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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 13:06
Le droit de casser ?

 

 

Paris incendié, des voitures brûlées, des vitrines caillassées, des magasins pillés, l'Arc de Triomphe saccagé, des scènes d'émeutes, des blessés... des groupes de casseurs sont venus troubler les manifestations des gilets jaunes.

Triste spectacle ! Des laissés pour compte, des délinquants ont revêtu le gilet jaune et se sont mêlés aux manifestants.

 

La violence de ces casseurs a atteint des sommets : on imagine le désarroi de ceux qui ont vu leur voiture incendiée, leur magasin pillé.

La désespérance est grande mais rien ne justifie que l'on s'attaque aux biens d'autrui, que l'on détruise à tort et à travers le mobilier urbain, ou que l'on pille des vitrines.

 

Les voyous sont à l'oeuvre, ceux qui vivent de trafics, ceux qui profitent de manifestations pour se remplir les poches.

L'occasion est trop bonne ! Revêtir un gilet jaune, se fondre dans la foule pour se livrer à des exactions, en toute impunité ou presque.

Le droit de casser, le droit de piller ?

Non, ce n'est pas acceptable.

Les gilets jaunes eux-mêmes condamnent cette violence exacerbée, ils doivent le faire avec la plus grande fermeté.

Mais rien n'empêchera les casseurs, les fauteurs de troubles, les extrémistes de venir s'immiscer dans les manifestations, comme c'est désormais le cas, le plus souvent.

Le droit de casser, le droit de voler, le droit de tout détruire ? Non, c'est intolérable.

 

Dans les établissements scolaires, certains élèves s'octroient aussi le droit de bavarder, d'arriver en cours sans leurs affaires, de ne pas faire le travail demandé, parfois d'insulter, de tutoyer les enseignants.

Plus de retenue, plus de respect...

L'essentiel est de contester l'ordre établi, pour s'affranchir de toutes contraintes, pour se libérer de toutes entraves à la liberté.

 

Lorsque, dès l'enfance, dès l'adolescence, des règles strictes ne sont pas instaurées, le risque est grand que des habitudes d'incivilité se perpétuent.

Ainsi, l'incivilité est partout, l'individualisme règne en maître dans nos sociétés.

"Mon plaisir, mon bonheur, avant tout."

Peu importe si l'on écrase l'autre... Dans les immeubles, les voisins sont indifférents aux autres, sur la route, c'est souvent la loi de la jungle, au travail, c'est pareil.

Le mouvement des gilets jaunes, lui, se veut fédérateur et solidaire : il faut souhaiter qu'il le reste, et qu'il ne soit pas dévoyé.

Il faut souhaiter que la solidarité prime enfin !

 

 

 

 

 

Le droit de casser ?
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commentaires

B
Bon anne2019
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M
Quand des françaises et français, assis au sol, manifestent/ant pacifiquement se trouvent être fusillés presque à bout portant par des flashs-ball de policiers français de telles actions nous remémorent une drôle de guerre et d’occupation et d'attitudes à l’égard de nombreux civils inoffensifs comme à chaque fois.
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R
Il est vrai que les flash-balls devraient être interdits, mais face à la violence de certains, comment réagir ?
M
18.000 € de prime pour des frais funéraires étaient offert depuis toujours aux familles de députés et quoi d’autre ? et qui paye ? M. Macron l’a supprimé pour définitivement ou pas pour longtemps ?
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R
Encore des privilèges qui doivent être abolis.
M
Les fils et petits fils de collabos 39/45 sont encore de la partie.
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M
Je connais des personnes qui travaillent depuis 30 ans à l’usine qui ont connus des journées de travail joyeuses et tranquilles, mais depuis 15 ans les cadences ont été brutalement multipliées par trois et pas un centime de plus sur la paye avec des charges en plus à supporter sur la paye. Ici de nombreux gilets jaunes dénoncent les policiers et autres fonctionnaires de la ville de Paris qui cassaient des magasins...? Quelque chose à changer, il se passe quelque chose. Il n’est pas à souhaiter que le feu se déclenche dans les banlieues les plus pauvres d'où l’intérêt de rapidement pourrir la situation de la part d’une presse Caporalisée et de nos dirigeants. Entendront-ils les derniers cris avant le Drame ???
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R
Ce sont les policiers qui cassent ? Il existe pourtant des groupes de casseurs très violents qui interviennent régulièrement lors des manifs.
A
Les choses ne s' arrangent guère...Maintenant ce sont les lycéens qui brûlent des voitures et leurs locaux scolaires...Là, ça devient barbare !<br /> https://www.huffingtonpost.fr/2018/12/04/les-lyceens-poursuivent-les-blocages-un-etablissement-partiellement-incendie_a_23608119/?ncid=fcbklnkfrhpmg00000001&fbclid=IwAR1j5eMeTYOt_vuo5vLUPfZ2mAgiU_pOEQnVjJuiZqfyvzZ9MrIj6MYUnc0
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R
C'est désolant : ces destructions de biens publics, de lycées, de voitures, c'est de la violence gratuite.<br />
M
Entendra/ont -t-il ??? car il faut redescendre sur Terre à défaut d’être monté trop haut sur les nuages ou montagnes. Pour beaucoup 25/35/39 heures ou 70 heures de travaux forcés (rien à bouffer en prime!) pour les agriculteurs) ça suffit.
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R
C'est sûr : beaucoup de gens souffrent mais je crains que les gilets jaunes ne soient trop exigeants dans leurs revendications, sont-ils aptes à gouverner, à prendre des décisions adaptées face à la mondialisation ?
A
On voit bien les limites d' un mouvement qui est né des réseaux sociaux mais qui n' a pas de structure pour se protéger. Quand une manif est organisée par des grandes centrales syndicales, celles-ci ont leur propre service d' ordre pour ne pas se laisser infiltrer par des casseurs mais malheureusement les gilets jaunes se sont organisés de manière spontanée et n' ont pas de tels moyens de contrôle. On ne peut pas tout résoudre par internet, et sans vraie structure humaine...<br /> Par ailleurs il est temps que ce mouvement se dote d' une vraie ligne d' action avec des objectifs clairs. Or, pour ce que je vois sur les réseaux, les gilets jaunes c' est un peu la Samaritaine. On y trouve de tout. Ça va du simple citoyen qui veut manifester son désaccord jusqu' à celui dont l' objectif est de provoquer une tension et un chaos qui soient en mesure de faire chuter ce gouvernement...Certains rêvent de révolution, et imaginent gagner par la rue ce qu' ils n' ont pas réussi à obtenir par les urnes.<br /> Bonne journée l' amie
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R
Pas de contrôle, en effet et des débordements dommageables. Les gilets jaunes refusent de discuter avec le pouvoir en place. La suite est incertaine, le gouvernement va devoir faire des concessions mais jusqu'à quel point ?<br /> <br /> Belle soirée, AJE
M
Bonjour Rosemar, il c’est passé «quelque chose», perso je n’y croyais pas, de bien aussi ! malgré les multiples débordements condamnables et autres larcins inutiles. Cette magnifique masse d’honnêtes gens qui ont fait comprendre, c’est un succès indéniable, à nos élites politiques et autres intellectuels que ce n’etait qu’un début que les décisions impopulaires, magouilles et autres surtaxes accompagné d’un tel train de vie à vie pour les mêmes ça suffit, plus d’Arrogance faut redescendre sur la terre car M. Macron/E. Phillips, le reste du gouvernement disaient entendre, mais n’avaient rien entendu en fait...! Le prochain épisode hélas risque d'être encore plus fumeux. Bonne journée à tous.<br /> pourtant la situation sociale, surtout misérable, de nombreux français est connue mais aussi n’a jamais été autant visible !!!
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R
Les images des saccages sont terribles : des magasins pillés, détruits, une pharmacie saccagée, un supermarché, des banques incendiées, des voitures brûlées... des employés se retrouvent au chômage. C'est écoeurant.
R
Je ne sais pas si Macron va céder face à ces manifestations, il est vrai que les lycéens commencent aussi à se mobiliser, ce qui peut jouer aussi en faveur des gilets jaunes : les violences sont tout de même regrettables, ce sont des biens individuels ou communs qui sont détruits et qui paiera les dégâts ? Les contribuables, bien sûr, donc chacun de nous...<br /> <br /> Bonne soirée, Michel