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6 octobre 2021 3 06 /10 /octobre /2021 08:41
Soirée Latino avec le duo IDIK...

 

Deux guitares, deux voix, de la bonne humeur, de l'énergie, du talent, du charme pour une soirée latino offerte par le duo IDIK...

 

Une soirée dans un cadre somptueux : la Maison Carrée de Nîmes, un temple augustéen qui date de plus de 2000 ans.

Les deux musiciennes nous ont proposé un voyage enchanteur vers l'Espagne, l'Italie, la France, l'Amérique Latine...

 Ambar et Elsa ont charmé un public nîmois enthousiaste venu en nombre pour écouter les deux jeunes musiciennes.

 

D'abord, une chanson d'amour triste avec Veinte años, une habanera composée en 1935 par la célèbre chanteuse Maria-Teresa VERA sur des paroles de Guillermina ARAMBURU. Interprétée depuis par de très nombreux chanteurs, elle a accédé au statut de tube planétaire grâce à l’interprétation de Omara Portuondo chanteuse et danseuse cubaine née le 29 octobre 1930 à La Havane. 


"Qué te importe que te amé Que t'importe que je t'aime
Si tù no me quieres ya, Si tu ne m'aimes plus
El amor que ya ha pasado L'amour qui s'en est allé
No se debe recordar Il ne doit pas revenir
Fui la ilusion de tu vida Je fus l'illusion de ta vie
Un dia lejano ya Un jour déjà éloigné
Hoy represento al pasado Je ne suis plus que le passé
No me puedo recordar Je ne peux pas m'y faire
Hoy represento al pasado Je ne suis plus que le passé
No me puedo recordar Je ne peux pas m'y faire..."


 

 

Puis, une chanson engagée du groupe Zoufris Maracas qui étrille les déviances du monde avec tant de  verve !  Koutémoué :

"Je suis content d'avoir compris
Qu'avec tout le pognon du monde
On ne rachète pas les années
Que le travail nous a volées
On ne rachète pas les années
Qui nous ont passé sous le nez

Je suis content d'avoir compris
Que tout ça n'a pas d'importance
Qu'il faut faire l'amour à la vie
Et se souvenir de l'enfance
Aussi longtemps qu'il soit permis
Et de la garder comme essence…"

 

On écoute encore avec bonheur un titre de Mecano : Una rosa es una rosa..., une chanson d'amour encore !

"Es por culpa de una hembra
C'est par culpabilité d'une femme
Que me estoy volviendo loco
Que je suis devenu fou
No puedo vivir sin ella
Je ne peux pas vivre sans elle
Pero con ella tampoco
Mais avec elle non plus"

 

On est ému par cette chanson :  "Siempre me quedará Il me restera toujours". Dans cette chanson, la chanteuse espagnole Bebe a voulu écrire sur le thème de l'anorexie. Elle montre comment cette maladie transforme la vie des individus.
Elle se met dans la peau d'une femme souffrant de ce mal, et insiste sur l'obsession qu'elle se fait de la perfection physique

 

"Cómo decir que me parte en mil
Las esquinitas de mis huesos,
Que han caído los esquemas de mi vida
Ahora que todo era perfecto.
Y algo más que eso,
Me sorbiste el seso y me defiende del peso

Comment dire que se brisent mille
Les légères lésions de mes os,
Que les schèmes de ma vie sont tombés
Maintenant que tout était parfait
Et encore plus que ça,
Tu m'as lavé le cerveau
Et je me défends de ce poids

De este cuerpecito mío
Que se ha convertido en río.

De ce petit corps qui est mien
Qui s'est transformé en fleuve"

 

Puis, on se laisse bercer par ce titre:  "Me haces bien", titre de Jorge Drexler, encore une merveilleuse chanson d'amour pleine de tendresse et de douceur...

 

 
"Pour te raconter, je chante
Para contarte, canto

je veux que tu saches combien
Quiero que sepas cuánto

Tu me fais  du bien
Me haces bien

Je t'aime de mille façons
Te quiero de mil modos

je t'aime par dessus tout
Te quiero sobre todo

Tu me fais  du bien
Me haces bien


Il suffit de voir le reflet de tes yeux dans les miens
Basta ver el reflejo de tus ojos en los míos

Comment le froid s'en va
Como se lleva el frío

Pour comprendre
Para entender

Que le coeur ne ment pas
Que el corazón no miente"

 

Pour continuer le programme, une chanson rythmée, du reggae, Que palique de  Sergent Garcia...

 

On écoute encore avec plaisir Plantation du groupe Kana :

 

"J'ai tout petit problème dans ma plantation, pourquoi ça pousse pas
J'ai tout petit problème dans ma plantation, pourquoi ça pousse pas

Moi, j'ai planté coco, coco ça pousse pas
Moi, j'ai planté bananes, bananes ça pousse pas"

 

 

En fin de récital, une chanson révolutionnaire : Bandiera rossa,  le plus célèbre des chants révolutionnaires italiens. Il signifie Drapeau rouge. La chanson est née au début du XXe siècle et la musique est issue de la fusion de deux chants populaires lombards. Le texte, écrit à l'origine par Carlo Tuzzi en 1908, a subi plusieurs modifications au fil des ans.

"Avanti o popolo, alla riscossa,
Bandiera rossa (bis)
Avanti o popolo, alla riscossa,
Bandiera rossa trionferà.
Bandiera rossa la trionferà (ter)
Evviva il comunismo e la libertà.
Degli sfruttati l’immensa schiera
La pura innalzi, rossa bandiera.
O proletari, alla riscossa
Bandiera rossa trionferà.
Bandiera rossa la trionferà (ter)
Il frutto del lavoro a chi lavora andrà.
Dai campi al mare, alla miniera,
All’officina, chi soffre e spera,
Sia pronto, è l’ora della riscossa."

"En avant ô peuple, à la révolte,
Le drapeau rouge (bis)
En avant ô peuple, à la révolte,
Le drapeau rouge triomphera.
Le drapeau rouge triomphera (ter)
Et vive le communisme et la liberté.
Des exploités l'immense troupe
Hisse le rouge drapeau.
Ô prolétaires, à la révolte
Le drapeau rouge triomphera.
Le drapeau rouge triomphera (ter)
Le fruit du travail à qui travaille ira.
Des champs à la mer, de la mine,
Au bureau, qui souffre et espère,
Qu'il soit prêt, c'est l'heure de la révolte."

Un vent de révolte a alors soufflé sur le parvis de la Maison Carrée !

 


 Merci à ces deux musiciennes pour ce moment chaleureux et ce récital enthousiasmant : une bouffée d'air et de fête proposée par Ambar et Elsa.

 

 
 

 

 

https://zikoccitanie.fr/idik/

 

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25 août 2021 3 25 /08 /août /2021 08:25
Bienvenue à Trolltunga !

 

Trolltunga : des paysages vertigineux !

L’un des plus impressionnants éperons rocheux de Norvège. Culminant à plus de 1 100 m d'altitude, il surplombe le lac de Ringedalsvatnet, situé 700 mètres plus bas.

 

Trolltunga (la langue du troll) et sa vallée ont été façonnés par une calotte glaciaire qui recouvrait la majeure partie de la Scandinavie durant plusieurs âges glaciaires.

 

Une randonnée longue, difficile... mais au bout du chemin, un spectacle époustouflant !

Avec des sacs de 10 kilos, la montée est rude mais l'équipe est enthousiaste...

 

Six heures de marche pour parvenir au sommet et pour découvrir des paysages somptueux...

La montée se fait par temps humide et brumeux, des nuées surgissent sur le chemin, les paysages traversés sont somptueux : torrents, cascades...

 

A l'arrivée, une falaise vertigineuse, une vue sur le lac éblouissante...

Des nuées se dispersent sur les hauteurs...

Mieux vaut ne pas s'approcher des bords de l'éperon rocheux ! Mais quel spectacle fascinant !

Mieux vaut ne pas être sensible au vertige !

 

Mieux vaut aussi bien préparer la randonnée : nourriture lyophilisée, réchaud, boissons, filtre à eau, chargeur de batteries de téléphone, bâtons de marche, de bonnes chaussures,  tente pour passer la nuit, vêtements chauds car la température descend à 3 degrés pendant la nuit, en été.

Une expédition qui exige une préparation rigoureuse... 

 

Malgré tout, si l'on est bien équipé de vêtements adaptés, sous la tente, la chaleur humaine permet de ne pas avoir froid.

La nuit se passe bien : un bon sommeil pour toute l'équipe...

 

Le lendemain, la descente est plus rude, sous un ardent soleil, cette fois, la fatigue de la randonnée se fait alors sentir...

Les bâtons de marche aident bien pour garder l'équilibre dans la pente...

Et l'équipe repart avec des souvenirs, des images inoubliables de cette randonnée d'exception... des paysages somptueux, une nature sauvage, encore intacte, l'impression d'avoir découvert un autre monde... l'impression d'avoir vu le monde avant l'apparition de l'humanité...

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : Christelle

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9 octobre 2020 5 09 /10 /octobre /2020 10:30
Vent debout ! Il est temps d'écouter des chants de marins !

 

 

Vent debout ! Il est temps d'écouter des chants de marins ! L'auteur-compositeur Marc Simon nous invite à une traversée pour découvrir les chants de marins connus ou moins connus...

 

Les chants de marins sont avant tout des chants de travail et de courage : autrefois, dans tous les métiers, on chantait pour se donner du courage, pour se donner de l'allant...

Les marins chantaient lors des différentes manoeuvres qui exigeaient de la force : les bateaux n'étaient pas mécanisés... Pour sortir du port, pour rentrer au port, il fallait tracter le bateau : on parle alors de chants de déhalage...

Quelques chants de marins sont aussi des chroniques : ils évoquent des événements politiques, des naufrages, des actes de piraterie, un peu comme des journaux... Le chant permet ainsi de diffuser une information.

Par exemple, une complainte raconte cet épisode : un galion espagnol est arraisonné par un navire français...

"Un galion d'Espagne est parti d'Aligan (Alicante) chargé de marchandises et quantité d'argent.Croyant faire voyage comme à l'accoutumée un navire de France lui en a empêché."

 

Mais les chants tournent surtout autour du travail des marins : virer une ancre, hisser, affaler les voiles, remonter l'ancre...

Les bateaux servaient alors pour l'exploration, pour le commerce, ou la pêche : des cap horniers partaient de Dunkerque allaient jusqu'au sud de l'Amérique du sud puis remontaient vers Valparaiso, étymologiquement la Vallée du paradis.

Une chanson célèbre évoque ces campagnes de pêche : Hardi les gars...

 

"Hardi les gars, vire au guindeau
Good bye farewell, good bye farewell
Hardi les gars, adieu Bordeaux
Hourra! oh Mexico ooo
Au cap Horn, il ne fera pas chaud
Haul away hé, hou là tchalez
A faire la pêche au cachalot
Hale matelot et ho hisse et ho

Plus d'un y laissera sa peau
Good bye farewell, good bye farewell
Adieu misère, adieu bateau
Hourrah! oh Mexico ooo
Et nous irons à Valparaiso
Haul away hé, hou là tchalez
Où d'autres laisseront leur peau
Hale matelot et ho hisse et ho..."

Farewell est un cap au sud du Groenland... Le guindeau est un treuil à axe horizontal utilisé sur les navires pour relever l'ancre. Le travail au guindeau était particulièrement dur et dangereux.

 

De nombreuses chansons évoquent aussi la pêche à la morue : "la pêche à la morue sur les bancs de Terre-Neuve - qui remonte au 15e siècle - concernait à son apogée plus de trente ports français. Avant 1914, plus de deux cents trois-mâts et goélettes appareillaient pour les bancs, avec des équipages d'une trentaine d'hommes." 

La vie sur les bancs est décrite par tous les marins comme un des métiers les plus durs qui soient : neuf mois de campagne sans escale, en travaillant jusqu'à dix-huit heures par jour, sans dimanche, et dans une mer particulièrement rude (glaces, coups de vent, brouillard...).

Dans certains chants, il était question du travail pour saler la morue...

 

On connaît aussi des chansons de revendication où étaient évoqués les problèmes entre marins et capitaine : par exemple, Louis Tavernier, patron de pêche qui ne traite pas bien ses matelots.

" On sait bien qu'cett' année, si la pêche a manqué, ce n'est pas de notre faute, 

Ah ah Louis Tavernier, ne fais plus jamais de la misère aux hommes !"

 

Il existe encore des chants de revendication plus récents : ainsi, un chant des dockers au sud des Etats-Unis, ils protestent car ils n'ont pas été payés : Pay me my money down, interprété par Bruce Springsteen.

Certaines chansons ont une tonalité plus souriante : c'est le cas de cette chanson napolitaine, où un pêcheur évoque son activité, il fait du cabotage, il pêche aux alentours de sa ville et il invite les femmes du village à venir acheter ses poissons frais.

 

"Ueh, tenimmo lu pesce fresca stamattina!

Tenimme lu cefalo, tenimme l'anguilla e lu capitone,

Li calimeri e lu merluzza!

Ueh, bella fé, te piace lu pesce, bella fé. uhe, uhe, uhe.

Ma sent'allegra stamattina

Jei iettata la ret'ammera

Tanta pesci jei pescheta

E ma sent'addegrieta

 

Ueh, lu pesce, calameri, triglie,

Le pescheta stamattina

Ighu vegnu a bon mercheta

E perché, e perché, i me spusà.

Corrite femmene de lu paese

Aiutate la bancarella

Mettitavilla dintala gunella

Jetela frije dinta la padella."

Auteurs : Francesco Antonelli, Matteo Salvatore

 

Merci à Marc Simon pour cette conférence sur les chants de marins : un magnifique voyage dans le temps et l'espace...

 

 

 

 

 

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7 août 2020 5 07 /08 /août /2020 08:55
Peut-on encore voyager ?

 

Sites touristiques envahis par des foules compactes, sites pollués, dégradés, abîmés par un tourisme de masse débridé...

Des effets dévastateurs...

 

Le voyage est devenu une véritable industrie... en France, le tourisme génère de nombreuses activités, des profits conséquents...

Alors, face à la démesure du tourisme, peut-on encore voyager ?

 

Le tourisme avait à l'origine une dimension émancipatrice qui a été très vite rattrapée par la logique du marché, par une logique industrielle qui pose aujourd'hui problème.

Avions, bateaux de croisière, constructions de centres de vacances, d'hôtels, toute une infrastructure consacrée au tourisme... forcément, l'environnement en pâtit.

 


Et quand on voit ces paquebots géants devenus villes flottantes, qui peuvent accueillir 5000 passagers, on prend conscience plus encore de la démesure de nos sociétés.

Une vingtaine de bars et restaurants, un théâtre, un casino, un centre de bien-être, une patinoire, un parc aquatique, un jardin botanique naturel... on se croirait non pas sur un bateau, mais dans une ville construite pour le confort des passagers...

On y perçoit un luxe démesuré, un gigantisme effrayant... les cabines se superposent, créant une impression de vertige.

 

Mais qui peut avoir envie de naviguer sur de telles îles flottantes ?

C'est l'univers de l'artifice par excellence : un monde où les gens se retrouvent entre eux, pour profiter d'un luxe inouï, mais que devient le plaisir du voyage et de la découverte ?

Ces voyageurs modernes ont-ils même l'occasion d'observer les paysages marins, dans la mesure où de nombreux loisirs leur sont proposés ?
 

 

Il existe encore une sorte de narcissisme du voyage que les réseaux sociaux amplifient : "J'ai fait tel pays, j'ai fait la Birmanie, le Pérou, le Srilanka..."

Quel snobisme !

Le voyage est aussi un luxe réservé aux plus riches : il faut avoir du temps, de l'argent. De nombreux Français n'ont pas les moyens de partir en vacances.

Toutefois, le low cost a permis de démocratiser le voyage.

 

Mais, on en prend de plus en plus conscience : le voyage devrait être plus rare et plus précieux, l'industrie touristique doit décroître...

Le voyage devrait commencer, en fait, sur le pas de sa porte : point n'est besoin d'aller loin, on peut découvrir même près de chez soi...

Se mettre à l'écoute de la nature, observer son environnement, apprendre à connaître la campagne environnante, pister les créature fabuleuses, selon l'expression de Baptiste Morizot, c'est à dire "les êtres vivants qui habitent juste à côté de nous, dans les forêts, dans les montagnes, parfois, juste à l'autre bout du jardin."

Commençons par observer tous ces êtres vivants qui nous entourent : les arbres, les oiseaux, les insectes...

Partons à la découverte de notre environnement...

 

 

Source :

 

https://www.franceinter.fr/emissions/le-debat-de-midi/le-debat-de-midi-06-juillet-2020

 

 

 

 

 

Peut-on encore voyager ?
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6 juillet 2020 1 06 /07 /juillet /2020 08:58
Il est où le bonheur ? Il est là...

 

C'est l'été : le moment des vacances et des grandes migrations... Nous avons pris l'habitude de partir en vacances, de découvrir le monde : voyages de découvertes vers l'ailleurs...

 

Pourtant, souvent, nous ne connaissons même pas le pays dans lequel nous vivons, les campagnes environnantes, les parcs, les jardins de nos villes...

 

Est-il besoin de partir loin pour faire des découvertes ?

Il est où le bonheur ? Il est là tout près de nous, à portée de mains...

 

Comme l'écrit Aurélien Barrau dans son ouvrage intitulé "Le plus grand défi de l'histoire de l'humanité", "Il n'est peut-être pas nécessaire de faire 10000 kilomètres en avion pour découvrir des animaux merveilleux, des paysages insoupçonnés et des humains sidérants. Toute une magie mystérieuse de l'ici est sans doute à réapprendre, pour le meilleur."

"Avant de désirer parcourir la planète pour découvrir l'altérité, a-t-on seulement pensé à parler avec son voisin de palier ? Avons-nous seulement commencé à regarder vraiment les animaux et les arbres qui nous entourent ?"

 

Connaissez-vous les oiseaux qui peuplent nos jardins ? Savez-vous les reconnaître, savez-vous différencier leurs chants ?

Bergeronnettes, merles, mésanges, fauvettes, pinsons, moineaux, rouges-gorges,... une symphonie dans les arbres...

 

 

Est-ce que vous êtes capable de donner un nom à tous les insectes qui bruissent dans les alentours ?

Cigales, cétoines dorées, bourdons, coccinelles, hannetons, phasmes, scarabées, lucioles, etc.

 

Savez-vous toutes les espèces de papillons qui viennent butiner nos fleurs ?

Connaissez-vous le Tircis, la Belle-Dame, le Vulcain, le Citron, la Sylvaine, la Mégère, le Flambé ?

 

Et les arbres qui nous entourent, savez-vous les nommer ? Peupliers, chênes, cyprès, bouleaux, micocouliers, cèdres, marronniers, tilleuls, cytises, hêtres etc.

Tant de merveilles à découvrir !

Il nous faut réapprendre à porter attention au monde, à écouter le chant des oiseaux, à observer les couleurs des paysages, les formes des arbres, des herbes, des fleurs, à contempler un coucher de soleil...

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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29 juin 2020 1 29 /06 /juin /2020 08:42
"Sortir de la frénésie consumériste" ?

 

 

Frédéric Lenoir vient de publier un livre sur la crise du coronavirus, intitulé Vivre dans un monde imprévisible...

Il est "convaincu que plus rien ne sera comme avant, et qu'il nous faut apprendre à développer nos ressources intérieures pour vivre le mieux possible dans un monde imprévisible."

 

Selon Frédéric Lenoir, "la vraie solution consiste à changer de logique, à sortir de la frénésie consumériste, à relocaliser des pans entiers des activités économiques, à réguler la finance, à passer du "toujours plus" au mieux être, de la compétition à la collaboration..."

Magnifique programme !

 

Mais est-ce réalisable ?

 

Après le déconfinement, on nous incite encore à consommer toujours plus : l'industrie automobile a souffert de la crise pendant ces mois de confinement... les gens n'ont plus acheté de voitures.

 

Et maintenant, on les incite à se procurer de nouveaux véhicules : les primes à l'achat se multiplient. Bien sûr, ces primes sont d'autant plus importantes que les véhicules sont moins polluants.

De plus, beaucoup de gens ont l'habitude de partir en vacances et désormais, ils peuvent difficilement s'en passer. Mais, en raison de la crise du coronavirus, ils hésitent à partir à l'étranger... C'est ainsi qu'un grand nombre de Français se mettent à acheter des camping-cars pour sillonner la France pendant leurs vacances. Ce sont de gros véhicules particulièrement polluants.

 

Je suis allée aussi récemment dans un de ces magasins où l'on vend des vêtements bon marché, à des prix défiant toute concurrence.

Là, j'aperçois deux jeunes filles masquées, comme il se doit... j'entends leur conversation.

L'une d'elles veut acheter un combishort... L'autre lui rétorque : "Mais, tu en as déjà un..."

"Oui, mais ça coûte seulement 10 euros.", lui répond la plus jeune.

Et l'autre de lui faire remarquer : "10 euros plus 10 euros, plus 10 euros..."

 

Ainsi, nous nous laissons tous séduire par ces vêtements à bas coût, fabriqués en Inde, en Chine, au Bangladesh.

"10 euros, huit euros, six euros" : des prix dérisoires qui incitent à faire des achats compulsifs.

 

Ce système va-t-il changer ? C'est peu probable car il  est bien installé. Ces magasins ont un succès fou auprès des jeunes et des moins jeunes.

Comment modifier ces habitudes ? Est-ce réalisable ? On peut en douter dans le système actuel.

Le monde dans lequel nous vivons nous incite à consommer, afin que l'économie fonctionne.

 

Comment sortir de cette emprise ?

Aurélien Barrau évoque quelques solutions dans son ouvrage intitulé Le plus grand défi de l'histoire de l'humanité.

Pour les vêtements à bas coût, "il ne faut plus en produire ni en acheter... Mais ce n'est possible que si une redistribution réelle des richesses permet à chacun d'accéder à autre chose."

Pour le goût des voyages, Aurélien Barrau nous dit : "Toute une magie de l'ici est sans doute à réapprendre, pour le meilleur. Avant de désirer parcourir la planète pour découvrir l'altérité a-t-on seulement pensé à parler avec son voisin de palier ? Avons-nous seulement commencé à regarder vraiment les animaux et les arbres qui nous entourent ?"

 

On le voit : il faudrait changer totalement de système...

 

 

 

L'explosion de la demande de camping-cars :

 

https://www.francetvinfo.fr/decouverte/vacances/camping-car-de-plus-en-plus-de-francais-investissent_4020579.html

 

 

 

"Sortir de la frénésie consumériste" ?
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5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 08:19
Voyage au pays des mots latins...

 

 

De nombreux mots français nous permettent de voyager à travers la langue latine....

 

Ainsi, ce voyage nous permet d'aborder une île, en latin "insula", et ses nombreux dérivés : "l'insulaire, la péninsule", les personnes "isolées", c'est à dire séparées, à part, comme dans une île.

L'île est bien un lieu distinct, qui isole du reste du monde.

 

Le navire qui nous conduit vers cette île vient du latin "navis" : on reconnaît le radical des termes "nautique, nautisme, nautile, nautonier, naviguer, internaute" et pourquoi pas "agoranaute".

 

Nous aurions pu prendre l'avion pour nous rendre dans cette île, et même ce mot qui désigne une réalité très moderne vient du latin "avis, l'oiseau".

 

Le ciel nous invite à le contempler, encore un mot latin, "caelum". Il est coloré d'un bleu profond, "céruléen", et cet univers "céleste" est empli de mystères....

 

C'est un beau voyage qui nous est offert : issu du terme latin "via", la voie, la route, le mot évoque l'idée antique du voyage sur des voies romaines... La Via Appia, la Via Domitia sont les plus renommées...

Le "viatique" nous permet aussi de nous déplacer plus facilement, il s'agit de provisions ou d'argent donnés pour un voyage.

 

Un soleil rayonnant nous accompagne, du latin populaire "soliculus", en latin classique, "sol".

De là viennent "le parasol, le tournesol, le solstice, le solarium, l'ensoleillement" qui peut donner une "insolation"...

 

La mer, "mare" en latin, nous emmène encore vers d'autres pays, d'autres îles, la mer, son air "marin", ses voies "maritimes", ses odeurs salées et iodées.

 

L'odeur "odor" nous transporte vers de nouveaux paysages "olfactifs" : nous découvrons des arbres "odorants", des pins, des cyprès.... en latin "arbor, pinus, cyparissus".

Nous percevons des "essences" parfumées, nous atteignons alors l'essentiel, l'être même de ces végétaux.

 

Nous entendons alors des oiseaux aux ramages somptueux, dans les branches, les rameaux des arbres : le mot est dérivé du latin "ramus", le rameau.

 

Nous visitons de nombreux pays, encore un mot venu du latin "pagensis", "habitant d'un bourg, d'un canton"...

 

Que de mots latins dans la langue française ! Nous oublions souvent que notre langue est constituée de mots très anciens dans tout un réseau de significations.

Nous oublions souvent tout cet héritage latin dont nos sommes redevables...

 

 

 

 

 

 

Voyage au pays des mots latins...
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8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 12:39
En temps de confinement, rien de mieux qu'un bon livre...

 

 

Du temps pour lire... nous en manquons souvent. Mais en cette période de confinement, on peut retrouver le bonheur d'ouvrir un livre... de s'évader, de rêver ou encore de s'intéresser à des ouvrages de réflexion.

Quel apaisement dans la lecture ! Un temps de repli sur soi, un temps d'attention et de concentration essentiel.

 

Lire : un loisir quelque peu négligé à notre époque où les écrans s'imposent partout.

Oui, c'est le moment d'ouvrir un livre et de savourer le plaisir des mots, c'est le moment de retrouver l'attention nécessaire pour la lecture.

Se concentrer sur un texte littéraire, de qualité, lire et relire de la poésie, se détendre devant un bon livre, une occasion de solliciter l'imagination, mais aussi la réflexion.

 

On peut ainsi voyager avec Sylvain Tesson sur les traces de La panthère des neiges, on peut le suivre dans ses pérégrinations et lire aussi avec profit Géographie de l'instant...

Quel merveilleux titre qui mêle l'espace et le temps ! Une succession de réflexions et d'anecdotes prises sur le vif...

Un ouvrage qui élargit nos horizons en ces temps de confinement, un livre où s'exprime aussi le bonheur et l'ivresse des sensations...

 

Jugez plutôt :

"Se baigner dans l'eau de mer. Sentir le sel cristalliser sur le dos. Se cuire au soleil. Sécher dans le vent : rares sensations qui ne doivent qu'au dialogue de la peau avec les éléments et restent donc inchangées depuis le paléolithique. Il faut prêter grande attention à ces instants mémoriels. On croit que c'est du farniente, on vit en réalité des émotions identiques à celles qu'éprouvaient nos ancêtres."

 

Ou encore :

"Un attelage tiré par deux chevaux chiliens parcourt les allées du domaine d'Almaviva dans la vallée du Maipo. Les cueilleurs soupèsent les grappes, coupent les meilleures, en laissent d'autres sur pied. Le temps est suspendu, la poussière levée par la voiture retombe. Pourquoi tout est beau ? Parce que tout est lent."

 

Ou encore :

"Le spectacle hypnotique des vagues. Cette hargne de la mer à l'encontre de la terre... Impossible de détourner les yeux des avalanches de mousse blanche. On dirait des citadelles de nuages qui s'effondrent dans le reflet du ciel. Ou des explosions de lait sur une nappe de soie. Ou de la mousseline écrue que des mains de couturière feraient bouffer dans le soleil..."

 

On peut lire encore un ouvrage de Jean-Claude Carrière : Croyance. Un livre bourré d'érudition, d'anecdotes sur les religions, une bonne façon de réfléchir à toutes nos croyances anciennes ou plus récentes. L'auteur y pourfend toutes les superstitions, tous les fanatismes...

 

Bonnes lectures à tous !

 

 

 

 

 

En temps de confinement, rien de mieux qu'un bon livre...
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9 août 2019 5 09 /08 /août /2019 08:59
Guitare espagnole...

 

 

Magie de la guitare ! Magie des sonorités égrenées par le musicien !

Penché sur son instrument, le guitariste nous fait voyager vers le sud, l'Espagne...

Limpidité des notes !


La beauté du geste ! Les sons qui s'envolent, comme par magie de la guitare, des trilles, des éclats de soie, des murmures qui s'emportent soudain.

 

L'émotion provoquée par un simple instrument, la tristesse, la joie, la mélancolie, la révolte, le désarroi, le bonheur...

 

C'est à un triptyque espagnol que  nous convie le musicien...

D'abord, Junto al Generalife de Joaquin Rodrigo... 

Puis, on se laisse charmer par une sérénade espagnole de Joaquim Malats...

Enfin, Zapateado, une danse espagnole de Regino Sainz de la Maza...

 

Quelle dextérité ! Quelle harmonie entre l'homme et sa guitare ! Il fait corps avec elle, l'enlace, la maîtrise, la séduit...

 

Quelle poésie et quelle sensibilité dans le morceau de Joaquin Rodrigo ! On retrouve toute la tendresse et l'émotion de ce compositeur. La guitare résonne de sons enchanteurs qui nous emmènent au bord du rêve...

Quelle douceur aussi dans la sérénade espagnole !

Et quelle grâce, quelle finesse dans la danse espagnole !

 

Ainsi, grâce à la musique, on voyage vers les terres du sud, on est ébloui par des paysages, par des danses rythmées...

On voyage vers l'Andalousie, la Castille, la Galice, l'Estramadure... des lieux inondés de lumières et de soleils, des oasis, des jardins aux fruits rafraîchissants...

On entend les sonorités éclatantes de la langue espagnole...

 

Bravo au musicien pour ce moment d'émerveillement... Bravo à Eric Iglesias qui a su nous enchanter au cours de ce récital donné dans le cadre des Jeudis de Nîmes..

 

 

 

 

 

 

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9 juin 2019 7 09 /06 /juin /2019 13:40
Le rêve du pêcheur...

 

 

 

Une chanson qui nous fait rêver, qui nous transporte vers le sud, les océans : comment ne pas se laisser bercer ?

Ce rêve du pêcheur que nous chante Laurent Voulzy, tout le monde y est sensible...

 

La chanson s'ouvre sur une formule réitérée avec un effet de chiasme à valeur d'insistance : 

"J'ai un rêve
Le rêve que j'ai
Tout l' monde le fait"...

La simplicité du vocabulaire, l'emploi des verbes "avoir, faire" souligne la sobriété de la vie évoquée dans ce rêve puisqu'il s'agit de "vivre de pêche"...

 

L'emploi de la première personne "je" donne une tonalité lyrique au texte qui prend une allure de confidence personnelle.

 

Le mot "océan" répété, souligné par une interjection et une exclamation, est mis en valeur et magnifié.

Le complément circonstanciel "au sud" vient compléter le rêve du poète.

 

Soudain une formule plus générale vient briser ce rêve d'évasion : "Mais les rêves, on les empêche..."

Et le rêve revient inlassablement, comme le soulignent la répétition du verbe "jeter" et de l'expression "jeter des filets"...

Il se concrétise avec l'évocation d'un bateau et d'un bonheur simple, évident, ce que suggère bien la répétition du verbe "être".

"Être heureux dessus
Être sur un bateau
Je rêve d'eau..."

 

L'activité associée à ce bonheur est elle-même simple : "pêcher des poissons".

 

Faisant, alors, appel à un jeu de mot, le poète oppose le verbe "pécher", symbole du mal, dans nos sociétés, à ce plaisir de "pêcher".

Il oppose un "ici" coercitif à un "là-bas" empli de libertés.

 

Ces libertés sont bien représentées par l'expression imagée : "pêcher le vent".

 

Ainsi, l'océan est bien le symbole d'un espace de libertés et les "poissons moqueurs"sont même capables de "donner bon coeur".

 

L'océan permet aussi de vivre près de la nature, d'admirer "la lune, les étoiles, le soleil levant...."

Et l'amour est aussi suggéré par l'expression : "pêcher des baisers dans le vent..."

 

Et cet ailleurs est également une occasion de devenir "meilleur" .

Le rêve se parachève dans ce souhait : "vivre d'amour et d'eau fraîche", oublier les soucis, s'évader loin d'un monde étriqué.

 

La mélodie rythmée nous emporte sur les flots de ces océans du sud évoqués par le poète.
 

 

 

 

 

 


 

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