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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 08:32
Latin grec : quand Najat Vallaud-Belkacem se dit victime de "fake news"...

 

 


 

Najat Vallaud-Belkacem était l'invitée de l'émission On n'est pas couché sur France 2 ce samedi 20 mai...

Interrogée sur sa réforme du collège, elle a prétendu sans arrêt sourire aux lèvres, être victime de "fake news".

 

Des rires appuyés, des paroles entrecoupées de fous rires pour arguments : voilà le spectacle que nous a offert Madame Belkacem.

 

"Le latin et le grec n'ont jamais disparu des collèges"..., a-t-elle osé déclarer, voulant ainsi défendre la réforme qu'elle a initiée.

 

Bien sûr, le latin et le grec n'ont pas été totalement évincés des enseignements de Collège, mais intégrés dans les fameux EPI, ou Enseignements pratiques interdisciplinaires, ils ont été donc amoindris  et réduits à peau de chagrin.

 

Mais Najat Vallaud-Belkacem s'est bien gardée d'évoquer précisément les EPI, les mettant sous le tapis, évitant d'en parler en détails.

 

Elle prétend même avoir donné la possibilité  à tous les élèves de faire du latin et du grec : "Tous les élèves sont invités à une initiation", a-t-elle affirmé.

 

Mais, elle oublie de dire que le latin et le grec ont été intégrés dans des EPI, Enseignements pratiques interdisciplinaires : le latin et le grec sont, alors, mis en relation avec d'autres disciplines et non plus étudiés en tant que disciplines à part entière.

L'étude de ces langues est bel et bien escamotée, avec cette réforme des Collèges.

Par exemple, le latin et le grec peuvent être mis en lien avec le domaine scientifique : on étudie, alors, l’astronomie dans l’Antiquité et les calendriers, le système soleil-terre-lune ou l’évolution des mesures.

Ou encore, en relation avec les SVT : on s'intéresse, alors, aux aliments, à leur conservation, à la nutrition, l'histoire de l’alimentation.

On peut aussi mêler l'EPS et les pratiques sportives dans l’Antiquité et en particulier les jeux Olympiques.

Mais on voit bien que le latin et le grec ne sont plus étudiés en tant que langues anciennes.

 

En fait, Najat Vallaud-Belkacem a su noyer le poisson... par un tour de passe-passe, en faisant référence à d'autres fausses informations qui ont été colportées à son sujet, elle a su présenter certaines de ses réformes sous un vernis flatteur.

 

De nombreux articles de presse parus sur L'Obs, Libération, Le Parisien, Le Monde mettent en cause la chroniqueuse Vanessa Burggraf, l'accusant d'avoir colporté de fausses rumeurs, lors de cette interview.

Haro sur la blonde !

 

Il est vrai que l'ancienne ministre de l'Education nationale a pu être victime, parfois, de fausses rumeurs : cours d'arabe obligatoire en Primaire, elle s'appellerait Claudine Dupont, etc.

 

Mais, en l'occurrence, concernant les humanités, le latin et le grec, la réforme du collège initiée par la ministre a fortement amenuisé le poids de ces enseignements... C'est un fait.

 

Ce n'est pas un hasard si de nombreux professeurs ont dénoncé cette réforme qui réduit considérablement ces disciplines.

 

La plupart des journaux ont publié des articles qui mettent en cause les compétences de la chroniqueuse Vanessa Burggraf, mais dans ce cas précis, Najat Valaud-Belkacem a su manoeuvrer pour se présenter comme une victime de rumeurs infondées : pour ce qui est du latin et du grec, la réalité est là... ces enseignements ont bel et bien été sacrifiés.

 

 

Le témoignage d'un professeur de lettres classiques :

 

https://www.marianne.net/debattons/idees/college-vers-la-disparition-du-latin-et-du-grec

 

 

Sur l'orthographe :

 

https://www.marianne.net/debattons/blogs/lutte-des-classes/oui-le-ministere-de-l-education-nationale-bien-impose-la-reforme

 

 

Vidéo à 32 minutes

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 12:51
Un ministre de l'Education pour défendre la langue française ?

 

 

 

Jean Michel Blanquer nommé ministre de l'Education nationale a souvent défendu la langue française...

"La langue est ce qui nous soutient. Et c'est nous qui soutenons notre langue. Elle est notre ossature, notre véhicule. Elle nous habite, nous traverse, nous influence. Elle est notre trésor.", écrivait-il dans un article du journal Le Point...

 

La langue de Molière, celle de Racine, celle de Rabelais, celle de Giono, de Zola, de Chateaubriand mérite tous les hommages : elle doit être célébrée et préservée.

La langue est le socle de notre culture : elle doit être mise en valeur.

Elle mérite d'être bien écrite, elle mérite que soit rétabli l'enseignement de l'orthographe et de la grammaire.

 

Assez de poudre aux yeux ! C'est la langue qui permet à chacun de s'épanouir dans une bonne communication avec autrui.

On ne peut apprendre correctement une langue si on sacrifie des heures d'apprentissages fondamentaux.

Il faut donc revenir à un apprentissage rigoureux de notre langue, dans nos écoles...

 

Jean Michel Blanquer a, aussi, raillé et fustigé, à juste titre, cette "novlangue" utilisée dans la rédaction de la réforme du collège, initiée par Najat Vallaud-Belkacem.

Une façon de rabaisser notre langue, de la ridiculiser...


Molière, en son temps, a brocardé le langage ampoulé, plein d'emphase des précieux et des précieuses qui s'appliquaient à utiliser des périphrases, pour désigner des réalités très ordinaires : le "fauteuil" devenait "les commodités de la conversation", "le miroir" recevait l'appellation de "conseiller des grâces"...

 

Et on retrouvait ce langage absurde dans les textes de la réforme des collèges :
La piscine était transformée en "un milieu aquatique profond et standardisé", dans lequel il convient de "traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête."


Il n'était plus question de "courir", mais de "créer de la vitesse". L'apprentissage des langues étrangères devait se résumer en cet obscur et magnifique slogan : "aller de soi et de l’ici vers l’autre et l’ailleurs". 

Un tel jargon montrait la prétention des rédacteurs en même temps que l'inanité de la réforme des collèges.
 

On attend de notre ministre que soit restauré cet amour de la langue française, loin de la prétention des pédagogistes qui se gargarisent de mots et d'expressions obscures et amphigouriques.

On attend une réhabilitation de la grammaire, de l'apprentissage des conjugaisons, de la lecture qui doit être promue et valorisée, dès le plus jeune âge...

On attend une vraie réforme qui remettra à l'honneur notre langue.

 

 

 

 

 

 

Un ministre de l'Education pour défendre la langue française ?
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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 13:40
Quand le cours devient un combat...

 

 

 


Certains cours se transforment en un combat contre les élèves : il faut canaliser une attention défaillante, il faut contrôler les bavardages, s'imposer par la voix, avoir un sens immédiat de la répartie, il faut réprimander, parfois punir...

 

Face à certaines classes de 36 élèves, le combat est rude et on en sort parfois épuisé : rires, bavardages, ricanements fusent !

 

Les punitions sont un moyen de calmer le jeu mais il est difficile de les multiplier : les parents, on s'en rend compte, ne jouent plus leur rôle : ils contestent les punitions, admettent les mensonges de leurs enfants, les justifient même.

 

Incroyable ! J'ai reçu récemment une parente d'élève en présence de sa fille : celle-ci n'a pas hésité à mentir sur ses résultats scolaires : elle prétendait avoir de bonnes notes dans des disciplines fondamentales, après vérification, l'élève avait menti sur toute la ligne !

 

La réaction de la mère a été, alors, étonnante : elle a couvert, justifié les mensonges de sa fille par une forme d'inquiétude mais elle ne les condamnés à aucun moment...

 

L'élève en question a "séché" plusieurs cours de latin mais la mère n'a pas réagi face à ces absences injustifiées : la jeune fille semble être excusée de toutes ses fautes par sa propre mère...

 

Comment peut-on gérer en tant que professeur de tels adolescents à qui on donne toutes les excuses, qui peuvent faire preuve de paresse, mentir de manière éhontée et effrontée ?

 

Quand les parents ne jouent plus leur rôle, dédouanent leurs enfants de tout devoir, acceptent sans sourciller leurs mensonges, leur passivité, que devient la fonction d'un professeur ?

 

Certains de ces adolescents ne semblent avoir aucun sens moral : ils peuvent mentir, bavarder, répondre à un professeur, manquer les cours et ils n'en éprouvent aucun remords, d"autant que leurs parents leur accordent toutes les excuses.

 

L'enfant-roi peut-il vraiment être heureux, lui à qui on offre tout, on pardonne tout, lui à qui on ne donne pas de règles de conduite, lui qui a tous les droits ?

 

Dans le combat qui oppose les enseignants aux élèves, bien sûr, l'autorité revient aux enseignants, mais quand les parents battent en brèche cette autorité, le combat des enseignants se révèle être un dur labeur, une fatigue intense..

 

Un cours qui devient un combat, on peine à le croire, mais c'est le quotidien que vivent de plus en plus d'enseignants, dans une société de laxisme, de permissivité, de laisser-aller.

 

Si les parents ne jouent plus leur rôle éducatif, les professeurs ne peuvent assumer cette éducation face à des classes surchargées...

 

La fonction d'un enseignant est de transmettre des connaissances, de susciter une réflexion, mais il n'est pas possible d'assurer une formation morale sans le soutien des parents.

 
 

 

 

 

 

 

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 12:18
Brigitte Macron : une première dame impliquée dans le domaine de l'éducation ?

 

 

Celle qui est devenue, hier, la première Dame, Brigitte Macron, a été enseignante, professeur de lettres, de latin, de théâtre... Elle s'impliquera, sans doute, pour faire en sorte que le quinquennat d'Emmanuel Macron soit un encouragement à la culture, à la littérature, la lecture.

Brigitte Macron aime citer de grands auteurs, comme Montaigne, Beaumarchais.

 

Nul doute qu'elle pourra avoir une influence sur ce ministère de l'Education qui la concerne plus particulièrement.

Il faut espérer qu'elle oeuvrera pour la défense de notre langue, de notre culture et de notre littérature.

 

La France n'est-elle pas le pays de la littérature ?

Nos auteurs ont acquis une universalité : on songe à Molière, bien sûr, qui symbolise plus qu'un autre écrivain cette universalité.

Mais les noms se pressent, nombreux, qui viennent illustrer cette universalité : La Bruyère, Ronsard, La Fontaine, Racine, Voltaire, Hugo, Proust.

 

Que la littérature soit enfin remise à l'honneur, enfin célébrée comme elle le mérite !

Que les lettres retrouvent leur lustre !

 

Dans un monde voué à la modernité, n'est-il pas essentiel de s'ancrer aussi solidement dans la culture, l'histoire et le passé ?

La France, connue partout dans le monde pour sa littérature, sa langue, rayonne grâce à ses lettres, ses humanités.

 

Alors que les jeunes générations s'adonnent de moins en moins à la lecture, alors que l'orthographe n'est plus maîtrisée par nombre d'adolescents, il faut redonner à l'enseignement des lettres toute sa place.

 

La littérature n'est-elle pas une ouverture sur le monde ? N'offre-t-elle pas une vision élargie sur tous les milieux, sur le passé, le présent et l'avenir ?

Elle est un champ de réflexion et de découvertes infini.

 

Qu'on relise Rabelais, qu'on relise Montaigne, qu'on s'imprègne des humanistes du 16ème siècle !

Qu'on ait en mémoire leurs textes, qu'on n'oublie pas ce message essentiel : la culture est libératrice...

 

La culture offre un épanouissement à chacun, elle permet de progresser, d'avancer sur le chemin de la sagesse.

La culture est indissociable du bonheur qu'elle procure : une découverte perpétuelle, une soif de connaissances qui ouvre sans cesse de nouvelles perspectives.

Notre monde en perpétuelle mutation a besoin de cet ancrage dans notre passé culturel.

Notre monde en perte de repères a besoin de retrouver ce goût des connaissances, de la littérature, du beau langage.

 

 

 

 

 

 

 

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 13:09
Macron, le banquier romanesque et l'école...

 

 

 

Sa vie ressemble à un roman : une carrière fulgurante qui le conduit au plus haut rang de l'état, une vie amoureuse qui l'unit à son professeur de théâtre, une femme qui le prend sous son aile, le forge et le forme à la littérature, des origines plutôt modestes, une ambition et une énergie remarquables...

 

Et, pourtant, qui se cache derrière cette image romanesque ? Qui est vraiment Emmanuel Macron ?

Il aime le théâtre, il aime jouer des rôles, revêtir des masques... Mais qui est-il ?

 

Etrangement, il m'apparaît de plus en plus comme un personnage factice, brillant, certes, mais quelque peu vain.

 

En examinant plus attentivement son projet pour l'école, on voit qu'il se propose de bouleverser notre système éducatif : les directeurs, les chefs d'établissements seraient aptes à choisir et nommer des professeurs, une libéralisation de l'enseignement qui ne correspond pas à notre tradition française.

 

M. Macron veut redonner de l'autonomie aux établissements, les directeurs pourraient recruter librement des enseignants, ce qui est, actuellement, impossible en France, sauf dans les établissements privés hors contrat.

 

Les différents établissements se retrouveraient, ainsi, mis en concurrence, avec une école explosée et libéralisée.

Les établissements auraient donc plus d'autonomie, plus de liberté dans les contenus, ce qui entraînerait des disparités dans les apprentissages...

Mettre en concurrence les collèges, les lycées ? Transformer les écoles en entreprises ?

N'est-ce pas là le vrai sens de la réforme de M Macron ?

Si c'est le cas, quelle tristesse !

 

Sous le masque de quelques mesures intéressantes ( rétablissement du latin et du grec, réduction des effectifs de classe en REP ), le programme éducation du nouveau chef de l'état pourrait aboutir à une "école-entreprise", une école où "l'employabilité" viendrait remplacer l'idéal d'émancipation de notre école.

 

Ce pourrait être aussi une école du "copinage" où un directeur pourrait recruter des enseignants de son entourage...

 

Je suis allée voir sur le site d'Emmanuel Macron le programme éducation : il est bien question "d'encourager l'autonomie" des établissements, mais l'ensemble reste très vague sur le sujet...

Il serait temps pour M. Macron de clarifier son projet éducatif.

 

Les écoles n'ont pas vocation à devenir des entreprises : elles doivent rester des lieux de culture, d'épanouissement.

Cette tendance qui consiste à transformer les écoles en entreprises est néfaste et illusoire : est-ce la fin de notre école publique ?

 

 

 

 

 

 

Macron, le banquier romanesque et l'école...
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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 12:08
Le programme éducatif d'Emmanuel Macron : quelques mesures intéressantes...

 

 

 

L'éducation est un secteur essentiel qui est trop souvent négligé, alors qu'elle est une ouverture sur l'avenir : tournée vers le passé, elle nous fait avancer vers le futur...

 

Durant le quinquennat de François Hollande, trois ministres de l'Education se sont succédé, et ils ont déçu les attentes des enseignants : réforme désastreuse des rythmes scolaires engagée par Vincent Peillon,  passage éclair de Benoît Hamon, réforme catastrophique du collège, initiée par Najat Vallaud-Belkacem.

 

Dans son programme, Emmanuel Macron semble vouloir retrouver des équilibres perdus : il veut donner une priorité au primaire et revenir sur la réforme du collège...

 

Un accompagnement renforcé et une individualisation des apprentissages, dès la maternelle”, devraient “donner à chacun la possibilité de réussir", a précisé le nouveau président de la République, dans son programme.

 

Emmanuel Macron propose ainsi de “diviser par deux” les effectifs des classes de CP et de CE1 en REP ou réseaux d'éducation prioritaire. 

Emmanuel Macron prévoit de proposer aux élèves, entre le CP et le CM2, des “stages de remise à niveau” en fin d’été. 

 

Il veut mettre en place un “accompagnement” après la classe. Au collège, seront rétablies les “études dirigées” , grâce à des “bénévoles” – retraités et étudiants, qui auraient “un trimestre dédié” à cette activité dans leurs parcours.

Toutes ces mesures vont dans le bon sens, et devraient permettre aux élèves en difficulté d'améliorer leur niveau : soutiens aux élèves, effectifs réduits...

 

Les collèges pourront rétablir les classes bilangues en 6e, ainsi que les sections européennes, et instituer un “véritable enseignement du grec et du latin”.

Ainsi, ces disciplines, sacrifiées par la réforme des collèges, seront rétablies et permettront aux élèves qui le souhaitent de se former aux humanités.

C'est là un retour aux sources mêmes de notre langue, de notre culture, de notre histoire et de notre littérature.

La culture classique remise à l'honneur, voilà qui est essentiel pour la formation des élèves.

Dans un monde en constante évolution, il est important pour chacun de s'ancrer dans le passé.

 

De plus, le baccalauréat sera simplifié :  le Bac comporterait 4 matières obligatoires à l’examen final. Les autres disciplines seraient validées par un contrôle continu...

Une façon d'alléger cet examen devenu difficile à organiser dans sa conception actuelle, une machine de plus en plus lourde, ingérable pour les enseignants...

 

 Emmanuel Macron prévoit, aussi, de développer l’alternance et l’apprentissage, en faisant un “effort massif”, qui passera par le développement des “périodes de pré-apprentissage” et par les “filières en alternance dans tous les lycées professionnels”.

Il envisage de créer entre 4000 et 5000 postes d'enseignants.

On le voit : ce programme offre certaines perspectives intéressantes...

 

Bien sûr, il faudra surveiller la réforme des retraites que propose Emmanuel Macron : sera-t-elle un progrès pour les enseignants ? On peut en douter... Il faudra réclamer une véritable revalorisation de ce métier par une augmentation des salaires...

L'éducation malmenée au cours des deux précédents quinquennats doit redevenir une vraie priorité : les enseignants méritent d'être soutenus dans leur fonction car ils jouent un rôle essentiel.

 

 

 

 

 

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 09:01
Sauver les lettres, c'est urgent !

 

 

La culture c'est le terreau de toute civilisation, la culture doit être réhabilitée dans notre enseignement : non, la culture n'est pas un gros mot, comme veulent nous le faire croire certains "pédagogistes"...

La culture doit être remise au centre de notre école, et notamment la culture des lettres...

C'est cette transmission des savoirs qu'il faut remettre à l'honneur : la grammaire, l'orthographe, les savoirs fondamentaux.

Non, il ne faut pas sacrifier ces disciplines sur l'autel de la facilité.

L'orthographe, la grammaire font partie de notre patrimoine : comment pourrait-on y renoncer ?

L'apprentissage de la langue n'est-il pas essentiel ? Comment pourrait-on s'en passer  ? La réflexion n'est possible qu'à travers un langage bien maîtrisé.

 

Il est indispensable, aussi, de continuer à enseigner la littérature : par exemple, étudier des textes de Rabelais, de Montaigne, des humanistes dont la pensée nous nourrit encore.

 

On le sait maintenant : la pédagogie de la découverte a fait des ravages et, parallèlement, l'école ne cesse de baisser le niveau d'exigences pour donner l'illusion de la réussite.

 

Ainsi, les taux de réussite au baccalauréat battent, chaque année, de nouveaux records : on s'en réjouit, alors que nombre de bacheliers n'ont pas les compétences nécessaires pour poursuivre des études universitaires.

Il n'est plus temps, pourtant, de se leurrer en gonflant les notes des élèves : ce sont, là, les consignes données, chaque année, par les inspecteurs.

 

Les différentes réformes menées n'ont fait qu'appauvrir les contenus, amoindrir les enseignements, introduire des méthodes hasardeuses et inefficaces...

Il convient de revenir à une véritable formation intellectuelle des élèves.

Celle-ci passe par la maîtrise des savoirs, par l'accumulation et la révision constante de connaissances.

 

Non, les EPI ou enseignements pratiques interdisciplinaires ne vont pas résoudre les difficultés des élèves qui ne dominent pas certains savoirs...

 

Il faut revenir, aussi,  à une véritable notation qui permette à chaque élève de percevoir son niveau. Les livrets de compétence très compliqués, mal conçus ne sont compris ni des élèves, ni des enseignants.

Quel "pédagogiste" tortueux  a pu imaginer de tels gadgets si complexes ?

 

De nombreux enseignants qui sont sur le terrain le disent : les réformes engagées ne vont pas dans le bon sens et ont tendance à amoindrir la place de la culture dans les écoles, les lycées et les collèges...

Il est temps de rétablir des enseignements fondamentaux et de redonner à la culture une place prépondérante dans l'éducation...

 

 

 

Un collectif d'enseignants a créé une association, Sauver les Lettres : ces professeurs sont en lutte contre l'affaiblissement de l'enseignement des lettres et ils interpellent les prétendants à l'Elysée en leur soumettant un questionnaire.

 

Voici leur message :

 

"Réunis dans un collectif fondé en 2000, nous sommes en lutte, depuis la "réforme"
Allègre, contre l'affaiblissement, le dévoiement, voire la disparition de l'enseignement de la langue et de la littérature et contre une série de transformations, menées avec une cohérence paradoxale et un acharnement sans relâche par tous les gouvernements, qu’ils soient de droite(Ferry, Fillon, Darcos, Chatel) ou qu’ils se prétendent de gauche (Lang, Peillon, VallaudBelkacem),
et qui ont pour conséquence une baisse graduelle des exigences et des résultats de
l'école publique. Nous dénonçons cette convergence délétère de politiques qui délaissent peu à peu la visée humaniste de l'enseignement au profit d'orientations étroitement utilitaires, et considèrent d'abord l'Éducation nationale comme un « coût » à réduire plutôt qu'un devoir fondamental."

 

 

 

 

Le site  Sauver les lettres :

 

https://www.sauv.net/

 

Le questionnaire :

https://www.sauv.net/Questionnaire_Presidentielle.pdf

 

 

 

 

 

Sauver les lettres, c'est urgent !
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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 08:53
Appel aux candidats à la Présidentielle : il faut restaurer l'enseignement du latin et du grec...

 

 

 

Que serions-nous sans mémoire ? Le passé nous construit et nous aide à vivre le présent... Nous avons tous besoin de connaître nos racines, d'où nous venons, qui sont nos parents, nos grands-parents.

Nous avons tous besoin de cet ancrage qui nous donne des repères essentiels...

 

Notre vie même est faite de mémoire, d'acquis, d'apprentissages divers : nous avons tant appris, tant accumulé de savoirs, tant expérimenté...

Le savoir de ceux qui nous ont précédés nous construit ainsi que leur façon de vivre, leurs pensées, leurs perceptions...  Notre culture est faite de lectures, de mots, de sensations...

Elle est, elle-même, ancrée dans le passé...

 

La plupart des mots de notre langue nous viennent du passé : le latin, le grec sont le substrat de la langue française...

 

Or, ces disciplines ont été sacrifiées, annihilées par la réforme du collège initiée par Najat Vallaud-Belkacem.

Cette transmission des savoirs essentielle a été mise au rebut.

Pourtant, les humanités sont si formatrices pour l'apprentissage de notre langue, elles constituent le terreau de nos sociétés, nous sommes les héritiers des romains, des grecs, de toutes ces civilisations qui nous ont précédés et à qui nous sommes redevables.

 

Notre monde a tendance à privilégier l'instant, l'intensité des émotions : il faut vibrer devant des films où la violence se déchaîne, il faut se livrer à des jeux de guerre, il faut se défouler dans des parcs d'attraction où la vitesse, la peur sont créées artificiellement...

Il faut s'évader dans l'illusion d'un monde virtuel, éloigné de la réalité et de la vraie vie...

 

Le latin, le grec, l'orthographe, la grammaire sont la mémoire de notre langue, un passé commun qui nous soude et nous structure... 

Ils nous ouvrent un horizon de réflexions, et nous permettent d'envisager plus sereinement l' avenir.

 

Notre langue nous vient du passé et même si elle évolue, si de nouveaux mots apparaissent, ces mots sont souvent constitués de racines anciennes.

Les gens qui nous ont précédés, nos parents, nos grands-parents font partie de notre héritage.

Ils sont présents en nous, nous aident à vivre, à avancer et par delà la mort, ils nous donnent encore des leçons de vie.

 

Oui, le passé est essentiel, comme l'est l'étude de l'histoire.

Quand je vois un monument du passé, un amphithéâtre, un aqueduc, un vieux mur, je me dis que je fais partie de cette humanité laborieuse, pleine de force et d'inventivité...

Je me dis que l'être humain a su bâtir des merveilles d'architecture...

Je me dis que nous sommes les héritiers de tout ce passé qui nous a permis toujours plus de créativité.

 

Quand je m'exprime, j'utilise tant de mots venus du passé, tant de mots issus de ces langues anciennes, le latin et le grec...

Notre culture, nos arts sont imprégnés de ces humanités, littérature, philosophie, architecture, peinture...

Il est important de rendre hommage à ce passé, de l'avoir en mémoire pour mieux construire l'avenir.

Il est important de restaurer ces disciplines, le latin, le grec.

 

 

Des articles sur l'Odyssée :

http://rosemar.over-blog.com/2015/09/les-deux-premiers-vers-de-l-odyssee-tout-un-art-de-la-seduction.html

 

http://rosemar.over-blog.com/2015/04/des-que-fille-du-matin-parut-l-aurore-aux-doigts-de-rose.html

 

Source :

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/sophie-coignard/coignard-presidentielle-le-grec-et-le-latin-s-invitent-dans-la-campagne-30-03-2017-2115824_2134.php

 

Appel aux candidats à la Présidentielle : il faut restaurer l'enseignement du latin et du grec...
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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 08:49
Najat Vallaud-Belkacem au pays d'Harry Potter...

 


 

Du pouvoir de l'illusion...

Illusion d'une réforme des collèges dont les enseignants ne veulent pas, parce qu'elle empiète sur des enseignements fondamentaux...

 

Illusion des EPI ou enseignements pratiques interdisciplinaires censés mobiliser les professeurs de plusieurs disciplines sur un thème commun...

 

Illusion derrière laquelle se cache encore et toujours la ministre de l'éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem qui refuse de voir les réalités du terrain, et les difficultés rencontrées par les enseignants pour la mise en oeuvre de ces EPI...

 

Ce vendredi 17 mars, Najat Vallaud-Belkacem, en visite au collège Argote d'Orthez, dans les Pyrénées-Orientales a parfaitement illustré la vacuité et l'illusion de sa réforme.

 

On ne pouvait mieux mettre en évidence les "chimères" des enseignements pratiques interdisciplinaires !

On ne pouvait mieux démontrer l'imposture de ces nouveaux enseignements.

 Un enseignement pratique interdisciplinaire autour de Harry Potter : voilà ce que venait célébrer la ministre... elle a d'ailleurs pris part au jeu : elle a revêtu une cape noire bordée de rouge, afin de se livrer avec quelques élèves à une partie de quidditch, le sport national des sorciers.

Quand l'enseignement devient un jeu de sorciers et de magiciens...

C'est bien là l'illusion à laquelle se livre le ministère.

 

Il s'agit donc de distraire les élèves, car c'est bien connu : les élèves s'ennuient à l'école... ils perdent leur temps.

 

Il faut donc transfomer le collège en un club Méditerranée où l'on passe du bon temps...

Et pour ce faire, on n'hésite pas à sacrifier des heures de français, de mathématiques, de langues.

 

La société du divertissement s'impose même dans les collèges. Comme si les élèves n'étaient pas assez abreuvés de jeux et d'écrans de toutes sortes.

Comme si de nombreux élèves n'avaient pas de difficultés de lecture, comme si on pouvait se passer d'enseignements fondamentaux tels que la grammaire et l'orthographe...

Comme s'il était bon de gommer les difficultés qui sont formatrices...

 

L'école doit rester une école de l'effort, car l'effort permet de progresser.

La réforme des collèges prétend annihiler et faire disparaître l'ennui, grâce à l'interdisciplinarité... ne nous leurrons pas : ce n'est pas en gommant les difficultés, que l'ennui va s'effacer, bien au contraire : c'est en se confrontant à des obstacles que l'élève a envie de progresser.
 

 

 


 

 

 

 

 

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 13:52
Ils sont tous déconnectés... de la réalité...

 

 


Ils sont tous déconnectés... 

Les hommes politiques sont particulièrement déconnectés de la réalité : l'affaire Fillon nous a, une fois de plus, révélé cette déconnexion... François Fillon a affirmé, à maintes reprises, qu'il était irréprochable...

A l'entendre, il n'aurait commis aucune infraction, il aurait respecté la loi, ne percevant même pas le décalage avec la réalité que connaissent de nombreux français peinant à gagner leur vie, touchant un salaire de misère...

 

Ces hommes politiques qui, dans leur programme, proposent de reculer l'âge de la retraite à 65 ans ne sont-ils pas aux antipodes du vécu des salariés qui connaissent des problèmes de santé, des pathologies liées à leur travail ?

 

La plupart d'entre eux sont entrés très tôt dans une carrière politique, la plupart d'entre eux sont des politiciens qui ignorent superbement les réalités du monde du travail...

 

Sont-ils conscients des difficultés que rencontrent nombre de français : fins de mois difficiles, angoisses de l'avenir, problèmes pour nourrir une famille ?

Dans quel monde vivent-ils ? Dans quelle tour d'ivoire ?

Préoccupés de leur carrière politique, ils sont totalement coupés du réel...

 

Comment peut-on, alors, prétendre gouverner ?

Comment peut-on prétendre gouverner, quand on dénigre les juges ? Comment peut-on prétendre gouverner, quand on refuse les convocations de la justice ?

Les hommes et les femmes politiques seraient-ils donc au dessus des lois ?

Sont-ils si sûrs de leurs privilèges qu'ils n'hésitent plus à bafouer la justice ?

 

De la même façon, les inspecteurs de l'Education nationale sont, eux aussi, déconnectés de la réalité du terrain : ils ne voient pas les obstacles que doivent affronter les professeurs.

Ils refusent de voir les problèmes d'incivilité, d'indiscipline auxquels sont confrontés les enseignants.

Aveugles, ils sont les serviteurs zélés du ministère : ils reçoivent des consignes qu'ils suivent sans se poser de questions, ils utilisent un jargon obscur, un langage amphigourique et compliqué, se conformant à des modes issues d'un pédagogisme qui se voudrait novateur.

Certains chefs d'établissement ferment eux-mêmes les yeux devant les difficultés des enseignants : ils refusent de prendre en compte les violences verbales auxquelles doivent faire face certains professeurs.

 

Les médecins sont parfois, également, éloignés des préoccupations de leurs patients : certains refusent de voir les effets secondaires des médicaments, et répondent par le déni.

Une façon de se couper des préoccupations des malades, une façon d'occulter des problèmes qui ne semblent pas les concerner.

 

Ainsi, il suffit de détenir une autorité pour refuser de concevoir les problèmes que rencontrent les gens.

Imbus de leur pouvoir, les hommes de pouvoir se coupent du monde : leur seule autorité en impose à autrui.

Leur seule autorité leur sert de paravent pour trouver prétexte à ne pas savoir, à ne pas comprendre, à être constamment dans le déni...

 

 


 

 

 

 

Ils sont tous déconnectés... de la réalité...
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