de proprios, des crimes de propriétaires. (…) Il y a une vingtaine d'années, ces crimes s’appelaient encore des crimes passionnels et étaient punis de six ans, huit ans d'emprisonnement". Mais notre société et notre droit commencent à réagir, "aujourd'hui, on est plutôt sur une fourchette comprise entre 18 ans et perpétuité".

 

Nos mères ont connu cette mentalité archaïque qui imposait à la femme de se soumettre aux diktats de son époux.

Mais ces temps devraient être révolus : c'est loin d'être le cas...

 

Droits des femmes bafoués, souffrances, cris de douleur, femmes insultées, humiliées, meurtries, blessées parfois à mort est-ce en France que cela se produit ?? Est-ce dans ce pays moderne, où les gens ont accès à l'instruction, à la connaissance, au savoir, que ces faits se déroulent ?
 

Malheureusement, la pandémie a eu tendance à accentuer ce problème : toujours plus de violences.


 Les femmes de milieu modeste subissent aussi plus fréquemment des violences sexuelles, des agressions verbales ou physiques à l'intérieur de leur ménage.

 

Sources :

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-temps-du-debat/feminicides-1796589

 

https://www.lepoint.fr/monde/comment-la-mort-d-une-jeune-femme-a-relance-le-debat-sur-le-voile-obligatoire-en-iran-19-09-2022-2490519_24.php

 

 

 

 

Féminicides : "des crimes de propriétaires"...
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18 juillet 2022 1 18 /07 /juillet /2022 12:22
"C'est pas moi, c'est les autres !"

 

Notre monde est celui de l'irresponsabilité, dans de nombreux domaines...et quand ce sont les hommes politiques qui donnent l'exemple de l'irresponsabilité, c'est un comble !

"Il sait tout. Il se prononce sur tous les sujets, car il les connaît forcément très bien. En tout cas, mieux que les autres... Il a la science infuse, donc il fait la leçon à tout le monde. Pas seulement une leçon de morale, mais aussi une leçon de conduite. Ce moralisateur, c'est d'abord l'homme politique. Il sait mieux que quiconque ce qui est bon pour nous. Il le sait mieux que nous...

S'il se trompe, il ne le reconnaîtra jamais. Si ça se passe mal, ce sera la faute des autres. Il trouve toujours des boucs émissaires.", écrit Nicolas Lecaussin dans son ouvrage Les donneurs de leçons.

Le scandale du Stade de France est l'illustration même de ce déni des hommes politiques.

 

Les plus hautes autorités n'ont pas hésité, au mépris de la vérité, à accuser les victimes - les supporteurs britanniques - d'avoir provoqué le chaos au Stade de France, en marge du match de finale de la Ligue des champions entre les équipes de Liverpool et du Real Madrid, le 28 mai dernier.

Un comble !

Les supporteurs britanniques molestés, dévalisés ont été mis au banc des accusés, après avoir subi les assauts violents de malfrats, après avoir été ciblés par les gaz lacrymogènes des policiers.

 

 Un mois après le fiasco sécuritaire qui a gâché la finale de la Ligue des champions entre le Real Madrid et Liverpool, le 28 mai au Stade de France, à Paris, Gérald Darmanin a enfin reconnu, mardi 28 juin, "une part de responsabilité", réitérant ses "excuses" auprès des spectateurs "qui ont subi cette mauvaise gestion".

Les supporters des clubs anglais et espagnol avaient été aspergés de gaz lacrymogène par la police ou agressés et volés à l'issue du match le 28 mai...

 

Les supporteurs anglais ont été dans un premier temps les boucs émissaires de ce fiasco...

L'ennemi anglais, le hooligan, le supporteur montrés honteusement du doigt...

 

Des gens, des familles ont été gazés par les policiers, alors qu'ils étaient parfaitement en règle...

Gérald Darmanin a menti pour masquer les insuffisances de l'organisation de ce match.

 

"C'est pas moi, c'est les autres !"

 

 

Source :

 

https://www.lepoint.fr/editos-du-point/franz-olivier-giesbert/fog-macron-prince-de-l-evitement-et-l-affaire-du-stade-de-france-16-07-2022-2483446_70.php

 

 

 

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25 mai 2022 3 25 /05 /mai /2022 08:39
Maltraitance même à domicile...

 

On a beaucoup entendu parler, ces derniers mois,  du scandale ORPEA et de la maltraitance dans les EHPAD... "Mais, décidément, mieux vaut ne pas vieillir en France, triste constat après une nouvelle enquête publiée par le journal Libération...

 

Cette fois, ce ne sont pas des résidents d'EHPAD qui témoignent de maltraitance mais des personnes âgées qui restent chez elles et sont, elles aussi, victimes d'abus par certaines aides à domicile.

Des personnes âgées pas levées, pas lavées, peu nourries, ceux et celles qui ont fait le choix de rester à domicile subissent aussi des abus.

Les soignants sont trop peu nombreux et surchargés de travail... les soignants sont trop mal payés...

 

Les métiers du grand âge ont du mal à recruter et à former des professionnels, un manque d'effectif et de moyens qui a des répercussions notamment sur les personnes âgées soignées chez elles.

 

Le président de la Fédération contre les maltraitances témoigne : sur près des 9000 appels qu'il reçoit chaque année, les trois quarts concernent des violences à domicile.

 

Dans l'immense majorité des cas, c'est une forme de maltraitance qu'on appelle négligence : on est en présence d'une personne qui est en difficulté dans sa vie quotidienne pour répondre à ses besoins élémentaires, faire sa toilette, s'habiller, manger, faire ses courses, et ce que disent les personnes qui se plaignent, c'est : je n'ai pas la réponse que j'attends dans mes besoins. Soit quantitativement : c'est trop vite, il n'y a le temps et finalement, ça ne suffit pas, ou bien c'est fait trop brutalement, c'est mal fait, une question de qualité de l'aide apportée...

Dans seulement 20 % des cas de maltraitance à domicile, c'est un professionnel qui est mis en cause.

 

"Il y a d'autres situations de maltraitance à domicile qui sont les plus fréquentes, en particulier, il y a, au sein des familles, au sein des couples, entre parents et enfants, entre parents et petits enfants, il peut y avoir des formes de violences qui n'ont rien à voir avec des professionnels.

 

Et tout cela n'est bien sûr que la partie émergée de l'iceberg : dans la grande majorité des cas, à 95%, les maltraitances sur les personnes âgées ne sont pas connues."

 

C'est dire combien le problème est complexe : beaucoup de personnes âgées n'osent pas dire, avouer la maltraitance, elles n'osent pas se plaindre...

Il peut même arriver que des vols soient commis, vols d'argent, d'objets de valeur...

Les personnes âgées n'osent pas dénoncer, elles sont dans la honte, l'indicible, le mutisme...

Cette maltraitance généralisée révèle, selon Michel Onfray, "une civilisation qui fonctionne mal. Cette façon de dire : "Vous n'êtes plus productifs, eh bien, on vous met dans des usines à crever.", et on fait semblant de le découvrir aujourd'hui...On est dans un système capitaliste : c'est rentable, les vieux... les morts, aussi.

Dans nos sociétés, il faut être jeune, il faut être performant, il ne faut pas être malade, il ne faut pas être moche, il ne faut pas être fatigué..."

 

 

 

Source :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h00-magalie-homo-du-vendredi-06-mai-2022

 

 

 

 

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4 mai 2022 3 04 /05 /mai /2022 09:45
Le porno est partout !

 

Les sites pornographiques se sont multipliés sur internet : un danger pour les jeunes qui peuvent être exposés, très tôt, à des images dégradantes...

"À 12 ans, près d’un enfant sur trois a déjà été exposé à la pornographie.  Aujourd’hui, il n’a jamais été aussi facile pour les mineurs d’accéder à des contenus pornographiques, de manière délibérée ou accidentelle. Mais cette situation n’est pas toujours connue des parents : seulement 7% d’entre eux estiment que leurs enfants regardent de la pornographie au moins une fois par semaine.

 

Depuis plusieurs années, les professionnels de santé ainsi que les acteurs du numérique s’accordent à reconnaître l’impact négatif de la pornographie sur le développement psychologique des enfants.

Si la majorité des parents sont conscients que le numérique augmente le risque d’accès aux contenus inappropriés,  la première exposition à la pornographie arrive de plus en plus tôt, la plupart du temps avant 12 ans, et elle est très souvent involontaire : un jeune sur deux affirme être tombé dessus par hasard , et plus de la moitié estime avoir vu ses premières images pornographiques trop jeune .

Or l’exposition prématurée des mineurs aux contenus pornographiques peut engendrer de graves conséquences : choc ou traumatisme, notamment lors d’une exposition involontaire. Près d’un quart des jeunes déclarent que la pornographie a eu un impact négatif sur leur sexualité en leur donnant des complexes et 44% des jeunes ayant des rapports sexuels déclarent reproduire des pratiques qu’ils ont vues dans des vidéos pornographiques.

Enfin, la pornographie représente un obstacle à l’égalité entre les femmes et les hommes : la majorité des contenus pornographiques aujourd’hui sur Internet tend à valoriser la domination masculine et à mettre en scène des scènes de violences à l’égard des femmes. Ces images influencent les plus jeunes."

 

Comme l'écrit Bruno Patino, dès les années 90, "si l'internet était balbutiant à l'époque, il ne l'était pas pour un marché déjà très en forme, celui du sexe et de la pornographie en ligne. Les services numériques qui se développaient voyaient se multiplier les images pornographiques sur leur site..."

De nos jours, sur Instagram, les spams sexuels ont envahi la messagerie directe du service.

Omegle, une nouvelle plate-forme de messagerie vidéo américaine est très prisée des adolescents, elle a été signalée à la justice par le gouvernement après une enquête dénonçant l'exposition des jeunes utilisateurs à des comportements sexuels.

J'ai moi-même reçu des messages à caractère sexuel sur la messagerie de mon blog... bien sûr, je n'ai jamais ouvert ces messages.

 

Et voici que le porno s'invite aussi au parlement britannique !

Longtemps accusé d’avoir regardé du porno au Parlement, un député britannique a fini par craquer et par avouer au bord des larmes, évoquant un "moment de folie."

Le député conservateur britannique Neil Parish a annoncé samedi 30 avril qu'il allait démissionner, avouant qu'il avait bel et bien regardé de la pornographie à la Chambre des communes, ce dont il avait été accusé par d'autres parlementaires. "Je cherchais des tracteurs", a assuré à la BBC l'élu de 65 ans, ancien fermier.

"Je suis tombé sur un autre site qui avait un nom similaire et j'ai regardé pendant un moment, ce que je n'aurais pas dû faire", a-t-il tenté d'expliquer. "Mais mon crime, mon plus grand crime, c'est que j'y suis retourné une seconde fois, et c'était délibéré", a-t-il avoué au bord des larmes, évoquant un "moment de folie."

Des tracteurs ! La belle excuse !

Le porno est addictif et agit comme une drogue... et ce député britannique vient encore de le démontrer...

 

 

Source :

https://www.lepoint.fr/insolite/apres-avoir-regarde-du-porno-au-parlement-un-depute-demissionne-30-04-2022-2473831_48.php

 

 

 

 

Le porno est partout !
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19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 09:43
On ne frappe pas une femme...

 

 

L'affaire Bertrand Cantat affole la toile et fait du bruit dans le Landerneau : on déplore que le chanteur se produise en concert et on le fait savoir.

Concerts annulés, reportés, pétitions en ligne, manifestations devant les salles de concert, pression des élus locaux...

 

Le chanteur a été condamné à huit ans de prison pour avoir donné en 2003 des coups mortels à sa compagne, Marie Trintignant. Il a été libéré en 2007 de la prison de Muret dans le sud-ouest, après avoir purgé plus de la moitié de sa peine.

Certains affirment haut et fort qu'il a bien payé son crime... La justice l'a condamné puis libéré...

 

La ministre de la Culture Françoise Nyssen a ainsi réagi aux différentes manifestations qui accompagnent les concerts de l'ancien chanteur de Noir Désir.  Bertrand Cantat "a le droit de vivre sa vie,  il a payé", a déclaré la ministre...

Philippe Laflaquière, le juge qui a libéré Cantat, dénonce l'impossible droit à l'oubli pour le chanteur, qui serait soumis à une "dictature de l'émotion" amplifiée par la puissance des réseaux sociaux. 

 

Oui mais la discrétion, le respect de la famille de Marie Trintignant, la décence devraient inciter le chanteur à ne plus parader sur scène.

Bertrand Cantat reste comme l'image et le symbole des violences faites aux femmes...

Un symbole de toutes ces femmes qui meurent régulièrement sous les coups de leur conjoint...

 

Comment effacer cette image ?

Comment faire oublier le meurtre qui a été commis quand on se produit sur scène ?

Un homme ne frappe pas une femme, un homme sait et connaît sa force et il ne devrait pas se permettre de lever la main sur une femme...

 

Pour reprendre la phrase célèbre du père de Camus, "un homme, ça s'empêche..."

Et "ça s'empêche" de frapper une femme à mort, en lui portant une multitude de coups.

ça s'empêche de frapper une femme à terre.

C'est une morale qui dit que l'humanité de l'homme est dans les limites qu'il s'impose à lui-même, et ce, quelles que soient les circonstances.

 

Comment ne pas comprendre le désarroi des parents de Marie Trintignant qui voient Bertrand Cantat se produire sur scène ?

D'autant que le personnage semble persister dans un comportement violent à l'égard des femmes...

Ainsi, selon le journal Le Point, au mois de février, une artiste de quarante-cinq ans a déposé une main courante contre Bertrand Cantat pour harcèlement. "Il se fait passer pour un ami, mais en réalité il a un comportement menaçant et violent psychologiquement", aurait déclaré la quadragénaire, qui a voulu laisser une trace écrite des agissements de l'ancien leader de Noir Désir.

Bertrand Cantat soupçonné encore de violences, après avoir été condamné pour meurtre ?

Apparemment, le chanteur n'a pas pris la mesure de ses actes, il est susceptible de recommencer.

"Un homme, ça s'empêche..." Et Bertrand Cantat devrait, de lui-même, prendre conscience de la violence dont il s'est rendu coupable.

Il devrait, de lui-même, ne plus se produire sur scène, afin d'éviter toutes polémiques...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On ne frappe pas une femme...
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8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 08:45
Le sexisme ordinaire...

 

 

En regardant la liste des articles publiés sur Agoravox, on peut constater que la plupart des rédacteurs sont des hommes, comme si les femmes étaient presque exclues de ce cercle réservé à la gent masculine...

Les femmes devraient-elles se cantonner aux tâches ménagères ? N'auraient-elles pas le droit de s'exprimer sur un média comme Agoravox ?

Curieuse inégalité !

 

Mais, au fond, c'est encore le cas dans de nombreux domaines...

Inégalité dans les salaires, inégalité dans les tâches ménagères qui restent trop souvent dévolues en grande partie aux femmes, inégalité dans le travail car certains postes sont réservés presque exclusivement aux hommes, violences subies par les femmes...

Il reste encore bien des progrès à accomplir pour atteindre une égalité...

 

Que dire de certaines persistances culturelles ?

La femme considérée comme une mineure, la femme incapable de réflexion, la femme frivole attachée à des apparences...

Que de clichés persistent encore !

J'ai ainsi reçu des messages insultants et sexistes de la part des modérateurs d'Agoravox...

Par exemple :

"Banalités de collégien... "

"Ce billet traduit un âge mental de 15 ans de l'auteure qui ferait mieux de ne plus écrire car ses textes sont sans intérêt, niveau commentaire de bistrot..."
"C'est le type même de bavardage totalement creux, de l'autoérotisme verbal comme en font celles qui n'ayant jamais rien fait n'ont rien à dire..."

 

Bien évidemment, ces messages outranciers restent anonymes et ne sont même pas signés.

Ils relèvent, à mon sens, d'une forme de sexisme, comme si une femme était inapte à la réflexion, une façon de rabaisser l'autre.

On peut noter la généralisation de l'expression : "ses textes sont sans intérêt", on peut constater des clichés souvent utilisés : "la femme bavarde, celles qui n'ont jamais rien à dire..."

 

Voilà des jugements péremptoires, qui ne sont même pas argumentés... L'insulte n'est aucun cas une argumentation.

Cela relève de l'intimidation,  d'une forme de misogynie et de sexisme ordinaires.

On y perçoit une volonté de dominer, de réduire à néant, d'annihiler l'autre, de le traiter comme un enfant.

C'est ce que l'on appelle du "machisme"...

 

Combien de femmes sont ainsi traitées comme des mineures dans certains pays qui paraissent bien éloignés de notre culture ?

Combien de femmes sont ainsi méprisées, regardées de haut, infantilisées, considérées comme des objets ?

On le voit : même en France, dans notre pays, le machisme a la vie dure.

Je souhaite, pour ma part, que les femmes soient davantage représentées sur un média comme Agoravox.

Je les encourage à ne pas céder devant ces pressions sexistes...

Je les encourage à prendre la parole afin d'exprimer leurs idées, leurs revendications, leurs expériences...

 

 

 

 

 

 

Le sexisme ordinaire...
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31 janvier 2018 3 31 /01 /janvier /2018 09:19
Alexia Daval victime d'un féminicide ?

 

 

 

Le mari d'Alexia Daval a finalement avoué avoir tué son épouse par "accident" : non, Alexia Daval n'a pas été tuée alors qu'elle effectuait un jogging, non, Alexia Daval n'a pas été victime d'un inconnu, d'un rôdeur.

Mensonges, mise en scène, dissimulation, voilà des actes qui accablent le meurtrier...

Après avoir nié les faits, le suspect a été confondu par différents indices présents sur la scène du crime et par de nombreuses incohérences dans ses déclarations.

 

On a vu ce mari éploré et dévasté lors des obsèques de sa femme, on a vu ce mari effondré et on pouvait difficilement penser qu'il était à l'origine de la mort de sa femme.

On imagine le désarroi des parents d'Alexia, eux qui avaient toute confiance en leur gendre.

Le crime a vraisemblablement  été commis au domicile familial.

 

En France, une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint. Alexia Daval a succombé elle aussi sous les coups de son compagnon.

Alors, bien sûr, on peut imaginer une dispute qui a mal tourné et qui a abouti à la mort de la jeune femme.

Mais le scénario macabre qui a suivi est assez accablant pour le meurtrier : il a transporté le corps dans sa voiture, il a brûlé le cadavre, il a maquillé le crime et a inventé un meurtre de joggeuse.

 

Il s'agit bien d'un "meurtre sur conjoint"... Un de plus : 140 femmes sont tuées chaque année en moyenne, en France, par leur conjoint...

C'est un véritable fait de société : certains de ces meurtres sont prémédités, ce n'est pas le cas vraisemblablement dans cette affaire.

Pourtant, le crime se double ici d'une volonté de faire disparaître le corps de la jeune femme, de brûler son cadavre, d'échapper à la justice.

C'est horrible.

 

Le meurtrier a menti pendant 3 mois aux parents d'Alexia. Pendant 3 mois, il a été reçu chez ses beaux parents, il a joué un rôle.

Les parents ont été ainsi manipulés par Jonathann Daval.

On sait que la jeune femme de 29 ans avait été asphyxiée et battue, c'est ce qu'avait révélé l'autopsie.

 

Jonathann Daval paraissait fragile, il semblait comme écrasé par l'acte qu'il avait commis, il était comme pris au piège de son mensonge et de l'horreur de son crime.

Banalement, la jeune femme a été tuée par son conjoint, victime de l'homme qui était son compagnon, victime de ce qu'on appelle un féminicide.

 

L'avocat de Jonathann Davall affirme, quant à lui, que le jeune homme était en fait le souffre-douleur de sa femme.

Le garçon aurait été écrasé, dominé, battu par son épouse.

Mais, c'est elle qui a perdu la vie.

Cet argumentaire de l'avocat transforme curieusement la victime en coupable : c'est une façon de justifier et d'excuser le meurtre d'Alexia Daval, une façon d'accuser la victime.

 

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Alexia Daval victime d'un féminicide ?
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11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 13:24
La blague de Tex n' a fait rire personne : de très mauvais goût !

 

 

On aura beau dire qu'on peut rire de tout, que l'humour est en général de bon aloi, pourtant, la "blague" de Tex était vraiment digne d'un beauf.

Qui pouvait en rire vraiment ?

 

 Tex, cet humoriste et animateur de télévision a osé ces propos douteux : "Vous savez ce qu'on dit à une femme qui a déjà les deux yeux au beurre noir ? On ne lui dit plus rien, on vient déjà de lui expliquer deux fois."

 

En ces temps troublés, où de nombreuses femmes ont révélé le harcèlement dont elles ont été victimes, en ces temps où chaque année trop de femmes sont tuées sous les coups de leur conjoint, une telle blague paraît indigne.

Je songe à toutes ces femmes assassinées : cette "blague" n'est-elle pas une façon de banaliser les actes de violences contre les femmes ?

 

Oui, certaines blagues sont de mauvais goût, notamment dans certains contextes.

Alors, bien sûr, cela ne mérite pas sans doute une sanction aussi sévère que celle qui a été appliquée : une mise à pied de l'animateur. Mais, je pense qu'un avertissement est nécessaire.

Trop souvent, les violences faites aux femmes sont banalisées, elles ne sont pas prises au sérieux, elles se retournent même parfois contre les victimes.

Alors, il convient, quand on est devant des caméras, de mesurer l'impact de ses propos et d'éviter des blagues qui volent si bas.

 

C'est un fait : les médias cultivent souvent la médiocrité...

 Alors que l'arrivée de la TNT nous promettait une offre de programmes plus importante, les émissions de télé réalité, les séries policières violentes, les jeux stupides se multiplient... De plus en plus, la qualité se dégrade : la culture devrait être plus souvent mise à l'honneur.

 

Et c'est l'inverse qui se produit : des propos vulgaires, grossiers, des blagues douteuses passent à l'antenne. Certaines émissions cultivent le buzz, les foires d'empoigne...

Veut-on propager l'inculture, la grossièreté, la bêtise ?

Veut-on répandre le crétinisme et l'abrutissement ?

On peut se poser la question...

 

Les propos de Tex font penser à des blagues de comptoir : une façon de minimiser ce qui peut arriver aux femmes, une façon de cautionner des violences inadmissibles, une façon de les accepter.

"Blague un peu malheureuse", a reconnu Julien Courbet après l'intervention de Tex sur le plateau de télévision de C8 : un doux euphémisme pour évoquer une bien triste "blague".

Ces propos choquants surgissent quelques semaines après l'affaire Weinstein et les nombreux témoignages de victimes de violences sexuelles. 

 

Tex s'est tout de même excusé devant le tollé suscité par cette blague malsaine.

 

Bien sûr, une plaisanterie n'est pas en soi répréhensible car le rire est bénéfique, on peut rire de tout, à condition que ce soit drôle.

Et, là, non, ce n'est pas drôle..., c'est même vulgaire...

 

 

 

 

 

 

La blague de Tex n' a fait rire personne : de très mauvais goût !
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25 novembre 2017 6 25 /11 /novembre /2017 12:25
Violences contre les femmes : c'est aussi un problème de société...

 

 

Certes, la parole se libère depuis l'affaire Weinstein, mais les violences faites aux femmes demeurent dans notre pays trop nombreuses..

 
On les banalise, on les admet, parfois même on va jusqu'à considérer que les femmes sont elles-mêmes coupables des violences qu'elles subissent...


 
Cette journée du 25 novembre est consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes....Une seule journée, c'est peu devant l'ampleur du problème.

 

Chaque année, on compte les victimes de viols, on dénombre toutes ces femmes mortes sous les coups de leur conjoint.

Chaque année, les chiffres ne varient guère et restent effrayants.

 

En 2016, 123 femmes ont été tuées par leur compagnon, soit une femme tous les 3 jours.

Plus de 85 000 victimes ont déposé plainte pour violences conjugales en 2016 : 9 victimes sur 10 sont des femmes.

Ces chiffres appellent un plan d'action pour enrayer ce qui devient un problème de société gravissime.

Tant de victimes en France ! Comment est-ce possible ?

Les femmes victimes de violences physiques, de violences psychologiques sont particulièrement vulnérables et fragiles : la peur s'installe, elle paralyse, elle annihile les volontés.

Et les femmes se retrouvent, alors, prises au piège de la violence conjugale.


 Les femmes de milieu modeste subissent aussi plus fréquemment des violences sexuelles, des agressions verbales ou physiques à l'intérieur de leur ménage. La crise a tendance à accentuer ce phénomène...

 

Oui, un plan de prévention s'impose pour que cessent de telles ignominies : l'Education nationale a un rôle de formation à jouer, des campagnes de prévention doivent dénoncer tout ce qui relève de la violence.

Il convient de dénoncer aussi et de limiter la pornographie sur internet, d'autant que tous les adolescents y ont accès : la femme y apparaît dégradée, avilie, méprisée.

 

Françoise Héritier disait avec lucidité: "Nous ne vivons pas la guerre des sexes, mais le fait que les deux sexes sont victimes d'un système de représentation vieux de bien des millénaires." 

Ces représentations doivent être bannies, et les hommes eux-mêmes doivent en prendre conscience.

Aujourd'hui, un plan de lutte contre les violences faites aux femmes doit être dévoilé par le gouvernement : espérons qu'il sera à la hauteur des attentes.
 

 

 

 

 

 

Violences contre les femmes : c'est aussi un problème de société...
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