Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
12 novembre 2025 3 12 /11 /novembre /2025 10:30
Le succès croissant des plateformes en ligne...

Le e-commerce ne cesse de prendre de l'ampleur... Pourtant, acheter sur internet présente des inconvénients : problèmes de sécurité, pas de contact avec le produit acheté, coût de la livraison, délai d'attente...

"Bien que l’impact écologique des géants du e-commerce soit immense, rien ne semble pouvoir freiner leur expansion. Rien qu'en France, ces plateformes génèrent 18 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

 

C'est un grand bazar mondial, version numérique. Les plateformes sont le nouveau réflexe des Français pour acheter : Amazon, Temu, Shein, AliExpress et bien d'autres encore. Ces mastodontes représentent aujourd'hui plus de 18 milliards d'euros de chiffre d'affaires en France. Des enseignes qui sollicitent les consommateurs en permanence sur leurs tablettes et smartphones.

Sept Français sur dix achètent régulièrement sur Internet. "C'est moins cher. Et puis, moi qui habite en campagne, c'est plus facile que de venir en ville", explique un homme.

"Je trouve que les envois sont assez rapides et c'est assez pratique quand on n'a pas envie de se déplacer pour aller en magasin", avance une femme.


Et l'appétit est tel que les plateformes s'invitent désormais dans les magasins. À l'image de Shein, une première mondiale pour le géant chinois du textile à bas coût, qui s'offre 1 200 mètres carrés de boutiques au BHV à Paris, avec, pour l'ouverture mercredi 5 novembre, des centaines de clients au rendez-vous.

Et cinq jours plus tard, c'est toujours la même frénésie d'achat. "On a vu aux infos qu'ils s'étaient implantés sur Paris, on est venu faire un petit tour à la boutique", explique une cliente. "L'avantage, c'est qu'on peut essayer. Ça évite les retours et souvent, on hésite pour les retours", confie une autre.

Quand certains cherchent la bonne affaire, d'autres manifestent. Car les méthodes de fabrication sont régulièrement pointées du doigt : salaires dérisoires, conditions de travail pour Shein, la plateforme menacée de suspension cette semaine après la mise en vente sur le site de poupées pédopornographiques et d'armes illicites. Des clients comprennent le malaise. "Je comprends que pour les gens qui ont les moyens, évidemment, il faut éviter de consommer dans ce type de magasin, mais pour les gens nécessiteux, c'est vraiment avantageux", raisonne une femme.


Toute une chaîne logistique et des prix agressifs : le modèle a rendu milliardaires les fondateurs de ces plateformes. L'Américain Jeff Bezos, ou les Chinois Jack Ma et Chris Chu. Leurs sites rendent les achats ultra faciles, et presque inconscients, selon un expert.

"Vous voyez, il y a plein de choses, ça bouge dans tous les sens. On appuie, et qu'est-ce qui se passe ? On a une roulette qui va nous inciter après à jouer pour pouvoir gagner 400 euros, et devenir un bon client. Le but, c'est de rendre l'expérience d'achat sympathique, plaisante et à la limite de la déconnecter de l'acte d'achat. On n'est pas dans une logique transactionnelle, on est dans une logique de jeu. Et dans cette logique de jeu, on lâche prise plus facilement et on est plus enclin à dépenser davantage", analyse Frédéric Boublil, consultant en commerce et consommation .

Les géants de la vente en ligne sont aujourd'hui américains et chinois. L'un des pionniers français, Cdiscount, créé il y a 27 ans, a réalisé un milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2024, loin des 12 milliards d'Amazon."

Pour ma part, j'évite d'acheter en ligne : je préfère me rendre en magasin, voir le produit de près, et si c'est un vêtement, bien sûr l'essayer... 

 

Source :

https://www.franceinfo.fr/economie/entreprises/shein/plateformes-en-ligne-chronique-d-un-empire-mondial-que-rien-ne-semble-pouvoir-arreter_7605887.html


 

Le succès croissant des plateformes en ligne...
Partager cet article
Repost0
20 octobre 2025 1 20 /10 /octobre /2025 11:52
Résister aux effondrements...

Dans le cadre de la fête de la science...

La bibliothèque Carré d'Art de Nîmes a invité Renaud Hétier, enseignant-chercheur en sciences de l'éducation : Renaud Hétier consacre ses recherches à l'écoanxiété et aux outils pédagogiques (littérature, contes, images) pouvant être utilisés avec les jeunes...

Il est l'auteur de deux ouvrages : Saturation, et L'humanité contre l'Anthropocène, résister aux effondrements.

Dans un premier temps, Renaud Hétier nous présente le plan de sa conférence : 

1) L'anthropocène

2) Comment résister à l'effondrement ?

3) Importance du rapport à la nature dès l'enfance

4) La sensibilisation culturelle

 

I L'anthropocène

 

En 2000, le chimiste et Prix Nobel de chimie néerlandais Paul Josef Crutzen évoque pour la première fois le terme d' "Anthropocène". Antérieurement, au temps de l'Holocène, c'est la  révolution agricole, rendue possible par le climat tempéré, qui avait engendré la civilisation néolithique. 

L 'entrée dans l'Anthropocène est causée quant à elle par la "révolution industrielle" et donne naissance à notre civilisation productiviste et urbaine. Les activités humaines deviennent destructrices, elles deviennent une force géologique : ainsi, par exemple, la pollution plastique s'infiltre partout...

Un débat a vu le jour sur la réalité géologique de l'anthropocène : cela commencerait par la maîtrise du feu ou à partir de l'invention de l'agriculture mais cela ne bouleverse pas le système terre.

Cela pourrait venir de la conquête du Nouveau Monde : les colonisateurs créent un effondrement des populations autochtones.

Selon d'autres, l'anthropocène viendrait du décollage de la société de consommation massive dans les années 50. A partir des années 50, tout augmente : transports, tourisme, industries, consommation d'eau, d'engrais, de papiers, etc.

Nous n'avons pas eu conscience que nous autres les humains nous avons pu nous développer parce que nous avons trouvé des conditions favorables. L'histoire du progrès a été continue. Mais si on modifie ces conditions, l'habitabilité du système terre est menacée.

Ainsi, les calottes glaciaires en renvoyant les rayons solaires maintiennent une certaine stabilité du climat. Mais quand ces calottes glaciaires fondent et renvoient moins les rayons, on assiste à un réchauffement : plus la glace fond, plus il va faire chaud.

Des événements climatiques catastrophiques surviennent alors : un effondrement écologique se produit avec le début du capitalisme, au 15ème siècle, et la conquête du Nouveau Monde : c'est la première mondialisation, avec des violences sur certaines populations, puis c'est la marche vers l'industrialisation, les populations rurales s'urbanisent.

C'est le début de l'hyperconsommation, et d'une forme d'abstraction des relations qui se font de plus en plus à distance. La virtualisation s'impose, les jeux vidéos deviennent la première industrie culturelle. L'IA générative se développe. Nous perdons de plus en plus le contact avec la nature.

 

II Comment lutter contre cet effondrement ?

Ce effondrement est la conséquence de notre propre effondrement : à travers les différentes étapes, plus nous comptons sur nos technologies, plus nous perdons nos forces propres. Plus on utilise notre corps, plus il est opératoire. Avec la sédentarisation, les forces vont manquer.

Il convient de travailler notre autonomie en exerçant nos propres forces. Un travail sur soi-même doit être accompli : retrouver le sentiment d'être, des forces d'ordre psychologique.

Nous avons peur du vide : tout le monde est pris par un écran dans les autobus, les trains, à l'arrêt des bus... Le smartphone vient occuper le vide qui génère de l'angoisse...

 

III Importance du rapport à la nature

Il est important, dès lors, d'exercer les enfants au vide. Les enfants doivent apprendre à attendre, à patienter. Quand on attend, on fait silence... en forêt, on entend le bruit du vent dans les feuilles, le bruissement des animaux, on observe les arbres, la végétation, on découvre le monde. En réitérant ces expériences, on apprend à faire attention aux choses.

Pour qu'une chose soit intéressante, il suffit de la regarder longuement. Mais avec l'accélération du monde moderne, notre attention se fragmente : sur un ordinateur, on peut faire plusieurs choses en même temps, l'attention est fragmentée.

Être, c'est déjà quelque chose, être peut suffire avant de faire quoi que ce soit. 

Il convient aussi de faire une expérience de la solitude : on se retrouve alors face à soi-même. Supporter la solitude, c'est développer des capacités de penser, d'imaginer, le désir d'être et non d'avoir, de faire... il s'agit d'être créatif, de se donner ses propres objets. On est capable de penser, de rêver, de créer un monde.

Les classes dehors permettent une sensibilisation à la nature, la végétalisation des cours offre la possibilité d'observer la nature, et c'est apaisant.

Informer, expliquer, éviter le flou et le climatoscepticisme : c'est important aussi.

Un véhicule sur deux vendu en France est un SUV !

 

IV La sensibilisation culturelle 

La littérature de jeunesse doit avoir une substantialité : parler de quelque chose d'important, elle doit être accessible.

Par exemple, cet ouvrage intitulé Les choses précieuses, écrit par Astrid Desbordes, illustré par Pauline Martin... Un magnifique hymne à la nature. En voici le résumé :

Parfois, quand Archibald se promène dans les rues, il s’arrête devant les vitrines pour regarder des choses belles et chères et souvent il aimerait les acheter.
Mais à bien y réfléchir, Archibald se dit que ces objets, une fois qu’on les possède, finissent enfermés dans des tiroirs, ou des armoires.

Au contraire, dans la nature, rien n'est enfermé... ni le vent, ni le rossignol, ni la rivière, ni la neige, ni le soleil.

"Depuis que je suis né, ils prennent soin de moi, je ne vois rien de plus précieux !" dit Archibald.

 Il réalise que le rossignol qui lui apprend à chanter, le grand pommier qui lui offre un goûter, ou bien la lune qui reste allumée toute la nuit pour le rassurer… ces choses-là, elles, sont en liberté, elles ne lui appartiennent pas, elles ne sont ni rares ni chères et pourtant, quand Archibald y pense, il ne voit rien de plus précieux au monde.

Cet ouvrage permet de sensibiliser les enfants à une forme de spiritualité.

 

Un autre exemple de livre intéressant : 

 Ö de Guridi

L’ours Ö a décidé de ne pas hiberner !
L’occasion pour Guridi d’aborder le thème de l’écologie (réchauffement climatique, pollution).

Dans cet album tout commence par la couverture, le titre d'abord ce ö rond et intrigant, l'illustration ensuite noir sur fond blanc représentant un ours assis, pensif, rêveur, peut-être un peu triste… Voici qui annonce une étonnante lecture et étonnant cet album sans texte l'est sans aucun doute. On y découvre l'histoire de ö, un ours qui décide de se balader dans la neige plutôt que d'hiberner comme ses congénères. Il va dès lors découvrir les petits plaisirs de l'hiver, les flocons qui tombent sur son museau, les glissades sur la glace, la buée sortant en grand nuage de la gueule, les bonhommes de neige,... Mais aussi être confronté. à l'idiotie de l'humain, incapable de jeter ses déchets dans une poubelle. de cette lecture il résulte un album au discours écologique qui vaut surtout pour la beauté de ses illustrations en noir et blanc remplies de poésies et de vie.

 

Encore un autre livre :

Ton coeur bat au rythme de la terre de Claire Cantais :

Une jeune fille s’ennuie dans le train. Elle n’a plus de batterie sur sa tablette et finit par s’endormir. Elle se met à rêver d’une femme à la peau bleue et aux cheveux flamboyants qui lui souffle doucement de la suivre pour un périple imaginaire au cœur des forêts, le long des plages, au fond de la mer et dans le désert. Esprit de la nature, elle l’invite à un voyage initiatique au contact des éléments pour faire l’expérience physique de la fraîcheur du sous bois, du vent sur sa peau, de la fragrance des fleurs, du grondement de la cascade... Elle lui révèle la beauté de la flore et de la faune jusqu’aux secrets cachés des insectes, elle lui montre la nature riche, belle, généreuse.

Le train arrive en gare et la jeune fille se réveille. À la nuit tombée, elle court danser dans les herbes pour sentir le vent dans ses cheveux. Elle a appris à écouter son cœur battre au rythme de la terre.

 

https://www.revue-projet.com/comptes-rendus/2021-12-poche-l-humanite-contre-l-anthropocene/10929

 

Résister aux effondrements...
Partager cet article
Repost0
25 novembre 2024 1 25 /11 /novembre /2024 12:59
De l' eau potable, vraiment ?

 

"Un rapport gouvernemental, qui devait rester confidentiel, déplore la dégradation générale de la qualité de l’eau courante, souvent contaminée par les pesticides. Il préconise de payer les agriculteurs pour qu'ils cessent de les utiliser sur des zones prioritaires.
Depuis six ans, plus une goutte d’eau potable ne sort du puits de Massérac (Loire-Atlantique). Ici, la nappe phréatique est polluée.

"On a fermé ce puits en 2018 parce qu'il y avait des concentrations en un herbicide du maïs qui étaient importantes..." témoigne Fabrice Sanchez, maire de Massérac.

Huit fois plus que les normes autorisées...

 

Et ce cas n’est pas isolé Sur près de 33 000 captages en France, 1 763 ont été fermés ces dernières années, contaminés aux engrais ou aux pesticides. Cette pollution est sous-estimée, car tous les produits ne sont pas recherchés.


C’est bien ce qui inquiète les auteurs d’un rapport remis au gouvernement, mais resté confidentiel. Ils parlent d’un "échec global" et pointent les pesticides et préviennent : "Sans mesures ambitieuses et ciblées, la reconquête de la qualité des eaux est illusoire."

Dans l’Aube, la régie d’eau en charge de la source a identifié le problème. Elle paye directement les agriculteurs, afin qu’ils renoncent aux pesticides.

 

Ainsi, un agriculteur Valentin Gerritse a décidé de jouer le jeu : il s'est installé il y a trois ans et a converti ses terres au bio...

"Lorsque c'est ta première moisson bio après des années de reconversion, oui, c'est toujours plaisant..." dit cet agriculteur.

Pour ses deux cents hectares de blé et de tournesol, la régie lui verse environ 70 000 euros par an. Sans cette aide, il ne se serait pas installé en bio.

"Cela aurait été compliqué, voire impossible... parce que les premières années, on a beaucoup d'emprunts, c'est normal, comme on se lance, il y a beaucoup d'investissements, et donc l'accompagnement financier d'Eau de Paris me permet de faire face à mes emprunts." témoigne l'agriculteur.

 

Et dans cette vallée, il n'est pas le seul : 39 agriculteurs ont, comme lui, arrêté les pesticides... une réussite pour la régie d'eau potable : petit à petit, la qualité de l'eau s'améliore.

"On commence à avoir des résultats intéressants sur la qualité de l'eau, notamment sur les secteurs où on a les plus grosses surfaces en agriculture biologique. On a observé une diminution de moitié de l'amplitude des pics de pesticides qu'on observait." dit une responsable du service protection de la biodiversité chez Eau de Paris.

Un exemple à suivre, selon les auteurs du rapport remis au gouvernement.

Contacté, le ministère de la transition écologique promet une feuille de route pour les captages d'eau potable dans les prochaines semaines..."

 

Récemment, on a également appris que certaines eaux minérales sont polluées :  les sources d'eaux minérales commercialisées par Nestlé en France (Perrier, Vittel, Hépar, Contrex) sont contaminées par des bactéries, des pesticides et des Pfas, selon un rapport de l'Anses, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation.

Dès lors, on ne sait plus vraiment quelle eau est vraiment fiable et dénuée de pollution ?

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/pesticides/pesticides-un-rapport-alerte-sur-la-degradation-de-la-qualite-de-l-eau-potable_6905360.html

 

https://www.mnhn.fr/fr/en-france-boire-l-eau-du-robinet-est-il-vraiment-sans-danger-pour-la-sante

 

 

https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/eaux-minerales-les-sources-exploitees-par-nestle-contaminees-a-des-bacteries-pesticides-et-pfas-3652073

 

De l' eau potable, vraiment ?
Partager cet article
Repost0
11 septembre 2024 3 11 /09 /septembre /2024 09:39
La démesure chinoise...

 

On nous parle d'écologie ?
De tri sélectif ?
De réchauffement climatique ?

La Chine n'en a cure... elle poursuit ses réalisations toujours plus gigantesques et dévoreuses d'énergie.

"La Chine a inauguré la plus grande piste de ski intérieure de la planète. Elle se trouve à Shanghaï.
À Shanghaï, voici un grand écart de la météo : à l’extérieur, la température est de 30 degrés et les Chinois et les Chinoises arborent des tenues légères. Quelques minutes plus tard, les voilà en combinaisons et vestes polaires. Bienvenue dans le grand froid : il fait -7 degrés.

"Moi, je viens pour profiter de la fraîcheur", témoigne une jeune Chinoise...

C’est une station de ski avec des dizaines de chalets en carton-pâte. Télécabines, télésièges, et un petit train pour profiter du paysage : 90 000 mètres carrés de domaine skiable, c’est un record.

La piste mesure 460 mètres, il y a plusieurs virages, malgré tout, c'est la plus longue en intérieur dans le monde.

Un journaliste teste la piste : ce n'est pas le grand schuss mais plutôt  le chasse neige prudent...

La Chine a découvert le ski avec les Jeux olympiques il y a deux ans, beaucoup sont débutants et ici, chacun a sa technique.

"Moi, j'ai mis une tortue sur les fesses, c'est moins douloureux en cas de chute..." dit une Chinoise.

"A Shanghaï, il ne neige jamais, alors venir ici, c'est un rêve !" témoigne une autre.


Deux milliards d’euros ont été investis. La station comporte 33 canons à neige et un espace réfrigéré toute l’année. Est-ce bien raisonnable ? C’est la question qui fâche.

"Quand on prend l'avion pour faire du ski dans d'autres pays, je pense que l'empreinte carbone est plus importante que pour venir ici." explique un Chinois.

"Par rapport à l'écologie, je pense qu'il faut trouver un équilibre, mais on ne va pas s'arrêter de vivre..." dit une jeune Chinoise.

 

Le coût énergétique demeure un secret bien gardé. Il existe 60 stations de ce type en Chine, et pour un spécialiste, la course au gigantisme est bel et bien lancée.

 

"Jusqu'à présent, Dubaï avait le plus grand complexe de ski en intérieur au monde. On estime que celui de Shanghaï devrait consommer quatre fois plus d'énergie..." témoigne un spécialiste de l'environnement.

 

Sur le toit, au dessus des pistes, ouvrira bientôt un immense parc aquatique, autre symbole de la démesure chinoise..."

Skier dans un espace clos et artificiel ? Est-ce vraiment enviable ? Est-ce vraiment du plaisir ?

 

 

Source :

 

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/chine/chine-inauguration-de-la-plus-grande-piste-de-ski-interieure-du-monde_6767188.html

 

 

La démesure chinoise...
Partager cet article
Repost0
17 juillet 2024 3 17 /07 /juillet /2024 09:40
Eloge de ceux qui ne partent pas...

 

En ces temps de grandes migrations où les vacanciers se précipitent sur les routes pour fuir leur lieu d'habitation, rejoignant souvent les rivages du sud, j'ose faire l'éloge de ceux qui ne partent pas...

Comment peut-on éprouver du plaisir à se retrouver entassés sur des plages inondées de soleil ? Car souvent les touristes se rendent sur les mêmes lieux bondés de monde... Le surtourisme fait des ravages dans de nombreux lieux...

Si le tourisme de masse a un impact positif sur le développement économique des territoires, il a aussi des effets néfastes sur l'environnement et les populations locales.  À l’échelle de la France, c’est 80% de l’activité touristique qui se concentre sur 20% du territoire.

Venise, Barcelone, Rome, Paris, Amsterdam, des villes qui suffoquent sous le flot des touristes...

 

Pollution de l'eau, des sols, destruction des écosystèmes, le surtourisme est une catastrophe...

Ainsi, les calanques de Marseille sont menacées depuis plusieurs années par l'érosion, fragilisées par le piétinement de milliers de visiteurs quotidiens. Depuis 2022, un système de réservation gratuite limite l'accès aux criques de Sugiton à 400 visiteurs par jour, au lieu de 2 500 auparavant en haute saison.

 

Pourquoi ne pas rester pour découvrir sa ville, ses alentours, un jardin, un parc et toutes ses merveilles ?

Les arbres, les plantes, les oiseaux, les paysages qui nous entourent méritent notre attention et notre émerveillement...

 

Comme l'écrit si bien Elise Rousseau dans son ouvrage Sur le chemin des oiseaux, "pour nous, humains, ne pas s'en aller, être sédentaires, c'est également connaître en profondeur la vérité d'un lieu, son intimité jour après jour, nouer des liens de toute une vie, avec les autres, avec les arbres, les murets, les paysages, toujours les mêmes mais toujours changeants... Il n'y a pas que le nomadisme, il n'y a pas que les voyageurs qui puissent faire rêver. Nous avons aussi besoin parfois de nous ancrer, et nous avons besoin de ceux qui sont profondément enracinés. On taxe souvent les sédentaires de pantouflards, de casaniers, mais s'ils étaient simplement assez sages pour ne pas avoir besoin de fuir leur quotidien ?

S'ils savaient se contenter de leurs rêves intérieurs, des courts voyages et des petites aventures qu'offre la vie ordinaire ?

La sédentarité bien pensée, n'est-ce pas être assez bien chez soi, assez heureux, et assez plein de cette vie toute proche pour n'avoir pas besoin d'aller chercher ailleurs ce qui, pense-t-on, nous comblera ? D'un point de vue écologique, nous avons de toute façon intérêt à redécouvrir les vertus de la sédentarité, tant les voyages en avion sont devenus dommageables à notre environnement."
 

Alors, bien sûr, il y a aussi ceux qui vivent dans de grands ensembles bétonnés et qui n'ont pas les moyens de partir : il faudrait que soient aménagés pour eux des lieux où la nature leur soit accessible, avec des arbres, des fleurs, des oiseaux, des plans d'eau... Il faut revoir et repenser l'environnement de ces grands ensembles, afin de les rendre plus vivables...

 

 

 

https://www.vie-publique.fr/eclairage/24088-le-surtourisme-quel-impact-sur-les-villes-et-sur-lenvironnement

 

 

 

 

Eloge de ceux qui ne partent pas...
Partager cet article
Repost0
5 juillet 2024 5 05 /07 /juillet /2024 11:49
Energies Désespoirs, un monde à réparer...

Énergies Désespoirs, un monde à réparer : une exposition présentant des mondes qui s’effondrent et d’autres qui sont reconstruits et réparés collectivement.

Fruit d’un dispositif collaboratif entre l'agence d'architecture Encore Heureux, la section de recherche en Anthropocène de l'École urbaine de Lyon et l'artiste Bonnefrite, l'exposition compose une forêt de 120 affiches peintes. Aux 60 peintures de désespoirs en noir et blanc répondent 60 peintures d’énergies en couleur, disposées dos à dos, explorant ainsi deux versants de notre planète en mouvement.

 

On apprend ainsi qu'à ce jour, aucune mesure d'ampleur internationale n'a été prise pour stopper la crise climatique... 

 

Un panneau alerte sur le fait que la moitié de la population mondiale sera exposée à des températures mortelles d'ici 2100.

 

Autres informations inquiétantes : 200 fermes disparaissent chaque semaine en France. Près de 56 % de paysans et paysannes européens ont plus de 55 ans. Leur futur départ à la retraite laisse toute la place à l'industrie agroalimentaire qui rachète leurs terres, entraînant ainsi l'accroissement des monopoles et les monocultures.

 

La destruction des écosystèmes accroît le risque de pandémie...

 

Soignez-vous ! Mangez du poisson ! Mais les poissons ingèrent de nombreuses molécules chimiques : dans l'eau de mer, dans la chair des moules et dans les muscles des poissons, des scientifiques ont trouvé des traces d'ibuprofène, de carbamazépine et d'autres antibiotiques.

 

L'eau est désormais cotée en bourse, une menace pour son statut de bien commun : en 2020, Wall Street offre la possibilité à ses actionnaires d'acheter de l'eau au même titre que l'or, le pétrole ou le blé.

 

Jamais autant de murs n'ont été construits pour séparer les populations...

 

La lune et les grands fonds marins sont les nouveaux territoires de la prospection minière...

 

La fonte des sols gelés doublera la quantité des gaz à effet de serre...

 

Des expérimentations hasardeuses pour contrôler la météo sont menées sans débat public : la Chine, pour pallier les sécheresses dans le nord, développe un programme d'ensemencement des nuages...

 

La fonte des glaciers de l'Antarctique s'accélère : cette accélération comporte le risque d'une élévation du niveau de la mer et le déplacement de millions de personnes dans le monde.

 

Les pesticides tuent les abeilles et compromettent notre sécurité alimentaire... 80 % des cultures dans le monde dépendent directement des pollinisateurs dont les abeilles...

L'artificialisation des sols progresse et dégrade les milieux.

 

Les mégafeux échappent à tout contrôle par leur échelle et leur intensité : Amazonie, Californie, Australie, Sibérie, des incendies de plus en plus fréquents.

 

En France, 3 lignes de trains de nuit circulent contre 67  il y a 20 ans.

 

Un sapin de Noël reçoit 80 à 100 traitements chimiques...

Le moustique est l'animal le plus dangereux pour l'être humain et le réchauffement climatique accélère son développement.

 

Et voici quelques mesures pour essayer de réparer le monde :

Nous redécouvrons la consigne : très utilisée en France jusque dans les années 60, la consigne permet de réduire à la fois les déchets et le coût des produits par la réutilisation des emballages : la Suède l'a mise en place depuis de nombreuses années sur les canettes et les bouteilles en plastique.

Nous élargissons la sécurité sociale à l'alimentation : Mettre en place la Sécurité sociale de l'alimentation (SSA) consiste à reconnaître l'alimentation comme un droit universel, établi sous la forme d'une carte vitale d'alimentation créditée de 150 euros par mois et par citoyen·ne pour acheter des produits de qualité, conventionnés démocratiquement.

Nous poursuivons nos dirigeants en justice pour inaction climatique...

Nous révolutionnons la comptabilité des grandes entreprises : changer le mode de calcul des performances des grandes entreprises, avec la prise en compte du capital naturel et du capital humain, aux côtés du capital financier.

Nous inventons des machines agricoles en Open Source : pour s'émanciper de l'industrialisation de l'agriculture, l'Atelier Paysan propose aux agriculteurs des formations d'auto-construction d'outils.

Nous cultivons des micro-organismes pour régénérer les sols agricoles : la science des biostimulants permet de renforcer les plantes, de fertiliser les sols stériles et ainsi d'utiliser moins d'engrais.

Nous concevons des logements solidaires et non spéculatifs.

Nous ouvrons la recherche scientifique aux observateurs volontaires.

Nous créons des supermarchés coopératifs : des clients coopérateurs participent au fonctionnement du magasin, en donnant chaque semaine quelques heures de leur temps, pour disposer de produits à prix abordable.

Nous inventons la première coopérative ferroviaire d'Europe...

Nous créons des monnaies locales : non spéculatives, elles encouragent et soutiennent les échanges locaux...

Nous échangeons des semences paysannes : cette circulation des semences constitue un vivier de résistance à la mainmise de l'agro-industrie.

Nous ouvrons un restaurant solidaire dans un ancien McDo.

Nous plantons des forêts comestibles. 

Nous plantons des micro-forêts en milieu urbain.

 

De multiples actions utiles, on le perçoit,  mais sont-elles à la hauteur des enjeux et des risques que génère le changement climatique ?

 

 

https://www.104.fr/fiche-evenement/encore-heureux-energies-desespoirs.html

 

https://www.instagram.com/nimes.sillustre/p/C8FOTf4iaui/?img_index=1

 

Partager cet article
Repost0
5 juin 2024 3 05 /06 /juin /2024 09:11
Etre attentif à la beauté...

 

La beauté est présente partout : dans la nature, dans un air de musique, dans un tableau, un spectacle de théâtre, etc.

Mais souvent, dans notre monde moderne, nous ne savons plus être attentifs à la beauté : bousculés et emportés dans un monde d'images qui défilent, nous ne savons plus contempler ce qui est beau, toutes les splendeurs du monde...

Un coucher de soleil, une fleur, un paysage, un oiseau, la forme des nuages, les arbres, le murmure des oiseaux, celui de l'eau qui ruisselle, une lecture, une belle musique...

Or, la beauté est essentielle : elle nous apaise, nous console, nous apporte un réconfort unique et si précieux...

La beauté nous aide à vivre...

Emportés par un flot d'informations souvent malheureuses, nous oublions de regarder ce qui nous entoure, nous oublions souvent de cultiver la beauté.

 

Comme l'écrit si bien Laurence Devillairs dans son ouvrage La Splendeur du Monde :"On nous propose toutes sortes d'exercices spirituels et de sagesse, censés nous faire méditer, changer, nous améliorer. Mais on néglige les exercices esthétiques, l'éducation à la beauté, tout ce qui permettrait d'ouvrir et d'aiguiser notre sensibilité. Parce que voir s'apprend, et que voir est une expérience incomparable où se mêlent tous les sens, le corps et l'intelligence aussi.

 

C'est cette conviction que je voudrais partager, parce que je l'ai éprouvée : au quotidien, l'attention au beau qui m'entoure m'a transformée. C'est la plus certaine des consolations, le plus immédiat des bonheurs.

La splendeur du monde est là, à portée de regard, et je l'avoue sans hésiter, c'est pour moi l'une des dernières raisons d'espérer..."

 

Trop souvent, la beauté nous échappe, nous ne savons plus la voir : le regard émoussé par une multitude d'images, la beauté évidente du monde ne nous touche plus.

Il nous faut réapprendre à voir, à écouter, à sentir et ressentir... Il nous faut prendre le temps de contempler, de goûter, de savourer le monde et ses splendeurs..

 

Et Laurence Devillairs ajoute : "Il n'y aura pas de défense de la nature, sans rapport esthétique à la nature. D'abord il faut se dire : c'est beau et quand on dit : c'est beau, il y a quelque chose d'éthique, de moral, d'existentiel et d'écologique qui se passe. Donc l'écologie, elle devra être esthétique ou elle ne sera pas..."

 

 

 

A lire : La Splendeur du Monde de Laurence Devillairs

 

https://www.babelio.com/livres/Devillairs-La-splendeur-du-monde-Aller-a-la-rencontre-de-la-/1651705

 

 

 

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2023 1 02 /10 /octobre /2023 12:05
"Moi, la bagnole, je l'adore !"

 

 Interrogé par TF1 et France 2, le dimanche 24 septembre, Emmanuel Macron s'est livré à une véritable déclaration d'amour à la "bagnole", lors d'un entretien censé être consacré à l'écologie :  "Ce qui est très important pour nous Français, c’est que… On est très attaché à la bagnole. On aime la bagnole. Et moi, je l’adore..."

 

Et pourtant, la voiture individuelle est aujourd’hui la première source de gaz à effet de serre en France et  ses émissions stagnent désespérément, notamment à cause de la mode des SUV. Et la France a investi deux fois plus dans la route que dans le rail en 20 ans, selon Greenpeace. 

A l'heure où notre planète subit les conséquences dramatiques du changement climatique, est-ce bien raisonnable de faire l'éloge de la voiture ?

75 % des actifs français utilisent encore leur voiture pour se rendre au travail.

 

On voit encore trop souvent  sur nos écrans de nombreuses publicités pour de "grosses bagnoles".

Faire l'éloge de la bagnole, est-ce là une façon d'inciter les Français à limiter leurs déplacements, à se tourner vers d'autres modes de transport plus écologiques ?

 

Et on perçoit aussi dans les propos d'Emmanuel Macron une volonté d'utiliser un langage familier qui serait celui du peuple avec le mot "bagnole" : un peu de démagogie sans doute ?

 

En tout cas, un tel discours a de quoi surprendre, à l'heure où la planète souffre de trop de pollutions.

"Magnifier la voiture, fût-ce même les modèles électriques, en pleine crise écologique ? Sur France Inter le lundi 25 septembre, Jean Jouzel, qui a reçu en 2002 la plus haute distinction scientifique française, la médaille d’or du CNRS, a reproché au chef de l’État cette sortie anachronique. "Parler de la voiture comme le fait le président, (...) ça pose des questions sur la manière dont on va atteindre la neutralité carbone dans le transport", s’est ainsi inquiété le spécialiste.

 

De fait, cette déclaration est malvenue : nos villes sont saturées de voitures, la pollution est source de stress, de maladies...

La voiture, à l'origine outil de liberté, devient une entrave : on ne sait plus où se garer, les embouteillages se multiplient dans nos villes, parfois même sur les autoroutes pendant le rush des vacances...

De plus, les prix des carburants atteignent des niveaux records : comment les Français modestes qui doivent utiliser leur voiture pour travailler peuvent-ils s'en sortir ?

 

A quand une vraie politique écologique qui favoriserait les transports en commun ? A quand une véritable incitation à utiliser des transports en commun par la gratuité ? A quand le développement de pistes cyclables ?

Les beaux discours ne peuvent suffire alors que le réchauffement climatique se fait de plus en plus évident, avec des températures anormalement élevées pour un début de mois d'octobre.

 

 

 

https://www.terrestres.org/2023/09/25/jadore-la-bagnole-andre-gorz-repond-a-macron/

 

"Moi, la bagnole, je l'adore !"
Partager cet article
Repost0
19 juillet 2023 3 19 /07 /juillet /2023 09:14
La voiture électrique : la solution ?

 

Désormais, il est question de tout miser sur l'électrique...  en Europe, où la vente de voitures neuves carburant à l’essence ou au diesel sera interdite à partir de 2035, le modèle le plus vendu est désormais la Tesla Y. 

Quelle folie !

Il faudrait d'abord questionner nos usages de la voiture : il suffit de regarder les encombrements de nos villes saturées et surchargées de voitures... dans la plupart des véhicules, une seule personne : le conducteur ou la conductrice...

Pour le moindre trajet, les gens ont pris l'habitude d'utiliser leur voiture au lieu de marcher...

 

Ainsi, la voiture, outil de liberté est devenue un instrument d'aliénation et de contraintes... difficile de circuler ou de se garer dans la plupart des grandes villes. 

De plus, rien qu’en France, le transport produit 30 % de nos émissions de gaz à effet de serre, dont la moitié vient de nos voitures individuelles.

 

Quant à la voiture électrique, elle n'empêchera évidemment ni les difficultés de circulation, ni les problèmes de parking...

Et, quel que soit son moteur, une auto reste un tas de ferraille de plus d’une tonne, dont la seule fabrication consomme quantité d’énergie et de matières premières. La voiture électrique engendrera d'autres pollutions toxiques...

 

Ce qu'il conviendrait de promouvoir, ce sont les transports en commun, la marche, le vélo...

Mais on est loin...

On remplace un problème par un autre... c'est absurde...

 

Nous vivons dans un monde de production capitaliste : il s'agit désormais de produire des véhicules électriques en grand nombre pour satisfaire à la demande.

Des véhicules très chers, très sophistiqués, des engins qui ne seront pourtant pas accessibles pour tout un chacun...

 Le risque d’une société à plusieurs vitesses existe, avec d’un côté ceux qui auront les moyens de changer de véhicule, et de l’autre, ceux qui ne les auront pas.

Là aussi, des emplois seront créés, mais beaucoup d’autres détruits, dans une filière qui en compte des centaines de milliers, avec des reconversions souvent compliquées...

 

Quant à l'électricité "verte", on est encore loin  du compte et du "conte"... Bien que la voiture électrique en tant que telle ne pollue pas, sa fabrication, quant à elle, pollue plus que pour une voiture traditionnelle. L’extraction de certains matériaux nécessaires à la fabrication des batteries ainsi que leur construction sont facteurs de pollutions.

Le tout électrique ? Les chinois et tout ce que la planète compte de pays non nucléarisés vont donc brûler du gaz et du charbon pour "tout électrifier" ? Et c'est écologique ?

On nous annonce aussi pour le premier août une augmentation de 10% du prix de l'électricité, et ce n'est qu'un début...

 

La voiture électrique est-elle vraiment une panacée, comme on veut nous le faire croire ?

 

 

Sources :

https://www.nouvelobs.com/edito/20230713.OBS75696/tout-miser-sur-la-voiture-electrique-attention-virage-glissant.html

 

https://www.nouvelobs.com/economie/20230713.OBS75707/avec-la-voiture-electrique-les-mecanos-a-la-casse-je-refuse-d-en-toucher-meme-pour-changer-un-pneu.html

 

 

 

 

 

La voiture électrique : la solution ?
Partager cet article
Repost0
12 juillet 2023 3 12 /07 /juillet /2023 09:50
Trop de touristes !

 

De nombreux sites touristiques sont dégradés par un afflux massif de touristes, les navires géants de croisière sont sources de nuisances et de pollution... Le Mont Saint-Michel connaît une affluence record... Même le Mont Blanc est assailli par les touristes !

 

"Le surtourisme est devenu une plaie ! Parce que le touriste est un mouton, il aime suivre les autres touristes, aller là où on lui dit d'aller, les touristes s'entassent toujours aux mêmes endroits...

 

Le tourisme abîme les paysages, dégrade les chemins de randonnée, répand bouteilles en plastique et emballages, fait fuir les poissons, arrache les fleurs, tire beaucoup la chasse d'eau, prend trop de douches, a besoin de piscine et émet du carbone...

 

Alors, il ne faut pas aller très loin pour observer tout cela : le tourisme est, chez nous, en France, responsable de 11% des émissions de gaz à effet de serre.

En été, là où le touriste aime à s'agréger, à s'agglutiner, la consommation d'eau triple par rapport à la moyenne nationale alors que la consommation d'énergie quadruple. Quant à la production de déchets, c'est 27% en plus par rapport à la moyenne nationale.

 

Alors, pour s'adapter, les communes touristiques surdimensionnent leurs usines de traitement de déchets et de traitement des eaux usées et de potabilisation pour les seuls besoins des touristes, aux frais des contribuables locaux.

350 litres d'eau par nuitée pour un touriste en moyenne dans le monde, en France 230 litres par nuitée, alors que notre consommation pour un simple citoyen est de 150 litres par jour...

 

En mer, maintenant : en France, pays maritime, 13 millions de personnes font du bateau à voile ou à moteur, cela représente un peu plus d'un million de bateaux immatriculés qui ne sortent qu'entre 10 et 30 jours par an depuis 500 installations portuaires et autant de portions du littoral qui ont été bétonnées, polluées aux dépens des herbiers de posidonies de Méditerranée.

Les posidonies sont des plantes à fleurs sans lesquelles les trois quarts des espèces littorales de la Méditerranée n'auraient ni gîte ni couvert...

Or, la posidonie est arrachée par les ancres des bateaux. A force, la posidonie disparaît,  les poissons s'en vont et avec eux, le sédiment marin qui n'est plus retenu par les racines de la posidonie."

 

Le risque à l'avenir : limiter les accès en faisant payer ces accès aux touristes... Dès lors, le tourisme sera réservé aux plus riches...

 

 

 

Sources :

https://tv.marianne.net/focus/l-idee-a-la-con-le-tourisme

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/tourisme/tourisme-de-masse-les-paquebots-ont-ils-encore-un-avenir_5926403.html

 

https://www.lepoint.fr/culture/le-mont-saint-michel-vers-une-frequentation-record-en-2023--23-05-2023-2521343_3.php

 

Trop de touristes !
Partager cet article
Repost0