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18 septembre 2026 5 18 /09 /septembre /2026 11:54
La Bohème...

La nostalgie, le temps qui passe, la jeunesse enfuie : des thèmes universels qui nous touchent tous... On les trouve réunis dans cette chanson composée et interprétée par Charles Aznavour.

Le poète s'exprime à la première personne, dans une tonalité intimiste, et il s'adresse à chacun de nous de manière directe et familière, créant une connivence....

"Je vous parle d'un temps
Que les moins de vingt ans
Ne peuvent pas connaître"

Et dès ce début, il est question de la fuite inexorable du temps... le mot "temps" revient dans les vers suivants dans l'expression "en ce temps-là", et l'emploi de l'imparfait souligne aussi une évocation dans le passé...

 

Le décor d'autrefois même pauvre, associé à la nature, à des fleurs de lilas, est comme magnifié, d'autant que le lieu d'habitation "Montmartre" est personnifié :

"Montmartre en ce temps-là
Accrochait ses lilas
Jusque sous nos fenêtres"

On perçoit aussi le réalisme de l'évocation avec des détails précis, ancrés dans le réel : "Montmartre, ses lilas..."

 

Le logis humble est décrit comme un "nid", une image de douceur, de réconfort qui évoque encore la nature...

C'est là que l'amour s'est épanoui :

"C’est là qu'on s'est connu
Moi qui criais famine
Et toi qui posais nue"

La pauvreté extrême a réuni deux êtres : la faim, le fait de poser nue pour survivre nous font percevoir la misère des deux amoureux.

Et pourtant, le refrain vient souligner un bonheur de vivre infini malgré le dénuement... La bohème, la vie d'artiste deviennent le symbole même du bonheur...

 

Dans le couplet suivant, c'est l'espoir de réussir, d'atteindre "la gloire" qui motive les personnages réunis "dans les cafés voisins", et malgré la misère, la faim, c'est la certitude d'y parvenir qui les anime...

La peinture, la poésie, la création artistique sont alors sources de vie, soit qu'une toile  permette à ces apprentis artistes d'obtenir "un bon repas chaud", soit que la poésie les réunisse autour d'un poêle, effaçant les rigueurs de l'hiver.

 

Le refrain égrène encore un bonheur renouvelé, on entend la voix de l'amoureux au présent : "tu es jolie", un discours direct qui actualise le passé. Ce bonheur, c'est aussi la confiance dans l'avenir et la certitude d'avoir du "génie".

 

On entre ensuite dans l'intimité du couple... On voit le peintre "devant son chevalet passer des nuits blanches" pour peindre la jeune femme qui lui sert de modèle dans toute sa nudité, sont évoqués des détails intimes, "la ligne d'un sein", "le galbe d'une hanche".

Et on les retrouve "au matin, épuisés mais ravis" en train de partager "un café crème".

C'est l'amour qui les guide, les motive, comme le montre la répétition du verbe "aimer".

 

Le refrain vient encore souligner leur jeunesse, et leur insouciance.

 

Et le retour à la réalité présente est d'autant plus cruel dans le dernier couplet : les négations s'accumulent pour signifier que ce passé de bonheur et d'insouciance s'est totalement évanoui :

"Je ne reconnais plus
Ni les murs ni les rues
Qui ont vu ma jeunesse"

"Je cherche l'atelier
Dont plus rien ne subsiste"

C'est la tristesse qui domine et "les lilas sont morts". La jeunesse s'est enfuie et le décor d'autrefois n'existe plus.

La dernière phrase du refrain : "La bohème, Ça ne veut plus rien dire du tout" souligne l'anéantissement total de la vie de bohème.

 

Voilà une chanson qui nous touche car elle a une valeur universelle : le temps de la jeunesse, même une jeunesse difficile,  paraît précieux avec le recul du temps... on est sensible aussi au réalisme de l'évocation : on a l'impression de voir une succession de scènes filmées se dérouler sous nos yeux...

 

La mélodie ample, douce, suggère bonheur, tendresse à l'égard de ce temps de la jeunesse... Elle devient plus vive à la fin comme pour signifier une accélération du temps qui a anéanti ce bonheur.

 

Pour mémoire :

 

La Bohème est une chanson d'amour française, composée par Charles Aznavour et écrite par Jacques Plante, sur le thème de la vie de bohème, pour l'opérette Monsieur Carnaval de Charles Aznavour en 1965.  La Bohème est devenue un des classiques de la chanson française.

 

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/charles-aznavour/paroles-la-boheme

 

 

 

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31 juillet 2026 5 31 /07 /juillet /2026 12:20
Emmenez-moi au pays des merveilles...

Des rêves de vie meilleure, des rêves d'un ailleurs, des rêves de voyage vers des îles lointaines, qui n'en a jamais fait ? Encore plus quand on vit dans la misère...

C'est pourquoi cette chanson nous touche, car elle nous emmène dans ces rêves de bonheur idyllique, loin d'une réalité sombre et dure.

 

La chanson s'ouvre sur l'évocation des "docks", où "arrivent les bateaux" : le narrateur qui parle à la première personne raconte "le poids, l'ennui" qui lui "courbent le dos", symboles d'une vie triste, lourde, pesante...

 

En contraste, les bateaux, eux, apparaissent pleins de vie, de ressources : ils sont ainsi personnifiés : 

"Ils arrivent le ventre alourdi
De fruits les bateaux"

Et la personnification valorisante se poursuit dans les vers suivants : 

"Ils viennent du bout du monde
Apportant avec eux
Des idées vagabondes"

 

L'évocation fait aussi appel aux sens : sensation visuelle, d'abord avec des "reflets de ciel bleu", puis olfactive, avec cette expression :

"Traînant un parfum poivré
De pays inconnus
Et d’éternels étés"

Ces sensations sont merveilleusement agréables : "ciels bleus", "éternels étés" "Où l’on vit presque nus Sur les plages..."

C'est un monde idyllique qui est décrit, une utopie...

 

Et le narrateur, en contraste, évoque le lieu où il vit :

"Moi qui n’ai connu toute ma vie
Que le ciel du nord
J’aimerais débarbouiller ce gris
En virant de bord"

Le "gris" représente toute la tristesse, l'ennui d'un monde sans relief, que le narrateur voudrait quitter. On aime, au passage, l'expression imagée et familière : "débarbouiller le gris", c'est comme si l'on entendait la voix de ce narrateur, désireux de fuir un monde trop triste, et employant déjà le vocabulaire de la navigation, avant même de partir : " en virant de bord"...

 

C'est alors qu'intervient le refrain, avec des impératifs, comme une supplication, comme un cri :

"Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil"

Rêves de pays lointains, idylliques, quand la misère accable l'être humain : on est sensible à ces rêves d'une vie meilleure pour tous ceux qui vivent dans la misère... et on perçoit aussi avec l'utilisation du verbe "sembler" une forme d'illusion dont se berce le narrateur. Mais cette illusion est indispensable pour survivre.

 

Et le rêve semble se réaliser quand le narrateur "un verre à la main, avec des marins", "parlant de filles et d'amour", se voit en pensée, "enlevé et déposé un merveilleux été sur la grève..."

Le verbe de perception visuelle qui suit : "je vois" montre que ce rêve semble se concrétiser, un rêve d'amour :

"je vois tendant les bras
L’amour qui comme un fou
Court au devant de moi"

L'indicatif, la personnification de l'amour rendent ce rêve quasi réel... Et la magnifique image qui suit : "Je me pends au cou de mon rêve" montre toute l'importance de ce rêve.

Et le rêve se poursuit, comme un espoir d'échapper à l'adversité :

"Quand les bars ferment, que les marins
Rejoignent leur bord
Moi je rêve encore jusqu’au matin"

 

Le narrateur en vient à évoquer l'espoir d'un prochain départ sur un "rafiot craquant De la coque au pont". On retrouve ici un vocabulaire familier qui nous fait entendre la voix du personnage.

Le narrateur imagine alors son voyage, "travaillant dans la soute à charbon", ne ménageant pas sa peine pour atteindre son rêve et le réaliser.

 

Et c'est un tableau idyllique qui suit, déferlent alors des images d'îles lointaines "Où rien n’est important Que de vivre"..., des rêves de "filles alanguies" qui "vous ravissent le coeur", un monde d'amour, de douceur, d'abondance, de beauté symbolisée par "les colliers de fleurs", tressées...

Le dernier couplet souligne encore ce besoin de partir vers un ailleurs que l'on pense meilleur :

"Je fuirais laissant là mon passé
Sans aucun remords"

Le verbe "fuir" montre une urgence, comme une libération, ce que suggère bien l'envie de partir "sans bagages".

 

On est ému dans cette chanson par le contraste entre le réalisme des évocations et les rêves de bonheur auxquels aspire le narrateur...

 

La mélodie vive marque comme un besoin impérieux de s'évader, et dans le refrain, elle se fait plus caressante, plus douce, comme un espoir infini de renouveau...

 

Pour mémoire :

Emmenez-moi (ou Take Me Along en anglais) est une chanson interprétée par Charles Aznavour, publiée pour la première fois en 1967.

Les paroles de la chanson sont de Charles Aznavour, alors que la musique et son arrangement sont de Georges Garvarentz. 

 

Les paroles :

https://www.paroles.net/charles-aznavour/paroles-emmenez-moi

 

 

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3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 08:17
Non, nous n'avons rien oublié...

 

 


 

Non, nous n'avons rien oublié... tant de chansons de Charles Aznavour sont dans nos mémoires...

Et plus particulièrement celle-ci qui évoque le monde des comédiens, dont il faisait lui-même partie...

 

Comment restituer toute la magie de l'art théâtral ? Le meilleur moyen est, sans doute, de nous entraîner dans le sillage de ces comédiens qui vont de ville en ville pour donner des représentations et pour animer des soirées, de leurs spectacles...

 

Un hommage aux comédiens, à cet art ancien du théâtre qui nous fait rêver, à cet art éphémère qui reste, pourtant, gravé dans nos esprits, c'est, là, le thème d'une célèbre chanson de Charles Aznavour...

Le texte est une invitation pressante et insistante à aller voir des comédiens qui arrivent : l'impératif réitéré "viens" souligne l'exhortation, ainsi que la répétition du verbe "voir'.

Grâce à ce verbe "voir", on prend conscience que le théâtre est, avant tout, un art du spectacle : il est fait pour être représenté sur une scène, et c'est ainsi qu'il prend vie...

L'emploi de la deuxième personne du singulier "viens" apporte une tonalité familière : l'auteur semble, ainsi, s'adresser à chacun d'entre nous.

Les comédiens sont associés dans cette invite, à des musiciens et des magiciens.
La comédie, le théâtre ne sont-ils pas des spectacles complets et magiques qui nous transportent dans d'autres univers ?

L'emploi de la fricative "v" dans le refrain peut suggérer tout le charme et toute la fascination qu'exercent ces comédiens sur le public...

Le poète nous montre, d'abord, tout ce qui précède les représentations : l'installation des tréteaux, tout un travail que révèlent des verbes d'action : "installer, dresser, tendre".

Puis, c'est l'évocation de la parade qui permet de prévenir la foule, de lui présenter le spectacle à venir. A grands bruits de tambours, les comédiens attirent "un cortège en folie". 

Le poète plante, alors, le décor coloré du spectacle, en plein air : 

"Devant l'église une roulotte peinte en vert 
Avec les chaises d'un théâtre à ciel ouvert "

Puis, il déroule, de manière très vivante, certaines intrigues mises en oeuvre dans de nombreuses pièces de théâtre : histoires de coquins qui finissent par être punis, histoires d'amours, bien sûr, qui font "trembler" ou "rire".

Les impératifs "Poussez la toile et entrez" sont, à nouveau, une invite insistante à aller suivre le spectacle.

Le poète magnifie, aussi, le théâtre en évoquant encore le cadre : "Sous les étoiles…" et le rituel théâtral qui donne tout son charme et son mystère à cet art : "les trois coups, le rideau va se lever..."
"Quand les trois coups retentiront dans la nuit 
Ils vont renaître à la vie, les comédiens."

Le poète décrit, enfin, dans le dernier couplet, le départ des comédiens, soulignant le caractère éphémère de cet art du théâtre...

"Les comédiens ont démonté leurs tréteaux 
Ils ont ôté leur estrade 
Et plié les calicots..." 

Il évoque, enfin, l'empreinte que laisseront, malgré tout, les comédiens, des souvenirs inoubliables gravés "au fond du coeur" de chacun..."sérénade, bonheur d'Arlequin", des souvenirs étincelants de musique douce, de joie.

Ils laisseront à chacun l'impression d'avoir rêvé, avant de rejoindre d'autres lieux, pour donner d'autres spectacles...

L'emploi du futur, en fin de texte, souligne bien la permanence du souvenir... "ils laisseront, nous croirons avoir rêvé..."

La mélodie entraînante, vive et virevoltante nous emporte dans le sillage de ces comédiens qui vont de ville en ville, pour jouer leur spectacle... Elle traduit un enthousiasme, celui des spectateurs mais aussi celui des acteurs, passionnés par leur art...

 

 

 
Paroles de Jacques Plante :

 

https://www.paroles.net/charles-aznavour/paroles-les-comediens

 

 

 

 

 

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7 décembre 2017 4 07 /12 /décembre /2017 11:29
Retiens la nuit... l'amour maintes fois chanté par Johnny...

 

 

La fragilité du bonheur, le temps qui passe et que l'on ne peut retenir, l'instant fugace de l'amour, on a tous en tête cette chanson de Johnny Halliday : Retiens la nuit...

Douce mélodie de l'amour, mélancolie associée à la fuite du temps...

 

La chanson s'ouvre sur un impératif : "Retiens la nuit...", un rêve fou de suspendre le temps et de l'arrêter dans un moment de bonheur et d'extase.

Les amoureux sont réunis dans un moment d'intimité : "pour nous deux... pour nos coeurs."

 

Un désir de prolonger l'instant fragile du bonheur est évoqué dans cette expression : "jusqu'à la fin du monde."

Un besoin d'absolu et de fusion avec l'être aimé s'exprime alors : "Serre-moi fort contre ton corps..."

Une façon de conjurer le temps qui passe inexorablement, une façon d'interrompre "sa course vagabonde". Le temps personnifié dans cette expression ne semble-t-il pas une force irrésistible ?

 

Un "grand amour" est évoqué : il pourra, au cours d'un instant, "rayer le jour" et faire oublier la pesanteur de la vie et ses tracas.

L'amour salvateur tant de fois raconté dans les chansons de Johnny est ici magnifié.

Il est aussi associé à "l'heure des folies", expression où l'on retrouve le thème traditionnel de l'amour fou.

 

Et l'impératif "Retiens la nuit" revient comme si l'amoureuse avait ce pouvoir de suspendre le temps, grâce à la force de son amour... l'amour qui transcende la vie, qui la rend plus belle comme le montre la phrase : "Avec toi, elle paraît si belle".

 

L'expression se fait alors plus insistante et plus précise : "Arrête le temps et les heures..."

Et la chanson devient une prière : "Je t'en supplie, à l'infini, Retiens la nuit."

 

Le couplet suivant suggère bien toute l'ambiguïté et la fragilité du bonheur : le vocabulaire est sombre, avec les mots : "tristesse, détresse, peur"...

Le bonheur est présent, mais il paraît si volatil et le poète qui parle à la première personne perçoit que ce bonheur est menacé et que la peur se mêle aux joies de l'amour.

Les antithèses viennent souligner toute cette ambiguïté :

"Ne me demande pas d’où me vient ma tristesse 
Ne me demande rien tu ne comprendrais pas 
En découvrant l’amour je frôle la détresse 
En croyant au bonheur la peur entre en mes joies..."

 

Belle chanson d'amour et de passion ! Et Johnny a su la faire vibrer de sa voix douce et puissante, à la fois.

Une voix, des mélodies et des textes qu'on n'oubliera pas... c'est certain.

Les années 60, le twist, le rock, le temps des slows, le temps des copains... toute une époque...

 

 

C'est Charles Aznavour qui a signé les paroles de cette chanson, Georges Garvarentz en a composé la musique.

 

 

 

 

 

 

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 12:53
Viens voir les comédiens...

 

 

 

Comment restituer toute la magie de l'art théâtral ? Le meilleur moyen est, sans doute, de nous entraîner dans le sillage de ces comédiens qui vont de ville en ville pour donner des représentations et pour animer des soirées, de leurs spectacles...

 

Un hommage aux comédiens, à cet art ancien du théâtre qui nous fait rêver, à cet art éphémère qui reste, pourtant, gravé dans nos esprits, c'est, là, le thème d'une célèbre chanson de Charles Aznavour...


Le texte est une invitation pressante et insistante à aller voir des comédiens qui arrivent : l'impératif réitéré "viens" souligne l'exhortation, ainsi que la répétition du verbe "voir'.

Grâce à ce verbe "voir", on prend conscience que le théâtre est, avant tout, un art du spectacle : il est fait pour être représenté sur une scène, et c'est ainsi qu'il prend vie...

L'emploi de la deuxième personne du singulier "viens" apporte une tonalité familière  : l'auteur semble, ainsi, s'adresser à chacun d'entre nous.

Les comédiens sont associés dans cette invite, à des musiciens et des magiciens.
La comédie, le théâtre ne sont-ils pas des spectacles complets et magiques qui nous transportent dans d'autres univers ?

L'emploi de la fricative "v" dans le refrain peut suggérer tout le charme et toute la fascination qu'exercent ces comédiens sur le public...

Le poète nous montre, d'abord, tout ce qui précède les représentations : l'installation des tréteaux, tout un travail que révèlent des verbes d'action : "installer, dresser, tendre".

Puis, c'est l'évocation de la parade qui permet de prévenir la foule, de lui présenter le spectacle à venir. A grands bruits de tambours, les comédiens attirent "un cortège en folie". 

Le poète plante, alors, le décor coloré du spectacle, en plein air : 

"Devant l'église une roulotte peinte en vert 
Avec les chaises d'un théâtre à ciel ouvert "

Puis, il déroule, de manière très vivante, certaines intrigues mises en oeuvre dans de nombreuses pièces de théâtre : histoires de coquins qui finissent par être punis, histoires d'amours, bien sûr, qui font "trembler" ou "rire".

Les impératifs "Poussez la toile et entrez" sont, à nouveau, une invite insistante à aller suivre le spectacle.

Le poète magnifie, aussi, le théâtre en évoquant encore le cadre : "Sous les étoiles…" et le rituel théâtral qui donne tout son charme et son mystère à cet art : "les trois coups, le rideau va se lever..."
"Quand les trois coups retentiront dans la nuit 
Ils vont renaître à la vie, les comédiens."

Le poète décrit, enfin, dans le dernier couplet, le départ des comédiens, soulignant le caractère éphémère de cet art du théâtre...

"Les comédiens ont démonté leurs tréteaux 
Ils ont ôté leur estrade 
Et plié les calicots..." 

Il évoque, enfin, l'empreinte que laisseront, malgré tout, les comédiens, des souvenirs inoubliables gravés "au fond du coeur" de chacun..."sérénade, bonheur d'Arlequin", des souvenirs étincelants de musique douce, de joie.

Ils laisseront à chacun l'impression d'avoir rêvé, avant de rejoindre d'autres lieux, pour donner d'autres spectacles...

L'emploi du futur, en fin de texte, souligne bien la permanence du souvenir... "ils laisseront, nous croirons avoir rêvé..."

La mélodie entraînante, vive et virevoltante nous emporte dans le sillage de ces comédiens qui vont de ville en ville, pour jouer leur spectacle... Elle traduit un enthousiasme, celui des spectateurs mais aussi celui des acteurs, passionnés par leur art...

 

 


 
Paroles de Jacques Plante :

 

http://www.paroles.net/charles-aznavour/paroles-les-comediens


 

 

 

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