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27 juin 2022 1 27 /06 /juin /2022 10:49
Le cadeau de Donald Trump : remise en cause du droit à l'avortement...

 

La très conservatrice Cour suprême des États-Unis a enterré un arrêt qui, depuis près d'un demi-siècle, garantissait le droit des Américaines à avorter mais n'avait jamais été accepté par la droite religieuse.

 

Concrètement, la Cour suprême n’a pas annulé le droit à l’avortement, mais a renvoyé aux États la charge de légiférer sur le sujet. Certains d’entre eux, comme le Missouri, ont d’ailleurs annoncé quelques minutes après l’arrêt de la Cour suprême l’interdiction des interruptions volontaires de grossesse. 

Quelle régression ! 

C'est là une scandaleuse remise en cause du droit à l'avortement : les femmes se sont battues longtemps pour obtenir ce droit.

 

Nos mères ont connu cette époque où l'avortement était réprimé, condamné par un monde d'hommes qui s'appliquaient à ignorer les souffrances des femmes.

 

Je sais la vie des femmes d'autrefois : contraintes à des avortements clandestins qui mettaient leur vie en danger... Celles qui désiraient se faire avorter faisaient appel à des femmes surnommées "les faiseuses d'anges", parmi lesquelles les "tricoteuses", célèbres pour leurs aiguilles à tricoter, qu'elles utilisaient pour percer la poche des eaux ou ouvrir le col de l'utérus, et entraîner une fausse-couche.

 

L'IVG, ce fut en France le combat de Simone Veil...

C'est elle qui, en 1974, a permis l'adoption de la loi sur la légalisation de l'IVG, c'est elle qui a su transformer la vie des femmes, leur donner des droits essentiels, en un temps où ces droits leur étaient refusés, dans une société rigide et sclérosée.

Dans un temps aujourd'hui révolu, les femmes avortaient clandestinement, dans des conditions sanitaires déplorables, des femmes qui étaient désignées à la vindicte populaire comme des meurtrières...

 

La Cour suprême a ainsi rendu la liberté aux 50 États américains d'interdire l'avortement sur leur sol et une moitié devrait s'en saisir à plus ou moins long terme. 

 

Donal Trump a laissé là son empreinte. En quatre ans, Donald Trump a nommé un tiers des neuf juges de cette juridiction, qui joue un rôle essentiel dans la vie des citoyens américains. Un rapport de force permettant, aujourd’hui, à la Cour de mener son projet de suppression du droit à l’avortement, qui renvoie à chaque Etat la possibilité d’adopter sa loi.

 

Cette décision pourrait même avoir des effets en cascade sur le droit à la contraception.

L'intégrisme religieux fait ainsi un retour dangereux dans un pays moderne comme les Etats-Unis.

 

C'est particulièrement inquiétant !

Cet événement nous rappelle que, même en France, des droits fondamentaux acquis de haute lutte, comme l’a été le droit à l’avortement en 1975  restent fragiles et peuvent être remis en cause à tout moment.    

 

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/societe/ivg/carte-avortement-aux-etats-unis-voici-les-etats-ou-l-ivg-est-desormais-totalement-interdite_5220367.html

 

Le cadeau de Donald Trump : remise en cause du droit à l'avortement...
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10 juin 2022 5 10 /06 /juin /2022 11:40
Farce romaine : un carambolage sur la Via Domitia...

 

Des étincelles sur la Via Domitia ! Lorsque le chariot d'une gauloise forte en gueule est percuté par le char d'un Romain bellâtre et arrogant, genre play-boy attardé, avec lunettes noires et écharpe blanche, cela fait forcément des étincelles !

Un spectacle savoureux qui mêle humour et  culture, un spectacle présenté à Nîmes, lors des Journées Romaines... une farce antique modernisée, éclats de rires et bonne humeur garantis !

 

Les personnages : Un présentateur ayant un défaut d’élocution. Une chauffeuse routière gauloise.
Un Romain à l’Italienne...


Sur une route, quelque part entre Italie et Espagne… Cette farce confronte deux façons de conduire : deux cultures qui se rencontrent et se confrontent, deux visions du monde !
 Tout commence donc par un accident de la route, un carambolage sur la Via Domitia...

 

Un spectacle haut en couleurs, avec peu de moyens, quelques accessoires seulement... une cithare, deux chaises...

Des dialogues amusants, savoureux ! Un bon moment de détente sur la Via Domitia...

 

Au son d'une cithare, un présentateur annonce le sujet de cette farce romaine : 

"A présent, empruntons la Via Domitia, cet axe routier aménagé dès 121 avant J C que nous ne connaissons pas encore...

Très usitée et très entretenue du delta du Rhône à la Narbonnaise, elle s'étire jusqu'en Espagne... osons nous arrêter pour de petites pauses régulières et méritées sur les aires de relaxes prévues à cet effet.

Faisons y boire les bêtes de trait, de chars rapides, restaurons y nous de délicieux haricots aux lards ou de brochettes de cochleas, des escargots ! mmm !"

 

Une simple chaise pour figurer un chariot conduit par une gauloise...

Et sur l'air célèbre de Nationale 7 :

"Via Domitiète, faut la prendre qu'on aille à Rome ou à Sète ! Allez ! C'est une route pour faire les sesterces ! On est heureux via Domitiète ! La la la la !"

 

Et voici qu'un char romain vient heurter la carriole de la Gauloise !

"-Et alors, jamais tu regardes la signalétique dans ton cisium à deux roues, là !" s'exclame la Gauloise...

"-Et tu pouvais pas le ranger ton arrière train de quatre roues ?! " rétorque le Romain.

"-Mais, c'est marqué ! Portion de route de trois passus ! Si tu sais pas lire le romain !"

"-Ah si c'était moi qui le dictais, le code de la Via, tu ne roulerais même pas sur une portion de trois passus ! Va donc, eh, cochlea !" 

"-Va donc eh cucurbita !

"-Eh même j'interdirais les raeda,  à 4 roues, tiré par  8 à 10 chevaux et même les carruca à deux roues et quatre chevaux, à dégager sur les pistes de détresse !"

 

Un dialogue savoureux ponctué d'insultes à la romaine : 

-"Tête de brassica !

-"La Via est à tous ceux qui la pratiquent", argumente la Gauloise.

-"Il ne faut pas mélanger les peniculum et les mappa !" rétorque le Romain.

-"Quoi ! Les torchons et les serviettes ! Mais mon engin n'est pas un torchon !

 

Comique de mots, comique de gestes, comique de situation, de caractère, toute la panoplie du registre comique dans cette petite farce burlesque ! Sans oublier la saveur des mots latins qui ponctuent le dialogue !

 

"L'écriture du spectacle est conçue pour un jeu moderne, se rapprochant du théâtre de cabaret, critique et pamphlétaire, accumulant humour, gags et effets comiques, tant dans les jeux de mots que dans les effets visuels.

Le principe dégagé des saynètes en duo de personnages "marqués" permet de traiter dans une action courte plusieurs éléments d'histoire passée ou présente, en superposition ou non.

On reste attaché de ce fait et malgré la densité du texte à la "petite" histoire (le conte) pour mieux appréhender la "grande." "

 

Un spectacle en plein air qui renoue avec l'ancienne tradition du théâtre... Bravo aux acteurs et concepteurs de cette amusante farce romaine !

Un spectacle de la Compagnie Le Rouge et le Vert...

 

"Valérie Barral et Thierry Paillard ont choisi la forme du théâtre pauvre aux accessoires minimalistes, peut-on dire symboliques, aux costumes pas romains pour un sou ni gaulois d’ailleurs pour un sesterce.

Dans leur style propre de jeu et de mise en scène, ils mélangent à loisir, comparent, mettent en miroir, tant en filigrane que de matière soulignée, des situations et des personnages atypiques choisis et représentatifs d’hier comme d’aujourd’hui."

"Ces farces humoristiques réinterprètent avec les codes de notre temps, les comédies satiriques chères à Plaute et Térence tout en se référant au théâtre de tréteaux minimaliste du Bas-Empire…

En mettant en scène des personnages atypiques où les anachronismes répondent aux références historiques, ces saynètes apportent un éclairage singulier sur cette histoire vieille de plus de 2.000 ans."

sur un texte de Thierry Paillard
et des recherches de Valérie Barral

 


 

 

https://www.compagnielerougeetlevert.com/farces-romaines

 

https://www.compagnielerougeetlevert.com/_files/ugd/faeeba_db98020133ba4da1b9bd7bb8780b70b4.p

 

 

 

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7 juin 2022 2 07 /06 /juin /2022 11:41
Conseil national de la refondation : encore une provocation d'Emmanuel Macron !

 

Dans un entretien donné à la presse quotidienne régionale, publié vendredi, le président a annoncé vouloir réunir un "Conseil national de la refondation" pour répondre à cinq objectifs de son quinquennat.

Une forme de "provocation" cette "référence par un acronyme au Conseil national de la Résistance" ! Le CNR "a créé des droits, des améliorations qui sont toujours en vigueur."

 

Cette institution, fondée par Jean Moulin en 1943, a adopté en 1944 un programme pour relever la France anéantie par l'occupation nazie, programme qui dessinait notamment les contours de l'État-providence.

Pourquoi cette analogie assumée, de la part du chef de l'État ? "Nous vivons un temps comparable, dit-il dans son interview. Nous sommes dans une ère historique qui impose des changements profonds."

 

Quelle prétention et quel leurre !

Catherine Perret, secrétaire confédérale de la CGT chargée des retraites et de la protection sociale, parle même "d’une nouvelle usine à gaz". "Le Conseil national de la Résistance a créé la Sécurité sociale, et Monsieur Macron veut la détruire et détruire les droits à la retraite", ironise-t-elle et elle affirme que la CGT défendra coûte que coûte le retour de la retraite à 60 ans.

 

De fait, le CNR  a créé des droits et Emmanuel Macron s'attache à les détricoter !

Notamment, avec le recul prévu de l'âge de la retraite à 65 ans, une réforme qu'il se propose d'engager dès 2023.

C'est une régression pour de nombreux salariés qui travaillent dans des conditions difficiles : on songe aux soignants, aux enseignants, à tous ceux qui exercent des métiers pénibles : les maçons, les déménageurs, les travailleurs de nuit, etc.

Une régression pour les plus fragiles : on justifie encore la chose par l'augmentation de l'espérance de vie, en oubliant que celle-ci n'évolue pas de manière similaire pour tout le monde.

 

Appliquant cette logique : les gens vivent plus longtemps, ils doivent travailler plus longtemps, Emmanuel Macron ne tient pas compte de la santé effective des gens : l’espérance de vie en bonne santé à la naissance, c’est-à-dire sans limitation pour accomplir ses activités quotidiennes, s’élève à 64,1 ans pour les femmes et 62,7 ans pour les hommes.

Après 65 ans, peu de gens n'ont aucun problème de santé.

 

Alors, avec cette référence au Conseil national de la Résistance, Emmanuel Macron fait dans la communication et même une certaine provocation.

Encore de la communication quand le président évoque les difficultés de l'hôpital et des soignants :  le Président veut demander un rapport, "une mission flash" sur l’état des urgences à l’hôpital public, comme si ce problème n'était pas ancien !

 

Communiquer, c'est bien. Agir, c'est beaucoup mieux !

 

 

Sources :

 

https://www.lepoint.fr/editos-du-point/sophie-coignard/coignard-cnr-l-etrange-inspiration-d-emmanuel-macron-07-06-2022-2478523_2134.php

 

 

 

https://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/conseil-national-de-la-refondation-la-reference-au-conseil-national-de-la-resistance-est-une-provocation-reagit-catherine-perret-de-la-cgt_5176771.html

 

 

 

 

Conseil national de la refondation : encore une provocation d'Emmanuel Macron !
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5 juin 2022 7 05 /06 /juin /2022 10:42
Promenades dans Nîmes...

 

Une exposition d'aquarelles pour une jolie promenade dans la ville de Nîmes...

 

Une exposition pour découvrir ou redécouvrir les monuments, et les lieux les plus emblématiques de celle qu'on appelle la petite Rome...

 

On remonte bien sûr aux origines de l'antique cité avec la source autour de laquelle s'est bâtie Nemausus...

 

A Nîmes, "c'est aussi un palmier qui, comme dans un désert, signale la source originelle..."

 

L'eau ! La vie ! Le mouvement, la fluidité, la transparence, la douce musique, les murmures de l'eau ! On est comme ébloui par ses teintes moirées et nuancées de bleu !

 

Et puis, la promenade le long du canal, ses arches en volutes si harmonieuses avec  les reflets et la présence bienveillante de l'eau...

 

Le temple de pierres, la Maison Carrée, nous séduit  par ses lignes épurées, son architecture d'un autre temps, ses teintes lumineuses !

 

Un autre temple dédié peut-être à la déesse Diane dans les Jardins de La Fontaine, un lieu mystérieux, un édifice qui faisait partie de l'Augusteum, cet ensemble majestueux voué au culte impérial.

 

Autre lieu antique : la Tour Magne qui domine la ville, "on a attribué l'origine de la Tour à toutes les fonctions, même celle d'un phare, à une époque lointaine où la mer aurait été plus près de la ville..."

 

Et bien sûr, les places de la ville : place du Chapitre, du marché, place de l'Horloge, place d'Assas et encore, partout la présence de l'eau, avec des fontaines, des bassins, des jets d'eau, des cascades...

 

L'eau encore ! avec le lavoir du Puits Couchoux : on utilisait autrefois des puits publics quand la ville n'était pas alimentée en eau courante... un lavoir avec sa magnifique charpente de bois, sa fresque des lavandières.

 

Enfin, l'imposante architecture des Arènes au centre de la ville : l'amphithéâtre romain,  un des plus beaux et des mieux conservés au monde...

 

Jean-Louis Pagès, l'architecte voyageur, nous transporte ainsi dans un univers imagé associé à des textes personnels, à travers des aquarelles originales.

 

Une magnifique exposition d'aquarelles, qui invite au rêve, à la poésie, vue au Carré d'Art de Nîmes...

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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27 mai 2022 5 27 /05 /mai /2022 10:15
La musique dans la Rome antique...

 

A l'occasion des Journées Romaines à Nîmes, on pouvait s'initier à la musique romaine...

Les différents instruments de la Rome antique étaient présentés par une Italienne qui en faisait la démonstration...

A commencer par la lyre romaine : une carapace de tortue pour caisse de résonance, des cordes faites de boyaux, un instrument très ancien...

L'invention de la lyre remonte, en fait, à l'antiquité grecque et fait partie du mythe de la naissance du dieu Hermès. 

 

Voici des extraits des Hymnes homériques : à Hermès.

« Il [Hermès] rencontra une tortue et s'en empara. Elle était à l'entrée de la grotte, se traînant à pas lents et paissant les fleurs de la prairie (...) Hermès dit : « Salut aimable produit de la nature, toi qui peux devenir un instrument mélodieux, âme de la danse, compagne des festins, tu me combles de joie en m'apparaissant ; tortue qui vis sur les montagnes, charmant joujou, écaille bigarrée, d'où viens-tu ? (...) Je ne te mépriserai pas, tu seras l'origine de ma fortune (...) Si tu meurs, tu rendras des sons harmonieux. (...) » Il arracha ainsi la vie de la tortue des montagnes. »

Hermès utilisa la carapace de la tortue comme caisse de résonance à sa lyre. Ensuite, il continua avec divers matériaux naturels :

« Hermès accomplit cette œuvre avec la rapidité de la parole. Il coupe des roseaux de bonne taille et leur fait traverser le dos de la tortue à l'écaille de pierre. Tout autour, il tend avec habileté, une peau de bœuf. Il y adapte un manche, sur lequel il enfonce des chevilles. Puis il y joint 7 cordes harmonieuses de boyaux de brebis. »

 

Le tambour ou le tympanum, quant à lui, est un instrument à percussion typique dans toutes les cultures du monde, et en Grèce, cet instrument était utilisé seulement par les femmes. Elles jouaient de cet instrument surtout pendant les cérémonies religieuses, comme par exemple les fêtes de Bacchus ou pendant la fête dédiée à la déesse Athéna à Athènes.

L’instrument était composé d’une pièce circulaire en bois et les deux faces étaient complétées par une couche de peau (généralement du mouton ou du bœuf) liée par du cordage sur tout le contour du cercle. L’instrument pouvait également être accompagné de petites cloches sur les côtés afin de produire deux sons différents.

La joueuse de tambour tenait le tympanum de la main gauche et frappait avec sa main droite sur la partie en peau. 

 

Le sistre (du latin "sistrum", lui-même issu du grec "σεῖστρον seistron") est un instrument de musique de la famille des percussions constitué d'un cadre dans lequel sont enfilées des coques de fruits, des coquilles ou des rondelles métalliques qui s'entrechoquent.

 Lorsqu'on secoue l'instrument, les petits anneaux ou bagues de métal fin enfilées sur les tringles peuvent tinter en s'entrechoquant. Dans le cas du sistre d'époque hellénistique et romaine, ce sont les tringles qui choquent l'arc directement en coulissant.

Le nom vient du verbe grec "σείω, seio, secouer", et le mot "σείστρον, seistron", désigne un objet que l'on secoue.

Le sistre était un instrument sacré de l'Égypte ancienne. Peut-être venu du culte de Bat, il était utilisé lors des danses et des cérémonies religieuses, particulièrement celles dédiées à la déesse Hathor, la forme en U de la poignée et du bâti de l'instrument rappelant l'effigie de cette vache divinisée. C'était un instrument sacré uniquement joué par les prêtresses. On faisait retentir des sistres pour conjurer les crues du Nil...

 

Enfin, l’aulos est un instrument à vent très utilisé durant toute l'Antiquité au cours de rites religieux et sociaux. Appelé "aulos" dans la Grèce antique et "tibia" dans la Rome antique, c'est un instrument à anche battante, simple ou double, composé principalement d'un tuyau percé de trous, joué le plus souvent par paire (ce qui lui a valu d'être décrit comme « flûte double », ce qui est totalement erroné). À partir du ier siècle de notre ère, les Romains lui apportent quelques innovations techniques.

Le joueur d'aulos, appelé "aulète" (en latin "tibicen"), avait un rôle central dans les sacrifices. Il était une des grandes vedettes des Jeux panhelléniques et détenait le rôle de chef dans "l'orchestre" antique.

 

On le voit : dans le domaine musical, les Romains ont beaucoup emprunté aux Grecs et aux Egyptiens...

 

 

 

Photos et vidéos : rosemar

Le sistre...

Le sistre...

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15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 11:02
Les journées romaines : le fort des légionnaires...

 

Pour quelques jours, du 4 au 8 mai 2022, la ville de Nîmes est redevenue Nemausus, ville romaine...

De multiples spectacles, reconstitutions, animations se sont déroulés dans la Rome française...

Cette année, l'empereur Hadrien était mis à l'honneur avec un grand spectacle dans l'amphithéâtre de la cité : Hadrien et la guerre des Pictes, une grande fresque mise en scène par l'historien Eric Teyssier... combats de gladiateurs, course de chevaux, reconstitution de la guerre contre les Pictes...

 

Un fort de légionnaires a même été reconstitué, tout près des Jardins de la Fontaine, au coeur de la cité antique...

Pendant plusieurs jours, des ouvriers ont bâti ce fort selon un savoir faire d'antan, avec des rondins de bois, à l'intérieur, des tentes ont été installées, l'occasion de découvrir différents aspects de la vie dans la Rome antique...

 

Avec une cinquantaine de légionnaires constamment présents, ce fort a proposé des démonstrations et a permis de comprendre comment se déroulait la vie quotidienne du temps des romains. Forge, fabrication du pain, stratégie militaire, construction… Tout était expliqué sous forme de jeux et d’ateliers.

 

Des passionnés sont venus d'Italie pour transmettre leur savoir... des échoppes, des stands pour découvrir la vie romaine...

 

Démonstrations de manoeuvres militaires, découverte des stratégies et des techniques de combats de l'époque, apprentissage de la forge ou encore participation à différents ateliers libres, les stands disponibles permettaient de se glisser dans la peau d'un soldat romain...

 

Ateliers sur l'architecture, la cotte de mailles, la mosaïque, le travail du cuir, les jeux, le tissage, les bijoux, la fabrication de bracelets, des ateliers d'écriture, musique, sculpture,  cosmétique, et même un atelier de magie noire...

Les enfants ont ainsi pu s'initier à toutes ces techniques du passé auprès de spécialistes...

Des cours d'histoire vivante, en direct...

 

Un des ateliers permettait de fabriquer des sandales romaines, des caligae :  des sandales lacées, faites de lanières de cuir, portées par les soldats romains. Elles sont munies d'une épaisse semelle de cuir lourdement ferrée de clous pointus pour éviter de glisser.

 

Ce fort a attiré un public nombreux : les participants répondaient aux questions des visiteurs curieux de s'informer sur l'antiquité romaine...

Une taverne romaine permettait aussi de boire de l'hydromel, de goûter des fruits secs...

 

Une belle initiative de la municipalité de Nîmes... un moment convivial, ludique, éducatif dans une ambiance chaleureuse...

 

 

 

 

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6 mai 2022 5 06 /05 /mai /2022 11:33
Toute la beauté d'un papyrus égyptien...


Les papyrus sont simples roseaux entrelacés, matière brute et naturelle dont on perçoit les tiges ligneuses, où l'artiste a dessiné le monde, des figures humaines ou divines, aux coiffures somptueuses, aux robes d'apparat, aux lourds colliers, aux visages sereins et empreints de beauté, leurs dessins stylisés nous font rêver.

 

Sur un de ces magnifiques papyrus, on peut voir Nefertari et Isis main dans la main, impérieuses beautés de l'Egypte d'autrefois, aux traits harmonieux. Des hiéroglyphes sacrés couronnent l'ensemble, écritures qui font songer aussi à des tableaux, cernés de noir, cartouches colorés aux figures d'oiseaux, de serpent, d'oeil magique, vautours, haches, bouches, couteaux, scribes, sabres, hiboux, bras, signes mystérieux qui se superposent, aux couleurs infinies...

 

On a retrouvé cette oeuvre d'art dans une des tombes de la vallée des rois, celle de Néfertari, épouse royale préférée de Ramsès II.

 

Cette scène montre la déesse Isis qui tient la main de la reine pour la guider dans l’autre monde. Dans sa main gauche, elle a le sceptre OUAS, le bâton de vie, indispensable pour ce voyage dans l'au-delà : c'est le nom du sceptre royal dans l’Égypte antique. À l'origine, il s’agissait d’un bâton à l'extrémité fourchue, destiné à capturer les serpents. Il représente la puissance divine que les dieux transmettent à pharaon comme insigne de son pouvoir... La reine porte un collier pectoral et sur sa perruque, on voit un vautour aux ailes déployées : Nekhbet est la déesse vautour protectrice des pharaons.

 

Au dessus on peut admirer une couronne ATEF constituée de deux plumes d'autruche. Un disque solaire est à la base et au centre de ces plumes. Isis, la déesse protectrice et salvatrice de la mythologie égyptienne est coiffée d'une paire de cornes enserrant le disque solaire qui sont aussi les attributs d'Hathor, la déesse de l'amour, la beauté, la musique, la maternité et de la joie...

 


La souveraine est alors guidée par Isis auprès du Dieu Khepri dont la tête est représentée par un scarabée noir : Khepri symbolise la renaissance de la lumière. Le dieu scarabée est associé, dans l'Egypte ancienne, au soleil qui renaît chaque jour : le scarabée stercoraire naît d'une boule d'excrément, s'en nourrit. La forme circulaire de la boule rappelle bien sûr le soleil.

 

Que de beauté, que d'harmonie de couleurs dans ces peintures ! La robe d'un blanc immaculé de Néfertari contraste avec la robe colorée d'Isis : un ton de rose profond parsemé de motifs blancs et noirs, on ne peut qu'admirer la chevelure sombre et somptueuse des deux jeunes femmes, l'oeil bien dessiné et immense. Les coiffures d'or rehaussent l'ensemble et traduisent la richesse, l'opulence de la cour égyptienne.

 

Les visages aux traits harmonieux permettent d'associer les deux personnages, la déesse et la reine : ainsi l'épouse de Ramsès II apparaît, à l'instar d'une déesse, comme une beauté idéale.

 

Ce papyrus venu du fond des âges aux couleurs éclatantes, aux dessins stylisés attire irrésistiblement le regard comme de nombreux autres papyrus de l'époque. Les motifs somptueux, la majesté, la beauté rayonnante des personnages nous séduisent.

 

 

 

 

 


 

Toute la beauté d'un papyrus égyptien...
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2 mai 2022 1 02 /05 /mai /2022 11:32
Plus jamais ça !

 

Un témoignage bouleversant, celui de Jacqueline Fleury-Marié sur le plateau de l'émission La Grande Librairie...

Entrée dans la résistance dès l'âge de 17 ans, elle était chargée notamment de diffuser un journal clandestin Défense de la France. Elle a aussi rejoint son frère au réseau de renseignements Mithridate.

Ses parents étaient eux aussi entrés dans la résistance.

La famille a été dénoncée et arrêtée : en juillet 1944,  la Gestapo arrive un matin chez eux, le père, la mère et la jeune fille sont emmenés à la prison de Fresnes, mis à l'isolement.

Un choc pour la jeune fille : elle ne retrouvera sa mère qu'à Ravensbrück.

Elle raconte aussi les interrogatoires qu'elle a subis : la baignoire dans laquelle on la plongeait et replongeait sans arrêt.

Une jeune fille de 17 ans, en prison, interrogée par la Gestapo, torturée, séparée de son père et de sa mère !

Comment tenir, comment résister ?

Elle écrit dans son livre Résistante que la poésie l'a aidée à tenir : seule dans sa cellule, elle aimait réciter des fables de La Fontaine, ce qui l'aidait à retrouver des moments qu'elle avait vécus, des gens qu'elle pouvait comparer aux animaux de La Fontaine. Elle aimait aussi chanter, car elle avait fait partie d'une chorale... Elle gardait précieusement tous ces souvenirs...

Mais plus terrible, encore, est le récit de sa déportation :

"On nous emmène dans des bus parisiens aux environs de Paris où nous attend un train de wagons à bestiaux dans lesquels nous allons être entassés... c'est un grand convoi, nous sommes 600 femmes, c'est le convoi du 15 août 1944, il y a plus du double d'hommes...

Des wagons à bestiaux, pour moi, une gamine de 17 ans, c'est encore possible de monter dans ces wagons, mais les femmes qui sont âgées, passées par les mains de la Gestapo, marquées par ce que nous avons subi, il faut aider ces femmes à monter dans le wagon.

A l'intérieur, nous sommes entassées, nous ne pouvons pas nous asseoir toutes ensemble. Nous avons droit à une espèce de grand seau avec de l'eau, et un autre seau pour nos besoins.

Vous pouvez imaginer que le seau d'eau va être vidé très très vite. J'ai un souvenir d'avoir eu soif tout le temps et cela va continuer en déportation.

Notre voyage a duré 7 jours et 7 nuits, il y aura un changement de train à Nanteuil- Saâcy , car des résistants ont fait sauter un pont sur la Marne.

Nous sommes enfermées dans un tunnel où le train était arrivé, enfermées dans ce tunnel pendant des heures... on respirait difficilement, Et à ce moment, une de mes compagnes a chanté l'Ave Maria de Schubert et croyantes et non croyantes, nous avons écouté avec un sentiment très particulier que je ne saurais dire...

A un moment, le train va démarrer en marche arrière, nous allons sortir de ce tunnel, on va nous faire sortir de nos wagons avec des coups, des hurlements. Nous sommes sur le bord d'une voie ferrée, on va nous mettre en colonnes, cinq par cinq et nous allons parcourir au moins 6 ou 7 kilomètres avant de nous retrouver devant un passage sur la Marne, un passage en bois, et de l'autre côté de ce passage, un autre train de wagons à bestiaux nous a emmenées à Ravensbrück, nous y arrivons 7 jours, après notre départ de Fresnes...

Nous sommes dans un état second : 7 jours enfermées, ne pouvant pas dormir...

On va nous sortir une à une, avec des coups et nous allons parcourir 6 ou 7 km, nous traversons alors une bourgade, là nous apercevons des rideaux qui se soulèvent derrière les fenêtres, on sent qu'on nous regarde.

Nous arrivons devant un immense portail, et nous allons apprendre que nous sommes à Ravensbrück, grand camp de femmes.

On est dans un état extrêmement douloureux, difficile. Nous arrivons sur une immense place où nous nous écroulons, et là nous voyons deux femmes, elles sont tondues, elles portent des robes, des loques, et elles tirent un long tuyau d'arrosage et comme nous mourons de soif, est-ce que vous pouvez imaginer : 600 femmes qui pensent qu'elles vont boire !

Là, nous voyons ces deux malheureuses arroser la place d'appel, et là nous ne recevons absolument pas d'eau.

Et nous voyons pénétrer dans le camp des êtres bizarres qui nous font peur : ce sont des femmes qui portent ces robes rayées, qui ont un outil sur l'épaule et parmi elles, les Françaises nous ont crié : "Si vous avez un tout petit peu de pain, jetez le nous, car dans peu de temps, vous allez nous ressembler."

Le processus de déshumanisation est en cours dès le premier jour.

Le camp était imprégné d'odeurs de corps qui brûlaient. On était dans la mort, on était entouré de morts.

Tous les matins, on venait ramasser les mortes de la nuit.

A l'arrivée à Ravensbrück, nous avons été transformées en concentrationnaires, c'est à dire qu'on nous a pris le peu que nous avions, nous avons été emmenées dans une baraque qui était la baraque des douches, et là on va nous transformer en concentrationnaires avec des robes rayées, quelque chose qui a été pour moi extrêmement difficile à supporter, nous recevions des espèces de galoches, c'est à dire des semelles de bois, avec derrière un morceau de faux cuir : ce cuir vous rentrait dans la chair. Beaucoup d'entre nous étaient tondues, et ça, essayez de penser ce que c'est pour une femme d'être tondue...

En sortant de cette baraque, j'ai retrouvé ma mère et ça a été quelque chose de très douloureux, car j'espérais, je pensais qu'elle n'était pas du voyage.

Et pour elle, me voir transformée, c était un choc, les chocs se multipliaient. Nous allons alors essayer de survivre côte à côte.

A 4 heures du matin, nous étions réveillées (autant qu'on ait pu dormir un peu) pour être à l'appel, et ces appels vont être mortels : nous avons eu -30 à Ravensbrück, il a fait extrêmement froid, nous étions jetées dehors en colonnes, avec le peu de vêtements que nous avions pour des appels qui duraient souvent très longtemps. Le soir, nous avons même connu un appel qui durait toute la nuit.

Pourtant, je n'ai jamais connu de moments d'amitié et de fraternité aussi forts que dans les camps, face à l'humiliation aux tortures des SS.

Beaucoup de gestes ont permis la survie. J'ai connu le partage, la main tendue.

Nous sommes ensuite astreintes à des travaux : décharger des wagons de charbon 12 heures par jour, alors que nous étions dans un état de déficience totale."

C'est durant les marches de la mort que Jacqueline Fleury-Marié parvient à s'évader...

Voici son récit :

"Ma mère qui avait alors 47 ans seulement était complètement épuisée... pendant ces marches, nous ne recevions aucune nourriture. On ne mangeait que ce qu'on pouvait ramasser sur le bord des routes. Quand vous sucez un peu d'herbe, vous avez moins soif, et partager un brin d'herbe, quelle magnifique solidarité !

Et alors que ma mère ne pouvait vraiment plus marcher (quand on ne pouvait plus marcher, on était abattu), nous étions encadrées de soldats armés qui étaient d'autant plus féroces qu'ils savaient que la guerre était finie pour eux. Nous, nous pensions que jamais nous ne pourrions rentrer en France.

Donc, tant pis ! Tu cueilles un brin d'herbe et tant pis si tu reçois une balle... voilà où on en est.

Maman ne pouvant plus marcher, nous étions avec deux amies, deux soeurs et il n'était pas question de s'évader de la colonne, l'une sans l'autre.

Il a fallu trouver un moment qui nous permette de fuir toutes les quatre. Nous nous sommes réfugiées dans une carrière, et nous nous sommes cachées dans une baraque à outils, où nous allons être découvertes, à l'article de la mort, par des ouvriers français qui venaient pour travailler. C'est ce qui nous a sauvées, car arrivaient, à ce moment là, les troupes de l'Armée Rouge dont j'ai gardé un souvenir horrible."

Question de François Busnel, en fin d'émission :

"Aujourd'hui, quand vous regardez ce qui se passe dans le monde, que ressentez vous ?"

Réponse de Jacqueline Fleury-Marié :

"Ce qui se passe en Ukraine, c'est innommable, c'est la destruction d'un peuple pour un autre. Et en plus, je revois les Russes, tels que je les ai vus, il y a 80 ans, et le monde n'a pas beaucoup changé, ça me fait très peur pour mes enfants, pour mes arrière petits enfants."

 

Plus jamais ça ! Mais, hélas, la guerre en Ukraine nous ramène aux temps de la barbarie...

 

 

Sources :

 

https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/la-grande-librairie-saison-14/3356794-emission-du-mercredi-27-avril-2022.html

 

https://memoiresdesdeportations.org/video/ils-navaient-jamais-vu-des-femmes-dans-un-tel-etat?temoin=356

 

 

 

 

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23 avril 2022 6 23 /04 /avril /2022 08:50
Le château était un de ces bâtiments, mélange de grandeur et de mélancolie...


"Le château dans lequel mon domestique s’était avisé de pénétrer de force, plutôt que de me permettre, déplorablement blessé comme je l’étais, de passer une nuit en plein air, était un de ces bâtiments, mélange de grandeur et de mélancolie, qui ont si longtemps dressé leurs fronts sourcilleux au milieu des Apennins, aussi bien dans la réalité que dans l’imagination de mistress Radcliffe. Selon toute apparence, il avait été temporairement et tout récemment abandonné. Nous nous installâmes dans une des chambres les plus petites et les moins somptueusement meublées. Elle était située dans une tour écartée du bâtiment. Sa décoration était riche, mais antique et délabrée. Les murs étaient tendus de tapisseries et décorés de nombreux trophées héraldiques de toute forme, ainsi que d’une quantité vraiment prodigieuse de peintures modernes..."

 

C'est ainsi que Edgar Alan Poe décrit un château abandonné au début de la nouvelle intitulée Le portrait ovale...

Le château ! C'est le lieu des récits de notre enfance, des livres d'histoire, des contes de fées...

Lieu par excellence du fantastique, lieu de mystères, lieu chargé de passé, d'histoire, le château fascine : les tours hautaines, avec leurs meurtrières ténues, étroites, impressionnent.

La grandeur des lieux, la hauteur des murailles suscitent, à la fois, admiration, fascination et frayeur...

 

A l'intérieur, on admire des cheminées imposantes, des décors somptueux, des meubles massifs et lourds, de grands miroirs qui reflètent la lumière...

Le château évoque le luxe, l'abondance : on est ébloui par des tapisseries d'un autre temps, des salles immenses où l'on se perd, des portraits de personnages illustres qui ornent les murs de pierre.

 

Le château évoque aussi les culs de basse fosse, des endroits secrets, cachés, obscurs, où étaient enfermés des rebelles hors la loi, souvent de pauvres gens.

Le château fait surgir des images de fantômes, des apparitions mystérieuses, inquiétantes... On songe à tant de récits fantastiques, le portrait ovale de E A Poe, Le chevalier double de Théophile Gautier, tant de récits troublants, envoûtants qui nous emmènent au bord du rêve...

 

Le mot lui-même est ancien : issu du latin "castellum", qui désignait le "fortin", ce nom lui-même n'est-il pas étonnant, malgré son air familier ?

Avec son accent circonflexe, venu de la consonne "s" disparue, le château revêt une dimension encore plus étrange et mystérieuse.

La chuintante initiale, la dentale "t" forment un ensemble à la fois doux et éclatant... Les deux sons voyelles "a" et "o" semblent suggérer toute l'admiration que suscitent ces lieux.

 

Le château n'est-il pas plein de charmes ? Les créneaux, les tours, les tourelles, les ponts levis, les échauguettes, tous ces mots ne sont-ils pas, en eux mêmes, empreints de mystères ?

C'est comme si l'accent de ce mot l'auréolait, aussi, d'étrangetés, cet accent nous fait voir le sommet des tourelles, des vertiges de hauteurs !

 

Le château peut être parfois château de sable, et il fait encore rêver à un monde de lumières, aux vacances, au bord de la mer, à des châteaux éphémères que les vagues dispersent....

 

Le château représente aussi un monde d'illusion, quand on se met à "faire des châteaux en Espagne"....

"Qui ne fait châteaux en Espagne ?", écrivait La Fontaine, qui ne rêve pas d'un avenir meilleur et plus souriant ?

 

 

 


 

 

Photos : Pixabay

Le château était un de ces bâtiments, mélange de grandeur et de mélancolie...
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7 mars 2022 1 07 /03 /mars /2022 12:22
Dans la tête de Vladimir Poutine...

 

Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef de Philosophie Magazine, et spécialiste de philosophie et d’histoire russe,  a analysé tous les discours de Vladimir Poutine, et il en a fait un livre intitulé Dans la tête de Vladimir Poutine...

Selon Poutine, les Russes et les Ukrainiens sont un seul et même peuple et il affirme sans cesse depuis longtemps que les Ukrainiens ont des dirigeants qui sont des néo-nazis.

Les Russes auraient pour vocation de venir libérer les Ukrainiens : donc, Poutine serait un libérateur, il se donne le beau rôle !

 

D'autre part, selon Poutine, les Russes ont une sorte de force vitale dont les occidentaux seraient jaloux... En fait, le président russe remet en cause la domination occidentale.

"Donc, les occidentaux vont tout faire pour nous pousser dans un coin", affirme Poutine.

"Et donc, nous allons nous ébrouer et faire ce que nous devons faire, nous avons une mission historique" !

 

Et quels sont les buts de guerre de Poutine ? Y a t-il une dimension nostalgique dans cette offensive ? Veut-il reconstruire la grande Russie ?

En fait, selon Poutine, l'Ukraine serait un état artificiel créé en 1922, et qui n'a pas de raison d'être... pour lui, l'Ukraine, c'est un état dont au moins la rive orientale du Dniepr  appartient aux Russes.

Il veut, au moins, que cette Ukraine soit coupée en deux, la partie ouest allant ailleurs, car elle a moins d'intérêt stratégique, l'autre allant à la Russie.

 

A propos de ces buts stratégiques, Poutine utilise souvent le mot de "dénazification".

Sa rhétorique consiste à dire que ce sont des nazis qui ont pris le pouvoir en Ukraine : or, on sait que le président Zelenski est d'origine juive, que ses grand-parents étaient juifs.

Poutine semble ainsi revisiter un mythe qu'il a lui-même vécu quand il était enfant : Poutine est né en 1952 à Léningrad après un blocus atroce mené par les nazis : son grand-frère est mort pendant ce blocus.

On dirait qu'il rejoue ce mythe. Est-ce qu'il y croit ? ou est-ce que c'est employé à des fins de propagande ?

Selon Poutine, les nazis utilisent des victimes civiles comme des boucliers humains.

Pour Michel Eltchaninoff, Poutine est dans une fantasmagorie qui sert à exalter son peuple...

 

Poutine a créé en 2016 une garde nationale de 330 000 hommes entièrement dévoués à sa personne.

 

Poutine a mis en scène de manière hallucinante un conseil de sécurité : il a demandé à tous les membres du conseil s'ils étaient d'accord avec la reconnaissance de l'indépendance des territoires séparatistes.

Un homme a hésité : le chef des renseignements extérieurs, il a été aussitôt humilié par Poutine.

 

De plus, les Russes sont désormais quasiment privés d'informations extérieures sur la guerre : ils ont droit à la version officielle.

Une loi vient d'être votée : la moindre "fausse" information sur les armées peut coûter de 3 à 15 ans de prison.

 

Autre sujet : héritier du messianisme russe, Poutine aurait aussi des ambitions spatiales, selon lui, les Russes auraient une fonction céleste !

Comme Elon Musk, il croit au transhumanisme, à la possibilité de vaincre la mort, donc il convient de conquérir l'espace pour trouver d'autres lieux de vie...

 

 

 

Sources :

 

https://www.arte.tv/fr/videos/108208-001-A/michel-eltchaninoff-s-est-glisse-dans-la-tete-de-vladimir-poutine/

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/les-enjeux-internationaux/quelle-est-la-realite-de-l-ideologie-neo-nazie-en-ukraine

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