Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
23 septembre 2026 3 23 /09 /septembre /2026 09:32
Poutine s'attaque même aux livres scolaires...

Les livres, le coeur même de la culture et du savoir, sont eux aussi dans le viseur de Vladimir Poutine : une destruction massive par les forces russes... une façon de s'attaquer à l'éducation, à la culture ukrainiennes. Certains parlent même de "nettoyage culturel".

"Le conflit russo-ukrainien frappe aussi les livres, et par extension la mémoire collective. L’avant-veille de la rentrée des classes, une imprimerie limitrophe de Kiev a été détruite par la Russie. Elle tournait à plein régime pour sortir les derniers manuels scolaires.


À quelques heures de la rentrée scolaire, fixée comme en France au mardi 1er septembre, l’Ukraine a vu une partie de ses livres partir en fumée. Dans la nuit du dimanche 30 au lundi 31 août, une imprimerie, située en périphérie de Kiev, a été détruite par un missile russe alors même qu’elle intensifiait sa production pour sortir un total de 1,3 million de manuels, soit 10 % des livres scolaires du pays. Au milieu des décombres ne restent que quelques pages calcinées, rapporte la BBC.

Les ouvrages qui ont échappé aux flammes ont été ruinés par l’eau utilisée par les pompiers pour éteindre l’incendie ou par les intempéries, à la suite de l’effondrement du toit. La structure n’est pas la seule à avoir été prise pour cible.

Dans une série d’attaques récentes, la Russie a frappé d’autres imprimeries, mais aussi des maisons d’édition installées aux quatre coins du pays, réduisant en cendres près de 12 millions de livres.

Du neuf comme de l’ancien dans le viseur...
Les médias locaux affirment que près d’un tiers des livres imprimés cette année sur le territoire aurait disparu lors de ces opérations, y compris ceux destinés à l’éducation.

Pour Viktoria Haidai, directrice commerciale de la maison d’édition Konvi, ces frappes sont loin d’être le fruit du hasard. "Je pense qu’il s’agit d’un acte délibéré de la part de la Fédération de Russie. Au cours des deux derniers mois, plusieurs grandes maisons d’édition ont perdu leurs entrepôts logistiques, où étaient stockées de très grandes quantités de livres", affirme-t-elle.

En tout, plus de 35 sites ont été touchés.

"Les Russes détruisent aussi les imprimeries dans une tentative d’effacer l’Ukraine en tant que nation. Mais franchement, ils n’y parviendront pas", poursuit-elle.

L’armée de Vladimir Poutine n’a pas uniquement les dernières publications dans son viseur. L’ancien n’est pas plus épargné que le neuf, comme le prouve l’attaque du marché de livres d’occasion de Potchaïna, dans la capitale.

Des centaines de stands et d’innombrables ouvrages ont été soufflés ou brûlés. Avant même que n’arrivent les pompiers, Liliya Velyka, une blogueuse littéraire, cherchait dans ce tas de ruines encore fumant à sauver des œuvres.

"Les livres nous sauvent. Les perdre, c’est comme perdre notre cœur", explique la jeune femme de 28 ans à la BBC, en serrant contre elle un livre de science-fiction trempé.

"Le mot est tout. C’est notre développement, notre culture et notre héritage historique transmis de génération en génération", insiste en parallèle Viktoria Haidai.

Plus de 2 000 institutions prises pour cible...
En Ukraine, les symboles de la culture encaissent coup sur coup. Des musées, des bibliothèques, des cinémas, des studios de musique, des galeries d’art ou encore des théâtres et des opéras ont été endommagés.

Plus de "1 900 éléments du patrimoine" et "plus de 2 000 institutions culturelles" ont été ciblés depuis le début de la guerre en 2022. La ministre ukrainienne de la Culture, Tetiana Berezhna, estime que cette destruction du patrimoine fait partie intégrante du conflit. "C’est une guerre existentielle, la Russie veut nous détruire en tant que nation, nous effacer en tant que nation", dénonce la membre du gouvernement.

Moscou, de son côté, nie viser délibérément des sites civils et accuse les autorités ukrainiennes d’être responsables d’une partie de ces destructions."

 

Sources :

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/other/douze-millions-de-livres-d%C3%A9truits-avant-la-rentr%C3%A9e-la-russie-cible-les-imprimeries-et-maisons-d-%C3%A9dition/ar-AA2bhPpL

 

https://www.cnews.fr/monde/2026-08-31/guerre-en-ukraine-une-frappe-russe-detruit-plus-dun-million-de-livres-avant-la

Poutine s'attaque même aux livres scolaires...
Partager cet article
Repost0

commentaires

C
D'un autre côté, s'il faut en croire le régime de Kiev, la production d'arme serait dispersée dans des milliers d'ateliers clandestins et d'usines détournées de leur destination initiale comme en Allemagne quand Speer était ministre des armements. Il est donc logique que les Russes traquent ces sites (pour autant qu'ils ne soient pas un paravent destiné à masquer que la majeure partie des composants viennent des pays de l'OTAN) et que cette imprimerie ait été soupçonnée d'abriter un tel atelier.<br /> <br /> Dans ce contexte, le doute plane toujours sur la nature réelle de la cible.
Répondre
R
Mais, Caius, ces médias anglophones disent seulement que les usines à drones sont bien cachées, ce qui est normal pour éviter les attaques russes, mais ces médias ne disent en aucun cas que ces usines seraient dissimulées sous des hôpitaux, des écoles, des imprimeries, des bibliothèques, etc.
C
Vous devriez vraiment consulter les médias anglophones plus souvent<br /> <br /> https://www.foxnews.com/world/a-new-kind-war-inside-ukraines-hidden-factories-mass-producing-combat-drones<br /> <br /> https://therecord.media/ukraine-secret-drone-factories-click-here
R
A Caius : vous avez des liens concernant cette information qui aurait été donnée par le régime de Kiev ?
A
C'est particulièrement mesquin de la part de Poutine et ça le situe aussi comme dictateur tentant d'effacer l'histoire et de la réécrire à sa sauce...<br /> <br /> L'historien spécialiste de l'URSS Nicolas Werth affirme : "Sous Poutine, le niveau de répression est infiniment supérieur à l'époque de Brejnev". C'est dire !<br /> <br /> https://www.lexpress.fr/monde/europe/nicolas-werth-sous-poutine-le-niveau-de-repression-est-infiniment-superieur-a-lepoque-de-brejnev-YNFLWIED65CLXM7LDEJRHJ2VAM/<br /> <br /> J'attends avec impatience une traduction française ou espagnole du récent livre d'analyse d' Hanna Notte.<br /> <br /> https://www.lexpress.fr/idees-et-debats/hanna-notte-specialiste-de-la-russie-poutine-ne-sattendait-pas-a-une-rupture-complete-avec-loccident-TLCBLDYQOJG6PBEFXG4LLFZBQE/<br /> <br /> Elle affirme: "Poutine ne s’attendait pas à une rupture complète avec l'Occident"<br /> Ce à quoi je me permets d'ajouter : Errare humanum est perseverare autem diabolicum.<br /> <br /> On a toujours dit que la force du Diable c'est de faire croire qu'il n'existe pas. Avec Poutine on sait qu'on en tient un vrai, et des plus néfastes que cette Terre ait jamais porté.<br /> Un Diable capable de provoquer des centaines de milliers de morts plutôt que de rectifier une énorme erreur d'appréciation personnelle.
Répondre
R
Merci pour le lien, Caius, concernant cet objecteur de conscience : si tout cela est vrai, ce n'est pas normal...
C
"et la répression en Russie où des opposants ont été assassinés n'est-elle pas bien plus terrible ?" Cela justifie les crimes du régime de Kiev ?<br /> <br /> Plusieurs dizaines de cas documentés de poursuites judiciaires, d'arrestations arbitraires et de violences physiques ciblent spécifiquement les figures publiques du pacifisme et les objecteurs de conscience ukrainiens depuis le début de la mobilisation générale en 2022.<br /> <br /> https://wri-irg.org/en/story/2026/urgent-conscientious-objector-and-human-rights-defender-yurii-sheliazhenko-detained
R
Caius, et la répression en Russie où des opposants ont été assassinés n'est-elle pas bien plus terrible ?
R
Merci pour les liens et les infos, AJE ainsi que pour la référence du livre d'Hanna Notte.
A
rectification:... Le fait que l'Ukraine ne soit ni dans l'UE ni dans l'Otan ne justifierait en rien un tel comportement frivole...
A
A Caius et à propos de l'article de Justin KP<br /> <br /> On ne comprend pas très bien pourquoi l'auteur de l'article affirme qu'une Europe qui a envoyé des milliards pour aider l'Ukraine la laisserait purement et simplement tomber une fois la paix revenue...Le fait que l'Ukraine se soit ni dans l'UE ni dans l'Otan ne justifierait en rien un tel comportement frivole. Par ailleurs tout pays en reconstruction attire toujours des investisseurs étrangers (européens ou autres).<br /> <br /> <br /> Que l'Ukraine ait à affronter d'énormes difficultés à la fin de la guerre personne n'en doute...mais de là à ce qu'elle sente si isolée qu'elle en vienne à solliciter une coopération à son bourreau, cela me paraît aussi surréaliste que si la Pologne ou les républiques baltes demandaient demain de l'aide à la Russie.<br /> <br /> Je ne manque pas d'imagination mais la mienne n'arrive pas quand même pas jusque là. <br /> <br /> Cette guerre qui a duré plus que la première guerre mondiale, cette guerre qui a fait souffrir très durement le peuple ukrainien en provoquant des centaines de millers de victimes et d'énormes destructions, les ukrainiens se la raconteront encore dans leurs chaumières dans un siècle...<br /> Qui peut croire que le ressentiment va disparaître du jour au lendemain, et que demain un dirigeant russe puisse dire aux ukrainiens:<br /> " Réconcilions-nous vite,frères slaves...tout cela n'a été qu'un gros malentendu à cause de ces vilains occidentaux !"...
C
Quant à la répression de l'opposition, elle est tout aussi féroce en Ukraine :<br /> <br /> "L'IMPOSTURE DE LA « DÉMOCRATIE » UKRAINIENNE.<br /> Le régime ukrainien, soutenu par l'Occident, continue de faire la guerre à ses critiques internes.<br /> Par Justin KP<br /> <br /> Le gros mensonge utilisé par l'Occident pour perpétuer une guerre par procuration impossible à gagner en Ukraine consiste à affirmer que le régime ukrainien a besoin d'être armé et financé par l'Occident pour préserver la « démocratie ».<br /> <br /> Ce n'est rien d'autre qu'un mensonge, utilisé pour justifier le soutien à un régime autoritaire qui envoie de force son peuple au front à la demande de ses parrains occidentaux, lesquels veulent utiliser l'Ukraine et son peuple comme des pions pour « affaiblir la Russie ».<br /> <br /> Quant aux Ukrainiens qui pensent que la destruction de leur pays dans une guerre par procuration impossible à gagner n'est peut-être pas dans l'intérêt du peuple ukrainien, ils sont confrontés à une répression d'État sévère.<br /> <br /> Plus récemment, le régime de Zelensky a imposé des sanctions à Iuliia Mendel, son ancienne attachée de presse, qui a courageusement dénoncé le régime et l'Occident pour avoir instrumentalisé l'Ukraine contre la Russie. Elle a notamment révélé que les États-Unis et le Royaume-Uni avaient bloqué l'accord de paix négocié à Istanbul en avril 2022, qui aurait mis fin à la guerre, et critiqué la volonté de l'Occident d'élargir l'OTAN, soulignant que « notre position intransigeante sur l'adhésion à l'OTAN signifie que nous sacrifions sciemment des dizaines, voire des centaines de milliers de vies dès maintenant pour une promesse théorique de sécurité dans un avenir lointain… une promesse qui risque de ne jamais être tenue, car la volonté politique dans les capitales clés de l'OTAN fait défaut et n’existera peut-être jamais ».<br /> <br /> Pour cela, le régime de Zelensky a imposé des sanctions à Mendel pour avoir prétendument « diffusé de la désinformation et de la propagande russe » et soutenu « la politique agressive de la Russie contre l'Ukraine ».<br /> <br /> C'est un mensonge pur et simple. Iuliia Mendel s'oppose fermement à l'invasion russe de l'Ukraine et n'a cessé de critiquer les actions russes dans le pays. Elle a tweeté aujourd'hui : « Ce matin, des drones russes ont détruit deux stations-service supplémentaires à Kiev. Une personne a été tuée et huit autres blessées. La Russie agit ainsi pour étouffer la vie civile. Dans l'ouest de la Volhynie, une locomotive de voyageurs a été détruite pendant la nuit. Les gares et les trains sont désormais touchés, même dans les régions les plus reculées. La cible n'est pas seulement la logistique, mais aussi les trains de voyageurs. Parallèlement, les forces russes ont bombardé 27 villes autour de Kherson. Une personne a été tuée et onze autres blessées. Des immeubles, des maisons individuelles, un centre médical, un bus et des voitures civiles ont été touchés. De la capitale à l'ouest jusqu'à Kherson, la vie des civils ukrainiens devient chaque jour plus dangereuse, plus isolée et plus impossible. »<br /> <br /> Malgré son opposition constante à l'invasion russe de l'Ukraine, Iuliia Mendel a été qualifiée de traîtresse par le régime ukrainien car, outre ses critiques envers la Russie, elle a également critiqué son propre gouvernement et l'Occident pour avoir poursuivi une guerre par procuration impossible à gagner qui détruit son pays.<br /> <br /> « On a le sentiment que le pouvoir politique occidental préférerait voir la Russie brûler plutôt que l’Ukraine sauvée », a-t-elle justement remarqué aujourd’hui .<br /> <br /> Un coup d'œil au travail de Mendel montre clairement qu'elle se soucie de son pays et qu'elle n'hésitera pas à dénoncer quiconque, selon elle, contribue à sa destruction, qu'il s'agisse de la Russie, de l'Occident ou de son propre gouvernement.<br /> <br /> Pour le crime de vouloir vivre en paix et de ne pas vouloir la destruction de son pays, Mendel a été sanctionnée comme traîtresse par le régime ukrainien, présenté en Occident comme une « démocratie ».<br /> <br /> Ce n'est pas la première fois que le régime ukrainien sanctionne ses détracteurs internes.<br /> <br /> En mai de l'année dernière, le régime de Zelensky avait également imposé des sanctions au politologue ukrainien Konstantin Bondarenko après la publication de son ouvrage documenté et instructif, « Le Joker : la véritable histoire de l'ascension au pouvoir de Volodymyr Zelensky ».<br /> <br /> À l'instar de Mendel, Bondarenko a fermement condamné ce qu'il a qualifié d '« agression à grande échelle » de la Russie contre l'Ukraine, mais a également critiqué l'Occident pour avoir provoqué cette agression par le biais du coup d'État de Maïdan en 2014, de l'élargissement de l'OTAN et du blocage des accords d'Istanbul en avril 2022, ainsi que le gouvernement ukrainien pour avoir utilisé la guerre afin d'instaurer des politiques autoritaires, écrivant : « En 2023, il est devenu clair que Zelensky, arrivé au pouvoir dans un contexte d'espoir de plus grande liberté et perçu comme un élément positif et novateur dans le système politique ukrainien sclérosé, s'est transformé en un dictateur et despote morose, un fanatique prêt à emprisonner tous les dissidents et suspects, tout en envoyant tous les citoyens ukrainiens au front. »<br /> <br /> Le régime de Zelensky a également imposé des sanctions à son ancien conseiller à la présidence, Oleksiy Arestovych, qui, à l'instar de Mendel et Bondarenko, s'est fait le défenseur d'une fin de la guerre en Ukraine par la négociation. À propos des pourparlers de paix d'Istanbul, il a notamment déclaré : « La partie russe insistait toujours sur les initiatives de paix. Et les initiatives d'Istanbul étaient excellentes, un document intermédiaire… Aujourd'hui, 200 000 à 300 000 personnes seraient probablement encore en vie, et la moitié de l'Ukraine ne serait pas détruite et minée… Ils ont accepté des discussions politiques sur la Crimée… Nous avons fait des concessions, mais les leurs étaient bien plus importantes. Cela ne se reproduira plus jamais, c'est certain, ils iront toujours plus loin. »<br /> <br /> Même l'ancien président ukrainien Petro Porochenko, une marionnette de l'Occident arrivée au pouvoir après le coup d'État de Maïdan soutenu par la CIA en 2014, a été sanctionné par le régime de Zelensky pour des « menaces non spécifiées à la sécurité nationale », car il était devenu une menace pour l'emprise de Zelensky sur le pouvoir.<br /> <br /> Plus récemment, le régime ukrainien a condamné l'écrivain socialiste Bogdan Syrotiuk à 15 ans de prison pour « haute trahison… en vertu de la loi martiale », parce qu'il avait écrit des articles appelant à la fin de la guerre et parce qu'il avait critiqué la tentative du gouvernement ukrainien de blanchir l'OUN et Stepan Bandera, collaborateurs nazis avérés et criminels de guerre génocidaires ayant perpétré des massacres contre des Juifs et des Polonais pendant l'Holocauste nazi.<br /> <br /> Ces exemples montrent que l'Ukraine n'est en aucun cas une « démocratie », mais un régime totalitaire qui utilise la guerre juridique pour faire taire ses critiques et les citoyens éminents qui appellent à la paix.<br /> <br /> Mais la tentative de l'Occident de présenter l'Ukraine comme une « démocratie » pourrait avoir un motif bien plus néfaste que de simples objectifs de propagande.<br /> <br /> Pour de nombreux États occidentaux, les affirmations répétées selon lesquelles l'Ukraine est une démocratie ne servent pas seulement d'outil de propagande pour justifier la poursuite d'une guerre par procuration perdue d'avance, mais constituent également un modèle pour le type de « démocratie » qu'ils souhaitent imposer à leur propre population.<br /> <br /> L'UE, l'un des principaux soutiens du régime ukrainien, a eu recours à des manœuvres juridiques similaires pour faire taire les militants pacifistes.<br /> <br /> L’UE a imposé des sanctions à l’ancien colonel de l’armée suisse Jacques Baud et au journaliste allemand Hüseyin Doğru, explicitement pour faire taire leur travail anti-guerre, notamment leur opposition à la guerre par procuration en Ukraine.<br /> <br /> Plus récemment, l'UE a statué en faveur des autorités allemandes qui ont saisi le site web indépendant Traugott Ickeroth et poursuivi ses fondateurs, car ces derniers avaient utilisé à trois reprises du contenu provenant du réseau de radiodiffusion russe RT.<br /> <br /> L’UE et les États occidentaux n’ont pas seulement blanchi le régime totalitaire ukrainien en le qualifiant de « démocratie » pour justifier la poursuite de la guerre par procuration, mais aussi parce qu’ils veulent déchaîner une répression d’État similaire contre leurs propres opposants à l'encontre de leurs propres détracteurs anti-guerre sur leur territoire."
C
Un autre son de cloche :<br /> <br /> L'UKRAINE SE TOURNERA-T-ELLE VERS LA RUSSIE APRÈS LA GUERRE ?<br /> N'excluez pas un réchauffement des relations avec Moscou.<br /> Par Ted Snider<br /> <br /> Un jour, la guerre en Ukraine prendra fin. Lorsque ce jour arrivera enfin, l’Ukraine pourrait bien passer du statut de pays pour lequel tout le monde s’est battu à celui de pays dont personne ne veut se charger. L’Ukraine s’est retrouvée prise dans un bras de fer, tiraillée entre deux camps qui la convoitent : les États-Unis et leurs alliés européens et canadiens à l’ouest, et la Russie à l’est. Mais après la guerre, l’Ukraine pourrait se retrouver seule, abandonnée et déçue par l’Occident, avec des souvenirs amers et de l’animosité envers l’Est.<br /> <br /> En 2014, les nationalistes ukrainiens en sont venus à la conclusion qu'ils ne pouvaient plus compter sur les élections pour concrétiser leur vision moniste de l'Ukraine, dans laquelle la langue, la culture et la religion des citoyens d'origine russe du pays devaient être effacées. Ainsi, pour la première fois dans l'histoire de l'Ukraine, ils ont annulé le résultat d'une élection par un coup d'État. L'objectif principal de ce coup d'État était de mettre fin à la politique étrangère multivectorielle de l'Ukraine, qui établissait un équilibre entre ses relations avec l'Europe et celles avec la Russie.<br /> <br /> Se réorienter vers l'Ouest impliquait une coopération économique avec l'Europe et l'adhésion à l'Union européenne. Cet objectif politique et économique était indissociable de l'objectif sécuritaire d'adhésion à l'OTAN. L'adhésion à ces deux organisations a été promise à l'Ukraine, et l'Occident l'a encouragée à poursuivre le combat contre la Russie après son invasion de 2022, plutôt que de négocier la paix, afin de défendre son droit à ces adhésions. La guerre, expliquait le département d'État américain au début de l'invasion, est « plus importante que la Russie, elle est plus importante que l'Ukraine ». Il s'agit de « principes fondamentaux », et plus précisément le principe selon lequel chaque pays a le droit souverain de déterminer sa propre politique étrangère, a le droit souverain de déterminer lui-même avec qui il choisira de s'associer en termes d'alliances, de partenariats et d'orientation de son action.<br /> <br /> Des centaines de milliers de vies ukrainiennes ont été brisées au nom de ces promesses et de ces objectifs. Lorsque la guerre prendra enfin fin, les Ukrainiens devront reconstruire leur vie et leur pays. Mais il est fort probable que l'Ukraine ne fera partie ni de l'UE ni de l'OTAN. Si elle se tourne vers l'Ouest, elle se retrouvera abandonnée et isolée.<br /> <br /> La Russie a depuis longtemps renoncé à son objection à l'adhésion de l'Ukraine à l'UE, mais la voie n'est pas encore véritablement ouverte car l'UE refuse de lever ses propres objections. Bien que la plupart des dirigeants européens se disent « fermement favorables » à l'adhésion de Kiev à l'Union européenne, de nombreux problèmes, dont la corruption et le déficit démocratique du pays, constituent des obstacles à cette adhésion.<br /> <br /> Les espoirs d'une adhésion rapide de l'Ukraine à l'UE se sont envolés. Les exigences du président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui souhaitait une adhésion d'ici 2027, ont été revues à la baisse et remplacées par des objectifs plus réalistes, comme 2035. Les compromis proposés, tels qu'une « adhésion allégée » ou un « élargissement inversé », n'ont abouti à rien. La France et l'Allemagne s'y sont opposées , et ces plans n'ont jamais bénéficié du soutien de la plupart des États membres.<br /> <br /> Les relations entre l'Ukraine et la Pologne continuent de se détériorer en raison de l'obstination de l'Ukraine à honorer sa frange ultranationaliste, dont les origines remontent à des groupes ayant participé aux massacres de Polonais durant la Seconde Guerre mondiale. La Hongrie, même après la destitution de son Premier ministre populiste Viktor Orban, maintient son blocage de l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne, en raison du traitement réservé aux minorités hongroises.<br /> <br /> Les promesses d'adhésion à l'OTAN sont encore plus brisées. Des « chemins irréversibles » et des ponts ont été promis à l'Ukraine, mais emprunter ces chemins lui a été interdit et le pont n'a jamais été construit. Les présidents Joe Biden et Donald Trump ont tous deux rejeté l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN. Biden a déclaré que « la probabilité que l'Ukraine rejoigne l'OTAN à court terme est très faible » et que « l'Ukraine n'est pas prête à devenir membre de l'OTAN ». Trump a affirmé qu' « il n'y aurait pas d'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN ». Les alliés européens de l'Ukraine ont tenu les mêmes propos. Le chancelier allemand de l'époque, Olaf Scholz, a déclaré que la question de l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN n'était « même pas à l'ordre du jour ». Le point sept du plan de paix en 28 points de Trump stipule que « l'Ukraine accepte d'inscrire dans sa constitution qu'elle ne rejoindra pas l'OTAN, et l'OTAN accepte d'inclure dans ses statuts une disposition stipulant que l'Ukraine ne sera pas admise à l'avenir ». <br /> <br /> Zelensky a déclaré il y a longtemps qu’«il faut reconnaître» que l’Ukraine «ne peut pas entrer» par la porte «soi-disant ouverte» de l’OTAN et que, même si «publiquement, les portes restent ouvertes», en réalité , l’Ukraine «ne sera pas membre de l’OTAN». <br /> <br /> À la fin de la guerre, l'Ukraine se retrouvera face à un Occident de plus en plus réticent à financer sa reconstruction économique et qui refuse d'étendre l'invasion pour l'intégrer à ses alliances politiques et sécuritaires. L'Ukraine pourrait alors se tourner vers une option improbable : la Russie.<br /> <br /> Ce ne sera ni facile ni sans heurts. Mais Geoffrey Roberts, professeur émérite d'histoire à l'University College Cork, a récemment suggéré qu'après la guerre, le meilleur ami que l'Ukraine puisse avoir, c'est la Russie et le peuple russe. C'est là que réside l'avenir de l'Ukraine : dans la reconstruction de ses relations avec la Russie. Bien qu'immensément difficile, cette voie représente la seule solution viable à long terme pour le peuple ukrainien.<br /> <br /> La Russie a continué de présenter le peuple ukrainien comme une nation soeur et non comme un peuple à dévaster ou à anéantir. Reconnaître ce fait n'excuse ni l'invasion russe ni les ravages qu'elle a causés. Cela suggère plutôt que l'objectif de la Russie était peut-être d'empêcher que l'Ukraine ne serve de tête de pont militaire à sa frontière et que, pour ce faire, elle s'est concentrée sur les forces armées ukrainiennes plutôt que sur le peuple ukrainien.<br /> <br /> Nicolai Petro, professeur de sciences politiques à l'Université de Rhode Island, raconte une anecdote inattendue : lors de négociations directes entre la Russie et l'Ukraine, « à la stupéfaction des Européens présents », les délégués russe et ukrainien « se sont mis à plaisanter et à s'entendre. Car, au fond, ils se comprenaient bien mieux que chacun d'eux ne comprenait les Européens. » <br /> <br /> Tout tournant vers l'Est prendra du temps. Mais l'avenir naturel de l'Ukraine réside peut-être dans la restauration de ses relations avec la Russie. Cette restauration pourrait être rendue nécessaire par la fermeture des frontières avec l'Occident et facilitée par une langue partagée, des liens familiaux, ainsi que des affinités religieuses, culturelles et historiques avec la Russie.<br /> <br /> Deux facteurs pourraient déterminer la possibilité d'une reconstruction des relations. Le premier est l'évolution du conflit. Selon Roberts, interrogé par The American Conservative , il est peu probable que l'Ukraine et la Russie rétablissent leurs relations si « la guerre se poursuit jusqu'à son terme, entraînant un effondrement social et militaire ukrainien, ainsi que de nombreuses victimes civiles ». En revanche, les relations entre les deux pays pourraient se rétablir si « un accord négocié préserve l'indépendance de l'Ukraine, garantit sa sécurité future et soutient sa reconstruction d'après-guerre ». Ce rétablissement pourrait être accéléré et renforcé si la Russie devenait un partenaire majeur de la reconstruction et si des relations commerciales futures étaient intégrées à l'accord. <br /> <br /> Le deuxième facteur est l'identité du dirigeant ukrainien après la guerre. Après avoir gavé le peuple ukrainien, tout au long du conflit, de promesses démesurées de reconquête de l'intégralité du territoire et d'adhésion à l'OTAN, Zelensky pourrait avoir du mal à signer un accord de paix qui ne réalise aucune de ces promesses et qui, de surcroît, ouvre la voie à un réchauffement des relations avec la Russie à l'avenir.<br /> <br /> Mais les sondages laissent entendre que Zelensky pourrait ne plus être à la tête du pays après la tenue des élections présidentielles ukrainiennes. Ses deux principaux rivaux, Valeri Zaluzhny et Kyrylo Budanov, seraient d'ailleurs plus enclins à négocier une paix durable. Budanov a récemment déclaré être « prêt à toute mesure qui mettra fin à la guerre », et, durant son mandat, il a maintenu le dialogue avec Igor Kostyukov, chef du GRU, le service de renseignement militaire russe.<br /> <br /> À la fin de la guerre, l'Ukraine, dévastée, aura besoin de trouver un soutien. La porte vers l'Ouest, promise depuis longtemps, étant désormais fermée, le lien, certes très fragilisé mais naturel, avec la Russie pourrait bien être la seule voie viable vers laquelle l'Ukraine pourra se tourner.
A
Traduction française de la présentation du récent livre d'Hanna notte "We Shall Outlast Them: Putin’s Global Campaign to Defeat the West"<br /> <br /> "Nous leur survivrons : la campagne mondiale de Poutine pour vaincre l'Occident<br /> <br /> Depuis son invasion à grande échelle de l'Ukraine en 2022, la Russie est engagée dans un bras de fer avec l'Occident. Dans son ouvrage concis et accessible, Notte, spécialiste des relations internationales, décrit la résilience de la Russie face aux efforts occidentaux visant à asphyxier son économie par des sanctions, ainsi que la volonté de Moscou de réorienter sa politique étrangère vers l'Est et le Sud et de réaffirmer son statut de grande puissance mondiale. Au cours de ses nombreux voyages, Notte livre un témoignage direct des efforts déployés par la Russie pour renforcer ses liens avec l'Inde et divers pays africains, où elle capitalise sur l'héritage soviétique de l'anticolonialisme. Plus près de chez elle, Moscou est déterminée à maintenir son influence dans les États post-soviétiques. Les ambitions anti-occidentales du Kremlin ne sont pas toujours couronnées de succès : Moscou n'est pas parvenue à constituer une force diplomatique de premier plan au sein des BRICS – dont les cinq membres fondateurs étaient le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud – ni à empêcher le renversement en 2024 du président syrien Bachar el-Assad, un allié de longue date. La détermination de Poutine à survivre à l'Occident est peut-être inébranlable, mais l'isolement de la Russie vis-à-vis de l'Occident a un coût élevé pour le développement à long terme du pays."<br /> <br /> https://www.foreignaffairs.com/reviews/we-shall-outlast-them-putins-global-campaign-defeat-west
L
Lorsqu'on le voit en vidéo en train d'expliquer au monde entier pourquoi les drones qui franchissent les frontières de l'UE ne sont pas russes, avec un calme et un incroyable pouvoir de conviction, on lui donnerait le bon dieu pour confession ! Ok pour ces drônes-là, pas de problème, mais ceux qui tombent sur kyev, les hôpitaux, les écoles, et maintenant les imprimeries et lieux culturels, c'est qui alors ?
Répondre
R
En effet, beaucoup de cibles civiles visées par les Russes : des magasins, des transports, des hôpitaux, des écoles.<br /> Une guerre qui s'éternise et qui fait de nombreuses victimes.