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9 juin 2019 7 09 /06 /juin /2019 13:40
Le rêve du pêcheur...

 

 

 

Une chanson qui nous fait rêver, qui nous transporte vers le sud, les océans : comment ne pas se laisser bercer ?

Ce rêve du pêcheur que nous chante Laurent Voulzy, tout le monde y est sensible...

 

La chanson s'ouvre sur une formule réitérée avec un effet de chiasme à valeur d'insistance : 

"J'ai un rêve
Le rêve que j'ai
Tout l' monde le fait"...

La simplicité du vocabulaire, l'emploi des verbes "avoir, faire" souligne la sobriété de la vie évoquée dans ce rêve puisqu'il s'agit de "vivre de pêche"...

 

L'emploi de la première personne "je" donne une tonalité lyrique au texte qui prend une allure de confidence personnelle.

 

Le mot "océan" répété, souligné par une interjection et une exclamation, est mis en valeur et magnifié.

Le complément circonstanciel "au sud" vient compléter le rêve du poète.

 

Soudain une formule plus générale vient briser ce rêve d'évasion : "Mais les rêves, on les empêche..."

Et le rêve revient inlassablement, comme le soulignent la répétition du verbe "jeter" et de l'expression "jeter des filets"...

Il se concrétise avec l'évocation d'un bateau et d'un bonheur simple, évident, ce que suggère bien la répétition du verbe "être".

"Être heureux dessus
Être sur un bateau
Je rêve d'eau..."

 

L'activité associée à ce bonheur est elle-même simple : "pêcher des poissons".

 

Faisant, alors, appel à un jeu de mot, le poète oppose le verbe "pécher", symbole du mal, dans nos sociétés, à ce plaisir de "pêcher".

Il oppose un "ici" coercitif à un "là-bas" empli de libertés.

 

Ces libertés sont bien représentées par l'expression imagée : "pêcher le vent".

 

Ainsi, l'océan est bien le symbole d'un espace de libertés et les "poissons moqueurs"sont même capables de "donner bon coeur".

 

L'océan permet aussi de vivre près de la nature, d'admirer "la lune, les étoiles, le soleil levant...."

Et l'amour est aussi suggéré par l'expression : "pêcher des baisers dans le vent..."

 

Et cet ailleurs est également une occasion de devenir "meilleur" .

Le rêve se parachève dans ce souhait : "vivre d'amour et d'eau fraîche", oublier les soucis, s'évader loin d'un monde étriqué.

 

La mélodie rythmée nous emporte sur les flots de ces océans du sud évoqués par le poète.
 

 

 

 

 

 


 

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6 août 2018 1 06 /08 /août /2018 08:49
Nous devrions tous nous considérer comme des élèves...

 

 


La vie est un apprentissage permanent qui nous permet d'avancer, d'acquérir une expérience, des savoirs multiples.

Au fond, nous devrions, tous, nous considérer comme des élèves : chaque jour doit nous offrir l'occasion d'apprendre, de nous enrichir de connaissances.

 

Chaque jour doit être une occasion de découvertes.

Le savoir est multiple : rencontres, lectures, voyages, et ce savoir est plus facile d'accès, de nos jours, grâce à internet, et à de nombreux moyens de communication.

 

La lecture nous apporte beaucoup : l'univers des mots est infini, notre littérature est si diverse, si riche, on peut, grâce aux livres voyager dans le temps et l'espace, on peut s'enrichir de cultures diverses.

 

Les épreuves auxquelles nous sommes confrontés, tout au long de notre vie, sont, aussi, incontestablement une façon de progresser dans une forme de sagesse.

Elles sont une école d'effort, de persévérance, elles forgent notre caractère, nous donnent une envie de nous dépasser.

Les difficultés, les obstacles sont indispensables à la formation d'un individu.

 

Et quand notre école s'efforce de gommer ces difficultés, elle se fourvoie complètement : suppression des notes, abolition des punitions, notations valorisantes, baccalauréat bradé...

 

La vie est bien un apprentissage permanent : c'est ainsi qu'il faut la concevoir, avec une certaine modestie.

Nous sommes tous des élèves, nous avons tous envie de progresser, de découvrir.

Nous avons, tous, besoin de nous élever, de grandir vers plus de conscience, de vérités, de connaissances.

 

C'est le savoir qui nous propulse vers l'avenir, c'est le savoir qui nous rend heureux.

C'est la savoir qui éveille sans cesse notre curiosité, notre envie d'apprendre...

 

Nous avons tous été des élèves, dans des écoles, des collèges, des lycées : nous avons, parfois, souvent, perçu les apprentissages comme une contrainte, une servitude...

 

Et, au fil du temps, nous avons compris que cet apprentissage est permanent, il est nécessaire, il est vital : il est la vie même...

La vie nous forge et nous modèle : elle nous apprend toujours plus.

 

Et même le métier que nous exerçons nous apprend beaucoup, qu'il s'agisse d'un métier manuel ou intellectuel. Le contact des autres est aussi particulièrement enrichissant.


 


  

 

 

 

 

Nous devrions tous nous considérer comme des élèves...
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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 09:50
Le château de Saumane et le marquis de Sade...

 

 

Le château de Saumane de Vaucluse réserve aux visiteurs bien des surprises... construit sur les hauteurs du village, ce château qui date du XIIème siècle a été maintes fois transformé : une bâtisse hétéroclite où se mêlent forteresse médiévale, bastion de style Renaissance, château remanié du XVIIème et du XVIIIème siècles.

 

Ce château est célèbre parce qu'il abrita le marquis de Sade durant son enfance : à l'intérieur du bâtiment, une exposition est dédiée à ce personnage sulfureux dont la vie tumultueuse défraya la chronique.

 

 

Dans la montée qui mène à la forteresse, chacun peut admirer d'immenses pins sur l'escarpement : ils se détachent sur un ciel d'un bleu lapis-lazuli.

Le chant des cigales, les senteurs de pins s'exacerbent dans la chaleur de cette après-midi d'été.

 

Lorsque nous entrons dans l'enceinte,  nous sommes immédiatement impressionnés par l'épaisseur des murs. Les fenêtres laissent entrevoir un paysage verdoyant d'arbres : pins, cyprès, cèdres.

 

Rigueur architecturale et raffinement libertin se côtoient dans cet édifice somptueux.

 

A l'intérieur, nous découvrons une cheminée artistiquement agrémentée de feuillages en reliefs, une chapelle richement décorée, des fresques : une fête galante représentant deux jeunes filles à la fontaine, une scène pastorale encadrée de gypseries aux motifs de roses, ou encore des nobles visitant un monument antique, d'autres scènes champêtres, des plafonds somptueusement décorés...

 

Un escalier voûté en caissons déroule des marches usées par le temps : nous sommes, alors, subjugués par l'architecture ordonnée et rigoureuse de la voûte...

La chambre du marquis de Sade, ornée de fresques aux teintes de rouilles sur des panneaux encadrés d'or, révèle luxe et élégance.

 

Une exposition nous fait, aussi, découvrir la vie et l'oeuvre du célèbre Marquis...

Donatien Alphonse François, marquis de Sade appartient à une vieille famille aristocratique provençale : il passe donc une partie de son enfance en Provence.

 

De quatre à dix ans, son éducation est confiée à son oncle, l’abbé Jacques-François de Sade, qui l’héberge dans ce château de Saumane, près de L'Isle-sur-la-Sorgue.

 

Adulte, il se livre au libertinage des gens de sa caste qui se croient au dessus des lois.

 Le 17 mai 1763, il épouse Renée Pélagie de Montreuil, de noblesse récente, mais fortunée. Il ne s' assagit pas pour autant et fait, dans la même année, son premier séjour en prison pour « débauches outrées ». En 1768, il est à nouveau incarcéré six mois pour avoir enlevé et torturé une passante. Il donne fêtes et bals dans son domaine provençal de La Coste, voyage en Italie, notamment avec sa belle-sœur, dont il s'est épris.

 

L'exposition évoque, notamment, le séjour que les deux amants firent à Venise.

En Juillet 1772, le marquis et sa maîtresse quittent la Provence, traversent les Alpes, se rendent à Venise, capitale de la peinture et de l'opéra.

La vie vénitienne est décrite grâce à des tableaux, des gravures : le carnaval, les gondoles, les courtisanes...

 

On peut, à loisir, admirer des reproductions de toiles de Pietro Longhi, Le Ridotto, de Canaletto, de Michele Marieschi, de Francesco Guardi : des vues du grand canal, des îles...

 

Chacun de ces tableaux est illustré par un extrait représentatif de l'oeuvre de Sade.

 

On découvre aussi l'arbre généalogique de la famille de Sade qui remonte au Moyen âge : on est étonné de voir que figure dans ce lignage Laure de Noves, jeune Avignonnaise dont s'est épris le poète italien Pétrarque et qu'il célèbre maintes fois dans ses poèmes.

L'abbé Jacques François de Sade s'était passionné pour cette aïeule prestigieuse : il avait réuni de nombreux documents qui prouvent ce lien familial et avait même composé des Mémoires pour la vie de François Pétrarque.

Cet abbé semble lui-même avoir mené une vie très libre : c'est ce qu'on appelait, à l'époque, un libertin éclairé et cultivé.

 

La biographie du marquis de Sade est longuement évoquée sur des panneaux illustrés, le libertinage sadien nous est présenté... le marquis se nourrit de philosophie matérialiste : "il n'existe, selon lui, que la nature qui n'est dirigée par aucune entité métaphysique. Nous sommes entraînés par une force irrésistible, sans jamais pouvoir choisir les goûts que la nature a mis en nous. Ainsi, la nature aime le crime et nous pousse à assouvir nos désirs."

 

On le voit : il s'agit de cautionner et de justifier la vie débridée, faite de débauches, à laquelle s'est livré le marquis.

 

Les libertins peuvent, alors, expérimenter toutes les perversions, toutes les cruautés et commettre tous les crimes.

Des illustrations de ces tortures et de ces perversions sont visibles dans une petite salle réservée à un "public averti", annonce une pancarte.

 

Philosophe subversif de la liberté, débauché, libertin, le marquis de Sade continue à nous intriguer et à susciter fascination et interrogations.

Un personnage qui ne se soumet pas, un délinquant sexuel, un être épris de liberté, un poète : qui était vraiment le marquis de Sade ?

 

Le marquis garde une part de mystères, et dans tous les cas, le château de Saumane mérite qu'on s'y arrête et qu'on visite ce lieu riche d'histoires...

 

 

 

Pour mieux découvrir le marquis de Sade... une émission sur France Inter :

 

https://www.franceinter.fr/emissions/l-heure-des-reveurs/l-heure-des-reveurs-11-octobre-2013

 

 

Photos : rosemar

Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 12:39
Tout le charme d'un petit village de Provence : Saumane de Vaucluse...

 

 

A quelques kilomètres de l'Isle-sur-la-Sorgue, le village de Saumane perché sur une colline rocheuse déroule des ruelles pittoresques, près de maisons de pierres sèches...

 

On est subjugué par la tranquillité de ce village ponctué de fontaines et de lavoirs qui nous font entendre de légers frémissements d'une eau fraîche et limpide...

 

En montant vers le village, l'odeur des pins et le chant des cigales nous accompagnent.

 

Dans le village, partout, des maisons et des hauts murs de pierres sèches sur lesquels s'épanchent des cascades de lierres...

Belle harmonie de teintes ! Le vert près de l'ocre de la pierre...

Le ciel d'un bleu lapis-lazuli éclaire les couleurs  de xanthe des murailles.

 

Un vieux lavoir offre, alors, une halte bienvenue : une eau abondante remplit les bassins de ses reflets dorés et verts.

On ne perçoit ici que le murmure apaisant de l'eau dans la torpeur de l'après-midi...

 

Au détour d'une rue, une maison aux volets bleu lavande, à la façade aux teintes de miel attire et séduit tous les regards.

 

Bientôt, on aperçoit l'église de style roman : on peut y admirer de lourdes portes cloutées, patinées par le temps, on aime la simplicité et la modestie de l'édifice, son toit de lauzes à l'ancienne.

Ce monument qui date du 12ème siècle a été restauré en 1987.

Tout à côté, le panorama est superbe : une forêt de pins et de cyprès, et dans le lointain, les cimes des Alpilles...

 

Au cours de la promenade, on peut, à loisir, observer, en contrebas, les toitures pentues des maisons, aux vieilles tuiles de couleurs variées...

De nombreuses calades parcourent le village déroulant des escaliers en pierres inégales et cahotantes.

 

On entre, alors, dans le domaine des fontaines qui ponctuent le village...

Sous les filets d'eau, des mousses verdoyantes s'épanouissent...

Plus loin, un autre lavoir, à l'antique, déborde d'eau et dessine sur le fond des motifs de mousses étonnants : on peut, à loisir, écouter le doux murmure de l'eau qui ruisselle dans les bassins. Des fougères garnissent le mur près du filet d'eau.

Un olivier tortueux aux branches brunes, au feuillage vaporeux, se détache alors sur une façade aux couleurs d'ocres...

De vieilles maisons aux murs lézardés, aux volets de bois brunis par le temps, des murs de pierres sèches, encore...

Ce village ressemble à un havre de paix.

Le ciel d'un bleu lavande, au coeur de l'été, contribue aussi à la beauté du lieu.

Voilà un village qui a su garder son authenticité, sa simplicité primitive.

Voilà un village apaisant qui procure au promeneur une grande sérénité.

 

Saumane est surtout connu pour son château qui abrita le marquis de Sade pendant son enfance, mais le village, lui-même, mérite d'être visité, car il n'a pas été dénaturé par un tourisme de masse.

 

Les marchands du temple ne n'y sont pas installés et on a l'impression d'y retrouver la vie d'autrefois, paisible et calme...

 

 

 

 

 

Vidéo et photos : rosemar

Tout le charme d'un petit village de Provence : Saumane de Vaucluse...
Tout le charme d'un petit village de Provence : Saumane de Vaucluse...
Tout le charme d'un petit village de Provence : Saumane de Vaucluse...
Tout le charme d'un petit village de Provence : Saumane de Vaucluse...
Tout le charme d'un petit village de Provence : Saumane de Vaucluse...
Tout le charme d'un petit village de Provence : Saumane de Vaucluse...
Tout le charme d'un petit village de Provence : Saumane de Vaucluse...
Tout le charme d'un petit village de Provence : Saumane de Vaucluse...
Tout le charme d'un petit village de Provence : Saumane de Vaucluse...
Tout le charme d'un petit village de Provence : Saumane de Vaucluse...
Tout le charme d'un petit village de Provence : Saumane de Vaucluse...
Tout le charme d'un petit village de Provence : Saumane de Vaucluse...
Tout le charme d'un petit village de Provence : Saumane de Vaucluse...
Tout le charme d'un petit village de Provence : Saumane de Vaucluse...
Tout le charme d'un petit village de Provence : Saumane de Vaucluse...
Tout le charme d'un petit village de Provence : Saumane de Vaucluse...
Tout le charme d'un petit village de Provence : Saumane de Vaucluse...
Tout le charme d'un petit village de Provence : Saumane de Vaucluse...
Tout le charme d'un petit village de Provence : Saumane de Vaucluse...
Tout le charme d'un petit village de Provence : Saumane de Vaucluse...
Tout le charme d'un petit village de Provence : Saumane de Vaucluse...
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Tout le charme d'un petit village de Provence : Saumane de Vaucluse...
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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 10:53
Une felouque sur les bords du Nil...

 



Barque noire, voile blanche, une felouque sur les bords du Nil...Sur l'eau moirée, surface bleue de gris, la coque sombre se dessine avec netteté...

La voile, triangle de lumière, s'élance sur l'azur, elle s'arrondit sensiblement, sous la brise légère, aérienne, pleine de finesse.

La voile s'étire, s'envole, devient aile de mouette, elle envahit le paysage, le vert des arbres, les rives sableuses.


La voile semble, même, survoler le navire. Dans le lointain, les rives verdoyantes montrent des bouquets d'arbres, des étendues sableuses, des oasis touffues.

Le Nil déroule ses eaux lisses ou ridées de vagues, il emporte la felouque vers des horizons lumineux...

On croirait voir une felouque d'autrefois, au temps de l'Egypte ancienne, une embarcation si rustique, si simple, une scène venue du passé.


La barque paraît, à la fois, fragile et triomphante, avec sa coque de bois couleur d'ébène et sa voile effilée.

Des silhouettes lointaines s'agitent sur la barque...

Tout un passé revit sous nos yeux, celui de l'Egypte à l'histoire somptueuse, celui des Pharaons, des pyramides, des obélisques, des temples gravés de bas-reliefs mystérieux, aux arrondis de hiéroglyphes...

Séthi premier, le bras levé, impérieux, en toute majesté, portant le pschent, la double couronne, symbole de pouvoir dans l'Egypte antique, le visage paré de la barbe royale, Douaour.

Nefertiti, Ramsès, Toutankhamon, des noms aux consonances anciennes surgissent du passé.

La barque nous emmène vers ces mondes oubliés et lointains, elle nous transporte vers des rives mythiques et mystérieuses...

Abydos, et le temple de Séthi, en adoration devant des divinités, Dendera, le temple d'Hathor, la "dorée", déesse de l'amour, de la joie et de l'ivresse... Louxor, la ville éternelle, Louxor, l'ancienne Thèbes, le temple de Karnak, aux colonnes impérieuses et imposantes, les colosses de Memnon
,
 figures d' Aménophis III, le pharaon du soleil  idéalisé par l'architecte Amenhotep, fils de Hapou.

La vallée des Rois, et ses tombes royales, Toutankhamon, Hatchepsout, des trésors somptueux.

Des dieux de l'Egypte antique surgissent : Rê, créateur, Khépri, Atoum, les trois soleils égyptiens... Khépri renaissant, chaque jour, Rê triomphant à son zénith, Atoum, qui se couche dans des rayons d'or.

Anubis, le sombre, patron des embaumeurs, grand chien noir couché sur son socle, Aton, le disque solaire, Bastet, déesse de la joie, de la musique, tantôt chatte, tantôt lionne, Horus, le faucon, Isis, déesse maternelle, Khnoum, la fécondité, Mout, la déesse vautour, Osiris, dieu des morts, Sobek, le dieu crocodile, associé aux rives verdoyantes du Nil...

La felouque nous fait rêver à ce lointain passé, nous transporte vers des rives et des escales merveilleuses : Karnak, Philae, Abou Simbel, Edfou...



 

 

 

Photos : rosemar

Une felouque sur les bords du Nil...
Une felouque sur les bords du Nil...
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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 12:22
Ménerbes, village provençal...

 

 

Ménerbes est un village très ancien comme en témoigne son nom qui vient de la déesse romaine, Minerve, divinité de la sagesse et de la guerre : des vestiges découverts en contrebas attestent la présence d'antiques villas romaines.

Un village qui a un nom de déesse ! Voilà de quoi donner à ce lieu une dimension surnaturelle et mystique !

 

Construit sur un éperon rocheux du Lubéron, ce village domine un paysage de garrigues et de vignes.

Les maisons anciennes s'étagent sur la colline.

 

En montant vers le village, on aperçoit d'abord entre les cyprès et les pins une chapelle en pierres qui se détache sur le ciel bleu, puis de hautes demeures aux volets couleurs de rouille, les ruelles étroites montent vivement vers la forteresse dont on entrevoit les tours massives.

 

Au détour des rues, des calades pittoresques sous des voûtes... de solides portes en bois, comme on les faisait autrefois, une échauguette qui se détache sur l'azur, dans un décor somptueux de pins...

 

Au sommet du village, le château médiéval nous fait admirer ses hautes tours, sa porte massive cloutée à l'ancienne, sur le côté, un puits est serti de pins qui s'élèvent vers l'azur d'un bleu infini.

Non loin de là, la sombre prison et ses culs-de-basse-fosse...

 

Le panorama sur les monts de Vaucluse est époustouflant : on aperçoit dans le lointain le Mont Ventoux et ses cimes, la plaine et ses vignobles bien alignés.

 

De vieilles maisons de pierres s'embellissent de végétations : des bignonias écarlates, des vignes aux grappes abondantes...

Un balcon ouvragé aux balustres pansus attire tous les regards.

 

Puis, on arrive sur la vaste place de l'hôtel de ville avec son beffroi à campanile du 17 ème siècle...

Au sommet du village, l'église romane qui a été reconstruite au 16ème siècle sur les bases d'un ancien sanctuaire apparaît comme une bâtisse imposante.

A côté, tout au bout du village, au bord d'un abrupt, l'ancien cimetière aux pierres rongées par le temps...

 

Plus loin, on admire aussi une haute demeure avec échauguette, aux balcons ouvragés, aux volets d'un vert anisé... des cyprès, le ciel d'un bleu intense forment un décor somptueux autour de la bâtisse.

 

Partout, dans le village, de vieilles portes de bois cloutées qui ont su résister à l'usure du temps...

Partout, des maisons en pierres apparentes ou des façades peintes aux tons pastels...

Des vieilles ruelles serpentent entre les maisons...

 

L'histoire de Ménerbes fut marquée par les guerres de religion. Au XVIe siècle, avec ses fortifications, Ménerbes avait la réputation d'être imprenable. Mais en 1573, les Huguenots s'emparèrent du village et l'occupèrent pendant 5 ans. Devenu un haut-lieu du protestantisme, la cité fut assiégée par les forces catholiques pendant 15 mois. Le 10 décembre 1578, ayant épuisé les réserves d'eau en éteignant les incendies, les occupants protestants durent quitter les lieux.

Le village de Ménerbes, riche d'histoire et d'un passé très ancien, nous fait voyager dans le temps, nous séduit par ses paysages sauvages, ses maisons rustiques, son panorama exceptionnel.

 

 

 

 

Photos : rosemar

Vieilles maisons...

Vieilles maisons...

Un calade avec sa voûte...

Un calade avec sa voûte...

Ménerbes, village provençal...
Ménerbes, village provençal...
Ménerbes, village provençal...
Une échauguette...

Une échauguette...

Ménerbes, village provençal...
Le château...

Le château...

Ménerbes, village provençal...
La porte du château...

La porte du château...

La prison...

La prison...

Le panorama...

Le panorama...

Ménerbes, village provençal...
Ménerbes, village provençal...
Ménerbes, village provençal...
Le beffroi...

Le beffroi...

L'église...

L'église...

Une fontaine près du cimetière...

Une fontaine près du cimetière...

Ménerbes, village provençal...
Ménerbes, village provençal...
Ménerbes, village provençal...
Ménerbes, village provençal...
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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 11:54
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...

 

 

Ancien village de pêcheurs, l'Isle-sur-Sorgue est traversée par de nombreux bras de la rivière : la Sorgue qui fut célébrée par tant de poètes depuis Pétrarque jusqu'à René Char...

 

L'eau est présente partout, elle sillonne la ville et offre au promeneur qui s'attarde sa fraîcheur, sa limpidité, ses murmures, ses teintes nuancées.

 

Les énormes roues à aubes, couvertes de mousse, qui scandent la ville, témoignent des nombreuses activités industrielles d'autrefois... dès le XIIe siècle des moulins étaient mentionnés dans des textes : ils servaient à moudre les grains de blé, et déjà au siècle suivant est attestée l’industrie drapière, puis à la fin de l’époque pontificale sont évoqués les moulins à papier, puis l'industrie de la soie et de la garance...

Ces roues font bruire l'eau, la magnifient dans des éclats ruisselants et légers.

 

On peut admirer aussi de vieilles maisons aux balcons ombragés, aux volets couleurs de ciel, des façades aux teintes de rouilles, de vieilles portes de bois robustes, cloutées à l'ancienne.

 

On aime s'attarder devant des boutiques aux décors désuets, aux peintures écaillées : un magasin d'ameublement, ou encore le café de France aux vitres ornées d'arabesques et de festons, puis une mercerie d'autrefois, et la manufacture Brun de Vian-Tiran...

 

Les arbres, les bâtiments, les nombreux ponts se reflètent dans l'eau, créant des tableaux somptueux de verdures aux teintes miroitantes.

 

La magie de l'eau, ses reflets changeants, ses remous, ses écumes tourbillonnantes, sa limpidité, sa transparence, des figuiers sauvages qui s'accrochent sur les bords de la rivière : tout invite à la rêverie et à l'admiration.

 

Au centre de la ville, on ne peut que s'émerveiller devant une impressionnante tour médiévale du XIIème siècle avec ses bâtiments annexes aux fenêtres à meneaux : elle faisait partie d'une résidence qui appartenait à une ancienne famille aristocratique. Au XVIIe siècle, une auberge, dite de « La Tour d’Argent », avait été installée dans une partie de ces bâtiments. 

 

A côté, l'église, la collégiale Notre Dame des Anges, bâtisse imposante avec son horloge, ses gargouilles, révèle à l'intérieur une riche décoration du 17ème siècle dans le goût baroque.

 

Sur les quais, on peut flâner en admirant la limpidité de l'eau, les algues qui se meuvent avec légèreté dans l'onde transparente.

On peut aussi, à loisir, s'attarder devant la galerie d'Anne Virlange, peintre des rêves oubliés.

On peut aussi se laisser bercer par le doux frémissement de la Sorgue, ses éclats lumineux...

 

 

 

 

 

Photos et vidéo : rosemar

Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
Balade à l'Isle-sur-Sorgue...
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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 12:00
Quelques bribes de colonnes dans un paysage somptueux...

 

 



Le mot "colonne" évoque immanquablement des temples antiques, aux proportions harmonieuses, aux teintes de marbre blanc : des vestiges du passé dont on perçoit la beauté, la pureté…


Le Parthénon, à Athènes, le temple de Poséidon à Cap Sounion, la Maison Carrée à Nïmes, le temple d’Apollon à Delphes…

Quelques bribes de colonnes dans un paysage somptueux, et abrupt, au pied des Phédriades ! Tout autour quelques cyprès lancent leurs fuseaux sur l'azur ! 

Des cyprès qui rivalisent avec l'élégance de ces colonnes tronquées...

Le vert et l'ocre se côtoient, dans ce site vertigineux !

La Vallée des Temples qui fait surgir, soudain, dans les paysages, ces colonnes antiques, aux teintes d'opales...


On voit des formes élancées s’élever vers le ciel, des cannelures régulières, parfois des fûts de colonnes effondrées…


Toute une poésie associée à ces marbres antiques !


On voit des paysages méditerranéens, des ciels d’un bleu infini, des colonnes doriques, ioniques, corinthiennes, qui nous montrent des formes variées, élégantes.


On admire des volutes, des enroulements, on est sensible à des délicatesses de feuilles d’acanthes, on aime, aussi, la simplicité brute des colonnes doriques.


La colonne n' a-t-elle pas une dimension spirituelle ? S’élevant vers le ciel, elle rejoint le monde divin.


Les colonnes forment des alignements harmonieux, des figures si raffinées...


Le mot suggère, lui-même, solidité et élégance, grâce à la gutturale initiale "c", et à la voyelle "o" réitérée qui retentit comme un écho sonore.


Le mot est, bien sûr, ancien et remonte au latin "columna".

Il pourrait être en relation avec le terme "colline" : encore un mot venu du latin "collis" qui suggère des paysages du sud !
 

La colonne nous fait pénétrer dans un monde mystique : les temples de l'antiquité égyptienne déroulent, aussi, des colonnes imposantes, dont on perçoit la magnificence.

Temples grecs, romains ou égyptiens, les colonnes nous séduisent par leur élégance, leur beauté.

Les colonnes nous font voyager dans le temps, suggèrent des formes aériennes, élancées, des teintes éclatantes de marbre...

Les colonnes évoquent le sud, la Méditerranée, le temps des vacances, des voyages et des découvertes...

 

 

 

 

Quelques bribes de colonnes dans un paysage somptueux...
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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 08:40
Une cascade américaine...

 

 


Carnet de voyage : depuis la réserve Indienne d'Havasupai, située dans la partie la plus à l'ouest du Grand Canyon....

 

Havasupai ! Le nom lui-même fait rêver ! La randonnée fut longue, rude, éprouvante, en raison d'une chaleur accablante, d'un chemin caillouteux et incertain. Mais quel éblouissement, en bas des chutes !

Une vision époustouflante !

De l'aplomb des rochers, coule un long ruban blanc vaporeux, les couleurs ocres de la roche font resplendir l'éclat de lys de la chute....
Le cadre grandiose, la hauteur des roches, la splendeur de la chute, le fracas et la fraîcheur des eaux subjuguent tous les sens !

Les rochers délavés semblent s'écouler eux-mêmes en cascades, formant des concrétions, des stalactites de bruns et de rouilles...

Sur l'à-pic, des anfractuosités, où se nichent des bouquets de verdures, se dessinent, cavernes obscures et ténébreuses.

La roche semble abriter des grottes secrètes, des mystères aux ombres noires... 

La chute d'eau majestueuse tourbillonne de remous éclatants de blancheur.
En bas, l'eau turquoise révèle un lac qui semble irréel, dans ses tons de bleus resplendissants.
En bas, l'eau bouillonne, retentit d'éclats, et s'éblouit de ce bleu qu'elle côtoie....

Tout autour, les roches brunes, roses forment un cadre époustouflant, dans les formes ondoyantes, les couleurs.

La roche se fait elle-même ondoyance, façonnée par l'eau, elle la reproduit, en mime les contours et les remous...
La roche effritée semble s'écouler en vagues de reliefs, on y voit comme des filets d'eau creusés dans la pierre, des ruisseaux, des rivières.

Des bouquets d'arbres verts viennent colorer, encore, le tableau de nuances nouvelles : l'ocre, le vert, le turquoise se mêlent dans une harmonie de teintes éblouissantes....

Le lac turquoise, aux teintes céruléennes, resplendit de bleu, sous l'écume jaillissante de l'eau...

 

Une vidéo :

https://youtu.be/6f3ZQmd1ucQ
 


https://youtu.be/brkiknamxZg


Quelques infos sur la réserve Havasupai :

http://www.sunsetbld.com/havasupai-indian-reservation.php

https://fr.wikipedia.org/wiki/Havasupai 

 

Photos : Christelle

Une cascade américaine...
Une cascade américaine...
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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 08:48
Kalamata et l'on entend toutes les sonorités de la langue grecque !

 

 


Il est des produits de qualité dont on se souvient : les olives grecques constituent un de ces mets d'exception qui agrémentent avec bonheur les salades de l'été...

Charnues, épanouies, les olives de Kalamata ont un goût fruité qui ravit les papilles.

Kalamata ! Voilà un nom qui fleure bon le terroir grec ! 

Kalamata, et l'on entend toutes les sonorités de la langue grecque ! Que de poésie et d'exotisme dans ce seul nom !
 
Καλαμάτα, la vierge aux beaux yeux !

Nous voilà transportés dans la campagne grecque ! Des oliveraies à perte de vue, des senteurs de thym, de romarin, la mer toute proche, le Péloponnèse, le mont Taygète...

Nous voilà au pays d'Ulysse, le héros aux mille tours dont le périple fascine et hante tous les esprits !

Vert tendre, blanc-bleu des arbres, aux teintes d'opale, oliviers sacrés, aux formes somptueuses.

Branches noueuses, tortueuses, troncs dupliqués, blanchis et ravinés par le temps !

Bras sombres, ténébreux sur des ciels azuréens...

Des arbres dont on admire les formes diverses, les teintes adoucies dans les campagnes de Provence...

Des arbres venus d'un lointain passé, qui séduisent tous les regards...

Culture millénaire ! L'olivier est sacré en Grèce, on se souvient que la déesse Athéna en fit l'offrande à la ville d'Athènes.

Le nom de l'olive évoque immanquablement les rives méditerranéennes, ses collines pentues où s'accrochent des arbres séculaires, des restanques caillouteuses où s'arrondissent des oliviers aux teintes éblouissantes sous le soleil du midi... ce mot venu du grec, ἐλαίς, et ἐλαίϝα, elaiva, par l'intermédiaire du latin : oliva, résonne de parfums ensoleillés.

L'olive a toujours occupé dans la culture grecque, une place de choix : dans l'antiquité, l'huile était utilisée pour l'éclairage, les soins de beauté, les soins du corps.

Symbole de force et de sagesse, l'olivier était une récompense pour les vainqueurs des Jeux olympiques qui recevaient une couronne en rameau d'olivier.

Un goût fruité, des couleurs moirées, une chair délicieuse, comment résister à ces olives venues du sud, aux teintes mordorées ?

Des teintes sombres, des reflets ambrés, des éclats de miroirs qui répercutent la lumière, ces olives chargées de soleil nous parlent de ces terres arides où poussent des oliviers millénaires.

Conservés dans de l'huile d'olive, les fruits s'imprègnent de saveurs enivrantes et ensoleillées... 

L'olive par ses formes rondes, ses teintes mordorées évoque le soleil, une nature généreuse en lumières.

La cuisine méditerranéenne dont on vante, souvent, les qualités nutritives fait une large place à l'olive, fruit solaire, s'il en est...

Il faut souhaiter que les oliviers de Kalamata soient préservés de la bactérie Xyllella fastidiosa qui a ravagé les terres italiennes... Ces oliviers antiques qui s'étendent sur les côtes du Péloponnèse constituent des trésors du patrimoine grec et les olives de Kalamata nous transmettent un savoir-faire ancestral, celui des paysans grecs qui ont cultivé l'olivier depuis des millénaires...


 


 

Kalamata et l'on entend toutes les sonorités de la langue grecque !
Kalamata et l'on entend toutes les sonorités de la langue grecque !
Kalamata et l'on entend toutes les sonorités de la langue grecque !
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