Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
27 juillet 2018 5 27 /07 /juillet /2018 08:41
Une crise de la culture...

 

 

Nous vivons une crise de la culture sans précédent : les programmes scolaires ont été vidés de leur substance, le niveau d'exigence a été raboté au nom d'un égalitarisme qui n'a pas de sens, les enseignants eux-mêmes sont désormais vilipendés, méprisés, considérés comme des privilégiés alors qu'ils effectuent un travail de plus en plus difficile...

 

Et, pourtant, notre culture est riche d'un patrimoine qui a une valeur universelle : la littérature classique a donné naissance à des oeuvres intemporelles, le siècle des lumières a permis de développer un esprit critique, une pensée rationnelle, dénuée de préjugés.

 

C'est Molière qui dénonce l'hypocrisie et une forme de fanatisme religieux dans Tartuffe, c'est encore Molière qui fustige des défauts de tous les temps : l'avarice, le pédantisme, la bêtise, l'inconscience.

 

C'est La Bruyère qui, en quelques traits, peint toute une galeries de portraits en action pleins de vivacité : l'égoïste, le distrait, le prétentieux, le mondain, le puissant, le riche, le pauvre...

 

C'est Voltaire qui dénonce l'absurdité et les horreurs de la guerre, le pouvoir de l'argent, le goût de l'argent facile, la religion et ses mirages, le fanatisme.

C'est Hugo qui veut supprimer la peine de mort, qui fustige les injustices, qui lutte contre la pauvreté et la misère...

 

Cette littérature riche d'auteurs variés n'est-elle pas émancipatrice ?

Elle aborde toutes sortes de sujets, elle est source de découvertes renouvelées.

Notre littérature est belle, diverse, notre langue qui remonte au grec, au latin est riche d'une longue histoire...

Elle mérite d'être défendue face aux anglicismes qui prospèrent, notamment sur la toile...

 

C'est la culture qui rassemble et réunit un peuple, c'est la culture qui nourrit les hommes, leur offre des sujets de réflexion, qui les libère.

C'est la culture qui permet à chacun de s'épanouir et de progresser.

Dans une société où l'argent est roi, la culture semble perdre toute valeur.

 

Pourtant, la culture est un ferment de cohésion, elle donne de l'élan, elle ouvre des perspectives...

Plus on apprend, plus on a envie d'apprendre.

C'est la curiosité qui nous fait progresser et découvrir de nouveaux horizons, c'est la curiosité qui nous invite à nous élever vers plus de savoirs et de réflexion.

Nous devrions tous adopter cette devise de Françoise Héritier :


"La curiosité, toujours envie d'aller voir ce qu'il y a derrière les choses... de comprendre ce qui paraît nébuleux à première vue... Cette curiosité a été le moteur et continue à être le moteur de mon existence..."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une crise de la culture...
Partager cet article
Repost0
18 juillet 2018 3 18 /07 /juillet /2018 08:36
Désormais, on se lâche !

 

 

De plus en plus, le langage se libère, se relâche : fini l'usage de la politesse, finie la courtoisie...

 

Sur les réseaux sociaux, sur internet, les insultes se multiplient, les allusions graveleuses, sexistes ne sont pas rares.


Les "fesses et le cul" ont aussi la cote : ils se vendent bien, en ces temps où l'insulte est à la mode... Ils s'affichent dans des films, des magazines, des journaux pour attirer le chaland. 

La violence verbale envahit la toile : derrière leur ordinateur, protégés par l'anonymat d'un pseudonyme, certains se permettent d'insulter, de moquer, de ridiculiser à tout propos.

 

Au lieu d'argumenter, d'alimenter le débat, ils se contentent de balancer des invectives...

Vous voilà taxé de "sottise", de "bêtise", vous êtes "incompétent", on traite les femmes de "vieilles rombières"...

Une façon de rabaisser l'autre... de le terrasser...

L'art de la conversation se perd : il devient foire d'empoigne, assaut d'incivilités.

 

Et partout, on se lâche.

Les élèves n'hésitent pas à insulter les enseignants : parfois, une mauvaise note suffit à provoquer leur colère, leur indignation et une salve d'injures.

D'ailleurs, la spontanéité est de plus en plus prisée par les inspecteurs : il faut que la classe soit vivante ! Et on en oublie les notions les plus élémentaires de respect et de retenue.

Les femmes et les hommes politiques ne sont pas en reste... ils utilisent volontiers un langage relâché : "pognon de dingue", "casse-toi, pauvre con".

La parole se veut spontanée, immédiate, débarrassée de fioritures, brutale.

On ne choisit plus ses mots, on ne nuance plus sa pensée.

 

Sur internet, certains se font une spécialité de l'insulte : ce sont des monomaniaques de l'injure. Invariablement, ils cherchent à rabaisser, à dégrader et dénigrer.

Internet favorise et amplifie ce phénomène : la réactivité est immédiate, la pensée et la réflexion s'affaiblissent...

 

Pourtant, ce sont des adultes qui s'expriment mais ils se comportent comme des adolescents mal élevés, braillards...

Insulter, ce n'est pas raisonner, c'est de l'ordre du réflexe et de l'impulsivité.

Insulter, c'est une démission de la pensée, un renoncement à la réflexion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Désormais, on se lâche !
Partager cet article
Repost0
4 juillet 2018 3 04 /07 /juillet /2018 08:19
Les ravages de l'indulgence...

 

 

Examens de plus en plus faciles, notes de plus en plus positives, sanctions de plus en plus rares : notre système scolaire a tendance à gommer les difficultés et les obstacles...

On crée ainsi des générations qui ne connaissent pas l'échec et qui ne sont pas confrontés aux difficultés.

Comment ces adolescents pourraient-ils apprendre le sens de l'effort, de l'humilité ?

 

J'ai ainsi pris connaissance de l'épreuve de français du Brevet des collèges et plus particulièrement de la partie grammaticale : il fallait d'abord distinguer une subordonnée relative d'une proposition complétive, une question facile à laquelle pouvait répondre un élève de sixième, cinquième.

Notons au passage la confusion de la nouvelle terminologie utilisée : on devrait apprendre aux élèves la notion de subordonnée conjonctive, car la relative est aussi une complétive.

Puis, il fallait transformer du discours direct en discours indirect, donc transformer les temps, les personnes, encore un exercice accessible, car les élèves doivent avoir l'habitude de ces modifications.

 

J'ai consulté aussi la dictée, un texte bref, dont la seule difficulté était la présence d'un subjonctif imparfait.

Quant aux questions de compréhension, il suffisait de lire attentivement le texte pour trouver des réponses.

Eh bien, malgré tout, de nombreux élèves se sont plaints, ont même manifesté leur colère sur Twitter, ont trouvé le sujet "infaisable."

Et voilà le résultat : l'habitude de la facilité conduit aux pires dérives.

Ainsi, la plupart des élèves obtiennent le brevet des collèges, et la plupart obtiennent aussi le Baccalauréat.

 

Mais ont-ils tous le niveau requis pour mener à bien des études supérieures ?

Sont-ils prêts à affronter les difficultés de la vie ? Sont-ils aptes à juger de leurs compétences, de leurs savoirs ?

Sont-ils à même de percevoir leurs manques, leurs défauts ?

Souvent, c'est le règne de l'autosatisfaction qui les domine.

Ont-ils le sens de la modestie, celui de la volonté ?

 

L'école doit être un apprentissage de la vie, de ses obstacles, elle doit donner le goût de l'effort, elle doit permettre d'être confronté à des difficultés.

Dans une société où la compétition est permanente, on ne prépare plus les jeunes à affronter les embûches de la vie, on ne les prépare pas à leur vie d'adultes.

 

A force de gommer les difficultés en grammaire, en orthographe, en voulant évincer le latin, le grec, on a créé une génération d'enfants-rois sûrs d'eux, mais inaptes à affronter la réalité.

 

 

 

 

 

 

L'épreuve du Brevet des collèges :

 

http://etudiant.aujourdhui.fr/etudiant/info/brevet-2018-le-sujet-de-l-epreuve-de-francais-1ere-et-2eme-partie.html

 

Un article paru dans La voix du Nord :

http://www.lavoixdunord.fr/405952/article/2018-06-28/trop-dure-l-epreuve-de-francais-au-brevet-des-colleges

 

 

 

 

 

 

Les ravages de l'indulgence...
Partager cet article
Repost0
29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 07:32
Comme une envie de noter les profs ?

 

 

Un article, paru sur le journal Le Point, intitulé : "Faire noter les enseignants par les étudiants, quelle bonne idée !" a attiré mon attention...

Est-ce là un système "rigoureux" d'appréciation, comme le prétend le journaliste qui a écrit cet article ?

Mais comment peut-on envisager que des étudiants puissent noter des enseignants ? En ont-ils les compétences, la capacité ?

 

Sur quels critères les enseignants seraient-ils notés, alors ? Le prof sympa ? Le prof jeune, copain ?

On peut craindre un manque évident d'objectivité...

Il est vrai que les élèves, les étudiants ont tendance à rendre les profs responsables de leur échec : c'est si facile !

 

Je suis tombée, un jour, par hasard, sur un site de notations des enseignants de mon lycée... Ce fut édifiant, les profs les mieux notés étaient ceux qui avaient la réputation d'être les plus laxistes....

Mais est-ce là un critère d'évaluation satisfaisant ?

 

C'est la porte ouverte à des règlements de compte, à des jugements infondés.

Assez de démagogie ! Il faut restaurer l'autorité des enseignants, qui, eux, sont aptes à corriger des devoirs, les noter, avec une appréciation adaptée et argumentée.

N'inversons pas les rôles !

 

D'ailleurs, les enseignants de lycée et de collège sont déjà notés par leur chef d'établissement, par des inspecteurs.

Et ces notations ne sont pas toujours le reflet des qualités du professeur : des connivences s'instaurent parfois entre les personnes.

Les inspecteurs, eux-mêmes, éloignés du terrain, ne voient plus les réalités du métier et sont déconnectés.

 

On pourrait penser que des étudiants d'université sont plus matures que des lycéens...

Mais un certain nombre d'entre eux arrivent en faculté, sans avoir le niveau requis pour poursuivre des études poussées.

Et de toute façon, ce ne sont pas des juges neutres pour noter l'enseignement qui leur est délivré.

Que chacun reste à sa place ! Les enseignants notent, les élèves sont notés...

C'est là un rapport normal entre des personnes qui ont des diplômes et ceux qui n'en ont pas...

C'est dans l'ordre des choses...

Et si on proposait de noter les médecins, les chirurgiens, les pharmaciens, les postiers, comment réagiraient-ils ?

Curieux ! Personne ne propose de noter ces professions... alors que souvent on perçoit, même de la part des adultes,  comme une envie de noter les profs... serait-ce un besoin de revanche ?

 

 

 

 

 

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/julien-damon/faire-noter-les-enseignants-par-les-etudiants-quelle-bonne-idee-18-06-2018-2228181_2968.php#

 

 

 

 

Comme une envie de noter les profs ?
Partager cet article
Repost0
18 juin 2018 1 18 /06 /juin /2018 08:59
L'épreuve de philo...

 


 

Ce lundi 18 juin, se déroule l'épreuve de philosophie du Baccalauréat : traditionnellement, c'est cette discipline qui ouvre cet examen de fin de cycle... une épreuve particulièrement importante pour les élèves de la série Littéraire, puisque le coefficient est de 7.

 

On a tous en mémoire cette discipline réservée à l'année de Terminale... une discipline exigeante, complexe, qui nous faisait découvrir de nouveaux horizons.

 

Platon, Montaigne, Descartes, Nietzsche, Kant, Marx, Freud, Alain, autant d'auteurs variés qu'on nous invitait à analyser.

La philo ! C'est l'occasion de se livrer à une réflexion approfondie sur une question : l'épreuve dure 4 heures au cours desquelles la concentration doit être intense.

 

Et la philosophie est bien une merveilleuse école d'attention, de concentration à une époque où ces qualités ont tendance à se perdre, où l'attention se disperse en tous sens, face à toutes sortes d'écrans.

La philosophie nous invite à la réflexion...

 

Pour ma part, j'avoue ne pas avoir apprécié, à sa juste valeur, cette discipline, au cours de cette année de Terminale... J'étais, sans doute, trop jeune, encore immature pour bien comprendre combien la philosophie peut être importante pour trouver des voies, des chemins de vie, des solutions à certaines difficultés.

Et ce doit être le cas de beaucoup d'élèves : à 18 ans, on ne comprend pas bien les enjeux de la philosophie.

 

Avec le recul du temps, il me prend l'envie de me remettre à la philo, d'étudier les grands philosophes du passé, de me questionner sur toutes sortes de sujets.

Car la philosophie est avant tout interrogations, questionnements pour essayer d'avancer vers une certaine sagesse.

Plus de lucidité, plus de sérénité, de bonheur, de liberté : c'est ce que peut nous apporter cette discipline.

Combattre les préjugés, la bêtise, progresser vers la connaissance, s'enrichir tous les jours de nouveaux savoirs, faire des choix...

 

La philosophie doit s'accompagner d'efforts : ce sont ces efforts qui nous procurent aussi satisfaction et joie.

Et toutes sortes de sujets peuvent nous inviter à la réflexion : j'ai lu, ainsi, cet ouvrage d'André Comte-Sponville, paru récemment, L'inconsolable et autres impromptus.

Il y évoque tour à tour la joie de vivre, l'ennui, la musique, la littérature, la poésie, la nature, les droits des animaux, les croyances, les religions, des sujets qui nous concernent tous.

Une philosophie qui est à la portée de tous, sans érudition, sans technicité...

Il n'est jamais trop tard pour redécouvrir cette discipline et pour apprendre à philosopher...

 

 

 

 

 

L'épreuve de philo...
Partager cet article
Repost0
13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 08:11
Crise du recrutement dans l'enseignement, crise des vocations en lettres classiques...

 

 

 

Plus de postes à pourvoir que de candidats en lettres classiques !  Encore une fois, cette année, la crise des vocations qui affecte ces disciplines se confirme et s'aggrave...

Comment s'en étonner ?

La réforme initiée par Najat Vallaud-Belkacem, sous la gouvernance de François Hollande, prévoyait la disparition du latin et du grec dans les collèges.

 

Il est vrai aussi que depuis longtemps, ces disciplines ont été sacrifiées au nom d'un certain égalitarisme : on a voulu effacer le goût de l'effort, on a voulu aplanir les difficultés, gommer l'apprentissage rigoureux de savoirs solides, on a négligé l'enseignement de l'orthographe et de la grammaire.

Alors, bien sûr, le latin et le grec exigent des efforts, de la persévérance, de l'ambition, une volonté d'apprendre et de progresser : voilà des vertus que l'on doit retrouver !

 

Ces disciplines sont le fondement de notre langue et de notre littérature : elles sont particulièrement formatrices.


Dans un monde en perte de repères, comment ne pas voir que ces disciplines sont essentielles ? Elles nous relient au passé, à notre histoire, celle de tous les peuples méditerranéens.

Elles apportent rigueur, esprit d'analyse, esprit critique, elles permettent d'enrichir le vocabulaire par un retour aux sources... Elles ouvrent mille perspectives, car la littérature antique est pleine de richesses : épopées, poésies, satires, théâtre, comédies, tragédies, éloquence, philosophie.

 

Ces disciplines sont fondamentales pour mieux maîtriser notre langue, le français...

Notre langue, notre grammaire sont issues du latin.

Le latin est la langue de notre civilisation, la langue de notre mémoire, comme l'est le grec.

 

On prétend que ce sont des "langues mortes", mais elles sont bien vivaces à travers notre propre langue. Que de mots sont issus du latin et du grec !

Nous sommes en possession d'un héritage précieux : tous les textes anciens qui nous sont parvenus par delà les siècles.

Ce héritage est vivant puisqu'il continue à inspirer de nombreux auteurs, à susciter des commentaires, des interprétations.

 

Il est temps de réhabiliter la culture, de restaurer l'autorité des enseignants afin que ce métier de transmission soit de nouveau attractif pour les jeunes...

Il y va de l'avenir de notre pays.

 

 

 

 

 

Source :

 

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/sophie-coignard/coignard-recherche-professeurs-de-latin-desesperement-11-06-2018-2225933_2134.php

 

 

 

 

 

Crise du recrutement dans l'enseignement, crise des vocations en lettres classiques...
Partager cet article
Repost0
26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 07:56
Bientôt la fin des heures de colle ?

 

 

Le ministre de l'Education nationale envisagerait de supprimer ces sanctions que sont les heures de colle : des sanctions qui ne seraient pas "positives",  selon le nouveau ministre...

Jean-Michel Blanquer prévoit de s'attaquer au système des punitions à l'école. L'objectif : remplacer les sanctions "bêtes et méchantes" pour favoriser celles "qui ont du sens" !

 

 Si par exemple un élève est pris en train d’utiliser son téléphone en plein cours, pour prendre une photo ou filmer une vidéo par exemple, il pourrait être forcé à préparer un exposé sur le droit à l’image.

On croit rêver ! Comme si un élève indiscipliné allait se plier et se conformer à ce type d'exercice !

Allons bon ! Le ministre évoque ainsi des sanctions "positives". Comme si la sanction devait être appréciée par celui qui la subit : elle a justement pour fonction de punir un élève dont le comportement n'est pas conforme aux règlements.

 

D'ailleurs, les heures de colle ou de retenue ne sont pas simplement des heures où l'élève est contraint de retourner dans son établissement, en dehors des heures de cours, elles s'accompagnent toujours d'un travail à effectuer : des exercices, un sujet de réflexion sur le manquement à la discipline qui a été commis.

 

Elles ont donc une valeur et une vertu pédagogique, et elles ont une utilité dans la mesure où l'élève se voit obligé d'accomplir, en quelque sorte, des heures supplémentaires.

Jean-Michel Blanquer ferait bien de se renseigner sur les pratiques des enseignants, avant de lancer une quelconque réforme.

 

A force de raboter et de rogner toutes les contraintes et tous les obstacles, les notes, le redoublement, les heures de colle, le ministère et les instances éducatives mettent les enseignants devant des difficultés grandissantes.

 

La discipline se relâche, les élèves se croient tout permis : sécher les cours, ne pas rendre un devoir, mentir effrontément à leurs parents, répondre insolemment aux professeurs etc.

 

Assez de laxisme ! Les élèves ont besoin d'une autorité qui les structure, ils ont besoin de repères de conduite. Ils ont besoin de punitions, ils ont besoin d'un cadre strict.

Assez de démagogie ! Il serait temps de revenir à une vraie discipline éducative ! 

 

Et la suppression des heures de colle ne va pas régler les problèmes de discipline que rencontrent nombre d'enseignants, bien au contraire... d'autant que les sanctions dont disposent les enseignants restent très limitées : les exclusions de cours sont très mal vues et restent rares.

 

 

 

 

 

 

 

Bientôt la fin des heures de colle ?
Partager cet article
Repost0
11 mai 2018 5 11 /05 /mai /2018 13:55
La correction des copies...

 

 



La correction des copies ! Vue de l'extérieur, cette tâche paraît banale, ordinaire, facile...


Le métier d'enseignant consiste pour une large part à corriger des copies, travail souvent fastidieux, répétitif... en français, la correction implique une attention particulière : fautes d'orthographe, d'expression, de langue doivent être soulignées. Bien évidemment, il faut s'attacher, aussi, au raisonnement, au déroulement des idées ou des faits, à leur cohérence ainsi qu'à leur justesse... Souvent, le professeur fractionne son travail et corrige les copies par tranche de 5 ou 6 pour éviter la saturation, la fatigue. 

Ce travail amène le professeur à annoter abondamment les copies, à passer aussi beaucoup de temps à lire ces devoirs, parfois jusqu'à une demi-heure par copie... Les classes de lycées atteignant environ 36 élèves, le travail de correction s'alourdit inéluctablement.

C'est sûrement là le travail le plus ingrat auquel se livre le professeur. La tâche n'est pas facile, car il faut noter les élèves le plus justement possible. Il serait tentant, bien sûr, de mettre de bonnes notes à tous les élèves. Mais est-ce leur rendre service ? L'élève doit absolument prendre conscience des progrès qu'il doit accomplir.

Une fois la correction des copies achevée, la tâche n'est pas pour autant terminée : il faut établir un bilan global des résultats, et surtout relever les erreurs les plus fréquentes, pour présenter une correction globale à la classe.


Il faut aussi rentrer toutes les notes des élèves sur internet et les inscrire sur un livret personnel. Si l'on comptabilise les heures de travail passées à corriger et faire le bilan, on arrive, en fonction du niveau de la classe, à environ 12 heures ou 15 heures, voire plus, si les copies sont longues.


Il faut, ensuite, restituer les copies aux élèves et leur donner des conseils de méthode adaptés, il faut veiller aussi à ne perdre aucune copie, vérifier d'ailleurs le nombre de copies, le jour même du devoir.


La restitution des copies donne lieu parfois à bien des déconvenues et des amertumes : les élèves sensibles à la note, oublient de regarder tous les commentaires qui figurent sur la copie et ont des difficultés à accepter la notation : d'ailleurs, de plus en plus, certains la contestent !


L'orthographe est souvent négligée, on a l'impression, alors, de lire des brouillons : le travail de l'enseignant consiste à déchiffrer ou interpréter certaines copies.


Il est vrai que dans ce domaine, tous les professeurs ne sont pas à la même enseigne : les professeurs de mathématiques sont soumis à moins de corrections, car les copies, dans cette discipline, sont moins lourdes, la partie rédactionnelle étant moins importante...


Les professeurs de philosophie sont, sans doute, les plus lourdement pénalisés dans la correction des copies, les élèves de terminale écrivant des devoirs conséquents et consistants... Mais les professeurs de français sont aussi sollicités par de lourdes corrections.


On le voit, le métier d'enseignant est très divers et correspond à des situations variées. Un professeur de mathématiques et un enseignant de français exercent des métiers proches mais différents aussi, les charges de travail n'étant pas les mêmes, ni dans la préparation des cours, ni dans la correction des copies.


Dès lors, la perception qu'ont les gens de ce métier est souvent faussée parce qu'ils ne voient pas l'envers du décor... parce qu'ils ont des difficultés à imaginer le temps passé à corriger des copies, à préparer des devoirs, des bacs blancs, à préparer des cours.


Le professeur se doit de toute façon de corriger ses copies le plus honnêtement possible, en veillant à ce que soit respectée la justice, ce qui exige beaucoup de rigueur et de sérieux.


La correction des copies est une tâche difficile, complexe, elle occupe beaucoup de temps, et réclame une attention de tous les instants...

 

Qui a dit que les enseignants étaient des paresseux ?

 

 

 

 

 

 

 

La correction des copies...
Partager cet article
Repost0
2 mai 2018 3 02 /05 /mai /2018 10:28
Une société de compétition permanente : c'est ce que nous prépare Emmanuel Macron...

 

 

Le 29 avril, sur France 2, lors du journal de 20 heures, un reportage intitulé "un manager à l'Elysée" évoquait les méthodes de gouvernance du président de la République : eh oui, Emmanuel Macron se présente comme "le chef de l'entreprise France"...

"Il s'inspire de l'entreprise en politique...", commente la journaliste. Le chef de l'état souhaite ainsi généraliser l'évaluation, notamment des ministres.

La performance est ainsi le maître-mot du président de la République...

Un monde de compétition permanente : c'est donc ce que nous prépare Emmanuel Macron ?

 

Et puis, en fait, ne voit-on pas pointer ce modèle depuis des années ? La compétition est partout, même dans un secteur comme l'enseignement, qui devrait en être bien éloigné... 

De plus en plus, les lycées sont dirigés comme des entreprises : il s'agit pour chaque lycée d'obtenir les meilleurs résultats au Baccalauréat, quitte à fausser les résultats, car de plus en plus on incite les professeurs à valoriser les copies, à être indulgents.

Les enseignants eux-mêmes sont en concurrence : ils doivent se battre pour obtenir les meilleures classes quitte à faire la cour aux chefs d'établissement.

Ils doivent lutter entre eux pour attirer un maximum d'élèves vers des enseignements optionnels, quitte à faire preuve de démagogie...

Ils se transforment même parfois en publicitaires chargés de faire l'éloge de leur discipline devant les parents d'élèves.

Non, un lycée n'est pas une entreprise : c'est un lieu de savoir, de connaissances, un lieu de travail, bien sûr, mais en aucun cas un lieu où les enseignants se voient contraints de se livrer à une compétition effrénée.

 

Par ailleurs, la réforme envisagée de la SNCF prévoit d'ouvrir à la concurrence le secteur ferroviaire...

La concurrence encore !

 

Le marché du courrier a été, lui aussi, libéralisé...  depuis le 1er janvier 2011, le Groupe La Poste a perdu son monopole et doit accepter l’arrivée de concurrents. 

L'objectif est, bien sûr, de faire baisser les prix mais que deviennent les salariés contraints de se plier à des méthodes de management souvent très dures ?

Une société de compétition permanente est-elle souhaitable ? Est-elle tout simplement vivable et humaine ?

 

Qui peut le penser ? C'est la solidarité qui devrait primer et non l'envie d'écraser l'autre.

Aux Etats-Unis, Donald Trump se présente lui aussi comme un chef d'entreprise : il applique les mêmes méthodes.

Le néolibéralisme s'impose aux USA, en Europe et il risque de nous engloutir dans les miasmes d'une concurrence inhumaine.

Partout, des relations de marché, partout, une concurrence qui vise à servir des intérêts économiques...

Tout doit devenir entreprise : la santé, la justice, la police, l'état lui-même se réorganisent dans ce sens.

Et dans les nouvelles start-up, les salariés ne sont-ils pas invités à travailler comme des robots ? "On individualise les gens par la rémunération, par les objectifs. C'est la loi de la jungle" qui prévaut...

 

 

 

 

 

 

https://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/emmanuel-macron-les-methodes-du-manager-l-elysee_2729763.html

 

Les start-up :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-a-moudre/ne-serait-pas-mieux-au-bureau

 

Une société de compétition permanente : c'est ce que nous prépare Emmanuel Macron...
Partager cet article
Repost0
27 avril 2018 5 27 /04 /avril /2018 08:36
Ecole primaire : le retour aux fondamentaux...

 

 

Retour à la méthode syllabique dans l'apprentissage de la lecture, réhabilitation de l'exercice de la dictée, réintroduction d'un manuel de lectures qui avait été quelque peu délaissé au profit de photocopies, retour du calcul mental : voilà comment Jean Michel Blanquer veut réformer l'école primaire...

 

Quel rétropédalage ! On revient aux bonnes vieilles méthodes qui avaient été laminées au nom de la modernité...

On revient aux fondamentaux !

 

Ainsi sont enfin désavouées les bévues de certains pédagogistes qui ont voulu réformer à tout prix l'Education : l'orthographe, la grammaire, la dictée, le calcul mental mis au rebut...

Que d'errances et que d'erreurs commises par ces prétendus pédagogues !

 

Notre monde est celui du changement perpétuel : il s'agit d'innover dans tous les domaines et on en oublie les bonnes vieilles recettes qui ont fonctionné à merveille pendant des années.

 

"Le bougisme" est à la mode : on change les programmes, on change les méthodes, on change la terminologie quitte à utiliser un langage obscur et incompréhensible.

 

On abandonne même la chronologie alors qu'elle est essentielle pour comprendre l'histoire, la littérature...

On va jusqu'à privilégier une certaine facilité dans les apprentissages... certains points de grammaire jugés trop complexes sont évincés des programmes : le passé simple, le subjonctif.

Le latin, le grec ont failli passer à la trappe : "des enseignements trop élitistes" selon certains, alors que ces langues anciennes sont le fondement de notre propre langue...

Le démagogie a prédominé dans nombre de réformes de l'enseignement : au nom de l'égalitarisme, on a voulu simplifier à l'extrême certaines disciplines, voire les évincer.

Plus de leçons de grammaire, plus de dictées...

L'enseignement devait être surtout ludique, attractif : il fallait s'amuser à l'école !

Mais, enfin ! Tout apprentissage doit être accompagné d'efforts... C'est ainsi que l'école doit former les élèves à ce goût de l'effort et de la persévérance.

Sans efforts, rien n'est possible.

 

Il est temps de revenir aux fondamentaux : l'effort, l'apprentissage raisonné de la langue, la formation de la mémoire...

Les enseignants doivent aussi disposer de suffisamment d'heures pour pouvoir mettre en oeuvre ces fondamentaux.

 

 

 

 

http://www.lepoint.fr/societe/education-comment-jean-michel-blanquer-va-reformer-l-ecole-primaire-26-04-2018-2213768_23.php

 

 

http://www.lepoint.fr/societe/dictee-grammaire-calcul-blanquer-prone-un-retour-aux-fondamentaux-et-fache-les-syndicats-26-04-2018-2213789_23.php

 

 

Ecole primaire : le retour aux fondamentaux...
Partager cet article
Repost0