Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 10:32
Eloge des profs...

 

 

La plupart des parents d'élèves en ont pris conscience, lors du confinement : les professeurs exercent un métier utile, indispensable... Ils ont pour fonction de prendre en charge les élèves pendant toute une année scolaire dans des classes souvent bondées.

 

Ils assurent la garde des enfants, des adolescents, leur transmettent des connaissances, un savoir-faire, des compétences nécessaires à la réflexion et à l'analyse.

 

Le système éducatif est à la peine, mais, comme le souligne fort justement Jean-Pierre Siméon dans son essai intitulé Les yeux ouverts, Propos sur le temps présent, "ce système tient le coup contre vents et marées, grâce à ce peuple d'enseignants dont on conteste si aisément la motivation et la conscience professionnelle."

 

Ainsi, la plupart d'entre eux ont assuré la continuité pédagogique des enseignements pendant toute la durée du confinement, et ce, malgré les difficultés techniques, un matériel défaillant, des bugs répétés, un réseau saturé.

 

Ils ont transmis des conseils aux élèves, des fiches, des synthèses, des cours, ils ont répondu à leurs nombreuses questions, à leurs attentes...

Et la tâche était colossale : il leur a fallu se démultiplier, communiquer avec l'un, avec l'autre, avec les parents qui sont souvent exigeants.

 

Bien sûr, rien ne vaut un enseignement en direct et le confinement a bien mis en évidence tout l'intérêt de cet enseignement dans la classe : le contact direct avec les élèves est nécessaire, grâce à des conseils personnalisés, un dialogue permanent.

Jean-Pierre Siméon souligne toute l'énergie des enseignants :

"Je vous propose de passer 6 heures en compagnie de 25 enfants-au moins- pour leur transmettre les beautés de la strophe hugolienne, ou les finesses du carré de l'hypoténuse, et nous en reparlerons..."

 

Les enseignants deviennent trop souvent des boucs émissaires faciles et tout désignés : on les rend responsables de la crise de nos sociétés, de la violence, de la perte des valeurs...

 

Les enseignants sont jugés responsables de tous les maux de nos sociétés.

 

Assez ! Il faut prendre conscience des difficultés de ce métier qui mérite considération et respect.

"L'immense majorité des enseignants est motivée, impliquée et préoccupée avant tout de la réussite des élèves.", comme l'affirme Jean-Pierre Siméon.

 

 

 

 

Eloge des profs...
Partager cet article
Repost0
13 juillet 2020 1 13 /07 /juillet /2020 08:32
BAC 2020 : encore des chiffres record !

 

 

Qui dit mieux ? Le taux de réussite au baccalauréat atteint, cette année, le chiffre record de 95, 7 % ... soit 7,6 points de plus qu'en 2019 !

En raison de la crise du coronavirus, les épreuves finales ont été supprimées et seules ont compté les notes des premier et deuxième trimestres pour la délivrance de l'examen.

 

Un baccalauréat réduit à sa plus simple expression... un baccalauréat dont on perçoit de plus en plus les limites : un examen qui n'a plus de valeur et qui perd sa signification.

Un baccalauréat bradé, devenu une formalité à la fin des années d'études au lycée.

 

Chaque année, les consignes d'indulgence venant des inspecteurs jouent un rôle non négligeable : il faut veiller à atteindre une certaine moyenne et corriger éventuellement les notes si cette moyenne n'est pas atteinte.

 

Mais est-ce rendre service aux élèves ?

Arrivés à l'université, nombre d'entre eux sont incapables de mener à bien des études supérieures.

Des lacunes en grammaire, en langue française, des difficultés en orthographe, certains élèves arrivent en classe de seconde sans avoir le niveau requis.

Il faudrait remettre à l'honneur ces disciplines trop longtemps négligées dans le primaire et les classes de collège : apprentissage rigoureux de l'orthographe et de la grammaire.

 

Il est d'usage, au début de chaque année, de se réjouir, dans les établissements scolaires, des résultats mirobolants du baccalauréat : congratulations aux enseignants, autosatisfaction, publication et commentaires élogieux des résultats.

Quel cirque ! Quel battage !

 

Les lycées sont ainsi dirigés comme des entreprises : il s'agit pour chaque lycée d'obtenir les meilleurs résultats au baccalauréat, quitte à fausser les résultats, car de plus en plus on incite les professeurs à valoriser les copies, à être indulgents.

Les enseignants eux-mêmes sont en concurrence : ils doivent se battre pour obtenir les meilleures classes quitte à faire la cour aux chefs d'établissement.

Ils doivent lutter entre eux pour attirer un maximum d'élèves vers des enseignements optionnels, quitte à faire preuve de démagogie...

Ils se transforment même parfois en publicitaires chargés de faire l'éloge de leur discipline devant les parents d'élèves.

 

On oublie l'essentiel : la formation des élèves, la rigueur des apprentissages.

A quand le bac universel donné à tous les élèves ? Cette année, on n'en est pas loin...

 

 

 

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/bac-2020-le-ministere-annonce-un-taux-de-reussite-de-95-7-apres-rattrapage-20200711

 

 

 

BAC 2020 : encore des chiffres record !
Partager cet article
Repost0
1 juillet 2020 3 01 /07 /juillet /2020 08:55
Des open-badges pour récompenser les professeurs ?

 

Des badges pour récompenser les enseignants qui se sont mobilisés pendant le confinement ? Des badges pour ceux qui ont acquis de nouvelles expériences, numériques notamment, face à l’impossibilité de faire classe normalement ?

Des open-badges... mais qu'est-ce que c'est ?

 

Que signifie ce vocable anglais ? On a du mal à en saisir le sens... 

S'agirait-il de médailles en chocolat ? C'est ce qui avait été proposé dans un premier temps aux soignants, à tous ceux qui se sont engagés dans la lutte contre le Covid-19. Et une médaille de l’engagement, créée en 1885 après une épidémie de choléra et qui avait disparu depuis 1960, devait être réactivée.

Mais le personnel médical avait aussitôt réagi...

"Ce qu’on estime être le plus important, c’est de pouvoir accueillir nos patients dans des conditions qui soient dignes, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle...", déclarait une infirmière au centre hospitalier de Saint-Denis.

 

Pour les enseignants, c'est pire...

Façon jeu vidéo ou camp scout, ces "open badges" colorés promeuvent des statuts pour le moins surprenants : "explorateur, utilisateur, passeur, bâtisseur"… 

"Demandez vos badges agilité pédagogique ! Vous avez su répondre présents face à la Covid-19 : nouvelles façons de travailler, partage, trouvailles. Valorisez votre engagement avec les #OpenBadges !" peut-on lire sur les sites de certaines académies.

 

Et, en plus, il faut les réclamer !

 

La rectrice de l’académie de Poitiers, Bénédicte Robert, précise que le but est d’encourager les professeurs à "continuer d’apprendre, tout au long de leur vie, comme les élèves, dans une dynamique de développement professionnel continu."

On croit rêver...

Comme si les enseignants n'étaient pas amenés, par leur fonction, à apprendre sans cesse, à améliorer leurs cours, à les rendre plus attractifs...

 

Les enseignants qui se sont mobilisés pour assurer le suivi pédagogique de leurs élèves au cours de la crise méritent mieux que ces badges infantilisants.

Quel mépris pour ce métier de transmission !

 

Il serait temps de revaloriser cette fonction par une augmentation des salaires, une véritable reconnaissance du rôle essentiel des enseignants dans notre société.

 

D'ailleurs, tout le monde a pu le voir lors de cette crise du coronavirus : les parents ont pu prendre conscience du travail réalisé par la plupart des enseignants.

Pourtant, leur tâche a été rude : difficultés de connexion, bugs informatiques, matériel inadapté...

Il leur a fallu se démultiplier pour répondre aux attentes et aux questions des élèves et des parents.

 

 

 

Source :

 

https://www.sudouest.fr/2020/06/28/des-badges-pour-recompenser-l-engagement-des-professeurs-font-polemique-7605919-4699.php

 

 

 

Des open-badges pour récompenser les professeurs ?
Partager cet article
Repost0
17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 08:45
On recrute des professeurs...

 

Partout, dans de nombreuses disciplines on constate une pénurie de profs : ce métier difficile, peu considéré n'attire plus les vocations...

 

Qui veut, désormais, devenir enseignant ? Qui ambitionne d'entrer dans la fonction professorale ? Qui envisage d'exercer ce métier ingrat ? En fait, et ce n'est pas étonnant, la crise du recrutement des enseignants perdure et s'aggrave d'année en année....
 

Les enseignants sont mal payés, peu estimés : ce métier déprécié n'est plus valorisé dans une société du divertissement permanent.

Pour beaucoup, les profs seraient même des privilégiés ! Allons, donc, on n'arrive plus à recruter tant ce métier est "facile, bien payé, avec des vacances" !

 

Une nouvelle campagne de recrutement des enseignants a été lancée afin de proposer aux étudiants un parcours de pré-professionnalisation.
 
 
Le ministère de l’Éducation nationale est à l'initiative de cette campagne, via Konbini, média qui touche majoritairement les moins de 30 ans. Son but ? Informer les étudiants voulant devenir enseignant qu’il est possible d’entrer progressivement dans le métier via un contrat de pré-professionnalisation. 

 

L’idée du ministère est de recruter directement des étudiants, à partir de la licence. Il s’agit d’un parcours de pré-professionnalisation, sur trois ans,  pendant lesquels les étudiants peuvent travailler au contact des élèves, dans les établissements scolaires, avec les équipes pédagogiques déjà en place. 

 

Seulement, cette campagne de recrutement a été pour le moins mal pensé... argument invoqué pour appâter les candidats à l'enseignement : "Cela permet d'éviter de travailler dans un fast-food", pouvait-on lire sur la plaquette de présentation.

Mais, qu'est devenu l'enseignant d'autrefois, détenteur de savoir, passeur de connaissances, respecté par l'ensemble de la société ?

 

En plus, avec cette campagne, l'Education Nationale recrute au rabais... Le but est de recruter des jeunes dès la Licence : ils  pourront enseigner en étant sous-formés et sous-payés...

On agit, comme souvent, dans l'urgence et la précipitation...

 

Finalement, devant le tollé suscité par cette campagne de recrutement, elle a disparu des écrans...

 

Mais, le problème demeure : on manque d'enseignants...

Il serait temps de revaloriser vraiment ce métier : la crise du coronavirus n'a-t-elle pas montré que les enseignants avaient un rôle essentiel dans la formation et la prise en charge des élèves ?

 

 

Sources :

 

https://www.ouest-france.fr/education/enseignement/une-campagne-de-communication-sur-le-recrutement-des-futurs-enseignants-fait-reagir-6860606

 

 

https://www.lci.fr/emploi/polemique-qui-paie-mieux-qu-un-job-dans-un-fast-food-la-campagne-de-recrutement-des-jeunes-profs-ne-passe-pas-2155949.html

 

 

Partager cet article
Repost0
10 juin 2020 3 10 /06 /juin /2020 11:08
Le rôle essentiel de l'école...

 

L'école à la maison ? Ce fut un cauchemar pour nombre de parents : difficile de s'occuper des apprentissages des enfants, alors que l'on doit travailler.

 

Lors du confinement, les parents ont pris conscience plus que jamais du rôle essentiel de l'école, et des enseignants.

Bien sûr, il y eut et il y a encore l'enseignement à distance, grâce à internet.

 

Mais rien ne remplace le contact direct avec les autres élèves et avec les enseignants.

 

Ainsi, sur internet, le professeurs ont été confrontés à de nombreuses difficultés techniques : bugs, surcharge des réseaux, pannes diverses, manque de matériel, etc.

Ils ont dû se démultiplier pour répondre aux attentes des élèves et des parents...

 

L'école est aussi un lieu de socialisation et de rencontres avec les autres : peut-on envisager un enseignement sur ordinateur et à distance ? La dimension sociale de l’école se déliterait alors…
 
Va-t-on vers une société où l’ordinateur va primer et s’imposer à nous dans l’apprentissage, dans le travail ? Va-t-on vers une société où les gens vivront, apprendront, travailleront, chez eux, sans contact avec l’extérieur ?
 
Ce serait, sans doute, dommageable car une société s’organise autour de contacts, même si ces contacts se révèlent, parfois, difficiles.

 

On peut le rappeler : les enseignants prennent en charge les élèves tout au long de la semaine, lors de chaque année scolaire, ils ont donc un rôle éducatif fondamental.

Les professeurs ont pour fonction de transmettre des savoirs, des connaissances indispensables, pour permettre aux élèves de s’épanouir dans la société, mais ils ont, aussi, une fonction éducative, ils inculquent des valeurs aux élèves, le respect des autres, la tolérance... ils doivent donner l’exemple du travail, de la rigueur.

 

Les enfants, les adolescents ont aussi besoin de contacts avec les autres, hors du cadre familial...

Ils apprennent à vivre en société, avec les contraintes qu'elle suppose...

L’école transmet des codes de conduite nécessaires aux enfants et les prépare aux rôles sociaux de la vie d'adulte.

 

Avec le déconfinement, l'école n'a pas vraiment repris, puisque de nombreux élèves ne peuvent être accueillis en raison de protocoles sanitaires très stricts et très contraignants.

De nombreux parents s'inquiètent et sont à la peine face à cette situation qui perdure...

Ils comprennent que l'école est vraiment indispensable à l'épanouissement des élèves, et à leur propre tranquillité...
 

 

Source :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/radiographies-du-coronavirus/en-attendant-lecole-les-desillusions-du-deconfinement

 

 

 

 

Le rôle essentiel de l'école...
Partager cet article
Repost0
4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 08:35
Enseigner avec un masque ?

 

Les enseignants devront porter des masques lors de la réouverture des écoles prévue pour le 11 mai...

Les enseignants, qui accueilleront progressivement des élèves au sein de leurs classes pendant la première phase du déconfinement, devront porter un masque en permanence dans les établissements scolaires, et ce, même "lorsqu’ils feront cours", a déclaré Olivier Véran.

On perçoit bien, avec cette décision, la déconnexion du monde politique avec les réalités du travail que connaissent les professeurs.

Les hommes politiques ont-ils déjà donné des cours ? Est-ce que les hommes politiques portent des masques lorsqu'ils font des déclarations ?


Enseigner avec un masque ?

Voilà une situation inédite qui pose de nombreux problèmes...

 

Parler derrière un masque, ce n'est pas un exercice facile, d'autant que les enseignants doivent forcer leur voix afin d'être audibles... Essayez donc de parler pendant une heure, avec un masque sur le visage... vous verrez ! Le masque étouffe les sons...

Faudrait-il prévoir des micros afin d'amplifier la voix ou encore des masques intégrant un porte-voix ?

 

Comment oublier que l'enseignement passe aussi par l'expressivité du visage ? Le sourire, la connivence, une voix chaleureuse...

L'enseignement, c'est d'abord une présence vivante qui doit s'adresser à des élèves.

Les professeurs vont étouffer sous leur masque. Enseigner avec un bâillon sur le visage, c'est une torture...

 

Quant à la décision de rouvrir les petites classes d'abord, cela paraît particulièrement imprudent dans la mesure où les jeunes enfants auront des difficultés à respecter les gestes barrières.

"La distanciation sociale en maternelle est impossible : apprendre, c'est partager, manipuler, c'est échanger... tout cela ne sera pas possible car tout objet qui sera touché par un élève devra être désinfecté...

En maternelle, la mission essentielle, c'est la socialisation avec les autres, c'est aussi l'apprentissage du langage et de la communication non verbale, notamment tout ce qui passe par le visage... le langage va être en plus légèrement déformé avec le masque...

Les plus petits ont besoin de contacts physiques...", témoignent des enseignantes d'école maternelle.

 

Ainsi, une dizaine de maires refusent déjà d'ouvrir leurs écoles. Un mouvement qui va aller en s'amplifiant, d'une part pour ne pas mettre en danger enfants et enseignants de leurs communes sur une décision politique de macron. D'autre part parce qu’ils seront directement visés par les plaintes en justice dès les premières contaminations.

 

 

Sources :

 

https://www.franceinter.fr/emissions/le-telephone-sonne/le-telephone-sonne-02-mai-2020-0

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/04/28/annabelle-martin-golay-meme-un-cours-virtuel-est-preferable-a-une-fausse-presence_6037963_3232.html

 

 

Enseigner avec un masque ?
Partager cet article
Repost0
20 avril 2020 1 20 /04 /avril /2020 10:43
Les nouvelles écoles chinoises... terrifiant !

 

 

Dans les lycées et les universités de certains cantons, les autorités chinoises ont mis en place des parois pour obliger les étudiants à respecter les distances sociales dans des contextes de rassemblement...

 

Effrayant ! Les étudiants, les élèves sont séparés les uns des autres par des parois sombres et opaques...

Avec ce système, c'est sûr : finis les bavardages ! Mais on voit que c'en est fini aussi de la convivialité, du partage qu'implique l'enseignement...

Dans certaines universités, des cantines ont été aménagées en plein air ! Un étudiant par table...

 

Faut-il que ce virus soit contagieux à l'extrême pour que les Chinois aient imaginé de tels systèmes de protection ! C'est terrifiant !

Pour installer de telles barrières entre les élèves, il faut des locaux très vastes, et aérés.

Une telle logistique demande aussi des moyens colossaux.

 

Nos écoles, nos collèges, nos lycées doivent rouvrir le 11 mai : il ne sera pas possible de mettre en place de telles protections dans les locaux des établissements scolaires.

Des mesures d'hygiène seront, certes, prévues : nettoyage des salles, distribution de masques mais on ne pourra pas bâtir des barrières infranchissables entre les élèves.

 

Les Chinois qui ont vu naître ce virus sur leur territoire en connaissent la dangerosité. Ils utilisent les grands moyens pour se protéger.

 

Se laver les mains ? Tousser ou éternuer dans son coude ? Utiliser des mouchoirs à usage unique ? Voilà des moyens bien dérisoires pour essayer d'échapper au virus !

 

Dans des lieux de rassemblement, le virus se propage à l'infini. On a bien vu ce qui s'est passé sur le porte-avion Charles de Gaulle : plus de la moitié des marins ont été contaminés par le coronavirus.

Il faut prendre la mesure de la contagiosité de ce virus : elle est impressionnante.

Les Chinois l'ont compris... mais on mesure toutes les conséquences de ce danger : tant que le virus sera présent, il nous faudra vivre à distance, en nous protégeant de tout contact avec les autres.

 

Pour les écoles, il nous reste à inventer des moyens de protection efficaces : mais à quel prix ?

Quelles mesures seront prises pour protéger les élèves, les enseignants ? Pour l'instant, c'est le flou qui prédomine, et on comprend l'inquiétude des parents, du personnel éducatif.

 

 

 

Sources :

https://www.huffingtonpost.fr/entry/coronavirus-en-chine-certaines-cantines-ressemblent-desormais-a-ca_fr_5e989396c5b6a92100e403e0?ncid=other_topvideos_cp1pj3fgmfs&utm_campaign=top_videos

 

 

https://www.lci.fr/international/coronavirus-pandemie-covid-19-chine-d-ou-vient-cette-photo-d-une-salle-de-classe-equipee-de-paravents-entre-les-eleves-2151163.html

 

Les nouvelles écoles chinoises... terrifiant !
Partager cet article
Repost0
15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 08:26
Retour en classe le 11 mai ? Est-ce bien raisonnable ?

 

 

 Emmanuel Macron a annoncé ce lundi 13 avril une réouverture "progressive" des écoles pour le 11 mai, on reste perplexe devant cette décision pour le moins surprenante.

Alors que la plupart des lieux publics sont fermés, que tous les spectacles, toutes les manifestations sportives, tous les rassemblements demeureront interdits, il serait question d'ouvrir les établissements scolaires ?

Accueillir des élèves dans des salles de classe représente un risque important de contamination...

 

Dédoubler les classes ? Difficile de mettre en place une telle mesure.

Il faut le rappeler aux ministres et au gouvernement : les classes de lycées sont surchargées, parfois plus de 35 élèves.

Comment assurer la sécurité sanitaire des enfants, des adolescents, des professeurs ?

Comment se protéger du virus ? Avec des masques ? De toutes façons, il sera difficile d'équiper tous les élèves et les personnels de l'éducation. De plus, est-ce là une protection suffisante ?

Rien n'est moins sûr.

 

On sait aussi qu'une deuxième vague de contamination doit se produire : peut-on exposer les enseignants, les élèves à ce risque majeur ?

Jean-Michel Blanquer a rappelé "la nécessité d’apprendre le civisme et les gestes obligatoires". Pour les plus petits, chez qui le respect des gestes barrières pourrait s’avérer plus difficile, le ministre a évoqué des classes "en tout petits groupes" !

Mais même en tout petits groupes, les enfants restent des enfants : difficile de leur faire comprendre la nécessité de se protéger.

 

 Une fois de plus, cette décision inquiète les parents, les professeurs, tout le personnel éducatif. Il s'agirait, selon le ministre, de remettre au travail des élèves privés d'équipement et de matériel informatique.

Ces élèves qui ont décroché reviendront-ils vraiment en classe ?

 

En fait, la reprise de l'école a surtout pour objectif de permettre aux parents la reprise du travail : pourquoi ne pas le dire clairement ? Le plus important c'est de remettre la France au travail, peu importe si les contaminations se poursuivent.

 

Le plus important resterait donc l'économie : la santé passe après.

 On rouvre les écoles pour relancer l’activité économique, en sacrifiant un peu vite les enseignants. 

Alors, bien sûr, ce retour en classe doit être progressif, comme l'a précisé Emmanuel Macron... Le ministre de l'Education a expliqué que cette reprise progressive se fera par tranche d'âge : "On ne va pas avoir les mêmes âges qui rentrent au même moment." "Encore une fois c'est un retour progressif donc il va y avoir là aussi beaucoup d'aménagements c'est évident. L'objectif c'est qu'entre le 11 mai et le 4 juillet, nous ayons réussi cette resocialisation qui permette de se remettre dans l'apprentissage", a précisé Jean-Michel Blanquer.

D'abord les plus jeunes, afin que les parents puissent reprendre le travail rapidement.

C'est bien l'économie qu'il s'agit de préserver...

 

 

 

 

Retour en classe le 11 mai ? Est-ce bien raisonnable ?
Partager cet article
Repost0
14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 08:54
Certains membres du gouvernement parlent déjà de "travailler plus" quand la crise sera passée...

 

 

La secrétaire d'État à l'Économie Agnès Pannier-Runacher a prévenu qu'il faudrait "probablement travailler plus que nous ne l'avons fait avant pour rattraper" la perte d'activité induite par le confinement en cours depuis le 17 mars, et dont Emmanuel Macron a annoncé ce lundi soir la prolongation jusqu'au 11 mai. "L'enjeu est de reprendre le travail plein pot", a-t-elle insisté samedi sur France Info.

 

"Reprendre le travail plein pot ?", comme si les salariés n'étaient pas depuis longtemps soumis à des impératifs de rentabilité... 

 

On l'a vu avec le personnel des hôpitaux qui même avant la pandémie du coronavirus subissaient des contraintes de travail exténuantes.

On connaît aussi les difficultés des enseignants dans leur métier, un métier qui n'attire plus les vocations, tant il devient complexe.

La plupart des salariés dans les entreprises sont, eux aussi, sous pression, rentabilité oblige...

 

Le monde du travail devient parfois inhumain et absurde : il pousse les salariés au pire, à l'inéluctable, à l'irréversible... La hiérarchie se fait de plus en plus pesante et lointaine surtout dans de grands groupes où les différents rouages font pression les uns sur les autres.

 

Le travail, en France, accule certains à la désespérance et les suicides d'ouvriers, de salariés se multiplient en raison de plans de restructuration visant à la performance, à la croissance des entreprises : au nom du profit, que de vies humaines sont sacrifiées !

Et le gouvernement évoque déjà des efforts supplémentaires à venir.

 

Quelle indécence ! Quel manque d'à propos ! Pourquoi évoquer ce sujet alors que le confinement est encore en vigueur ?

 

Déjà, la crise affecte les plus pauvres et les plus précaires : chômage, difficultés de rester confiné dans des logements exigus, parfois insalubres, promiscuité, problèmes pour se nourrir.

 

Attention aussi au rebond ! N'oublions pas la crise environnementale qui nous menace : une planète à bout de souffle, une planète exsangue, une extinction de nombreuses espèces, une pollution débridée, une surconsommation destructrice.

 

La tentation sera grande pour la plupart des pays de faire de la surenchère économique. Et quand les industries, les activités vont repartir à plein pot, il faut craindre un rebond de la crise écologique.

Il faut craindre, avec le redémarrage de l'économie, un retour de la pollution, une reprise massive des émissions de nos rejets de CO2.

 

"Reprendre le travail plein pot" ? L'expression semble vouloir dire qu'il faut rattraper le temps perdu !

Et certains évoquent même l'importance de la compétitivité ! Et ils ne tirent ainsi aucune leçon de cette crise inédite.

C'est encore l'économie qui prime au mépris de la santé des gens, au détriment de la nature qui est sacrifiée au nom de la rentabilité.

 

 

 

 

 

Certains membres du gouvernement parlent déjà de "travailler plus" quand la crise sera passée...
Partager cet article
Repost0
27 mars 2020 5 27 /03 /mars /2020 09:36
Une nouvelle bourde de Sibeth Ndiaye : "un enseignant qui ne travaille pas"...

 

 

Lors d' une conférence de presse concernant l'appel à volontaires nécessaire pour venir en aide aux agriculteurs français, Sibeth Ndiaye a fait une déclaration pour le moins surprenante. Le pays étant à l'arrêt, la population étant confinée en raison de la crise du coronavirus, la porte-parole du gouvernement a voulu donner un exemple des personnes qui ne sont pas concernées par cet appel.

C'est à ce moment-là qu'elle a évoqué l'exemple "d'un enseignant qui ne travaille pas", en précisant : "compte tenu de la fermeture des écoles."

"Nous n'entendons pas demander à un enseignant qui aujourd'hui ne travaille pas, compte tenu de la fermeture des écoles, de traverser toute la France pour aller récolter des fraises", a affirmé Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement.

 

Cette déclaration a fait bondir de nombreux enseignants, eux qui assurent la continuité des cours grâce à internet...

Certes, ils ne sont à même de donner des cours en présence de leurs élèves car les établissements scolaires sont fermés.

 

Mais, ils envoient des cours, des exercices, des devoirs, donnent des conseils régulièrement à leurs élèves par internet. Et cette tâche n'est pas simple : le enseignants doivent se démultiplier pour transmettre des directives à leurs nombreux élèves car les classes sont surchargées. Il s'agit là d'une lourde responsabilité.

Certains professeurs assurent même la garde des enfants des personnels soignants et leur donnent des cours.

 

Une fois de plus, on ne peut que le constater : les hommes et les femmes politiques sont bien éloignés des réalités du terrain, ils perdent le contact.

Oui, les enseignants travaillent encore bien que le pays soit à l'arrêt, et que les écoles soient fermées.

Oui, leur tâche est particulièrement compliquée : ils doivent répondre aux diverses sollicitations fréquentes des parents et des élèves.

Et comme tous les autres Français, ils doivent assurer le quotidien quand ils ont eux-mêmes des enfants. 

 

Une fois de plus, on remet en cause le travail des enseignants, alors qu'ils exercent un métier difficile dans des conditions souvent compliquées.

Pour preuve : le ministère peine depuis des années à recruter des enseignants, ce métier de transmission n'attire plus les vocations.

Mal payés, mal considérés, les enseignants méritent mieux car ils remplissent des missions essentielles.

 

Les professeurs ont pour fonction de transmettre des savoirs, des connaissances indispensables, pour permettre aux élèves de s’épanouir dans la société, mais ils ont, aussi, une fonction éducative, ils inculquent des valeurs aux élèves : respect, politesse, savoir-vivre, rigueur dans le travail, discipline, partages, échanges...

 

Devant le tollé que suscitait sa déclaration, Sibeth Ndiaye s'est finalement excusée :

"Mon exemple n'était vraiment pas le bon. Je suis la première à mesurer combien l'engagement quotidien des professeurs est exceptionnel", a-t-elle déclaré.

 

 

 

Une nouvelle bourde de Sibeth Ndiaye : "un enseignant qui ne travaille pas"...
Partager cet article
Repost0