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26 avril 2019 5 26 /04 /avril /2019 10:12
En marche vers la dictature numérique...

 

Désormais, vous serez tous notés, vos comportements seront observés, étudiés dans toutes sortes de domaines... situation financière, habitudes de consommation, carrière professionnelle, comportement sur les réseaux sociaux.

Vous serez sans cesse surveillés par des caméras intelligentes, à reconnaissance faciale, capables de mettre une identité sur un visage.

 

Non, ce n'est pas un film de science-fiction : en Chine, c'est déjà une réalité.

Et les Chinois l'acceptent, comme le montre un reportage diffusé lors du journal de 20 heures, sur France 2, le mercredi 24 avril.

 

"Je trouve que c'est bien d'être noté, dans une société, il faut qu'il y ait des règles...", affirme un jeune Chinois.

"Ces notes nous obligent à bien nous comporter", déclare un autre Chinois.

Une jeune Chinoise commente aussi : "Cela peut vous paraître effrayant, mais en Chine, c'est comme ça, on a l'habitude... de toutes façons, on n'a pas le choix."

 

Il y aura, ainsi, de bons et de mauvais citoyens, grâce au rassemblement de centaines de données.

Critiquer le gouvernement sur internet sera sanctionné par une mauvaise note, mais des louanges adressées au parti augmenteront le crédit social.

A la clé, des récompenses : réductions sur les services publics, gratuité dans les bibliothèques, et en cas de manquements, des sanctions : pas d'accès au crédit, impossibilité de voyager, de créer une entreprise, d'acheter un appartement.

 

Un système de contrôle de tous les citoyens qu'on peut qualifier de dictature numérique...

C'est terrifiant... alors, bien sûr, cela se passe en Chine, un pays où la liberté d'expression est muselée.

 

Mais, on perçoit bien tous les dangers de cette surveillance des citoyens qui se fait par le biais d'internet.

Même, chez nous, en France, toutes nos communications sont enregistrées, surveillées.

On nous impose des systèmes comme le compteur Linky qui enregistre toutes sortes de données personnelles.

Les assistants vocaux se multiplient : Alexa et d'autres assistants vocaux, comme Google Home, Siri de Apple, permettront à tout un chacun de passer commande pour toutes sortes de produits, et notamment dans le domaine alimentaire.

Le fonctionnement d'Alexa repose aussi sur une importante et inquiétante récolte de données personnelles.

 Pourra-t-on encore protéger notre vie privée et notre anonymat ? 

Saura-t-on résister à ce déferlement de technologies du numérique ??

 

 

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/monde/chine/chine-les-citoyens-notes-par-l-etat_3413265.html

 

 

 

En marche vers la dictature numérique...
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13 mars 2019 3 13 /03 /mars /2019 11:08
Finis les Brigitte, les Annie, les André, les Robert, les Michel...

 

Les prénoms choisis par les parents signent une époque : finis les Brigitte, les Annie, les André, les Robert, les Michel. Ces prénoms sont désormais désuets, et n'ont plus la cote.

On leur préfère des prénoms d'origine américaine, des prénoms régionaux, des prénoms arabo-musulmans...

Les Kévin, les Dylan, les Eliott, Tom, Alyssa, les Mohammed, les Sofian, Ahmed, les Zohra, les Jasmine, Yassin, Aïcha prospèrent.

Et les Marie disparaissent...

La France fait face à une progression importante des prénoms arabo-musulmans, étrangers, américains et régionaux.


Jerôme Fourquet, politologue et directeur du département Opinion de l'Ifop, publie l'Archipel Français et constate ainsi cette déferlante de nouveaux prénoms.

Cette image de l'archipel renvoie à une fragmentation de la société française : fractures sociologiques, culturelles, territoriales.

 

De fait, les prénoms d'origine chrétienne ont tendance à s'effacer : faut-il voir là un déclin de la religion catholique ?

Il est certain que cette religion perd du terrain : de moins en moins de fidèles, de moins en moins de prêtres, des églises désaffectées à vendre...

Une religion qui est, de plus, traversée par des scandales : pédophilie, agressions sexuelles, nonnes violées.

Le message originel a été perverti et dévoyé par l'église, comme c'est souvent le cas dans le domaine religieux...

 

Pourtant, comment ne pas percevoir la valeur et la grandeur du message originel ?

"Grandeur morale, humaine, spirituelle", comme le souligne bien André Comte-Sponville, dans son ouvrage L'inconsolable et autres impromptus.

La France a changé, la religion catholique est amoindrie, mais le message est magnifique : "amour, souci des plus faibles, justice, charité..."

On ne peut renier deux mille ans de civilisation chrétienne, on ne doit pas renier le message originel.

 

Si les prénoms de consonance chrétienne disparaissent, c'est sans doute un effet de mode pour certains, une forme de réaction pour d'autres, mais  nous ne devons pas gommer des millénaires de culture.

Notre culture, nos arts, notre architecture sont imprégnés de culture chrétienne : tant de chefs d'oeuvre !

 

La France apparaît en tous cas divisée : fractures géographique, religieuse et culturelle.

Comment résoudre ces divisions ? Une tâche difficile : une nation doit se retrouver autour de valeurs communes : la langue française, la culture humaniste, la laïcité, la tolérance, l'amour...

Mais, hélas, la langue est souvent négligée, mise à mal, la culture est battue en brèche, méprisée, la tolérance se heurte souvent à de graves oppositions dans les moeurs, les façons de vivre...

 

 

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-07-mars-2019

 

 

 

 

 

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25 février 2019 1 25 /02 /février /2019 12:26
Les opioïdes : mort sur ordonnance...

 

La première fois que j'ai entendu parler des opioïdes, c'est par le témoignage d'une de mes amies : victime d'arthrose, elle prend depuis des années du Tramadol, et n'arrive plus à s'en passer.

En cas, de manque, elle étouffe, elle est prise de malaise. Elle est devenue dépendante de cette substance.

Prescrits en masse pour calmer les douleurs, les opioïdes tuent près de 200 Américains par jour, 72000 en 2017, c'est ce que nous révèle un reportage diffusé lors de l'émission Envoyé spécial...

C'est plus que les armes à feu et  les accidents de la route réunis.

Aux Etats-Unis, un bébé naît toutes les 20 minutes, intoxiqué aux opioïdes, une véritable épidémie.

Tout un pays vacille, contaminé par ces substances : les médicaments se sont mis à tuer, en raison de problèmes d'addiction et d'overdose. Des overdoses sans drogue et sans dealer. Ce qui empoisonne l'Amérique aujourd'hui vient de l'armoire à pharmacie !

Les victimes, des citoyens ordinaires, sont emportés par ce qu'il faut bien appeler une véritable épidémie.

Ces opioïdes sont particulièrement dangereux : ils peuvent provoquer un arrêt respiratoire.

Au cours de l'émission, on entend le témoignage de certains patients : un père de famille de 51 ans, chef de chantier, devenu SDF, toxicomane, après un accident du travail... Il n'avait jamais connu de problème de drogue ni d'alcool. Mais, un jour, il est tombé d'un échafaudage, il s'est cassé la clavicule, arraché une partie de l'épaule... un médecin spécialiste de la douleur lui a alors prescrit des opioïdes en quantité. Il est devenu accro aux pilules.

Il a tout perdu, sa maison, sa voiture, sa famille, il a même volé de l'argent à ses proches pour se procurer ces substances... il avait pourtant confiance en son médecin.

Un autre patient atteint de douleurs d'estomac s'est vu prescrire des opioïdes et il est rapidement devenu dépendant.

Ces médicaments seraient cent fois plus puissants que l'héroïne.

A l'origine de cette épidémie, il y a une pilule miracle présentée comme telle : l'oxycontin, un antidouleur, à base d'opium.

Pendant des années, des médecins ont fait la publicité de ces substances : "pas de dépendance, pas de risque d'addiction", affirmaient-ils. Les ventes ont été dopées, à grand renfort de campagnes publicitaires.

Evidemment, le laboratoire qui fabrique et vend l'oxycontin a fait fortune : Purdue Pharma. A la tête de cette entreprise, la famille Sackler est l'une des dynasties les plus puissantes aux USA.

 

Il faut préciser que ces médicaments sont aussi prescrits en France : 10 à 12 millions de Français en consomment.

Ainsi, le Tramadol est très utilisé dans notre pays, et déjà des patients sont victimes d'addiction.

 

On peut même se procurer du Tramadol, sans ordonnance, auprès de certains pharmaciens complaisants.

Ainsi, le mal qui ravage l'Amérique a traversé l'Atlantique : on consomme de plus en plus d'opioïdes en France. Est-ce là le prochain scandale sanitaire qui va frapper notre pays ?

 

 

Source  : vidéo à 33 minutes

 

https://www.france.tv/france-2/envoye-special/899663-envoye-special.html

 

 

 

 

 

Les opioïdes : mort sur ordonnance...
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18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 12:10
Mais ça existe encore ?

 

 

Des portraits de Simone Veil honteusement tagués de croix gammées, des quenelles, des insultes racistes adressées à Alain Finkielkraut, des devantures de magasins souillées d'inscriptions "juden", cela se passe en France, de nos jours, en 2019.

Voilà qui rappelle les heures les plus sombres de notre histoire...

 

Alors, on se dit : "La bête immonde revient... ça existe encore ?"

C'est comme si on effaçait l'histoire terrible du XXème siècle, c'est comme si on oubliait l'horreur des camps de concentration, tant d'abominations, tant de crimes et d'abjections.

 

"Barre-toi, sale sioniste de merde!, Tu vas mourir, Sale race, Grosse merde, Palestine!, Rentre chez toi à Tel-Aviv!", "Elle est à nous, la France!", crie un jeune homme barbu en agitant ostensiblement son keffieh palestinien. "Nous sommes le peuple!", renchérissent d'autres gilets jaunes.

Le philosophe et académicien a été injurié et sifflé ce samedi en marge de la manifestation des gilets jaunes dans le quartier de Montparnasse à Paris. 

Tant de haine ! Tant de mépris ! Tant d'insultes !

La contestation aurait-elle cédé la place à la détestation ?

 

Les gilets jaunes portent de justes revendications, quand ils dénoncent la baisse du pouvoir d'achat, les inégalités, les salaires insuffisants, les retraites misérables de certains, mais ils devraient aussi dénoncer avec la plus grande sévérité ces manifestations d'intolérance, ce racisme qui ressurgit dans leur rang.

 

Honte à ceux qui insultent, rabaissent, méprisent ! Honte à ceux qui se livrent à ces débordements de haine !

Ce sont là des réactions primaires...  bien sûr, on peut être en désaccord avec la pensée et les positions d’Alain Finkielkraut et le critiquer ; on peut défendre la cause palestinienne,  mais l’insulte n'est pas admissible.

Elle est d'autant moins admissible quand c'est une foule haineuse qui s'en prend à un homme de 70 ans, à un philosophe, un écrivain.

L'insulte discrédite ceux qui l'utilisent, elle est l'arme des faibles.

 

On se souvient aussi de l'éviction d'Alain Finkielkraut lors des débats organisés par Nuit Debout : des insultes avaient alors fusé à son encontre, un participant avait craché dans sa direction.

Certains allaient jusqu'à imaginer qu'il s'agissait  d'un "coup monté" de la part d'Alain Finkielkraut, comme si le philosophe était lui-même coupable des invectives qu'il avait essuyées !

L'insulte ne peut, en aucun cas, servir d'arguments, l'insulte instinctive et primaire est scandaleuse.


L'insulte relève du réflexe et s'oppose à une véritable réflexion, si, en plus, elle s'accompagne de crachats, on atteint le comble de l'ignominie.

 

 

 

 

 

 

 

Mais ça existe encore ?
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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 14:51
Une rencontre passionnante avec Axel Kahn...

 

 

Axel Kahn, c'est d'abord pour moi un phrasé particulier qui nous fait savourer les mots, les phrases : on aime l'écouter parler, avec sa verve caractéristique, on reconnaît tout de suite son timbre de voix.

 

Généticien, scientifique, médecin, Axel Kahn est aussi un écrivain : après avoir écrit la biographie de son père qui s'est suicidé le 17 avril 1970, il se lance dans un autre projet : rédiger sa propre autobiographie intitulé Chemins.

 

"Une autobiographie à travers ce qui, après tout, me caractérise mieux que tout, mieux que la génétique, mieux que la médecine, mieux que l'éthique, mieux que beaucoup de choses, c'est à dire mon amour absolu, mon besoin physique, mon besoin vital d'être sur les chemins, en train de cheminer... c'est l'autobiographie d'un homme, des flashs de mémoire entre 5 ans et 73 ans."

 

Axel Kahn évoque l'héritage immense, démesuré qui est celui de son père. Et notamment ce message que lui a laissé son père : "Sois raisonnable et humain..." et Axel Kahn, de se poser ces questions : "Qu'entendait-il par être raisonnable et humain ? En quelles circonstances notre raison et notre humanité sont-elles menacées ?"

Cette phrase, cette injonction ont accompagné Axel Kahn tout au long de son parcours, "comme un fil d'Ariane qui lui a permis de se retrouver dans les dédales de la vie où les Minotaures sont multiples."

 

Il parle aussi de son enfance au Petit-Pressigny, un petit village de 500 habitants dans le sud de l'Indre et Loire qui fut pour lui comme un paradis terrestre : et il a retrouvé maintes fois sur les chemins cette impression de bonheur absolu liée à l'enfance.

 

Axel Kahn raconte des souvenirs, notamment une rencontre éblouissante avec son père : à Chamonix, alors que le jeune Axel atteint de tuberculose fait un séjour dans un sanatorium, une rencontre forte, chargée d'émotions dans de somptueux paysages enneigés... Il découvre alors un homme qui est son père et qui l'aime.

 

Axel Kahn parle aussi de religion : les dogmes catholiques lui ont paru à un moment de sa vie totalement incroyables : la virginité de Marie, la Trinité, le Jugement dernier, la résurrection du Christ...

Mais il ne peut pas rejeter l'humanisme chrétien : même si on ne fait pas l'hypothèse de Dieu, tout n'est pas permis... Axel Kahn reste attaché à un humanisme rationnel sans Dieu.

 

Axel Kahn évoque encore son expérience de président d'Université : une mission exaltante... "essayer de préparer l'avenir, et essayer de dire aux étudiants : "Vous savez, si vous vous intéressez au passé, à vos racines, à ce qui vous a permis d'être là, non seulement ce ne sera pas un affaiblissement pour préparer l'avenir, mais cela vous donnera un ressort extraordinaire."

 

Axel Kahn raconte de nombreuses anecdotes survenues lors de ses pérégrinations et il rappelle que son livre intitulé Chemins est un document sur la France du début du XXIème siècle : "l'importance de l'attachement aux territoires, la diagonale du vide, là où les gens voient tout foutre les camp, des gens pour qui seul le pire est certain...", la France des gilets jaunes.

 

Ainsi, son autobiographie n'est pas seulement un éloge de la marche, elle est aussi le reflet de la France contemporaine : une étude sociologique de notre époque...

 

 

 

 

 

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25 juillet 2018 3 25 /07 /juillet /2018 08:06
Canicules...

 

 

 

La chaleur s'installe en France et plus particulièrement dans le sud de la France... une chaleur accablante qui incite à la prudence pour les personnes les plus fragiles.

En Grèce, des incendies ont ravagé une station balnéaire proche d'Athènes et ont entraîné la mort de 74 personnes. Alexis Tsipras a déclaré trois jours de deuil national.

Au Japon, la canicule sévit et a déjà provoqué la mort de 80 personnes.

 

Plus étonnant encore : le Nord de l'Europe subit actuellement une vague de chaleur et de sécheresse sans précédent. En Suède, 12 incendies géants se sont déclarés au delà du cercle polaire,  25 000 hectares de forêts ont été détruits.

En Arctique, la fonte des glaces a déjà commencé.  

 

Dès lors, on ne peut s'empêcher d'évoquer le réchauffement climatique qui devient, au fil des ans, de plus en plus menaçant.

Ainsi, le climatologue Jean Jouzel, invité sur France Culture met en garde contre ce phénomène : dès 2025, les températures pourraient atteindre 45 degrés en Europe, en France.

"Si rien n'est fait pour lutter contre le réchauffement climatique [...] on pourrait passer jusqu'à 150 000 morts" en Europe, avertit Jean Jouzel... "On rentre dans un autre monde, c'est maintenant qu'il faut agir."

Ceux qui nous gouvernent prennent-ils la mesure de ce changement climatique ?

Sont-ils à même de juguler cette évolution ?

 

Donald Trump a joué, une fois encore, les trublions : les Etats-Unis se sont retirés de l'accord de Paris. La Russie a signé mais n'a pas encore ratifié cet accord.

En France, les médias sont actuellement mobilisés par l'affaire Benalla qui prend des proportions démesurées... à tel point qu'on se demande quels en sont les ressorts.

On en oublie des enjeux essentiels pour la planète, on en oublie d'évoquer ce sujet crucial : l'avenir de notre planète.

 

Partout, les hommes se livrent à une exploitation à outrance des ressources : pétrole, gaz de schiste avec tous les risques qui découlent des méthodes d'extraction souvent douloureuses pour la planète... pollution chimique, destruction des écosystèmes, dégradation de sites naturels.

Les hommes, nos gouvernants ont-ils bien pris conscience qu'il en va de la survie de l'espèce humaine ?

 

Sommes-nous voués à une apocalypse solaire ?

 

 

https://www.cnews.fr/monde/2018-07-22/13-consequences-concretes-du-rechauffement-climatique-715454

 

 

 

 

Canicules...
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14 juillet 2018 6 14 /07 /juillet /2018 08:04
Et s'il ne nous reste que le foot ?

 

 

Fiers d'être Français... fiers de notre équipe de football... La coupe du Monde occupe tous les esprits, envahit et mobilise les médias.

Les matchs sont analysés, décortiqués par les spécialistes de ce sport : des débats assez insignifiants s'engagent sur les stratégies adoptées par les joueurs...

 

Et s'il ne nous restait que le foot ?

Que le foot pour nous enorgueillir d'être Français ! Que le foot pour nous hisser vers les premiers rangs.

 

Car par ailleurs, les nouvelles sont plutôt inquiétantes : le fiasco de l'EPR, des retards, des suppressions de trains à la SNCF, un parc hélicoptère hors-service, le prélèvement à la source qui est panne, des centres de contrôle aérien obsolètes, le chômage qui progresse...

Que de problèmes ! Que de difficultés !

 

Mais, l'honneur est sauf, "nous" sommes en finale de la coupe du monde !

"Hourrah !"

Le football semble être là pour compenser les échecs que nous connaissons par ailleurs.

 

Ainsi, l'EPR de Flamanville risque de voir son démarrage reporté à 2020. Un problème de qualité de soudures détecté sur le réacteur EPR pourrait encore différer de près d'un an sa mise en service. Le gendarme du nucléaire devrait en effet exiger que le travail soit refait. Encore un coup dur pour EDF !

Qui paiera les conséquences de ce fiasco ?

La France ne sait-elle plus former des ouvriers capables de faire des soudures ?

Et en plus, nous avons vendu cet EPR au Royaume-Uni, à la Finlande ! Et là encore les retards se sont accumulés.

Alors là, qu'est-ce qu'on est mauvais ! Combien de milliards dépensés, perdus ?

 

Mais, rassurons-nous ! La France est en finale de la coupe du Monde !

A défaut de soudeurs, elle a des footballeurs !

"On est en finale, on est en finale !!" scandent les foules en délire...

Mais on aimerait que la France brille aussi dans d'autres domaines.

 

A force d'encenser des footballeurs, on en oublierait presque l'essentiel : les échecs de notre industrie, le chômage, les prix de l'énergie qui augmentent, les retraites qui baissent.

Le football serait-il devenu l'opium du peuple ?

 

 

 

 

 

 

Et s'il ne nous reste que le foot ?
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28 mai 2018 1 28 /05 /mai /2018 12:49
Sauveur d'enfant...

 

 

 

Un jeune immigré Malien est parvenu à sauver un enfant suspendu dans le vide : il n'a pas hésité à escalader un immeuble à mains nues pour secourir cet enfant.

Beau geste de solidarité !

Il s'appelle Mamoudou Gassama, il est sans papier, originaire du Mali.

Alors que, face à la crise des migrants, nous avons inventé le "délit de solidarité", quelle belle leçon de courage nous donne ce Malien ! Quelle belle leçon d'humanité !

 

Les faits se sont déroulés dans le XVIIIème arrondissement de Paris : en 30 secondes, à peine, le jeune homme a escaladé un immeuble jusqu'au quatrième étage.

Les images tournées par des passants montrent la rapidité et la facilité avec lesquelles il accomplit cet exploit.

Nul doute que ce Malien a dû traverser bien des épreuves avant d'arriver en France : on voit dans la vidéo sa détermination, son assurance.

 

Il a été applaudi par les passants dans la rue.

Tout le monde salue l'héroïsme du jeune homme, qui, lui, présente son geste comme naturel, évident : il a vu un très jeune enfant en difficulté, il lui a porté secours.

Ce jeune Africain, aguerri face aux épreuves de la vie, force l'admiration : il nous émeut par sa simplicité, son audace, son courage.

 

Alors que nos sociétés sont de plus en plus individualistes, alors que les gens s'ignorent, ne connaissent plus leurs voisins, ce jeune homme venu d'ailleurs nous montre qu'il faut revenir à d'autres valeurs.

Nos écrans multiples, ordinateurs, téléphones, tablettes nous enferment dans des prisons d'indifférence.

Les autres n'existent plus, l'égoïsme triomphe...

 

Nous ne sommes pas même capables d'accueillir les migrants dans la dignité, les SDF sont de plus en plus nombreux, exclus de la société, du monde du travail, ils vivent dans une marginalité intolérable.

 

Les puissants de ce monde, les politiques eux-mêmes, dans leur tour d'ivoire, refusent de voir les difficultés des plus humbles.

L'égoïsme des riches, leur indifférence face à la misère, notre propre égoïsme contrastent avec la générosité de ce jeune migrant.

 

 

 

 

 

Sauveur d'enfant...
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2 mai 2018 3 02 /05 /mai /2018 10:28
Une société de compétition permanente : c'est ce que nous prépare Emmanuel Macron...

 

 

Le 29 avril, sur France 2, lors du journal de 20 heures, un reportage intitulé "un manager à l'Elysée" évoquait les méthodes de gouvernance du président de la République : eh oui, Emmanuel Macron se présente comme "le chef de l'entreprise France"...

"Il s'inspire de l'entreprise en politique...", commente la journaliste. Le chef de l'état souhaite ainsi généraliser l'évaluation, notamment des ministres.

La performance est ainsi le maître-mot du président de la République...

Un monde de compétition permanente : c'est donc ce que nous prépare Emmanuel Macron ?

 

Et puis, en fait, ne voit-on pas pointer ce modèle depuis des années ? La compétition est partout, même dans un secteur comme l'enseignement, qui devrait en être bien éloigné... 

De plus en plus, les lycées sont dirigés comme des entreprises : il s'agit pour chaque lycée d'obtenir les meilleurs résultats au Baccalauréat, quitte à fausser les résultats, car de plus en plus on incite les professeurs à valoriser les copies, à être indulgents.

Les enseignants eux-mêmes sont en concurrence : ils doivent se battre pour obtenir les meilleures classes quitte à faire la cour aux chefs d'établissement.

Ils doivent lutter entre eux pour attirer un maximum d'élèves vers des enseignements optionnels, quitte à faire preuve de démagogie...

Ils se transforment même parfois en publicitaires chargés de faire l'éloge de leur discipline devant les parents d'élèves.

Non, un lycée n'est pas une entreprise : c'est un lieu de savoir, de connaissances, un lieu de travail, bien sûr, mais en aucun cas un lieu où les enseignants se voient contraints de se livrer à une compétition effrénée.

 

Par ailleurs, la réforme envisagée de la SNCF prévoit d'ouvrir à la concurrence le secteur ferroviaire...

La concurrence encore !

 

Le marché du courrier a été, lui aussi, libéralisé...  depuis le 1er janvier 2011, le Groupe La Poste a perdu son monopole et doit accepter l’arrivée de concurrents. 

L'objectif est, bien sûr, de faire baisser les prix mais que deviennent les salariés contraints de se plier à des méthodes de management souvent très dures ?

Une société de compétition permanente est-elle souhaitable ? Est-elle tout simplement vivable et humaine ?

 

Qui peut le penser ? C'est la solidarité qui devrait primer et non l'envie d'écraser l'autre.

Aux Etats-Unis, Donald Trump se présente lui aussi comme un chef d'entreprise : il applique les mêmes méthodes.

Le néolibéralisme s'impose aux USA, en Europe et il risque de nous engloutir dans les miasmes d'une concurrence inhumaine.

Partout, des relations de marché, partout, une concurrence qui vise à servir des intérêts économiques...

Tout doit devenir entreprise : la santé, la justice, la police, l'état lui-même se réorganisent dans ce sens.

Et dans les nouvelles start-up, les salariés ne sont-ils pas invités à travailler comme des robots ? "On individualise les gens par la rémunération, par les objectifs. C'est la loi de la jungle" qui prévaut...

 

 

 

 

 

 

https://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/emmanuel-macron-les-methodes-du-manager-l-elysee_2729763.html

 

Les start-up :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-a-moudre/ne-serait-pas-mieux-au-bureau

 

Une société de compétition permanente : c'est ce que nous prépare Emmanuel Macron...
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13 avril 2018 5 13 /04 /avril /2018 12:15
Etudes de médecine...

 

 

Un reportage diffusé lors du journal de 20 heures sur France 2 était consacré aux études de médecine : l'accent était mis sur les difficultés et les obstacles rencontrés par les étudiants au cours de la première année.

 

Des témoignages étaient recueillis, mettant en évidence l'intensité du travail fourni par les élèves : on y voyait notamment une étudiante en train de réviser ses cours tôt le matin, dès 6 heures 30...

"Des cours denses, techniques, comme une langue étrangère à ingurgiter... seul 1 étudiant sur 10 décrochera une place en médecine...", explique la journaliste qui commente le reportage...

Des journées chronométrées, une charge de travail colossale, du stress, pas de week-end, pas de soirée...

 

Certains étudiants craquent, et abandonnent en cours d'année : c'est le cas d'une étudiante de Grenoble dont l'objectif était de devenir sage-femme.

Après avoir redoublé sa première année, elle a dû renoncer : insomnie, perte de poids, chute de cheveux...

Les larmes aux yeux, elle exprime son désarroi : elle se cherche désormais un nouvel avenir...

 

Le doyen de l'université de Saint-Quentin est alors interrogé : il dénonce un concours trop stressant, une sélection drastique par le par-coeur....

"On doit changer la façon dont on évalue, davantage préparer les étudiants à l'exercice de ces métiers, c'est à dire à une dimension telle que l'empathie, l'ouverture d'esprit, et pas simplement aux sciences dites dures..." explique-t-il.

Eh oui, ce doyen pointe du doigt les lacunes de cette formation : "l'empathie, l'ouverture d'esprit", des qualités essentielles qui manquent à nombre de médecins dans l'exercice de leur fonction...

 

On forme des techniciens, mais on oublie la dimension humaine et humaniste de la médecine.

Beaucoup de médecins se contentent d'être des prescripteurs de médicaments, refusant d'en voir les effets secondaires, les niant...

Beaucoup de médecins ne sont pas dans l'empathie et négligent la relation avec le patient, oubliant le fait qu'un contact humain et chaleureux est une part importante de ce métier.

 

Pourtant, c'est là une dimension essentielle de la médecine : c'est ainsi que s'établit une relation de confiance entre le patient et le professionnel de santé.

Trop souvent, de nos jours, la médecine devient impersonnelle, froide, inhumaine, hélas !

 

Il faut revoir aussi, sans doute, le système du numerus clausus puisque la France se retrouve face à une pénurie dramatique de médecins...

 

 

 

 

 

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/hopital/etudes-de-medecine-une-premiere-annee-de-sacrifice_2696228.html

 

 

 

 

 

 

 

 

Etudes de médecine...
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