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30 juillet 2025 3 30 /07 /juillet /2025 09:22
Quand Donald Trump joue au golf...

"Hegel après avoir croisé Napoléon avait écrit qu'il avait vu l'âme du monde assise sur un cheval, un journaliste états-unien a paraphrasé Hegel en comparant Trump à l'âme du monde assise sur une voiturette de golf. Ce n'est pas mal vu." me rappelait Caius dans un de ses commentaires...

En effet, c'est bien vu et assez inquiétant... Le golf semble être pour Donald Trump le lieu de toutes sortes de tractations...

 

"Donald Trump est arrivé en Ecosse pour quelques jours entre diplomatie, intérêts privés et sport. Avec le golf, il semble avoir trouvé le terrain parfait pour ce mélange des genres… Au grand regret des habitants ?

 

A Turnberry, en Écosse, il est chez lui. A peine arrivé en Écosse, samedi 26 juillet, impossible pour Donald Trump de manquer l'occasion d'aller golfer dès le matin, sur les greens qui lui appartiennent. Ces terrains achetés il y a plus de dix ans ont été arrachés après une longue lutte avec les riverains, qui se seraient bien passés de ce voisin milliardaire.

C'est le cas de David Milne, qui est aux premières loges pour observer le ballet des voiturettes de golf. Sa maison est en plein milieu du premier parcours de golf écossais de Donald Trump. Et lui aussi s'est frotté au businessman qui voulait racheter sa propriété pour 200 000 euros, la moitié de sa valeur estimée. "Ils nous ont demandé pourquoi nous ne voulions pas déménager. On les a donc emmenés ici et on leur a montré la vue. Quelques mois plus tard, au beau milieu de la journée, ils sont venus et ils ont planté tous ces pins. Des arbres adultes, pas des jeunes pousses, serrés comme une haie, qui nous bloquaient la vue", raconte-t-il.


Pour lui, les autorités locales ont autorisé le milliardaire à construire ici à cause de ses promesses alléchantes. "Il a entourloupé les médias et les politiciens en leur faisant croire que le projet était trop important pour être refusé. C'est le jeu auquel il a joué et avec beaucoup de succès, je dois dire", poursuit David Milne.

A l'époque, Donald Trump frappe fort avec ses promesses : un milliard de livres d'investissement, 6 000 emplois et de nouveaux logements. Mais aujourd'hui, moins de 100 personnes travaillent ici. "Je ne connais personne du coin qui y travaille", confie une riveraine.

"Avant, on pouvait marcher des kilomètres dans les dunes avec de magnifiques petites rivières à l'état sauvage. Maintenant, il n'y a plus que des terrains de golf à perte de vue. Donc oui, désolée, mais je suis déçue", déplore une autre.

Car désormais, entre les imposantes dunes de sable de la côte écossaise, on trouve plus de 550 hectares de greens parfaitement arrosés, parfois clôturés et surveillés. Un désastre environnemental selon Martin Ford, un ancien conseiller municipal écologiste de Balmedie en Ecosse. "Ces dunes étaient classées site d'intérêt scientifique, mais depuis, elles ont été déclassées car le site ne présente plus aucun intérêt scientifique. Ce n'est qu'un terrain de golf", explique l'ex-élu.


Un terrain de golf, mais surtout un terrain de négociation, pour des enjeux bien plus colossaux.

Officieusement, Donald Trump espère obtenir le soutien de Keir Starmer pour qu'un de ses golfs accueille le tournoi du British Open, monnaie d'échange potentielle contre des droits de douane moins élevés pour le Royaume-Uni.

Tout se vend et s'achète pour Trump !

C'est aussi ici qu'il a convié Ursula von der Leyen pour négocier les accords commerciaux avec l'Union européenne.

Une "diplomatie du golf" que le président américain pratique aussi régulièrement aux Etats-Unis. "Donald Trump se sert de ces occasions pour faire passer ses messages à ses interlocuteurs. Et les autres hommes politiques pensent que s'ils peuvent le rencontrer dans le cadre du golf, il sera peut-être plus disposé à aborder des sujets dont il ne parlerait pas devant les caméras", analyse Sean Fergusson.

 

Quel que soit le jeu auquel joue Donald Trump avec ses golfs, il ne plaît pas vraiment aux Ecossais. Pas moins de 70% des habitants du pays ont une opinion défavorable du milliardaire, bien plus que partout ailleurs au Royaume-Uni."

 

 

Source :

https://www.franceinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/donald-trump-une-diplomatie-du-golf-qui-derange-en-ecosse_7400794.html

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commentaires

C
Fulvio Sacaglione a écrit un excellent article sur la capitulation en rase-camapagne de la Von Der Leyen face à son seigneur et maître.<br /> <br /> LE BAISER DE LA BABOUCHE : DANS LE CLUB DE GOLF DE TRUMP, VON DER LEYEN SIGNE LA REDDITION DE L'UE<br /> Par Fulvio Scaglione<br /> <br /> Ursula von der Leyen (À Donald Trump) : « N’est-il pas possible de faire quelque chose de mieux que 15 % ? »<br /> Trump : « Dans la direction inférieure ? »<br /> Von der Leyen : « Oui »<br /> Trump : « Non, ce n’est pas possible. »<br /> <br /> Il n'y aurait pas grand-chose à ajouter pour commenter la substance politique de l'accord sur les droits de douane signé hier, dans le club de golf privé de Donald Trump à Turnberry en Écosse (c'est peut-être symbolique, mais le choix du lieu en dit long), par Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, et le président des États-Unis. Il est également superflu de citer des journaux tels que le Financial Times (« L'Europe a capitulé ») ou Politico (« Trump a obtenu ce qu'il voulait »). Il est plus intéressant, en revanche, de citer l'incroyable déclaration que Mme Von der Leyen a faite immédiatement après la signature fatidique. En voici l'incipit : « L'accord conclu aujourd'hui apporte de la certitude en période d'incertitude. Il est synonyme de stabilité et de prévisibilité pour les citoyens et les entreprises des deux côtés de l'Atlantique. Cet accord est conclu entre les deux plus grandes économies du monde. Nos échanges s'élèvent à 1 700 milliards de dollars par an. Ensemble, nous représentons un marché de 800 millions de personnes et près de 44 % du PIB mondial. Quelques semaines seulement après le sommet de l'OTAN, il s'agit là d'un deuxième jalon déterminant, qui nous permet de réaffirmer le partenariat transatlantique ».<br /> <br /> Si elle ne se fracassait pas parfois le nez contre la réalité, la politique serait vraiment le royaume du merveilleux. D'ailleurs, le vieux et rusé Kissinger l'avait théorisé à l'époque de la guerre du Vietnam : quand tu es dans la merde, dis que tu as gagné et pars. C'est ce que tente de faire notre Ursula après avoir fait de la lèche à son ami américain. L'accord désormais fameux prévoit à la charge de l'Europe : des droits de douane de 15 % contre environ 3 % en moyenne auparavant (mais pour les métaux industriels, l'acier et l'aluminium en tête, le tarif reste le même qu'auparavant, soit 50 %, ce qui a mis les industriels allemands en colère) ; en outre, l'UE s'engage à investir 600 milliards de dollars aux États-Unis, à acheter des ressources énergétiques américaines (principalement du gaz naturel liquéfié) pour 750 milliards de dollars en trois ans, par tranches de 250 milliards par an, et à acheter des armes américaines pour des centaines de milliards (le montant exact n'a pas encore été précisé).<br /> Les détails de l'accord prévoient bien sûr des cas particuliers et des conditions plus favorables. Le secteur automobile européen se réjouit car, au final, il bénéficie d'une réduction des droits de douane à l'exportation vers les États-Unis. Le secteur agroalimentaire se réjouit à certains égards, mais à d'autres (le vin, par exemple), il est en deuil. Les secteurs des médicaments et des puces électroniques attendent avec anxiété, car Trump menace d'introduire des tarifs douaniers progressivement croissants à partir du mois d'août. Le temps clarifiera la situation. Et les économistes nous expliqueront qui y gagne le plus et qui y perd le plus, si ce sont les portefeuilles des producteurs européens ou ceux des consommateurs américains qui s'ouvriront le plus.<br /> <br /> Ce qui nous intéresse ici, c'est un autre aspect. À savoir, la soumission totale (politique, en l'occurrence) de l'Union européenne à son grand frère américain. Un accord peut être qualifié comme tel s'il est précédé d'une discussion. Mais ici, il n'y a eu aucune discussion : Trump a annoncé et Von der Leyen a dit oui. Point final. Il a envie d'écrire « nous représentons 44 % du PIB mondial ». Soyons un peu plus précis : leur PIB s'élève à près de 28 000 milliards, le nôtre à 17 000 milliards. Mais surtout, ce sont eux qui commandent. Ils décident et nous obéissons. S'ils disent sautez, nous sautons. Lorsque Von der Leyen écrit que cet accord « crée de la certitude en période d'incertitude », elle fait allusion à la seule véritable certitude qui s'est construite ces dernières années : la subordination totale de l'Europe aux États-Unis.<br /> <br /> Il est significatif que la présidente de la Commission européenne cite comme une autre merveille l'accord signé lors du récent sommet de l'OTAN, qui a fixé à 5 % le seuil minimum des dépenses de défense pour les pays membres. Les pays européens dépensent déjà aujourd'hui 48 % de leursdépenses d'armement aux États-Unis, un chiffre qui augmentera évidemment avec la croissance des investissements, étant donné que l'industrie européenne de l'armement cherche encore frénétiquement à rattraper son retard. De plus, avec l'accord de Turnberry, l'UE s'engage à acheter des armes aux États-Unis. Imaginez à quel point les fabricants américains doivent rire. Et pensez à toutes les sornettes qu'on nous a racontées au sujet du fameux plan ReArm Europe, celui qui devait rendre l'Europe indépendante du parapluie militaire américain. D'autre part, le sommet de l'OTAN auquel Von der Leyen fait référence avait été introduit par le célèbre SMS du secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, à Donald Trump, dans lequel il disait : « L'Europe paiera, et elle paiera cher ». C'est à cela que nous servons. Et nous ne pouvons certainement pas dire qu'ils ne nous avaient pas prévenus..<br /> <br /> D'autre part, au cours des décennies où les États-Unis ont tout fait pour obtenir le découplage de l'Europe par rapport à la Russie, et surtout par rapport à ses approvisionnements énergétiques, c'était précisément leur objectif : transformer l'Europe en un eunuque politique et en une poule aux œufs d'or disciplinée. L'invasion de l'Ukraine par Poutine leur a offert l'occasion rêvée. Et les Von der Leyen de tous les pays, par stupidité ou par complicité, sont tombés dans le piège. Au lieu d'arrêter la Russie et la guerre le plus rapidement possible, ils ont sauté dans le train américain de la « défaite sur le terrain » à infliger à Moscou, <br /> <br /> sans comprendre que pour les États-Unis, il s'agissait d'un conflit comme tant d'autres, mené chez les autres, alors que pour nous, Européens, c'était la voie vers l'avenir. Et aujourd'hui, nous nous retrouvons avec la moitié de l'Ukraine détruite, l'économie européenne en crise et la Maison Blanche qui nous mène par le bout du nez à sa guise. On en vient à se demander si l'Union européenne, ce rêve que nous avons si longtemps caressé, survivra à ce deuxième mandat présidentiel.<br /> https://it.insideover.com/politica/il-bacio-della-pantofola-nel-golf-club-di-trump-von-der-leyen-firma-la-resa-della-ue.html
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R
Merci, Caius, pour ce lien et cet article : quel fiasco !
A
Hors-sujet.<br /> C'est le centenaire de la naissance de Mikis Theodorakis né le 29 juillet 1925, artiste complètement engagé et figure emblématique incontournable de la gauche du XX ème siècle. Je te mets en lien un article très complet qui retrace sa très longue carrière (un article avec des liens vidéos illustratifs).<br /> <br /> https://amp.rtve.es/noticias/20250729/cien-anos-mikis-theodorakis-revoluciono-cancion-tradicional-griega/16680013.shtml<br /> <br /> L'article est en espagnol mais le traducteur google est une petite merveille...
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R
Merci pour le lien et cette info, AJE : tout cela me rappelle toutes mes vacances en Grèce...<br /> <br /> Deux chansons que j'aime plus particulièrement :<br /> <br /> https://youtu.be/UO-WD-LxriY?si=eZG_uDVtwA82eGHP<br /> <br /> <br /> https://youtu.be/dGqme7GpN9Q?si=tSaLU5jpxw-XFKB0<br /> <br />
L
Il peut négocier avec les européens entre deux coups de clubs de golf, mais tout le monde sait que juste après il fera lo contraire. C'est déjà un homme qui ne tient pas parole, alors comme président c'est pire.
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R
En effet, LH, Trump est une vraie girouette...
A
Merci pour cet article qui montre comment Trump sait utiliser sans vergogne sa puissance et son énorme notoriété pour monter des entourloupes.<br /> Bravo à ces écossais qui se manifestent pour protéger leur cadre de vie de l'appétit vorace des investisseurs internationaux.<br /> <br /> Ce matin je lisais un article du New-York Times traduit par julie Drolet sur sa page facebook qui explique comment Trump s'attaque à ses détracteurs..."démocrature, démocrature", on y va droit si la résistance ne s'organise pas.<br /> <br /> https://www.facebook.com/photo/?fbid=10161143063512455&set=a.10150608005372455<br /> <br /> Voici sa traduction:<br /> <br /> <br /> Par Vanita Gupta, ex-procureure générale adjointe des États-Unis sous l’administration Biden.<br /> <br /> Les actions du président Trump ciblant des cabinets d’avocats, des juges, des médias, des universités et des syndicats témoignent d’un zèle sans précédent pour la répression et la punition de quiconque pourrait être en désaccord avec ses politiques. Aujourd’hui, c’est au tour des organisations à but non lucratif d’être dans le viseur.<br /> <br /> Un décret présidentiel a ordonné à chaque agence fédérale de transmettre à la Maison-Blanche une liste de cibles à faire enquêter, incluant de grandes associations, fondations ou entreprises à but non lucratif disposant d’actifs supérieurs à 500 millions de dollars. Le Département de l’Efficacité Gouvernementale a tenté d’affecter une équipe à une organisation indépendante à but non lucratif qui avait critiqué les politiques de déportation de masse de l’administration Trump. Le mois dernier, une commission du Congrès a ouvert une enquête sur plus de 200 organisations à but non lucratif, dont la Conférence des évêques catholiques des États-Unis et des dizaines d’institutions religieuses, sans preuve ni motif valable. Et ces dernières semaines, les alliés du président à la Chambre ont tenu plusieurs auditions au titre évocateur : « Fonds publics, agendas privés : les ONG devenues incontrôlables ». Ces audiences ont dénoncé le travail d’organisations qui fournissent des services aux communautés vulnérables et s’efforcent de défendre la Constitution et l’État de droit.<br /> <br /> Tout cela laisse entrevoir un objectif plus vaste et plus fondamental : faire taire le débat, couper les services destinés aux communautés marginalisées et démanteler la société civile. Ces actions sont inconstitutionnelles, contraires aux valeurs américaines, et elles nous nuisent à tous.<br /> <br /> Cette nouvelle offensive survient à un moment où nous avons plus que jamais besoin que la société civile comble le vide laissé par un gouvernement qui se retire de son rôle dans l’aide humanitaire, le leadership international, la lutte contre le changement climatique, la santé publique, la recherche scientifique, l’égalité des chances, la protection des droits civiques et le soutien aux immigrés et aux plus démunis.<br /> <br /> Et surtout, comme les organisations de la société civile existent en dehors du gouvernement, c’est sur elles que nous comptons pour dénoncer les abus de pouvoir des autorités.<br /> <br /> C’est précisément pour cela qu’elles constituent une cible de choix pour le président. Les groupes de la société civile veillent à ce que notre gouvernement, quel que soit le parti au pouvoir, rende des comptes devant la loi et la Constitution. Je le sais pour avoir intenté des procès à des administrations démocrates et républicaines en tant qu’avocate dans des organisations à but non lucratif, et pour avoir aussi défendu le gouvernement en tant que responsable au sein du ministère de la Justice.<br /> <br /> Avec la société civile elle-même attaquée, ce sont les fondements mêmes de notre pays qui sont menacés : notre capacité à demander des comptes à l’État, à débattre librement, à soutenir les communautés vulnérables. Et cela compte, car comme dans tout manuel autoritaire, même si vous n’êtes pas visé cette fois-ci, vous pourriez l’être la prochaine.<br /> <br /> Cette campagne contre les organisations à but non lucratif nous affectera tous, où que nous vivions et pour qui que nous ayons voté. Ces organisations — non partisanes, non violentes et à vocation caritative — jouent un rôle essentiel dans une société dynamique. Les Américains de toutes les communautés dépendent d’elles pour des services cruciaux : cultes et aide des institutions religieuses, soutien aux forces de l’ordre et aux victimes, garderies après l’école, défense de l’air et de l’eau propres, banques alimentaires, services juridiques, protection des consommateurs ou encore programmes pour les personnes âgées ou en situation de handicap. Et alors que le gouvernement fédéral détricote le filet de sécurité sociale dont tant d’Américains dépendent, les communautés compteront encore davantage sur ces organisations.<br /> <br /> Les mesures récentes du gouvernement incluent des coupes dans le financement fédéral de ces groupes, des menaces d’enquêtes sans fondement visant à leur retirer leur statut d’exonération fiscale, et des sanctions financières écrasantes visant à les faire disparaître. L’effort s’appuie sur des accusations infondées : qu’ils mèneraient des initiatives de « D.E.I. illégales » (diversité, équité, inclusion), qu’ils soutiendraient l’immigration illégale ou même le terrorisme, qu’ils détourneraient les fonds publics ou qu’ils feraient de la politique partisane.<br /> <br /> Les régimes antidémocratiques dans le monde s’en prennent à l’État de droit et aux ONG pour empêcher toute reddition de comptes légale et tout soutien aux communautés vulnérables ou marginalisées.<br /> <br /> Mais aux États-Unis, aucun président — ni démocrate ni républicain — n’a le pouvoir de supprimer le financement ou de démanteler des organisations à but non lucratif simplement parce qu’il est en désaccord avec elles. Cela viole la Constitution, y compris le Premier Amendement, qui interdit de cibler des organisations pour leurs prises de position. Les tribunaux qui se sont penchés sur les mesures anti-D.E.I. de l’administration les ont soit annulées, soit jugées potentiellement contraires au Premier Amendement et aux droits à une procédure régulière. De plus, en vertu de la loi, le président ne peut pas révoquer unilatéralement le statut fiscal d’une organisation, ni geler ses fonds parce qu’il est en désaccord avec ses activités légales. Il lui est également interdit d’influencer les décisions fiscales, qui relèvent des fonctionnaires de carrière de l’IRS (service fiscal). Ce n’est pas une simple règle d’usage : c’est la loi.<br /> <br /> Mais nous avons également vu que cette administration ne laisse pas la loi entraver la mise en œuvre de son programme. L’effet dissuasif, même d’une action gouvernementale illégale, est précisément le but recherché. Après tout, les décrets manifestement anticonstitutionnels visant les cabinets d’avocats ont quand même conduit certains d’entre eux à céder aux exigences de l’administration. Les organisations injustement visées doivent mobiliser des ressources juridiques coûteuses — pour protéger à la fois leur existence et leur mission, et pour défendre l’État de droit. Mais il y a aujourd’hui un nombre réduit d’avocats du secteur privé disponibles, car de grands cabinets préfèrent rester à l’écart de la bataille pour la légalité dans ce pays.<br /> <br /> Après avoir vu certains cabinets d’avocats et universités capituler, les organisations à but non lucratif du pays s’organisent à l’avance pour tenir bon — ensemble et solidairement avec celles qui sont injustement visées. La société civile sait qu’une attaque illégale contre l’une est une attaque contre toutes. Ces dirigeants ont l’habitude de s’exprimer, de mener des combats difficiles et de ne pas abandonner. Ils contesteront ces actions en justice. Ils ne se laisseront pas intimider. Et ils savent que pendant qu’ils se défendent, le travail ne peut pas s’arrêter. S’il s’arrête, c’est le peuple américain qui souffrira le plus.<br /> <br /> Aujourd’hui, c’est un président républicain ; demain, ce pourrait être un président démocrate qui se livrerait à des représailles en retour. Notre pays n’a pas besoin de cette course vers le bas.<br /> <br /> Il nous revient à tous de défendre la liberté américaine en ce moment. Vous pouvez faire un don aux organisations injustement attaquées pour les aider à couvrir leurs frais juridiques et à poursuivre leur mission malgré les procès. Les cabinets d’avocats qui se défendent contre les décrets illégaux travaillent aussi à conseiller et à défendre le secteur à but non lucratif ; d’autres cabinets — en particulier les plus grands — doivent trouver le courage de les rejoindre.<br /> <br /> Notre pays et nos communautés comptent sur la vitalité des organisations de la société civile. Nous devons les soutenir. Les fondements de la liberté américaine en dépendent.<br /> <br /> ****Note de Julie Drolet<br /> NB: Comme journaliste, je ne prends pas position sur le contenu des textes que je partage sur FB. Mon objectif est de partager avec vous mes lectures du jour.
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R
Merci, AJE, pour cet article : Trump ne tolère aucune critique à son encontre...
C
J'ai fait quelques recherches et il semble qu'investir dans un club de golf puisse être un investissement lucratif sur le long terme (ce qui explique pourquoi Trump en détient plusieurs).<br /> <br /> La société qui exploite le golf est enregistrée au Royaume-Uni sous le nom Trump International Golf Club Scotland Ltd (qui exploite un second golf à Balmedie), elle est détenue par la Trump Organisation. <br /> <br /> La société ne communique pas sur ses chiffres mais n’aurait dégagé aucun bénéfices pour l'instant.<br /> <br /> Néanmoins les terrains de golf, surtout en Écosse, peuvent prendre de la valeur avec le temps (ne serait-ce que les terrains) et les domaines de Balmedie et Turnberry sont situés sur des zones côtières prestigieuses, ce qui peut justifier un investissement à perte dans l’immédiat, les pertes déclarées peuvent être utilisées pour réduire l’imposition sur d’autres revenus de la Trump Organization, posséder des golfs en Écosse renforce l’image de marque « Trump » à l’international, permet de nouer des contacts avec des clients fortunés et Trump a souvent affirmé que ses golfs sont des symboles de réussite personnelle.<br /> <br /> Le prix d’entrée (green fee) pour jouer au Trump International Golf Links en Écosse varie selon la saison, l’heure et le statut du joueur (résident ou non). Voici les tarifs pour 2025 :<br /> <br /> 💰 Tarifs standards<br /> Avant 13h (non-résidents) : 1.000 £ (environ 1.160 €) par personne pour 18 trous<br /> Après 13h : 545 £ (630 €)<br /> Le domaine propose un hébergement au Trump MacLeod House & Lodge, une demeure baronniale avec services haut de gamme, les résidents de l’hôtel bénéficient de tarifs réduits avec accès prioritaire
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R
Merci, Caius, pour toutes ces infos : l'argent encore et toujours au coeur du système Trump...
C
Les Présidents des USA ne semblent pas avoir un emploi du temps surmenant si j'en juge par cet article sur son prédécesseur :<br /> <br /> <br /> "JOE BIDEN A PASSÉ PRÈS DE 40 % DE SA PRÉSIDENCE EN VACANCES<br /> Joe Biden est à nouveau en vacances. Il a passé 373 jours, soit 39,7 % de sa présidence, en vacances"<br /> <br /> https://www.19fortyfive.com/2023/08/joe-biden-has-spent-almost-40-percent-of-his-presidency-on-vacation/
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R
Merci pour le lien et l'info, Caius : Joe Biden ? Mais lui avait plus particulièrement besoin de vacances, au vu de son état de santé...