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17 juin 2026 3 17 /06 /juin /2026 09:23
L'Iran a gagné...

Trump se targue d'avoir gagné la guerre contre l'Iran, il se congratule, il pavoise, il fanfaronne, il affirme que le détroit d'Ormuz est ouvert... et comme souvent, il travestit la réalité...

"Comme le dit le républicain Eli Lake : Donald Trump célèbre un accord qui résout temporairement un problème qu’il a lui-même créé."

"Après 108 jours de guerre, l'accord Iran-États-Unis impose un délai de 60 jours pour négocier l'avenir nucléaire. Si le retour des déplacés libanais a débuté ce 15 juin, le sort des 400 kilos d'uranium enrichi et le maintien des troupes israéliennes au Liban menacent déjà ce fragile équilibre.

 

Un drapeau iranien pour célébrer l'accord conclu avec les États-Unis, c'est le soulagement à Téhéran pour les partisans du régime... Devant les caméras, la population se félicite globalement de l'arrêt des bombardements.

"J'ai une opinion positive concernant cet accord. La guerre et les bombes n'ont jamais été bénéfiques pour personne" ; "En ce moment, notre situation est très difficile. Avec cet accord, l'inflation va peut-être baisser. La vie va devenir meilleure pour nous les jeunes", estiment plusieurs Iraniens.

 

Mais que contient cet accord ? Et est-ce la fin du nucléaire iranien comme le souhaitaient les États-Unis ? Les deux partis ont 60 jours à partir de vendredi pour négocier. Donald Trump se targue d'avoir obtenu un engagement iranien à ne pas produire la bombe atomique.

 

Mais c'était en fait déjà dans l'accord de 2015 que le président américain avait pourtant torpillé. Par ailleurs, rien n'est clair sur les 400 kilos d'uranium hautement enrichis possédés par le régime théocratique.

 

Alors, est-ce un deal favorable à l'Iran ? Les Mollahs communiquent sur le fait qu'ils vont récupérer une partie de leurs avoirs gelés. Ils ont imposé leurs conditions parce qu'ils ont tenu pendant 108 jours de guerre face aux États-Unis, face à l'armée la plus puissante du monde.

 

"Ce sont les radicaux au sein du régime, c'est-à-dire les gardiens de la révolution qui, d'une certaine façon, renforcent leur pouvoir au sein du régime. Et il est évident que c'est beaucoup plus difficile de négocier avec eux qu'avec un régime un peu accommodant", explique Thierry Garcin, géopolitologue, chercheur associé à l'université Paris Cité.

 

L'entourage de Netanyahou affirme qu'Israël ne se retirera pas du Liban...
Enfin, le Liban fait partie de l'accord. Alors, permettra-t-il de mettre fin à cette guerre ? Un constat d'abord :  des milliers de Libanais ayant fui le sud bombardé par Israël reviennent chez eux ce lundi 15 juin.

 

À Nabatieh, des habitants découvrent leurs quartiers en ruine. Mais une frappe israélienne a encore fait un mort dans la matinée.

 

D'ailleurs, à Metula, de l'autre côté de la frontière, dans l'État hébreu, cet accord est vécu comme une catastrophe. "Je crois que les États-Unis n'ont jamais paru aussi faibles. Et de ce fait, cela nous affaiblit aussi. Ils nous ont trahis pour un plat de lentilles et ça ne fait pas du bien", estime une Israélienne.

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou est pour l'instant resté silencieux, mais son entourage l'affirme, Israël ne se retirera pas du Liban."

 

Source :

https://www.franceinfo.fr/monde/iran/guerre-entre-les-etats-unis-israel-et-l-iran/qui-ressort-gagnant-de-l-accord-entre-les-etats-unis-et-l-iran_8062289.html

 

L'Iran a gagné...
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8 juin 2026 1 08 /06 /juin /2026 11:52
Trump et Netanyahou : brouille ou mise en scène ?

Propagande ? Fausses informations ? Opération de communication ? Une façon de manipuler l'opinion ? Une façon de rassurer le pouvoir iranien ? Et Trump s'y connaît en matière de mise en scène !

"Le président américain aurait, lundi 1er juin, vivement reproché au Premier ministre israélien l'intensification de l'opération au Liban. "Tu es complètement cinglé", lui aurait même lancé Donald Trump lors d'un appel téléphonique relayé par plusieurs médias américains.

 

Ce sont 15 minutes d'un coup de fil tempétueux, où Donald Trump s'emporte contre son allié de longue date. La conversation a été rapportée par plusieurs médias américains.

"Tu es complètement cinglé, sans moi tu serais en prison. Je te sauve la peau", a lancé le président américain dans son style "fleuri" à Benyamin Nétanyahou, le 1er juin.

Donald Trump fait référence aux ennuis judiciaires du Premier ministre israélien. Avant d'asséner : "Tout le monde te déteste désormais, tout le monde déteste Israël à cause de ce qu'il se passe." Le président américain reproche à son allié l'escalade militaire en cours au Liban, et aurait fini par hurler : "Qu'est-ce que tu fous, bordel ?"

 

Les Iraniens désormais en position de force pour mettre fin au conflit ?

La Maison Blanche a savamment fait fuiter les informations pour mieux mettre la pression sur Israël. Un peu plus tôt, Téhéran a affirmé claquer la porte des négociations avec les États-Unis, pour protester contre l'offensive israélienne au Liban.

"Donald Trump cherche à tout prix à préserver les efforts de paix", explique le journaliste qui a révélé la conversation. "Donald Trump a jugé que de possibles frappes israéliennes massives sur les immeubles du centre de Beyrouth étaient disproportionnées, et qu'elles provoqueraient une escalade compromettant ses efforts de paix", éclaire Barak Ravid, journaliste pour le média Axios.

Dans la foulée, Donald Trump a annoncé une volte-face israélienne et baissé d'un ton en appelant Benjamin Netanyahu par son surnom : "Il a demandé à ses troupes de faire demi-tour. Merci Bibi."

 

Le président promet alors un cessez-le-feu au Liban.

Mais mardi 2 juin, Israël a poursuivi ses bombardements sur le sud du pays tandis que le Hezbollah multipliait les attaques contre les soldats israéliens déployés dans la zone.

"Ces tensions au grand jour entre Israël et les États-Unis semblent faire le jeu des Iraniens, désormais en position de force dans les négociations pour mettre fin au conflit", commente Franck Genauzeau, de France Télévisions Washington."

 

 

Source :

https://www.franceinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/tu-es-completement-cingle-tout-le-monde-te-deteste-trump-s-emporte-contre-benyamin-netanyahou-dans-un-appel-telephonique_8041901.html

 

 

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25 mars 2026 3 25 /03 /mars /2026 10:33
Trump négocie ?

Donald Trump négocie avec l'Iran ou il gagne du temps ? L'Iran a dénoncé de fausses informations pour manipuler les marchés financiers et pétroliers.

"Le président américain Donald Trump a annoncé avoir eu des "discussions solides" avec un "haut dirigeant" iranien. Il repousse ainsi de cinq jours l'ultimatum lancé à Téhéran.


Il y a encore 48 heures, Donald Trump ne voulait pas entendre parler d'un cessez-le-feu. Pourtant, à la surprise générale, ce matin, le président américain annonce des négociations avec l'Iran.

"Nous avons des discussions solides avec eux et on va voir où ça nous mène. On va leur laisser cinq jours et si ça se passe bien, on scellera un accord. Sinon, on continuera à bombarder à tout va", a déclaré le président américain.

Donald Trump repousse donc ses menaces de frappes sur les centrales électriques iraniennes formulées durant le week-end.

Téhéran a aussitôt démenti toute ouverture par la voix du président de son Parlement, dont le nom était pourtant évoqué comme point de contact des Américains. "Aucune négociation en cours avec les États-Unis, juste de fausses informations destinées à manipuler les cours du pétrole", a indiqué le président du parlement iranien, Mohammad Ghalibaf.

Donald Trump dans une position compliquée ?

Alors, qui faut-il croire ? La presse américaine évoque bien des contacts indirects entre les deux négociateurs en chef du président et les représentants iraniens. Mais avec son ultimatum du week-end pour rouvrir le détroit d'Ormuz, Donald Trump s'était-il mis dans une position intenable ?

Craignant les représailles iraniennes, ses alliés dans le Golfe sont intervenus auprès de lui. "Durant le week-end, plusieurs pays de la région ont fait pression afin d'obtenir un délai et de prolonger l'ultimatum posé aux Iraniens pour essayer de mettre en route une solution diplomatique", explique Barak Ravid, journaliste pour le site Axios.


De leur côté, les Israéliens sont-ils prêts à négocier eux aussi ? Ce n'est pas l'impression qu'a renvoyée aujourd'hui le Premier ministre.

"Nous travaillons à ce qu'Israël soit plus fort que jamais et l'Iran plus faible que jamais. Eux dans les bas-fonds, nous au sommet", a indiqué Benyamin Nétanyahou.

 

Le nom du vice-président américain J.D Vance est évoqué par la presse pour mener ces négociations sensibles. Dans le même temps, Donald Trump entend maintenir la pression militaire avec l'arrivée programmée de milliers de soldats supplémentaires en renfort dans la région."

 

 

Source :

 

https://www.franceinfo.fr/monde/iran/guerre-entre-les-etats-unis-israel-et-l-iran/la-volte-face-de-donald-trump-qui-evoque-desormais-des-negociations-avec-l-iran_7889408.html

Trump négocie ?
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23 mars 2026 1 23 /03 /mars /2026 12:39
Le Moyen-Orient s'embrase...

"Le Moyen-Orient s'embrase un peu plus avec des frappes sur les installations énergétiques. L'Iran multiplie les attaques de représailles. Pete Hegseth, le ministre américain de la défense, semble indiquer que la guerre contre le régime des mollahs n'est pas près de s'arrêter.

 

Le conflit a pris une nouvelle dimension, avec les attaques iraniennes contre le site de Ras Laffan au Qatar, le premier site mondial de production de gaz liquéfié. Une riposte au raid israélien contre l'immense champ gazier de South Pars, que l'Iran partage avec le Qatar... Le régime iranien menace de poursuivre ses représailles contre d'autres infrastructures énergétiques dans le Golfe.

 

Après deux vagues d'attaques contre les installations énergétiques au Qatar, en Arabie Saoudite, mais aussi à Bahreïn, au Koweït, aux Emirats Arabes Unis, des frappes qui ont visé les installations gazières et pétrolières des pays de la région en riposte à l'attaque qui a été menée par Israël contre les installations très importantes et stratégiques de Pars du Sud, l'Iran veut montrer qu'il n'est pas question que l'Iran soit touché sans qu'il y ait des conséquences pour ses voisins arabes dans le golfe Persique. De nouvelles attaques ont été menées.

 

L'Iran accentue aussi la pression avec de nouvelles attaques contre Israël, notamment une centrale électrique dans le nord d'Israël et affirme avoir abattu ou en tout cas visé un avion F35 pour la première fois depuis le début du conflit.

Une manière de montrer pour Téhéran qu'il n'est pas question que l'Iran soit touché sans qu'il y ait des conséquences pour les pays arabes du Golfe Persique mais aussi pour les Etats-Unis ou encore pour Israël...

 

Israël ne s'est pas contenté d'attaquer des installations énergétiques, l'Etat hébreu affirme avoir détruit plusieurs navires iraniens sur la mer Caspienne, au nord de l'Iran. Une base de la marine iranienne a également été visée.
Ces opérations militaires contribuent de facto à l'embrasement de la région. Alors, quelle est la stratégie du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu ?

 

C'est une stratégie maximaliste qui a pour but d'aller le plus loin possible dans l'offensive jusqu'à ce que les Etats-Unis décident de se retirer du conflit. 

Vingt jours après le début de la guerre, l'opinion publique soutient encore l'intervention de l'armée, en tout cas, les Israéliens juifs à 80%, il y a aussi une rare unanimité dans la classe politique. Benyamin Netanyahou n'a donc aucune raison de freiner. Et ces frappes sur South Pars, c'est une étape de plus dans l'escalade, une manière aussi de tester les limites de l'allié américain.

C'est aussi un moyen de rendre la guerre plus insupportable pour la population iranienne, en espérant peut-être qu'elle se soulève...

 

South Pars, c'est 40% de la production du gaz iranien : un cinquième du site a été touché et évidemment, il y aura un impact sur le coût de l'énergie pour les Iraniens."

Mais pas seulement pour les Iraniens : ici, en France, les prix du pétrole et du gaz ont bondi... avec des conséquences économiques sur de nombreux produits...

Trump à lancé un ultimatum : il a donné 48 heures à l'Iran pour débloquer Ormuz, l’Iran a répondu avec des menaces...Alors que le président menace d’anéantir les centrales électriques, Téhéran réplique en promettant de viser toutes les infrastructures énergétiques et autres dans la région.

L'Iran menace aussi de poser des mines navales dans le détroit d'Ormuz...

 

Source :

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-jeudi-19-mars-2026-9887144

 

 

 

 

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16 mars 2026 1 16 /03 /mars /2026 13:15
Guerre en Iran : le chaos...

Invité dans l'émission CCeSoir, Nabil Wakim, journaliste au monde, spécialiste des questions climatiques, producteur du podcast  Chaleur Humaine a dénoncé la guerre mené par Trump en Iran :

 

"Le chaos de cette guerre est dramatique, on va parler des conséquences économiques mais quand même, regardons ce qui est en train de se passer : c'est un massacre, l'offensive israélo américaine sur l'Iran, l'offensive israélienne au Liban, ce qui se passe en Cisjordanie et à Gaza, le chaos de la région est un massacre.

 

Comment on peut penser qu'on va améliorer la situation de la région de cette manière là ? De ça, il ne va sortir que du malheur et du chaos. C'est horrible. Je ne trouve pas les mots pour le dire... c'est dur.

 

On peut dire les choses autrement : on ne libère pas un peuple en le bombardant. On va pas améliorer la situation du conflit israélo-palestinien en détruisant l'intégralité des écoles et des hôpitaux de Gaza et en bombardant toutes les terres agricoles, on ne va pas améliorer la situation vis à vis du  Hezbollah en occupant une partie du pays et en ayant 700 000 déplacés sur une population de 4 millions.

 

La base, c'est quand même ça : c'est un drame, c'est un drame aussi parce qu'il n'y a pas de retour en arrière, ni de retour en arrière moral, les gens qui aujourd'hui se satisfont de cette situation en pensant qu'il va en sortir quelque chose de bien pour l'économie, un autre équilibre dans la région, devraient avoir honte...

C'est grave, ce qui se passe, c'est horrible, les mots ne sont pas suffisants pour qualifier ce qui est en train de se passer...

 

Evidemment, il y a aussi des conséquences économiques qui vont avoir lieu. Alors, peut-être qu'à terme, parce qu'il y aura ce chaos et cette instabilité, cela va provoquer un désalignement dans nos intérêts avec le fait de se dire :  on va utiliser moins d'énergies fossiles, mais là aujourd'hui, sur le très court terme, la situation est insupportable d'un point de vue humain.

 

Un certain nombre de conséquences économiques vont être graves évidemment pour les populations civiles dans les pays du Proche Orient mais aussi en Occident pour nous parce qu'on est très dépendant du pétrole et du gaz... je rappelle qu'en France on importe 99% de énergies fossiles qu'on consomme, et ce sont les deux tiers de l'énergie qu'on utilise donc, en fait, on a beaucoup besoin de pétrole et de gaz."

 

"Toutes ces populations de la région sont fracassées par cette violence de cette guerre qui est menée sans aucune considération pour ces populations..." renchérit Agnès LEVALLOIS, Présidente de l'iReMMO (Institut de Recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient).

Et Trump appelle cela une "excursion" alors que ce conflit fait des milliers de morts !

 

 

 

Source :

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/saison-6/8223234-moyen-orient-la-guerre-du-petrole.html#about-section

Guerre en Iran : le chaos...
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11 mars 2026 3 11 /03 /mars /2026 10:20
Iran : une école de filles bombardée...

Les médias ont beaucoup évoqué les bombardements qui ont permis d'éliminer de manière spectaculaire le "guide suprême" et sa garde rapprochée en Iran. Mais ces médias ont aussi quelque peu occulté le bombardement d'une école de filles, tuant des dizaines d'enfants.

"Samedi dernier, le 28 février, dès le début de l'attaque israélo-américaine, l'Iran affirme qu'une école de filles a été bombardée, tuant des dizaines d'enfants entre 7 et 12 ans. Les Iraniens accusent Israël et les États-Unis, qui s'en défendent. Alors, que sait-on de ce bombardement ? Des journalistes ont analysé les images.

Sur une vidéo amateur tournée juste après le bombardement, de la fumée s'échappe d'un bâtiment à moitié détruit. Des images montrent le même bâtiment filmé de plus près, avec des sauveteurs au milieu des débris. Plusieurs détails montrent qu'il s'agit d'une école : sur les murs, des fresques d'enfants. Au sol, un terrain de sport dessiné dans la cour. Et au milieu des décombres, des cartables ou encore des livres scolaires.


Le bâtiment détruit se trouve au sud de l'Iran, près du détroit d'Ormuz, dans la ville de Minab. Les journalistes l'ont géolocalisé précisément, grâce à des images satellites. Son nom ? Shajare Tayyebeh. Elle est située juste à côté d'une importante base militaire, qui appartient aux Gardiens de la Révolution, le bras armé idéologique du régime. De nouvelles images satellites prises mercredi 4 mars confirment la destruction de l'école, mais aussi celle des structures militaires voisines.

En Iran, la semaine scolaire débute le samedi. Lors du bombardement, autour de 10h30 samedi matin, les élèves étaient donc présents. Le journal Le Monde a retrouvé une vidéo de l'école, on y voit des dizaines de petites filles en tenue verte et foulard blanc, en train de porter de la nourriture et des boissons. Sur une autre vidéo, on aperçoit des sauveteurs en train de sortir un corps des décombres, où l'on retrouve le même tissu vert. Même chose sur des images de sacs mortuaires partagés par le régime.


Combien d'écolières ont été tuées dans cette attaque ? En comptant le personnel de l'école, l'Iran annonce 168 morts.

"Le bilan de la tragédie de l'école de Minab est sans équivalent", a déclaré le Dr. Pirhossein Kolivand, président du Croissant rouge iranien. Impossible de vérifier ce bilan. Mais des vidéos de cercueils et de funérailles partagées par le régime donnent une idée du nombre de victimes. Sur des images diffusées par les médias d'État, des dizaines de cercueils défilent. La population s'est rassemblée pour leur rendre hommage avant l'enterrement. Une photo a été prise dans un cimetière à 4 km de l'école bombardée. Une centaine de tombes étaient en train d'être creusées.

Alors, qui a frappé cette école et tué ces enfants ? L'Iran accuse Israël et les États-Unis de cibler délibérément les civils. Israël dément, et dit ne pas être au courant d'une frappe sur l'école. Les États-Unis, eux, restent prudents : "Tout ce que je peux dire, c'est que nous enquêtons sur cette affaire. Évidemment, nous ne visons jamais de civils, mais nous regardons cela de plus près", a fait savoir le Pentagone."

 

Donald Trump disait hier : "C'est l'Iran qui a fait ça." Sans fournir de preuves, Trump accusait l'Iran.

 

Mais une enquête du New York Times indique qu’il s’agit d’une frappe américaine. 


 

Sources :

https://www.franceinfo.fr/enquetes-franceinfo/origine-du-missile-nombre-de-victimes-enquete-sur-le-bombardement-d-une-ecole-de-filles-au-premier-jour-de-la-guerre-en-iran_7848035.html

 

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/a-teheran-des-dizaines-de-milliers-de-manifestants-denoncent-les-frappes-israelo-americaines-8559978

 

https://www.huffingtonpost.fr/international/article/iran-les-etats-unis-mis-en-cause-par-une-enquete-du-new-york-times-apres-la-frappe-sur-une-ecole_261156.html

Iran : une école de filles bombardée...
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2 mars 2026 1 02 /03 /mars /2026 13:33
Trump rentre en guerre...

 Trump le "pacificateur" se transforme en chef de guerre au risque de déboussoler les MAGA.
En lançant une offensive militaire contre l'Iran, Donald Trump rompt avec son image de pacificateur. L'absence de stratégie claire et les risques économiques et humains pourraient revenir le hanter lors des élections de mi-mandat.

La guerre, c'est la paix ?

 

"Samedi 28 février, les États-Unis ont lancé l'opération "Epic Fury" contre l'Iran. Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, le président américain a affirmé vouloir "veiller à ce que les mandataires terroristes de la région ne puissent plus déstabiliser la région et le monde".

 

Pas d'allocution solennelle à la nation. Mais une vidéo de Donald Trump postée sur les réseaux sociaux pour justifier une guerre, longtemps annoncée, et finalement déclenchée samedi 28 février. Quels sont les objectifs affichés par le président américain ? "Nous allons détruire leurs missiles et raser leur industrie de missiles. Elle sera totalement, encore une fois, anéantie. Nous allons anéantir leur marine. Nous allons veiller à ce que les mandataires terroristes de la région ne puissent plus déstabiliser la région et le monde", a-t-il ainsi déclaré.

Après de vaines négociations, la guerre est la seule solution, selon Donald Trump, pour éviter que l'Iran ne menace la sécurité et les intérêts des Etats-Unis dans le futur. Quel est le dispositif américain ? Pour mener l'opération "Epic Fury", Donald Trump a déployé un dispositif inédit depuis l'invasion de l'Irak en 2003. Il comprend au moins 14 navires de guerre, des destroyers et deux porte-avions, ainsi qu'environ 200 avions de chasse. Ce dispositif s'ajoute aux moyens des bases américaines permanentes dans la région, pour un total de 50 000 soldats.

Le plus grand porte-avions au monde, l'USS Gerald R. Ford, a rejoint la zone vendredi 27 février, après avoir fait le plein de vivres et de munitions. Des avions ravitailleurs américains ont aussi été photographiés en Israël. Pour tenir. Car l'opération est appelée à durer et pourrait se dérouler par vagues.


Selon les experts, les forces déployées restent insuffisantes pour une campagne prolongée, notamment en termes de logistique et de munitions. En face, quelle capacité de riposte ? Lors des frappes américaines et israéliennes en juin, seules 30 % des capacités militaires iraniennes auraient été détruites.

Il reste à Téhéran des drones et des centaines de missiles. Ces derniers auraient une portée d'au moins 2 000 km, soit de quoi toucher plusieurs bases américaines. Et ces armements ne sont pas si simples à détruire.

"Les sites ont été renforcés parce qu'ils s'attendaient à des attaques israéliennes et américaines. Et certaines rampes de lancement de missiles sont mobiles, l'Iran peut les déplacer, donc vous ne pouvez pas forcément les frapper de façon exacte", explique Marion Messmer, chercheuse en relations internationales.

Dans son allocution, Donald Trump prépare les Américains à la mort éventuelle de soldats. Mais selon lui, il s'agit d'une noble cause, essentielle pour le futur des États-Unis."

 

Certes "le guide suprême" est mort ainsi que sa garde rapprochée. Mais le régime iranien, lui, se maintient.

Et la riposte à cette attaque n'a pas tardé : bombardements contre Israël, contre de nombreux pays voisins et contre des bases américaines.

L'embrasement est régional : des explosions ont retenti à Riyad en Arabie saoudite, à Abou Dhabi, à Doha au Qatar, à Dubaï, au Koweït ou encore Manama, capitale de Bahreïn.

Est-ce qu'on s'achemine vers une guerre longue et incertaine ?

A l'issue de cette guerre, est-on sûr que l'Iran ira vers une transition démocratique ?

N'oublions pas les risques économiques : dans le détroit d’Ormuz, la guerre en Iran a déjà des conséquences sur l’économie mondiale. Le blocage de ce passage clé du commerce du pétrole par l’Iran va perturber l’approvisionnement en or noir et faire monter le prix du baril en flèche.

Sources :

https://www.franceinfo.fr/monde/iran/guerre-entre-les-etats-unis-israel-et-l-iran/iran-quel-est-le-plan-de-donald-trump_7837190.html

 

https://www.huffingtonpost.fr/international/video/dans-le-detroit-d-ormuz-la-guerre-en-iran-a-deja-des-consequences-sur-l-economie-mondiale_260983.html

Trump rentre en guerre...
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13 août 2025 3 13 /08 /août /2025 10:05
200 journalistes palestiniens tués à Gaza...

"Au Proche-Orient, alors que le gouvernement israélien a annoncé vouloir prendre le contrôle total de la bande de Gaza, les bombardements s'intensifient. Ils ont visé dimanche 10 août une tente qui abritait des journalistes de la chaîne de télévision du Qatar, Al-Jazeera. Six journalistes palestiniens ont été tués.

 

Dans la nuit, un journaliste filme une vidéo et peine encore à y croire :  l'armée israélienne vient de frapper une tente accolée à l'hôpital Al-Shifa à Gaza. À l'intérieur se trouvait une équipe de journalistes palestiniens. Penché sur le corps de son collègue, un homme est désespéré.


Six journalistes ont été tués. Ils travaillaient pour la chaîne qatarie Al-Jazeera. Parmi eux se trouvait Anas Al-Sharif, 28 ans, un visage bien connu des téléspectateurs de la chaîne. Il était aussi père de deux enfants. Dimanche 10 août, juste avant la frappe, il postait une vidéo sur les réseaux sociaux. "Bombardement incessant. Depuis deux heures, l'attaque israélienne s'intensifie sur la ville de Gaza", écrivait-il alors.

 

L'armée israélienne confirme lundi 11 août l'avoir ciblé. Selon elle, il était un terroriste qui se faisait passer pour un journaliste. "Anas Al-Sharif était un membre de la branche armée du Hamas. Il avait un numéro d'immatriculation 305-342", explique Olivier Rafowicz, porte-parole de l’armée israélienne.


L'armée en veut pour preuve des listes qu'elle a éditées à partir, dit-elle, de documents administratifs du Hamas, où apparaît le nom d'Anas Al-Sharif. Elle montre aussi des photos du journaliste, prises lors d'une conférence de presse avec Yahya Al-Sinwar, ancien chef de la branche armée du Hamas. Quant aux cinq autres journalistes : "Tous sont affiliés au Hamas", assure le porte-parole de l’armée israélienne. "Cette frappe est une frappe précise contre le Hamas", martèle-t-il.

 

L'ONG Reporters sans frontières dénonce un assassinat revendiqué pour éliminer les journalistes qui dérangent. Depuis le début de la guerre, plus de 200 journalistes ont été tués à Gaza. La presse internationale n'est, elle, toujours pas autorisée à y entrer."

 

Et pourquoi cette interdiction ? Que craint Israël ? Pourquoi les Israéliens n'ont pas ouvert leurs portes à la presse internationale ?

 

200 journalistes tués à Gaza, c'est contraire aux lois de la guerre :  la Convention de Genève, article 79, dit très clairement que les journalistes ne doivent pas être ciblés.

 

 

 

Source :

https://www.franceinfo.fr/monde/proche-orient/israel-palestine/guerre-a-gaza-soupconnes-par-israel-d-etre-des-terroristes-six-journalistes-ont-ete-tues_7430416.html

 

 

200 journalistes palestiniens tués à Gaza...
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9 juillet 2025 3 09 /07 /juillet /2025 09:39
A Gaza, les bébés sont les premières victimes de la malnutrition...

 

A Gaza, la famine touche plus particulièrement les plus fragiles : des bébés, des nouveaux nés, des enfants...

 

"Israël a imposé début mars à la bande de Gaza un blocus humanitaire. Ce dernier a entraîné de très graves pénuries de nourriture, médicaments et autres biens de première nécessité. Et les bébés sont les premières victimes de la malnutrition.

 

Elle s'appelait Jouri : à sa naissance, elle pesait 3kg 5, et faute de lait, elle est morte de faim à l'âge de 3 mois.

"Les frontières fermées, le manque d'accès au lait infantile, c'est un crime de guerre, surtout contre nos enfants", dit le père de Jouri.

 

Car Gaza est toujours soumis à un quasi blocus humanitaire de la part d'Israël et le lait infantile, indispensable à la croissance des nouveaux-nés, est presque introuvable dans l'enclave palestinienne.

 

Dans un hôpital, jour après jour, le service de pédiatrie est submergé : des dizaines de mamans avec leurs bébés souffrant de malnutrition.

"A cause de cette guerre, l'état de santé des enfants est inquiétant et leur alimentation est désastreuse, cela menace la vie de beaucoup d'enfants", explique le docteur Salah, pédiatre à l'hôpital.

Selon l’Unicef, en janvier, 2 300 enfants de moins de 5 ans ont été traités pour malnutrition aiguë. En mai, ils étaient 5 119, plus du double.

 

Une mère se présente dans un hôpital de Gaza pour sauver sa petite fille de 3 mois : elle a besoin de suppléments nutritionnels et de lait en poudre car sa croissance s'est arrêtée.

"Quand ma petite fille est née, elle pesait 1kg,9, et maintenant elle ne pèse plus qu'1 kg,8 et elle continue de perdre du poids. Je lui donne le sein, mais cela ne sert à rien", dit sa mère."

Les images de ce bébé sont pathétiques : un enfant décharné, au visage émacié, aux yeux exorbités...

"Car les carences nutritionnelles sont énormes chez les femmes enceintes et les calories ou nutriments largement insuffisants pour allaiter les nouveaux-nés.

"Les nourrissons ont besoin d'une boîte de lait en poudre tous les 3 à 4 jours, mais en réalité on ne peut pas subvenir à leurs besoins, ils ont une boîte de lait seulement tous les 20 jours." dit une pédiatre.


Face à ce manque cruel de nourriture, les nourrissons, bébés et enfants en bas âge meurent chaque jour. Selon l'OMS, 112 enfants sont hospitalisés chaque jour pour malnutrition à Gaza. Depuis quatre mois, 57 enfants sont morts de famine."

 

Une situation inadmissible : comment peut-on ainsi affamer des enfants, et les laisser mourir de mort lente ?

 

 

 

https://www.franceinfo.fr/monde/palestine/gaza/gaza-les-bebes-victimes-de-la-guerre_7361022.html

A Gaza, les bébés sont les premières victimes de la malnutrition...
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30 juin 2025 1 30 /06 /juin /2025 11:45
Démonstration de force de l'Iran...

 

Après l'intervention armée des Etats-Unis en Iran, chacun des deux camps se déclare vainqueur ! Rodomontades et fanfaronnades de part et d'autre... Quel cirque ! Où est la vérité ?

 

"La guerre des 12 jours entre Israël et l'Iran a démontré la fragilité de la République islamique. Mais le pouvoir des Mollahs ne veut laisser aucun doute. Leurs partisans ont fait bloc lors des funérailles de hauts responsables, samedi 28 juin.

Le char de parade mortuaire fendait la foule... Dans les cercueils, des dignitaires iraniens tués par des frappes israéliennes. Ils étaient hauts gradés de l'armée ou scientifiques nucléaires. Ils sont désormais considérés comme des martyrs par les Mollahs et leurs soutiens.

"Nous vengerons le sang de nos martyrs, soyez assurés que nous priverons Israël de sommeil" dit une femme voilée membre du "corps des gardiens de la révolution islamique".

"La meilleure réponse à Israël, c'est poursuivre le chemin de ces martyrs..." dit un Iranien...

Pour la cérémonie, Téhéran a convoqué tous les symboles du régime, à commencer par le drapeau iranien orné d'écritures religieuses et adopté lors de la Révolution islamique. Autre symbole : le portrait de l’ayatollah Khomeini brandi par tous, et les appels à la vengeance omniprésents :

"Mort aux Etats-Unis !"


Le pouvoir a fait une démonstration de force, mais ce serait un trompe-l’œil.

"Il y a évidemment les proches du régime qui ont été rassemblés. Mais ce n'est pas représentatif de l'adhésion de la population. Les soutiens réels du régime, c'est autour de 15-20 % de la population maximum", explique Dr David Rigoult-Roze, enseignant-chercheur et spécialiste du Moyen-Orient.

Depuis la guerre initiée par Israël et sous prétexte d'une chasse aux espions le régime de Téhéran est intraitable : 3 hommes accusés de collaboration ont été pendus et un rappeur iranien arrêté, preuve que Téhéran serait fébrile.

"Le régime était déjà fragilisé par les mouvements sociaux et il est davantage fragilisé par les bombardements israéliens, et là ils tentent de se maintenir au pouvoir..." explique Azadeh Kian, professeure de sociologie, spécialiste de la société iranienne..

L'Iran est sous pression : les Etats-Unis alliés d'Israël restent menaçants, comme l'a rappelé Donald Trump :

"On ne peut pas les laisser avoir la bombe nucléaire..."

"Et si les services de renseignement concluent que l'Iran peut enrichir de l'uranium, envisagerez vous de bombarder ?" interroge une journaliste.

"Bien sûr, absolument.", répond Trump.

 

Pour l'heure, la trêve entrée en vigueur il y a quelques jours entre l'Iran et Israël est respectée."

 

Source :

https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/guerre-iran-israel-la-republique-islamique-tente-une-demonstration-de-force_7343964.html

Démonstration de force de l'Iran...
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