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7 juin 2024 5 07 /06 /juin /2024 11:51
Elections européennes : trop de débats tuent le débat...

 

Encore un débat télévisé pour les élections européennes ce mardi 4 juin, un de plus : les huit principales têtes de liste se sont affrontées sur LCI le 21 mai, sur BFMTV, le 27 mai, sur CNews, le 30 mai...

Et chaque fois, des débats houleux, des foires d'empoigne qui ne peuvent que lasser les téléspectateurs...

Des débats qui tournent à l'invective et où les candidats n'ont pas vraiment le temps de développer leurs idées et leur programme...

Comment s'intéresser à de telles joutes verbales ? C'est désolant.

En plus, les participants se permettent parfois des arrangements avec la réalité : ainsi, selon Marion Maréchal, un "tiers des naissances en France sont d'origine extra-européenne" : c'est faux.

 

"Je considère que la France aujourd'hui est menacée de disparition." a déclaré Marion Maréchal qui a appelé à des mesures fermes contre l'immigration, en avançant toute une série de chiffres. En commentant une carte de l'Insee montrant la répartition de la population d'origine extra-européenne, elle a notamment affirmé en début d'émission qu'un "tiers des naissances en France sont d'origine extra-européenne".

"Eurostat dispose de données précises sur la nationalité des mères des bébés qui naissent dans les différents pays européens. Selon ces données, le chiffre de la candidate Reconquête est faux. En 2022, en France, dans 16,25% des naissances (118 092 sur 726 533), la mère venait d'un pays extérieur à l'UE. En comparaison, en Italie, le pourcentage s'élève à 14,76%, en Allemagne à 17,49."

 

Une profusion de débats où chacun dit la sienne... Les candidats s'interrompent souvent dans une cacophonie difficile à supporter...

Bref, trop de débats tuent le débat... 

L’émission "L’Evénement", sur France 2, a continué avec un deuxième débat en présence de huit candidats de plus petites listes françaises. Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), François Asselineau (Union populaire républicaine), Jean-Marc Governatori (Ecologie au centre), Guillaume Lacroix (Europe Territoires Ecologie), Pierre Larrouturou (Changer l’Europe), Jean Lassalle (Alliance rurale), Florian Philippot (Les Patriotes) et Hélène Thouy (Parti animaliste) ont débattu pendant plus d’une heure.

Et encore tous les candidats n'ont pas participé à ces débats, puisque 38 listes se présentent  au cours de cette élection... une liste pour défendre les animaux, une autre pour les enfants, une autre pour défendre les libertés, une autre encore pour la Palestine, etc.

38 listes ! Quelle folie ! Quelle dispersion !

Trop de démocratie tue la démocratie ? La seule installation des panneaux électoraux vire au casse-tête pour les petites communes.

Certains candidats n'ont même pas pu faire éditer leurs bulletins de vote et demandent aux électeurs d'imprimer ce bulletin sur internet...

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/elections/europeennes/vrai-ou-faux-europeennes-2024-on-a-verifie-huit-affirmations-lors-du-debat-entre-les-principaux-candidats_6584856.html

 

 

 

Elections européennes : trop de débats tuent le débat...
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commentaires

L
Le débat devient insupportable lorsqu'on ne laisse pas parler l'autre...<br /> À juste titre, un candidat avait dit à l'autre : arrêtez de me couper comme un roquet... L'autre a repondu : vous parlez au premier ministre de la France
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R
Et ce soir, les débats reprennent avec toujours plus de cacophonie, et ce n'est pas fini puisque Macron annonce la dissolution de l'assemblée, et se profile une nouvelle campagne électorale...
W
ALEA<br /> <br /> pour répondre à ta question :<br /> <br /> tout dépend de ton orientation politique !!!!!!
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W
Que de Blabas stériles , alors qu'il y a des questions existentielles plus fondamentales dans notre vie quotidienne <br /> <br /> <br /> Faut-il mettre les couteaux dans le lave-vaisselle pointes en bas ou vers le haut ?<br /> Doit-on manger la peau du saucisson ?<br /> Faut-il essuyer la vaisselle ou la laisser sécher ?<br /> Faut-il repasser les drap, les caleçons et les jeans ?<br /> Faut-il dérouler le papier-toilette par au-dessus ou pas en-dessous ?<br /> Faut-il s'arrêter à l'orange ou accélérer ?<br /> Le sachet de thé, on le met une fois l'eau versée ou on verse l'eau bouillante dessus ?<br /> Peut-on mettre des tomates dans une salade de fruits ?<br /> Peut-on mettre une cravate avec une chemise à manches courtes ?<br /> Faut-il faire la purée avec du lait froid ou chaud ?<br /> Faut-il prendre une pizza 4 personnes ou 2 pizza 2 personnes ?<br /> Faut-il d'abord passer les bretelles puis agrafer son soutif ou d'abord agrafer puis passer les bretelles de son soutif ?<br /> Peut-on mettre un polo avec une veste ?<br /> Quelle technique pour faire ses lacets ? Nouer deux boucles ou faire le tour d'une boucle avec le lacet ?<br /> Faut-il raser d'abord à rebrousse-poil ou d'abord dans le sens du poil pour éviter les irritations ?<br /> Faut-il oui ou non rentrer sa chemise dans son pantalon ?<br /> Faut-il enlever son autocollant Corsica Ferries une fois de retour sur le continent?<br /> Faut-il se laver les mains avant de faire pipi ou après ?<br /> Peut-on manger du beurre avec le Nutella ? et avec le fromage ?<br /> Faut-il mouiller la brosse à dents avant ou après avoir mis le dentifrice ?<br /> Faut-il manger en premier ce qu'on aime ou ce qu'on aime pas ?<br /> Faut-il étaler le Nutella au couteau ou à la cuillère ?<br /> Faut-il rincer la vaisselle avant de la mettre au lave-vaisselle ?<br /> Faut-il mettre les céréales avant ou après le lait ?<br /> Faut-il garder tous ses bracelets de festivals passé 25 ans ?<br /> Faut-il garder les boutons supplémentaires quand on a acheté un habit ?<br /> Faut-il garder le mode d'emploi de son micro-ondes SAMSUNG MS23K3515AK ?<br /> Dois-je bruler les affaires sales de mon copain quand il les laisse à côté du panier à linge sale ?<br /> Faut-il laver les assiettes avec une éponge dofférente de celle avec laquelle on essuie la table ?
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A
Il faut ajouter à cette longue liste une question plus actuelle.<br /> - Le portable se pose à gauche ou à droite de l'assiette ?
C
Un point de vu des USA sur l'état de l'UE :<br /> <br /> <br /> L'AVENIR DU CONTINENT EN JEU DANS LES ÉLECTIONS EUROPÉENNES<br /> Les priorités de l'« America First » seraient mieux servies par une renaissance de la force européenne.<br /> Par Gladden Pappin<br /> <br /> L'Europe est malade. Éprouvée par une guerre à ses frontières qui n'a pas de solution en vue, privée de dirigeants désireux de relever ses principaux défis, l'Europe est en passe de devenir « l'homme malade de l'Occident ». Mais avec les élections au Parlement européen qui se déroulent de jeudi à dimanche, les électeurs des vingt-sept États membres de l'Union européenne ont l'occasion de jouer le premier rôle dans le développement d'une Europe plus forte qui, à son tour, serait un meilleur partenaire pour l'Amérique.<br /> <br /> Ces dernières années, le consensus « atlantiste » qui a longtemps régné, fondé sur un alignement des intérêts entre les États-Unis et l'Europe, a pris des formes de plus en plus insoutenables. Encouragée par le militantisme de l'autre côté de l'océan, l'Europe a suivi une voie de guerre entièrement dépendante du soutien militaire américain, mais dont les résultats sont de plus en plus précaires et incertains. Une politique de sanctions a été mise en œuvre sans que l'on reconnaisse vraiment ses effets sur les citoyens ordinaires, et les processus politiques européens montrent peu d'appétit pour le débat public sur les questions stratégiques.<br /> <br /> Un programme « America First » n'est pas nécessairement en contradiction avec une Europe plus souveraine et plus autonome. En fait, ils peuvent être complémentaires. Mais la manière d'y parvenir dépend de l'évolution de la situation en Europe dans les mois à venir et de l'évolution de la situation aux États-Unis par la suite. Où en sont les choses ?<br /> <br /> Les Européens ordinaires se rendent compte que quelque chose ne va pas du tout. Selon le dernier sondage de Semafor, les électeurs français et allemands ont commencé à douter de l'engagement des États-Unis en faveur de la sécurité européenne. Pourtant, ce sentiment n'est pas belliqueux. Contrairement aux principaux responsables politiques européens, les citoyens d'Europe occidentale sont favorables à un règlement négocié en Ukraine, pensent que l'Europe devrait être davantage responsable de sa propre défense et sont favorables à une relation plus équilibrée avec les États-Unis. De même, 69 % des citoyens de l'UE s'opposent à l'envoi de troupes en Ukraine.<br /> <br /> Ces points de vue ordinaires ne se reflètent toutefois pas au niveau de la politique européenne. Au contraire, la maladie de l'Europe prend de plus en plus l'allure d'une fièvre. Loin d'entraîner une remise en question de la guerre, l'état lamentable du conflit ukrainien n'a fait qu'inciter les dirigeants européens à redoubler leur engagement militaire. La semaine dernière, le président français Emmanuel Macron a déclaré que l'Ukraine pourrait utiliser certains missiles français pour frapper des cibles à l'intérieur de la Russie. Le secrétaire général de l'OTAN a quant à lui amené l'organisation à franchir ses propres lignes rouges pour ne pas s'impliquer directement dans le conflit.<br /> <br /> En Europe, la politique reste nationale, mais les institutions de Bruxelles jouissent d'un pouvoir considérable. Cette disjonction a entraîné une paralysie dans la définition du rôle international de l'Europe. Le principe du « vote local, avec des conséquences internationales non gérées » s'est avéré un échec manifeste. Alors que les élites européennes aspirent à un « moment hamiltonien » qui pourrait transformer l'Europe en une entité politique unifiée, elles préfèrent en pratique les institutions européennes isolées du mécontentement populaire.<br /> <br /> Qu'est-ce que cela a signifié ces dernières années ? L'implication dans le conflit ukrainien a été adoptée comme un moment déterminant de la politique européenne, mais avec peu ou pas de contribution des citoyens européens. L'agenda vert privilégié par les élites de centre-gauche a été mis en avant par la Commission européenne, qui est en fait l'organe directeur de l'Europe. Des enquêtes sur l'« État de droit » ont été lancées contre la Hongrie et, auparavant, contre le gouvernement conservateur polonais, renforçant ainsi la politisation des institutions européennes. Le tournant souverainiste le plus récent en Europe - le retour du premier ministre slovaque Robert Fico- a donné lieu à la plus grave tentative d'assassinat politique européen de mémoire d'homme. La conséquence de toutes ces tendances est un continent au bord du déclin économique, avec des institutions politisées de moins en moins crédibles, un modèle social détruit par l'immigration clandestine incontrôlée et un modèle politique d'une grande fragilité.<br /> <br /> L'Europe n'a pas beaucoup de temps pour commencer à résoudre ce problème et ne peut le faire seule. Après avoir subi les conséquences d'une politique migratoire désastreuse et d'une politique de sanctions énergétiques qui a échoué, les réserves de l'Europe s'amenuisent. Le contexte institutionnel nécessaire à la résolution de ces problèmes fait également défaut. Contrairement à la plupart des parlements, le Parlement européen (PE) ne propose pas de nouvelles lois, mais, dans la structure byzantine de l'UE, vote sur les politiques proposées par la Commission européenne et le Conseil. Comme la composition de la Commission est votée par le Parlement européen, ses effets sur l'élaboration des politiques européennes sont indirects mais réels.<br /> <br /> Sous la direction d'Ursula von der Leyen, la Commission a reflété un programme « centriste » de la même manière que le « centre » américain a, au fil du temps, reflété un programme de plus en plus radical. Comme il se doit, la Commission von der Leyen a également été une fidèle réplique de l'agenda libéral-atlantiste de l'État profond américain.<br /> <br /> Dans ce cas, la possibilité de changement repose sur le basculement du Parlement européen vers la droite et sur l'espoir que les partis de droite puissent s'unir et façonner une Commission plus conservatrice et plus réactive. À l'heure actuelle, le Parlement européen est dominé par une alliance entre les groupes de partis de centre-droit PPE et de centre-gauche S&D. Lors des dernières élections de 2019, organisées dans le sillage du Brexit et de la crise migratoire, les partis souverainistes se sont renforcés. Mais la Commission von der Leyen a finalement été élue sur une alliance « centriste » de centre-droit et de centre-gauche.<br /> <br /> Les sondages actuels montrent qu'une inclinaison vers la droite est le résultat probable de l'élection. L'assemblage des partis correspondants et des groupes de partis européens est une autre affaire. Outre le PPE, les groupes de partis de droite européens, les Conservateurs et Réformistes européens (ECR) et Identité et Démocratie (ID), sont dominés respectivement par Fratelli d'Italia de Giorgia Meloni et le Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen. ID a récemment exclu de ses rangs le parti allemand AfD ; ici aussi, les besoins politiques internes pourraient entraver la conclusion d'alliances entre les partis de droite. En Hongrie, le parti Fidesz de Viktor Orbán n'est lié à aucun groupement de partis et a exprimé son intention de rejoindre l'ECR. Mais seuls les résultats des élections montreront quelles sont les combinaisons possibles.<br /> <br /> Les Américains sceptiques quant à l'implication dans le conflit ukrainien ont parfois reproché à la droite européenne (en particulier à l'Italien Meloni) de ne pas être plus audacieuse dans son plaidoyer en faveur d'une résolution rapide et pacifique du conflit. Mais tant que l'Europe dépendra fortement du soutien extérieur, il serait illusoire d'espérer que la plupart des hommes politiques européens s'écartent du consensus transatlantique. Une véritable transformation de la politique européenne vers la recherche d'une résolution pacifique nécessite un changement de leadership ainsi que le développement d'une capacité de défense nationale plus forte.<br /> <br /> Quel que soit le résultat des élections, la capacité de l'Europe à poursuivre ses propres objectifs de politique étrangère exigera un équilibre délicat de la part de toute résurgence conservatrice correspondante aux États-Unis. La triste réalité est que le débat européen sur son rôle international s'est dégradé et que les questions stratégiques liées à la guerre et à la paix n'ont guère été abordées. En d'autres termes, l'Europe a vidé ses caisses pour soutenir l'effort militaire de l'Ukraine sans aucun plan concernant le dénouement du conflit. Lorsque les politiciens européens parlent comme si le vent militaire soufflait dans leurs voiles, ils le font sur la base du soutien américain perçu et non sur la base de la propre force géopolitique de l'Europe.<br /> <br /> L'état de besoin de la défense européenne et les limites de la projection militaire mondiale des États-Unis ont incité de nombreux membres de la droite américaine à insister sur un rôle plus important de l'Europe dans sa propre autodéfense. Toutefois, si une nouvelle administration Trump poursuit cette approche, elle devra favoriser les conditions nécessaires pour que les dirigeants politiques européens identifient les intérêts stratégiques de l'Europe et développent des moyens de calculer la nature de leur propre sécurité et de leur propre défense. Il ne suffira pas de dire que l'Europe devrait s'occuper de sa propre défense. Les conservateurs américains devront aider directement les forces souverainistes européennes à repenser les priorités stratégiques de l'Europe.<br /> <br /> La nature de plus en plus militante du consensus transatlantique a toutefois entravé le développement de cet état d'esprit stratégique en Europe. À l'heure actuelle, les hommes politiques européens acceptent volontiers de se dissocier de l'énergie russe ou des marchés chinois si l'impératif de Washington l'exige au nom de la sécurité de l'Occident.<br /> <br /> En d'autres termes, les attentes « réalistes » des Américains ne se concrétiseront pas en Europe tant que celle-ci n'aura pas la possibilité de définir ses propres intérêts et ne disposera pas des conditions économiques et politiques nécessaires pour les réaliser.<br /> <br /> De nombreux Américains sceptiques à l'égard de l'intervention se sont inquiétés du fait que les changements à droite n'aient pas entraîné une remise en question de la guerre. Mais il est difficile pour une Europe économiquement affaiblie, militairement sous-développée et socialement déchirée de développer le cadre d'une autodéfense solide. La guerre a coûté à l'Europe environ 100 milliards d'euros jusqu'à présent (les États-Unis ont contribué pour un montant comparable), plus un coût d'opportunité incalculable en raison de la hausse des prix de l'énergie et de l'assèchement des affaires et du commerce.<br /> <br /> Alors que Trump s'apprête à prendre le dessus sur une candidature Biden en déliquescence pour accéder à la Maison Blanche, la place de l'Europe dans l'alliance occidentale, qui est en difficulté, va bientôt occuper le devant de la scène. Si Trump arrive au pouvoir, le rôle de l'Amérique en Europe ne pourra être géré qu'avec une forte présence des forces souverainistes en Europe.<br /> <br /> Un programme « America First » ne peut s'imposer aux États-Unis que si les patriotes européens ont la possibilité de remplacer l'uniparti européen par des forces souverainistes déterminées à définir et à concrétiser une voie qui a du sens pour l'Europe. Cette voie s'appuierait sur des nations fortes, une économie interconnectée, une prise de décision stratégique et un lien culturel restauré.<br /> <br /> Dans les prochains jours, nous verrons quelles forces politiques l'Europe a à offrir dans ce combat essentiel.<br /> <br /> https://www.theamericanconservative.com/the-continents-future-at-stake-in-european-elections/
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R
Merci, caius, pour ce lien et cet article : un tableau assez sombre de l'Europe...
C
Ayaan Hirsi Ali a rédigé un très bon article sur la montée des violences liées à l'islam dans cette campagne :<br /> <br /> LES ATTENTATS DE MANNHEIM RÉVÈLENT L'IMPUISSANCE DE L'EUROPE<br /> Les élites du continent ont construit un système voué à l'échec<br /> <br /> <br /> Chaque année, je dois rédiger une nouvelle version de cet article car les événements de ce type ne semblent jamais s'arrêter. Chaque année, nos dirigeants politiques promettent de faire quelque chose. Et chaque année, c'est pire. Depuis deux semaines, c'est le tour de l'Allemagne. La semaine prochaine, qui sait ?<br /> <br /> Vendredi dernier, vers 11h30, un Afghan de 25 ans s'est lancé dans une attaque au couteau lors d'un rassemblement à Mannheim. Il a poignardé Michael Stürzenberger, l'organisateur du rassemblement, ainsi qu'un policier et quatre autres personnes, avant qu'un deuxième policier ne l'abatte. Deux jours plus tard, le policier a succombé à ses blessures.<br /> <br /> Nous ne savons pas encore tout sur cet incident. Ce que nous savons, en revanche, c'est qu'il s'agit d'une métaphore profondément triste - et évidente - du fonctionnement des pays occidentaux. Des gens protestent contre la violence islamique. La presse les diffame. Les islamistes attaquent. L'État tente de maîtriser les manifestants. Les islamistes continuent d'attaquer. Rinçage et répétition.<br /> <br /> Ce n'est même pas la première fois qu’un meeting de Stürzenberger est attaqué, selon les médias dominants il s'agit d'un extrémiste de droite. Il a déjà été agressé deux fois par des islamistes, en 2013 et en 2022. Pourquoi ? Eh bien, comme l'explique Euronews, il a été « précédemment lié à Pegida, un groupe d'extrême droite xénophobe qui compte de nombreux adeptes néo-nazis, ce qui a donné lieu à une enquête de l'Office de protection de la Constitution de l'État fédéral allemand ».<br /> <br /> Et qu'est-ce que cette enquête a révélé ? Rien de plus que le fait qu'il s'agit d'un homme relativement normal qui condamne la violence islamique - et qui, comme beaucoup de ces personnes, y compris certains de mes amis, a fini par être poignardé. Pourtant, la normalité de Stürzenberger n'a pas empêché le système judiciaire allemand de le persécuter. Il a notamment été condamné pour avoir partagé sur Facebook une photo d'un nazi serrant la main d'un religieux islamique, le grand mufti de Jérusalem. Il ne s'agit pas d'une photo trafiquée. Juste une photo. Après tout, les photos révèlent des faits - mais en Allemagne, même le fait de partager les propres statistiques du gouvernement peut vous valoir un casier judiciaire.<br /> <br /> L'attaque de la semaine dernière a suscité la réaction habituelle de l'establishment politique allemand. Le chancelier l'a condamné. Il a exprimé sa tristesse. Son gouvernement promet d'enquêter, de se défendre « avec détermination contre le terrorisme islamiste ». Mais est-ce que quelqu'un l'a cru ? Bien qu'il y ait des exceptions comme la Hongrie, ces attaques semblent se produire indépendamment des frontières nationales, et indépendamment du fait que le pays en question ait un gouvernement de gauche ou de droite.<br /> <br /> Les plus cyniques d'entre nous sont enclins à affirmer qu'elles continueront à se succéder parce que personne ne s'en préoccupe vraiment. Mais il s'agit là d'un raisonnement paresseux. Tous ces hommes politiques ne sont pas des monstres sans cervelle, même s'il est temporairement gratifiant de le dire.<br /> <br /> Alors pourquoi semblent-ils ne rien faire ? Une partie de la réponse - une partie importante de la réponse - réside dans l'ensemble des politiques et des hypothèses que tous les principaux pays européens ont inscrites dans leurs règles en matière d'immigration.<br /> <br /> La première concerne les traités. Ces gouvernements sont signataires de traités internationaux qui, par inadvertance, ne leur laissent pas d'autre choix que de laisser leurs frontières sans protection et de permettre aux migrants non désirés de rester sur place. La Convention de Genève sur les réfugiés. La Cour européenne des droits de l'homme. Tant que ces traités sont en vigueur, les gouvernements nationaux ne peuvent pas faire grand-chose pour empêcher les islamistes d'entrer, même s'ils le voulaient.<br /> <br /> La seconde concerne les constitutions. Les nations occidentales respectent des lois constitutionnelles qui ne leur laissent pas d'autre choix que de permettre aux islamistes de recruter des agents et d'établir des réseaux, des mosquées, des écoles et des organisations caritatives consacrés à la propagation de l'islam politique. Là encore, ils ne peuvent rien faire, car l'islam n'est pas désigné dans leur constitution comme une cause singulière d'inquiétude. Si c'était le cas, les avocats de ces institutions les poursuivraient en justice, affirmant qu'il est illégal de traiter l'islam différemment. Et, chose exaspérante, dans le système actuel, ils auraient raison.<br /> <br /> La troisième concerne les perceptions. Nos gouvernements partent du principe que toute personne - citoyen ou organisation, journaliste, politicien ou universitaire - qui critique la façon dont le gouvernement gère l'islamisme est un dangereux facho qui doit être contraint au silence par l'opprobre. De telles attitudes étaient peut-être pardonnables il y a un demi-siècle, mais il est désormais évident que la crainte de l'islamisme n'a rien d'un sectarisme. Les islamistes le font savoir de plus en plus régulièrement. Néanmoins, aucun être humain n'est à l'abri des effets de la chambre d'écho. Les élites nagent dans une piscine où tout le monde croit que le racisme sous-tend l'opposition à l'ouverture des frontières. C'est particulièrement vrai pour les élites allemandes, qui sont encore tellement concentrées sur la lutte contre la résurgence du nazisme qu'elles le voient partout et sont aveugles à toute autre menace.<br /> <br /> Cela signifie qu'en l'absence d'un changement radical, il n'y a pas grand-chose qu’on puisse faire pour résoudre les deux premiers problèmes. Même s'il le voulait, le chancelier allemand n'a pas le pouvoir de modifier la loi fondamentale de l'Allemagne, sans parler d'un mandat électoral. Et si le Bundestag peut à peu près faire sortir l'Allemagne de certains de ses traités internationaux, c'est parce que ces traités sous-tendent les relations internationales de l'Allemagne, ils sous-tendent les échanges commerciaux dont son économie a besoin pour survivre.<br /> <br /> Le problème constitutionnel est largement similaire. Toutes les constitutions manquent de clairvoyance. Bien sûr, il est vrai qu'à l'époque où ces documents ont été rédigés, les États n'avaient pas à traiter les religions différemment. Mais c'était avant l'arrivée de l'islamisme. Lorsque la migration islamique a réellement commencé, l'époque de la neutralité procédurale aurait dû prendre fin. Et si rien de tout cela ne signifie que les musulmans pacifiques et patriotiques devraient être ciblés, l'islamisme - comme je le sais bien - est tout à fait différent.<br /> <br /> Nous ne savons pas encore si le deuxième agresseur de Mannheim, qui a poignardé un homme politique de l'AfD mardi soir, était un demandeur d'asile. Il peut s'agir d'un simple immigré, ou même d'un citoyen né en Allemagne. Mais si j'étais une parieuse, je parierais qu'il a bénéficié de l'un des nombreux programmes conçus pour aider les personnes menacées, en très petit nombre, à une époque antérieure. La plupart des conventions relatives aux réfugiés ont été élaborées juste après la Seconde Guerre mondiale ou la Guerre froide, en tenant compte des problèmes posés par ces conflits. Aujourd'hui, les choses ont changé et ce changement est en train de tuer nos nations.<br /> <br /> Quel est le remède ? Il ne s'agit certainement pas d'élire un gouvernement de centre-droit. Comme l'ont montré les 14 dernières années au Royaume-Uni, les gouvernements de centre-droit ne font rien. Ce qu'il faut, c'est un changement dans le droit international et constitutionnel, sinon des événements comme ceux qui se sont produits en Allemagne continueront à se produire jusqu'à ce que les nations d'Europe s'effondrent.<br /> <br /> Il ne fait aucun doute que j'écrirai à nouveau cet article dans un an. Et l'année suivante. Mais si nous voyons grand et si nous sommes suffisamment nombreux à nous réveiller, alors un jour, je pourrai m'arrêter. D'ici là.<br /> <br /> https://unherd.com/2024/06/the-mannheim-attacks-reveal-europes-impotence/
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A
Merci beaucoup Caius pour cet article de Ayaan Hirsi Ali. Je ne la connaissais pas et cet article me donne envie de lire ce qu'elle a écrit.<br /> <br /> J'ai été assez stupéfait par le traitement médiatique de l'attentat de Mannheim et par la réaction très molle des autorités politiques en géneral.<br /> Le chancelier allemand a fait le minimum syndical en exprimant sa tristesse. Une attitude d'impuissance qui essaie à peine de sauver les apparences. <br /> L'UE c'est du pain béni pour les radicaux violents...<br /> Face au danger islamiste je crois que nous sommes dirigés par des enfants de choeur...
A
A propos des 38 listes françaises, ma soeur m'avait envoyé cette vidéo et j'ai d'abord cru à un canular...<br /> <br /> https://www.youtube.com/watch?v=xriQ4WXr3CA<br /> <br /> je me suis même demandé si cette vidéo n'avait pas été créée grâce à une IA.<br /> Bin, non...cette liste existe vraiment et va concourir. L'humour sinistre (et pas très marrant) s'invite également dans ces élections. Y'a peut-être comme un problème de filtrage...<br /> La démocratie consiste-t-elle en admettre tout et n'importe quoi?
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R
Merci pour la vidéo : en effet, ça ressemble à un mauvais gag, et c'est désolant....
A
L'article que tu as mis en lien montre que finalement il y a 2 débats: <br /> 1.- celui que les français ont vu<br /> 2.- La check list ! c'est à dire le débat qui consiste pour les journalistes à vérifier les affirmations chiffrées ou chiffrables: et là on voit qu'il n'y a pas eu que des mensonges.<br /> Plus que jamais on voit aussi que le travail de la presse libre et indépendante est essentiel en démocratie.<br /> <br /> L'intérêt de ces débats est aussi de montrer les partis qui ont un programme cohérent, contrairement à d'autres formations plus opportunistes, plus populistes et moins crédibles qui ont tendance à critiquer tout et le contraire de tout.<br /> Personnellement je n'ai suivi aucun débat, ni en France, ni en Espagne.<br /> En Espagne certains partis se sont regroupés pour éviter un émiettement. C'est le cas de la liste de gauche (ou d'extrême-gauche) SUMAR qui est une coalition qui regroupe les formations suivantes: Sumar, Izquierda Unida, En Comú, Más Madrid, Compromís, Verdes-Equo, Chunta Aragonesista , Iniciativa del Pueblo Andaluz y Nueva Canarias.<br /> Malgré ce regroupement impressionnant les sondages leur donnent entre 3 ou 4 députés. A noter que PODEMOS n'entre pas dans cette coalition et est crédité de 2 députés...Les socialistes sont donnés à 20 députés, ce qui permet de mesurer l'énoooorme différence entre la gauche française et la gauche espagnole pour laquelle les socialistes dominent le paysage (outre le fait qu'ils sont au pouvoir).<br /> En Espagne aussi il y a 34 listes mais un grand nombre d'entre elles vont être complètement laminées. L'électeur n'aime pas que sa liste votée n'obtienne pas de représentation parlementaire et soit donc un vote perdu.
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R
Pour ma part, j'ai essayé de suivre deux débats, mais au bout d'un moment, j'étais lassée de ces foires d'empoigne....<br /> 34 listes en Espagne ! c'est encore beaucoup... on s'y perd...
C
Les bulletins de vote français m'ont toujours semblé un chef-d'oeuvre de gaspiillage de papier par rapport à la maière dont on s'y prend en Belgique.<br /> <br /> https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2024/05/18/deux-entreprises-de-flandre-occidentale-impriment-8-millions-de/
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R
Je comprends mieux, en effet, caius : le système belge mériterait d'être exporté...
C
Pas vraiment. Comme indiqué dans l'article, demain je recevrai trois bulletins quand je me présenterai dans le bureau où je suis convoqué : un bleu pour les européennes,et, comme on vote en même temps pour le parlement et la région, un beige pour la Chambre et un rose pour la Région. Une fois dans l'isoloir je déplierai mes bulletins, cocherai avec le crayon électoral la case de la liste de mon choix, replierai mes bulletins et les déposerai dans leurs urnes respectives.
R
Merci pour ce lien, caius : dans tous les cas, c'est beaucoup de papiers, non ?