C'est triste à dire, mais désormais le bonheur est dans le magasin... Partout, des publicités nous incitent à consommer...
Sur internet, de plus en plus de publicités polluent les sites d'information : certains sites sont littéralement saturés de publicités avec des couleurs criardes, si bien qu'on a du mal à se concentrer sur les informations...
Sur les écrans de télévision, de nombreuses émissions sont coupées par des plages publicitaires de plus en plus longues...
Et on nous invite à acheter des voitures de plus en plus grosses, de la nourriture toujours plus ultra transformée, des smartphones de plus en plus sophistiqués...
Comme l'écrit Zygmunt Bauman, "la somme totale de l'activité commerciale est le premier et le plus fiable indice du bonheur d'une société... Dans les boutiques se trouve un remède efficace à tout ce qui nous gêne et nous irrite... Quoi qu'ils vendent, les magasins sont les pharmacies de tous les maux de la vie..."
Et nous sommes tous incités à consommer tout au long de l'année : Noël, le Nouvel An, la Saint Valentin, Pâques, les soldes, les vacances, etc.
On en oublierait que les bonheurs les plus simples sont les meilleurs... et qu'ils sont gratuits...
Une simple balade à pied, le bonheur d'observer la nature et toutes ses merveilles : les arbres, les fleurs environnantes, le chant d'un oiseau, le murmure d'une source...
Un coucher de soleil, aux teintes dorées, la joie des vagues sous le soleil, le murmure du vent dans les ramures des arbres...
Un chat qui déambule lentement, dont on peut admirer l'élégance, la beauté, la démarche souple...
"Le bonheur, je crois, après pas mal d'expériences, s'atteint et se procure dans des choses qui sont gratuites, des petites choses minuscules auxquelles d'ordinaire on ne fait pas attention, mais qui, si on y prête attention, composent le bonheur, précisément...
Des choses minuscules mais nombreuses dans une journée : par exemple, goûter le plaisir de voir passer une averse, le bruit d'un vent dans les arbres, une fleur que l'on respire, un oiseau qui vient taper à la fenêtre ou chanter, une visite de quelqu'un qui vous aura intéressé par sa conversation, une plume qui marche bien, un travail qui fonctionne bien, une feuille de papier qui glisse bien, tout cela fait partie du bonheur...", disait Jean Giono, interrogé en 1965 par Claude Santelli.
Magnifique leçon emplie de sagesse et de bon sens !
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Voilà un des romans les plus connus de Jean Giono, la version cinématographique de Marcel Pagnol l'a rendu célèbre : on se souvient des acteurs incarnant les rôles principaux : Fernandel, Orane Demazis ... Mais la lecture de cette oeuvre réserve un trésor de surprises insoupçonnables. L'histoire, tout le monde la connaît : Giono raconte la mort et la renaissance d'un petit village provençal abandonné par ses habitants : Aubignane. Le village pourra renaître grâce à la rencontre de Panturle et d'Arsule qui se mettent à cultiver, à apprivoiser la terre et la nature.




