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27 mars 2020 5 27 /03 /mars /2020 09:36
Une nouvelle bourde de Sibeth Ndiaye : "un enseignant qui ne travaille pas"...

 

 

Lors d' une conférence de presse concernant l'appel à volontaires nécessaire pour venir en aide aux agriculteurs français, Sibeth Ndiaye a fait une déclaration pour le moins surprenante. Le pays étant à l'arrêt, la population étant confinée en raison de la crise du coronavirus, la porte-parole du gouvernement a voulu donner un exemple des personnes qui ne sont pas concernées par cet appel.

C'est à ce moment-là qu'elle a évoqué l'exemple "d'un enseignant qui ne travaille pas", en précisant : "compte tenu de la fermeture des écoles."

"Nous n'entendons pas demander à un enseignant qui aujourd'hui ne travaille pas, compte tenu de la fermeture des écoles, de traverser toute la France pour aller récolter des fraises", a affirmé Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement.

 

Cette déclaration a fait bondir de nombreux enseignants, eux qui assurent la continuité des cours grâce à internet...

Certes, ils ne sont à même de donner des cours en présence de leurs élèves car les établissements scolaires sont fermés.

 

Mais, ils envoient des cours, des exercices, des devoirs, donnent des conseils régulièrement à leurs élèves par internet. Et cette tâche n'est pas simple : le enseignants doivent se démultiplier pour transmettre des directives à leurs nombreux élèves car les classes sont surchargées. Il s'agit là d'une lourde responsabilité.

Certains professeurs assurent même la garde des enfants des personnels soignants et leur donnent des cours.

 

Une fois de plus, on ne peut que le constater : les hommes et les femmes politiques sont bien éloignés des réalités du terrain, ils perdent le contact.

Oui, les enseignants travaillent encore bien que le pays soit à l'arrêt, et que les écoles soient fermées.

Oui, leur tâche est particulièrement compliquée : ils doivent répondre aux diverses sollicitations fréquentes des parents et des élèves.

Et comme tous les autres Français, ils doivent assurer le quotidien quand ils ont eux-mêmes des enfants. 

 

Une fois de plus, on remet en cause le travail des enseignants, alors qu'ils exercent un métier difficile dans des conditions souvent compliquées.

Pour preuve : le ministère peine depuis des années à recruter des enseignants, ce métier de transmission n'attire plus les vocations.

Mal payés, mal considérés, les enseignants méritent mieux car ils remplissent des missions essentielles.

 

Les professeurs ont pour fonction de transmettre des savoirs, des connaissances indispensables, pour permettre aux élèves de s’épanouir dans la société, mais ils ont, aussi, une fonction éducative, ils inculquent des valeurs aux élèves : respect, politesse, savoir-vivre, rigueur dans le travail, discipline, partages, échanges...

 

Devant le tollé que suscitait sa déclaration, Sibeth Ndiaye s'est finalement excusée :

"Mon exemple n'était vraiment pas le bon. Je suis la première à mesurer combien l'engagement quotidien des professeurs est exceptionnel", a-t-elle déclaré.

 

 

 

Une nouvelle bourde de Sibeth Ndiaye : "un enseignant qui ne travaille pas"...
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8 janvier 2020 3 08 /01 /janvier /2020 12:14
Suicide d'une enseignante : l'administration est reconnue responsable...

 

 

Le 23 septembre dernier, le corps de Christine Renon était retrouvé dans le hall de son école maternelle de Pantin.

 Cette directrice d'école de Seine-Saint-Denis avait dénoncé dans une lettre ses conditions de travail avant de se donner la mort. 

Cette femme de 58 ans mettait en cause l’Education nationale, évoquant "son épuisement", la solitude des directeurs, ou encore des réformes incessantes et contradictoires.

 

Voilà bien un des noeuds du problème : les réformes dans l'Education nationale viennent perturber sans arrêt les enseignants et les élèves.

Des réformes mal pensées, improvisées, mises en oeuvre sans véritable concertation...

 

Les enseignants sont ainsi entraînés dans un tourbillon de réformes qui se succèdent : on a déjà connu des réformes du baccalauréat, des réformes du collège...

Et chaque fois, ces réformes sont faites dans la précipitation, et l'urgence, alors que l'enseignement exige réflexions, maturation.

On vit dans la politique du mouvement perpétuel : or, l'être humain a besoin d'une certaine stabilité, d'un certain équilibre dans son travail.

 

Christine Renon dénonçait encore la solitude de son métier de directrice : les enseignants sont aussi confrontés à cette solitude.

Seuls, isolés devant leurs classes, ils se retrouvent souvent dans des situations difficiles, devant gérer l'indiscipline des élèves, leurs comportements parfois débridés...

Et surtout, pas de vagues ! En cas de problèmes de violence, de drogue, mieux vaut éviter d'en parler...

 

Evitons de parler de ce qui fâche... dans les établissements scolaires règne souvent la loi du silence.

 

Des problèmes de drogue dans une classe de seconde : mieux vaut éviter d'en parler... L'administration ferme pudiquement les yeux : quelle mauvaise image pour le lycée !

 

Une autre classe pose des problèmes de discipline : bavardages, insolence, refus de travailler... Les chefs d'établissement font la sourde oreille... Non, cette classe est sympathique, agréable même !

 

Christine Renon s'est suicidée : l'administration est reconnue responsable de son décès.

 

Mais que risque l'administration ? Est-ce que pour autant les choses vont changer ?

 

 

 

 

Suicide d'une enseignante : l'administration est reconnue responsable...
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11 décembre 2019 3 11 /12 /décembre /2019 09:45
Réforme du baccalauréat : l'amateurisme du gouvernement...

 

 

Le nouveau baccalauréat se profile avec la mise en place d'un contrôle continu : les élèves de première passeront les épreuves du contrôle continu, au début de l'année 2020, du 20 janvier au 5 février...

 

Ainsi,  les périodes d’examens seront multipliées au cours de l’année scolaire. Les professeurs redoutent la complexité et la lourdeur de l’organisation qui devra être mise en place.

En plus, comme d'habitude, la réforme a été précipitée, préparée au pas de charge.

 

Ainsi, le ministère a publié le 9 décembre seulement avec du retard la banque de données dans laquelle les enseignants choisiront les sujets proposés dans plusieurs matières...

Ces données auraient dû être publiées en septembre.

 

De plus, pour préserver l'anonymat, les copies devront être numérisées et corrigées par les enseignants de l'établissement, mais ils ne devront pas évaluer les élèves qu'ils ont déjà.

C'est particulièrement compliqué à mettre en place.

Ll'anonymat sera-t-il vraiment préservé, dans la mesure où certains professeurs pourront corriger malgré tout des élèves de leur entourage, de leur famille ?

 

Encore une fois, cette réforme s'annonce sous les plus mauvais auspices : impréparation, précipitation, amateurisme.

Le ministère ne tient pas compte des réalités du terrain que connaissent les enseignants et les élèves.

On comprend leur inquiétude face à cette réforme.

 

On peut craindre aussi pour les élèves un bachotage permanent. Comment ne pas évoquer aussi le risque d’une perte pédagogique ?

 Ces épreuves grignoteront le temps de cours, certains aspects ou notions du cours ne pourront pas être approfondis, comme le souhaiteraient les professeurs.

 

Le ministère avait annoncé une simplification du Baccalauréat, mais, en fait, les lycées devront organiser trois sessions d'épreuves au lieu d'une.

L'introduction du contrôle continu risque de désorganiser les lycées et d'accroître les charges de travail des enseignants et de l'administration.

 

Les syndicats demandent le report, voire l'annulation des épreuves anticipées de Janvier.

 

 

Source : à partir de 12 minutes

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-lundi-09-decembre-2019

 

 

 

 

Réforme du baccalauréat : l'amateurisme du gouvernement...
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2 décembre 2019 1 02 /12 /décembre /2019 13:25
L'école républicaine : une complète inversion des valeurs...

 

 

Je viens de finir la lecture de l'ouvrage de Michel Onfray, Le chemin de la Garenne : Onfray évoque ses souvenirs d'enfance et notamment l'école républicaine de son époque...

Et, ce faisant, il met en évidence une inversion totale des valeurs de cette école...

 

Onfray fait appel à ses souvenirs d'enfant :

Il a connu "les plumes Sergent-Major, les pâtés sur le papier gratté, les encriers remplis par les bouteilles d'encre violette, les coups de règle sur les doigts en cas d'indiscipline, par exemple, pour un mot échangé à voix basse, les cartes de géographie pendues au mur, la bibliothèque avec de véritables livres et non des productions dites pour enfants..."

 

Il a connu, "avant d'entrer dans la classe, l'inspection de propreté des mains, des ongles, des oreilles... en cas de crasse ou d'ongles noirs, la gifle partait sans prévenir... et le contrevenant allait laver tout ça dans les lavabos qui précédaient l'entrée de la classe."

"Quiconque se serait plaint à ses parents s'en serait pris une seconde à la maison..."

 

Mais qu'est devenue cette école ?

Finie l'autorité du maître, disparue l'estrade sur laquelle l'enseignant délivrait son savoir.

Eh oui, le maître ne doit plus montrer qu'il domine les élèves... tout est égalisé...

 

Finis les rapports de confiance entre le maître et les parents. De nos jours, les parents porteraient plainte pour une gifle et l'enseignant serait convoqué au poste de police.

Fini le tableau noir...

Finie l'analyse logique qui permettait aux élèves de comprendre le fonctionnement de la langue.

 

Tout a été bouleversé.

Comment, dès lors, s'étonner des difficultés que rencontrent les enseignants ?

Leur autorité est sans cesse battue en brèche par les parents, les élèves, la hiérarchie, les inspecteurs.

 

On peut reprocher à l'école d'autrefois d'avoir été trop stricte, trop rigide, mais à l'inverse, elle est devenue trop laxiste.

 

On a admis les bavardages, on les a même parfois encouragés, on a mis l'élève sur un piédestal : il a tous les droits, il faut le ménager. Les punitions sont mal vues.

On a voulu, dans nos sociétés, préserver à tout prix l'enfant, le protéger, considérant, parfois, la punition comme une humiliation, pourtant, l'enfant se doit, comme l'adulte, de respecter des règles de vie, il se doit d'écouter en classe, d'apporter ses livres, de suivre les cours.

Le règne de l'enfant roi a fait des ravages...

L'éducation à la discipline commence aussi à l'école : il convient de la restaurer.

 

 

 

 

 

L'école républicaine : une complète inversion des valeurs...
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8 novembre 2019 5 08 /11 /novembre /2019 10:55
Malaise dans les établissements scolaires...

 

 

Malaise dans les établissements scolaires : professeurs en souffrance, suicides, détresses...

Dans une société malade, on exige toujours plus des enseignants.

Epuisée par son travail, Christine Renon, une directrice d’école maternelle à Pantin s’est suicidée en septembre : solitude du métier, manque de matériel, élèves perturbateurs, accumulation des missions administratives, gestion en urgence des remplaçants...

"Une école sparadrap, qui doit soigner tous les maux", déclare justement Catherine Da Silva, porte-parole du syndicat SNUipp-FSU en Seine-Saint-Denis.

 

"On nous demande de jouer tous les rôles : assistant social, psy, médecin, animateur, auxiliaire des parents et même, parfois, la police… Sauf celui de l’enseignant, au fond", observe Jules Siran, de SUD-Education.

Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que certains professeurs craquent, connaissent des dépressions, démissionnent. 

De plus en plus, les enseignants rencontrent des difficultés dans leur métier et l'administration reste sourde face à leurs détresses.
 

Toujours plus de travail, toujours plus de contraintes, des réformes qui se succèdent au pas de charge...

Comment les enseignants peuvent-ils résister face à tant de mépris, de manque de considération ?

 

Le métier était pourtant autrefois attractif et suscitait de nombreuses vocations.

Dorénavant, le ministère peine à recruter des enseignants.

Qui veut désormais être prof ?

Un métier où la sérénité n'existe plus, où les élèves prennent parfois le pouvoir, où l'enseignant ne peut même plus délivrer son savoir...

 

 Durant l'année scolaire 2018-2019, 58 agents de l'Éducation nationale se sont suicidés, 11 depuis la rentrée de septembre. Ces chiffres sont ceux du ministère. On en parle peu.

On pense même que les enseignants sont des privilégiés : ils seraient toujours en vacances, toujours en grève, ils seraient même bien payés, "ils ont la sécurité de l'emploi", dit-on souvent.

Mais, peut-on parler de sécurité quand certains enseignants se rendent à leur travail, la boule au ventre ?

 

Les conditions de travail s'avèrent difficiles au quotidien : classes surchargées, hétérogènes, programmes lourds, absence de formation aux mutations de la société : la violence, le handicap, le plurilinguisme, les migrations, attentes fortes des parents et démotivation des jeunes... Un constat inquiétant.

On dit que l'enseignement est le plus beau métier du monde, et ce métier de transmission des savoirs peut être passionnant.

Mais, de fait, on trouve de moins en moins de candidats pour se lancer dans la carrière... 

 

 

 

 

 


 

Malaise dans les établissements scolaires...
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21 octobre 2019 1 21 /10 /octobre /2019 12:40
Vive le tableau noir !

 

 

Le tout numérique envahit les écoles, les lycées et les collèges... c'en est bientôt fini du tableau noir et de la craie...

Les tableaux blancs numériques tendent à supplanter le bon vieux tableau d'autrefois...

 

Et pourtant, ce tableau permet à l'enseignant et aux élèves de prendre le temps : le temps de l'écriture faite à la main, le temps de la réflexion, de la maturation.

 

Face à l'importance que prennent les écrans, les enfants, les adolescents ont de plus en plus de difficulté de concentration... ils ne savent plus regarder, écouter attentivement, ils ne savent plus admirer...

 

Nous avons tous des souvenirs de ces tableaux noirs qui nous faisaient rêver ! Ecrire au tableau ! C'était comme un jeu, c'était comme imiter la maîtresse, se donner de l'importance...

Et ce tableau serait donc voué à disparaître ?

 

Alors que les élèves ont tendance à utiliser toutes sortes d'écrans, le tout numérique à l'école pose problème...

Selon les études PISA,  les pays qui ont introduit le numérique dans le système scolaire n'ont aucun avantage pédagogique par rapport aux autres.

 

De plus, l'usage du numérique est très énergivore : pour préserver notre planète, il conviendrait de modérer ces usages envahissants.

 

En fait, on assiste à une course à la numérisation initiée et voulue par les GAFAM.

 

Ainsi, de nombreuses start-up françaises prétendent révolutionner la pédagogie grâce au numérique, sans rien connaître de l'enseignement.

C'est un comble ! Il s'agit pour ces sociétés de vendre leurs produits : nous vivons dans une société de consommation où tout s'achète et se vend.

 

Or, les enseignants voient bien les dangers du numérique : ce n'est pas une panacée...

Les écrans isolent les jeunes, les rendent parfois dépressifs, agressifs, moins attentifs... moins empathiques. Les écrans les rendent obèses.

Les écrans font perdre le contact avec la réalité...

 

Rien ne remplace l'expérience, le contact avec l'autre... 

Rien ne remplace le geste d'écrire attentivement à la craie sur un tableau....

 

 

 

Source : un dossier paru sur Marianne : Le tout digital, enjeu du siècle...

 

 

 

 

Vive le tableau noir !
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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 10:31
Le retour de la grammaire ?

 

J'ai reçu dernièrement dans ma boîte mail une publicité d'un éditeur scolaire : "Travailler la grammaire en toute sérénité... Découvrez nos cahiers de langue française et expression pour s'entraîner et progresser toute l'année..."

On présente alors deux manuels, l'un pour la classe de seconde, l'autre pour le niveau première.

Avec cet argumentaire :

"300 activités pour travailler la langue : vocabulaire, orthographe, synthaxe... (sic)  (le mot syntaxe a été mal orthographié, un comble pour une publicité qui met en avant des exercices orthographiques !)

Pour un usage en classe ou à la maison...

Un outil clé en main pour développer l'autonomie des élèves..."

 

La grammaire remise à l'honneur ? Il serait temps...

Pendant des années, on a négligé cet enseignement dans les écoles et les collèges.

Pendant des années, on a mis au rebut l'orthographe et la grammaire.

Et voilà qu'on veut à nouveau l'enseigner au lycée...

 

En fait, ne serait-il pas plus cohérent de renforcer cette discipline dès l'école primaire et le collège, afin que les élèves puissent arriver au lycée avec des bases solides ?

 

Ainsi, de réforme en réforme scolaire, les enseignants sont pris dans des réseaux de contradictions... C'est absurde ! On a pendant des années négligé la grammaire, on y revient bien tardivement...

 

Il bien évident que la grammaire est fondamentale dans l'apprentissage de la langue... Par quelle lubie pédagogiste a-t-on voulu l'évincer de l'institution scolaire ?

Et voilà qu'on fait marche arrière et que l'on prend conscience de l'utilité de cette discipline.

 

Hélas ! l'éducation connaît cette maladie : la manie de la réformite...

Que d'incohérences ! Que d'aller-retours !

Les enseignants sont considérés comme des girouettes. Et les élèves subissent les conséquences de ces réformes mal pensées. Ils ont des difficultés à rédiger, à construire des phrases correctes, ils ne maîtrisent pas leur propre langue...

 

C'est dès l'école primaire qu'il faut enseigner avec rigueur l'orthographe et la grammaire car c'est par le langage que s'acquiert la réflexion et que se développe la curiosité.

 

 

 

 

Le retour de la grammaire ?
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30 septembre 2019 1 30 /09 /septembre /2019 12:54
Quand la pudeur disparaît...

 

 

Les adolescents sont le reflet de nos sociétés : il faut voir certains élèves se comporter en classe comme s'ils étaient devant leur poste de télévision...

 

Inattentifs, bavards, affalés sur leur bureau, certains toussent, bâillent sans aucune retenue, certains mâchent du chewing-gum, d'autres, des filles, se coiffent et se regardent dans un miroir, d'autres sortent plus ou moins ostensiblement leur portable.

Où est passée la pudeur ? Qu'est devenue la retenue ?

 

Certains élèves refusent de prendre des notes, arrivent systématiquement en retard, se permettent de commenter haut et fort la tenue de l'enseignant ou de l'enseignante...

 

Certains sont incapables de tenir en place pendant une heure de cours : il leur faut bouger, aller aux toilettes ou à l'infirmerie pour le moindre prétexte.

Comme si l'école, l'éducation qui leur sont accessibles et gratuites n'étaient pas une chance pour eux...

 

Trop de permissivité a été accordée aux élèves : il convient que la classe soit "vivante, débridée, active !', tel est le credo des inspecteurs.

Mais, bien sûr, ces inspecteurs ne sont pas tous les jours à la tâche devant les élèves. Ils sont même bien éloignés du terrain et n'en connaissent même plus les réalités.

 

Le cours magistral n'est plus à la mode, les élèves doivent participer... 

Certes, ils doivent être actifs, mais encore faut-il qu'ils écoutent et soient concentrés ! Encore faut-il qu'ils respectent l'enseignant !

 

Désormais, les jeunes croient détenir la science infuse grâce à internet, certains d'entre eux ne se privent pas d'ailleurs de faire des copiés-collés.

S'imaginant détenteurs du savoir, ils pensent qu'il est inutile d'apprendre...

 

De nombreux parents eux-mêmes ne respectent plus l'institution scolaire. Comment leurs enfants pourraient-ils le faire ?

C'est aussi le règne de la permissivité qui s'instaure dans de nombreuses familles. A l'enfant tout est dû, l'enfant-roi a désormais tous les droits.

 

La pudeur n'est plus à la mode... elle est désuète, dévalorisée, honteuse même, les réseaux sociaux cultivent le scandale, l'impudence... dès lors, comment inculquer la pudeur et la retenue à des adolescents ?

 

 

 

 

 

 

Quand la pudeur disparaît...
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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 12:08
L'art perdu de la description...

 

 

L'attention n'est plus au coeur de l'école : elle se disperse, elle se délite de plus en plus. Les élèves ne savent plus se concentrer, écouter, être attentifs. 

Or, "la formation de la faculté d'attention est le but véritable et presque l'unique intérêt des études..." a fort justement écrit Simone Veil.

 

Quand on n'écoute pas l'autre, quand on ne porte plus attention au monde, on perd le contact, on perd l'essence du monde.

"On ne peut pas conserver la nature, sans l'identifier, sans la décrire... il est inconcevable de pouvoir conserver quelque chose que l'on ne nomme pas, que l'on ne connaît pas..."

 

Et pour décrire, il convient d'être particulièrement attentif...

Dans un monde de l'action, de la performance, la description n'est plus à la mode...

 

Qui connaît les noms des oiseaux, des arbres, des fleurs, des insectes innombrables qui peuplent encore notre terre ? peut-être pour peu de temps encore...

Des mots qui se perdent, du vocabulaire qui disparaît...

 

Pourtant, il fut un temps où des scientifiques, des naturalistes, des écrivains, des poètes s'attachaient à faire des descriptions très fines et très belles des êtres de la nature.

Bernardin de Saint-Pierre, Humboldt, Wallace, Ponge savaient décrire dans le détail l'arbre, la plante, l'oiseau.

La liane, le papillon, le coléoptère, l'oiseau, l'abeille... qui les décrit, dorénavant ?

 

"Le syrphe, la prêle, le chabot nous sont devenus étrangers..." écrit Romain Bertrand, dans son ouvrage intitulé Le détail du Monde...

Il est vrai que pour la plupart, nous vivons dans des villes où la nature s'efface.

 

"Le syrphe" ! Vous connaissez ? "Le chabot" ? Mais qu'est-ce que c'est ?

Voilà des noms étranges dont on a perdu l'usage...

Ces espèces vont peut-être disparaître et nous n'en garderons plus que le nom.

 

Prendre soin du monde, c'est d'abord le connaître et le nommer...

 

Il nous faut réapprendre à porter attention au monde, à écouter le chant des oiseaux, à observer les couleurs des paysages, les formes des arbres, des herbes, des fleurs...

L'apprentissage de l'attention devrait être une priorité dès le plus jeune âge : apprendre à voir, à observer, à écouter.

 

 

 

 

Source : 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/le-chant-du-monde

 

 

L'art perdu de la description...
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28 août 2019 3 28 /08 /août /2019 12:16
Une rentrée scolaire à hauts risques...

 

 

Cette nouvelle rentrée scolaire se place sous le signe des réformes : réformes du lycée, du Baccalauréat...

Des réformes qui posent problème, car, une fois de plus, elles sont initiées dans la précipitation : ainsi, il faut craindre des difficultés dans la mise en oeuvre de la réforme de la classe de première.

 

Les filières L, S, ES disparaissent au profit d'enseignements de spécialités, ce qui va générer une grande complexité dans les emplois du temps...

À la fin de l’année de seconde, les lycéens devront choisir trois enseignements de spécialités parmi douze : cela fait 220 combinaisons possibles. Aucun lycée n’en proposera autant !

 

Tous les lycéens, quels que soient leurs profils, seront regroupés dans des classes surchargées à 35 élèves.

 

De plus, des oeuvres obligatoires sont à nouveau instaurées en français... ce qui va entraîner plus de contraintes, un surcroît de travail pour les enseignants.

 

"Les syndicats évoquent les risques psycho-sociaux inévitables qui découlent des réformes en elles-mêmes, des méthodes employées et du rythme choisi pour imposer à marche forcée une transformation structurelle du lycée et de l’organisation des examens tout au long des deux années de Première et de Terminale.


La préparation de la rentrée 2019 provoque d’ores et déjà dans les lycées et les rectorats nombre de tensions. 
L’employeur est donc prévenu officiellement des risques qu’il fait courir à ses personnels.


La nouvelle organisation des enseignements liée aux réformes du lycée et du baccalauréat impacte en effet considérablement les conditions d’exercice des personnels, dans un contexte de remodelage à la hussarde, par le gouvernement, de toute l’organisation du travail dans l’Education nationale."

 

De fait, on assiste avec cette réforme à une transformation radicale du lycée...

Les élèves eux-mêmes ont du mal à s'y retrouver. Certains enseignements de spécialité mélangent plusieurs matières de façon peu lisible.

Comment choisir ? 

 

Les enseignants et les élèves vont encore essuyer les plâtres d'une réforme improvisée, mise en place à la hâte, sans véritable concertation...

 

 

 

 

 

Une rentrée scolaire à hauts risques...
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