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6 août 2021 5 06 /08 /août /2021 08:56
Les secrets de l' alimentation industrielle...

 

Les coulisses de l'alimentation industrielle sont parfois peu reluisantes... Une émission dans la série "Tout compte fait" nous en dévoile les arcanes...

"Cette alimentation représenterait un tiers de notre nourriture du quotidien : pizzas, surgelés, céréales que mangent les enfants... pratique, souvent bon marché...

Mais sait-on ce que contiennent ces aliments ? Quel impact ont ces produits transformés sur notre santé ?

 

"Tout compte fait" a mené une enquête sur le sucre : les industriels abusent de cet ingrédient qui peut nous rendre accros, sur les additifs aux noms compliqués omniprésents dans nos assiettes.

On assiste à une course en avant de la malbouffe...

 

Au cours du reportage, on voit une mère de famille de 5 enfants qui fait ses courses : elle essaie d'abord de remplir son caddie avec des fruits et légumes. Mais, pour faire plaisir à tout le monde, elle craque aussi pour des produits industriels.

De retour chez elle, on a tout déballé.

On a regardé les étiquettes, on a additionné tous les ingrédients présents dans les courses du week-end.

Résultat : 2 kilos et 200 grammes de sucre, 100 grammes de sel, du gras en abondance et 19 additifs dont 5 controversés.

 

De nombreuses familles se font ainsi piéger par les ingrédients cachés dans les aliments car les compositions sont indiquées en tout petits caractères et avec des noms barbares.

 

Le sucre se glisse insidieusement un peu partout, dans les boissons, les plats sucrés et même salés.

Résultat : un Français chaque année en consomme en moyenne 35 kilos, 10 fois plus qu'il y a un siècle.

Et, regardant de plus près les étiquettes de certains produits, on trouve aussi de drôles de noms de code : E440, E224, etc. un charabia derrière lequel se cachent 338 additifs autorisés par l'Union Européenne.

Colorants, conservateurs, texturants, un quart d'entre eux sont suspectés d'être nocifs pour notre santé...

Des ingrédients controversés alors que les enfants sont les premières cibles des industriels. A la télévision, 87% des pubs qui leur sont destinées mettent en avant des aliments trop sucrés, trop gras.

 

Alors, pourquoi les industriels ont-ils tendance à forcer sur les ingrédients qui ne sont pas toujours les meilleurs alliés de la santé ?

 

Parmi tous ces ingrédients problématiques, il y a une star : le sucre. On le retrouve partout, dans les produits transformés.

Et si les industriels l'utilisent autant, c'est d'abord parce qu'il est très bon marché.

Tout commence dans d'immenses champs, par exemple, en Picardie : 90 % du sucre que nous consommons en France vient de la betterave à sucre.

La betterave est un des végétaux qui contient le plus de sucre, comme la canne à sucre. Elle nécessite peu de main d'oeuvre, et, en ce moment, il y a une surproduction, ce qui fait d'elle une matière première très bon marché.

25 euros la tonne de betteraves.... ce n'est pas assez cher pour le producteur, c'est certain, mais très lucratif pour les industriels.

Il faut 7 kilos de betteraves pour produire 1 kilo de sucre.

 

Toutes les qualités nutritives de la betterave sont éliminées : vitamines, minéraux, fibres, il ne reste plus qu'un seul composant, le sucre.

Le prix du sucre est dérisoire : 38 centimes d'euro, le kilo, presque 6 fois moins que le café. C'est donc un produit bon marché qui fait les affaires des industriels de l'agroalimentaire.

Ceux qui l'utilisent le plus sont évidemment les fabricants de produits sucrés, comme les biscuits ou les céréales.

Alors que l'OMS recommande de ne pas manger plus de 25 grammes de sucre par jour, soit l'équivalent de 4 morceaux, 3  biscuits peuvent déjà contenir un morceau de sucre.

On pourrait se dire qu'on peut diminuer sa consommation de gâteaux et de friandises, mais ce n'est pas si simple.

 

En effet, le sucre est aussi utilisé dans les produits industriels salés. Un procédé que les fabricants ne crient pas sur tous les toits.

Viandes et légumes surgelés sont agrémentés de sucre : "c'est pour le goût", disent les fabricants.

Ainsi, un paquet de pâtes fraîches à la ricotta contient 3 morceaux de sucre, une brique de soupe en contient 4.

Les fabricants avancent une question de goût, mais les vraies raisons seraient peut-être un peu moins valorisantes.

 

En fait, rajouter du sucre qui ne coûte pas cher permet de réduire d'autant la présence d'autres ingrédients plus coûteux. L'argent est encore le nerf de la guerre : tous les distributeurs communiquent sur le prix de leurs produits pour attirer des clients.

Le sucre fait donc baisser le prix de revient, mais il aurait aussi un autre rôle plus sournois.

En rajoutant du sucre, on donne au consommateur une sensation agréable et cela l'incite à en consommer davantage.

Le sucre a un effet sur nos cerveaux, il a un pouvoir addictif très puissant, il agit comme une véritable drogue.

Cette dépendance au sucre a de lourdes conséquences sur la santé publique : aujourd'hui 17 % des Français sont obèses et une nouvelle maladie due à cette surconsommation de sucre est apparue : la NASH, ou Non Alcoolique Stéatose Hépatique, une grave inflammation du foie.

 

Les additifs posent aussi problème : colorants, conservateurs, texturants...

Les crèmes dessert contiennent toutes un épaississant : le E 407 qui permet d'obtenir une consistance en bouche plus agréable pour le consommateur. Le E 407 est un produit naturel mais tous les additifs ne sont pas naturels. Beaucoup sont chimiques, notamment certains colorants alimentaires.

Le E 122 fait partie des colorants de synthèse bon marché : il donne une belle couleur rouge, comme le E 127.

Avec seulement quelques gouttes, bonbons, gâteaux et même des médicaments pour les enfants prennent une teinte rouge qui tient longtemps et aide à donner un bel aspect aux produits.

Le E 131 et le E 133 qui donnent une coloration bleue sont susceptibles de provoquer hyperactivité, asthme, réactions cutanées, nausées, problèmes de tension artérielle, tremblements, insomnie.

Ces colorants sont interdits en Australie, mais autorisés en Europe.

 

Si chaque additif est évalué, personne ne sait vraiment comment ces 338 substances interagissent entre elles.

Le E 171, un colorant blanc très controversé, soupçonné d'être cancérigène, a été interdit en France et devrait bientôt l'être en Europe.

Les E 250 et E 252, les nitrites sont très utilisés dans la charcuterie.

 

De plus, les aliments hyper transformés font l'objet de publicités qui s'adressent aux enfants : ces pubs viennent s'intercaler dans les programmes jeunesse destinés aux enfants.

Confiseries, chocolats, restauration rapide, céréales dans leurs versions les plus sucrées sont promus auprès des enfants, donc des aliments trop sucrés et gras.

 

C'est donc un véritable pousse au crime nutritionnel, en totale contradiction avec les recommandations sanitaires.

Un matraquage publicitaire d'autant plus problématique que les enfants sont un public particulièrement vulnérable..."

 

 

 

Source :

 

https://www.france.tv/france-2/tout-compte-fait/2604387-aliments-transformes-la-course-en-avant-de-la-malbouffe.html

Les secrets de l' alimentation industrielle...
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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 10:39
Les additifs : la chimie est partout...

 

 


Les additifs sont partout, ils sont ajoutés, de manière insidieuse, à toutes sortes de produits, notamment à des produits alimentaires... leur nom de code commence par un E pour Europe et un numéro pour désigner leur fonction...

Ces substances sont mentionnées en très petits caractères sur les emballages : on les voit à peine.

Colorants, édulcorants, conservateurs, antioxydants, texturants, glutamate, orthophosphate de sodium, dioxyde de titane, de silice... La liste de ces substances est longue et impressionnante. Leurs noms semblent tout droit sortis d'un traité de chimie... 

 

Les colorants alimentaires ont des effets secondaires reconnus : par exemple, des effets indésirables sur l'activité et l'attention des enfants... et on sait que les bonbons en contiennent beaucoup....

Les conservateurs pourraient, aussi, favoriser l'hyperactivité des enfants. 

L'antioxygène E 320 est, quant à lui,  classé cancérogène : il empêche les sauces et les yaourts de noircir.

De plus, les effets des associations d'additifs ne sont pas étudiés sérieusement.

 

Plus de 300 substances sont autorisées, aujourd'hui, sur le marché !

A l'origine, les additifs étaient naturels : le carmin connu pour sa couleur rouge se trouve, ainsi, dans d'immenses champs de cactus, au Pérou : il ne s'agit pas d'une plante, mais d'un insecte, la cochenille qui est récoltée sur ces cactus.

La couleur rouge vient de la sève de cactus dont se nourrit la cochenille. Autrefois, on s'en servait pour teindre les tissus, dorénavant on l'utilise dans de nombreux aliments, dans des boissons, viandes, yaourts...

 

Du naturel pour la couleur, du chimique pour le goût...

Pour la saveur, toute une panoplie d'additifs chimiques peut être mise en oeuvre.

Pour fabriquer une mayonnaise industrielle, par exemple, on a recours à des oeufs, mais aussi de l'huile, beaucoup d'eau , de l'amidon modifié, de la gomme xanthane, et enfin pour le goût, le E 27, l'arôme mayonnaise : une sélection de molécules qui donnent ce goût mayonnaise dont le composant principal est le monoléate de sorbitane polyoxyéthylène, avec une composition chimique complexe.

 

Les additifs ont différentes fonctions : diminuer les coûts, augmenter la durée de vie des produits, supprimer les bactéries, les moisissures... le produit conservera, ainsi, mieux sa texture, sa couleur...

 

Certains de ces additifs chimiques posent plus particulièrement  problème, ceux qui contiennent des nanoparticules, notamment le E 171 ou dioxyde de titane. 

On trouve cet additif dans une multitude de produits : c'est un colorant blanc qui entre dans la composition de bonbons, de chewing-gum, de gâteaux, de certaines peintures, de dentifrices. de crèmes, de savons, de produits de beauté, de médicaments...

A l'origine, il s'agit d'un minerai présent dans la nature : on l'utilise dans les montres, les ordinateurs, les avions pour sa résistance à l'érosion.

Pour transformer ce minerai en poudre, on verse de l'acide, puis il est broyé en particules très fines, invisibles à l'oeil nu : des nanoparticules...

 

Les étiquettes ne mentionnent pas la présence de ces nanoparticules : c'est pourtant une obligation européenne. Les consommateurs ne sont même pas informés : certains scientifiques vont jusqu'à comparer ces particules à l'amiante. Les effets de ces produits n'ont manifestement pas été suffisamment évalués.

On trouve aussi du  E 551 ou dioxyde de silice, un anti-agglomérant, dans le café, le sel, le sucre, les soupes...

Ces additifs sont partout, mais jamais on ne trouve la mention Nano, pour bien avertir le consommateur.

Les nanoparticules peuvent franchir les barrières biologiques et peuvent migrer vers le cerveau.

 

De plus, ces particules sont toxiques quand on les respire, elles peuvent pénétrer dans les cellules et peuvent provoquer un stress cellulaire, notamment le cancer du poumon.

 

Des chercheurs ont découvert que les nanoparticules affectent le système immunitaire de l'intestin et peuvent entraîner des lésions pré-cancéreuses, chez les animaux.

 

En plus, certaines étiquettes ne mentionnent même pas la présence du E 171.

Les lobbies, quant à eux, oeuvrent pour remettre en cause les études scientifiques sur toutes ces substances.

 

L'EFSA, agence européenne de l'autorité de sécurité des aliments, institution censée être neutre et impartiale, est chargée de vérifier l'innocuité des additifs. Mais le système est complètement opaque, et des conflits d'intérêt ont été révélés à l'EFSA : 60 % des experts sont liés à l'industrie et à des intérêts commerciaux.

 

Ainsi, notre alimentation et différents produits de consommation courante sont pollués par des additifs de toutes sortes dont les effets peuvent être délétères sur l'organisme humain.

L'industrie agro-alimentaire, les lobbies mettent tout en oeuvre pour nous cacher cette réalité...

 

 

 

 

Source : Un documentaire sur France 5

 

Colorants, edulcorants, conservateurs, que cachent ils ?

http://pluzz.francetv.fr/videos/colorants_edulcorants_conservateurs_que_cachent_ils_,154053429.html

 

 

 

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 14:41
Le pain, tradition française, tradition perdue ?

 

 

 


Le pain, c'est un aliment qui paraît simple, naturel, avec une recette minimaliste : eau, sel, levure ou levain, farine, quoi de plus authentique ?

 

C'est aussi un aliment de base lié à la tradition dans notre culture française : un bon repas est toujours accompagné de pain... Nous avons tous le souvenir de ces bonnes odeurs de pain du petit déjeuner : un pain croustillant, craquant...

 

Le pain évoque des saveurs du matin, bonne odeur de pain frais, ou grillé qui adoucit les matinées d'hiver...

 

Le mot suggère des images colorées de croûtes brunes et rousses, une mie onctueuse, blanche de lys, vaporeuse...
 

Et, pourtant, on a le plus souvent perdu cette recette traditionnelle du pain : des améliorants, des correcteurs, des additifs, des enzymes sont venus s'ajouter à la fabrication du pain.

 

E 170, E 551, E 300, E 471 : autant de sigles mystérieux qui entrent désormais dans la composition de nos pains.

Deux géants de l'agro-alimentaires se partagent la fabrication des farines : les groupes Soufflet et Axiane meunerie.

Ils fournissent 80 % des farines vendues en France, avec des enseignes comme Baguépi, Campaillette, Banette... de jolis noms aux allures champêtres...

Ces groupes imposent leurs farines, leurs méthodes de travail, leurs recettes...

Les meuniers vendent désormais des farines spéciales appelées "mixe", avec des ingrédients plus ou moins naturels...

 

Où est passé notre bon pain d'antan ? 

Pain standardisé, pain amélioré avec des substances, des poudres magiques ou améliorants : le produit est, ainsi, optimisé...

 

On peut s'interroger sur ces "améliorants" qui existent depuis les années 60...

Acide ascorbique, lécithine de colza, monoglycérides d'acide gras, enzymes : un cocktail qui accélère le temps de fermentation de la pâte et la rend plus lisse...

 

Ces améliorants permettent de réduire le temps de préparation et de fabrication du pain : c'est, désormais, la vitesse au service de la boulangerie, la vitesse qui s'invite dans cette composition artisanale...

 

Mais, que devient le goût du bon pain ? Il s'efface avec ces additifs : les améliorants ne laissent pas à la pâte le temps de développer tous ses arômes....

Les produits industriels sont, ainsi, venus polluer notre pain.

 

Les blés modernes auraient, aussi, un gluten plus visqueux et plus élastique : le pain serait de moins en moins digeste si bien que certains font une intolérance au gluten...

 

Plus grave encore : les blés sont cultivés de manière intensive, les céréaliers peuvent utiliser jusqu'à 58 produits chimiques...

 

La plupart du temps nos pains sont, donc, fabriqués avec des blés traités chimiquement... et c'est dans les pains complets que l'on trouve le plus de pesticides.

 

Ainsi, notre pain, depuis la culture du blé jusqu'à son élaboration, a perdu ses qualités nutritives, son goût, et comporte des produits chimiques...

 

Il vaut mieux consommer un pain biologique fabriqué à l'ancienne, mais les boulangers qui utilisent cette technique ancestrale sont de plus en plus rares...

 

 

Source : un reportage de la 5 : Notre pain est-il dans le pétrin ?

http://pluzz.francetv.fr/videos/notre_pain_est_il_dans_le_petrin_,153656535.html

Vidéo :

https://youtu.be/PwyrBpMqOo0

 

 

 

 

Le pain, tradition française, tradition perdue ?
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