Sa vie ressemble à un roman : une carrière fulgurante qui le conduit au plus haut rang de l'état, une vie amoureuse qui l'unit à son professeur de théâtre, une femme qui le prend sous son aile, le forge et le forme à la littérature, des origines plutôt modestes, une ambition et une énergie remarquables...
Et, pourtant, qui se cache derrière cette image romanesque ? Qui est vraiment Emmanuel Macron ?
Il aime le théâtre, il aime jouer des rôles, revêtir des masques... Mais qui est-il ?
Etrangement, il m'apparaît de plus en plus comme un personnage factice, brillant, certes, mais quelque peu vain.
En examinant plus attentivement son projet pour l'école, on voit qu'il se propose de bouleverser notre système éducatif : les directeurs, les chefs d'établissements seraient aptes à choisir et nommer des professeurs, une libéralisation de l'enseignement qui ne correspond pas à notre tradition française.
M. Macron veut redonner de l'autonomie aux établissements, les directeurs pourraient recruter librement des enseignants, ce qui est, actuellement, impossible en France, sauf dans les établissements privés hors contrat.
Les différents établissements se retrouveraient, ainsi, mis en concurrence, avec une école explosée et libéralisée.
Les établissements auraient donc plus d'autonomie, plus de liberté dans les contenus, ce qui entraînerait des disparités dans les apprentissages...
Mettre en concurrence les collèges, les lycées ? Transformer les écoles en entreprises ?
N'est-ce pas là le vrai sens de la réforme de M Macron ?
Si c'est le cas, quelle tristesse !
Sous le masque de quelques mesures intéressantes ( rétablissement du latin et du grec, réduction des effectifs de classe en REP ), le programme éducation du nouveau chef de l'état pourrait aboutir à une "école-entreprise", une école où "l'employabilité" viendrait remplacer l'idéal d'émancipation de notre école.
Ce pourrait être aussi une école du "copinage" où un directeur pourrait recruter des enseignants de son entourage...
Je suis allée voir sur le site d'Emmanuel Macron le programme éducation : il est bien question "d'encourager l'autonomie" des établissements, mais l'ensemble reste très vague sur le sujet...
Il serait temps pour M. Macron de clarifier son projet éducatif.
Les écoles n'ont pas vocation à devenir des entreprises : elles doivent rester des lieux de culture, d'épanouissement.
Cette tendance qui consiste à transformer les écoles en entreprises est néfaste et illusoire : est-ce la fin de notre école publique ?




