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30 septembre 2019 1 30 /09 /septembre /2019 12:54
Quand la pudeur disparaît...

 

 

Les adolescents sont le reflet de nos sociétés : il faut voir certains élèves se comporter en classe comme s'ils étaient devant leur poste de télévision...

 

Inattentifs, bavards, affalés sur leur bureau, certains toussent, bâillent sans aucune retenue, certains mâchent du chewing-gum, d'autres, des filles, se coiffent et se regardent dans un miroir, d'autres sortent plus ou moins ostensiblement leur portable.

Où est passée la pudeur ? Qu'est devenue la retenue ?

 

Certains élèves refusent de prendre des notes, arrivent systématiquement en retard, se permettent de commenter haut et fort la tenue de l'enseignant ou de l'enseignante...

 

Certains sont incapables de tenir en place pendant une heure de cours : il leur faut bouger, aller aux toilettes ou à l'infirmerie pour le moindre prétexte.

Comme si l'école, l'éducation qui leur sont accessibles et gratuites n'étaient pas une chance pour eux...

 

Trop de permissivité a été accordée aux élèves : il convient que la classe soit "vivante, débridée, active !', tel est le credo des inspecteurs.

Mais, bien sûr, ces inspecteurs ne sont pas tous les jours à la tâche devant les élèves. Ils sont même bien éloignés du terrain et n'en connaissent même plus les réalités.

 

Le cours magistral n'est plus à la mode, les élèves doivent participer... 

Certes, ils doivent être actifs, mais encore faut-il qu'ils écoutent et soient concentrés ! Encore faut-il qu'ils respectent l'enseignant !

 

Désormais, les jeunes croient détenir la science infuse grâce à internet, certains d'entre eux ne se privent pas d'ailleurs de faire des copiés-collés.

S'imaginant détenteurs du savoir, ils pensent qu'il est inutile d'apprendre...

 

De nombreux parents eux-mêmes ne respectent plus l'institution scolaire. Comment leurs enfants pourraient-ils le faire ?

C'est aussi le règne de la permissivité qui s'instaure dans de nombreuses familles. A l'enfant tout est dû, l'enfant-roi a désormais tous les droits.

 

La pudeur n'est plus à la mode... elle est désuète, dévalorisée, honteuse même, les réseaux sociaux cultivent le scandale, l'impudence... dès lors, comment inculquer la pudeur et la retenue à des adolescents ?

 

 

 

 

 

 

Quand la pudeur disparaît...
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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 12:08
L'art perdu de la description...

 

 

L'attention n'est plus au coeur de l'école : elle se disperse, elle se délite de plus en plus. Les élèves ne savent plus se concentrer, écouter, être attentifs. 

Or, "la formation de la faculté d'attention est le but véritable et presque l'unique intérêt des études..." a fort justement écrit Simone Veil.

 

Quand on n'écoute pas l'autre, quand on ne porte plus attention au monde, on perd le contact, on perd l'essence du monde.

"On ne peut pas conserver la nature, sans l'identifier, sans la décrire... il est inconcevable de pouvoir conserver quelque chose que l'on ne nomme pas, que l'on ne connaît pas..."

 

Et pour décrire, il convient d'être particulièrement attentif...

Dans un monde de l'action, de la performance, la description n'est plus à la mode...

 

Qui connaît les noms des oiseaux, des arbres, des fleurs, des insectes innombrables qui peuplent encore notre terre ? peut-être pour peu de temps encore...

Des mots qui se perdent, du vocabulaire qui disparaît...

 

Pourtant, il fut un temps où des scientifiques, des naturalistes, des écrivains, des poètes s'attachaient à faire des descriptions très fines et très belles des êtres de la nature.

Bernardin de Saint-Pierre, Humboldt, Wallace, Ponge savaient décrire dans le détail l'arbre, la plante, l'oiseau.

La liane, le papillon, le coléoptère, l'oiseau, l'abeille... qui les décrit, dorénavant ?

 

"Le syrphe, la prêle, le chabot nous sont devenus étrangers..." écrit Romain Bertrand, dans son ouvrage intitulé Le détail du Monde...

Il est vrai que pour la plupart, nous vivons dans des villes où la nature s'efface.

 

"Le syrphe" ! Vous connaissez ? "Le chabot" ? Mais qu'est-ce que c'est ?

Voilà des noms étranges dont on a perdu l'usage...

Ces espèces vont peut-être disparaître et nous n'en garderons plus que le nom.

 

Prendre soin du monde, c'est d'abord le connaître et le nommer...

 

Il nous faut réapprendre à porter attention au monde, à écouter le chant des oiseaux, à observer les couleurs des paysages, les formes des arbres, des herbes, des fleurs...

L'apprentissage de l'attention devrait être une priorité dès le plus jeune âge : apprendre à voir, à observer, à écouter.

 

 

 

 

Source : 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/le-chant-du-monde

 

 

L'art perdu de la description...
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28 août 2019 3 28 /08 /août /2019 12:16
Une rentrée scolaire à hauts risques...

 

 

Cette nouvelle rentrée scolaire se place sous le signe des réformes : réformes du lycée, du Baccalauréat...

Des réformes qui posent problème, car, une fois de plus, elles sont initiées dans la précipitation : ainsi, il faut craindre des difficultés dans la mise en oeuvre de la réforme de la classe de première.

 

Les filières L, S, ES disparaissent au profit d'enseignements de spécialités, ce qui va générer une grande complexité dans les emplois du temps...

À la fin de l’année de seconde, les lycéens devront choisir trois enseignements de spécialités parmi douze : cela fait 220 combinaisons possibles. Aucun lycée n’en proposera autant !

 

Tous les lycéens, quels que soient leurs profils, seront regroupés dans des classes surchargées à 35 élèves.

 

De plus, des oeuvres obligatoires sont à nouveau instaurées en français... ce qui va entraîner plus de contraintes, un surcroît de travail pour les enseignants.

 

"Les syndicats évoquent les risques psycho-sociaux inévitables qui découlent des réformes en elles-mêmes, des méthodes employées et du rythme choisi pour imposer à marche forcée une transformation structurelle du lycée et de l’organisation des examens tout au long des deux années de Première et de Terminale.


La préparation de la rentrée 2019 provoque d’ores et déjà dans les lycées et les rectorats nombre de tensions. 
L’employeur est donc prévenu officiellement des risques qu’il fait courir à ses personnels.


La nouvelle organisation des enseignements liée aux réformes du lycée et du baccalauréat impacte en effet considérablement les conditions d’exercice des personnels, dans un contexte de remodelage à la hussarde, par le gouvernement, de toute l’organisation du travail dans l’Education nationale."

 

De fait, on assiste avec cette réforme à une transformation radicale du lycée...

Les élèves eux-mêmes ont du mal à s'y retrouver. Certains enseignements de spécialité mélangent plusieurs matières de façon peu lisible.

Comment choisir ? 

 

Les enseignants et les élèves vont encore essuyer les plâtres d'une réforme improvisée, mise en place à la hâte, sans véritable concertation...

 

 

 

 

 

Une rentrée scolaire à hauts risques...
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1 juillet 2019 1 01 /07 /juillet /2019 09:12
Réseaux sociaux : la compétition permanente...

 

La compétition est partout, dans nos sociétés, même dans un secteur comme l'enseignement, qui devrait en être bien éloigné... 

De plus en plus, les lycées sont dirigés comme des entreprises : il s'agit pour chaque lycée d'obtenir les meilleurs résultats au Baccalauréat, quitte à fausser les résultats, car de plus en plus on incite les professeurs à valoriser les copies, à être indulgents.

Les enseignants eux-mêmes sont en concurrence : ils doivent se battre pour obtenir les meilleures classes quitte à faire la cour aux chefs d'établissement.

Partout, des relations de marché, partout, une concurrence qui vise à servir des intérêts économiques...

Tout doit devenir entreprise : la santé, la justice, la police, l'état lui-même se réorganisent dans ce sens.

 

Et sur internet, aussi, sur les réseaux sociaux, la compétition est permanente : c'est partout la course à l'attention il s'agit d'obtenir le plus grand nombre de fidèles ou de "followers".

Certains internautes n'hésitent pas à acheter des "followers" pour gagner en influence.

 

Eh oui, certains achètent des "fans" afin de satisfaire leur ego. Il est vrai qu'on vit dans un monde où tout se vend et s'achète...

Ainsi, comme souvent, la compétition favorise le mensonge, la tromperie.

 

Bruno Patino analyse ce phénomène dans son ouvrage intitulé La civilisation du poisson rouge. Comme il l'écrit, " les techniques du laboratoire nous ont tous plongés dans une adolescence numérique qui n'en finit pas. Car, c'est l'observation des comportements adolescents qui a inspiré la captologie."

"Les teenagers sont totalement tournés vers la compétition" explique BJ Fogg  lui qui fut le premier scientifique à éoquer le concept de " captologie ", ou l'étude de la manière dont les ordinateurs peuvent être utilisés pour persuader les gens de changer leurs attitudes ou leurs comportements : "il analyse les motivations de cette classe d'âge qui aime la comparaison, les indicateurs de performance, et les préfère dans le cadre protecteur du jeu, isolés de la vraie vie."

"La compétition sans ses conséquences réelles forme une bulle de satisfaction qui développe l'idée que le monde à portée tactile est plus satisfaisant que celui qui nous entoure..."

 

Nous sommes ainsi happés par un monde virtuel qui nous incite à la performance : sur Facebook, il s'agit d'accumuler le plus grand nombre d' "amis", comme si ces amitiés n'étaient pas illusoires. Sur certains sites, ou blogs, il faut atteindre le meilleur score, la meilleure audience... ainsi des rivalités, des jalousies se créent entre les adeptes de Facebook ou d'autres plate-formes de discussions : il faut surpasser l'autre, le vaincre, le dominer...

Les réseaux sociaux sont-ils encore "sociaux", dans la mesure où ils instaurent une concurrence acharnée entre les internautes ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Réseaux sociaux : la compétition permanente...
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21 juin 2019 5 21 /06 /juin /2019 10:30
Destination : arbre, un poème signé Andrée Chedid... un sujet du bac Français trop difficile ?

 

Bac de français "trop difficile", une pétition recueille plus de 25.000 signatures ! L'épreuve de français 2019 aura donné matière à converser sur les réseaux sociaux pour les élèves de première en série S et ES. 

Les candidats ont été invités à composer sur le thème de la poésie à partir d'un corpus de quatre poèmes d'Alphonse de Lamartine, Anna de Noailles, Yves Bonnefoy et enfin Andrée Chedid.

Et le commentaire portait sur le texte de la poétesse Andrée Chedid, intitulé Destination : arbre.

Ce poème a été jugé trop complexe par nombre d'élèves : et, pourtant, même si le texte n'est pas de facture classique, il fait intervenir un thème traditionnel, un lieu commun de la littérature : le lien entre le poète et la nature.

 

Voici l'analyse qu'on pouvait en faire :

 

La nature est un sujet d'inspiration inépuisable pour les poètes : on songe ainsi à tous les auteurs romantiques pour qui le spectacle de la Nature est souvent un reflet de leur état d'âme : mélancolie, tristesse, sentiment de la fuite du temps...

 

On retrouve ce thème de la nature dans un poème de Andrée Chedid intitulé Destination : arbre... mais ce n'est pas de mélancolie dont il est question dans ce texte, bien au contraire : la nature semble donner des leçons de vie et de vitalité.

 

L'auteur nous livre ici un magnifique hommage, elle évoque une fusion possible entre l'homme et la nature, et nous montre que l'arbre peut représenter notre humanité.

 

 

Andrée Chedid fait d'abord un éloge de l'arbre : le mot est mis en vedette dans le titre du poème, où l'arbre devient "une destination", un pays, un monde à découvrir...  il s'agit ainsi de "parcourir l'Arbre..."belle image d'un voyage qui conduit l'être humain vers la nature. Ce thème du voyage est d'ailleurs repris à la fin du texte avec les verbes "cheminer, explorer."

 

L'Arbre est aussi magnifié, dès le premier vers, grâce à l'emploi de la majuscule... Le mot employé au singulier lui confère une sorte d'individualité.

 

Dans la suite du poème, les différentes parties de l'arbre sont évoquées et détaillées, les "racines, le fût, la charpente, les branchages, les feuilles, l'écorce, les sèves, les bourgeons".... , avec une progression dans le vocabulaire, comme si on pénétrait, au fil du texte, l'intimité de l'arbre.

 

De nombreuses expressions sont valorisantes : "l'éclat des feuilles" qui permet "d"embrasser l'espace", de "résister aux orages", de "déchiffrer les soleils". L'arbre semble ainsi doté d'une force, d'un pouvoir mystérieux...

N'est-il pas à la fois symbole de "l'éphémère et de la durée" ? Suivant le cycle des saisons, il perd ses feuilles en hiver et les retrouve immuablement au printemps... L'arbre semble donner des leçons de persévérance et de courage permettant "d'affronter jour et nuit" ou encore de "résister aux orages."

 

 

Andrée Chedid suggère aussi dans le poème une fusion possible et une union de l'homme et de la nature...

Le vocabulaire de l'union est particulièrement présent, dès le début du texte : "se mêler, se lier, plonger", et plus loin "s'unir, rejoindre". On remarque que les verbes sont à l'infinitif, traduisant une sorte de recette pour retrouver une harmonie perdue avec la nature.

Au fil du texte, l'union se fait fusion au point de :

"Sentir sous l'écorce 
Captives mais invincibles 
La montée des sèves 
La pression des bourgeons..."

 

Et cette fusion permettra de "renaître"...

Ainsi, la nature apparaît comme une force bienveillante, à laquelle l'homme doit s'unir, et qu'il doit protéger. Ce poème exprime la simplicité du rapport qui unit l’homme et l’arbre, une envie de fusion, une sensualité, comme le montre l'emploi des verbes "embrasser, écouter, sentir."

 

L'arbre ne peut-il pas aussi représenter notre humanité ?

C'est un condensé de vie : il est associé à des verbes de mouvement et d'action : "gravir, envahir, se greffer, embrasser..." L'arbre est personnifié...

Comme l'être humain, il a besoin de contacts, son environnement naturel est essentiel : il est, dès le début du poème, associé à des "jardins, des forêts".

Et lorsqu'il est transplanté "au coeur d'une métropole, éloigné des jardins", il devient "orphelin", prisonnier, comme le suggère l'expression "enclos dans l'asphalte."

Il perd alors sa vitalité, "son tronc est rêche, ses branches taries, ses feuilles longuement éteintes."

De la même façon, l'homme qui vit dans les villes se retrouve souvent seul, il perd le contact avec la nature, avec la terre, et même avec les autres hommes.

 

Ce poème nous invite à mieux regarder ces êtres encore si étranges pour nous : les arbres. Ils semblent inertes, et pourtant, en eux, bouillonnent la vie, le renouveau. Les arbres sont bien un monde à découvrir, ils nous donnent des leçons de vie et il convient de les préserver.

 

Le poème :


Parcourir l'Arbre 
Se lier aux jardins 
Se mêler aux forêts 
Plonger au fond des terres 
Pour renaître de l'argile

Peu à peu

S'affranchir des sols et des racines

Gravir lentement le fût

Envahir la charpente

Se greffer aux branchages

Puis dans un éclat de feuilles 
Embrasser l'espace 
Résister aux orages 
Déchiffrer les soleils 
Affronter jour et nuit

Evoquer ensuite 
Au cœur d'une métropole 
Un arbre un seul 
Enclos dans l'asphalte Éloigné des jardins 
Orphelin des forêts

Un arbre

Au tronc rêche

Aux branches taries

Aux feuilles longuement éteintes

S'unir à cette soif 
Rejoindre cette retraite 
Ecouter ces appels

Sentir sous l'écorce 
Captives mais invincibles 
La montée des sèves 
La pression des bourgeons 
Semblables aux rêves tenaces 
Qui fortifient nos vies

Cheminer d'arbre en arbre 
Explorant l'éphémère 
Aller d'arbre en arbre 
Dépistant la durée.

 

 

Destination : arbre, un poème signé Andrée Chedid... un sujet du bac Français trop difficile ?
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3 juin 2019 1 03 /06 /juin /2019 12:06
"Des manuels adaptés à la génération Z"...

 

 

Les nouveaux programmes du lycée sont arrivés : les professeurs ont droit à une déferlante publicitaire vantant les mérites de nouveaux manuels.

Tous les jours, sur internet, déboulent des pubs pour présenter ces ouvrages, vidéos à l'appui.

Et voici qu'une de ces publicités a particulièrement attiré mon attention :

"Des manuels adaptés à la génération Z...

Au centre de nos préoccupations, la réussite de toute une génération !
Cette nouvelle génération, nous l’étudions et l’associons à la création de nos manuels. Les élèves ont bien changé, c’est une évidence… et nos manuels ont su changer avec eux, c’est une réalité."

"Des manuels dynamiques et stimulants"... peut-on lire au cours de la vidéo de présentation...

Et encore ce commentaire d'un élève : "Moi, j'adore ça, je travaille comme ça. D'avoir les cartes mentales et de tout visualiser rapidement et pouvoir parler du cours en ayant juste quelques mots clés..." signé Lucas.

Il s'agit donc de privilégier la rapidité, le résumé très bref.

 

En voyant ce type de publicité, je me dis que l'on va favoriser un peu plus, avec ces manuels, la tendance à une forme de paresse intellectuelle : il faut aller vite, synthétiser, simplifier au risque de tronquer.

Quelques mots clés peuvent être utiles, mais il faut aussi approfondir et travailler certaines notions importantes. Un simple vernis ne suffit pas et trop souvent on s'en contente, dans nos sociétés d'apparence...

 

Mais, c'est quoi, au juste, la génération Z ? 

Voici la définition que l'on peut trouver sur un internet :

"Une toute nouvelle génération commence à faire parler d'elle : la génération Z. Hyper-connectée et ambitieuse, cette nouvelle génération élevée au milieu de la crise se veut indépendante mais souffre aussi de nombrilisme."
 

"L'hyperconnexion est une caractéristique clé de cette nouvelle génération. La génération Z utilise en moyenne le smartphone 4 heures par jour. C'est un couteau suisse multi-usages puisqu'il permet de s'informer mais surtout d’interagir avec un réseau élargi. L'usage des dispositifs digitaux est intuitif et permanent."

Nous y voilà ! Les jeunes sont déjà saturés de messages rapides, d'informations instantanées, tronquées et on va encore en rajouter avec ces nouveaux manuels ?

 

Autre caractéristique de cette génération Z :

"La pratique de l'autorité connaît depuis plusieurs décennies des évolutions notoires au sein de la famille et de l'école et il serait utopique d'imaginer que dans l'entreprise les nouvelles générations acceptent de se soumettre à l'ordre établi sans revendiquer un partage du pouvoir. Ils veulent être traités d'égal à égal. Ce sont des partenaires et pas des subordonnés."

Une école où l'autorité perd de sa valeur, on en voit aujourd'hui les résultats : une baisse des exigences qui entraîne des difficultés croissantes dans l'apprentissage de la langue, si essentiel.

Ainsi, tout est fait pour conforter cette génération Z dans une paresse, un laisser-aller dommageables.

Et même les éditeurs semblent favoriser ce penchant.

 

 

 

https://www.atlantico.fr/decryptage/1635627/et-maintenant-la-generation-z--et-ca-ne-va-pas-en-s-arrangeant-eric-delcroix

 

https://www.journaldunet.com/management/expert/68272/voila-pourquoi-la-generation-z-est--vraiment--a-part.shtml

 

"Des manuels adaptés à la génération Z"...
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27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 09:38
Bienvenue chez les Ch'tis... moi aussi j'ai vécu une mutation dans le Nord-Pas-de-Calais...

 

Comme le personnage du film Bienvenue chez les Ch'tis, Philippe Abrams, j'ai été mutée, au début de ma carrière, dans le Nord-Pas-de-Calais, plus exactement à Montreuil-sur-Mer, non loin de Berck.

Ce fut mon premier poste d'enseignante dans un collège...

 

Pour moi qui suis née à Marseille, cette mutation dans le Nord de la France était un véritable exil, loin de ma famille, de mes amis.

On l'oublie trop souvent : les professeurs sont, en début de carrière, souvent envoyés loin de leur région d'origine. Il faut, alors, s'adapter à un environnement, un climat très différents.

Et ce n'est pas facile : dès les vacances d'été, il a fallu partir, trouver un logement, avant la rentrée de septembre.

 

Ce fut, je m'en souviens, un été glacial : pluie, vent, fraîcheur des températures...

Dans la petite ville de Montreuil, il a fallu prospecter pour obtenir un logement : j'ai visité des appartements insalubres, humides, inconfortables, et j'ai dû me résoudre à louer un appartement au fond d'un couloir obscur, qui donnait sur une cour intérieure, sans lumière.

Les murs suintaient l'humidité... et j'ai vécu là pendant environ deux années, avant de pouvoir intégrer un logement neuf qui venait d'être construit.

 

J'ai connu des hivers rudes, la neige, des canalisations gelées, j'ai connu des printemps froids, humides.

 

Alors, bien sûr, l'accueil des gens du Nord est chaleureux, bienveillant, mais on se sent tout de même comme débarqué dans une terre étrangère.

Tout est différent : l'accent, le climat, le vocabulaire, les paysages...

 

Alors, bien sûr, la ville de Montreuil-sur -Mer est pittoresque, charmante avec ses anciens remparts, ses vallées verdoyantes.

Mais, comment oublier sa terre d'origine, sa famille ?

 

Après cinq longues années passées dans le Nord, je n'avais qu'une envie : retrouver le sud, la douceur de son climat, la Méditerranée...

J'ai pu alors retrouver ma terre natale, grâce à une demande de mutation.

 

Bien sûr, mon exil forcé fut, malgré tout, une expérience enrichissante : la découverte d'une région, de ses habitants, de ses paysages.

Mais, ce fut aussi une rude épreuve : quand on commence à exercer le métier d'enseignant, on manque d'expérience, on est confronté à des difficultés, et le fait de se retrouver loin de sa terre natale complique la tâche.

Non, je n'ai pas pleuré quand j'ai quitté le Nord Pas-de-Calais. J'étais ravie de retrouver mes racines, ma famille. 

Bien sûr, le film Bienvenue chez les Ch'tis véhicule des clichés, des stéréotypes, les traits sont caricaturés, comme souvent dans une comédie, mais j'y ai retrouvé une ambiance, un fond de vérité...

 

 

 

 

Bienvenue chez les Ch'tis... moi aussi j'ai vécu une mutation dans le Nord-Pas-de-Calais...
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8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 07:56
Un monde à l'envers : une enseignante visée par une plainte pour moqueries à l'encontre de ses élèves...

 

 

Ce fait divers est révélateur de nos sociétés : une enseignante dans un lycée des Côtes-d'Armor a publié plusieurs posts où elle se moque publiquement de ses élèves de seconde.

 Visiblement énervée par le comportement de certains d'entre eux, ce professeur a posté plusieurs publications sur Instagram où elle les prend pour cible.

 

Avertis par leurs enfants, les parents des lycéens ont prévenu le proviseur. Deux d'entre eux ont décidé de porter plainte. Quant à la direction de l'établissement, elle a engagé une procédure contre elle. 

C'est vraiment le monde à l'envers : haro sur les profs, en toutes circonstances !

 

Le fait que ces élèves aient un comportement pénible, justement dénoncé par l'enseignante, n'est même pas pris en considération.

Et on constate une fois de plus que même l'administration se range du côté des élèves.

 

"Elle a peut-être dérapé à cause d'élèves difficiles à supporter", témoigne l'un d'eux. Eh oui, certains élèves poussent à bout le corps professoral.

Les enseignants sont voués à être punis, à passer en conseil de discipline, dès qu'un problème se pose.

 
Certains cours ressemblent  à des affrontements où il faut gérer bavardages, inattention, impolitesse de certains élèves.... 

Comment résoudre de telles situations ? Parfois les élèves prennent le dessus sur l'enseignant.

Les parents, l'administration les soutiennent en toutes circonstances.

 

"Ce genre de situation est inacceptable, mais c'est peut-être l'écho du mal-être de certains enseignants", tempère le proviseur du lycée, qui qualifie l'initiative de l'enseignante de "comportement inapproprié" et assure de sa volonté "de protéger les élèves".

Protéger les élèves ! et abandonner les enseignants à leur sort ! C'est bien là un comportement fréquent de la part de l'administration.

Il existe bien un mal-être dans les métiers de l'enseignement : dans une société où les enfants sont rois, on leur trouve toutes les excuses.

Et les parents n'hésitent pas à prendre leur parti, et même dorénavant à porter plainte contre les professeurs !

 

Source :

https://www.lepoint.fr/societe/une-enseignante-visee-par-une-plainte-pour-avoir-moque-ses-eleves-sur-instagram-07-05-2019-2311201_23.php

 

 

Un monde à l'envers : une enseignante visée par une plainte pour moqueries à l'encontre de ses élèves...
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6 mai 2019 1 06 /05 /mai /2019 11:02
Les professeurs peuvent-ils  être encore des maîtres ?

 

Les mots "maître, maîtresse" ont tendance à disparaître de l'Education nationale : les instituteurs sont désormais des "professeurs des écoles". Nouvelle dénomination révélatrice...

Les profs peuvent-ils être encore des maîtres ?

 

Leur autorité a été battue en brèche par de nouvelles modes et méthodes pédagogiques : le cours magistral est déconseillé depuis longtemps par l'institution elle-même.

Le professeur se doit d'accompagner l'élève en situation d'apprentissage : l'élève doit être actif. C'est ce qu'on a appelé la pédagogie de la découverte, l'élève doit être acteur de son propre savoir... Il s'agit d'éveiller le questionnement et la curiosité des élèves.

 

Le silence dans une classe est dès lors jugé suspect... le silence serait en fait une marque de sommeil et de paresse intellectuelle.

L'écoute serait inerte, passive,  et pourtant, l'attention demande un effort, c'est un travail.

Mais, il est vrai que l'attention est de plus en plus difficile à obtenir de la part des élèves. Les nouvelles technologies entraînent une dispersion et une dilution de l'attention. Sur internet, les adolescents naviguent d'une page à une autre, grignotent, picorent de-ci de-là...

Il conviendrait donc de fixer l'attention des élèves en classe, de leur apprendre à écouter dans le calme.

 

Mais ce message est sans cesse seriné par les inspecteurs : les classes doivent être vivantes, en mouvement, l'enseignant est même invité à encourager et admettre les bavardages...

Pour mettre les élèves en activité, il faut pourtant leur avoir donné de la matière et faire appel au cours magistral...

Faut-il transmettre simplement une dose minimale de savoir, comme le disent certains ? A mon sens, c'est une dose maximale de savoir qu'il faut mettre à la portée des élèves.

Or, les ambitions ont été pendant des années revues à la baisse : on a ainsi négligé l'apprentissage de la grammaire et de l'orthographe, jugées trop complexes.

Dans certaines classes, l'autorité n'a plus aucune efficacité : les nouvelles pédagogies ne sont pas adaptées à de telles classes qui auraient besoin d'une pédagogie et d'une discipline plus strictes.

Et l'autorité est ainsi parfois transférée au groupe : les élèves prennent le dessus, l'enseignant n'arrivant plus à maîtriser sa classe.

On assiste alors à une inversion préoccupante des valeurs et des rôles...

Il conviendrait, sans doute, de redonner aux enseignants un statut de maîtres : refuser, par exemple, l'intrusion trop grande du numérique dans les classes,  ou encore mieux valoriser le métier des professeurs.

 

 

Source :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/quest-ce-quun-bon-prof

 

 

 

 

Les professeurs peuvent-ils  être encore des maîtres ?
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29 avril 2019 1 29 /04 /avril /2019 10:23
Tous les cinq ans, la politique éducative change...

 

 

On a connu Luc Chatel et ses suppressions de postes de fonctionnaires, mal réparties, mal pensées, on a connu Vincent Peillon et sa réforme chaotique des rythmes scolaires, on a connu Najat Vallaud-Belkacem et sa réforme désastreuse du collège...

 

Et voilà que Jean-Michel Blanquer nous promet une école de la confiance... Certes, il semble vouloir donner la priorité à l'école primaire, mais sa réforme du lycée et du baccalauréat se présente comme un véritable casse-tête : très complexe, elle sera difficile à mettre en place.

Certes, Jean-Michel Blanquer est un bon communicant mais ce n'est pas suffisant pour mener une bonne politique éducative, il faut aussi être à l'écoute des enseignants et comprendre leurs difficultés.

 

Face à toutes ces réformes qui se succèdent, se contredisent, les enseignants se retrouvent bien seuls et bien démunis.

Il serait temps de fixer une politique éducative à long terme, sur laquelle les différents partis se mettraient d'accord et qui pourrait être appliquée, quel que soit le gouvernement qui arrive au pouvoir.

Les enseignants ne sont pas des girouettes et on ne peut, ainsi, sans arrêt perturber leur travail si complexe.

Dans un domaine aussi important que l'Education, tant d'expérimentations hâtives sont intolérables.

 

Nous le savons tous : le métier d'enseignant s'est considérablement dégradé...

Le ministère peine à trouver des candidats pour les concours d'enseignement : dans un pays qui connaît un nombre conséquent de chômeurs, c'est tout de même révélateur.

Ce métier de transmission n'attire plus les vocations.

Comment pourrait-il en être autrement ?

Les enseignants sont sans cesse remis en cause, déconsidérés, méprisés, dépréciés par les politiques publiques, moqués pour leurs prétendus privilèges...

Leur pouvoir d'achat s'est effondré... la figure du professeur s'est banalisée, elle a moins de prestige, les conditions d'exercice du métier se sont dégradées, avec des situations très brutales dans certains collèges ou lycées...

Ce métier où on apprend tous les jours peut être passionnant, mais il a perdu, hélas, beaucoup de son attractivité.

Les problèmes existent dans de nombreux établissements : il faut en parler, et refuser l'omerta imposée par l'administration.

 

 

 

Source :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/sois-prof-et-tais-toi

 

 

 

 

Tous les cinq ans, la politique éducative change...
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