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4 février 2019 1 04 /02 /février /2019 13:13
Réforme du lycée : la dictature du changement permanent...

 

La nouvelle réforme du lycée sera appliquée dès la rentrée prochaine : la réforme va entraîner des changements de programme, plus ou moins profonds selon les matières. A la prochaine rentrée, certains collègues vont devoir préparer trois programmes (seconde – première générale – première technologique.) On imagine le travail colossal qui les attend, on imagine le stress, la fatigue que génèrent ces réformes perpétuelles : on commence à peine à maîtriser un programme qu'un autre s'annonce.

 

On vit dans une société du changement permanent, un monde en perpétuelle mutation : comment l'être humain pourrait-il s'adapter à ce rythme infernal ?

 

"Dans les entreprises aussi, les nouvelles méthodes de management se prétendent au service de l’épanouissement des salariés, de leur « savoir être » et de la « réalisation de soi » en entreprise. Danièle Linhart, spécialiste de l’évolution du travail et de l’emploi, démonte ces impostures et montre comment le management moderne s’inscrit dans la lignée du travail à la chaîne théorisé par Taylor et Ford pour toujours mieux asservir les salariés. Objectif : déposséder les travailleurs de leurs savoirs et de toute forme de pouvoir dans l’entreprise."

 

Les enseignants sont eux-mêmes entraînés dans un tourbillon de réformes qui se succèdent, le plus souvent, sans réelle concertation : on a déjà connu des réformes du baccalauréat, des réformes du collège...

Et chaque fois, ces réformes sont faites dans la précipitation, et l'urgence, alors que l'enseignement exige réflexions, maturation.

 

Ainsi, François-Xavier Bellamy dénonce dans son ouvrage intitulé Demeure, ce phénomène : "L'activité politique ne joue plus désormais qu'un simple rôle utilitaire, pour administrer aussi rapidement que possible la réforme universelle, la transition de l'ancien au nouveau...  Il faut que tout change, voilà la seule devise."

"Ce qui compte, c'est de bouger. Le risque que "nos progrès" aboutissent à une catastrophe n'est jamais évoqué sérieusement, ce serait courir le danger de sombrer dans le pessimisme."

 

On vit dans la politique du mouvement perpétuel : or, l'être humain a besoin d'une certaine stabilité, d'un certain équilibre dans son travail.

Il est vrai que l'on vit dans un monde d'instantanéité : un clic suffit pour s'informer, un clic pour commander et être livré le jour même.

Mais face à cet univers de l'instant, nous avons besoin de nous ancrer dans le passé : à force de courir, nous sommes tous épuisés.

Ce n'est pas là un projet de société satisfaisant.

 

 

 

https://www.bastamag.net/La-dictature-du-changement-perpetuel-est-le-nouvel-instrument-de-soumission-des

 

 

 

 

 

Réforme du lycée : la dictature du changement permanent...
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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 12:38
Michel Onfray, le Romain...

 

 

Une sagesse inspirée des anciens Romains, voilà ce que nous propose Michel Onfray dans son ouvrage paru récemment le 9 Janvier, intitulé Sagesse.

Les vertus romaines sont nombreuses aux yeux du philosophe : le courage, le sens de l'honneur, celui de la dignité, le refus des excès, de la débauche... ces vertus sont celles de la République romaine.

 

Michel Onfray fait l'éloge des gladiateurs trop souvent présentés de manière caricaturale dans les péplums : le plus souvent, on les dépeint comme de grosses brutes sans âme, alors qu'ils incarnaient une forme de courage.

Michel Onfray réhabilite les gladiateurs : "avec eux, le courage se donne en spectacle, il ne s'agit pas de bestialité, de sauvagerie, de barbarie, de brutalité, mais d'édification morale, les gladiateurs racontent comment un homme doit se comporter devant la mort, avec courage."

Parvenir au mépris de la douleur, telle est la leçon que nous donnent les gladiateurs. "Savoir mourir, c'est savoir vivre", proclame Michel Onfray .

 

Le péplum ne serait selon Michel Onfray que de la propagande chrétienne... Bien sûr, encore une fois, le philosophe pourfend l'obscurantisme judéo-chrétien, défend l'athéisme et la morale antique.

 

Lucrèce, Cicéron, Tite-Live, Quintilien, Sénèque, Epictète, Marc Aurèle, Pline l'Ancien et le Jeune sont convoqués : des auteurs latins nombreux qu'il convient de lire et de relire.

Et ce n'est pas là un des moindres mérites du livre de Michel Onfray : l'importance de la transmission, de la lecture.

Dans nos sociétés modernes en perpétuelle mutation, on oublie trop souvent le rôle de la transmission, on relègue les auteurs anciens, on les méprise.

 

On n'apprend plus le latin et le grec dans nos collèges et nos lycées, on a tendance à dédaigner tout ce qui est ancien, au nom de la modernité.

"Pour apprendre, il faut convenir qu'on ne sait pas..." rappelle Michel Onfray, "or la pédagogie du jour prétend que les élèves ont des choses à apprendre aux professeurs ! Comment pourraient-ils transmettre quoi que ce soit à qui que ce soi ?"

De fait, la transmission devrait être encore le rôle essentiel des enseignants : c'est une tâche noble et stimulante.

Hélas, dans un monde voué à la modernité, la transmission n'est plus à la mode.

 

Michel Onfray rend ainsi hommage à son maître Lucien Jerphagnon qui lui enseigna la philosophie grecque et romaine, qui l'initia  à Lucrèce.

 

Le philosophe nous rappelle que les deux grandes vertus romaines sont essentiellement l'honneur et l'amitié, des vertus qui se perdent en ces temps où triomphe l'individualisme.

L'amitié se réduit souvent à des "like" sur internet, elle n'est plus attentive à l'autre.

Quant à l'honneur, il ne fait pas vraiment partie de notre culture moderne, selon Michel Onfray.

 

 

 

La Grande Librairie :

 

https://youtu.be/SQA19d2yvtI

 

 

 

 

 

 

 

Michel Onfray, le Romain...
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9 janvier 2019 3 09 /01 /janvier /2019 09:49
Le portable en classe : encore des problèmes...

 

 

La plupart des élèves possèdent désormais un portable : certains n'hésitent pas à l'utiliser en cours, malgré les interdictions. Consultations de messages, sonneries intempestives, le portable favorise la distraction, l'inattention.

Combien d'élèves sont tentés de s'en servir en classe !

 

Et que penser de ce qui est arrivé à une enseignante d'un collège du Tarn-et-Garonne ? Des élèves sont soupçonnés d'avoir pris à plusieurs reprises des photos sous la jupe de ce professeur.

Cette enseignante d'anglais au collège Pierre-Darasse, à Caussade, dans le Tarn-et-Garonne a porté plainte, il y a quelques semaines, contre plusieurs élèves de l'établissement : ils ont pris plusieurs photos d'elle, dont plusieurs sous sa jupe, et les ont diffusées sur les réseaux sociaux. 

Elle a été aussi photographiée en pantalon, avec des gros plans sur ses fesses et un doigt d'honneur devant. 

 

On comprend le désarroi de cette enseignante : de tels comportements sont inadmissibles, c'est une forme de malveillance et d'irrespect.

Le portable permet, ainsi, de filmer et de photographier facilement tout ce qui se passe en classe.

Dès lors, les élèves en arrivent aux pires dérives : faire des photos dégradantes à caractère sexuel, filmer les enseignants pour les tourner en dérision...

 

C'est là une forme de violence, un mépris de l'autorité des enseignants.

 

Il était question d'interdire les portables dans les écoles et les collèges, mais on voit bien qu'une telle mesure n'est pas respectée.

Les enseignants subissent de plus en plus la violence de nos sociétés : insultes, déni d'autorité, mépris des parents.

 

Emmanuel Macron l'avait promis lors de sa campagne : il ferait interdire les portables à l'école. Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer avait confirmé cette interdiction pour les élèves des écoles et collèges. Cette mesure devait être appliquée à la rentrée 2018.

Des annonces non suivies d'effets... comme le prouve ce qui est arrivé à cette enseignante.

Dans une société de consommation dominée par l'individualisme, tout est contesté, et notamment le travail et l'autorité des enseignants.

 

 

 

Source :

 

https://www.lepoint.fr/education/photos-malveillantes-prises-par-un-eleve-c-est-une-sorte-de-harcelement-08-01-2019-2284046_3584.php#xtmc=enseignante&xtnp=1&xtcr=7

 

Le portable en classe : encore des problèmes...
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7 janvier 2019 1 07 /01 /janvier /2019 14:20
La discipline, un mot quelque peu oublié...

 

Le mot "discipline" est très ancien, il a des origines latines... et cette notion a tendance à se perdre, elle n'est plus à la mode, elle semble même périmée à notre époque où un certain laxisme s'installe dans des établissements scolaires.

Ce nom vient d'un verbe latin "discere" qui signifie "apprendre". Cette étymologie révèle bien toutes les ressources de ce mot qui évoque toutes les branches de la connaissance.

 

Les disciplines sont multiples : mathématiques, sciences, langues, histoire, géographie, dessin, musique...

Le mot désigne aussi des règles de conduite, un respect de ces règles.

 

Et on se rend compte combien ce mot est devenu quasi obsolète : la transmission des connaissances s'amenuise, les programmes se réduisent de plus en plus comme peau de chagrin, c'est ainsi que grammaire et orthographe ont été délaissées dans le cursus des élèves, à l'école primaire comme au collège.

 

Quant à la discipline, en tant que règle de conduite, elle a aussi tendance à s'effacer : une sorte de manque de savoir-vivre ensemble s'installe dans la société. C'est l'individualisme qui prime, une forme de barbarie qui prévaut.

 

Dans certains établissements scolaires, on voit se multiplier des incivilités, la violence s'installe. la spontanéité est de plus en plus prisée par les inspecteurs : il faut que la classe soit vivante ! Et on en oublie les notions les plus élémentaires de respect, de discipline, de retenue.

Les apprentissages eux-mêmes ne sont plus valorisés : c'est la pédagogie de la découverte qui s'est imposée depuis de nombreuses années.

 

Voilà un mot "la discipline" qu'il conviendrait de remettre à l'honneur !

Alors, bien sûr, il n'est pas question de renouer avec les châtiments corporels, il n'est pas question d'user de ce fouet nommé "discipline" que l'on utilisait autrefois pour punir les élèves.

 

Mais il convient de rétablir des règles de conduite plus strictes d'abord dans les établissements scolaires où commence l'éducation à la discipline : on l'a vu avec cette vidéo qui circulait sur les réseaux sociaux où une enseignante était braquée par un élève tenant une arme factice.

De tels faits sont graves et inadmissibles dans l'enceinte d'un lycée.

 

Il serait temps de remettre à l'honneur la discipline et les disciplines.

Nous avons tous besoin de cadres pour évoluer, et les élèves en ont besoin pour grandir et s'épanouir : sans discipline, comment pourraient-ils accéder au savoir ?

Ne sommes-nous pas tous tenus à une certaine discipline dans notre vie de tous les jours ?

 

 

 

 

 

 

La discipline, un mot quelque peu oublié...
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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 13:06
Le droit de casser ?

 

 

Paris incendié, des voitures brûlées, des vitrines caillassées, des magasins pillés, l'Arc de Triomphe saccagé, des scènes d'émeutes, des blessés... des groupes de casseurs sont venus troubler les manifestations des gilets jaunes.

Triste spectacle ! Des laissés pour compte, des délinquants ont revêtu le gilet jaune et se sont mêlés aux manifestants.

 

La violence de ces casseurs a atteint des sommets : on imagine le désarroi de ceux qui ont vu leur voiture incendiée, leur magasin pillé.

La désespérance est grande mais rien ne justifie que l'on s'attaque aux biens d'autrui, que l'on détruise à tort et à travers le mobilier urbain, ou que l'on pille des vitrines.

 

Les voyous sont à l'oeuvre, ceux qui vivent de trafics, ceux qui profitent de manifestations pour se remplir les poches.

L'occasion est trop bonne ! Revêtir un gilet jaune, se fondre dans la foule pour se livrer à des exactions, en toute impunité ou presque.

Le droit de casser, le droit de piller ?

Non, ce n'est pas acceptable.

Les gilets jaunes eux-mêmes condamnent cette violence exacerbée, ils doivent le faire avec la plus grande fermeté.

Mais rien n'empêchera les casseurs, les fauteurs de troubles, les extrémistes de venir s'immiscer dans les manifestations, comme c'est désormais le cas, le plus souvent.

Le droit de casser, le droit de voler, le droit de tout détruire ? Non, c'est intolérable.

 

Dans les établissements scolaires, certains élèves s'octroient aussi le droit de bavarder, d'arriver en cours sans leurs affaires, de ne pas faire le travail demandé, parfois d'insulter, de tutoyer les enseignants.

Plus de retenue, plus de respect...

L'essentiel est de contester l'ordre établi, pour s'affranchir de toutes contraintes, pour se libérer de toutes entraves à la liberté.

 

Lorsque, dès l'enfance, dès l'adolescence, des règles strictes ne sont pas instaurées, le risque est grand que des habitudes d'incivilité se perpétuent.

Ainsi, l'incivilité est partout, l'individualisme règne en maître dans nos sociétés.

"Mon plaisir, mon bonheur, avant tout."

Peu importe si l'on écrase l'autre... Dans les immeubles, les voisins sont indifférents aux autres, sur la route, c'est souvent la loi de la jungle, au travail, c'est pareil.

Le mouvement des gilets jaunes, lui, se veut fédérateur et solidaire : il faut souhaiter qu'il le reste, et qu'il ne soit pas dévoyé.

Il faut souhaiter que la solidarité prime enfin !

 

 

 

 

 

Le droit de casser ?
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23 novembre 2018 5 23 /11 /novembre /2018 09:43
L'écriture manuelle va-t-elle disparaître ?

 

 

 

De plus en plus d'étudiants dans les universités utilisent l'ordinateur pour noter les cours : ils manient le clavier avec une aisance et une virtuosité étonnantes. Dans les lycées aussi, l'ordinateur commence à faire son apparition.

 

Ainsi, dans certaines régions, notamment en Languedoc Roussillon, on a distribué gratuitement aux élèves des ordinateurs et les adolescents sont autorisés à s'en servir pendant les cours.

 

L'écriture manuscrite tend donc à disparaître, va-t-elle devenir complètement obsolète ? C'est la question qu'on peut se poser.

Les jeunes enfants vont-ils apprendre à écrire sur l'ordinateur ?

 

Au cours d'un reportage du journal de 20 heures sur France 2, une fillette interrogée à ce sujet déclare : "C'est plus facile d'écrire sur l'ordinateur, les lettres sont déjà tracées." On voit bien là l'argument de la facilité s'imposer...

 

Oui, il est plus facile de taper une lettre que de la transcrire et pourtant le geste de l'écriture paraît essentiel. Comme le souligne une mère de famille dans ce même reportage de France 2 : "L'écriture manuelle est unique : on y perçoit une personnalité, des formes, des signes, des arabesques.... En fait, il semble, d'après certains spécialistes, que le geste de l'écriture est un apprentissage fondamental car lire, c'est se rappeler ce que l'on a écrit à la main. Pour apprendre à lire, il faut passer par le geste...

 

Si l'écriture à la main s'estompe et disparaît, quel sera l'impact de ce changement ? De moins en moins de gens écrivent à la main : désormais, on envoie des mails et non des lettres...

L'écriture manuelle est bien en train de se perdre. Il est vrai que l'on peut corriger à l'infini un texte tapé sur un ordinateur et sans faire de ratures...

 

Mais les ratures peuvent être importantes : elles montrent bien qu'un texte a été travaillé, corrigé. Les élèves souvent ne savent pas faire un brouillon, barrer, recommencer, vérifier...

 

De plus, le fait de tracer les lettres permet de mieux visualiser le message. Quand on utilise un clavier, on peut faire des fautes de frappe que l'on ne perçoit pas toujours.

 

Je pense qu'il est important pour tous de continuer à pratiquer l'écriture manuelle : on voit mieux ses corrections, on est en contact avec le papier, la feuille, le stylo.

Il est souhaitable que les deux pratiques coexistent et que l'une ne l'emporte pas sur l'autre : il ne faut pas perdre le plaisir de lire une belle écriture, d'en apprécier la graphie, d'en deviner les mystères....

 


 

 

 

 

 

L'écriture manuelle va-t-elle disparaître ?
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7 novembre 2018 3 07 /11 /novembre /2018 10:34
Une société de la fatigue...

 

Burn out, épuisement, dépression : nous vivons dans une société de la fatigue. Il faut sans cesse être performant, efficace, compétitif...

Comment pourrait-on ne pas être fatigué ?

 

Et même le chef de l'Etat, Emmanuel Macron a connu ces jours-ci un épisode de grosse fatigue. "Fatigue psychique", "coup de pompe politique", a-t-on pu lire dans la presse... Le chef de l'entreprise France ne serait pas épargné par cette maladie de l'époque moderne. Et, pourtant, il est jeune, plein d'allant...

Eh oui, l'esprit de performance conduit à des excès néfastes pour l'organisme humain, soumis à des tensions...

Comment pourrait-on échapper à la fatigue dans une société de compétition permanente ?

Toute la société est régie par cette loi inexorable de la concurrence...

Travailler toujours plus, travailler plus pour gagner plus : on a été abreuvé de ce slogan.

 

"Le capitalisme a décidé d'avoir la peau de l'oreiller, d'en finir avec la nuit, ou plus exactement avec la scission entre le jour et de la nuit, à l'avenir il n'y aura plus de barrière, il n'y aura plus qu'une vie perpétuelle, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et pourquoi fermerait-on boutique ? L'extension du jour signifie l'extension du capital..." nous explique Jonathan Crary dans son essai intitulé Le capitalisme à l'assaut du sommeil.

Fabriquer des travailleurs et des consommateurs sans sommeil ?

Fabriquer des hommes-robots ?

Mais, l'être humain a besoin de repos, et d'un sommeil réparateur. L'être humain a besoin de rêver pour s'épanouir.

Et quel est le rêve qu'on nous propose ? Dépasser l'autre, travailler toujours plus, comme un robot...

Où est passée la société de loisir qu'on nous promettait dans les années 60 ? Les loisirs sont désormais voués à la consommation, aux jeux.

Le travail, lui, se fait de plus en pesant : il faut s'adapter sans cesse à une société en mouvement. Partout, s'instaurent des relations de marché, partout, une concurrence qui vise à servir des intérêts économiques...

Même un secteur comme l'enseignement est touché par cet esprit de compétition : les lycées sont mis en concurrence, les résultats du Baccalauréat sont scrutés, chaque année, les lycées sont classés en fonction de ces résultats...

Les programmes sont sans cesse modifiés : ainsi, il est question de réintroduire des leçons de grammaire en classe de seconde, pour l'année 2019... alors que cet enseignement a été négligé à l'école primaire et en collège...

 

Dans les nouvelles start-up, les salariés ne sont-ils pas invités à travailler comme des robots ? Partout, le travail se fait plus lourd, plus stressant, plus intense, avec des obligations de résultats...

 

 

 

 

 

 

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/lhumeur-du-matin-par-guillaume-erner/lhumeur-du-jour-par-guillaume-erner-du-mercredi-31-octobre-2018

 

 

 

 

 

 

Une société de la fatigue...
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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 13:06
Un élève menace une enseignante avec une arme factice...

 

 

Une vidéo circule sur le net : on y voit un élève menacer une enseignante avec une arme factice... il lui intime l'ordre de le noter "présent"... "Tu me mets présent... " dit-il à plusieurs reprises... Ce geste violent accompagné du tutoiement révèle un climat malsain et délétère.

 

Et aussitôt, il semble que l'on découvre la violence qui sévit dans les lycées et les collèges...

Mais quelle hypocrisie ! Cela fait longtemps que la violence règne dans un certain nombre d'établissements scolaires...

 

Les menaces, les intimidations, les insultes : c'est le quotidien des enseignants qui travaillent dans ces établissements.

Punitions contestées, indiscipline, refus d'obéissance, violences verbales... comment faire face à tant de mépris ?

 

Les parents d'élèves se font même parfois les complices de leur progéniture : ils n'hésitent pas à remettre en cause l'autorité des professeurs, leur façon d'enseigner, leurs notations.

Comment les enfants ne sentiraient-ils pas détenteurs de tous les droits, si les parents ne leur inculquent pas des valeurs de respect ?

 

L'enseignant, sous le feu des parents, des élèves, de l'administration, se sent souvent bien seul dans certaines situations difficiles...

D'autant qu'il est malvenu de faire des vagues, il est malvenu de punir trop souvent les élèves, il est malvenu d'évoquer certains problèmes, comme, par exemple, la drogue et les ravages qu'elle produit.

Il y va de la réputation de l'établissement : mieux vaut ne pas en parler et laisser les problèmes cachés sous le tapis.

 

La violence est bien réelle : certains enseignants se rendent à leur travail avec la peur au ventre.

C'est intolérable : un lieu de culture et de savoir doit être protégé de toute violence.

On ne peut transmettre des connaissances dans un climat de peur et d'insécurité permanente.

 

Alors, bien sûr, le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer, et le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner ont poussé des cris d'orfraie devant cette vidéo...

Mais, il serait temps de prendre conscience de la situation que vivent certains enseignants, il serait temps d'appliquer de véritables sanctions exemplaires contre les élèves qui troublent l'ordre.

 

Un élève qui ne veut pas apprendre n'a pas sa place dans nos lycées et nos collèges, un élève qui insulte ou menace un enseignant doit pouvoir être exclu des cours.

Les ministres annoncent un plan d'action ambitieux contre les violences dans les établissements scolaires... encore une annonce après un fait divers grave, mais c'est la discipline, c'est le respect de l'autorité qu'il convient de rétablir dans nombre de lycées et de collèges.

 

 

 

 

 

 

Un élève menace une enseignante avec une arme factice...
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5 octobre 2018 5 05 /10 /octobre /2018 09:04
Des cours de grammaire et d'orthographe pour les étudiants de l'université Paris Nanterre...

 

 

L'Université Paris Nanterre va mettre en place des cours de remise à niveau pour les étudiants qui ne maîtriseraient pas totalement les règles orthographiques et grammaticales. 

 

Ce n'est pas étonnant : pendant des décennies, ces deux disciplines, orthographe et grammaire ont été négligées à l'école primaire, au collège...

Trop difficiles, trop rébarbatifs, les cours de grammaire !

 

On a voulu simplifier leur enseignement... voilà le résultat : nombre d'élèves arrivent au Baccalauréat avec des lacunes en langue française.

Au nom d'un certain égalitarisme, des pédagogues ont simplifié les programmes, ont voulu réduire les exigences.

 

Mais aplanir les difficultés, est-ce rendre service aux élèves ?

La transmission de la langue française est essentielle : la pensée passe par le langage...

Comment penser si on ne maîtrise pas la syntaxe et toutes les relations logiques qu'elle met en jeu : cause, conséquence, opposition, condition, etc. ?

 

Les adolescents éprouvent, ainsi, des difficultés à lire des livres, opération trop complexe...

"C'est trop long", disent-ils le plus souvent...

Ils se réfugient devant des écrans numériques, où l'attention se délite, où la lecture est fugace, morcelée, où les sollicitations sont multiples...

 

La patience, le sens de l'effort ne sont plus à la mode..

Dès lors, comme les élèves pourraient-ils acquérir un bon niveau de langue ?

Il convient de réapprendre le français aux élèves, dès l'école primaire et de poursuivre assidûment cet apprentissage dans les classes de collège.

Les difficultés sont formatrices, elles font partie de la vie : pourquoi a-t-on voulu nier l'importance de l'effort ?

 

Certains pédagogues n'en ont pas vu l'importance et ont voulu privilégier la pédagogie de la découverte...

Comme s'il ne fallait pas d'abord apprendre pour maîtriser des savoirs et les réutiliser...

 

De nombreux élèves qui arrivent en lycée ne savent pas bien rédiger, ne connaissent pas les subtilités de la langue française.

Comment peuvent-ils mener à bien des études, alors que la grammaire et l'orthographe ne sont plus enseignées en lycée ?

 

 

 

Source :

 

https://www.bfmtv.com/societe/la-fac-de-nanterre-instaure-des-cours-de-francais-pour-ses-etudiants-en-licence-1527622.html

 

 

 

Des cours de grammaire et d'orthographe pour les étudiants de l'université Paris Nanterre...
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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 08:31
Le latin et le grec menacés par la réforme du Baccalauréat...

 

 

On croyait que les lettres classiques allaient retrouver une place de choix dans l'enseignement, après les annonces faites par Jean Michel Blanquer, lors de son arrivée au ministère de l'Education.

Les langues anciennes avaient déjà été sacrifiées par la réforme des collèges initiée par Najat Vallaud- Belkacem, lors du précédent quinquennat.

 

Eh bien, le nouveau Baccalauréat risque d'amoindrir encore ces disciplines.

Ainsi, "les options de langues anciennes n'ont  plus aucune place dans les épreuves finales (60% de la note du baccalauréat) ni dans les épreuves communes du cycle de terminale (30%)."

"La note de latin ou de grec ancien ne correspond plus à un bonus et n'occupe plus qu'une minuscule place dans le nouveau baccalauréat : les courageux latinistes ou hellénistes auront donc fait l'effort de suivre 3 heures de cours supplémentaires par semaine pendant trois ans,  avec souvent des horaires pénibles, pour voir - au mieux - leur note changer de moins d'1% (à la hausse comme à la baisse)."

 

Une façon de faire disparaître l'enseignement du latin et du grec, une façon de démobiliser et de décourager les élèves qui auraient le désir de suivre ces options...

Et, pourtant on connaît la valeur de ces disciplines que l'on appelait autrefois "les humanités".

Et c'est bien ce qui fait souvent défaut dans notre monde voué à la modernité... 

 

Dans une société où dominent l'image, le culte de l'immédiateté et de l'utilitarisme, l'humanisme n'aurait-il plus sa place ?

Le latin et le grec sont les sources de notre langue, le substrat de notre culture et de notre littérature.

Il faut préserver ces enseignements...

 

Comme le rappelle Nicola Gardini, dans son ouvrage intitulé Vive le latin, "Quiconque étudie le latin doit l'étudier pour une raison fondamentale ; parce que c'est la langue d'une civilisation ; parce que c'est dans le latin que l'Europe s'est accomplie. Parce que c'est en latin qu'ont été écrits les secrets de notre identité la plus profonde et que, ces secrets, l'on veut les déchiffrer..."

 

Et on pourrait bien sûr évoquer de la même façon la langue grecque.

Le latin et le grec sont les fondements mêmes de notre culture.

La culture est ce qui nous constitue, nous façonne, ce qui fait de nous des êtres humains, capables de comprendre le monde, de l'apprécier.

 

Dans une société de consommation effrénée, il est essentiel de retrouver le sens des mots, leur histoire, la valeur de la culture, le sens de la beauté...


Ce retour aux sources n'est-il pas fondamental ? On y perçoit l'essence même de notre culture, tout ce qui la fonde : on comprend mieux l'histoire des genres littéraires, leurs raisons d'être, leur signification profonde...

Dans un monde où règne l'individualisme, à l'ère de la marchandisation, il est urgent de retrouver ces valeurs qui fondent notre humanité : le savoir, la culture, le goût de l'effort, le respect de ceux qui nous ont précédés...


Dans un monde en perte de repères, comment ne pas voir que ces disciplines sont essentielles ? Elles nous relient au passé, à notre histoire, celle de tous les peuples méditerranéens.
 

 

 

 

 

 

Source :

 

https://www.marianne.net/debattons/blogs/lutte-des-classes/le-latin-et-le-grec-ancien-disparaissent-du-baccalaureat

 

 

 

 

 

 

Le latin et le grec menacés par la réforme du Baccalauréat...
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