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28 septembre 2026 1 28 /09 /septembre /2026 12:21
Un film sur les profs : toutes les difficultés du métier...

 

J'ai vu récemment ce film intitulé Un métier sérieux, une comédie dramatique française écrite et réalisée par Thomas Lilti sortie en 2023.

Voici le synopsis :

"Benjamin Barrois (Vincent Lacoste), jeune doctorant, n'a pas réussi à obtenir de bourse d'études. Ayant besoin d'argent et sous la pression de son père (Bouli Lanners), il accepte un poste de professeur de mathématiques au collège Victor-Hugo en région parisienne, malgré son inexpérience. Sans avoir reçu de formation, il va découvrir un métier difficile au sein d'une institution en péril. Benjamin va cependant faire la connaissance d'un groupe d'enseignants avec lesquels il va tisser des liens étroits."

 

J'ai apprécié ce film car j'y ai retrouvé de nombreux aspects et difficultés que j'ai déjà moi-même rencontrés dans mon travail...

Par exemple, le matériel qui ne fonctionne pas : dans le film, une fenêtre bloquée, il est impossible de la fermer... pour ma part, c'était le chauffage en panne alors que j'avais cours dès 8 heures du matin dans une salle sous les toits...

J'ai osé signaler le problème à l'intendance... crime de lèse-majesté ! J'ai été très mal reçue... et je l'ai signalé à la direction. Peine perdue ! Toujours pas de chauffage en plein hiver...

 

"Certains élèves sont méchants", dit une jeune prof dans le film. Effectivement, en tant qu'enseignants, il nous arrive d'être confrontés à la méchanceté, l'acrimonie de certains élèves...

Est évoqué encore le "Pas de vagues" cher à l'administration alors qu'est envisagé un conseil de discipline pour un élève pénible.

 

Il y a aussi la scène avec l'inspectrice qui est terrible : l'enseignante inspectée se voit reprocher d'avoir commis un cours "assez ennuyeux", sans interaction avec les élèves. "Vous posez des questions et vous y répondez, il n'y a pas de souplesse, pas d'improvisation dans vos cours", dit l'inspectrice. Et elle rajoute : "Il vous faut un déclic, une prise de conscience, il n'est jamais trop tard pour s'améliorer !"

Et à l'issue de l'entretien, la prof est terrassée, au bord des larmes...

Une scène que j'ai vécue moi-même au cours de certaines inspections : "un cours trop directif, les élèves doivent découvrir le savoir par eux-mêmes" ! Voilà les nouvelles lubies des inspecteurs !

 

Et puis, la rencontre parents-professeurs est l'occasion d'un florilège de critiques : certains contestent ouvertement les notes, un autre ose dire : "Je ne comprends pas qu'on vous confie une classe de troisième. Vous êtes débutant."

J'ai connu moi aussi ce défilé de parents parfois critiques face à mon enseignement, mes méthodes, etc.

 

On entend encore dans ce film tous les clichés concernant les profs : 18 heures de cours, sécurité de l'emploi, quatre mois de vacances... en oubliant tout le travail que génère ce métier, préparation des cours, des devoirs, correction des copies, rencontres avec les parents, tâches administratives diverses...

 

Alors bien sûr, le métier d'enseignant comporte aussi des moments de joie : des élèves réceptifs qui participent, qui s'intéressent aux cours, qui progressent, des parents qui vous remercient, des moments de complicité avec les élèves...

 

 

 

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commentaires

C
"Depuis le premier choc PISA il y a un quart de siècle, la politique éducative allemande s'est de plus en plus concentrée sur les compétences. Les élèves ne devaient plus se contenter de posséder des connaissances, mais apprendre à les appliquer. L'objectif de l'enseignement par compétences était de permettre aux élèves de transférer leurs acquis dans la vie quotidienne. Cela ne paraît pas absurde, bien au contraire. Mais un problème se pose : avant de pouvoir appliquer des connaissances, il faut d'abord les posséder. Parallèlement, les programmes scolaires ont été adaptés au fil des ans, généralement à la baisse. Le contenu des apprentissages a été dilué et des qualifications peuvent désormais être obtenues avec des connaissances moins exigeantes. La politique éducative s'est adaptée au déclin du niveau d'éducation ; professeurs et enseignants alertent depuis de nombreuses années sur les risques que cela fait courir à l'Allemagne pour sa compétitivité économique. Le mathématicien Bernhard Krötz, par exemple, témoigne régulièrement de la façon dont l'orientation vers les compétences et la volonté d'adapter la politique éducative à la baisse du niveau d'éducation ont relégué l'Allemagne au second plan en mathématiques. Selon lui, les étudiants en mathématiques d'aujourd'hui en savent moins que les diplômés du secondaire d'il y a quelques décennies.<br /> <br /> Il y a des responsables de cette situation. Généralement, on a vite fait de blâmer les enseignants – ils sont en première ligne, le visage du système éducatif pour les parents et le public. Pourtant, les enseignants sont souvent parmi les nombreuses victimes d'une évolution déplorable dont les politiques sont responsables – mais dont ils ne peuvent être tenus pour seuls responsables. L'actuelle ministre fédérale de l'Éducation, Karin Prien (CDU), a pris position dans le débat actuel sur le PISA et a rejeté la faute sur les parents. Elle a constaté ces évolutions avec inquiétude, mais sans surprise. Elle observe un « très faible niveau d'ambition scolaire en Allemagne, ce qui signifie que les parents n'accordent tout simplement pas à l'éducation la même importance que dans d'autres pays de l'OCDE et de l'UE ». Naturellement, cette analyse a immédiatement suscité des critiques, les parents rejetant ce discours : Mme Prien devrait simplement faire son travail . C'est amer, c'est populiste, mais le problème n'est pas aussi unilatéral que cette indignation le laisse entendre. On peut reprocher aux politiciens, et c'est une chose, de n'avoir rien fait pendant des décennies pour enrayer le déclin de l'intérêt pour l'éducation. Au contraire, ils semblaient s'en réjouir, car cela leur permettait de réduire plus facilement les budgets du système scolaire. Les protestations étaient généralement absentes car, en Allemagne, bien d'autres choses étaient considérées comme plus importantes que l'éducation scolaire, y compris par les parents. Si l'absentéisme scolaire du vendredi s'est banalisé au fil des ans, même avec l'accord des parents – sous couvert d'une cause prétendument noble comme la protection du climat –, ce n'est pas un hasard. C'est plutôt le fruit d'un terrain fertile dans un pays où l'éducation n'avait plus de lobby.<br /> <br /> Prien peut sembler arrogante lorsqu'elle reporte la responsabilité sur les parents, mais elle n'a pas tout à fait tort. L'éducation des enfants n'est pas une tâche qui incombe uniquement aux écoles et au système éducatif. C'est une responsabilité partagée par la société dans son ensemble. Et, bien sûr, il est aussi du devoir des parents d'élever leurs enfants dans un esprit d'ouverture à l'apprentissage. Que cela ne soit pas toujours facile dans le tourbillon du quotidien est une évidence, mais en conclure que l'éducation devrait être une division du travail, où les parents délèguent en quelque sorte l'éducation de leur enfant à une institution éducative, est intenable. Il peut y avoir une division du travail, puisque les écoles transmettent des connaissances, mais les parents doivent être ouverts à un environnement d'apprentissage. Croire que l'on peut apaiser les enfants avec du temps passé devant les écrans, que les discussions avec eux devraient se limiter à des émissions comme « Germany's Next Top Model » ou au contenu de TikTok, tandis que le système éducatif est censé couvrir tous les autres sujets contribuant à un haut niveau de connaissances, est présomptueux et arrogant."<br /> <br /> https://overton-magazin.de/hintergrund/wissenschaft/deutschland-du-depp/
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R
Merci, Caius, pour cet article : les compétences ! Oui, on connaît mais il ne faut pas pour autant négliger la transmission des connaissances...
A
Merci Caius pour cet article qui m'a rappelé certains souvenirs professionnels pénibles car j'ai eu à souffrir moi-même en fin de carrière en Espagne les réformes scolaires issues de ce qu'on appelle " La pédagogie par compétences".<br /> Il y avait quelque chose d'insultant quand certains formateurs du rectorat venaient nous expliquer que pendant 2000 ans on s'y était mal pris ( je caricature à peine....), et que eux, venaient délivrer LA NOUVELLE BONNE PAROLE éducative qui allait nous sauver de l'échec scolaire.<br /> Je vais résumer ça en utilisant la célèbre formule de Lampedusa.<br /> <br /> « Il faut que tout change pour que rien ne change ».<br /> <br /> Cette nouvelle pédagogie m'a donné beaucoup de travail bureaucratique car il fallait reprendre la rédaction de toutes les programmations scolaires....alors que nous, on continuait de faire ce que l'expérience pédagogique nous avait appris: quand on a 30 ans de métier on sait ce qui marche...et ce qui ne marche pas...<br /> On n'avait pas attendu LA PEDAGOGIE PAR COMPETENCES pour en appliquer ses préceptes. <br /> Je me souviens que durant les stages de formation je rappelais malicieusement et de manière ironique aux formateurs qu'on ne les avait pas attendus pour mettre en application ce qu'ils préconisaient.<br /> <br /> Tous les 5 ans naissent de nouvelles modes, avec de nouveaux prédicateurs...<br /> Et tous les 5 ans, avec les nouvelles réformes on voit très bien ce qu'on a perdu et pas vraiment ce qu'on a gagné...<br /> Certaines réformes sont nécessaires (voire inéluctables) mais tout le monde croit qu'elles sont toujours synonymes de progrès alors que certaines d'entre elles, sans apporter plus d'efficacité, vous font perdre le peu de ce qui marchait plutôt bien...ce qui est le comble !<br /> <br /> PS: Autre exemple édifiant. En France, dans les années 80, les têtes pensantes de l'EN avaient voulu révolutionner l'enseignement technique en obligeant les profs à utiliser le SADT( système d'analyse descendante transversale), un système qui était tellement merdique que 2 années plus tard plus personne n'en parlait...c'est dire !
A
Je suis passé à côté de ce film. Ton article et la bande-annonce donnent envie de le voir.<br /> Par expérience je sais que lorsque tu es prof de maths tu bénéficies du prestige de ta matière. Ça aide par rapport à certains de tes collègues. <br /> Ce métier m'a rendu profondément heureux et ça n'a pas de prix. Pas de regrets donc.<br /> <br /> Si je devais écrire més mémoires je paraphraserais Thélison Orélien avec ce titre: C'ETAIT ÇA OU DEVENIR ARTISTE...🤣<br /> <br /> <br /> J'aime beaucoup François Cluzet.<br /> L'as-tu vu dans le film A L'ORIGINE.<br /> <br /> https://www.youtube.com/watch?v=xAy39comJZY<br /> <br /> Synopsis : En France, aujourd'hui, un petit escroc sans envergure va réussir à se faire passer pour un chef de chantier responsable de la construction d'un tronçon d'autoroute. A l'origine il n'espère voler qu'un peu d'argent mais son escroquerie va lui échapper. Il va duper toute une région, engager des dizaines d'ouvriers et profiter cyniquement de son escroquerie avant de rencontrer une femme, maire d'une petite ville que doit traverser sa route. Elle le trouble, le fragilise, lui révèle un monde qu'il ne connaissait pas : les sentiments. Jusqu'où ira-t-il pour sauver ses victimes, pour se sauver lui-même de son mensonge ?<br /> <br /> C'est un sujet en OR basé sur l'histoire vraie de Philippe Berre, un escroc.
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A
Bien évidemment j'ai connu tous les pb dont tu parles. Mais personne ne nous écoute...en 30 ans les choses n'ont fait qu'empirer.<br /> J'ai écrit que ce métier m'a rendu heureux, et c'est vrai, mais aujourd'hui je le fuirais...<br /> Le complément d'enquête qui est passé à la télé avec caméra cachée m'a paru complètement surréaliste....très très triste ! Un état des lieux réellement pathétique et assez insupportable dans certains collèges.
R
Sans avoir de regrets, même si le métier t'a rendu heureux, il est logique de rencontrer des difficultés dans le métier que l'on exerce... Pas de difficultés ? Elèves dissipés ? Surcharge de travail ? Problèmes avec l'administration, avec les inspecteurs ? etc.<br /> <br /> Dans le film, François Cluzet joue le rôle d'un vieux prof de français qui apporte aide et soutien à ses collègues... mais il dit qu'il a l'impression d'ennuyer ses élèves...<br /> <br /> Merci pour la référence de cet autre film que je n'ai pas vu...
A
PS: Tu parles du manque de réceptivité (euphémisme) parfois des directions scolaires quand il y a des pb techniques de dysfonctionnements. J'ai connu en Espagne certains collègues qui comtournaient l'écueil en faisant passer directement l'info aux associations de parents d'élèves. Dès que ce sont eux qui se plaignent c'est le branle-bas de combat...<br /> Parfois certains problèmes remontent aux municipalités, et là aussi tout le monde s'agite. Je me souviens d'un pb d'évacuations d'eaux usées et d'inondations partielles de parties souterraines du lycée qui étaient devenues insalubres...et le Maire en personne avait exigé une visite.
C
Je poste un peu hors sujet mais voici un article critique sur l'université :<br /> <br /> <br /> « Une université ne devrait pas être une école. »<br /> Le processus de Bologne visait à unifier les universités européennes. Un quart de siècle plus tard, le théologien et ancien recteur d'université Wolfgang Klausnitzer en tire une conclusion qui donne à réfléchir : l'université a perdu de vue sa véritable essence.<br /> <br /> Le professeur Wolfgang Klausnitzer souligne qu'il n'est ni un pédagogue ni un homme politique universitaire. Cependant, en tant que théologien, conseiller pédagogique, doyen et recteur d'université, il a constaté de visu, pendant de nombreuses années, les conséquences du processus de Bologne. Dans cet entretien, il explique pourquoi, selon lui, la réforme a échoué et ce que l'université y a perdu.<br /> <br /> <br /> <br /> De Lapuente : Professeur Klausnitzer, vous estimez que le processus de Bologne a « échoué de façon spectaculaire » . Sur quoi fondez-vous principalement cette affirmation ?<br /> <br /> Klausnitzer : Au départ, les objectifs du processus de Bologne nous ont été présentés comme la simplification du changement d’université et la reconnaissance mutuelle directe des crédits universitaires obtenus dans les universités européennes. La motivation sous-jacente était peut-être la réalité d’un espace européen commun de l’enseignement supérieur, un concept existant depuis le Moyen Âge. Thomas d’Aquin (1224/25 – 1274), par exemple, a étudié à Naples et à Cologne et a enseigné à Paris et à Naples. Aucun de ces objectifs n’a été atteint.<br /> <br /> De Lapuente : Vous considérez l’idée de départ comme tout à fait raisonnable : les étudiants devraient pouvoir passer plus facilement d’une université européenne à une autre. Or, vous affirmez aujourd’hui que changer d’université est devenu, dans certains cas, encore plus difficile. Comment expliquez-vous que la réforme ait produit l’effet inverse de celui escompté ?<br /> <br /> Klausnitzer : Il n’a manifestement pas été possible d’inciter les universités et les établissements d’enseignement supérieur européens à adopter une approche commune, notamment en ce qui concerne la conception et l’organisation des modules d’études. Le manque fréquent de comparabilité a rendu la validation des acquis plus difficile.<br /> <br /> « L’apprentissage spécialisé est presque devenu la norme. »<br /> De Lapuente : Vous êtes particulièrement critique envers les examens de module. Vous affirmez que les étudiants n’apprennent que superficiellement des domaines entiers. Selon vous, le processus de Bologne a-t-il abaissé le niveau intellectuel ?<br /> <br /> Klausnitzer : Même par le passé, les professeurs de lettres, et notamment de théologie, proposaient parfois des traités entiers presque en aparté. Cependant, avec les examens de module, où un professeur (ou parfois seulement deux collègues) interroge les étudiants sur des sujets hors de leur domaine de spécialisation, l’apprentissage « spécialisé » (axé sur l’étude approfondie du seul domaine de spécialisation de l’examinateur) est devenu quasiment la norme.<br /> <br /> De Lapuente : Votre critique prend une dimension particulièrement fondamentale lorsque vous affirmez que nous avons « perdu de vue l’essence même de l’université » . Or, il est probable que beaucoup ignorent aujourd’hui ce qui constitue précisément cette essence. Comment l’expliqueriez-vous ?<br /> <br /> Klausnitzer : En tant que théologien catholique, je suis naturellement influencé par l'ouvrage « L'Idée d'une université » du théologien anglais John Henry Newman (3e édition, 1873). Pour lui, l'université ne dispense pas d'abord une formation professionnelle, mais, par la multitude de ses cours et le dialogue entre professeurs et étudiants au sein du « cosmos scientifique » partagé, elle offre une formation générale et une ouverture d'esprit, notamment en permettant à l'étudiant d'assister à des conférences dans d'autres disciplines. Cette formation holistique en arts et en sciences était également l'idéal de l'enseignement universitaire pour Wilhelm von Humboldt.<br /> <br /> De Lapuente : Aujourd’hui, on attend d’un diplôme universitaire qu’il permette aux étudiants d’intégrer le marché du travail le plus rapidement et le plus efficacement possible. Cette économie de bout en bout est-elle une des causes de l’érosion du caractère essentiel des universités ?<br /> <br /> Klausnitzer : Les programmes de licence (après environ six semestres) sont censés qualifier les étudiants pour une profession. Je considère cela comme un objectif très difficile et très ambitieux.<br /> <br /> « La capacité à poser des questions critiques, telle qu'on la connaissait chez les générations d'étudiants précédentes, est moins fréquente. »<br /> De Lapuente : Autrefois, les professeurs pouvaient donner des conférences spécialisées et les étudiants pouvaient suivre des cours dans d’autres facultés. Aujourd’hui, on manque souvent de temps. Que perd une société lorsque les universités privilégient de plus en plus l’efficacité et la rentabilité ?<br /> <br /> Klausnitzer : Une université ne devrait pas être une école. Contrôler les présences et imposer des horaires de cours rigides, réservés à des cursus spécifiques, est difficilement compatible avec l’esprit universitaire et la liberté académique. L’interaction humaine fait également défaut lorsque les cours en ligne, parfois même conçus pour être suivis en parallèle d’une activité professionnelle, se développent.<br /> <br /> De Lapuente : Ce processus a-t-il rendu les étudiants un peu moins indépendants, les obligeant essentiellement à accomplir des tâches prédéterminées, alors qu'auparavant ils pouvaient étudier plus librement ?<br /> <br /> Klausnitzer : Je ne saurais dire si le processus de Bologne en est responsable. L’esprit critique, tel qu’il était pratiqué par les générations précédentes d’étudiants, semble moins répandu de nos jours.<br /> <br /> De Lapuente : Le processus de Bologne est en vigueur depuis plus de vingt-cinq ans. Vous affirmez n’avoir rencontré, durant toute votre carrière universitaire, aucun professeur qui considère cette réforme comme une réussite. Comment expliquer le peu de résistance rencontrée par cette forme d’enseignement supérieur ?<br /> <br /> Klausnitzer : C'est peut-être simplement une question d'habitude.<br /> <br /> De Lapuente : Vous ne croyez toujours pas qu’on puisse simplement revenir à l’ancien système. Pourquoi ?<br /> <br /> Klausnitzer : On a investi beaucoup trop de temps, d’efforts organisationnels et d’argent dans le processus de Bologne. Le rêve de l’université « traditionnelle » (voire médiévale) est peut-être bel et bien dépassé. Mais la pensée est libre.<br /> <br /> https://overton-magazin.de/dialog/eine-universitaet-soll-keine-schule-sein/
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R
Merci, Caius, pour cet article : je ne connaissais pas ce processus de Bologne... difficile d'uniformiser les différentes universités. <br /> Le gros problème, c'est que, désormais, de nombreux élèves arrivent à l'université sans avoir le niveau requis pour continuer leurs études. Le Baccalauréat a été dévalué...
L
Je l'avais vu à sa sortie, mais je ne m'en souvenais plus du tout à la lecture de ton billet. La vidéo m'a rafraîchi la mémoire. <br /> <br /> Je te conseille un film japonais sur le même sujet, "Sham" au sujet des châtiments corporels infligés par un prof, et que les parents mènent au tribunal, une fresque judiciaire haletante.
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R
Un film avec de bons acteurs, qui évoque les problèmes rencontrés par les profs : je trouve que c'est un bon condensé de ces difficultés.<br /> <br /> Merci pour la référence de ce film japonais : mais on est loin de notre système scolaire, en France, les châtiments corporels sont interdits... heureusement !