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4 mars 2026 3 04 /03 /mars /2026 10:41
Ukraine : les enfants de la guerre...

Des témoignages bouleversants au cours d'un reportage de France2 au JT de 20 heures : des enfants meurtris, brisés par la guerre que mènent les Russes en Ukraine...

Et on sait combien les traumatismes vécus pendant l'enfance ont un impact profond et délétère...

 

"2025 a été l'année la plus meurtrière pour les civils ukrainiens. Les enfants sont particulièrement traumatisés par les quatre années de guerre. Les orphelins sont parfois recueillis dans des familles d'accueil ukrainiennes, où ils tentent de se reconstruire.

 

Une enfance volée. À 58 ans, Natalia, assistante familiale, accueille cinq enfants qui ont réussi à fuir les territoires ukrainiens occupés par les Russes. La plupart sourient, mais Ivan, 12 ans, a le regard dur. Il y a sept mois, le jeune garçon vivait avec sa mère dans la région de Kherson, lorsqu'elle a été tuée par les Russes sous ses yeux.

"Un jour, il y a un militaire russe qui est venu chez nous. Il voulait de l'alcool. J'étais assis dans la pièce, je jouais avec un éléphant et un ours en peluche. Il parlait avec ma mère. Il voulait la violer. Puis j'ai entendu les tirs. Je me suis allongé par terre. J'ai entendu les coups de feu. Au bout d'un moment, ils se sont arrêtés et ensuite il est parti", raconte-t-il.


Le traumatisme est si fort que l'adolescent bégaie désormais. "Je suis vraiment triste pour lui", confie Natalia en larmes. "Je ne sais même pas comment un enfant peut survivre à une chose pareille. En ayant moi-même vécu l'occupation, je n'arrive pas à imaginer sa douleur", poursuit celle qui l'accueille.

Ivan se retrouve sans sa mère et sans son père, qui n'est plus là non plus. Une association l'a aidé à fuir, et c'est avec Natalia qu'il tente maintenant d'avancer. "Je déteste cette Russie, ce qu'ils font avec nous. On avait tout, la maison, c'était le rêve. Puis on a vécu dans la terreur", dénonce l'assistante familiale.


Valeria a aussi connu la russification à marche forcée. À 16 ans, elle a passé 550 jours dans un camp russe. "Dès mon arrivée, j'ai été prise en photo. On était habillés n'importe comment, en fonction de ce qui arrivait avec l'aide humanitaire. Le photographe venait de Moscou, il nous racontait à quel point la vie était belle en Russie", témoigne-t-elle.

Dans le camp, elle n'a plus le droit de parler ukrainien. Sur ses bulletins scolaires, le russe devient sa langue maternelle et l'histoire de la Russie est une matière fondamentale.

"Les Russes m'ont brisé psychologiquement. Tu ne comprends plus rien. Tu parles ukrainien à la maison et on vient vers toi et on te raconte complètement autre chose. Les Russes sont très doués pour la propagande. Ce camp est devenu mon plus grand traumatisme. Mon caractère a changé. Je suis maintenant très fermée, je le sens", appuie-t-elle.

Valeria est parvenue à quitter le camp en obtenant une place dans un convoi humanitaire. Par chance, les autorités se sont montrées peu regardantes. Valeria et Ivan ne se connaissaient pas. Tous deux partagent désormais un passé douloureux lié à la guerre. Comme eux, 2 000 enfants ukrainiens sont revenus des territoires occupés."

 

Source :

 

https://www.franceinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/ukraine-des-familles-d-accueil-recueillent-les-orphelins-de-la-guerre_7825226.html
 

Ukraine : les enfants de la guerre...
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25 février 2026 3 25 /02 /février /2026 10:40
In Violentia Veritas : un témoignage bouleversant...

 

Catherine Girard était l'invitée du club de lectures du Carré d'Art pour parler de son roman : In Violentia Veritas...

 

Un roman qui revient sur un fait divers sur lequel on a beaucoup écrit... Catherine Girard est la fille de Henri Girard, plus connu sous le nom de Georges Arnaud, auteur du célèbre roman : Le Salaire de la Peur.

Henri Girard est le fils de Valentine, une intellectuelle et de Georges aristocrate... Accusé d'avoir tué, le 24 octobre 1941, dans le château familial, à Escoire, en Dordogne, son père, sa tante, et leur servante, Louise Soudeix qui sont retrouvés morts, massacrés à la serpe.

Henri Girard est inculpé. Il sera défendu par un ténor du barreau de l’époque, Maître Maurice Garçon. Incarcéré dix-huit mois à la prison Beylleme, à Périgueux, il sera acquitté le 2 juin 1943, après un délibéré de dix minutes.

Innocenté, Henri Girard mène alors une vie de journaliste, d'écrivain, épris de justice, engagé pour l'indépendance de l'Algérie... . En 1962, Girard s'installe en Algérie avec sa famille, où il contribue à la création d'une école de journalisme et lance le quotidien Révolution Africaine.

Et voici qu'en 2025, Catherine Girard publie un roman : In Violentia Veritas où elle raconte le terrible aveu de son père : il est bien l'assassin de son père, de sa tante et de la bonne qu'il a tués au moyen d'une serpe.

Lorsqu’elle apprend, alors âgée de quatorze ans, qu’on la surnomme, à l'école, « la fille de l’assassin », Catherine Girard s’empresse d’aller interroger son père Henri Girard, mieux connu sous le nom de Georges Arnaud, auteur du roman Le Salaire de la peur. La confidence se fait dans une ambiance où la peur le dispute à la tendresse. L’horreur de ce que le vieil homme lui apprend plonge l’adolescente dans un déni dont elle ne sortira qu’un demi-siècle plus tard, et qui la pousse aujourd’hui à prendre la plume pour confronter ce passé abyssal.

"Une nouvelle énorme, terrible de la part de la personne que j'aime le plus au monde", témoigne Catherine Girard.

"Et mon père a aussi tué celle qu'on appelait alors, dans ce milieu huppé, la bonne, le summum de l'injustice !"

Catherine Girard a travaillé sur les archives, les interrogatoires de police pour écrire son roman...

Et, malgré tout, elle dit toutes les valeurs de justice qui lui ont été transmises par son père, elle redit son admiration pour lui.

"Je voulais comprendre, et le premier ennemi pour comprendre, c'est l'amour porté à mon père. C'est un drame que je n'excuse pas du tout, mais que j'essaie de comprendre."

Catherine Girard évoque aussi la nécessité de se libérer par l'écriture... elle parle de l'amour dévorant de la mère pour son fils Henri, une forme d'emprise. Entièrement dévouée à son enfant, sa mère, bien que souffrant d’une dépression post-partum, élève seule son fils. Son père est au front. Valentine ne travaille plus et assure elle-même l’instruction de son fils. 

Pas d'école, pas de contact avec d'autres enfants. La mère Valentine était hypocondriaque, elle n'envoie pas son fils à l'école, elle avait peur qu'il attrape un microbe, une maladie : une emprise terrible, faite d'amour, certes, mais un enfant a besoin d'autres enfants pour se construire...

Alors pourquoi ces crimes ?

"Henri fut aussi un enfant battu par son père : ce premier crime est pour beaucoup dans la suite de l'histoire... conséquence : la haine, Henri Girard va payer de sa folie la violence de son père.

C'est un cri contre l'enfance bafouée, volée, un cri contre l'injustice, le summum de l'inacceptable.

Henri Girard souffrait d'une maigreur maladive, c'était donc un enfant fragile, et en plus c'était un enfant battu."

"Les violences subies par mon père, alors qu'il était un enfant, expliquent le meurtre. La pire des violences, c'est celle faite à plus faible que soi, et notamment à des enfants. C'est révoltant !", dit encore Catherine Girard.

Et comment a-t-il fait pour échapper à la justice ?

"Il n'a laissé aucune preuve tangible (il a donc tué la domestique totalement innocente) et il était défendu par un ténor du barreau..."

"Puis il a dilapidé la fortune dont il avait hérité : une sorte de règlement de comptes aussi avec l'héritage, le château a été saisi. Il a toujours méprisé l'argent..." ajoute Catherine Girard.

 

Avec ce roman, on perçoit les conséquences terribles d'une enfance battue. Grandir et vivre sous les coups a une inévitable influence sur le développement et le devenir des enfants. 

 

 

 

 

 

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30 janvier 2026 5 30 /01 /janvier /2026 12:29
Fidèle, fidèle...

Une chanson de Charles Trenet qui nous entraîne dans une ronde de souvenirs simples mais si précieux : Fidèle !

Et le poète très attaché à ses souvenirs ne peut s'en séparer et les oublier et il leur voue une fidélité sans faille, ce que souligne bien la répétition insistante de l'adjectif "fidèle" dans le refrain...

 

Fidèle à quoi ? D'abord à des souvenirs associés à la nature : "Un soir d'été, le vol d'une hirondelle". Le poète est bien sûr un observateur de la nature, de ses beautés, des êtres qui la peuplent. 

Puis, c'est "un sourire d'enfant, un rendez-vous", on est sensible à la simplicité de ces évocations, à leur humanité...

L'antithèse "riens" "tout" dans les vers suivants "À des riens qui pour moi font un tout" vient souligner l'importance de ces souvenirs qui s'inscrivent dans la mémoire personnelle du poète, ce que montre l'emploi récurrent de la première personne du singulier : "je", "pour moi".

 

On retrouve l'idée de simplicité dans les évocations suivantes assez éclectiques mais toujours très simples, liés à l'enfance :

"Un vieux toutou, une boîte d'aquarelle
Le port de La Nouvelle au mois d'août."

Car c'est bien le pays natal auquel fait référence ici Trénet... avec ce vers : "Le port de La Nouvelle au mois d'août."

 La commune fait partie du Narbonnais, un pays comprenant Narbonne et sa périphérie, et Charles Trenet est né à Narbonne...

On retrouve des références au pays natal, l'Occitanie, dans la strophe suivante : "Un castillet tout neuf, un Canigou. Une rue d'Béziers"

Le Castillet ou Castellet (en catalan) est un monument de la ville de Perpignan qui fut tour à tour porte de la ville et prison d'État. Trenet a fréquenté un collège à Béziers, et le massif du Canigou est dans la région...

L'emploi de l'article indéfini "Un castillet tout neuf, un Canigou. Une rue d'Béziers" permet de mettre en évidence le caractère unique de ces lieux pour le poète.

 

Les amis, la famille ne sont pas oubliés : 

"Un drôle d'Albert et sa sœur en dentelles... une tante Émilie Une maman partant pour Budapest"

Le poète est attaché à des souvenirs bien éloignés du monde matérialiste dans lequel nous vivons... son attention se porte sur sa "vieille maison", dont on perçoit toute la valeur sentimentale...

 

Dans le couplet suivant, c'est le sentiment amoureux qui est évoqué : une rencontre à Montauban, un premier amour de jeunesse qui reste gravé dans son coeur... on perçoit tout le bonheur de ces instants passés à travers un vocabulaire hyperbolique : "candides ardeurs, si jeunes, plus léger qu'un elfe."

 

Le dernier couplet, à l'inverse, traduit un désarroi, avec, cette fois, une question : "pourquoi rester fidèle", et c'est le thème de la fuite du temps qui l'emporte, avec une succession de subordonnées de temps commençant par "quand"...

"Fidèle, fidèle pourquoi rester fidèle
Quand tout change et s'en va sans regrets
Quand on est seul debout sur la pass'relle
Devant tel ou tel monde qui disparaît"

La solitude, la fuite du temps soulignée par des verbes de mouvement, par l'image des "bateaux qui sombrent" restituent un désenchantement...

La métaphore de l'"ombre fidèle à d'autres ombres" vient renforcer l'idée de désarroi et de solitude...

 

La mélodie swinguée, pleine de légèreté et de tendresse nous entraîne dans tous ces souvenirs... et elle reste joyeuse même dans le dernier couplet empreint de mélancolie...

 

On retrouve dans cette chanson l'optimisme de Charles Trenet : le passé est un trésor qu'il faut savoir préserver... La fidélité dans ce texte n'est pas seulement amoureuse, mais elle s'attache au passé en général, à l'enfance, au pays natal, aux amis, à la famille, à la nature...

Et, ainsi, cette chanson est une vraie leçon de vie et de mémoire... Le procédé de l'énumération permet de donner un rythme, un élan vital au texte...

 

Les paroles :

 

https://www.le-parolier.net/paroles-trenet-fidele.html

 


 

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16 janvier 2026 5 16 /01 /janvier /2026 12:43
Un spectacle enchanteur avec le Trio Borsalino...

“Souvenir, que me veux-tu ?”

De l’enfance à l’hiver de nos vies, les souvenirs se bousculent, s’entrechoquent et se mêlent...

De la musique classique et des airs traditionnels qui nous parlent de nostalgie, évoquant la joie comme la tristesse des moments passés, mais avec une pointe d’ironie et de malice : c'est ce que nous a offert le Trio Borsalino. Ce concert s'est tenu au Carré d'art, musée d'art contemporain, dans le cadre du Festival des Hémisphères 2026 : une immersion poétique entre souvenirs, saisons et horizons croisés.

 

Au violon David Thauré, à l'alto et la flûte Michelle Lalor d'origine irlandaise, à la contrebasse Laurence Aragon...

 

"Memories" tisse un récital intimiste où le Trio Borsalino fait dialoguer musique de chambre, mélodies classiques, chansons traditionnelles et airs d’aujourd’hui, sur des arrangements de Michelle Lalor, autour des thèmes de l’enfance et du temps qui passe.

 

"Nous remplissons notre valise de souvenirs : l'odeur d'un parfum, une image, une mélodie...", nous dit d'abord David Thauré, violoniste...

Et le trio enchaîne en interprétant Memories un arrangement d'un titre du groupe Maroon 5, lui-même composé à partir du Canon de Pachelbel...

Merveilleuse musique qui parle à chacun d'entre nous, qui nous enveloppe de ses tourbillons, nous entraîne dans la rêverie !

 

"Nous n'avons pas toujours une mémoire d'éléphant, mais nous gardons quelques souvenirs d'enfance...", poursuit David Thauré...

"Un air plein de douceur comme la Berceuse de Gabriel Fauré..."

Et le trio joue pour nous ce morceau qui suggère tout le bonheur de l'enfance...

 

Après le thème de l'enfance, c'est le passage à l'adolescence, avec un extrait d'une musique japonaise : le tunnel ou le passage du vent, un air doux, de tonalité orientale, ponctué par des percussions sur la contrebasse...

 

"Une lumière apparaît au bout du tunnel : les premiers émois amoureux..." nous conte Michelle Lalor.

C'est l'amour festif avec la Danse espagnole de De Falla, et aussi le morceau Love de Nat King Cole...

Merveilleuse Danse espagnole qui nous emporte dans ses tourbillons !

Magique aussi la musique de Nat King Cole qui nous enivre de bonheur !

 

"Puis, ce sont les adieux déchirants sur un quai de gare..." 

On écoute alors un air sombre, mélancolique, plaintif : un concerto de Rachmaninov...

 

"A l'âge adulte, ce sont de nouvelles amours, des coeurs brisés, mais aussi des départs, la quête d'une vie meilleure, puis le mal du pays..."

C'est Bartok qui fuit son pays, le fascisme, il compose des musiques inspirées des pays de l'est, comme des danses roumaines que nous interprète le Trio.

La musique du film Titanic résonne aussi, emplie de tristesse...

 

"Quand on part, on emporte des souvenirs, des coutumes, des recettes qu'on évoque autour d'une tasse de thé..."

C'est alors qu'on reconnaît cet air célèbre : Tea for Two...

"Avec cette cup of tea, on peut regarder les feuilles qui tombent, les flocons de neige, les grandes tempêtes hivernales..." nous dit Laurence Aragon.

 

On écoute ainsi l'Hiver de Vivaldi, une musique intense, vive qui nous emporte dans les rigueurs de la saison...

Puis, on se laisse envoûter par les notes mélancoliques de cet air célèbre : Les Feuilles Mortes... dont les paroles sont fredonnées par Michelle Lalor...

 

"On se souvient aussi des Noëls de notre enfance : Noël est un message d'amour, de paix, d'espoir... "

Et le Trio interprète un air de Mykola Léontovytch, musicien Ukrainien, un air empli de gaieté : Carol of bells...

Enfin, nous sommes invités à faire une magnifique balade en traîneau, sur une musique de Leroy Anderson, compositeur américain... On s'y croirait !

 

Le concert était encore ponctué de chansons irlandaises interprétées par Michelle Lalor...

 

Merci aux musiciens pour ce spectacle chaleureux et enchanteur qui nous a fait voyager dans l'espace et le temps !

 

 

 

 

 

 

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20 octobre 2025 1 20 /10 /octobre /2025 11:52
Résister aux effondrements...

Dans le cadre de la fête de la science...

La bibliothèque Carré d'Art de Nîmes a invité Renaud Hétier, enseignant-chercheur en sciences de l'éducation : Renaud Hétier consacre ses recherches à l'écoanxiété et aux outils pédagogiques (littérature, contes, images) pouvant être utilisés avec les jeunes...

Il est l'auteur de deux ouvrages : Saturation, et L'humanité contre l'Anthropocène, résister aux effondrements.

Dans un premier temps, Renaud Hétier nous présente le plan de sa conférence : 

1) L'anthropocène

2) Comment résister à l'effondrement ?

3) Importance du rapport à la nature dès l'enfance

4) La sensibilisation culturelle

 

I L'anthropocène

 

En 2000, le chimiste et Prix Nobel de chimie néerlandais Paul Josef Crutzen évoque pour la première fois le terme d' "Anthropocène". Antérieurement, au temps de l'Holocène, c'est la  révolution agricole, rendue possible par le climat tempéré, qui avait engendré la civilisation néolithique. 

L 'entrée dans l'Anthropocène est causée quant à elle par la "révolution industrielle" et donne naissance à notre civilisation productiviste et urbaine. Les activités humaines deviennent destructrices, elles deviennent une force géologique : ainsi, par exemple, la pollution plastique s'infiltre partout...

Un débat a vu le jour sur la réalité géologique de l'anthropocène : cela commencerait par la maîtrise du feu ou à partir de l'invention de l'agriculture mais cela ne bouleverse pas le système terre.

Cela pourrait venir de la conquête du Nouveau Monde : les colonisateurs créent un effondrement des populations autochtones.

Selon d'autres, l'anthropocène viendrait du décollage de la société de consommation massive dans les années 50. A partir des années 50, tout augmente : transports, tourisme, industries, consommation d'eau, d'engrais, de papiers, etc.

Nous n'avons pas eu conscience que nous autres les humains nous avons pu nous développer parce que nous avons trouvé des conditions favorables. L'histoire du progrès a été continue. Mais si on modifie ces conditions, l'habitabilité du système terre est menacée.

Ainsi, les calottes glaciaires en renvoyant les rayons solaires maintiennent une certaine stabilité du climat. Mais quand ces calottes glaciaires fondent et renvoient moins les rayons, on assiste à un réchauffement : plus la glace fond, plus il va faire chaud.

Des événements climatiques catastrophiques surviennent alors : un effondrement écologique se produit avec le début du capitalisme, au 15ème siècle, et la conquête du Nouveau Monde : c'est la première mondialisation, avec des violences sur certaines populations, puis c'est la marche vers l'industrialisation, les populations rurales s'urbanisent.

C'est le début de l'hyperconsommation, et d'une forme d'abstraction des relations qui se font de plus en plus à distance. La virtualisation s'impose, les jeux vidéos deviennent la première industrie culturelle. L'IA générative se développe. Nous perdons de plus en plus le contact avec la nature.

 

II Comment lutter contre cet effondrement ?

Ce effondrement est la conséquence de notre propre effondrement : à travers les différentes étapes, plus nous comptons sur nos technologies, plus nous perdons nos forces propres. Plus on utilise notre corps, plus il est opératoire. Avec la sédentarisation, les forces vont manquer.

Il convient de travailler notre autonomie en exerçant nos propres forces. Un travail sur soi-même doit être accompli : retrouver le sentiment d'être, des forces d'ordre psychologique.

Nous avons peur du vide : tout le monde est pris par un écran dans les autobus, les trains, à l'arrêt des bus... Le smartphone vient occuper le vide qui génère de l'angoisse...

 

III Importance du rapport à la nature

Il est important, dès lors, d'exercer les enfants au vide. Les enfants doivent apprendre à attendre, à patienter. Quand on attend, on fait silence... en forêt, on entend le bruit du vent dans les feuilles, le bruissement des animaux, on observe les arbres, la végétation, on découvre le monde. En réitérant ces expériences, on apprend à faire attention aux choses.

Pour qu'une chose soit intéressante, il suffit de la regarder longuement. Mais avec l'accélération du monde moderne, notre attention se fragmente : sur un ordinateur, on peut faire plusieurs choses en même temps, l'attention est fragmentée.

Être, c'est déjà quelque chose, être peut suffire avant de faire quoi que ce soit. 

Il convient aussi de faire une expérience de la solitude : on se retrouve alors face à soi-même. Supporter la solitude, c'est développer des capacités de penser, d'imaginer, le désir d'être et non d'avoir, de faire... il s'agit d'être créatif, de se donner ses propres objets. On est capable de penser, de rêver, de créer un monde.

Les classes dehors permettent une sensibilisation à la nature, la végétalisation des cours offre la possibilité d'observer la nature, et c'est apaisant.

Informer, expliquer, éviter le flou et le climatoscepticisme : c'est important aussi.

Un véhicule sur deux vendu en France est un SUV !

 

IV La sensibilisation culturelle 

La littérature de jeunesse doit avoir une substantialité : parler de quelque chose d'important, elle doit être accessible.

Par exemple, cet ouvrage intitulé Les choses précieuses, écrit par Astrid Desbordes, illustré par Pauline Martin... Un magnifique hymne à la nature. En voici le résumé :

Parfois, quand Archibald se promène dans les rues, il s’arrête devant les vitrines pour regarder des choses belles et chères et souvent il aimerait les acheter.
Mais à bien y réfléchir, Archibald se dit que ces objets, une fois qu’on les possède, finissent enfermés dans des tiroirs, ou des armoires.

Au contraire, dans la nature, rien n'est enfermé... ni le vent, ni le rossignol, ni la rivière, ni la neige, ni le soleil.

"Depuis que je suis né, ils prennent soin de moi, je ne vois rien de plus précieux !" dit Archibald.

 Il réalise que le rossignol qui lui apprend à chanter, le grand pommier qui lui offre un goûter, ou bien la lune qui reste allumée toute la nuit pour le rassurer… ces choses-là, elles, sont en liberté, elles ne lui appartiennent pas, elles ne sont ni rares ni chères et pourtant, quand Archibald y pense, il ne voit rien de plus précieux au monde.

Cet ouvrage permet de sensibiliser les enfants à une forme de spiritualité.

 

Un autre exemple de livre intéressant : 

 Ö de Guridi

L’ours Ö a décidé de ne pas hiberner !
L’occasion pour Guridi d’aborder le thème de l’écologie (réchauffement climatique, pollution).

Dans cet album tout commence par la couverture, le titre d'abord ce ö rond et intrigant, l'illustration ensuite noir sur fond blanc représentant un ours assis, pensif, rêveur, peut-être un peu triste… Voici qui annonce une étonnante lecture et étonnant cet album sans texte l'est sans aucun doute. On y découvre l'histoire de ö, un ours qui décide de se balader dans la neige plutôt que d'hiberner comme ses congénères. Il va dès lors découvrir les petits plaisirs de l'hiver, les flocons qui tombent sur son museau, les glissades sur la glace, la buée sortant en grand nuage de la gueule, les bonhommes de neige,... Mais aussi être confronté. à l'idiotie de l'humain, incapable de jeter ses déchets dans une poubelle. de cette lecture il résulte un album au discours écologique qui vaut surtout pour la beauté de ses illustrations en noir et blanc remplies de poésies et de vie.

 

Encore un autre livre :

Ton coeur bat au rythme de la terre de Claire Cantais :

Une jeune fille s’ennuie dans le train. Elle n’a plus de batterie sur sa tablette et finit par s’endormir. Elle se met à rêver d’une femme à la peau bleue et aux cheveux flamboyants qui lui souffle doucement de la suivre pour un périple imaginaire au cœur des forêts, le long des plages, au fond de la mer et dans le désert. Esprit de la nature, elle l’invite à un voyage initiatique au contact des éléments pour faire l’expérience physique de la fraîcheur du sous bois, du vent sur sa peau, de la fragrance des fleurs, du grondement de la cascade... Elle lui révèle la beauté de la flore et de la faune jusqu’aux secrets cachés des insectes, elle lui montre la nature riche, belle, généreuse.

Le train arrive en gare et la jeune fille se réveille. À la nuit tombée, elle court danser dans les herbes pour sentir le vent dans ses cheveux. Elle a appris à écouter son cœur battre au rythme de la terre.

 

https://www.revue-projet.com/comptes-rendus/2021-12-poche-l-humanite-contre-l-anthropocene/10929

 

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10 octobre 2025 5 10 /10 /octobre /2025 11:53
Les matins d'hiver...

Une belle chanson dans le répertoire de Gérard Lenorman, une chanson qui évoque des souvenirs d'enfance : le poète se remémore sa vie d'écolier d'autrefois, il emploie la première personne du singulier, ce qui donne au texte une allure de confidence intime, et une tonalité lyrique :

"Je me souviens de ces matins d´hiver
Dans la nuit sombre et glacée"

Le tableau de l'hiver est assez rude, et le chemin qu'empruntent le narrateur et son frère pour se rendre à l'école est marqué par la dureté de l'hiver : "Dans la nuit sombre et glacée, nos membres encore tout engourdis De sommeil, grelottaient sous les assauts du vent..."

Le vent, le froid, l'obscurité restituent bien la rigueur de l'hiver et les difficultés que rencontrent les enfants...

Pourtant, c'est la joie qui l'emporte, on voit les enfants sur le chemin de l'école se battre "à grands coups de boules de neige En riant..." et c'est comme si la complicité entre les deux enfants effaçait les rigueurs de l'hiver.

Mais l'arrivée "dans la salle de classe" marque la séparation des deux frères et une certaine tristesse : finis les jeux, finies la communication et la complicité entre les deux enfants...

Ils se retrouvent alors par l'imagination et le rêve :

"Puis bercés par les vagues d´une douce chaleur
Que nous prodiguait le vieux poêle
Nos esprits s´élevaient pour se rejoindre ailleurs
Vers des plages"

 Comment ne pas être sensible à cette évocation d'une salle de classe d'autrefois avec son vieux poêle ?

A la faveur de la chaleur du "vieux poêle", les voici partis en rêve vers des climats pleins de douceur...

Et le refrain vient suggérer une vie rêvée sur "des plages 
Où il fait toujours beau, où tous les jours sont chauds
Où l´on passe sa vie à jouer
Sans songer à l´école, en pleine liberté,
Pour rêver"

Et c'est bien une utopie qui est évoquée ici : un été permanent, une vie de jeux, sans école, avec une liberté totale... Les hyperboles "toujours, tous les jours, en pleine liberté" traduisent bien un idéal, une perfection, un rêve ! Un rêve qui fait du bien, un rêve d'évasion qui apaise...

Puis, le poète revient à l'évocation de la salle de classe dans le couplet suivant. Des souvenirs précis surgissent grâce à différentes sensations : olfactive, d'abord, avec "l'odeur fade et chaude de notre classe calfeutrée" puis visuelle dans cette expression "Des premières lueurs de l'aube A travers les vitres givrées.", et même auditive, plus loin :

"Je revois les yeux tendres et les visages tristes
Qui autour de moi écoutaient
Et pendant les leçons dans mon coin je rêvais"

Une façon de restituer toute une ambiance de cette classe d'autrefois : on a l'impression d'y être et de voir tous ces visages d'enfant...

Et le rêve d'évasion revient dans le refrain pour enchanter l'enfant...

On aime la simplicité et l'authenticité de ces souvenirs d'enfance... et on perçoit toute la nostalgie du poète qui se souvient de cette époque lointaine.

 

La mélodie douce, légère s'amplifie dans le refrain comme pour souligner ce désir de l'enfant et ce besoin de s'évader en oubliant la réalité quotidienne et l'enfermement de l'école...

 

Pour mémoire : Daniel Seff a composé la musique, Richard Seff a écrit les paroles de cette chanson sortie en 1972, interprétée par Gérard Lenorman.

 

Les paroles :

 

https://www.musixmatch.com/fr/paroles/G%C3%A9rard-Lenorman/Les-Matins-d-hiver

 

 

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12 septembre 2025 5 12 /09 /septembre /2025 11:51
Paysages de la musique au féminin...

 

Un voyage à travers les paysages des compositrices : c'est ce que nous a proposé Marc Simon au cours d'une conférence musicale... Honneur aux femmes, enfin !

 

Et le voyage commence avec Florentine Mulsant, pianiste : à 61 ans, Florentine Mulsant a obtenu le prix de la Compositrice de l'année pour son œuvre "Le Chant du soleil", lors de la 31e cérémonie des Victoires de la musique classique qui s'est tenue  jeudi 29 février 2024 au Corum de Montpellier.

On écoute une de ses compositions pleine d'harmonie, de charme...

Puis, direction : le Mali, avec la compositrice Rokia Traoré : elle compose ses propres chansons, son premier disque est sorti en 1998. Installée en France, à Amiens, dans les années 1990, elle est revenue vivre à Bamako en 2009. Marc Simon nous fait écouter une de ses chansons : une voix et une mélodie limpides ! 

Retour en France avec la batteuse et compositrice Anne Paceo : figure de proue de la nouvelle scène jazz, elle a su créer un style singulier, identifiable dès les premières mesures. Une musique très originale inspirée par l'Afrique avec ce morceau : Reste un oiseau. Une magnifique ode à la liberté !

Melody Gardot, elle, est née en 1985 dans l’État du New Jersey aux États-Unis, elle est une auteure-compositrice interprète et musicienne américaine. On écoute alors Love Song, une chanson d'amour sur une musique douce et rythmée à la fois, une voix veloutée, un style sophistiqué inspiré par le Brésil...

On passe ensuite à une Anti Love Song, une chanson de révolte contre l'amour, avec Betty Davis, la seconde épouse de Miles Davis. Une chanson idéale pour fêter un divorce ! Betty Davis était une femme de caractère : pour la première fois, une femme noire était la directrice musicale de ses enregistrements.


"Non je ne veux pas t'aimer
Car je sais comment tu es
C'est pourquoi j'ai cherché à t'éviter
C'est pourquoi je ne t'ai pas appelé

Parce que je sais que tu peux prendre mon corps
Je sais que tu peux me faire bredouiller
Je sais que tu peux me faire trembler
Je sais que tu peux me faire grimper aux murs
C'est pourquoi je ne veux pas t'aimer"

 

A la même époque, Suzanne Ciani, une Américaine d'origine italienne s'est intéressée aux synthétiseurs, elle a composé de nombreuses musiques de films : c'est la naissance de la musique électronique. Elle compose aussi des pièces musicales pour des publicités télévisées de compagnies comme Coca-Cola.

 

Au Venezuela, Teresa Carreno est une pianiste compositrice : on écoute une de ses oeuvres au piano : Un Rêve en Mer... Elle a écrit cette musique à l'âge de 15 ans seulement !

 

En France, Colette Magny est un personnage singulier de la chanson.  Souvent délaissée par les médias, elle trouve la notoriété, dans les années 1960, grâce à un passage dans Le Petit Conservatoire de Mireille, avec un répertoire inspiré par le blues et le jazz, et surtout grâce à sa chanson à succès Melocoton en 1963. Une chanson pleine de fraîcheur que Marc Simon interprète alors en s'accompagnant de sa guitare.

"Melocoton et boule d'or
Deux gosses dans un jardin
Melocoton, où elle est maman?
J'en sais rien, viens, donne-moi la main
Pour aller où?
J'en sais rien, viens
Papa il a une grosse voix
Tu crois qu'on saura parler comme ça?"

La chanson se présente sous la forme d'une étrange comptine énoncée par deux enfants dans laquelle Colette Magny évoque sa mère et ses neveux Périne, Christophe, Benoît et Grégoire, ces deux derniers apparaissant dès la première strophe sous les noms de Melocoton et Boule d'or :

« Melocoton et Boule d'or,
Deux gosses dans un jardin »

Boule d'or ne cesse de poser des questions sur les membres de sa famille plus âgés sous des formes très directes, auxquelles Melocoton (son frère) répond à chaque fois par une courte phrase servant de refrain :

« J'en sais rien, viens, donne-moi la main »

Une façon de rassurer l'autre enfant en lui tendant la main... un joli message d'amour simple, plein de tendresse !

 

Autre chanson interprétée par Marc Simon : Born to die, une chanson mélancolique de Lana Del Rey. À travers ses chansons, elle explore les thèmes de la tristesse, de la romance tragique, du glamour et de la mélancolie...

 

Merci à Marc Simon pour toutes ces belles découvertes et ce merveilleux voyage musical...


 

A propos de la chanson : Melocoton

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/c-est-une-chanson/13h46-c-est-une-chanson-du-lundi-13-septembre-2021-5871456

 

 

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18 août 2025 1 18 /08 /août /2025 12:31
Salons de beauté pour les enfants : la tyrannie des apparences...

 

"Que faut-il penser de l'apparition en France de centres de beauté pour enfants à partir de l'âge de trois ans ?

Sur les réseaux sociaux, des dizaines de vidéos de salons de beauté pour petites filles à partir de trois ans sont publiées.

Massages de pieds, vernis à ongles, gommages, des soins comme pour les grands... Cette nouvelle tendance est-elle sans danger pour les enfants ?

En région parisienne, un institut qui accompagne habituellement des adultes propose quelques soins esthétiques, comme un vernis à paillettes qui part à l'eau.

Mila, 8 ans, est venue fêter son anniversaire avec ses copines. Sa maman a dépensé 140 euros pour un atelier découvertes de deux heures.

 

L'établissement affirme ne pas utiliser de produits ni de techniques agressives pour la peau, et se targue d'apprendre aux petites filles à faire des soins adaptés et sans excès. 

On propose par exemple aux fillettes un masque hydratant.


Mais d'autres instituts vont plus loin dans les soins, comme un salon qui a fait des enfants sa spécialité : 619 euros pour un groupe pendant trois heures. En signant une autorisation parentale, il propose même une autorisation de pose de vernis pour adultes.

Dans tout cela rien d'illégal : il n'existe pas de réglementation.

 

"Il n'y a pas besoin de bons gestes particuliers autres que faire une toilette avec de l'eau et un nettoyant doux", indique le dermatologue Pierre Vabres, qui alerte sur le risque de développement d'allergies cutanées.

La pédopsychiatre Amandine Buffière s'interroge sur les effets potentiellement néfastes sur les petites filles :

"Cela renforce ce souci qui existe déjà sur les réseaux sociaux : à l'adolescence, les jeunes filles vont beaucoup se comparer avec beaucoup d'idéaux inatteignables. C'est exposer les enfants un peu fragiles à se dire que effectivement l'apparence est une chose fondamentale dans la vie et la chose essentielle."

 

Alors que de plus en plus d'établissements réservés aux enfants ouvrent en France, certains professionnels de la santé appellent à légiférer sur le sujet."

 

De fait, nous vivons sous la tyrannie des apparences et les jeunes enfants influençables doivent être protégés de cette tendance néfaste... 

 

Le marketing, la publicité, les images sont présents partout : on nous vend du rêve...

Nos écrans déversent sous nos yeux des flots de publicités : elles ont pour but de nous inciter à acheter, à consommer toujours plus.

Peut-on échapper à cette société de consommation et du vide ? Non, le fait est que personne ne peut dorénavant fuir ce système, à moins de se couper totalement du monde... Le portable est devenu un instrument courant, habituel, dites à quelqu'un que vous n'en avez pas, vous allez passer pour un demeuré, un passéiste, une personne qui ne vit pas dans son époque et qui refuse le progrès ! 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/sante/enfant-ado/salons-de-beaute-les-soins-pour-les-enfants-se-multiplient_7078719.html

Salons de beauté pour les enfants : la tyrannie des apparences...
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21 juillet 2025 1 21 /07 /juillet /2025 12:41
Coupes budgétaires voulues par Trump : des tonnes de nourriture détruites...

 

Des conséquences dramatiques à la suite de cette décision de Donald Trump : la fermeture de l'USAID, l'agence américaine pour le développement international...

 

"Des coupes par milliards de dollars et un beau gâchis : le sénat américain a voté de nouvelles coupes budgétaires réclamées par Donald Trump...

Un milliard de dollars en moins pour la radio publique, et huit milliards de dollars en moins pour l'aide internationale...

 

Cet argent était destiné initialement à l'agence USAID qui a fermé le premier juillet à la demande du président américain. Et ce vote intervient alors qu'au même moment on apprend que des tonnes de nourriture destinées à des enfants en malnutrition dans le monde vont être incinérées car périmées.

 

L'affaire embarrasse le gouvernement américain...

Selon plusieurs médias américains, 500 tonnes d'aliments seront bientôt brûlées car périmées depuis le début du mois. On parle surtout de biscuits à haute valeur énergétique qui auraient dû être envoyés au Pakistan et en Afghanistan pour nourrir en urgence des milliers d'enfants en malnutrition.

Stockés dans un entrepôt à Dubaï, ils avaient été achetés l'an dernier par l'ancienne administration de Joe Biden pour huit cent mille dollars et leur destruction va coûter cent trente mille dollars aux contribuables américains...

"Grâce à des décisions chaotiques et ineptes – réduction des financements, licenciement du personnel, suppression de programmes clés –, les contribuables américains vont payer la facture et les enfants vont souffrir de la faim", a fustigé la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen en séance plénière.

 

Un grand gâchis pour l'opposition démocrate qui accuse le gouvernement d'avoir volontairement laissé cette nourriture se périmer plutôt que de la distribuer.

Une honte !

A cause de ces décisions chaotiques, des enfants vont souffrir de faim.

 

Un des responsables au département d'état s'est dit affligé et reconnaît, très gêné, que cette perte d'aliments est une victime de la fermeture de l'USAID, l'agence américaine pour le développement international."

 

Un gaspillage de nourriture inadmissible : décidément, le mandat de Donald Trump s'annonce désastreux. Toujours plus de guerres, toujours plus de décisions intempestives et inadaptées...

 

Sources :

 

à 13 minutes 25 secondes

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-jeudi-17-juillet-2025-2801567

 

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2025/07/17/plusieurs-tonnes-d-aide-alimentaire-destinees-a-des-enfants-perimees-a-cause-de-la-fermeture-de-l-agence-americaine-usaid_6621686_3210.html

Coupes budgétaires voulues par Trump : des tonnes de nourriture détruites...
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20 juin 2025 5 20 /06 /juin /2025 12:30
Mes jeunes années courent dans la montagne...

Une chanson emplie de nostalgie de l'enfance et de la jeunesse : une jeunesse vécue au plus près de la nature, une nature sauvage, éblouissante tout en étant pleine de simplicité...

 

Dès le premier couplet, le champ lexical de la nature est amplement développé : "la montagne, les sentiers pleins d'oiseaux et de fleurs, les Pyrénées, au vent d'Espagne..."

On le voit : ce sont des mots simples qui sont ici utilisés...

 

Et l'on perçoit toute la vivacité et l'élan de la jeunesse grâce à l'emploi réitéré du verbe "courir" : "Mes jeunes années courent dans la montagne Courent dans les sentiers"

 

La nature elle-même est personnifiée, présentée comme une entité vivante puisque le poète fait chanter le vent :

"Et les Pyrénées chantent au vent d'Espagne
Chantent la mélodie qui berça mon cœur"

 

Trenet nous emmène parcourir les paysages de sa terre natale, les Pyrénées balayées par le vent d'Espagne : une jolie ballade sentimentale, quasi amoureuse au pays de l'enfance...

 

Le verbe "chanter" employé en début de vers à quatre reprises souligne le bonheur d'autrefois, et ces chants sont emplis de nostalgie de l'enfance disparue. Les mots associés à l'enfance sont pleins de douceur : "berça mon coeur, ma tendre enfance, tous les beaux jours".

Amour, tendresse, beauté : on perçoit là une une vision idyllique et enchantée de l'enfance...

 

Trenet nous fait entendre aussi le chant des bergers des montagnes de France, à travers une comparaison, eux qui "Chantent le ciel léger de son beau pays".

 

Et il nous fait écouter encore le chant des "sources vagabondes, des cascades", avec tant de poésie !

 

Mais le poète est désormais loin "des fraîches chansons des eaux", "loin des sources", "loin des cascades" et l'adverbe "loin" réitéré souligne le regret de ces paysages perdus de l'enfance.

Il "songe" parfois "aux jours bénis des premières saisons." qu'il chante, comme pour essayer de les revivre...

 

Quelle douce  nostalgie dans cette chanson qui évoque le temps béni de l'enfance !

La mélodie enchanteresse nous donne l'impression d'entendre le vent, les cascades, les bruissements de l'eau qui court dans les montagnes...

 

Pour mémoire : cette chanson sortie en 1949  a été écrite et composée par Charles Trenet pour les Compagnons de la Chanson, un ensemble vocal formé dans les années 40.

 

 

Les paroles :

https://www.paroles.net/charles-trenet/paroles-mes-jeunes-annes

 

 

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