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2 octobre 2026 5 02 /10 /octobre /2026 11:41
La Marche des Anges...

Une magnifique chanson, émouvante, qui évoque le thème de l'absence amoureuse, de l'éloignement vécu comme un manque douloureux...

Le narrateur s'exprime à la première personne, épanchant sa peine, comme une confidence, ce qui rend le texte particulièrement touchant...

Et le manque est d'autant plus fort avec cette hyperbole qui ouvre la chanson :

"Mon cœur se trouve au bout du monde".

Ainsi, le personnage se dédouble et voit son propre coeur parti "au bout du monde"  l'expression traduisant un déchirement profond.

Et c'est dans cet éloignement que le temps se fait particulièrement lourd et pesant, comme le montrent ces indications temporelles marquant une sorte d'obsession : "au jour le jour, Comptant les heures et les secondes".

 

Mais, le refrain égrène l'espoir de retrouver cet amour, comme une certitude, une façon de conjurer l'absence et de ne pas désespérer...L'emploi de l'indicatif futur vient souligner cet espoir et cette certitude :

"Quand on se reverra, ma vie renaîtra
Et je sécherai mes pleurs sur tes joues, mon ange"

Les retrouvailles, l'amour sont perçus alors comme une véritable renaissance, et la fin de toute peine.

Et le personnage imagine ce retour comme s'il le vivait dans le présent, une façon de garder l'espoir et de survivre :

"Dans tes bras en trouvant l'oubli des jours désunis
Résonnera dans nos cœurs la marche des anges"

Les bras, le visage de l'être aimé sont soulignés, une façon d'actualiser ces retrouvailles... et l'amoureux d'évoquer alors deux coeurs à l'unisson dans une harmonie digne du paradis, comme le suggère l'image des "anges". L'amour apparaît ainsi comme quasiment divin et revêt une dimension religieuse... magnifique image !

Ainsi, la mélodie est elle même inspirée d'un chant religieux célèbre : Les Anges dans nos campagnes...

 

Et c'est la prière qui domine dans le couplet suivant, une prière adressée au ciel comme un dernier recours, le vocabulaire évoque douleurs, "souffrances" éprouvées par le personnage mais aussi par l'aimée avec cette métaphore très forte : " tu te meurs à m'espérer".

La prière vise aussi à retrouver "le pays de l'enfance", symbole d'innocence, d'harmonie.

 

Dans les strophes suivantes, le vocabulaire se fait plus guerrier et violent encore : 

"Dans le cahot de ma tourmente
Je ne résiste que par toi"

On devine alors que le personnage est sous le feu de la guerre... d'autant qu'il émet ce souhait : "Vienne le jour de ma victoire"...

Le souvenir aide le soldat à tenir, à résister, "le visage, la voix" de l'être aimé le "hantent" comme pour le soutenir.

La chanson s'achève sur ce magnifique souhait : 

"Vienne avec toi le temps d'aimer"...

Cette expression "le temps d'aimer" peut revêtir aussi une signification générale : après le temps de la haine et de la guerre, il faut que vienne le temps de la réconciliation, de l'amour partagé...

 

La mélodie guerrière, au début, ponctuée par des roulements de tambours, se fait plus ample et douce dans le refrain avec l'évocation des retrouvailles tant espérées...

 

Pour mémoire :

La marche des anges est une chanson de Charles Aznavour datant de 1960-1961, écrite pour le film Un taxi pour Tobrouk de Denys de La Patellière. Les paroles sont de Charles Aznavour et l'arrangement de Georges Garvarentz ; la mélodie s’inspire largement de ce chant de Noël : Les anges dans nos campagnes. 

 

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/charles-aznavour/paroles-la-marche-des-anges
 


 

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23 septembre 2026 3 23 /09 /septembre /2026 09:32
Poutine s'attaque même aux livres scolaires...

Les livres, le coeur même de la culture et du savoir, sont eux aussi dans le viseur de Vladimir Poutine : une destruction massive par les forces russes... une façon de s'attaquer à l'éducation, à la culture ukrainiennes. Certains parlent même de "nettoyage culturel".

"Le conflit russo-ukrainien frappe aussi les livres, et par extension la mémoire collective. L’avant-veille de la rentrée des classes, une imprimerie limitrophe de Kiev a été détruite par la Russie. Elle tournait à plein régime pour sortir les derniers manuels scolaires.


À quelques heures de la rentrée scolaire, fixée comme en France au mardi 1er septembre, l’Ukraine a vu une partie de ses livres partir en fumée. Dans la nuit du dimanche 30 au lundi 31 août, une imprimerie, située en périphérie de Kiev, a été détruite par un missile russe alors même qu’elle intensifiait sa production pour sortir un total de 1,3 million de manuels, soit 10 % des livres scolaires du pays. Au milieu des décombres ne restent que quelques pages calcinées, rapporte la BBC.

Les ouvrages qui ont échappé aux flammes ont été ruinés par l’eau utilisée par les pompiers pour éteindre l’incendie ou par les intempéries, à la suite de l’effondrement du toit. La structure n’est pas la seule à avoir été prise pour cible.

Dans une série d’attaques récentes, la Russie a frappé d’autres imprimeries, mais aussi des maisons d’édition installées aux quatre coins du pays, réduisant en cendres près de 12 millions de livres.

Du neuf comme de l’ancien dans le viseur...
Les médias locaux affirment que près d’un tiers des livres imprimés cette année sur le territoire aurait disparu lors de ces opérations, y compris ceux destinés à l’éducation.

Pour Viktoria Haidai, directrice commerciale de la maison d’édition Konvi, ces frappes sont loin d’être le fruit du hasard. "Je pense qu’il s’agit d’un acte délibéré de la part de la Fédération de Russie. Au cours des deux derniers mois, plusieurs grandes maisons d’édition ont perdu leurs entrepôts logistiques, où étaient stockées de très grandes quantités de livres", affirme-t-elle.

En tout, plus de 35 sites ont été touchés.

"Les Russes détruisent aussi les imprimeries dans une tentative d’effacer l’Ukraine en tant que nation. Mais franchement, ils n’y parviendront pas", poursuit-elle.

L’armée de Vladimir Poutine n’a pas uniquement les dernières publications dans son viseur. L’ancien n’est pas plus épargné que le neuf, comme le prouve l’attaque du marché de livres d’occasion de Potchaïna, dans la capitale.

Des centaines de stands et d’innombrables ouvrages ont été soufflés ou brûlés. Avant même que n’arrivent les pompiers, Liliya Velyka, une blogueuse littéraire, cherchait dans ce tas de ruines encore fumant à sauver des œuvres.

"Les livres nous sauvent. Les perdre, c’est comme perdre notre cœur", explique la jeune femme de 28 ans à la BBC, en serrant contre elle un livre de science-fiction trempé.

"Le mot est tout. C’est notre développement, notre culture et notre héritage historique transmis de génération en génération", insiste en parallèle Viktoria Haidai.

Plus de 2 000 institutions prises pour cible...
En Ukraine, les symboles de la culture encaissent coup sur coup. Des musées, des bibliothèques, des cinémas, des studios de musique, des galeries d’art ou encore des théâtres et des opéras ont été endommagés.

Plus de "1 900 éléments du patrimoine" et "plus de 2 000 institutions culturelles" ont été ciblés depuis le début de la guerre en 2022. La ministre ukrainienne de la Culture, Tetiana Berezhna, estime que cette destruction du patrimoine fait partie intégrante du conflit. "C’est une guerre existentielle, la Russie veut nous détruire en tant que nation, nous effacer en tant que nation", dénonce la membre du gouvernement.

Moscou, de son côté, nie viser délibérément des sites civils et accuse les autorités ukrainiennes d’être responsables d’une partie de ces destructions."

 

Sources :

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/other/douze-millions-de-livres-d%C3%A9truits-avant-la-rentr%C3%A9e-la-russie-cible-les-imprimeries-et-maisons-d-%C3%A9dition/ar-AA2bhPpL

 

https://www.cnews.fr/monde/2026-08-31/guerre-en-ukraine-une-frappe-russe-detruit-plus-dun-million-de-livres-avant-la

Poutine s'attaque même aux livres scolaires...
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26 août 2026 3 26 /08 /août /2026 09:12
Pour un dessin, un père et sa fille sont obligés de fuir la Russie...

Alors que la guerre menée par Vladimir Poutine s'éternise, la censure sévit encore et toujours en Russie, et elle s'attaque même à des enfants !

"À 12 ans, Maria a dessiné une scène dénonçant la guerre en Ukraine. Son geste a bouleversé sa vie et celle de son père, condamné à deux ans de prison en Russie. Après sa libération et de nouvelles pressions du FSB, ils ont fui la Russie pour trouver refuge en France.

 

Alexeï Moskalev emporte partout avec lui le dessin de sa fille Maria qui a bouleversé leur vie. C'est à cause de ce croquis que les deux citoyens russes ont dû fuir leur pays.

La jeune fille l'a réalisé en 2022 pour dénoncer la guerre lancée par Moscou contre l'Ukraine. Elle n'avait que 12 ans.

Elle témoigne : "J'ai dessiné deux camps. D'un côté la Russie et de l'autre l'Ukraine. Du côté russe, les missiles volent vers l'Ukraine. Et du côté ukrainien, on voit une femme avec son enfant se défendant contre les missiles russes." On peut aussi y lire : Non à la guerre et gloire à l'Ukraine.

Dans une Russie qui ne tolère aucune critique, le dessin de Maria fait scandale. Il choque la directrice de son école qui alerte la police, la jeune fille ajoute : "Quelques jours après avoir fait ce dessin, alors que je m'apprêtais à rentrer chez moi, j'ai vu que près de la porte d'entrée, il y avait la police. Et le proviseur aussi. En fait, il y avait tout le personnel de l'école. Ce qui m'a beaucoup surprise.

J'ai été emmenée au commissariat. Là-bas, on m'a gardée dans un bureau, soi-disant pour m'interroger. Ensuite, mon père est arrivé. Ils l'ont également gardé dans un bureau séparé et ils ne l'ont pas laissé venir me voir."

Alexeï Moskalev confie : "Ce qui m'a le plus choqué, c'est qu'aucun parent d'élève ne s'est indigné du fait qu'on puisse poursuivre un enfant pour ses opinions, pour un simple dessin. Au contraire, ils disaient tous que les gens comme moi devraient être déchus de leurs droits parentaux. Qu'on devrait même leur retirer leurs enfants et que je méritais la prison."


Suite à ce dessin, le FSB et les services de renseignement russes épluchent les réseaux sociaux d'Alexeï. Ils y trouvent des publications critiquant les forces armées. Le père de famille est condamné à deux ans de prison. Sur des images d'archives, on peut voir son procès. Maria, elle, est envoyée dans un foyer. L'affaire fait le tour du monde.

En Russie, en revanche, l'affaire est passée sous silence alors qu'Alexeï est confronté à la violence carcérale. "Ma cellule faisait environ deux mètres sur un mètre. C'était un sous-sol où il faisait un froid terrible. Et je n'avais qu'une couverture légère. Il y avait des rats énormes partout qui sortaient du sol et des canalisations", raconte le père de famille.

Après plus d'un an et demi passé derrière les barreaux, il est libéré et peut enfin retrouver sa fille. Mais très vite, les filatures du FSB recommencent.

Maria et Alexeï prennent donc une décision radicale. Quitter la Russie pour se réfugier en France. Aujourd'hui, lorsqu'on demande à Maria si elle souhaite continuer à militer pour les droits de l'homme, la jeune fille a du mal à se projeter : "Oui, c'est une bonne idée. Je ne sais pas encore vraiment qui je serai, ni ce que je ferai plus tard. Mais j'aimerais bien continuer à militer."

Installés à Strasbourg depuis le mois d'avril, ils ont récemment obtenu le statut de réfugié politique. Maria reprendra les cours dans un lycée français à la rentrée."


 

Source :

 

https://www.franceinfo.fr/monde/russie/apres-un-dessin-contre-la-guerre-maria-et-son-pere-ont-fui-la-russie-pour-trouver-refuge-en-france_8151380.html

Pour un dessin, un père et sa fille sont obligés de fuir la Russie...
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19 août 2026 3 19 /08 /août /2026 09:32
Marins américains en détresse...

Donald Trump empêtré dans la guerre en Iran met son armée et son personnel en difficulté : des marins se retrouvent coincés en mer depuis des mois et connaissent de graves problèmes...

"Cinq mois après le début de la guerre en Iran, le conflit semble plus que jamais dans l'impasse. Les conditions de vie des soldats américains à bord du porte-avions Abraham Lincoln suscitent des inquiétudes. La presse américaine rapporte des témoignages alarmants sur la situation sanitaire à bord.

 

Jamais dans l’histoire récente un porte-avions n’est resté en mer aussi longtemps. L’USS Abraham Lincoln n’a pas touché terre en plus de 200 jours. Un déploiement qui ne cesse d’être prolongé et qui grignote peu à peu le moral des 5 000 soldats à bord... À tel point que plusieurs, désespérés, auraient tenté de se jeter à la mer.

 

En juillet, des journalistes américains ont pu monter à bord et constater la fatigue et la lassitude chez certains.

"Le moral est bas parce qu’on n’a pas touché terre depuis des mois. Je ne suis pas descendu du navire de toute l’année 2026", assure un soldat. "C’est difficile. Mon premier enfant est né en février", confie un autre.

 

Des conditions de vie difficiles...
À la longueur d’une mission qui s’enlise s’ajoutent les difficiles conditions de vie à bord. Des images de plateaux-repas diffusées en avril montrent la faible quantité de nourriture.

 

Un élu démocrate évoque aussi des toilettes hors d’usage, une eau contaminée et des douches insalubres. Des propos démentis par le secrétaire américain à la Défense.

"On s’assure que chaque navire, chaque équipage, chaque capitaine ont tout ce dont ils ont besoin en permanence", déclare Pete Hegseth, secrétaire d’État américain à la Défense.

 

Selon la presse américaine, un autre porte-avions, le George Washington, est en route pour prendre la relève, mais on ignore pour l’heure quand il arrivera précisément en mer d’Arabie."

Trump a balayé les critiques autour du porte-avions Abraham Lincoln malgré ces témoignages inquiétants...

 

Sources :

 

https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/on-n-a-pas-touche-terre-depuis-des-mois-les-conditions-de-vie-des-soldats-a-bord-de-l-uss-lincoln-inquietent_8148008.html

https://www.huffingtonpost.fr/international/article/trump-balaye-les-critiques-autour-du-porte-avions-abraham-lincoln-malgre-les-temoignages-inquietants_305120.html


 

Marins américains en détresse...
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15 juillet 2026 3 15 /07 /juillet /2026 10:14
Trump : retour à la case départ...

Avec Donald Trump, on ne peut être sûr de rien : rétropédalages, reniements, un jour, c'est blanc, un autre jour, c'est noir...

"Donald Trump monte d'un cran et menace de rétablir le blocus naval dans le détroit d'Ormuz. Les États-Unis ont pilonné une dizaine de cibles iraniennes. En représailles, l'Iran a de nouveau frappé la Jordanie, Bahreïn et le Koweït.

 

Des images ont été filmées par la caméra embarquée d'un drone marin : pour la première fois, l'armée américaine utilise ces nouveaux engins pour s'attaquer à une base navale iranienne au bord du détroit d'Ormuz. Après un week-end de frappe, il n'y a plus de trêve qui tienne.

Et dans le détroit, c'est le retour à la case départ, au bras de fer entre États-Unis et Iran pour en prendre le contrôle.

 

Donald Trump hausse le ton : "On prend le pouvoir sur le détroit d'Ormuz, ils n'ont rien. On va devenir les gardiens du détroit, on devrait dire les anges gardiens. Et on devrait être remboursés pour cela." Le président américain veut que tous les navires commerciaux payent aux États-Unis 20 % de taxes sur leur cargaison, et ajoute sur son réseau social : "Nous rétablissons le blocus iranien ainsi nommé parce qu'il n'empêche que les navires ou les clients iraniens d'entrer ou de partir".

L'argent, encore et toujours au centre des préoccupations de Donald Trump... certains affirment que dans le détroit d’Ormuz, Trump se comporte comme un mafieux new-yorkais.

 

Et aussitôt, le prix du baril repart à la hausse...


Un blocus, comme un air de déjà-vu. Sur les rares images qui parviennent de la région, les navires commerciaux, prudents, s'immobilisent, remettent l'ancre. Comme le montre une carte, presque aucun cargo ne semble oser faire la traversée ces dernières heures.

 

Conséquence immédiate, le cours du baril de pétrole repart à la hausse pour atteindre plus de 80 dollars.

Car Téhéran n'est pas disposé à se laisser faire et menace : "Nous n'autoriserons pas les États-Unis sous aucune circonstance à interférer dans la gestion du détroit. Nous répondrons avec force", a lancé Abolfazl Zolfaghari, porte-parole du centre de commandement de l'armée iranienne. Écrit sur un missile : Game Over USA. Le message a été envoyé par Téhéran, qui affirme qu'avec cette escalade militaire, le risque d'embrasement de toute la région est de nouveau bien réel."


 

Source :

https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/detroit-d-ormuz-donald-trump-veut-imposer-son-peage_8106710.html
 

 

 

 

Trump : retour à la case départ...
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6 juillet 2026 1 06 /07 /juillet /2026 11:44
Rébellion au sein de l'armée russe ?

"Vladimir Poutine plus que jamais sous pression. La Russie, déjà affaiblie par les frappes ukrainiennes, fait face à un début de rébellion au sein de son armée. Un vétéran a directement interpellé le chef du Kremlin en le menaçant d'une mutinerie. La vidéo a été vue des millions de fois, et d'autres soldats dénoncent dans des lettres les ordres suicidaires du commandement russe.

 

La vidéo d'un vétéran russe a été vue plus de 19 millions de fois.

Face caméra, il interpelle Vladimir Poutine : "En ce moment, des dizaines, des centaines, des milliers de nos soldats sont enfermés dans des cachots, punis par leur commandant. Si vous ne me recevez pas, l'armée retournera ses armes contre le Kremlin", promet Alexandre Lunin, vétéran de l'armée russe.

Par la suite, le vétéran a affirmé qu'il n'appelait pas un coup d'État, mais voulait alerter le président sur les conditions au sein de l'armée russe. Quelques jours plus tard, l'homme de 39 ans a été arrêté.

La colère monte dans les rangs de l'armée russe. Les soldats eux-mêmes dénoncent par courrier des violences.

Un média d'opposition a pu se procurer 7 000 de ces lettres envoyées aux autorités russes. Des extraits ont été publiés : "Sous mes yeux, ils ont supprimé un homme parce qu'il avait fait preuve de lâcheté. 'Ne me tuez pas !', criait-il à son commandant en suppliant. Ils lui ont tiré dans les genoux, les épaules et la gorge ; on l'entendait seulement s'étouffer dans son sang", raconte l'un des hommes.

 

"Les soldats doivent payer leur commandant s'ils ne veulent pas être tués dès le premier jour".


Dans toutes ces plaintes de soldats, des mots reviennent comme "annulation" pour exécution, "viande" pour chair à canon ou encore "rançon", pour la corruption.

"Les soldats doivent payer leur commandant s'ils ne veulent pas être tués dès le premier jour. Ils doivent aussi les payer s'ils sont malades. Ils paient en toutes circonstances et ils savent parfaitement que leur commandant verse de l'argent aussi à leur supérieur. C'est une véritable pyramide pour faire du fric dans cette guerre", affirme Maxime Kournikov, rédacteur en chef "Echo".

Face à ces accusations, Vladimir Poutine garde le silence. Une étude américaine publiée aujourd'hui estime le nombre de militaires morts à 450 000 côté russe et 150 000 côté ukrainien depuis le début de l'invasion en 2022."

La barbarie s'installe-t-elle au sein de l'armée russe ? Une guerre qui dure trop longtemps entraîne douleurs, exaspération, détresse, abus de toutes sortes...


Source :

https://www.franceinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/l-armee-retournera-ses-armes-contre-le-kremlin-une-rebellion-couve-t-elle-dans-les-rangs-des-soldats-russes_8089106.html?drawer=true

 

 

 

Rébellion au sein de l'armée russe ?
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1 juillet 2026 3 01 /07 /juillet /2026 09:40
La Crimée en état d'urgence...

"Alors que Vladimir Poutine vient de reconnaître (et c'est très rare de sa part ) qu'il y a une certaine pénurie de carburants en Russie, un reportage a été filmé dans une région où il est difficile de tourner : La Crimée...

Ce territoire annexé par les Russes est sous le feu nourri des Ukrainiens. La Crimée est asphyxiée, des pénuries d'essence et des pannes d'électricité s'y multiplient et cette région d'habitude très touristique est désertée et isolée comme jamais...

 

16 heures de route depuis Moscou vers le sud : des journalistes approchent enfin...

Une station service est la dernière avant la Crimée : on y voit une immense file d'attente, car plus loin, il n'y a plus de carburant.

Tout le monde remplit des jerricans et certains revendent à la sauvette : 

"De combien vous avez besoin?"

"Vingt litres" dit une journaliste.

A l'origine de cette pénurie, une nouvelle stratégie de Kiev : isoler la Crimée par des frappes sur des installations pétrolières, des centrales électriques.

Les reportages en Crimée sont rares en cette période tendue.

Des journalistes sont entrés, malgré tout, par le pont de Crimée : sécurité maximale sur cet édifice déjà plusieurs fois attaqué, protégé par des équipements militaires que les journalistes n'ont pas le droit de filmer.

Ce jour-là, il y a des kilomètres de file d'attente sur la voie d'en face pour quitter la Crimée...

 

En arrivant sur la presqu'île, les journalistes découvrent des pompes désertes, on ne s'arrête plus ici que pour boire un café.

"Avant, il y avait des tickets de rationnement mais pas pour tout le monde, donc il fallait attendre des heures.", témoigne un Russe.

"Maintenant, de toute façon, il n'y a plus d'essence du tout... Vous voyez bien."

La Crimée, paradis des touristes russes, vient de déclarer l'état d'urgence.

 

A la gare de Simferopol, il faut prendre le car : le nombre de trains a été divisé par trois, suite à une attaque de drones.

"Ils vont annoncer qui doit aller dans tel bus...", "On nous donne des infos contradictoires." témoignent des voyageurs.

 

En ville, c'est maintenant l'électricité qui manque. Devant leur magasin, des vendeuses sont désoeuvrées.

"Mais pourquoi tout est éteint?" interroge une journaliste.

"Il n'y a pas d'électricité dans toute la ville." répond une des vendeuses.

 

Même chose sur le côte sud : c'est au clair de lune et à la lumière des téléphones que les touristes se promènent sur le front de mer et le lendemain c'est au son des générateurs que commence la journée pour la gérante d'un café : 

"Ils nous ont promis de débrancher trois heures et rebrancher trois heures, mais en fait ça se passe à n'importe quel moment, de manière aléatoire, sans horaire."

Les journalistes ne croisent pas beaucoup de touristes dans cette station balnéaire habituellement prise d'assaut en été. Les excursions ne font pas le plein.

 

Les journalistes prennent la direction du nord : c'est la deuxième voie d'accès à la Crimée, là aussi, l'Ukraine met la pression.

Des automobilistes publient les images de poids lourds en flammes sur les réseaux sociaux.

Cette route du nord est un des principaux axes d'approvisionnement de la Crimée, c'est sur ce genre de ligne logistique que les Ukrainiens tentent de porter le maximum de coups.

Kiev attaque en fait les camions avant même leur entrée en Crimée sur la route d'Ukraine contrôlée par l'armée russe.

Dans une vidéo de propagande, l'armée ukrainienne explique comment Kiev s'attaque aussi aux ponts du nord de la Crimée. Une stratégie d'isolement assumée et affichée qui n'échappe pas aux habitants de la presqu'île...

"Bien sûr que c'est ce qu'ils veulent, ils sont en train de nous détacher, et on va vivre comme si on était sur une île...", témoigne un habitant.

"Cela vous fait peur ?" interroge une journaliste.

"Oui, on a peur, mais on tient le coup."

"Et qu'est-ce que vous pensez des menaces de l'Ukraine de vous isoler de la Russie ?" demande la journaliste à un autre habitant.

"Moi, je ne pense pas qu'ils vont pouvoir le faire."

 

Cela fait quatre ans que la Crimée annexée par la Russie en 2014 est sous le feu ukrainien, mais jamais comme cette année, Kiev n'était parvenu à perturber à ce point l'économie et les touristes venus ici de toute la Russie..."

Est-ce un tournant dans cette guerre ? Il faut espérer que des négociations y mettent un terme, mais on peut redouter l'obstination de Vladimir Poutine...

 

Source :

 

 

https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-lundi-29-juin-2026_8053079.html

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24 juin 2026 3 24 /06 /juin /2026 09:20
Moscou sous une pluie de drones...

"L’Ukraine a lancé une riposte de grande ampleur contre Moscou, avec plus de 500 drones...
 

A Moscou, les habitants de la banlieue sud se sont réveillés un peu groggy ce matin-là  après avoir subi hier, le raid le plus massif jamais lancé par l'Ukraine sur la capitale russe.

 

On a assisté à de véritables scènes de guerre en pleine ville, avec des drones volant partout dans le ciel, des militaires tirant des missiles anti aérien depuis les autoroutes au milieu de la circulation.

La raffinerie de Moscou a été principalement visée et touchée par au moins 7 drones. Les incendies étaient maitrisés aujourd'hui. Plusieurs bâtiments d'habitation sur la route des drones ont également été touchés.

 

L'ambiance est lourde à  Joukovski, à 35 km au sud du Kremlin, rue Gagarine,  au pied de l'immeuble où un drone s'est écrasé entre les 23ème et 24ème étages, détruisant plusieurs appartements.

Des voisins viennent prendre une photo puis s'éloignent à grands pas...

"Tout cela est effrayant", dit une femme aux journalistes.

 

Personne n'a vraiment envie de parler et encore moins aux journalistes...

"Je ne réponds pas et encore moins à la radio française.", dit une autre femme.

"Pourquoi ?" interroge le journaliste.

"Parce que vous êtes un pays qui nous traite mal, un pays de l'OTAN..."

 

La télévision a beau l'avoir totalement occulté de ses éditions, personne ici n'ignore l'ampleur de l'attaque lancée par les Ukrainiens et personne ne se fait d'illusion, comme cette habitante.

"Ils vont continuer à bombarder, encore et encore et encore jusqu'à ce qu'on leur rende la pareille, comme il le faut, il n'y a plus de limites, plus d'interdit..."

 

Parmi les quelques rares qui ont accepté de parler, personne n'a voulu nous donner son nom, encore moins une occupante de l'immeuble frappé, désabusée.

"Les guerres, elles ne profitent à personne, ni aux citoyens, ni à l'état, on aimerait que les choses se calment un peu, car plus le temps passe, plus la situation de vient grave et compliquée. Je n'en dirai pas plus."

 

Le Kremlin n'a fait qu'une recommandation aux habitants : éviter de regarder les vidéos des frappes..."

 

Toujours plus de victimes civiles dans les deux camps : une guerre qui s'éternise et on peut craindre encore une aggravation du conflit. Poutine, lui, brandit à nouveau la menace de l'arme nucléaire.

 

Source :

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/guerre-au-moyen-orient-israel-et-le-hezbollah-libanais-conviennent-d-un-cessez-le-feu-5367460

Moscou sous une pluie de drones...
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22 juin 2026 1 22 /06 /juin /2026 11:43
Trump se moque de Giorgia Meloni...

Trump aime se moquer, humilier : on se souvient de cette séquence dans le bureau ovale...

Trump avait organisé une humiliation publique pour le président Ukrainien, Volodymyr Zelensky : dans le bureau ovale, tout avait commencé par une question d'un journaliste, membre de la chaîne d’extrême droite "Real America’s voice", sur la tenue vestimentaire du Président ukrainien : 

"Pourquoi vous ne portez pas de costume ? Vous êtes dans le bureau le plus important de ce pays et vous refusez de porter un costume. Est-ce que vous possédez un costume ?"

Et il avait enchaîné : "Beaucoup d'Américains ont des problèmes avec le fait que vous manquiez de respect à ce bureau..."

Manque de respect ! On a vu cette thématique revenir inlassablement lors de l'entretien entre Volodymyr Zelensky, Donald Trump et JD Vance dans le bureau ovale...

Une leçon de respect donné à Zelensky comme s'il était un petit garçon à qui il faudrait faire la morale !

 

Et voici que Trump récidive avec Giorgia Meloni...

"Dans une interview téléphonique sur la chaîne italienne La7, le président américain a affirmé que la première ministre italienne l’avait "supplié" de prendre une photo avec lui au G7 à Evian. Cette dernière s’est dite "consternée" par des déclarations "totalement inventées".

Affrontement à coups de messages entre Donald Trump et la présidente du conseil italien...

Les propos de Trump n'ont pas du tout été appréciés par la chef du gouvernement italien.

Ella a pris la parole :

"Les déclarations de Donald Trump sont totalement inventées... franchement, je suis stupéfaite. Je ne comprends pas pourquoi le président des Etats-Unis se comporte ainsi envers ses propres alliés.

Mais il y a une chose dont il doit se souvenir : ni l'Italie, ni moi ne supplions jamais..."

Et ce n'est pas terminé, les réponses et les contre réponses entre les dirigeants se poursuivent via les réseaux sociaux. La tension diplomatique devient concrète puisque le ministre des Affaires étrangères italien a annulé son déplacement pour les Etats-Unis."

 

Source :

à 16 minutes, 15

https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-samedi-20-juin-2026_8042237.html

 

 

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17 juin 2026 3 17 /06 /juin /2026 09:23
L'Iran a gagné...

Trump se targue d'avoir gagné la guerre contre l'Iran, il se congratule, il pavoise, il fanfaronne, il affirme que le détroit d'Ormuz est ouvert... et comme souvent, il travestit la réalité...

"Comme le dit le républicain Eli Lake : Donald Trump célèbre un accord qui résout temporairement un problème qu’il a lui-même créé."

"Après 108 jours de guerre, l'accord Iran-États-Unis impose un délai de 60 jours pour négocier l'avenir nucléaire. Si le retour des déplacés libanais a débuté ce 15 juin, le sort des 400 kilos d'uranium enrichi et le maintien des troupes israéliennes au Liban menacent déjà ce fragile équilibre.

 

Un drapeau iranien pour célébrer l'accord conclu avec les États-Unis, c'est le soulagement à Téhéran pour les partisans du régime... Devant les caméras, la population se félicite globalement de l'arrêt des bombardements.

"J'ai une opinion positive concernant cet accord. La guerre et les bombes n'ont jamais été bénéfiques pour personne" ; "En ce moment, notre situation est très difficile. Avec cet accord, l'inflation va peut-être baisser. La vie va devenir meilleure pour nous les jeunes", estiment plusieurs Iraniens.

 

Mais que contient cet accord ? Et est-ce la fin du nucléaire iranien comme le souhaitaient les États-Unis ? Les deux partis ont 60 jours à partir de vendredi pour négocier. Donald Trump se targue d'avoir obtenu un engagement iranien à ne pas produire la bombe atomique.

 

Mais c'était en fait déjà dans l'accord de 2015 que le président américain avait pourtant torpillé. Par ailleurs, rien n'est clair sur les 400 kilos d'uranium hautement enrichis possédés par le régime théocratique.

 

Alors, est-ce un deal favorable à l'Iran ? Les Mollahs communiquent sur le fait qu'ils vont récupérer une partie de leurs avoirs gelés. Ils ont imposé leurs conditions parce qu'ils ont tenu pendant 108 jours de guerre face aux États-Unis, face à l'armée la plus puissante du monde.

 

"Ce sont les radicaux au sein du régime, c'est-à-dire les gardiens de la révolution qui, d'une certaine façon, renforcent leur pouvoir au sein du régime. Et il est évident que c'est beaucoup plus difficile de négocier avec eux qu'avec un régime un peu accommodant", explique Thierry Garcin, géopolitologue, chercheur associé à l'université Paris Cité.

 

L'entourage de Netanyahou affirme qu'Israël ne se retirera pas du Liban...
Enfin, le Liban fait partie de l'accord. Alors, permettra-t-il de mettre fin à cette guerre ? Un constat d'abord :  des milliers de Libanais ayant fui le sud bombardé par Israël reviennent chez eux ce lundi 15 juin.

 

À Nabatieh, des habitants découvrent leurs quartiers en ruine. Mais une frappe israélienne a encore fait un mort dans la matinée.

 

D'ailleurs, à Metula, de l'autre côté de la frontière, dans l'État hébreu, cet accord est vécu comme une catastrophe. "Je crois que les États-Unis n'ont jamais paru aussi faibles. Et de ce fait, cela nous affaiblit aussi. Ils nous ont trahis pour un plat de lentilles et ça ne fait pas du bien", estime une Israélienne.

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou est pour l'instant resté silencieux, mais son entourage l'affirme, Israël ne se retirera pas du Liban."

 

Source :

https://www.franceinfo.fr/monde/iran/guerre-entre-les-etats-unis-israel-et-l-iran/qui-ressort-gagnant-de-l-accord-entre-les-etats-unis-et-l-iran_8062289.html

 

L'Iran a gagné...
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