Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 08:31
Le latin et le grec menacés par la réforme du Baccalauréat...

 

 

On croyait que les lettres classiques allaient retrouver une place de choix dans l'enseignement, après les annonces faites par Jean Michel Blanquer, lors de son arrivée au ministère de l'Education.

Les langues anciennes avaient déjà été sacrifiées par la réforme des collèges initiée par Najat Vallaud- Belkacem, lors du précédent quinquennat.

 

Eh bien, le nouveau Baccalauréat risque d'amoindrir encore ces disciplines.

Ainsi, "les options de langues anciennes n'ont  plus aucune place dans les épreuves finales (60% de la note du baccalauréat) ni dans les épreuves communes du cycle de terminale (30%)."

"La note de latin ou de grec ancien ne correspond plus à un bonus et n'occupe plus qu'une minuscule place dans le nouveau baccalauréat : les courageux latinistes ou hellénistes auront donc fait l'effort de suivre 3 heures de cours supplémentaires par semaine pendant trois ans,  avec souvent des horaires pénibles, pour voir - au mieux - leur note changer de moins d'1% (à la hausse comme à la baisse)."

 

Une façon de faire disparaître l'enseignement du latin et du grec, une façon de démobiliser et de décourager les élèves qui auraient le désir de suivre ces options...

Et, pourtant on connaît la valeur de ces disciplines que l'on appelait autrefois "les humanités".

Et c'est bien ce qui fait souvent défaut dans notre monde voué à la modernité... 

 

Dans une société où dominent l'image, le culte de l'immédiateté et de l'utilitarisme, l'humanisme n'aurait-il plus sa place ?

Le latin et le grec sont les sources de notre langue, le substrat de notre culture et de notre littérature.

Il faut préserver ces enseignements...

 

Comme le rappelle Nicola Gardini, dans son ouvrage intitulé Vive le latin, "Quiconque étudie le latin doit l'étudier pour une raison fondamentale ; parce que c'est la langue d'une civilisation ; parce que c'est dans le latin que l'Europe s'est accomplie. Parce que c'est en latin qu'ont été écrits les secrets de notre identité la plus profonde et que, ces secrets, l'on veut les déchiffrer..."

 

Et on pourrait bien sûr évoquer de la même façon la langue grecque.

Le latin et le grec sont les fondements mêmes de notre culture.

La culture est ce qui nous constitue, nous façonne, ce qui fait de nous des êtres humains, capables de comprendre le monde, de l'apprécier.

 

Dans une société de consommation effrénée, il est essentiel de retrouver le sens des mots, leur histoire, la valeur de la culture, le sens de la beauté...


Ce retour aux sources n'est-il pas fondamental ? On y perçoit l'essence même de notre culture, tout ce qui la fonde : on comprend mieux l'histoire des genres littéraires, leurs raisons d'être, leur signification profonde...

Dans un monde où règne l'individualisme, à l'ère de la marchandisation, il est urgent de retrouver ces valeurs qui fondent notre humanité : le savoir, la culture, le goût de l'effort, le respect de ceux qui nous ont précédés...


Dans un monde en perte de repères, comment ne pas voir que ces disciplines sont essentielles ? Elles nous relient au passé, à notre histoire, celle de tous les peuples méditerranéens.
 

 

 

 

 

 

Source :

 

https://www.marianne.net/debattons/blogs/lutte-des-classes/le-latin-et-le-grec-ancien-disparaissent-du-baccalaureat

 

 

 

 

 

 

Le latin et le grec menacés par la réforme du Baccalauréat...
Partager cet article
Repost0
19 septembre 2018 3 19 /09 /septembre /2018 08:12
L'éducation n'est plus une priorité : 1800 postes supprimés dans les lycées et les collèges...

 

 

 

Mille huit cents postes seront supprimés l'an prochain dans l'Éducation nationale, "soit 0,2 % des emplois du ministère", a annoncé Jean Michel Blanquer...

"Le volume d'enseignement sera évidemment maintenu à travers le recours aux heures supplémentaires", a précisé le ministre de l'Education nationale.

 

Or, les enseignants sont déjà surchargés de travail et de tâches administratives : comment pourraient-ils prendre en charge des heures supplémentaires et exercer correctement leur métier ?

En lycée, les classes sont déjà pléthoriques : 35 à 36 élèves.


Il faut imaginer une salle de classe remplie de 36 élèves en lycée : la salle est pleine à craquer, impossible d'isoler des élèves inattentifs ou qui posent problème...difficile de canaliser l'attention de plus en plus dispersée de certains adolescents...
 

Le métier d'enseignant est de plus en plus difficile et complexe... des problèmes de recrutement se posent et vont s'aggraver...

Supprimer des postes, n'est-ce pas dénier l'importance du rôle des enseignants ?

Après avoir pris des mesures plutôt bénéfiques et utiles comme le dédoublement de certaines classes en Education prioritaire, comme le retour en grâce des langues anciennes, voilà que Jean Michel Blanquer en vient à supprimer des postes en lycée et en collège.

 

Les heures supplémentaires seront-elles imposées aux enseignants ? Probablement.

Encore une fois, le ministre de l'Education, éloigné du terrain, et des réalités que vivent les enseignants, ne tient pas compte de leurs difficultés.

Les lycées accueillent de plus en plus d'élèves : comment gérer cet afflux si on supprime des postes ?

 

Ainsi, les ministres se suivent et ne prennent pas conscience de la grave crise de recrutement que connaît l'éducation.

L'enseignement n'attire plus les jeunes : salaires peu attractifs, conditions de travail qui se dégradent, violences dans les établissements scolaires, perte des valeurs...

 

Bientôt on assistera à une véritable pénurie de professeurs.

Qui veut désormais entrer dans cette carrière ?

En supprimant des postes, Jean Michel Blanquer semble faire marche arrière : l'Education est-elle encore une priorité ?

 

 

 

 

http://www.lepoint.fr/societe/suppression-de-1-800-postes-dans-l-education-nationale-en-2019--16-09-2018-2251757_23.php#xtmc=suppression-de-postes-dans-l-enseignement&xtnp=1&xtcr=2

 

 

 

 

 

 

L'éducation n'est plus une priorité : 1800 postes supprimés dans les lycées et les collèges...
Partager cet article
Repost0
5 septembre 2018 3 05 /09 /septembre /2018 08:34
Simplifier l'accord du participe passé employé avec l'auxiliaire avoir ? Une idée belge !

 

 

Non, ce n'est pas une blague belge...

Cette idée nous vient pourtant des Belges, plus exactement de deux professeurs wallons : ils proposent de simplifier l'accord du participe passé employé avec l'auxiliaire avoir...

Trop difficiles ces règles d'accord ? Qu'à cela ne tienne ! On va rendre le participe passé invariable !

 

Il est vrai que la mode est aux simplifications, à tel point que l'enseignement de l'orthographe et de la grammaire a été négligé depuis un certain temps.

On en voit les résultats : les élèves font de plus en plus de fautes, ont des difficultés à rédiger, à structurer leurs phrases...

 

Mais, en fait, les règles d'accord du participe passé permettent aussi de comprendre le fonctionnement de notre langue, notamment quand on l'utilise avec l'auxiliaire avoir : quand le complément d'objet direct est placé avant le verbe, le participe s'accorde avec ce cod.

On dit ainsi : "La décision que j'ai prise était la bonne..."

Mais, si le cod est placé après, on ne fait pas l'accord : "j'ai pris une décision qui était la bonne..."

Ainsi, cette règle d'accord permet de repérer la construction de la phrase...

Elle favorise et facilite la compréhension... c'est une question de logique grammaticale.

Faut-il supprimer la logique ?

Si on commence à simplifier, on n'en finit plus : et puis, cette règle d'accord n'est pas si compliquée, si on comprend bien le fonctionnement de la langue...

On voit bien aussi qu'à l'oral, si on ne fait pas l'accord, certaines phrases sont dissonantes.

"La décision que j'ai pris n'était pas la bonne..."

A force de simplifications, on va finir par appauvrir notre langue... 

 

Le passé simple est difficile ! Supprimons-le !

Le subjonctif est compliqué ! Il faut l'éradiquer !

Les verbes irréguliers posent problème ! On pourrait les oublier !

 

Et pourquoi ne pas adopter une écriture phonétique ? Finies les dictées, finies les fautes d'orthographe et d'accord !

Bientôt on en viendra à parler par signes, à écrire avec des émoticônes, des abréviations, du langage SMS.

Et quand on aura tout simplifié, que restera-t-il de notre langue ?

 

 

 

 

http://www.lepoint.fr/societe/le-participe-passe-n-est-pas-un-tabou-03-09-2018-2248041_23.php

 

 

Simplifier l'accord du participe passé employé avec l'auxiliaire avoir ? Une idée belge !
Partager cet article
Repost0
31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 12:08
Rentrée scolaire : de l'inutilité des évaluations nationales...

 

 

Le ministre de l'Education, Jean Michel Blanquer veut remettre à l'honneur des évaluations en début de classe de sixième et de seconde.

 

Le problème, c'est que ce système d'évaluations a déjà été testé il y a quelques années, des évaluations très standardisées, avec des codages de correction très complexes, des corrections très lourdes pour les enseignants.

 

Ces tests faisaient perdre beaucoup de temps en début d'année où sont mis en place des programmes et des exercices nouveaux que les élèves doivent découvrir...

 

Et au bout du compte, on percevait l'inutilité de ces évaluations diagnostiques, très encadrées.

Les tests étaient souvent mal conçus, mal ficelés et la correction était très aléatoire.

 

"Un outil utile" affirme le ministre Jean Michel Blanquer... mais cette généralisation des tests ne tient pas compte de l'expérience qu'en ont les enseignants...

 

Au fond, il suffit à un enseignant de corriger un premier devoir pour percevoir toutes les lacunes d'un élève, notamment en français : difficultés en orthographe, en grammaire, dans la maîtrise de la langue, dans la structuration de la pensée.

 

Comment combler ces lacunes quand les élèves arrivent en classe de seconde, alors que les heures de grammaire et d'orthographe ont disparu en lycée ?

C'est là le vrai problème !

 

Par ailleurs, la mode des tests d'évaluation conduit à un émiettement de la correction qui n'a pas grande utilité...

 

Le ministre de l'Education semble vouloir revenir à d'anciennes recettes : port de la blouse, restauration de la discipline, importance de la grammaire et de l'orthographe : c'est certain, l'enseignement de la langue est primordial ainsi que la discipline...

Mais il convient sans doute de tenir compte de l'expérience des enseignants en matière d'évaluation...

Les tests font perdre beaucoup de temps, en début d'année et n'ont pas grand intérêt...

D'ailleurs, ce n'est pas par hasard qu'on les a abandonnés...

 

Instaurer à nouveau des tests en sixième et en seconde ? C'est un gadget, d'autant que ces tests sont mal conçus, prêtent à confusion...

 

On aimerait que le ministre tienne compte de l'expérience des enseignants, dans ce domaine.

Les professeurs connaissent la lourdeur de ces tests de début d'année.

La tâche des enseignants est complexe : laissons leur une certaine liberté dans leur pédagogie... les tests ne vont pas du tout dans ce sens...

 

Les enseignants souffrent de plus en plus d'un manque de reconnaissance : ils ont besoin qu'on leur fasse confiance et qu'on écoute leur point de vue... ils sont sur le terrain, ils ont des compétences et une expérience.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rentrée scolaire : de l'inutilité des évaluations nationales...
Partager cet article
Repost0
27 août 2018 1 27 /08 /août /2018 09:00
Vive le service public !

 

 

 

La fonction publique est souvent vilipendée, décriée... Que de critiques lui sont adressées ! Paresse, lenteur, incompétence, manque de compétitivité, coût...

 

Et pourtant, le service public nous est indispensable... Comment pourrait-on s'en passer ?

L'école qui éduque, accueille les enfants, les collèges et les lycées qui sont des lieux de savoirs et de culture...

Les hôpitaux qui soignent, qui oeuvrent pour la santé, les transports qui permettent de circuler et de voyager facilement...

 

Nous vivons dans une société vouée à un libéralisme effréné : sans arrêt, on nous vante les vertus des entreprises privées... où règnent le profit et la rentabilité.

C'est l'argent-roi qui domine le monde...

On connaît bien, pourtant, les dangers de la privatisation et du libéralisme à outrance...

C'est ainsi qu'on instaure une société inégalitaire, une société où seuls les gens riches peuvent accéder à la santé, l'éducation, la culture... Qui veut d'une société inégalitaire, une société où sévissent l'égoïsme et l'individualisme ?

 

On voit bien qu'une telle société est immorale et ne va pas dans le sens du progrès.

Le service public s'attache au bien-être de la société, à un certain humanisme qu'il convient de préserver...

 

Voulons-nous d'une société où tout s'achète et tout se vend ?

Voulons-nous d'un monde où l'on ne  recherche que le profit et toujours plus d'argent ?

 

Souvent, on critique les enseignants, on les accuse de tous les maux de la terre...

Mais, c'est bien grâce à eux que le système éducatif fonctionne encore.

Ils travaillent dans des conditions difficiles, dans des locaux parfois délabrés, ils sont confrontés à des classes de plus en plus chargées...

 

Si le niveau des élèves a tendance à baisser, c'est que les programmes ont été vidés de leur sens, que des heures d'enseignement de français ont été supprimées, que la grammaire et l'orthographe ont été sacrifiées.

 

Si la violence est présente dans les établissements scolaires, c'est qu'elle est une composante du monde moderne...

 

Si les enfants, les adolescents sont impolis, irrespectueux, c'est que les parents n'ont pas su jouer leur rôle d'éducateur et ne leur ont pas inculqué des notions élémentaires de savoir-vivre...

Alors, il convient de prendre conscience des bienfaits que nous apporte le service public et il convient de le défendre et de le préserver...

 Les valeurs des services au public permettent de sauvegarder une solidarité nationale dans une société de plus en plus individualiste.

La dictature de la rentabilité rend le monde inhumain et triste. Il faut la dénoncer et refuser de s'y soumettre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vive le service public !
Partager cet article
Repost0
13 août 2018 1 13 /08 /août /2018 08:55
Et si on revenait aux bonnes vieilles recettes ?

 

 

Bientôt, le retour de la consigne pour les bouteilles ?

Michel Vialay, député LR, a déposé une proposition de loi visant à la suppression progressive des bouteilles en plastique au profit du verre.

 

Le plastique est partout : dans les emballages, les bouteilles, la planète entière est polluée, sur terre, dans les mers, les océans...

 

Face à ce fléau planétaire, le retour à l'utilisation de bouteilles en verre paraît judicieux. On achète, alors, des bouteilles en verre un peu plus cher, et on est remboursé lorsqu'on rapporte la bouteille au magasin.

Alors, bien sûr, les bouteilles en verre sont plus lourdes, plus encombrantes, mais, malgré tout, le consommateur devrait en percevoir les avantages : le verre est plus sain que le plastique, il est réutilisable, il ne pollue pas la planète.

C'est le retour à la bonne vieille recette de la consigne...

 

Et, au fond, on voit que dans de nombreux domaines, les méthodes anciennes sont les meilleures.

Ainsi, dans l'enseignement, on a pendant des années délaissé l'apprentissage de l'orthographe et de la grammaire, mais face aux difficultés accumulées par les élèves dans ce disciplines, on en vient à réhabiliter enfin ces savoirs.

Comment a-t-on pu mettre au rebut l'apprentissage de la grammaire alors que celle-ci est indispensable pour une bonne maîtrise de la langue ?

 

On prend conscience aussi des vertus de l'effort : on a privilégié pendant des années un enseignement ludique, on a voulu gommer les difficultés, alors qu'elles sont inhérentes à la vie humaine...

Là encore, on revient à ce fondement de l'école : la notion d'effort qui est indispensable.

 

Dans le domaine alimentaire, on comprend de plus en plus l'intérêt d'une agriculture biologique sans pesticide, une agriculture qui préserve la nature, qui ne porte pas atteinte à l'environnement et aux autres espèces qui vivent sur la terre... une agriculture telle qu'on la pratiquait dans les temps anciens, une agriculture respectueuse de la planète.

 

Alors, bien sûr, l'agriculture intensive correspond à un besoin de nourrir toute la planète, mais que de gaspillages de nourriture dans nos sociétés !

 

Le passé nous donne, ainsi des leçons d'humilité, de mesure, de savoir-faire...

 

Les bonnes vieilles recettes ne sont-elles pas souvent les meilleures ?

 

 

 

 

 

http://www.lepoint.fr/societe/lutte-contre-le-plastique-vers-le-retour-de-la-consigne-12-08-2018-2243064_23.php

 

 

 

 

Et si on revenait aux bonnes vieilles recettes ?
Partager cet article
Repost0
6 août 2018 1 06 /08 /août /2018 08:49
Nous devrions tous nous considérer comme des élèves...

 

 


La vie est un apprentissage permanent qui nous permet d'avancer, d'acquérir une expérience, des savoirs multiples.

Au fond, nous devrions, tous, nous considérer comme des élèves : chaque jour doit nous offrir l'occasion d'apprendre, de nous enrichir de connaissances.

 

Chaque jour doit être une occasion de découvertes.

Le savoir est multiple : rencontres, lectures, voyages, et ce savoir est plus facile d'accès, de nos jours, grâce à internet, et à de nombreux moyens de communication.

 

La lecture nous apporte beaucoup : l'univers des mots est infini, notre littérature est si diverse, si riche, on peut, grâce aux livres voyager dans le temps et l'espace, on peut s'enrichir de cultures diverses.

 

Les épreuves auxquelles nous sommes confrontés, tout au long de notre vie, sont, aussi, incontestablement une façon de progresser dans une forme de sagesse.

Elles sont une école d'effort, de persévérance, elles forgent notre caractère, nous donnent une envie de nous dépasser.

Les difficultés, les obstacles sont indispensables à la formation d'un individu.

 

Et quand notre école s'efforce de gommer ces difficultés, elle se fourvoie complètement : suppression des notes, abolition des punitions, notations valorisantes, baccalauréat bradé...

 

La vie est bien un apprentissage permanent : c'est ainsi qu'il faut la concevoir, avec une certaine modestie.

Nous sommes tous des élèves, nous avons tous envie de progresser, de découvrir.

Nous avons, tous, besoin de nous élever, de grandir vers plus de conscience, de vérités, de connaissances.

 

C'est le savoir qui nous propulse vers l'avenir, c'est le savoir qui nous rend heureux.

C'est la savoir qui éveille sans cesse notre curiosité, notre envie d'apprendre...

 

Nous avons tous été des élèves, dans des écoles, des collèges, des lycées : nous avons, parfois, souvent, perçu les apprentissages comme une contrainte, une servitude...

 

Et, au fil du temps, nous avons compris que cet apprentissage est permanent, il est nécessaire, il est vital : il est la vie même...

La vie nous forge et nous modèle : elle nous apprend toujours plus.

 

Et même le métier que nous exerçons nous apprend beaucoup, qu'il s'agisse d'un métier manuel ou intellectuel. Le contact des autres est aussi particulièrement enrichissant.


 


  

 

 

 

 

Nous devrions tous nous considérer comme des élèves...
Partager cet article
Repost0
27 juillet 2018 5 27 /07 /juillet /2018 08:41
Une crise de la culture...

 

 

Nous vivons une crise de la culture sans précédent : les programmes scolaires ont été vidés de leur substance, le niveau d'exigence a été raboté au nom d'un égalitarisme qui n'a pas de sens, les enseignants eux-mêmes sont désormais vilipendés, méprisés, considérés comme des privilégiés alors qu'ils effectuent un travail de plus en plus difficile...

 

Et, pourtant, notre culture est riche d'un patrimoine qui a une valeur universelle : la littérature classique a donné naissance à des oeuvres intemporelles, le siècle des lumières a permis de développer un esprit critique, une pensée rationnelle, dénuée de préjugés.

 

C'est Molière qui dénonce l'hypocrisie et une forme de fanatisme religieux dans Tartuffe, c'est encore Molière qui fustige des défauts de tous les temps : l'avarice, le pédantisme, la bêtise, l'inconscience.

 

C'est La Bruyère qui, en quelques traits, peint toute une galeries de portraits en action pleins de vivacité : l'égoïste, le distrait, le prétentieux, le mondain, le puissant, le riche, le pauvre...

 

C'est Voltaire qui dénonce l'absurdité et les horreurs de la guerre, le pouvoir de l'argent, le goût de l'argent facile, la religion et ses mirages, le fanatisme.

C'est Hugo qui veut supprimer la peine de mort, qui fustige les injustices, qui lutte contre la pauvreté et la misère...

 

Cette littérature riche d'auteurs variés n'est-elle pas émancipatrice ?

Elle aborde toutes sortes de sujets, elle est source de découvertes renouvelées.

Notre littérature est belle, diverse, notre langue qui remonte au grec, au latin est riche d'une longue histoire...

Elle mérite d'être défendue face aux anglicismes qui prospèrent, notamment sur la toile...

 

C'est la culture qui rassemble et réunit un peuple, c'est la culture qui nourrit les hommes, leur offre des sujets de réflexion, qui les libère.

C'est la culture qui permet à chacun de s'épanouir et de progresser.

Dans une société où l'argent est roi, la culture semble perdre toute valeur.

 

Pourtant, la culture est un ferment de cohésion, elle donne de l'élan, elle ouvre des perspectives...

Plus on apprend, plus on a envie d'apprendre.

C'est la curiosité qui nous fait progresser et découvrir de nouveaux horizons, c'est la curiosité qui nous invite à nous élever vers plus de savoirs et de réflexion.

Nous devrions tous adopter cette devise de Françoise Héritier :


"La curiosité, toujours envie d'aller voir ce qu'il y a derrière les choses... de comprendre ce qui paraît nébuleux à première vue... Cette curiosité a été le moteur et continue à être le moteur de mon existence..."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une crise de la culture...
Partager cet article
Repost0
18 juillet 2018 3 18 /07 /juillet /2018 08:36
Désormais, on se lâche !

 

 

De plus en plus, le langage se libère, se relâche : fini l'usage de la politesse, finie la courtoisie...

 

Sur les réseaux sociaux, sur internet, les insultes se multiplient, les allusions graveleuses, sexistes ne sont pas rares.


Les "fesses et le cul" ont aussi la cote : ils se vendent bien, en ces temps où l'insulte est à la mode... Ils s'affichent dans des films, des magazines, des journaux pour attirer le chaland. 

La violence verbale envahit la toile : derrière leur ordinateur, protégés par l'anonymat d'un pseudonyme, certains se permettent d'insulter, de moquer, de ridiculiser à tout propos.

 

Au lieu d'argumenter, d'alimenter le débat, ils se contentent de balancer des invectives...

Vous voilà taxé de "sottise", de "bêtise", vous êtes "incompétent", on traite les femmes de "vieilles rombières"...

Une façon de rabaisser l'autre... de le terrasser...

L'art de la conversation se perd : il devient foire d'empoigne, assaut d'incivilités.

 

Et partout, on se lâche.

Les élèves n'hésitent pas à insulter les enseignants : parfois, une mauvaise note suffit à provoquer leur colère, leur indignation et une salve d'injures.

D'ailleurs, la spontanéité est de plus en plus prisée par les inspecteurs : il faut que la classe soit vivante ! Et on en oublie les notions les plus élémentaires de respect et de retenue.

Les femmes et les hommes politiques ne sont pas en reste... ils utilisent volontiers un langage relâché : "pognon de dingue", "casse-toi, pauvre con".

La parole se veut spontanée, immédiate, débarrassée de fioritures, brutale.

On ne choisit plus ses mots, on ne nuance plus sa pensée.

 

Sur internet, certains se font une spécialité de l'insulte : ce sont des monomaniaques de l'injure. Invariablement, ils cherchent à rabaisser, à dégrader et dénigrer.

Internet favorise et amplifie ce phénomène : la réactivité est immédiate, la pensée et la réflexion s'affaiblissent...

 

Pourtant, ce sont des adultes qui s'expriment mais ils se comportent comme des adolescents mal élevés, braillards...

Insulter, ce n'est pas raisonner, c'est de l'ordre du réflexe et de l'impulsivité.

Insulter, c'est une démission de la pensée, un renoncement à la réflexion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Désormais, on se lâche !
Partager cet article
Repost0
4 juillet 2018 3 04 /07 /juillet /2018 08:19
Les ravages de l'indulgence...

 

 

Examens de plus en plus faciles, notes de plus en plus positives, sanctions de plus en plus rares : notre système scolaire a tendance à gommer les difficultés et les obstacles...

On crée ainsi des générations qui ne connaissent pas l'échec et qui ne sont pas confrontés aux difficultés.

Comment ces adolescents pourraient-ils apprendre le sens de l'effort, de l'humilité ?

 

J'ai ainsi pris connaissance de l'épreuve de français du Brevet des collèges et plus particulièrement de la partie grammaticale : il fallait d'abord distinguer une subordonnée relative d'une proposition complétive, une question facile à laquelle pouvait répondre un élève de sixième, cinquième.

Notons au passage la confusion de la nouvelle terminologie utilisée : on devrait apprendre aux élèves la notion de subordonnée conjonctive, car la relative est aussi une complétive.

Puis, il fallait transformer du discours direct en discours indirect, donc transformer les temps, les personnes, encore un exercice accessible, car les élèves doivent avoir l'habitude de ces modifications.

 

J'ai consulté aussi la dictée, un texte bref, dont la seule difficulté était la présence d'un subjonctif imparfait.

Quant aux questions de compréhension, il suffisait de lire attentivement le texte pour trouver des réponses.

Eh bien, malgré tout, de nombreux élèves se sont plaints, ont même manifesté leur colère sur Twitter, ont trouvé le sujet "infaisable."

Et voilà le résultat : l'habitude de la facilité conduit aux pires dérives.

Ainsi, la plupart des élèves obtiennent le brevet des collèges, et la plupart obtiennent aussi le Baccalauréat.

 

Mais ont-ils tous le niveau requis pour mener à bien des études supérieures ?

Sont-ils prêts à affronter les difficultés de la vie ? Sont-ils aptes à juger de leurs compétences, de leurs savoirs ?

Sont-ils à même de percevoir leurs manques, leurs défauts ?

Souvent, c'est le règne de l'autosatisfaction qui les domine.

Ont-ils le sens de la modestie, celui de la volonté ?

 

L'école doit être un apprentissage de la vie, de ses obstacles, elle doit donner le goût de l'effort, elle doit permettre d'être confronté à des difficultés.

Dans une société où la compétition est permanente, on ne prépare plus les jeunes à affronter les embûches de la vie, on ne les prépare pas à leur vie d'adultes.

 

A force de gommer les difficultés en grammaire, en orthographe, en voulant évincer le latin, le grec, on a créé une génération d'enfants-rois sûrs d'eux, mais inaptes à affronter la réalité.

 

 

 

 

 

 

L'épreuve du Brevet des collèges :

 

http://etudiant.aujourdhui.fr/etudiant/info/brevet-2018-le-sujet-de-l-epreuve-de-francais-1ere-et-2eme-partie.html

 

Un article paru dans La voix du Nord :

http://www.lavoixdunord.fr/405952/article/2018-06-28/trop-dure-l-epreuve-de-francais-au-brevet-des-colleges

 

 

 

 

 

 

Les ravages de l'indulgence...
Partager cet article
Repost0