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9 septembre 2026 3 09 /09 /septembre /2026 09:24
Quand Donald Trump refait la géographie...

Trump dans ses oeuvres ! Une fois de plus, il se ridiculise au nom de la grandeur de l'Amérique... Trump n'a plus de limite dans de nombreux domaines... 

 

"En plein bras de fer avec le Canada, Donald a décidé de rebaptiser le Lac Ontario en "Lac de l'Amérique".

 

D'un simple coup de stylo, Donald Trump prétend réécrire 400 ans de géographie. Un décret présidentiel pour changer le nom du Lac Ontario, à cheval entre les États-Unis et le Canada, comme pour punir les dirigeants canadiens de ne pas céder à ces exigences commerciales : "Ils nous ont très mal traités. Ce sont des gens méchants."

On reconnaît bien là le vocabulaire simpliste, enfantin, manichéen de Donald Trump...

"Réponse immédiate d'Ottawa. Les Canadiens savent que nommer la réalité signifie l'appeler Lac Ontario, avant, maintenant et toujours", écrit Mark Carney, le Premier ministre canadien sur X.

Sur les rives du lac baptisé Ontario par les indigènes il y a des siècles, côté canadien, on rit jaune : "C'est typique de Trump, il fait la brute" ; "Personne ne va suivre ça, il a juste l'air stupide." Côté américain, même les Trumpistes prennent leur distance : "Je suis avec lui depuis le début, depuis le jour 1, mais là, il se perd".

Un impact sur les élections de mi-mandat ?
Pourtant, Donald Trump n'en est pas à son coup d'essai. L'un de ses premiers décrets était pour renommer le golfe du Mexique en golfe d'Amérique et ses ambitions patriotes n'ont pas de limites : "On a un golfe, maintenant un lac. Il ne nous manque plus qu'un océan donc. Peut-être qu'on va devoir changer le nom de l'Atlantique ou du Pacifique."

Et s'il estime que l'Amérique est grande, lui se voit tout en haut de la pyramide.

"Le meilleur des présidents américains de l'histoire", à en croire une image qu'il a publiée. Alors quitte à rebaptiser, il choisit souvent d'apposer son propre nom, sa propre image : sur le passeport américain, sur l'aéroport international de Palm Beach ou encore sur le Kennedy Center à Washington.

La justice a ordonné de retirer son nom. Donald Trump menace de détruire le centre culturel si on ne le laisse pas faire.

À quelques semaines des élections de mi-mandat, ce décret sur le lac Amérique risque bien de se retourner contre Donald Trump. Le camp républicain s'inquiète, car déjà, renommer le golfe du Mexique était l'une des décisions les plus impopulaires de ce mandat."

Et voilà que Donald Trump en vient même à s'approprier les Antilles françaises en publiant une fausse carte des Etats-Unis...

 

https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/quand-donald-trump-decide-de-jouer-avec-la-geographie-canadienne_8167157.html


 

Quand Donald Trump refait la géographie...
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commentaires

A
Trump vient de promettre que la guerre avec l'Iran s'interrompra immédiatement après des midterms.<br /> Si le sujet n'était aussi dramatique on éclaterait de rire...Les électeurs mordront-ils à un hameçon aussi énorme?...à suivre...<br /> <br /> PS. Hors-sujet. Tu t'intéresses beaucoup aux dangers liés aux développements des IA et je t'envoie un rapport assez édifiant qui émane de cette industrie. Ce sont eux-mêmes qui le disent...<br /> <br /> Une nouvelle étude réalisée par le géant de l’IA détaille quatre incidents dans lesquels ses modèles se sont échappés et ont enchaîné les actions malveillantes. Anthropic a découvert un type de raisonnement inattendu.<br /> Chaque jour qui passe révèle une nouvelle faille au sein des intelligences artificielles. Quelques heures seulement après la démission choc d’un de ses chercheurs phares, Anthropic a publié ce mercredi soir une nouvelle étude, dans laquelle le géant révèle de nouveaux comportements inquiétants chez ses modèles.<br /> <br /> https://alignment.anthropic.com/2026/agentic-misalignment-summer-2026/
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R
Un article sur les dangers de l'IA :<br /> <br /> https://www.lepoint.fr/monde/dans-six-a-douze-mois-lia-pourrait-prendre-le-controle-dinternet-salarme-la-presse-internationale-3QT67P7BVZBKPOAH64WD4GCRWA/<br /> <br /> "Ralentir le rythme » : c’est l’appel lancé par le patron d’Anthropic, alors que les progrès des modèles dépassent certaines prévisions. L’ancien chercheur Jacob Coxon dit redouter une catastrophe imminente."
R
Nouvelle promesse de Trump : nouveau bobard !<br /> <br /> <br /> https://www.huffingtonpost.fr/international/video/la-derniere-fois-que-donald-trump-a-promis-de-l-argent-aux-americains-ils-n-en-ont-pas-vu-la-couleur_321820.html<br /> <br /> En plus, des soupçons d'achat de voix...<br /> <br /> Merci, AJE, pour le lien sur l'IA qui pourrait menacer l'humanité.
A
A noter que Google a cédé aux caprices du président US en changeant sur internet le nom du lac sur ses cartes ce qui démontre, si besoin en était, que les grands intérêts financiers s'alignent sans sourciller sur les volontés trumpiennes. Ce sont de véritables larbins inféodés et sans aucune éthique.<br /> <br /> A noter aussi que l'assemblée générale de l'ONU a adopté vendredi une résolution pour promouvoir une représentation cartographique mondiale plus fidèle à la taille réelle des continents, agrandissant notamment l'Afrique et rétrécissant les Etats-Unis.<br /> <br /> https://www.sciencesetavenir.fr/politique/l-onu-adopte-une-nouvelle-carte-du-monde-plus-juste_194696<br /> <br /> La France (bien qu'elle apparaisse plus petite avec cette projection) et l'ensemble des pays européens ont voté en faveur de la résolution et les USA ont voté contre...<br /> Réduire la taille apparente des USA pour l'ajuster à la réalité? Impensable pour Donald...
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R
L'influence de Trump sur Google est évidente : merci de le rappeler... et merci pour le lien sur la nouvelle représentation du monde... et Trump qui renâcle évidemment...
L
Pour tout commentaire sur Trump, je dirais qu'il fait souvent diversion pour éloigner notre attention sur les sujets essentiels. C'est commun chez les politiques mais un art chez Trump. Les électeurs victimes de ses décisions hasadeuses, le feront savoir lors des élections de mi mandat...<br /> <br /> Au risque de me répéter, il faut lister les échecs d'un chef d'État mais aussi ses réussites sur la colonne d'à côté. Et ces réussites là font rêver l'extrême droite européenne, en matière d'immigration, là où le bât blesse. <br /> <br /> Après il peut renommer ce qu'il veut, c'est sans importance, le golfe du Mexique est aussi le golfe de l'Amérique du Nord tout entière, de même pour le lac, etc. <br /> <br /> Je vous envoie une image du fameux ranking publié par Trump sur la grandeur des présidents étatsuniens. Je me suis juste permis d'ajouter un petit détail en rouge.
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A
A Caius<br /> Je prends bien note de votre mise au point sur le fait que les USA cessent d'être hypocrites mais dans ce cas, et si on prend ne serait-ce que l'exemple du hard power militaire, Trump démontre par a+b que celui-ci n'existe plus, qu'une puissance mineure comme l'Iran nargue les USA avec l'aide de ses proxys ( Chine, Russie, Corée du nord,etc...). Les USA viennent d'épuiser un gros stock de munitions en pure perte( et il faut garder de la réserve au cas où ça chaufferait à Taiwan)...Je n'y vois au final, et pour l'instant, que du déclin pour le "gendarme du monde" qui semble dépassé et incapable d'aller au bout de ses initiatives.
C
La stratégie du "pivot vers l'Asie" a commencé sous l'administration de Barack Obama.et Trump est dans la continuité de cette politique. De mon point de vue, Rügemer a raison en jugeant que Trump est un révélateur et un accélérateur des tensions et des traditions politiques qui traversent les États-Unis depuis leur fondation, plutôt que comme un accident isolé de l'histoire. Le "soft power" américain n'a pas attendu Donald Trump pour subir des crises majeures. <br /> <br /> <br /> Selon le célèbre chat qui à réponse à tout :<br /> "La différence de Donald Trump ne réside pas dans le fait que ses politiques déplaisent à l'étranger (ce qui fut le cas pour Bush ou Nixon), mais dans le rejet délibéré de la notion même de soft power.<br /> <br /> Alors que ses prédécesseurs cherchaient à légitimer la puissance américaine par des valeurs, des alliances et des institutions — pour que le monde veuille suivre les États-Unis —, la doctrine de Trump repose sur l'idée que le soft power est un coût inutile. Pour lui, seule compte l'efficacité immédiate du hard power (économique et militaire) dans un rapport de force direct." <br /> <br /> "le soft power n'est pas une alternative à la force, mais un instrument d'hégémonie subtil destiné à légitimer et pérenniser la domination américaine.<br /> <br /> L'idée que le soft power a servi de « paravent » pour masquer une relation de vassalité, particulièrement vis-à-vis de l'Europe, s'appuie sur plusieurs arguments historiques et structurels solides, mais elle appelle aussi des nuances.<br /> <br /> 🎭 Le Soft Power comme outil d'hégémonie (La pilule dorée)Dans les faits, l'architecture de l'influence américaine après 1945 donne raison à cette analyse sur plusieurs points :<br /> <br /> - Le consentement à la domination (L'hégémonie gramscienne) : Pour qu'une superpuissance maintienne son empire à moindre coût, la contrainte militaire (hard power) ne suffit pas ; elle doit obtenir le consentement des dominés. Le mode de vie américain (American Way of Life), le cinéma d'Hollywood, la musique et la défense des « valeurs démocratiques » ont rendu la dépendance envers Washington non seulement acceptable, mais désirable pour les populations européennes.<br /> - L'illusion du partenariat égalitaire : Le discours sur la « communauté de valeurs transatlantique » ou le « monde libre » a permis de présenter des alliances fondamentalement asymétriques (comme l'OTAN, où les États-Unis possèdent le commandement réel et le parapluie nucléaire) comme des clubs de partenaires égaux.<br /> - Le verrouillage économique et juridique : Derrière l'attractivité de la culture se cache l'adoption de normes juridiques et économiques américaines (le dollar comme monnaie de réserve, l'extraterritorialité du droit américain, les standards technologiques). Le soft power a habitué les élites européennes à penser dans le cadre conceptuel fixé par Washington."<br /> <br /> "C'est précisément ici que la rupture de Donald Trump devient fascinante. En adoptant une posture purement transactionnelle, Trump a brisé le paravent :En disant explicitement aux Européens qu'ils devaient « payer pour leur sécurité » et en les traitant comme des « concurrents commerciaux pire que la Chine », Trump a supprimé l'enrobage idéologique du soft power. Il a forcé l'Europe à voir la relation transatlantique telle qu'elle est fondamentalement : un rapport de force de puissance à puissance."
R
Merci pour cette référence, Caius... voici le résumé du livre de Rügemer :<br /> <br /> "Le 4 juillet 2026, les États-Unis célébreront un anniversaire. Ce jour-là, il y a 250 ans, la Déclaration d'indépendance était adoptée. Elle proclame que « tous les hommes naissent égaux », mais ne contient aucune interdiction de l'esclavage. Lors de l'adoption de la Constitution en 1787, il n'était plus fait mention de l'égalité de tous les hommes. L'esclavage n'y est d'ailleurs interdit nulle part. C'est toujours le cas aujourd'hui. Ainsi, les États-Unis ont été fondés comme un État esclavagiste colonial et raciste, et pourtant ils se présentent comme une démocratie : un mensonge depuis leurs origines. Depuis longtemps, des formes de travail forcé modernisé existent, affectant des millions de personnes à bas salaires dans le monde entier. Les États-Unis se proclament « terre de paix ». Pourtant, depuis leur fondation, ils ont mené 469 guerres et orchestré de nombreux coups d'État. Les États-Unis maintiennent 1 185 bases militaires sur tous les continents. Ils sont le premier fournisseur d'armes au monde."<br /> <br /> Mais je pense aussi qu'avec Trump, on est tout de même dans une rupture car il y a une forme de brutalité totalement décomplexée et assumée...
R
Merci pour le ranking, LH : Trump dans toute sa suffisance ! Pour le reste, c'est vrai : Trump sature l'espace médiatique par toutes sortes de déclarations... "Trump continue d’« inonder de merde » la presse et, un an après son élection, ça marche toujours" <br /> <br /> https://fr.news.yahoo.com/trump-continue-d-inonder-merde-060014224.html<br /> <br /> Mais "ce jeu de Donald Trump avec la légalité interpelle les spécialistes, qui pointent le fait que la stratégie de l'« inondation » s'attaque aussi à l'état de droit américain."<br />
A
A Caius. <br /> Le point de vue de Rügemer me laisse plutôt perplexe car il affirme qu'il n' y a pas vraiment de rupture entre Trump et ses prédecesseurs, alors que de très nombreuses personnes ( comme moi) en voient une qui est énorme, à savoir la fin du soft power.<br /> <br /> Le soft power désigne la capacité d'un pays à influencer les comportements et les préférences des autres sans recourir à la force. En d'autres termes, c'est le pouvoir d'influencer autrui par des moyens culturels, idéologiques et institutionnels, plutôt que par la coercition. Le concept a été popularisé par Joseph Nye dans les années 1990 et est souvent associé aux États-Unis, qui sont considérés comme possédant le plus grand soft power au monde, grâce à leur culture, leur diplomatie publique et leur influence technologique.<br /> <br /> Cette culture du win-win a complètement disparu avec les chantages de Trump qui dit en substance aux autres pays "Soumettez-vous ou alors je vous promets qu'il vous en coûtera cher".<br /> Le prix à payer d'une telle arrogance est énorme. Les USA n'ont plus d'amis( sauf Israël) mais plutôt des pays vassaux. De nombreux pays comme le Canada affirment HAUT ET FORT qu'ils choisiront d'autres options de partenariat à chaque fois que ce sera possible. Bref on commerce avec les USA tant qu'il n'y a pas d'autre alternative....Conséquence directe:Trump est devenu du pain béni pour la Chine qui n'a qu'à se baisser pour recueillir les fruits du ressentiment négatif que Trump produit à la pelle.<br /> Vu comme ça, Trump est un précipitateur de déclin américain...
C
"DE LAPUENTE : Selon vous, Donald Trump apparaît moins comme une rupture avec la politique américaine que comme une intensification de celle-ci : Obama a initié le conflit avec la Chine, Biden l’a poursuivi, et Trump l’exacerbe. Le trumpisme est-il l’étape logique, voire inévitable, de l’évolution de la politique intérieure et étrangère américaine ?<br /> <br /> RÜGEMER : Oui. Au départ, les entreprises de la Silicon Valley et leurs principaux actionnaires, comme BlackRock, Vanguard & Co., qui ont grandi avec le Parti démocrate, sous Clinton, Obama et Biden, ont tous critiqué Trump, qu'ils qualifiaient d'intimidateur. Mais ils ont tous fini par se rallier à lui, au plus tard après sa seconde victoire. Ils ont revu à la baisse leurs initiatives environnementales et de diversité. Leur principal objectif est de combattre la montée en puissance de la République populaire de Chine avec les partisans de Trump, ainsi que les critiques croissantes au sein même des États-Unis. L'Ukraine est instrumentalisée par les États-Unis dans le cadre d'une guerre par procuration depuis 30 ans, Israël depuis plus de 50 ans, et l'Iran est sous sanctions depuis tout autant de temps : Trump poursuit cette politique de manière plus intense, mais avec moins de succès – les oligarques sont toujours à la recherche d'une stratégie moderne pour « l'Amérique en crise » .<br /> <br /> DE LAPUENTE : Vous décrivez les États-Unis comme un pays gouverné par des oligarques et parlez d’une « armée privée civile du capital transatlantique » composée de consultants, de fondations, d’ONG, de médias et d’universitaires. Or, ce phénomène n’était pas propre aux États-Unis ; la primauté politique y a longtemps été considérée comme très forte. Où voyez-vous la rupture avec cette tradition d’un pouvoir politique fort, qui aurait « abdiqué » au profit du secteur privé ?<br /> <br /> RÜGEMER : Non, il n’y a pas de rupture, seulement une modernisation. Aux États-Unis, la primauté de la grande propriété privée prévaut depuis la fondation du pays. L’État était initialement l’instrument des esclavagistes. Jusqu’en 1877, la plupart des 18 présidents américains étaient esclavagistes. Puis vinrent les barons de l’industrie : en 1860, Abraham Lincoln, un riche avocat représentant des entrepreneurs du chemin de fer, fut élu président par le Parti républicain. Toujours en 1860, August Belmont devint président du Parti démocrate ; il était à la tête de Rothschild à Wall Street, à New York, la banque à laquelle les États-Unis devaient le plus. Ainsi, les esclavagistes furent remplacés par Wall Street et de grands industriels comme Rockefeller et Ford, ainsi que leurs fondations. Plus récemment, les entreprises de la Silicon Valley et BlackRock, Vanguard & Co. ont émergé – et elles aussi financent régulièrement les deux partis politiques, démocrates et républicains, simultanément. BlackRock & Co. est également le principal actionnaire du New York Times , du Wall Street Journal , de USA Today et des principales chaînes de télévision. Le fondateur d'Amazon, Jeff Bezos, a racheté le Washington Post ."<br /> <br /> https://overton-magazin.de/dialog/die-usa-unterstuetzen-alle-varianten-von-diktatur/
A
merci pour le ranking dans lequel Trump situe Carter comme l'un des pires présidents.<br /> Or Carter représentait justement l'amérique qui a une conscience.<br /> Il a été le premier et le seul président américain qui a osé pousser ses concitoyens à la sobriété et à arrêter de consommer les ressources naturelles comme des malades (notamment en les invitant à pratiquer par exemple le covoiturage).