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16 octobre 2023 1 16 /10 /octobre /2023 11:58
Le terrorisme islamiste a encore frappé l'école...

 

Il s'appelait Dominique Bernard, c'était un professeur de lettres apprécié de ses élèves, de ses collègues. Il a été sauvagement attaqué au couteau par un islamiste.

Ce professeur a été assassiné devant son lycée par un fiché S : l'école, le savoir, la culture encore ciblés par un fou de Dieu fanatisé.

 

Trois ans après l'assassinat de Samuel Paty, perpétré le 16 octobre 2020, la communauté éducative est encore confrontée à l'horreur de l'islamisme radical qui tue, qui méprise la vie humaine.

Nul doute que la guerre qui se déroule actuellement à Gaza, après les attentats du Hamas en Israël, a servi de prétexte pour ce passage à l'acte.

Un échec et une impuissance face à cette barbarie...

 C'est l'obscurantisme qui cherche à s'imposer, une force aveugle, meurtrière, qui méprise tout ce qui n'appartient pas au domaine religieux.
Le fanatisme est à l'oeuvre : il fait fi de la culture, de l'humanisme, de l'histoire.

Ce fanatisme déclare la guerre à notre école, s'attaque aux enseignants, à la laïcité, à toutes les valeurs portées par l'éducation et par des enseignements formateurs et essentiels.

 

Et devant ces attaques réitérées, alors que les enseignants ont peur désormais d'évoquer certains sujets, on constate une fois de plus l'impuissance de l'état : des fichés S sont en liberté sur notre sol.

Et même s'ils sont surveillés, ils restent potentiellement dangereux.

La famille de ce terroriste Mohamed  Mogouchkov devait être expulsée mais des associations le MRAP, la Climade, et d'autres collectifs ont fait pression pour que cette famille ne soit pas expulsée, et les autorités ont cédé aux pressions de ces associations.

On voit le résultat de ce laxisme : un enseignant assassiné, trois autres personnes blessées, un professeur d'EPS, un agent technique et un agent d'entretien.

L'agresseur est "entré dans le lycée où il a entamé un périple, se rendant notamment dans la cour", créant un mouvement de panique parmi les élèves, selon des témoins, et il "s'est alors trouvé en présence de plusieurs personnes, notamment un agent technique qu'il a blessé de plusieurs coups de couteau, et un agent d'entretien qui a également été blessé lors de cette scène.

 

De plus en plus, les profs ont peur, ils ont peur d'évoquer certains sujets devant leurs élèves : Jean-Pierre Obin, ancien inspecteur de l'Education nationale a recueilli les témoignages des professeurs qui baissent la tête par crainte des réactions d'élèves et de parents. Pendant que ces petits et grands renoncements se multiplient dans les classes, c'est l'école républicaine qui souffre et la laïcité qui se réduit comme peau de chagrin...

Ce lundi matin, le collège-lycée de Dominique Bernard à Arras a été évacué en raison d'une alerte à la bombe. Une menace qui se perpétue, la peur qui s'installe.

 

 

 

Sources :

 

https://www.lepoint.fr/societe/bernard-ravet-enseigner-est-aujourd-hui-un-metier-a-risque-15-10-2023-2539394_23.php

 

https://www.babelio.com/livres/Obin-Les-profs-ont-peur/1572712

 

Le terrorisme islamiste a encore frappé l'école...
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13 septembre 2023 3 13 /09 /septembre /2023 10:45
Rentrée scolaire : on manque de profs !

 

Le syndicat Snes-FSU révèle, par le biais d’une enquête réalisée dans 500 établissements, qu’il manque au moins un enseignant dans la moitié des collèges et des lycées.

 "Un professeur devant chaque classe." Cette double promesse d’Emmanuel Macron et du ministre de l’Éducation Gabriel Attal pour la rentrée était visiblement de la communication. Une semaine après la reprise des cours, des professeurs manquent à l'appel.

 

Comme l’année dernière, l’académie de Créteil est la plus touchée, avec, au 7 septembre, au moins un professeur manquant dans 60 % des établissements. "En ce moment, il y a des élèves qui ont des trous dans leur emploi du temps, a rappelé la présidente du syndicat Sophie Vénétitay sur Franceinfo lundi 11 septembre. On a distribué des emplois du temps à nos élèves avec écrit M. X, Mme Y. C’est un véritable scandale."

L'académie de Créteil, qui s'étend sur trois départements (le Val-de-Marne, la Seine-et-Marne et la Seine-Saint-Denis) fait pourtant déjà appel à de nombreux contractuels. Les académies d'Orléans-Tours, de Normandie ou la ville de Nantes sont également concernées. Cette pénurie d'enseignants touche particulièrement les mathématiques, mais aussi l'anglais et les sciences de l'ingénieur.

 

Evidemment, ce métier n'est plus attractif comme il pouvait l'être autrefois.

Une crise des vocations qui ne s'explique pas que par le salaire...

Un métier de plus en plus exigeant, avec toujours plus de tâches administratives, une pression des parents, un manque de perspectives, et un manque de considération de la part de l'administration, des classes de plus en plus chargées...

 

La pédagogie du moindre effort a fait aussi des ravages : oui, apprendre demande des efforts, un travail soutenu, de la concentration... et il n'est pas incongru d'exiger l'attention des élèves.


L'école subit, depuis des années, un assaut de la part de pédagogues qui visent à nier la notion d'effort : pendant des décennies, a régné la pédagogie de la découverte : l'enfant devait découvrir, par lui-même, le savoir, sans trop d'efforts...


On a voulu simplifier l'orthographe, alléger la grammaire, la rendre attractive, on a gommé des difficultés pour que l'élève se sente plus à l'aise.

Mais à force de gommer et d'effacer les obstacles, les élèves perdent aussi le goût de l'effort et de la persévérance.
 

Ainsi, de plus en plus d'enseignants renoncent à exercer ce métier et tentent de se reconvertir.

En dix ans, le nombre de départs volontaires dans l'enseignement a été multiplié par quatre. 

 

 

 

https://www.huffingtonpost.fr/life/article/rentree-2023-un-prof-absent-dans-pres-de-la-moitie-des-colleges-et-lycees-selon-une-enquete-du-snes-fsu_222893.html

 

https://www.lepoint.fr/education/rentree-il-manque-un-enseignant-dans-la-moitie-des-etablissements-francais-11-09-2023-2534930_3584.php

Rentrée scolaire : on manque de profs !
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4 septembre 2023 1 04 /09 /septembre /2023 11:40
Mais qu'ont-ils fait de ce métier admirable : le professorat ?

 

Qu'ont-ils fait de ce métier admirable : le professorat ?

Salaires trop faibles, réformes absurdes, mal pensées, incessantes, charges de travail de plus en plus lourdes, avantages supprimés...

Il n'est pas étonnant que les jeunes se détournent de ce beau métier...

Il n'est pas étonnant que certains enseignants démissionnent...

Disparus les IPES qui permettaient à de jeunes étudiants de s'engager dans la voie du professorat, tout en percevant un petit salaire, disparue la CPA qui offrait la possibilité, dès l'âge de 55 ans, de travailler à temps partiel avec 80% du salaire... sans parler de la retraite à 60 ans qui a disparu pour tous les salariés...

Un métier harassant, qui mobilise la pensée...

Et bien sûr, cette rentrée s'annonce difficile : de nombreux postes ne seront pas pourvus malgré les promesses d'Emmanuel Macron. Le chef de l’État a promis de mettre un "professeur devant chaque classe" dès la rentrée. Les Français n’y croient pas, vraiment pas.

Une promesse  irréaliste, au regard de la pénurie d’enseignants dont souffre le secteur, mais qui a été réitérée lors de sa conférence de rentrée par le nouveau ministre de l’Éducation nationale, Gabriel Attal.

Le gouvernement est dans la communication, comme souvent.

Il reste tant à faire pour restaurer l'attractivité de ce métier...

Les réformes se sont succédé au rythme des changements de gouvernement : aucune vue d'ensemble, aucune perspective à long terme...

 

On a connu Luc Chatel et ses suppressions de postes de fonctionnaires, mal réparties, mal pensées, on a connu Vincent Peillon et sa réforme chaotique des rythmes scolaires, on a connu Najat Vallaud-Belkacem et sa réforme désastreuse du collège...  l'enseignement du latin et du grec avait été amoindri et réduit à peau de chagrin car intégré dans les fameux EPI, ou Enseignements pratiques interdisciplinaires.

 

Et plus récemment Jean-Michel Blanquer nous promettait une école de la confiance... Certes, il semblait vouloir donner la priorité à l'école primaire, mais sa réforme du lycée et du baccalauréat se présentait comme un véritable casse-tête : très complexe, elle a été difficile à mettre en place.

 

 Etonnamment, cette réforme du lycée initiée par Jean-Michel Blanquer avait consisté à supprimer les maths en classe de première, sauf pour les élèves qui choisissaient cet enseignement de spécialité.

Curieuse décision, tout de même ! Alors que les mathématiques paraissent essentielles dans notre monde numérisé, cette discipline n'était plus obligatoire au lycée, dès la classe de première !

On a vu aussi comment les épreuves de spécialité organisées au mois de mars démobilisaient les élèves qui séchaient les cours de fin d'année.

 

Face à toutes ces réformes qui se succèdent, se contredisent, les enseignants se retrouvent bien seuls et bien démunis.

Il serait temps de fixer une politique éducative à long terme, sur laquelle les différents partis se mettraient d'accord et qui pourrait être appliquée, quel que soit le gouvernement qui arrive au pouvoir.

Les enseignants ne sont pas des girouettes et on ne peut, ainsi, sans arrêt perturber leur travail si complexe.

Dans un domaine aussi important que l'Education, tant d'expérimentations hâtives sont vraiment intolérables.

 

Sources :

 

https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/un-prof-devant-chaque-classe-les-francais-sceptiques-sur-la-promesse-de-macron-pour-la-rentree-exclusif_222415.html

 

 

https://www.nouvelobs.com/education/20220831.OBS62569/il-y-a-plus-de-benefices-a-s-orienter-vers-une-carriere-dans-le-prive-pourquoi-les-etudiants-en-maths-ne-veulent-pas-devenir-profs.html

 

 

Mais qu'ont-ils fait de ce métier admirable : le professorat ?
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26 juillet 2023 3 26 /07 /juillet /2023 09:44
Emmanuel Macron a parlé dans le poste...

 

C'est à distance, alors qu'il était en déplacement à Nouméa, qu'Emmanuel Macron a répondu aux questions de deux journalistes...

Un discours convenu dans le poste... une interview enregistrée en distanciel, les deux journalistes qui l'interrogeaient étant à Paris, ce qui enlevait de la spontanéité et de la fluidité dans les échanges...

Un format inédit, très déroutant, des effets de lenteur, une grande pesanteur, quelque chose de très contraint : un choix de communication désastreux.

 

Une interview qui arrive au moment où les Français sont en vacances, le 24 juillet... et donc avec une audience limitée d'autant qu'elle était diffusée lors du journal de 13 heures.

On a une impression d'une certaine impréparation, et d'une certaine inefficacité... 

Eh oui, Emmanuel Macron aime parler dans le poste... pour reprendre ce qu'il reprochait lui-même à ses ministres...

Voilà un grand paradoxe !

 

Et bien sûr, peu d'annonces, une impression de piétinement...

En raison de la distance et du duplex, les journalistes ne pouvaient pas interrompre le Président pour demander des précisions, bref une fausse interview, un discours convenu.

Rien de nouveau dans cette intervention : Emmanuel Macron répète les grands chantiers à venir, parmi lesquels, par exemple, l'école...

Et à nouveau, il réitère ses "propositions" pour l'école...

Et blablabla et blablabla.

"Un professeur devant chaque classe à la rentrée !" Mais dans quelles conditions ? Et avec quelle "efficacité" ?

C'est donc le fameux "pacte" proposé aux enseignants...

 Emmanuel Macron a encore rappelé que les enseignants "prêts à en faire davantage" , notamment devoirs faits ou le remplacement de collègues, verront leur rémunération encore accrue.

C'est encore et toujours le "travailler plus pour gagner plus."

 

Mais comment les enseignants déjà surchargés de travail pourraient-ils dignement et efficacement remplacer des collègues absents ?

On croit rêver en entendant un tel discours si éloigné des réalités du terrain que connaissent les professeurs !

 

Un métier dévalorisé et déconsidéré depuis des années... si dévalorisé que le ministère peine à recruter des candidats aux concours d'enseignement...

Un métier affaibli par une succession de réformes désastreuses, et notamment celle du Baccalauréat et du lycée initiée par Jean Michel Blanquer, ministre d'Emmanuel Macron.

 

 

Source :

https://www.france.tv/france-5/c-dans-l-air/5076765-emission-du-lundi-24-juillet-2023.html

 

 

 

 

Emmanuel Macron a parlé dans le poste...
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17 juillet 2023 1 17 /07 /juillet /2023 12:10
Le retour de l'orthographe ?

 

Le ministre de l'Education a précisé qu'un "chantier" allant de l'école primaire jusqu'au bac serait lancé pour améliorer l'orthographe des élèves. Il serait temps !

Est-ce un simple effet d'annonce ? On peut le craindre...

Depuis des décennies, l'orthographe a été négligée à l'école... 

L'enseignement de l'orthographe a été sacrifié, depuis des années : on a fait semblant de "faire" de l'orthographe, mais cet enseignement s'est peu à peu effacé.

 

La grammaire jugée rébarbative, l'orthographe considérée comme trop difficile ont été délaissées par les pédagogues qui dirigent l'Education nationale.

 

Pourtant, la grammaire est essentielle dans la compréhension d'une langue, de son fonctionnement, de ses structures...

Pour maîtriser une langue, il faut en connaître tous les ressorts, toutes les nuances, toutes les subtilités.

 

Certains élèves ne savent pas distinguer un futur de l'indicatif et un conditionnel, beaucoup ne connaissent pas la conjugaison du passé simple, ce qui donne lieu à des barbarismes grossiers. Les fautes d'accord élémentaires sont fréquentes. Les confusions entre participe et infinitif se multiplient.

Il serait temps de redonner leur place à l'orthographe et à la grammaire : les élèves ont besoin qu'on leur enseigne les règles essentielles pour un bon usage de leur langue.

 

Evidemment, l'apprentissage de l'orthographe demande des efforts, de l'attention, de la concentration... autant de qualités qui se perdent à une époque où triomphent les images...

Avec l'avènement de Chat GPT, les enseignants vont avoir bien des difficultés pour motiver les élèves et les inciter à l'effort...

 

Le ministre de l'Education nationale, Pap Ndiaye, s'est dit favorable dimanche 9 juillet à une prise en compte des fautes de français dans la notation des copies du bac dans les années à venir. "A partir d'un certain niveau de langue trop problématique", quelle que soit la qualité de la copie, celle-ci ne pourrait ainsi ne pas dépasser une certaine note, a-t-il prévenu lors d'une interview.

 

Mais tout cela va prendre beaucoup de temps, au vu du niveau de nombreux élèves ! 

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/bac/bac-pap-ndiaye-favorable-a-une-notation-plus-severe-de-l-orthographe_5940176.html

 

 

 

Le retour de l'orthographe ?
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22 mai 2023 1 22 /05 /mai /2023 12:38
Encore une pénurie d'enseignants...

 

Ce n'est pas étonnant, il fallait s'y attendre : le ministère a encore de grandes difficultés pour recruter des enseignants. Les annonces de Pap Ndiaye pour la revalorisation du métier ont déçu...

Et pour cause : en fait de revalorisation, le ministre a surtout proposé aux enseignants de travailler plus pour gagner plus.

 

"Les écoles primaires auront-elles suffisamment d'enseignants à la rentrée ?

Au vu des premiers résultats des concours pour devenir professeur des écoles, on peut en douter...

Dans certaines académies, les candidats admissibles aux épreuves orales sont moins nombreux que les postes ouverts par le ministère de l'Education nationale.

A ce jour, le problème de pénurie des enseignants est loin d'être résolu : une rentrée qui s'annonce particulièrement difficile à commencer par l'académie de Créteil où on dénombre pas moins de 737 candidats admissibles à l'oral alors que 1166 postes de professeurs sont à pourvoir !

Idem dans celle de Versailles, la plus grande académie de France : là ce sont 833 postulants qui ont franchi les écrits pour 1285 places à pourvoir

Les départements d'outremer ne sont pas non plus épargnés à l'image de la Guyane où l'on compte le plus grand nombre de décrocheurs, avec 80 admissibles pour 165 postes...

 

On est donc bien loin du grand choc d'attractivité voulu par le ministère de l'Education qui comptait beaucoup sur les hausses de rémunération des professeurs pour attirer plus d'enseignants.

La secrétaire générale du SNUipp le constate : "Les enseignants ont compris que cette hausse  des salaires est un leurre. On a annoncé 6% d'augmentation pour toutes et tous et on n'y sera pas. Et dans le même temps, on annonce que pour gagner plus, il faudra travailler plus, donc les futurs enseignants ne sont pas dupes de ce qui se passe au niveau du ministère de l'Education nationale.

Ensuite, ce sont aussi les conditions de travail, l'exercice du métier qui doivent être revus avec un nombre d'élèves par classe difficile, avec des remplacements qui ne se font pas, donc on se retrouve avec  plus d'élèves dans les classes. On a des conditions difficiles."

 

De son côté le ministère qui a été contacté n'a pas souhaité répondre aux questions des journalistes. Il a précisé qu'il attendait les résultats définitifs du concours prévu en juillet pour s'exprimer.

 

En attendant, ce sont pas moins de mille postes qui pourraient manquer à la rentrée rien que dans les académies de Créteil, Versailles et de Guyane..."

 

Mieux vaut éviter d'évoquer les problèmes : on a l'impression fâcheuse que le ministère fait la sourde oreille et préfère temporiser au lieu de s'attaquer aux vraies difficultés...

 

Source :

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-lundi-15-mai-2023-3008109

 

 

 

 

Encore une pénurie d'enseignants...
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26 avril 2023 3 26 /04 /avril /2023 09:40
Sauver la grammaire...

 

Pour l’association Sauver les Lettres, l’enseignement de la grammaire à l’école a été sacrifié depuis des années...

La grammaire n'est pas à la mode : elle paraît trop austère. Elle est pourtant essentielle à la compréhension de notre langue...

 

L' Education nationale a sans cesse réformé la grammaire, les différentes terminologies, apportant ainsi la confusion et le trouble.

Un simple exemple : dans la dernière terminologie officielle publiée sur le site du ministère, dans la phrase "Je vais à Paris", "à Paris"  est analysé comme un COI (complément d’objet indirect) du verbe aller, et non comme un complément circonstanciel de lieu, comme on l'enseignait autrefois.

Et pourtant, il paraît essentiel pour une bonne compréhension de l'analyser comme un complément de lieu...

 

L’apprentissage formel de la langue occupe moins d’heures que jadis, les programmes ayant régulièrement exigé que moins de temps soit consacré à l’orthographe et davantage à la production d’écrits. Sans résultats concernant celle-ci.

Sont aussi relevées des difficultés en conjugaison. La maîtrise des variations du verbe réclame une pratique  continue, pas seulement des exercices ponctuels. C’est évidemment à l’écrit que se manifestent les difficultés en conjugaison et en orthographe, pas à l’oral.

 

Je me souviens de la visite d'un inspecteur alors que j'enseignais en collège : il me reprochait alors d'avoir consacré une heure de cours à une leçon de grammaire pure portant sur la notion d'attribut. Ce n'était pas assez ludique, sans doute...

Selon lui, il fallait grappiller dans les textes lus en classe quelques exemples de cette fonction grammaticale et expliquer cette notion à l'occasion de ces lectures...

Donc, pas de leçons apprises par coeur, et surtout pas un temps long consacré à la grammaire...

 

On en voit les résultats de nos jours : de nombreux élèves ne maîtrisent pas leurs conjugaisons, ont des difficultés pour accorder les verbes, comprennent mal les textes et les énoncés...

Bien évidemment, ces difficultés sont dues à un certain laxisme, à une volonté de réduire le niveau d'exigence.

Or, il est important que les élèves soient confrontés à des difficultés, à des efforts car l'échec est aussi un apprentissage.

Il est temps de remettre à l'honneur la grammaire, l'orthographe, les conjugaisons, la valeur des temps, des modes...

Il est temps de rétablir de véritables leçons de grammaire...

 

 

Source :

 

https://www.nouvelobs.com/opinions/20230307.OBS70410/plaidoyer-pour-une-grammaire-scolaire.html

 

 

 

Sauver la grammaire...
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19 avril 2023 3 19 /04 /avril /2023 09:43
Les propos d' Emmanuel Macron sur l'éducation : du mépris !

 

On croit rêver en entendant cet extrait du discours d'Emmanuel Macron !

"L'éducation nationale doit renouer avec l'ambition d'être une des meilleures d'Europe. Dès la rentrée, notre école va changer à vue d'oeil pour les enseignants qui seront mieux rémunérés, pour les élèves qui seront davantage accompagnés en français, en mathématiques pour leurs devoirs et pratiqueront plus de sport à l'école, pour les parents qui verront le remplacement systématique des enseignants absents..."

 

Et par quel miracle Emmanuel Macron va-t-il faire en sorte de régler le problème du remplacement des profs absents ?

Le ministère peine à recruter des enseignants, une catégorie professionnelle déconsidérée, sous payée, méprisée.

Est-ce qu'il envisage de faire remplacer les profs absents par des collègues en fonction, déjà surchargés de travail ?

Pour Macron,  la revalorisation passe effectivement par du travail supplémentaire, à savoir les remplacements des professeurs absents. Ce n’est pas de la revalorisation mais un travail supplémentaire mal rémunéré...

C'est une façon d'évacuer le problème...

 

Emmanuel Macron promet aussi de meilleures rémunérations pour les enseignants !

Il serait temps, mais, en fait, cette meilleure rémunération ne sera donnée aux enseignants que s'ils acceptent de travailler plus.

Travailler plus pour gagner plus : on connaît ce slogan de l'ultra libéralisme.

 

Encore une fois, de fausses promesses, un discours creux, sans substance, sans consistance...

"Notre école va changer à vue d'oeil", ose même affirmer Emmanuel Macron.

Mais par quelle formule magique ?

 

L'éducation est en détresse depuis des années : manque d'ambition, justement... 

Nivellement par le bas, diminution des exigences, suppression des difficultés, orthographe, grammaire négligées, alors que l'enseignement de la langue est essentiel.

De plus en plus le baccalauréat est bradé, les programmes rabotés, l'enseignement du latin et du grec sacrifié...

Un fiasco !

Bien sûr, de nombreux collègues fournissent un travail acharné, défendent leurs domaines de connaissances, se battent pour leurs élèves.

Mais l'éducation, comme l'hôpital connaissent un déclin et une crise sans précédent.

Les problèmes de discipline sont présents dans la plupart des établissements et ce, dans l'indifférence générale...

Les propos d'Emmanuel Macron montrent qu'il n'a pas pris la mesure des problèmes que connaissent les enseignants.

 

Pire encore : c'est du mépris, comment peut-on parler de revalorisation du métier des enseignants, alors qu'on leur demande de travailler toujours plus ? Ce n'est pas sérieux...

 

 

 

Les propos d' Emmanuel Macron sur l'éducation : du mépris !
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24 mars 2023 5 24 /03 /mars /2023 12:29
"C'est du vent ! Il fait sa com !"

 

Quel est le ressenti sur le terrain face au discours d'Emmanuel Macron, à 13 heures, ce mercredi 22 mars ?

 

"Dans le Var, à l'hôpital de Fréjus, un journaliste a suivi l'intervention d'Emmanuel Macron avec le personnel de l'hôpital...

Dans un local syndical de l'hôpital, on écoute attentivement le chef de l'état... une demi-heure d'interview, de tension : les visages fermés, les poings serrés.

 

"Bof, c'est du vent ! Voilà, il fait sa com..." dit une aide-soignante.

 

Et au bout du compte de la colère chez une femme agent de service hospitalier : "Un président qui n'écoute pas les Français et qui nous dit : de toutes façons, sa réforme passe et on discutera après."

 

C'est aussi ce que pense Nathalie Denis, aide-soignante depuis 30 ans :

"Pour moi, il méprise son peuple, j'ai encore réussi à être déçue, même si je pensais ne plus pouvoir être déçue par ce gouvernement. Il n'y a plus aucune confiance, même s'il y en avait très peu. On pensait encore avoir une démocratie et on sent qu'il n'y a plus de démocratie dans notre pays, voilà."

 

Dans cet hôpital, la mobilisation se poursuit. Même si le Président assure que la réforme sera appliquée, le secrétaire général de FO le dit :

"Elle va passer mais c'est pas grave, on reste motivé et tous les agents nous disent : "Bravo, c'est bien ce que vous faites, on vous soutient, il est hors de question qu'on baisse les bras, c'est une réforme qui va toucher toutes les générations, qui va toucher tous les Français à moyen et court terme. Donc, il est important plus que jamais de se mobiliser là maintenant."

De fait, l'hôpital est en souffrance dans notre pays : les urgences sont saturées, manque de personnel, épuisement, patients en danger...

Et cela fait des années que la situation se dégrade...

Et depuis des années, rien n'a été fait pour améliorer le quotidien des soignants.

 

Et qu'en pensent les égoutiers ?

"Dans l'obscurité, ces employés municipaux entretiennent les égouts. L'un d'entre eux, 50 ans, a 25 ans de métier et connaît une pénibilité quotidienne.

"On travaille accroupi, on sent déjà que ça commence à tirer sur les reins, on commence à être essoufflé déjà, alors que ça fait 10 minutes qu'on est là. Faire ça encore 12 ans, non, je ne crois pas, non."

Le milieu est humide, odorant et surtout très dangereux...

"Toutes les matières qu'on a ici, elles se décomposent, et cela forme des gaz qui sont très nocifs pour nous..."

Impossible d'améliorer les conditions de travail des égoutiers.

Reste la reconversion, l'autre option avancée par le chef de l'état... mais à 55 ans, un autre égoutier, Philippe Goujon ne s'en sent plus capable.

"J'ai commencé à travailler à 16 ans, j'ai peut-être pas la ressource de me former à des métiers nouveaux, parce que cela fait des années que j'ai pas été à l'école."

 

Autre exemple : la pénibilité est aussi omniprésente dans une marbrerie de l'Essonne : de la poussière, du bruit, mais aussi des plaques de 70 kg à porter.

"On est souvent accroupi chez le client, on a mal aux genoux, on a mal aux chevilles..."

A 28 ans, un de ces marbriers sait qu'il ne tiendra pas jusqu'à la retraite. Aucune machine ne peut le remplacer. Il a choisi de ne pas écouter le Président.

"Ces gens ne sont pas sur le terrain, ils ne savent pas de quoi ils parlent concrètement. Ils peuvent parler pénibilité, pour eux, ce sont des statistiques..."

 

Non, décidément, chez les Français aux métiers physiques, les mots d'Emmanuel Macron ne passent pas...

 

Pour ce qui est des enseignants, là encore les propos d'Emmanuel Macron sont hors sol : 

. « Je veux qu’à la rentrée prochaine, on puisse remplacer du jour au lendemain les profs absents dans les classes. Ce n’est pas le cas aujourd’hui dans beaucoup de collèges et de lycées », a déclaré Emmanuel Macron.

Vaines promesses ! 

"C’est un effet d’annonce qui est en déconnexion totale avec la réalité pédagogique, dénonce Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES-FSU, syndicat majoritaire du second degré. Concrètement, ça revient à demander au pied levé à un autre enseignant de l’établissement, qui ne connaît pas la classe ni l’avancée du programme, de remplacer son collègue. C’est mettre un adulte devant une classe, sans aucune considération pédagogique. C’est de l’affichage."

De plus, un projet prévoit d’augmenter les salaires des enseignants, à condition qu’ils remplissent de nouvelles missions, et bien sûr dans ces nouvelles missions, interviennent les remplacements de profs absents.

C'est une vision ultra libérale de l'éducation...

Tout cela n'est pas sérieux : les enseignants attendent une vraie revalorisation de leur métier, un métier qui connaît une désaffection inquiétante : le ministère peine à recruter de nouveaux professeurs.

 

Sources : à 8 minutes 38

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-mercredi-22-mars-2023-3566677

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/retraite/reforme-des-retraites/reforme-des-retraites-chez-les-francais-aux-metiers-physiques-les-mots-d-emmanuel-macron-ne-passent-pas_5726624.html

 

https://www.huffingtonpost.fr/life/article/remplacement-des-profs-reforme-du-lycee-pro-les-propos-de-macron-consternent-les-syndicats-d-enseignants_215592.html

 

 

 

"C'est du vent ! Il fait sa com !"
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20 mars 2023 1 20 /03 /mars /2023 13:22
Russie : jusqu'où ira l'endoctrinement des enfants ?

Des leçons de courage avec des armes de guerre, dès la maternelle en Russie ! On peut parler d'un véritable endoctrinement, et ce, dès le plus jeune âge...

 

"Des armes de guerre pour des enfants de maternelle : âgés d'à peine 5 ans, ils portent pour la première fois, des fusils bien trop grands pour eux... une opération de communication de l'armée, quelques heures, qu'on appelle dans les écoles "leçons de courage."

 

Pour former de bons citoyens, désormais, depuis septembre, tous les établissements scolaires de Russie commencent leur semaine de la même façon : lever de drapeau, et hymne national.

Dans un collège de Rostov proche de l'Ukraine, les élèves reçoivent ensuite leur cours de patriotisme obligatoire...

Des clips sur la valeureuse armée russe sont diffusés, ainsi qu' une allocution du président Poutine.

 

Au premier rang, un bureau flambant neuf a été installé : un hommage à un soldat de la région tué en opération.

"Il est un exemple de courage et nous garderons son souvenir comme nous préservons la mémoire des héros de la grande guerre patriotique." dit la prof d' histoire-géographie.

Seuls les meilleurs éléments peuvent s'installer à ce bureau.

"Il a été très brave, alors, il faut être digne pour s'asseoir à son bureau", déclare une fillette.

"Il a défendu sa patrie..." dit un jeune garçon.

 

Pour inaugurer la table que l'on retrouve dans chaque région, d'anciens militaires sont là pour réciter le discours officiel.

"La lutte n'est pas dirigée contre le peuple ukrainien, notre but à atteindre c'est la dénazification..." assure un militaire.

 

"C'est important ces leçons pour les enfants ?" demande un journaliste.

"Oui, il est nécessaire d'éduquer les patriotes quand ils sont petits, parce qu'après c'est trop tard..." répond la professeur d'histoire.

 

Dans les forêts de Sibérie, d'autres jeunes patriotes sont formés à devenir de bons citoyens, voire de bons soldats.

Pendant une journée, une centaine d'adolescents participent à des épreuves, une compétition sportive avec des tests, comme remonter un fusil par moins 20 degrés.

"ça me sera utile pour plus tard, je veux m'engager dans l'armée, alors, c'est bien de savoir le faire..." dit un de ces adolescents.

"Oui, je suis prêt à protéger mon pays..." déclare un autre jeune garçon.

"Mais qui menace la Russie ?" interroge un journaliste.

"C'est une évidence : l'Ukraine..."

 

Les encadrants viennent d'un mouvement de jeunesse "iounarmia" rattaché au ministère de la Défense depuis 2016, un réservoir potentiel pour de futurs engagés.

"On a toujours eu ça : durant mon enfance, on avait ce genre de compétitions, l'éducation patriotique a toujours été importante." déclare un responsable de ce mouvement de jeunesse.

Depuis l'opération en Ukraine, les autorités renforcent encore l'encadrement de la jeunesse, avec l'éternelle référence à la seconde guerre mondiale et la victoire contre les nazis.

"Mon grand-père a combattu, ma grand-mère a traversé la guerre, nous avons grandi avec leurs exemples, et cette génération, il faut leur en parler pour qu'elle ne devienne pas comme les jeunes en Ukraine." affirme une femme de l'association "iounarmia".

 

Toujours cette référence à la seconde guerre mondiale, comme si les Russes ne pouvaient s'en détacher...

Prochaine étape pour les élèves de terminale : des cours d'éducation militaire, étude de l'armement, construction d'abris, premiers soins à donner en cas d'urgence, des cours obligatoires comme au temps de l'Union Soviétique.

Ils avaient pourtant été supprimés en 1990."

 

Quelle régression ! La guerre occupe et imprègne tous les esprits des Russes : une propagande qui commence dès le plus jeune âge, une propagande de guerre, de haine qui s'immisce partout dans la société.

 

Source :

 

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/russie/vladimir-poutine/guerre-en-ukraine-comment-la-russie-embrigade-ses-enfants_5719370.html

 

 

 

Russie : jusqu'où ira l'endoctrinement des enfants ?
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