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9 février 2026 1 09 /02 /février /2026 12:54
Washington Post : licenciement de 300 journalistes...

La liberté d'expression serait-elle menacée aux Etats-Unis ? Un journal réputé comme le Washington Post subit un plan de licenciement drastique : 300 journalistes licenciés !

"L'un des journaux les plus emblématiques des États-Unis, le Washington Post, a annoncé le licenciement d'environ 300 journalistes.

Certains d'entre eux ont appris la nouvelle alors qu'ils étaient sur le front ukrainien ou en train de couvrir les Jeux d'hiver. Comment expliquer la décision de son propriétaire Jeff Bezos également patron d'Amazon et proche de Donald Trump ?

La colère des abonnés et l'amertume des salariés se révèlent devant ce monument de la presse américaine qui est menacé...

"Le Washington Post a historiquement su résister aux pouvoirs en place, c'est une part de l'histoire américaine qu'on détruit..." commente une Américaine.


Un reporter fait partie des journalistes renvoyés. Il témoigne : Il y travaillait depuis 27 ans.  "Pour nous, c'était une vocation. Pour eux, ce n'est qu'une ligne comptable. C'est triste", raconte Dave Sheinin, journaliste licencié du Washington Post.

 

 Licenciés, la plupart des journalistes sportifs ou des critiques littéraires, mais aussi de nombreux correspondants à l'étranger, comme cette journaliste basée en Ukraine. "Je viens d'être licenciée par le Washington Post en pleine zone de guerre. Je suis sans voix. Je suis effondrée", indique la journaliste licenciée Lizzie Joohnson sur X.

 


Une annonce brutale pour un journal parmi les plus prestigieux au monde, célèbre pour son indépendance,  célèbre notamment pour avoir révélé l'affaire du Watergate, qui entraînera la chute du président Nixon en 1974. Un illustre épisode du journalisme d'investigation... L'histoire de ce scoop sera même immortalisée par Hollywood. L'histoire de deux jeunes reporters qui ont révélé la conspiration du Watergate.

 

La direction rappelle que le journal a perdu 100 millions de dollars l'an dernier. Mais pour beaucoup de salariés, Jeff Bezos, propriétaire du titre, a d'autres raisons. Le milliardaire fondateur d'Amazon s'est rapproché de Donald Trump jusqu'à faire partie des invités de marque à son investiture. Il est accusé de vouloir à tout prix plaire au président.

"Jeff Bezos a versé des dizaines de millions de dollars à Melania Trump pour un documentaire sur elle, dans le but de s'attirer les faveurs de la Maison Blanche", explique Jon Schleuss, président du syndicat "NewsGuild".

Donald Trump, lui, ne cache jamais son mépris pour le journal, comme dans la soirée du samedi 7 février où il a déclaré à une journaliste : "Le Washington Post est nul et vous, vous avez une très mauvaise attitude".

 

Ces attaques contre la presse ne sont pas nouvelles, mais cette fois-ci, elles aboutissent à l'affaiblissement d'un journal réputé pour son indépendance et sa capacité à questionner la toute-puissance des présidents américains."

 

 De fait, l'hostilité de Donald Trump à l'égard des journalistes n'est pas nouvelle. Il n'a eu de cesse au cours de son premier mandat de fustiger les médias, qu'il appelle "les fake news". Mais depuis qu'il a repris le pouvoir, il semble vouloir remodeler le paysage médiatique. Il s'est entouré des bonnes personnes pour le faire et rien ne semble pouvoir arrêter son entreprise de démolition. Les journalistes américains sont dans un état de sidération.


 

 

https://www.franceinfo.fr/monde/usa/washington-post-le-celebre-journal-annonce-le-licenciement-de-300-journalistes_7790912.html

 

Un autre article sur le sujet :

 

https://rosemar.over-blog.com/2025/11/la-liberte-d-expression-selon-donald-trump.html

 

Washington Post : licenciement de 300 journalistes...
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1 décembre 2025 1 01 /12 /décembre /2025 13:01
La liberté d'expression selon Donald Trump...

"Comprendre le cadre de vérité trumpiste... et la question du langage est fondamentale, comme le montre Georges Orwell dans 1984... Sur la question du langage, ce que fait Trump, ainsi que quelques gourous de la technologie autour de lui, c'est la manipulation des définitions et des mots.

Quand il arrive, les gens autour de lui vont mener toute une campagne sur la fameuse liberté d'expression, sauf que, et ça c'est très orwellien, c'est la liberté d'expression tant que vous êtes d'accord avec moi... parce que si vous n'êtes plus d'accord avec moi, à ce moment là vous êtes invisibilisé, vous n'êtes plus visible sur les réseaux sociaux, et surtout, vous faites l'objet d'attaques, de raids numériques, de cyberharcèlement, d'intimidations, etc., ce dont j'ai fait l'objet en janvier dernier...

Les technologies des réseaux sociaux sont devenues aussi de masse et peuvent être transformées en milices..." explique Asma Mhalla lors d'une une émission de La Grande Librairie.

 

De fait, l'hostilité de Donald Trump à l'égard des journalistes n'est pas nouvelle. Il n'a eu de cesse au cours de son premier mandat de fustiger les médias, qu'il appelle "les fake news". Mais depuis qu'il a repris le pouvoir, il semble vouloir remodeler le paysage médiatique. Il s'est entouré des bonnes personnes pour le faire et rien ne semble pouvoir arrêter son entreprise de démolition. Les journalistes américains sont dans un état de sidération.

 

"Une purge brutale, annoncée par mail. Après s’être attaqué à l’éducation et à la science, Trump s’en prend aux médias. Le démantèlement de ces derniers se concrétise lorsque le personnel contractuel de la radio Voice of America (VOA) reçoit un mail, le samedi 15 mars, les informant que leur contrat prendrait fin au 31 mars, au lendemain de l’annonce de nouvelles coupes budgétaires par Donald Trump. Dans son viseur : les radios Voice of America, Radio Free Asia et d’autres médias publics financés par les États-Unis.

Des centaines d’emplois sont en jeu. De nombreux contractuels n’étant pas citoyens américains se retrouvent à présent face à la menace de voir leurs permis de séjour remis en cause. Les employés permanents de Voice of America, de leur côté, n’ont à ce jour pas reçu de notification formelle de licenciement.

 

Cette vague de licenciements s’inscrit dans la lignée d’une diabolisation des médias publics par le président états-unien, et plus largement des médias favorables au parti démocrate, comme CNN. Déjà, en novembre 2018, il avait accusé le journaliste de la chaîne d’information, Jim Acosta, de "rapporter des fake news", qualifiant la chaîne d’ennemi du peuple.

Si la radio publique internationale Voice of America, initialement financée par le gouvernement américain, se retrouve menacée par l’administration Trump, c’est précisément pour la couverture négative qu’elle fait d’elle. L’hostilité de VOA aux décisions prises par Trump et à ses valeurs lui a valu, à plusieurs reprises, un statut de "propagateur de fake news" de la part du président."

Donald Trump cible tout le paysage médiatique américain et aussi le monde des arts, celui de la muséologie, de la philanthropie, des cabinets d’avocats, des universités… 

 

21 minutes, 44 :

 

https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/saison-18/7695285-emission-du-mercredi-19-novembre-2025.html

 

https://www.ledevoir.com/monde/etats-unis/930030/ascension-ploutocratie-trumpiste

 

https://www.humanite.fr/societe/administration-trump/etats-unis-trump-suspend-brutalement-les-journalistes-de-la-radio-voice-of-america-et-continue-sa-purge-des-medias

 

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8 octobre 2025 3 08 /10 /octobre /2025 09:49
La liberté muselée en Russie...

On le sait : depuis des années, les élections en Russie sont étroitement encadrées et contrôlées de façon à favoriser le pouvoir en place...

"Alors que la liberté est chahutée aux Etats-Unis avec les interventions de Donald Trump, elle est carrément muselée en Russie.

Nouvelle illustration avec le sort réservé à l'un des derniers partis politiques libéraux, c'est à dire démocratiques du pays. Le parti Initiative civique a été définitivement dissous sur décision de la Cour suprême russe.

 

Ses dirigeants avaient fait appel d'une première décision de dissolution de juin dernier sur demande du ministère de la Justice. Initiative civique était notamment le parti de Boris Nadiejdine qui avait tenté de se présenter à la dernière présidentielle comme candidat anti-guerre et anti-Poutine avant d'être disqualifié par la commission électorale.


Initiative civique n'était ni très puissant, ni très implanté, mais son existence était manifestement insupportable pour le Kremlin qui a décidé de le liquider.

 

En une heure et demie d'audience,  devant une poignée de militants désabusés, la justice russe vient donc de liquider le parti politique qui avait tenté de présenter le seul vrai candidat d'opposition à la dernière présidentielle : Boris Nadiejdine avait suscité un véritable espoir chez les démocrates russes avant d'être disqualifié... son parti vient d'en payer le prix, estime son président, l'ancien ministre de Boris Eltsine, Andrei Netchaiev : 

"Malheureusement cette décision était prévisible, j'ai dit à la cour que c'était avant tout politique, nous sommes persécutés en raison de notre situation d'opposants. Le dernier événement en date, ces files d'attente pour venir apporter des signatures en faveur de notre candidat, Boris Nadiejdine a apparemment effrayé les autorités qui ont pris cette décision."

 

Ces dernières années, Initiative civique n'arrivait même plus à participer aux élections : ses candidats étaient, la plupart du temps, éliminés, disqualifiés, avant même les scrutins, par les commissions électorales, ce qui a permis au ministère de la justice de demander sa dissolution, parce qu'il ne présente pas de candidat... un engrenage kafkaïen symbolique du climat de la Russie de 2025.

 

Dans le camp des démocrates, il ne reste plus qu'un parti, survivant de l'ère Eltsine, très discret, parce que lui aussi dans le viseur du pouvoir..."

 

Source : 

5 minutes 33

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/le-hamas-expiera-en-enfer-s-il-rejette-le-plan-de-paix-pour-gaza-1937748

La liberté muselée en Russie...
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12 février 2025 3 12 /02 /février /2025 10:42
La liberté de tout dire selon Elon Musk...

 

Pour Elon Musk, la liberté d'expression est sacrée : on peut tout dire, absolument tout et même n'importe quoi !

Plus aucune censure sur les réseaux sociaux : on peut alors insulter, injurier, diffamer, tenir des propos ouvertement racistes, ou encore refaire l'histoire, par exemple nier l'existence de la Shoah ?

Les réseaux sociaux sont souvent des déversoirs de haine, mais selon Elon Musk, aucune limite n'est nécessaire... On connaît maintenant les dangers des réseaux sociaux : addictions, manipulations, harcèlement, suicides... et les victimes sont le plus souvent des jeunes, des adolescents...

Or, les limites sont indispensables dans de nombreux domaines : c'est la thèse que défendent Monique Atlan et Roger-Pol Droit dans leur ouvrage intitulé Le sens des limites...

 

Il est bon de rappeler à cette occasion cette maxime fondamentale de la sagesse grecque antique : "Méden agan, rien de trop"
Cette formule grecque ΜΗΔΕΝ ΑΓΑΝ (Méden Agan) était l’une des maximes inscrites sur le fronton du temple de Delphes.

Ce sens de la mesure condamnant l’excès que les Grecs appelaient hybris (démesure), est une attitude que nous avons souvent tendance à oublier complètement, comme le démontrent Monique Atlan et Roger-Pol Droit.

 

Dans nos sociétés de consommation débridée, nous n'avons plus de limites, nous sommes constamment dans la démesure.

Plus de limite à la consommation, à la vitesse, plus de limite à la production, plus de limite aux gaspillages, aux innovations, etc.

"Il faut faire l'éloge de l'interdit. Nous avons tant pris l'habitude de croire que "vivre sans temps mort et jouir sans entraves" était un but suprême, le pli s'est tellement pris de considérer les interdits comme arbitraires, conventionnels, voire absurdes... que nous avons fini par oublier complètement combien la limite -celle qui dit non, exclut et ne transige pas- possède une indispensable fonction de structuration." écrivent Monique Atlan et Roger-Pol Droit.

Et ils rajoutent : "En séparant permis et interdit, licite et illicite, faisable et infaisable, la limite interdictrice organise le monde. Elle élabore la vie, la pensée et les gestes. Elle aménage selon sa règle la sexualité, l'alimentation, l'hygiène, les travaux et les jours, les relations entre sexes, entre puissants et démunis, parents et enfants... La maxime "Tout n'est pas permis" est la condition première pour qu'un système fonctionne- qu'il s'agisse des relations de parenté, des fondements de la morale, des règles de la vie commune."

 

"Nous avons tenté de mettre en relief la nécessité vitale de la limite, sa fonction décisive pour le fonctionnement d'une société, d'une civilisation. Une nécessité à laquelle nous devons nous soumettre, pour faire société, pour entrer en relation avec les autres... La limite appartient au monde adulte, et devrait en être la marque. C'est à ce titre qu'elle devrait être reconnue." précisent encore les deux auteurs.

Et ils rajoutent encore : "Bien entendu, on peut et doit abolir des censures, laisser dire, laisser faire. Mais à la condition impérative, que des limites soient posées... Sans limites, pas d'autres, pas d'éthique, pas de tolérance."

 

Alors, le règne de l'insulte, le règne de la force, de la puissance de l'argent, la quête de performance, de profits, de domination : ce sont là des constantes qui caractérisent Donald Trump et Elon Musk... ils n'ont pas de limite et c'est dangereux.

 

Sources :

 

https://www.babelio.com/livres/Droit-Le-sens-des-limites/1304724

 

https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20220426-elon-musk-et-twitter-la-libert%C3%A9-d-expression-absolue-%C3%A0-g%C3%A9om%C3%A9trie-variable

 

https://www.tiktok.com/@chloe.ridel/video/7458272225825688854

 

 

La liberté de tout dire selon Elon Musk...
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11 mars 2024 1 11 /03 /mars /2024 13:25
Des artistes russes opposés à la guerre contraints de s'exiler...

 

"Des artistes russes sont opposés à la guerre en Ukraine : dans quelle mesure parviennent-ils encore à se produire ?

Depuis le début de l'invasion de l'Ukraine, les artistes russes pro-Poutine, comme le chef d'orchestre Valéry Gergiev, n'ont aucun mal à se produire en Russie. Mais qu'en est-il de ceux qui sont contre la guerre ? Un certain nombre de musiciens russes opposés au conflit tentent leur chance à l'étranger, en France, notamment. Car jouer en Russie n'est pour eux plus concevable.

Lorsque nous rencontrions Ivan Velikanov en septembre, il avait pour projet de s'installer à Paris. Aujourd'hui, le chef d'orchestre habite entre la France, le Monténégro et la Russie, un pays où il dirige toujours des concerts mais de moins en moins car il s'exprime ouvertement contre la guerre...

"Je suis interdit, on peut dire presque officiellement, à Moscou. Dans quelques mois, je serai interdit absolument en Russie..."

Il cherche donc des opportunités ailleurs. "En France et dans toute l'Europe parce que je dois vivre... j'ai des enfants. Je ne veux pas fermer ma bouche. Et en Russie, c'est très probablement pas possible."

 

S'il continue de se produire en Russie, c'est hors de question pour d'autres artistes réfugiés en France depuis deux ans.

"Je vivais avec ma famille, avec trois enfants, ça a pris du temps et des efforts pour commencer à trouver des connexions avec une nouvelle situation, un nouveau pays..." témoigne un autre compositeur de musique contemporaine, il a fait une croix sur la Russie.

"On ne va pas rentrer, on est installé ici, pour les enfants, c'est très important, ils parlent français déjà... on ne veut pas les bouger, les stresser encore."

Ce compositeur russe reçoit toujours des commandes en France, des propositions pour enseigner, peut-être même plus qu'il y a deux ans, dit-il tout comme Nikita Mndoyants, établi à Wissembourg en Alsace, il a décroché comme beaucoup d'artistes russes, le passeport Talent.

"C'est un statut très important pour les artistes, ça me permet de développer mes activités ici en France."

Le pianiste vient de sortir un album consacré à Prokofiev, son compositeur préféré, en attendant la fin d'une guerre qui semble interminable.

"Il y a deux ans, on peut penser que ça va se terminer vite mais maintenant on voit que ça dure longtemps. J'espère qu'un jour je pourrai continuer mon activité dans mon pays natal. On verra."

 

Les musiciens russes continuent d'affluer en France. Judith Depaule dirige l'Atelier des artistes en exil, une association qui leur vient en aide...

"Cela s'est énormément durci pour certaines parties de la population, notamment pour la population LGBT qui a été déclarée comme une organisation terroriste."

Elle lit un mail parmi les nombreux qu'elle reçoit chaque jour :

"Bonjour, excusez-moi pour mon mauvais français, je n'ai pas parlé français depuis longtemps. Je vis en Russie et je suis un artiste numérique queer. Je recherche des opportunités car la vie en Russie devient de plus en plus difficile, particulièrement après le meurtre de Navalny et la loi sur les transgenres."

Les libertés individuelles et de création sont de plus en plus verrouillées en Russie et l'exil pour les artistes interrogés semble définitif, en tous cas tant que Poutine sera au pouvoir..."

 

On le voit : nos démocraties peuvent devenir des lieux d'accueil pour des artistes qui apprécient un climat de liberté permettant à leur talent de s'épanouir.

 

 

 

Source :

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-jeudi-22-fevrier-2024-8203474

 

 

 

Des artistes russes opposés à la guerre contraints de s'exiler...
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9 novembre 2022 3 09 /11 /novembre /2022 09:34
Jusqu'où ira Elon Musk ?

 

"Jusqu’où ira Elon Musk ? Jusqu'où ira l'homme le plus riche du monde, et nouveau patron du réseau social Twitter, qu’il vient de racheter au nom de la liberté d’expression ? Faut-il s’en réjouir ou s’en inquiéter ? La liberté d’expression à la sauce Elon Musk est-elle synonyme de liberté de parole ou de tapis rouge pour les contenus complotistes ou d’extrême droite ? Faut-il avoir peur de la toute puissance d’Elon Musk et d’une poignée de multimilliardaires qui ont tendance à se substituer aux États ?

 

Elon Musk, première fortune mondiale, s'invite un peu partout, que ce soit en Ukraine avec ses satellites, ou son plan de paix qu'il fait voter par des internautes, il s'invite aussi à Taïwan, il parle de la lune, de Mars qu'il veut coloniser, bref un homme d'une puissance folle, qui cherche à influencer le cours de l'histoire...

Escroc ou génie ?

En rachetant Twitter pour 44 milliards de dollars, l’homme le plus riche du monde devient aussi le plus influent de la planète… et prépare une petite révolution sur le réseau social.

230 millions d'utilisateurs dans le monde...

 

Patron de Tesla, le leader mondial de la voiture électrique, dirigeant de l'agence de tourisme spatial Space X, avec laquelle il veut conquérir Mars, Elon Musk est un magnat de la tech ultra influent. Il côtoie les plus grands dirigeants du monde... Donald Trump est un de ses plus fervents admirateurs.

 

Musk n'hésite pas à s'improviser diplomate : en Ukraine, il a offert son réseau d'accès à internet par satellite pour aider l'armée de Kiev à communiquer, puis il a conseillé aux Ukrainiens de faire la paix avec la Russie autour d'un plan qu'il a lui-même écrit. Il y a quelques jours, il a provoqué un nouveau tollé en voulant résoudre le conflit entre la Chine et Taïwan... une liberté d'expression qu'il revendique et promeut à travers le monde entier.

 

En rachetant Twitter, il va être l'arbitre de la liberté d'expression.

Qui est cet homme ? Un fou ? Un génie ?

 

Selon l'économiste Daniel Cohen, il est fou, il a appelé son fils du nom d'une voiture XA 12, l'état de Californie ayant interdit de mettre des numéros dans les prénoms, il a transformé 12 en lettres romaines. Ce n'est pas quelqu'un de tout à fait raisonnable. Il expliquait en 2017 qu'il serait sur la lune en 2022, il explique même aux Ukrainiens ce qu'ils doivent faire pour signer un traité de paix avec la Russie.

Il vit dans un monde de science-fiction, il s'est fabriqué un monde à lui, il l'habite, ça lui permet de ne pas voir que certaines choses ne sont pas possibles.

Par exemple, pour la fabrication de la Tesla, il a rêvé d'une usine de montage où il n'y ait pas un seul humain, il a lancé sa chaîne de montage en 2016, en 2018, il n'y avait toujours pas une seule bagnole qui sortait de sa chaîne de montage... il a été obligé de se résoudre à mettre des humains. Et son commentaire à la fin a été : "On sous estime les humains..."

 

Elon Musk se sent investi d'une mission : il parle de maximiser la vie des humains, il se pose en sauveur de l'humanité.

Selon Nathan Devers, romancier, la clef de l'argent n'est pas la bonne, ces géants de la tech n'ont pas un mode de vie où ils donnent l'impression d'être à la recherche de plaisirs absolus. Le fond de l'affaire, c'est que ces gens-là sont fondamentalement des religieux. Il s'agit de refaçonner l'humanité. Musk est habité d'une mystique de la technologie et d'une forme de messianisme dont il est lui-même le Messie sécularisé.

 

Mais, en fait, selon Julia Cagé, économiste, il n'a pas pour projet de transporter 6 milliards d'êtres humains sur Mars, il veut sauver ses semblables, c'est à dire une toute petite partie de l'humanité, des milliardaires comme lui. Il dit qu'il veut décarboner l'économie et il envoie des touristes dans l'espace !

Le monde de Musk, c'est une toute petite élite qui sera sur Mars qui regardera de très haut la planète avec des gens qui sont en train de mourir de faim et qui serviront à fabriquer les fusées qui enverront quelques milliardaires supplémentaires sur Mars. C'est, en fait, un libertarien, il est contre l'état parce qu'il pense que les milliardaires peuvent se substituer à l'état. Il pense que l'état est nul, inefficace, corrompu et que, lui, milliardaire n'a pas besoin de payer d'impôts, puisqu'il va prendre les bonnes décisions pour l'ensemble de la planète.

Musk,  Trump et Kanye West se positionnent comme des gourous avec une influence très forte sur une partie des opinions publiques, selon Asma Mhalla, spécialiste des enjeux du numérique.

 

Musk est en train de faire toute une campagne pour rassurer les annonceurs... Toutes ces plateformes du numérique tiennent grâce à nos désirs, nos failles égotiques, au fait que nous tous nous voulions y être.

 

Musk est une espèce de troll en chef, il pointe aussi les failles de notre système, maître en technologie, il est un capteur de données, données personnelles, industrielles, militaires, enfin, c'est un maître en techno politique.

 

Selon Daniel Cohen, Musk est antisystème, il est profondément anti syndicat, il interdit la syndicalisation dans ses entreprises, il est profondément libéral. Il croit jusqu'à la bêtise à la puissance de la technologie, il est dans un monde qu'il se fabrique lui-même.

Musk a racheté Twitter, c'est donc un de ces milliardaires qui mettent la main sur de grands médias.

 

Qu'un seul milliardaire possède un média aussi influent, c'est un problème pour le fonctionnement de la démocratie. Ainsi, Musk est dans une situation de dépendance par rapport au pouvoir Chinois, car la plupart de ses bagnoles sont fabriquées en Chine, la plupart de ses voitures sont vendues en Chine. Ce n'est pas du tout un être indépendant, éthéré. Selon lui, Taïwan doit accepter un statut à la Hong Kong.

 

La promesse des réseaux sociaux, c'est une promesse de démocratie et d'émancipation. Le résultat est complètement opposé à cette promesse d'émancipation.

On attendait une agora planétaire et on a le contraire : des fake news, des post vérités. On est dans une jungle sans médiateurs. Pour se faire entendre, il faut parler plus fort que les autres, appeler à haïr, c'est ça la grammaire des réseaux sociaux.

 

Pour Nathan Devers, la liberté séparée de la responsabilité, c'est un problème majeur. Des gens qui insultent sur Twitter ne diraient jamais ces insultes dans la rue, ils n'iraient jamais insulter un inconnu : ils auraient peur de se faire frapper ou de se faire insulter en retour.

 

Musk, lui, veut une liberté d'expression totale. Qu'est-ce que cela veut dire la liberté pour Elon Musk ?

Quelques jours après l'annonce du rachat de Twitter, il a relayé une fake news à propos de l'agression du mari de Nancy Pelosi, un article de blog assez obscur selon lequel Paul Pelosi avait fait appel aux services d'un prostitué et ce serait lui qui l'aurait agressé. C'est totalement faux.

 

Quelques heures plus tard, il finit par supprimer le tweet qui avait été liké des millions de fois entre temps. Si le chef en personne relaie des fausses nouvelles, c'est tout de même un gros problème.

 

De plus, dans les heures qui ont suivi le rachat de Twitter, on a noté une énorme augmentation des contenus de haine."

 

Après le rachat de Twitter, Elon Musk a licencié environ 50% du personnel : c'est raide ! On imagine le désarroi de tous ces employés qui ont été congédiés...

 

"Le processus de licenciement en cours est une farce et une honte. Des sbires de Tesla prennent des décisions sur des gens dont ils ne savent rien à part le nombre de lignes de codes produites. C'est complètement absurde", a tweeté dimanche Taylor Leese, le directeur d'une équipe d'ingénieurs qui dit avoir été mis à la porte.

 

 

Sources :

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/c-ce-soir-saison-3/4232974-emission-du-mercredi-2-novembre-2022.html

 

 

https://www.lepoint.fr/high-tech-internet/elon-musk-chez-twitter-les-surprises-ne-font-que-commencer-05-11-2022-2496537_47.php

 

 

 

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21 septembre 2022 3 21 /09 /septembre /2022 08:33
Une célèbre chanteuse russe dénonce la guerre en Ukraine...

 

Elle s'appelle Alla Pougatcheva : elle n'est pas connue en France, mais en Russie, elle est l'une des chanteuses pop les plus célèbres... c'est même probablement la femme la plus célèbre de Russie. C'est un peu l'équivalent russe de Johnny Halliday.

 

50 ans de carrière, débutée sous l'URSS, des chansons qui appartiennent au patrimoine populaire, des divorces à la pelle, autant de mariages, le dernier avec un comédien de 27 ans de moins qu'elle, qui critique régulièrement le pouvoir de Moscou...

 

Elle même n'a pas hésité à dénoncer l'offensive russe en Ukraine dans un message publié sur Instagram.

 

Une sortie particulièrement remarquée dans un pays où la répression dissuade d'évoquer l'invasion de l'Ukraine.

 

Sur son compte Instagram, suivi par près de 3,5 millions de personnes, Alla Pougatcheva, 73 ans, a réagi à l'annonce, vendredi, du placement de son mari, le comédien Maxime Galkine, sur la liste infamante des "agents de l'étranger" en Russie. 

 

"Je vous demande de me classer parmi les agents de l'étranger de mon cher pays", a écrit Alla Pougatcheva, dans un message à l'intention du ministère russe de la Justice.

"Car je suis solidaire avec mon mari, une personne honnête, intègre et sincère, un véritable patriote russe, incorruptible, qui souhaite que sa Patrie prospère et vive en paix", a-t-elle indiqué.

 

Selon elle, "son mari ne souhaite que la liberté d'expression, et surtout la fin de la mort de nos garçons pour des objectifs illusoires qui font de notre pays un paria et qui pèsent sur la vie de nos citoyens."

 

Des propos particulièrement violents qui ont suscité des milliers de réactions sur les réseaux sociaux. Le porte parole de Vladimir Poutine manifestement un peu gêné n'a pas souhaité commenter cette sortie.

 

Les médias officiels en ont repris uniquement le début mais en omettant toute référence à l'Ukraine.

 

Ainsi, peu à peu, des critiques s'élèvent en Russie contre "l'opération militaire spéciale" de Vladimir Poutine...

 

Cette chanteuse pop ne mâche pas ses mots : elle défend la liberté d'expression dont on connaît les limites en Russie. Elle évoque clairement les résultats désastreux de cette guerre : la mort de jeunes soldats, et elle va même jusqu'à dénoncer des "objectifs illusoires."

 

 

Sources :

 

https://www.tf1info.fr/international/russie-une-superstar-de-la-variete-russe-s-oppose-a-la-guerre-en-ukraine-2232700.html

 

 

https://fr.euronews.com/2022/09/18/russie-la-chanteuse-alla-pougatcheva-critique-la-guerre-en-ukraine

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14 mars 2022 1 14 /03 /mars /2022 13:25
Gare aux poutinolâtres !

 

"Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire..."

Si la devise n’est pas de Voltaire, il n’en demeure pas moins qu’elle illustre sa philosophie, telle qu’elle paraît notamment dans ses Questions sur l’Encyclopédie...

En tout cas, c'est une belle défense de la liberté d'expression, une liberté que refusent certains.

Ainsi, j'ai reçu dans la modération du journal Agoravox des messages de haine et de censure venus de fervents partisans et admirateurs de Vladimir Poutine...

Des admirateurs et admiratrices de la force virile du président russe !

Jugez plutôt :

"Ta gueule rosemar ; qu'est-ce que tu cherches ? instruis-toi, après, cause" 

Et en plus, c'est joliment dit !

 

Autre exemple venu de la même personne :

"Les couloirs humanitaires sont pour les habitants du Donbass, agressés par vos amis nazis depuis huit ans : la Russie ni la Biélorussie ne sont leurs ennemis. Votre bêtise crasse est un cas d'école"

 

On peut constater que ces messages s'accompagnent d'insultes virulentes et de termes vulgaires...

L'insulte est une forme de violence : que certains en prennent conscience enfin !

Voici donc les méthodes des partisans de Vladimir Poutine ! La censure, les insultes, la violence verbale... Une honte !

Pour ma part, je me refuse à censurer et à insulter : des méthodes scandaleuses qui soulignent en fait la faiblesse de ceux qui les utilisent.

 

Il est vrai que sur internet, la mode est aux insultes : sur twitter, les insultes sont de plus en plus fréquentes, certains n'hésitent pas à injurier des personnalités, des hommes et des femmes politiques, des enseignants. Il faut bien le reconnaître, ces insultes ne sont que des déversoirs de haine, des défouloirs sans grand intérêt : l'originalité n'est même pas de mise : les mêmes mots "salope, connasse, ordure" reviennent inlassablement et invariablement... Parfois, les mots sont moins grossiers mais tout aussi insultants :" nullité, retourne à ta niche, stupide", des mots qui tendent à nier les autres.

 

Ces injures ne servent qu'à masquer un manque de réflexion : l'insulte remplace une forme réelle d'argumentation, il est facile de traiter les autres de "nullité", il est facile de dire que leurs écrits sont vains, sans intérêt...

 

Quant à la censure, elle est déplorable ! Il est vrai que ce sont là des méthodes poutiniennes : les autorités russes ont bloqué l'accès à de nombreux sites d'information étrangers dans le pays. L'information est strictement contrôlée et encadrée...

Gare à celui ou à celle qui sort du cadre !

Des peines de prison allant de 3 à 15 ans sont même prévues pour les contrevenants !

Et les opposants au régime sont menacés de mort...

 

 

 


 

Gare aux poutinolâtres !
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