Difficile, aujourd'hui, d'évoquer un autre sujet, tant l'émotion, la colère sont grandes, après ce qui s'est passé à Nice, hier.
Le terrorisme a encore frappé : un individu, connu pour être un délinquant de droit commun, a semé la mort, hier, à Nice, en utilisant un camion qu'il a lancé sur la foule.
Un seul camion a suffi pour commettre un carnage : indistinctement, ont été massacrés des hommes, des femmes, des enfants.
La mort a fauché des victimes innocentes, encore une fois.
Et l'état d'urgence n'a pas suffi pour empêcher ce massacre. Pourquoi ? Pourquoi et comment ce camion a-t-il pu accéder à la Promenade des Anglais où était rassemblée une foule compacte venue assister au feu d'artifice du 14 juillet ?
L'enquête en cours devra apporter des réponses à cette question.
"Le terrorisme est une menace qui pèse lourdement sur la France. La France va devoir vivre avec le terrorisme", a déclaré le premier ministre Manuel Valls, appelant à l'unité nationale.
Le bilan est terrible : 84 morts, de nombreux blessés dont certains, 18 sont gravement atteints.
Face à un tel bilan, face au mode opératoire utilisé, un camion, on perçoit toutes les difficultés de la lutte contre le terrorisme.
Pourtant, on comprend mal qu'un soir de 14 juillet, alors qu'une foule importante était réunie, aucun moyen n'ait été mis en place pour empêcher cet attentat.
Hier, la panique s'est emparée de la foule, et manifestement, des failles dans la sécurité se sont révélées.
L'application Alerte Attentat n'a même pas fonctionné : pourquoi ?
Le moment choisi, le soir de la Fête nationale devait inviter les autorités à prendre des mesures pour protéger les gens.
L'auteur de cet attentat, un tunisien qui résidait à Nice était connu pour des faits de droit commun : trafics, violences conjugales. vols, menaces.
La délinquance et le terrorisme font souvent bon ménage, même si cet individu n'était pas connu des services de renseignement.
On savait que des attentats étaient en préparation : l'Euro de football était, notamment, visé, mais on voit bien l'impuissance de l'état à protéger les citoyens, dans des circonstances qui appelaient, pourtant, aux précautions les plus grandes.
Bien sûr, l'heure n'est pas à la polémique : on songe à toutes les victimes, à leurs familles, mais après 3 attentats qui se sont succédé, en France, en 18 mois, de nombreuses questions se posent.
Manifestement, cet attentat a été possible, car aucun moyen n'avait été prévu pour empêcher un camion d'accéder à une voie piétonnière.




