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20 juin 2022 1 20 /06 /juin /2022 12:49
Le déclin de la démographie russe : l'obsession de Poutine ?

 

La démographie du plus vaste pays du monde est marquée par un rétrécissement étourdissant. On ne parle pas seulement des 10 000 russes morts au combat depuis le début de la guerre en Ukraine. Mais d’une tendance bien antérieure à celle-ci, une tendance qui trace une ligne de déclin depuis la chute de l’Union soviétique.

 

Naissance, espérance de vie, solde migratoire, surmortalité liée à l’alcoolisme et à ses conséquences, notamment les accidents de la route : tous les voyants sont au rouge. 

 

Et l’avenir est sombre : un jeune sur deux songe à vivre de façon permanente à l'étranger. Le politologue Bruno Tertrais, dans un article disponible sur le site de l’Institut Montaigne, évoque ainsi la crainte "pour la Russie d’être un jour absorbée par l'Asie. Appelons cela, dit-il, une insécurité démographique." Ainsi, Vladimir Poutine déclarait il y a peu : "Le destin de la Russie et ses perspectives historiques dépendent de combien nous serons." 

"La piste d'une augmentation de la natalité a d'abord été privilégiée, explique Tatiana Kastouéva-Jean, des députés ont avancé des initiatives sur l'interdiction des avortements et le besoin de valoriser l'image d'une famille avec trois enfants. Cependant, ces initiatives n'ont pas trouvé d'écho favorable, en dépit de la montée du conservatisme dans la société russe sous l'influence, à la fois du discours politique du Kremlin et de l'Eglise orthodoxe."


 

La part de "l’ethnie" russe dans la population générale a particulièrement rétréci, passant de 81,5 % en 1989 à 77,7 % aujourd’hui. Dans le même temps, la Russie compte aujourd’hui 10 à 15% de musulmans. Proportion qui pourrait doubler d’ici 15 ans. Cette double tendance inquiète le pouvoir depuis longtemps. 

 

Mesures natalistes, aides au retour des Russes partis à l’étranger, ouverture des frontières aux travailleurs immigrés, naturalisation facilitée… rien ne permet d’enrayer le déclin. Est-ce que le facteur démographique a compté dans la décision du Kremlin d’attaquer l’Ukraine ?

C'est peut-être une des raisons : l’Ukraine compte 44 millions d’habitants et les Ukrainiens sont majoritairement des slaves de l’Est. Une continuité évidente, dans le regard biaisé de ceux qui rêvent de mener à son terme le grand projet d’une grande Russie."

 

La démographie ! Une obsession pour Vladimir Poutine...

Ainsi, la Russie facilite l’octroi de passeports aux habitants du sud de l’Ukraine.

 

La Russie va permettre aux habitants des régions de Zaporijia et de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, de demander un passeport russe via une procédure simplifiée, selon un décret présidentiel publié mercredi. La région de Kherson a été entièrement conquise par l’armée russe depuis son offensive lancée le 24 février, tandis que celle de Zaporijia est en partie contrôlée par Moscou.

 

"Ce système simplifié va permettre à tout le monde de bien comprendre que la Russie n’est pas là pour longtemps, mais pour toujours", a déclaré Kyrylo Stremooussov, un responsable de la région de Kherson nommé par Moscou, cité par l’agence RIA Novosti. "Cela va permettre d’accélérer notre intégration et notre retour à la maison, au sein de la Russie", a ajouté Vladimir Rogov, un responsable prorusse de la partie de la région de Zaporijia contrôlée par l’armée russe.

 

Une façon d'assujettir toute une population et de russifier la région... une façon de régler le problème démographique de la Russie !

 

Sources :

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/et-maintenant/et-maintenant-du-jeudi-24-mars-2022-6611450

 

https://www.geo.fr/geopolitique/la-russie-distribue-les-premiers-passeports-russes-dans-les-villes-ukrainiennes-occupees-210342

 

 

Le déclin de la démographie russe : l'obsession de Poutine ?
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13 juin 2022 1 13 /06 /juin /2022 12:15
La pureté du peuple russe...

 

On se souvient de ces propos de Vladimir Poutine : "Je suis convaincu qu'une auto épuration naturelle de la société ne fera que renforcer notre pays"...

"Le peuple russe saura toujours distinguer les vrais patriotes de la racaille et des traîtres... ils vont juste les recracher comme une mouche qui a accidentellement volé dans leur bouche, ils vont juste les recracher sur le trottoir. Je suis convaincu qu'une telle autoépuration naturelle et nécessaire ne fera que renforcer notre pays..."

Il évoquait alors "les traîtres à l'intérieur du pays, des bâtards, ceux qui ont une villa à Miami ou sur la Côte d'Azur, ils ne peuvent pas se passer de foie gras, d'huîtres, et de soi-disant liberté des genres."

 

Un discours qui avait suscité de nombreux commentaires...

Un discours haineux et dangereux...

Parler d'épuration nous ramène aux heures les plus sombres de notre histoire.

 

Comme le souligne Harari, "chaque fois que des politiciens se mettent à parler en termes mystiques, prenez garde !"

Et il rajoute : "Les quatre mots suivants requièrent une vigilance particulière : sacrifice, éternité, pureté, rédemption. Entendez-vous l'un d'eux ? Sonnez l'alarme ! Vous vivez dans un pays dont le chef tient régulièrement des propos du style "leur sacrifice rachètera la pureté de notre nation éternelle" ? Vous avez du souci à vous faire, sachez-le. Pour préserver votre santé mentale, essayez toujours de traduire ces foutaises en termes réels : les cris d'agonie d'un soldat, une femme battue et brutalisée, un enfant qui tremble de peur."

 

N'est-ce pas là le discours de Vladimir Poutine ? N'est-ce pas ce qui se déroule en Ukraine : la mort, la brutalité, la violence, la peur, l'humiliation, la détresse ?

 

André Markowicz nous le rappelle : "Le régime de Poutine s'est construit sur le nationalisme, donc sur une espèce de récit mythique réinventé d'une fierté nationale... on y voit une violence terrifiante à tous les niveaux de la société, on en arrive à nier l'existence même des Ukrainiens, il n' y a pas d'Ukrainiens, il n'y a que des Russes. Et les Ukrainiens qui n'accepteraient pas de comprendre qu'ils ne sont pas Ukrainiens mais Russes sont des nazis, donc il faut les éliminer."

 

Une négation totale de l'identité ukrainienne, une négation de tout un peuple, une négation de l'autre, de son droit à exister en tant que tel...

Nettoyage ethnique, populations déplacées, des méthodes indignes...

Des soldats russes perdus, des Ukrainiens bombardés, des pillages... C'est la triste réalité de la guerre en Ukraine.

A cause de cette guerre, le monde est aussi menacé par une grave crise alimentaire : pénuries, famines, chaos en perspective...

Ce conflit peut avoir des répercussions mondiales terribles : il est temps d'en prendre conscience.

 

 

Sources :

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-grande-table-idees/crise-ukrainienne-la-russie-face-a-elle-meme-5117351

 

 

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2022/05/08/poutine-n-aime-pas-les-etres-humains-ce-qu-anna-politkovskaia-ecrivait-en-2004_6125248_3210.html

 

 

 

 

 

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9 mai 2022 1 09 /05 /mai /2022 12:59
Le patriarche de Russie au service du Kremlin...

 

La monarchie de droit divin, cela vous dit quelque chose ? Autrefois, jusqu'en 1789, dans notre pays, le pouvoir religieux et le pouvoir politique étaient étroitement associés : le roi était censé détenir son pouvoir de Dieu. 

Un tel régime politique est une monarchie absolue dans laquelle le pouvoir du monarque souverain est légitimé par la volonté de Dieu.

 

Eh bien, en Russie, on retrouve cette association étroite du pouvoir politique et du pouvoir religieux...

"Kirill est le patriarche de Moscou, son influence est considérable en Russie, il a placé l'église orthodoxe au service de l'état, il a fait construire sur les hauteurs de Moscou une immense cathédrale dédiée aux forces armées.

Le patriarche est un soutien fervent du Kremlin, et ses discours nationalistes ressemblent, mot pour mot, à ceux de Vladimir Poutine...

"Il a appelé les croyants à protéger la patrie par la prière et non pas par la participation aux protestations sociales...", écrit Tatiana Kastouéva-Jean.

"Nous avons réussi à préserver notre indépendance, notre liberté, sur la base de toute notre histoire militaire, nous avons construit le développement de notre pays." déclare le patriarche.

A la tête de l'église russe depuis 2009, Kirill en a fait une véritable machine politico-religieuse.

 

Un jour, il a même déclaré que Vladimir Poutine était un miracle de Dieu !

" En 2015, les avions et les missiles allant vers la Syrie sont bénis par les prêtres", écrit encore Tatiana Kastouéva-Jean.

Mais le parcours du patriarche, âgé de 75 ans, n'est pas sans zones d'ombre : fils de religieux, il est soupçonné de liens étroits avec le KGB.

Attiré par le pouvoir et le luxe, sa fortune personnelle est secrète, estimée à plusieurs milliards d'euros.

Une photo officielle du patriarche est passée à la postérité : la montre du patriarche qui vaut 30 000 dollars a été effacée mais le photo-montage fait rire parce que le reflet de la montre est encore bien visible sur la table.

 

Le Kremlin finance généreusement la hiérarchie orthodoxe : il construit partout des églises.

En contrepartie, les religieux soutiennent fidèlement le gouvernement...

L'argent encore et toujours au coeur du pouvoir !

 

"Kirill est en première ligne des personnalités suspectes de compromission, de complaisance : il bénit des armes, il bénit l'agression russe en Ukraine, parce qu'il est un peu pieds et poings liés à Poutine...", commente un prêtre catholique, spécialiste de l'orthodoxie.

 

Il y a quelques voix dissonantes dans l'église orthodoxe russe depuis le début de la guerre, mais rares sont les prêtres ou les fidèles à être critiques devant les télévisions occidentales.

 

Une femme russe témoigne : "Mon père vit en Ukraine, et ça m'inquiète beaucoup, ça me fait encore plus de mal de me demander : à quoi pensent ces gens là haut, au pouvoir?"

En Ukraine, des dizaines d'églises ont été bombardées, elle ne sont même pas des refuges sûrs pour les civils..."

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/russie-kirill-le-patriarche-de-l-eglise-orthodoxe-soutient-fidelement-le-kremlin_5126047.html

 

 

 

 

Le patriarche de Russie au service du Kremlin...
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15 avril 2022 5 15 /04 /avril /2022 11:29
Le contrôle des médias en Russie : mensonges et falsifications...

 

La journaliste Manon Loizeau dénonce la fermeture de plusieurs médias russes par le pouvoir en pleine guerre en Ukraine ainsi que les arrestations massives de citoyens russes qui manifestent contre le conflit.

Des médias muselés, une presse sous contrôle, des manifestations interdites, des opposants arrêtés... n'est-ce pas là la marque d'un pouvoir dictatorial qui impose sa vision du conflit en Ukraine ?

 

"Une opération de pacification"... telle est la version officielle, sauf que les Ukrainiens sont sous le feu des bombes et des missiles russes.

 Selon Manon Loizeau, ce conflit n'est pas considéré comme une guerre par le pouvoir russe ni par les autres médias : "Tous les médias officiels russes disent que c'est une opération de pacification et de défense des citoyens russes dans la région de Donetsk" souligne-t-elle. Elle poursuit : "Quand ce sont des images de Karkhiv (la deuxième plus grande ville ukrainienne) qui sont montrées, les Russes disent que ce sont les Ukrainiens eux-mêmes qui bombardent. Ce sont des théories du complot totales, que croient beaucoup de Russes". 

Eh oui, comment échapper à ces mensonges quand on vit en Russie ?

 

Tous les médias indépendants ont été fermés : le pluralisme n'existe plus en Russie, sous Poutine.

"La Russie est loin d'être un modèle en matière de liberté des médias : les espaces d'information totalement contrôlés coexistent avec des îlots de liberté d'expression de plus en plus sous contrainte." écrit Tatiana Kastouéva-Jean, spécialiste des politique intérieure et étrangère russes.

 

Elle précise : "Les médias publics épousent fidèlement la ligne officielle du Kremlin sans émettre la moindre critique. Certains médias sont même connus pour la fabrication et la diffusion de contenus déformés, voire falsifiés, en vue d'alimenter et de crédibiliser le discours officiel. La mainmise sur les chaînes de télévision date de la fermeture de NTV en 2001, dont l'éclairage critique à l'égard de l'armée fédérale lors de la deuxième guerre de Tchétchénie avait mécontenté le Kremlin."


Ainsi, Le Moskva, un fleuron de la Marine russe, vaisseau amiral en mer Noire, a coulé ce jeudi 14 avril après avoir été touché par un missile ukrainien selon Kiev, mais selon Moscou, le naufrage de ce lance-missiles serait dû à un incendie accidentel. 

"Moscou" a coulé, atteint par des missiles ukrainiens, voilà une vérité que les Russes ne sont pas prêts à entendre...

Deux versions des faits... où l'on voit que les médias russes se livrent à une falsification de la réalité.

 

C'est ce que l'on appelle des médias aux ordres.

Les Russes ne sont donc que très mal informés des réalités de leur pays.

C'est ainsi que Vladimir Poutine impose sa politique musclée à un pays de 140 millions d'habitants.

Comment les Russes pourraient-ils se révolter ? Très peu de personnes sont prêtes à descendre dans la rue pour défier Poutine...

 

Source :

 

https://www.francebleu.fr/infos/international/les-russes-ne-voient-plus-d-avenir-possible-raconte-la-journaliste-manon-loizeau-sur-france-bleu-1646399247

 

 

 

 

Le contrôle des médias en Russie : mensonges et falsifications...
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11 avril 2022 1 11 /04 /avril /2022 11:46
Le "déraillement" de Poutine et ses tragiques conséquences...

 

Philippe de Lara, philosophe et maître de conférence en science politique à Paris nous explique la situation en Ukraine et évoque le basculement de Poutine :

"Le moment du déraillement de Poutine, c'est Poutine 1 :  il était encore premier ministre de Eltsine, avant même qu'il ne devienne président, la façon dont il a déclenché, par des moyens peu glorieux, la deuxième guerre de Tchétchénie, et dont il l'a conduite, était un geste de rupture avec l'Occident.

 

L'une des meilleures oeuvres sur la Russie post-soviétique, c'est celle d'Anna  Politkovskaïa qui a beaucoup enquêté sur la guerre de Tchétchénie, elle a été assassinée en 2006 pour ça et quand on lit ses ouvrages, on comprend l'importance qu'elle donne à cette guerre (bien sûr, il y a un aspect humanitaire de dénonciation, de l'horreur, des massacres) elle a compris  et expliqué alors que la Russie changeait de nature...

(Dans la Russie du début des années 2000, Anna Politkovskaïa était devenue dangereuse pour le pouvoir car elle était la journaliste qui défiait le Président, Vladimir Poutine… Une insoumise qu’on ne pouvait pas arrêter avec des menaces. Travailleuse infatigable, elle était persuadée que le courage civique individuel finirait par avoir raison de l’État despotique. Connue dans le monde entier pour ses enquêtes sur les exactions russes en Tchétchénie, les violences dans l’armée, la corruption et les mensonges des responsables politiques, elle était devenue la figure de l’opposition médiatique… Elle le paiera de sa vie.

La Tchétchénie ! Le déshonneur de la Russie !

Voici la monstrueuse et cynique déclaration de Poutine,  à la mort de cette journaliste, en 2006 : "Oui, il est vrai que cette journaliste avait pour habitude de critiquer les autorité fédérales, je pense donc qu'elle devait savoir que ce qu'elle écrivait ne pouvait pas rester sans conséquences , mais je vous rassure : son degré d'influence sur la vie politique en Russie était minime."

Une intervention du Président russe qui est à l'image de sa politique en matière de liberté de la presse et des Droits de l'homme.)

Le règne de la peur et une menace à peine voilée envers tous les opposants au régime...

Gare à ceux qui se permettent de critiquer Poutine !

On voit comment fonctionne ce régime : les opposants sont rapidement jugulés, réduits au silence, emprisonnés, voire assassinés, s'ils sont trop gênants.

Une femme, une journaliste assassinée par les sbires de Poutine. Quelle honte !)

 

Anna Politkovskaïa a compris que la page plus chaotique que démocratique de 91 à 99, donc les années Eltsine, était tournée de manière très profonde, et en particulier du fait de l'assentiment d'une partie importante de la population russe à la guerre de Tchétchénie et au comportement de l'armée russe en dépit du fait que tout le monde savait que la seconde guerre de Tchétchénie a été déclenchée en riposte à des attentats terroristes tchétchènes qui, en fait, étaient organisés par le FSB. (Service fédéral de sécurité de la fédération de Russie.)

Les Américains ont été divisés et fluctuants, d'une façon générale... Georges Bush sénior était très réservé sur l'indépendance de l'Ukraine, il était obsédé par le problème de la dissémination des armes nucléaires. Il y avait un arsenal nucléaire soviétique très important en Ukraine et l'indépendance de l'Ukraine s'est faite rapidement, malgré les Etats-Unis.

Un mot sur l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN : l'indépendance a été plébiscitée en Ukraine mais pas du tout la perspective d'adhérer à l'OTAN... nous avons des sondages au moins depuis l'an 2000 et même avant sur l'opinion vis à vis des différentes possibilités d'insertion dans la communauté internationale, neutralité, adhésion à l'union eurasiatique proposée par la Russie, adhésion à l'Union Européenne, adhésion à l'OTAN... l'opinion fluctue : au début, les Ukrainiens sont très prudents, ils ont été très vite pour l'Union Européenne, c'était un peu le symbole de l'Etat de Droit : "nous méritons de vivre comme des Européens", disaient-ils, et en revanche, il y avait alors une grande hostilité à l'adhésion à l'OTAN.

Et la courbe s'est inversée d'un coup en 2014, après l'annexion de la Crimée et l'intervention russe dans le Donbass.

L'histoire de l'Ukraine, c'est l'histoire d'une bascule permanente entre l'Est et l'Ouest : il y a eu des périodes où une partie des élites s'est trouvée tout à fait à l'aise dans l'Empire russe, il y avait beaucoup d'Ukrainiens dans les élites politiques et intellectuelles, mais le paradoxe de l'Ukraine, c'est que en dépit du fait que c'est une nation très étendue entre l'Est et l'Ouest, aux portes de l'Europe, le sentiment de l'unité de cette nation a été très précoce : il y a un sentiment national en particulier lié à la langue.

Il existe une grande littérature de langue ukrainienne, dès le début du 19ème siècle.

Il 'y a pas vraiment de séparatisme dans le Donbass, il y a bien des différences entre l'Est et l'Ouest mais il est inexact de dire que l'Ouest est ukrainophone, que l'Est est russophone parce que la répartition des langues maternelles ressemble plus à une carte en peau de léopard. Il y a beaucoup de russophones à l'Ouest, les grandes villes de l'Est et du Sud sont russophones mais pas forcément les campagnes alentour.

Les soi-disant séparatistes du Donbass en 2014 sont en réalité des Russes, des supplétifs russes qui ont lancé le mouvement séparatiste... jusqu'à 2014, il n'y a jamais eu de séparatisme dans l'est de l'Ukraine, pas plus qu'à Odessa.

Quels sont les buts de guerre de Poutine ?

Une volonté de revenir aux frontières anciennes de l'Empire ?

Hubert Védrine, quant à lui, rapporte ces propos de Poutine :

Poutine disait : Celui qui ne regrette pas l'Union Soviétique n'a pas de coeur, mais celui qui veut la reconstituer n'a pas de tête.", tout le problème étant : est-ce qu'il n'a pas oublié la deuxième partie du propos ?

Et Védrine donne aussi son avis sur l'armée russe : une armée de soudards non préparée, pas encadrée, il n'y a pas de sous-officiers, les soldats sont parfois ivres, ils se livrent à des abominations : dans certains chars, on trouve des uniformes de parade, on leur avait expliqué que c'étaient des manoeuvres et qu'ils seraient bien accueillis !

 

 

 

Sources :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/que-nous-apprend-la-guerre-en-ukraine

 

 

 

https://www.franceinter.fr/emissions/affaires-sensibles/affaires-sensibles-du-mercredi-02-mars-2022

 

 

 

Le "déraillement" de Poutine et ses tragiques conséquences...
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8 avril 2022 5 08 /04 /avril /2022 11:33
Guerre en Ukraine : un photographe témoigne...

 

Il s'appelle Peter Turnley, il est photo-reporter, il revient d'Ukraine : il a photographié ces hommes, ces femmes, ces enfants forcés de quitter leur pays... direction : la Pologne.

Peter est franco-américain, il veut témoigner de la vie de son époque... il a commencé à faire des photos, dès l'âge de 16 ans.

Voici son témoignage :

"J'ai un certain credo : j'envisage tous les gens de la terre comme des frères et des soeurs. J'ai l'impression que la terre entière, c'est ma famille.

Quand je suis arrivé en Ukraine, je n'étais pas prêt à voir ce que j'ai vu là-bas : c'est la plus grande crise, le plus grand exode depuis la deuxième guerre mondiale.

Imaginez qu'on perd tout de son existence : sa maison, son compte en banque, on perd ses amis, on perd son voisinage et on va vers l'inconnu. Et aujourd'hui, en Ukraine, il s'agit de presque 4 millions de personnes qui ont perdu ce sens de l'existence."

Sur une des photos prises par Turnley, on voit une femme avec peu d'affaires, une valise et toute sa vie qui vient de basculer...

 

Turnley a travaillé essentiellement dans deux endroits, à la frontière polonaise, puis en Ukraine à Lviv : "les scènes à la gare de Lviv étaient vraiment incroyables, il y avait des milliers de gens qui sont passés pour avoir les dernières places dans un wagon de train et j'ai eu un voyage qui a été assez extraordinaire...

Je suis rentré d'Ukraine dans un wagon débordant de réfugiés, et tous ces gens dans ce wagon avaient tout perdu.

Je regardais leur visage, les yeux glacés de beaucoup de femmes, ce qui me frappait, c'étaient les âges différents de ces gens qui venaient de tout perdre...

 

Souvent, je voyais de vieilles dames, (ma propre mère est morte il y a deux ans, elle avait 92 ans, elle était invalide, mais elle était entourée d'amour à la fin de sa vie.)

Et je voyais ces vieilles dames qui, tout d'un coup, avaient tout perdu, toute relation, elles n'avaient aucune idée de savoir ce qui les attendait et probablement, elles savaient qu'elles allaient mourir dans un endroit qui n'étaient pas leur propre patrie.

 

Lors de ce reportage en Ukraine, j'étais en voyage dans ce wagon, j'étais debout, il n'y avait pas un centimètre libre dans ce wagon de train et quand nous sommes arrivés en Pologne, on a attendu deux heures que les garde frontières ouvrent les portes de chaque wagon, mon wagon était le dernier, et quand ils ont ouvert la porte, en descendant du train, j'ai eu un sentiment énorme de culpabilité...

Moi, je savais que je pouvais partir vers une vie que je connais, vers la sécurité, vers quelque chose qui n'est pas étranger pour moi, et je savais que tous ces gens que je laissais derrière n'avaient pas du tout cette chance.

La seule chose qui restait à ces gens, c'était l'amour."

 

En 2000, Peter Turnley était allé en Russie en reportage : il rencontre alors Vladimir Poutine, et il réalise un cliché de son visage.

"J'étais envoyé à Moscou, c'était tout au début du régime de Poutine, il venait d'arriver au pouvoir, et je témoigne à travers mes photos aussi des grands leaders, des dirigeants de pays et c'était tout naturel que le monde entier s'intéresse à cet homme, Poutine.

Quand je photographie les gens, j'aime beaucoup les regarder dans les yeux, et je regardais dans les yeux de Poutine sur la Place Rouge, et si vous me demandez ce que j'ai vu, je n'aurai pas une réponse facile, ce que j'ai vu, c'est une énigme."

"Dans ce regard, il y a tellement de choses : il y a de l'inquiétude, la sûreté, la fragilité, il y a tout ce que l'on peut imaginer de cet homme.", commente le journaliste qui interroge Turnley.

 

De fait, ce cliché date de 22 ans : physiquement, Poutine a changé : il avait à l'époque un visage émacié, des poches sous les yeux, un front marqué de rides soucieuses.

Il a aujourd'hui un visage plein, épanoui...  disparues les poches sous les yeux...

D'aucuns disent qu'il a eu recours à la chirurgie esthétique. De mauvaises langues ? Il est vrai que son visage apparaît figé, sans ride, malgré son âge.

 Vladimir Poutine joue la carte de la virilité, mais en même temps, il y a, dans ce visage botoxé, avec des joues rondes, une forme de féminité...

 

 

Source :

 

https://www.france.tv/france-2/20h30-le-dimanche/3165903-emission-du-dimanche-27-mars-2022.html

 

 

 

Guerre en Ukraine : un photographe témoigne...
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1 avril 2022 5 01 /04 /avril /2022 11:33
Guerre en Ukraine : la course aux armements et autres conséquences...

 

La guerre menée par Poutine en Ukraine a des conséquences innombrables : destruction d'un pays, de ses infrastructures, morts de civils, un exode massif d'Ukrainiens...

Autre conséquence de cette guerre au coeur de l'Europe : de nombreux pays se lancent dans une course effrénée aux armements...

L'armée russe dispose elle-même d'armes à la pointe de la technologie : par exemple, des missiles hypersoniques indétectables qui peuvent faire des dégâts considérables.

Dès que la guerre a été initiée par Vladimir Poutine, la plupart des pays ont décidé d'augmenter leur budget militaire.

Lors d’une session extraordinaire au Bundestag, à Berlin, le chancelier Olaf Scholz a annoncé un effort exceptionnel de l’Allemagne en matière de Défense. La crise russe change toute la doctrine tenue jusqu’ici. Olaf Scholz, le Chancelier, annonce 100 milliards d’euros pour moderniser son armée.

Des sommes colossales englouties pour fabriquer des armes !

 De nombreux pays de l'Union européenne ont décidé d'augmenter très sensiblement leurs dépenses militaires.

"La Russie et les Etats-Unis se sont lancés depuis un certain temps dans une course aux armements nucléaires, mettant au point de nouvelles machines d'apocalypse qui menacent de ruiner les gains chèrement acquis des dernières décennies et de nous ramener au bord de l'anéantissement nucléaire..." nous rappelle l'historien Harari.

Et quand les budgets militaires augmentent, d'autres secteurs en pâtissent : l'éducation, la santé, les enjeux écologiques.

"Si des pays croient la guerre inéluctable, ils renforcent leurs armées, se lancent dans la spirale de la course aux armements, refusent tout compromis en cas de conflit et soupçonnent que les gestes de bonne volonté ne sont que des pièges." écrit encore Harari.

Et il ajoute : " Un remède éventuel à la bêtise des hommes est une dose d'humilité. Les tensions nationales, religieuses et culturelles ne peuvent qu'empirer du fait du sentiment grandiose que ma nation, ma religion et ma culture sont les plus importantes du monde et que mes intérêts doivent passer avant ceux de tous les autres, voire de l'humanité dans son ensemble."

 

L'humilité, non, ce n'est pas la tasse de thé de Vladimir Poutine !

Il s'est lancé dans une guerre de conquête, envahissant un pays voisin souverain...

Ce faisant, il menace tout l'équilibre du monde : cette guerre est non seulement militaire, mais aussi politique et économique.

 

Elle va avoir des retentissements sur l'ensemble du monde...

Sont à prévoir des pénuries, des famines, des victimes innombrables de cette guerre...

 

En Europe, il faudra accepter d'avoir froid pour aider et soutenir les Ukrainiens. Les classes moyennes et populaires souffrent déjà d'une inflation galopante...

Dans un monde interconnecté, les conséquences du conflit en Ukraine sont colossales : l'Europe va en payer le prix fort, comme tous les pays pauvres que l'explosion du prix du blé va plonger dans une misère terrible.

Quant à l'écologie, elle sera aussi sacrifiée : pour se passer du gaz russe, l'Europe devra rouvrir des centrales à charbon.

 

 

 

Sources :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-l-eco/entendez-vous-l-eco-du-vendredi-11-mars-2022

 

 

https://www.lesoleil.com/2022/02/02/poutine-releve-dun-cran-la-course-aux-armements-e39c7656c055fe77a0bbdb58799b11ed

 

 

 

Guerre en Ukraine : la course aux armements et autres conséquences...
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18 mars 2022 5 18 /03 /mars /2022 12:16
Cette journaliste russe qui défie Poutine...

 

Quel courage ! En plein direct, durant le journal télévisé le plus populaire de Russie, une journaliste russe, Marina Ovsyannikova, a diffusé un message contre la guerre, lundi 14 mars. "Arrêtez la guerre. Ne croyez pas la propagande. Ici on vous ment", pouvait-on lire sur sa pancarte.

 

On ne peut être plus explicite : elle dénonce la "guerre" menée par Poutine qui a lui-même dénié ce terme parlant d'opération militaire. Elle fustige aussi la "propagande" mensongère du pouvoir russe.

Ella a osé défier Vladimir Poutine, elle a osé dire ce que les médias russes cachent, elle a osé dire la vérité !

 

Evidemment, l'antenne a aussitôt basculé sur un reportage, pour cacher la pancarte.

 

Image rarissime dans un pays où critiquer l'offensive en Ukraine est passible d'une lourde peine de prison...

Marina Ovsyannikova a été arrêtée, elle est sortie du tribunal dans la soirée, mardi 15 mars. Elle a été condamnée à une amende de 250 euros et reste libre "pour le moment."

 

"L'interrogatoire a duré 14 heures. Je n'ai pas eu le droit de parler à mes proches, ni eu accès à une assistance juridique, j'étais dans une situation très difficile.", a confié la journaliste.

Pour le moment, elle n'a été jugée que pour avoir mis en ligne une vidéo enregistrée la veille de son passage à l'acte, dans laquelle elle critique le Kremlin de manière virulente. Marina Ovsyannikova risque d'autres poursuites. Elle pourrait être jugée pour publication d'informations mensongères, un crime passible de 15 ans de prison en Russie. 

 

La journaliste avait enregistré une vidéo, la veille de son passage à l'acte. Voici ce qu'elle déclarait :

"Ce qui se passe en Ukraine est un crime : la Russie est l'agresseur. Ces dernières années, malheureusement, j'ai travaillé sur cette chaîne de télévision, en relayant la propagande du Kremlin. J'ai honte d'avoir diffusé de tels mensonges, d'avoir permis la zombification du peuple russe."

 

Pendant ce temps, les sites d'information russe ont été obligés de flouter la pancarte, seule solution pour ne pas être eux-mêmes lourdement condamnés. 

"Je voulais montrer que les Russes aussi sont contre cette guerre...
C'est une guerre contre un peuple frère ! Aucune personne saine d'esprit ne peut l'accepter", explique la jeune femme née à Odessa, en Ukraine, d'un père ukrainien et d'une mère russe. Marina Ovsiannikova estime que son coup d'éclat "était avant tout une action pacifiste : il est dans l'intérêt de la Russie et du monde de mettre fin le plus rapidement possible à cette guerre".

"Je voulais montrer que les Russes aussi sont contre cette guerre, ce que beaucoup de gens en Occident ne comprennent pas. La majorité des gens intelligents et éduqués ici s'opposent à cette guerre", estime-t-elle.

La journaliste répond également à Vladimir Poutine qui qualifie les opposants russes à la guerre en Ukraine de "racailles et de traîtres". “Je ne pense pas que je fais partie de la racaille. Les Russes qui ont leurs convictions de citoyens et ne se taisent pas ne sont pas des racailles." Selon la journaliste, "la société russe est divisée" sur la guerre en Ukraine.

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-une-journaliste-denonce-la-propagande-russe-en-plein-direct_5015661.html

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/ukraine-marina-ovsiannikova-explique-son-geste-a-la-tv-parce-quelle-etait-a-bout_fr_62338261e4b0f1e82c46f17c

 

 

 

 

 

 

 

Cette journaliste russe qui défie Poutine...
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9 mars 2022 3 09 /03 /mars /2022 10:58
Le cynisme éhonté de Vladimir Poutine...

 

Décidément le président russe révèle chaque jour un peu plus son cynisme et sa duplicité...

Pour évacuer les civils ukrainiens bombardés par les forces russes, Vladimir Poutine a ouvert des corridors humanitaires qui conduisent vers la Russie et la Biélorussie, autrement dit, en territoire ennemi !

Quel cynisme !

 

Et non content de se livrer à ce jeu cruel, Poutine est même allé jusqu'à prétendre que cette lumineuse idée de corridor humanitaire menant vers la Russie était une idée suggérée par Emmanuel Macron (Le chef de l'Etat s'était entretenu dimanche avec le président russe.)

Un mensonge éhonté !

Un mensonge qu'a dénoncé Emmanuel Macron, taxant Vladimir Poutine de cynisme.

Voilà des méthodes dignes du KGB !

 

Il est vrai que Vladimir Poutine n'en est pas à son premier mensonge et à sa première rouerie !

Après avoir prétendu vouloir négocier, il s'est lancé dans une entreprise guerrière, envahissant l'Ukraine, un pays souverain, avec son armée.

En fait, pour Vladimir Poutine, l'Ukraine n'existe pas, elle fait partie de la Russie, il a donc choisi de l'annexer par la force.

Ce faisant, il réécrit l'histoire à sa façon...

 

Des couloirs humanitaires qui deviennent des armes de guerre : voilà qui est particulièrement cruel et inhumain !

Des civils en grand nombre, des hommes, des femmes, des enfants, des blessés essaient de fuir les horreurs de la guerre, et les voilà pris au piège de l'ennemi.

 

Ces "couloirs humanitaires" en forme d'impasse revêtent un double atout politique pour la Russie d'après Patrick Sauce, éditorialiste pour les questions internationales.

"Il y aura des caméras des télévisions d'Etat à l'arrivée de ces convois dans les centres d'hébergement prévus par la Russie pour dire : 'Vous voyez, nous avons une vocation humanitaire'. Et ce que je crains, si personne ne suit ces 'couloirs humanitaires', c'est que vous aurez sans doute une nouvelle dépêche de l'Agence Stass (l'agence d'information russe) indiquant que Moscou considère comme belligérants ceux qui ont décidé de rester à Kiev, Marioupol, Soumy et Kharkiv", a-t-il ajouté.

 

Quelle honte ! Une stratégie scandaleuse qui ne tient pas compte des souffrances des peuples victimes de la guerre menée par Poutine.

 

 

Sources :

https://www.lemonde.fr/international/article/2022/03/08/ukraine-les-couloirs-humanitaires-une-arme-de-guerre-pour-vladimir-poutine_6116537_3210.html

 

 

 

https://www.bfmtv.com/international/pourquoi-les-couloirs-humanitaires-ouverts-par-moscou-tranchent-avec-les-conventions-internationales_AV-202203070312.html

 

 

 

https://www.bfmtv.com/international/europe/macron-n-a-ni-demande-ni-obtenu-des-couloirs-humanitaires-vers-la-russie-contrairement-a-ce-qu-affirme-moscou_AN-202203070152.html

 

 

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7 mars 2022 1 07 /03 /mars /2022 12:22
Dans la tête de Vladimir Poutine...

 

Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef de Philosophie Magazine, et spécialiste de philosophie et d’histoire russe,  a analysé tous les discours de Vladimir Poutine, et il en a fait un livre intitulé Dans la tête de Vladimir Poutine...

Selon Poutine, les Russes et les Ukrainiens sont un seul et même peuple et il affirme sans cesse depuis longtemps que les Ukrainiens ont des dirigeants qui sont des néo-nazis.

Les Russes auraient pour vocation de venir libérer les Ukrainiens : donc, Poutine serait un libérateur, il se donne le beau rôle !

 

D'autre part, selon Poutine, les Russes ont une sorte de force vitale dont les occidentaux seraient jaloux... En fait, le président russe remet en cause la domination occidentale.

"Donc, les occidentaux vont tout faire pour nous pousser dans un coin", affirme Poutine.

"Et donc, nous allons nous ébrouer et faire ce que nous devons faire, nous avons une mission historique" !

 

Et quels sont les buts de guerre de Poutine ? Y a t-il une dimension nostalgique dans cette offensive ? Veut-il reconstruire la grande Russie ?

En fait, selon Poutine, l'Ukraine serait un état artificiel créé en 1922, et qui n'a pas de raison d'être... pour lui, l'Ukraine, c'est un état dont au moins la rive orientale du Dniepr  appartient aux Russes.

Il veut, au moins, que cette Ukraine soit coupée en deux, la partie ouest allant ailleurs, car elle a moins d'intérêt stratégique, l'autre allant à la Russie.

 

A propos de ces buts stratégiques, Poutine utilise souvent le mot de "dénazification".

Sa rhétorique consiste à dire que ce sont des nazis qui ont pris le pouvoir en Ukraine : or, on sait que le président Zelenski est d'origine juive, que ses grand-parents étaient juifs.

Poutine semble ainsi revisiter un mythe qu'il a lui-même vécu quand il était enfant : Poutine est né en 1952 à Léningrad après un blocus atroce mené par les nazis : son grand-frère est mort pendant ce blocus.

On dirait qu'il rejoue ce mythe. Est-ce qu'il y croit ? ou est-ce que c'est employé à des fins de propagande ?

Selon Poutine, les nazis utilisent des victimes civiles comme des boucliers humains.

Pour Michel Eltchaninoff, Poutine est dans une fantasmagorie qui sert à exalter son peuple...

 

Poutine a créé en 2016 une garde nationale de 330 000 hommes entièrement dévoués à sa personne.

 

Poutine a mis en scène de manière hallucinante un conseil de sécurité : il a demandé à tous les membres du conseil s'ils étaient d'accord avec la reconnaissance de l'indépendance des territoires séparatistes.

Un homme a hésité : le chef des renseignements extérieurs, il a été aussitôt humilié par Poutine.

 

De plus, les Russes sont désormais quasiment privés d'informations extérieures sur la guerre : ils ont droit à la version officielle.

Une loi vient d'être votée : la moindre "fausse" information sur les armées peut coûter de 3 à 15 ans de prison.

 

Autre sujet : héritier du messianisme russe, Poutine aurait aussi des ambitions spatiales, selon lui, les Russes auraient une fonction céleste !

Comme Elon Musk, il croit au transhumanisme, à la possibilité de vaincre la mort, donc il convient de conquérir l'espace pour trouver d'autres lieux de vie...

 

 

 

Sources :

 

https://www.arte.tv/fr/videos/108208-001-A/michel-eltchaninoff-s-est-glisse-dans-la-tete-de-vladimir-poutine/

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/les-enjeux-internationaux/quelle-est-la-realite-de-l-ideologie-neo-nazie-en-ukraine

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