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11 août 2023 5 11 /08 /août /2023 11:12
Jazz, blues et poésie...

 

Léa Amable chanteuse,  musicienne de blues et Marc Simon musicien composent un duo enthousiaste, généreux, plein d'imagination...

Ils nous ont offert un spectacle chaleureux lors des Jeudis de Nîmes.

 

Le duo AMALéA nous emporte dans un jazz-blues poétique, joyeux...

Le spectacle s'ouvre sur un doux air de trompette, et on entend la voix de Léa Amable : "Je suis fou de galoper jusqu'au ciel sur mon cheval de papier...", une chanson onirique qui nous transporte dans un monde imaginaire...

Puis, il est question d'amour avec cette autre chanson : If this is love... une chanson rythmée par un air de guitare.

On est ensuite subjugué, comme envoûté par cette mélodie de la musique créole :

"Salangadou, Salangadou
Salangadou, Salangadou
Kote piti fi la ye?
Kote piti fi la ye?
Kote piti fi la ye?
Kote piti fi la ye?
La ye?

 

Salangadou, Salangadou
Salangadou, Salangadou
Où est la petite fille?
Où est la petite fille?
Où est la petite fille?
Où est la petite fille?
La ye?"

 

"Salangadou" de Leyla McCalla est une chanson captivante qui invite les auditeurs à une expérience culturelle riche et vibrante. À travers ses paroles répétitives et sa mélodie envoûtante, "Salangadou" capture l'essence d'une chanson folklorique traditionnelle haïtienne, et en plongeant dans ses paroles et son contexte, nous pouvons découvrir des significations plus profondes et explorer la signification de ce voyage musical.

À la base, "Salangadou" est une chanson d'appel et de réponse, une forme couramment utilisée dans les traditions musicales africaines et de la diaspora africaine, qui met l'accent sur la participation et l'unité de la communauté. La phrase répétée "Kote piti fi la ye?" sert d'appel, demandant où est la petite fille...

"Salangadou" est en fait un jeu traditionnel haïtien dans lequel les enfants forment un cercle, se tiennent par la main et chantent en se déplaçant en rythme. Ce jeu symbolise l'unité et l'harmonie de la communauté."


Puis, le duo de musiciens sollicite la participation du public pour une chanson très facile : c'est en 1971 que David Crosby a exhumé cet air du 15ème siècle : le carillon de Vendôme...

Cette chanson a une histoire très ancienne : il s'agit d'une comptine écrite en 1420 ! Le carillon de Vendôme énumère les dernières possessions du futur Charles VII, surnommé le "Petit roi de Bourges". Nous sommes alors en pleine guerre de Cent Ans, et les rois d'Angleterre successifs estiment que le royaume de France leur revient par héritage. En 1420, les derniers fiefs du roi de France se réduisent à peau de chagrin.

Parmi ces derniers, Orléans mais aussi trois autres villes de la région : Beaugency et Notre-Dame-du-Cléry dans l'actuel Loiret, et Vendôme dans le Loir-et-Cher...

 

"Mes amis, que reste-t-il ?

À ce Dauphin si gentil ?

Orléans, Beaugency,

Notre-Dame du Cléry,

Vendôme, Vendôme !"

 

Vendôme, Orléans, Beaugency, Notre Dame du Cléry... Et le public partagé en deux se prête au jeu de l'interprétation...

 

Nous sommes alors invités sous un marronnier avec une mélodie composée par Marc Simon : "Le chemin est court qui nous mène au ciel, lorsqu'on est allongé sous un marronnier... un moustique m'a piqué au mollet"...

Humour et poésie se conjuguent dans cette chanson pleine de douceur...

 

C'est encore la poésie qui est à l'honneur avec Those dancing days are gone de William Butler Yeats :

 

"Come, let me sing into your ear
Those dancing days are gone
All that silk and satin gear
Crouch upon a stone
Wrapping that foul body up
In as foul a rag 
I carry the sun in a golden cup
The moon in a silver bag

 


Viens que je te chante à l’oreille
Les jours dansants ne sont plus
Qui portaient soie et satin.
Accroupis-toi sur la pierre,
Enveloppe ce sale corps
Dans un haillon aussi sale
Je porte le soleil dans une coupe d’or
La lune en un sac d’argent"

 

Une chanson d'amour encore : I love my man de Billie Holiday...

 

Puis, on part en voyage dans un train fantôme, Mystery Train, un air très rythmé plein de gaieté...

 

Certains sont tièdes, d'autres sont brûlants comme Lily Flame, Lily la Flamme... et le public bat le rythme en tapant des mains...

 

 

On écoute encore un standard de jazz : une chanson de Luis Armstrong St-James Infirmary...

 

Marc Simon nous annonce alors que Les loups sont revenus ! Une chanson pleine de fantaisie et d'imagination où les loups se font hommes... 

 

Merci à ces deux artistes pour ce moment d'évasion, de rêves et d'harmonie...

 

 

 

 

 

 

 

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4 août 2023 5 04 /08 /août /2023 12:24
A la découverte d'un instrument : le basson...

 

Les CrocoBassons forment un ensemble constitué de cinq bassonistes : Eléanore Hege, Célia Verseils, Adrien Génevrier, Guillaume Brun, Lomic Lamouroux, issus du Conservatoire de Nîmes...

On connaît bien le violon, la guitare, la contrebasse, la trompette, la flûte, mais beaucoup moins le basson...

Un instrument qui mérite d'être mis à l'honneur !

"On ne fait pas du basson par hasard : on tombe amoureux de l'instrument, ou du professeur ou de la professeur ou de la fille du professeur de basson..."

Hélène Castel, professeur au conservatoire de Nîmes évoque le plaisir, les émotions, le bonheur que procure cet instrument peu connu...

Mais qu'est-ce que le basson ?

Bruno Paternot, comédien nous en fait, alors, une présentation humoristique :

"Le basson n'est pas contagieux, c'est une grosse pipe moins pratique mais moins toxique... l'avantage, c'est qu'il joue moins faux que le violon...etc."

 

Le quintette de bassons nous propose alors un programme de pièces chaleureuses, envoûtantes, parfois comiques... tous vêtus de noir, comme s'ils s'effaçaient devant leur art...

 

D'abord une Danse espagnole : Zapateado de Pablo de Sarasate, un air plein de gaieté, d'entrain et d'humour dans les graves...

 

Puis, une musique baroque, un concerto de Michel Corrette, le Phénix, un morceau enjoué, vif d'abord, puis un adagio plus sombre, langoureux, plaintif... et retour à l'allégro, dansant, léger, aérien...

 

On est séduit par ce concerto pour deux violons RV517 de Vivaldi adapté pour le basson : une musique emplie de gaieté, tourbillonnante, envoûtante dans la répétition qui devient langoureuse, douce, puis à nouveau un air pirouettant, dansant...

 

On apprécie ce morceau de Philippe Hersant : Sefarad, une musique lancinante, redondante qui s'assombrit puis qui devient dansante, avec des notes moyenâgeuses...

 

On est ensuite emporté par le rythme rapide, vertigineux du Tambourin chinois de Fritz Kreisler, un rythme qui s'alanguit doucement et qui "s'enchinoise" encore dans un tourbillon qui fait penser à un dessin animé rapide...

 

On est encore charmé par ces Histoires vraies de Jean-Philippe Audin, un morceau swingué, très dansant...

 

 

Enfin, on se laisse entraîner par un air très vif, enlevé : une pièce pour 6 bassons de Allan Stephenson. Et pour la circonstance, Hélène Castel accompagne ses élèves...

Merci à tous ces musiciens pour cette découverte du basson, un instrument qui demande du souffle, de l'énergie, et du travail...

 

Un spectacle présenté dans le cadre des Jeudis de Nîmes...

 

 

 

 

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12 mai 2023 5 12 /05 /mai /2023 11:49
Nîmes et le prix Goncourt...

Une exposition intitulée Nîmes et le prix Goncourt mettait en lumières trois figures illustres, trois Nîmois : Alphonse Daudet, Marc Bernard et Jean Carrière...

L'exposition présentait aussi de nombreuses couvertures de romans qui ont obtenu le prix Goncourt.

Une exposition qui raconte l'histoire de ce célèbre prix littéraire, en mettant l'accent sur trois auteurs nîmois.

Alphonse Daudet fut d'abord l'exécuteur testamentaire d'Edmond de Goncourt, Marc Bernard fut primé en pleine guerre, L'épervier de Maheux de Jean Carrière fut l'un des prix les mieux vendus de l'histoire mais aussi l'un des plus lourds à porter pour son auteur.

 

Le premier prix Goncourt fut décerné en 1903.

Il y a 50 ans, le prix Goncourt était attribué à Jean Carrière, à cette occasion son fils a demandé une exposition sur ce thème à la ville de Nîmes.

 

 

Dans un premier espace, on découvre les prémices de l'histoire de ce prix.

Les frères Goncourt sont deux intellectuels argentés, et aussi deux affreux bonhommes : misogynes, antisémites, mais ils sont attachés à la modernité de la littérature. Ils ont soutenu de jeunes auteurs talentueux.

Edmond de Goncourt crée l'académie Goncourt. Et quand il dépose son testament, il choisit Alphonse Daudet comme exécuteur testamentaire...

Daudet est alors très connu comme un écrivain régionaliste, il a écrit aussi des romans d'aventures qui paraissent dans la presse sous forme de feuilletons...

Dans l'exposition, on pouvait voir ainsi un manuscrit d'un  roman intitulé Jack, corrigé par la femme de Daudet qui joua un rôle actif dans l'écriture de ses oeuvres.

 

Le prix Goncourt est créé en 1903 et décerné à un roman de science fiction : il est attribué à  John-Antoine Nau pour son roman Force ennemie (Editions de la Plume).

En voici le résumé :
Un homme est enfermé dans un asile d'aliénés. Est-il fou ? Ou bien sont-ce les aliénistes qu'il faudrait mettre à sa place ? Il se croit habité par un esprit d'une autre planète et tombe passionnément, follement, désespérément amoureux d'une femme, Irène, internée comme lui dans le même établissement. Il s'enfuit, elle sort de l'asile, disparaît... Il court jusqu'au bout du monde pour la retrouver...

On le comprend : cette oeuvre est complètement tombée dans l'oubli, alors que d'autres prix Goncourt restent célèbres, par exemple Le Feu de Barbusse en 1916, un ouvrage écrit en pleine guerre.

 

Marc Bernard, quant à lui, reçoit le prix Goncourt en 1942 : c'est un écrivain nîmois, issu d'un milieu populaire, il écrit des romans prolétariens, et en 1942, il est récompensé pour "Pareils à des enfants." Marc Bernard y retrace son enfance à Nîmes...

L’objectif de Marc Bernard pour Pareils à des enfants était de faire revivre des gens simples. Le récit relate les premières années du héros : son enfance, le départ de son père infidèle et coureur de jupons, la vie quotidienne difficile avec sa mère, tout cela inscrit dans le décor de sa Nîmes natale.

En raison d'une pénurie de papier, le livre s'est mal vendu à l'époque, en pleine guerre.

Les oeuvres de Marc Bernard ont été cependant constamment rééditées, il fut un homme de gauche très engagé.

L'exposition permettait des découvrir des extraits de son roman "Pareils à des enfants", qui étaient situés sur un plan de la ville de Nîmes.

On pouvait découvrir aussi un film Une journée toute simple, réalisé d'après un roman de Marc Bernard... une journée à Nîmes en 1968.

 

Enfin, Jean Carrière, né à Nîmes, est issu d'une famille de musiciens. Il écrit d'abord des essais sur le jazz et la musique du début du XXème siècle.

A 17 ans, il connaît une crise existentielle : il a l'impression de perdre son enfance, une période vécue comme une merveille, il a la nostalgie de cette époque.

Puis, il devient le secrétaire particulier de Jean Giono qu'il considère comme son père spirituel. Giono l'encourage à écrire.

En 1967, il écrit son premier roman : Retour à Uzès, couronné par le prix de l'Académie Française.

En 1972, il reçoit le prix Goncourt pour L'épervier de Maheux : un des plus gros succès de l'histoire du Prix Goncourt.

Pourtant, Jean Carrière vit mal ce succès, c'est une personnalité fragile.

Son père meurt peu après dans un accident et il fait une dépression.

En 1987, il publie Le Prix d'un Goncourt où il raconte ses difficultés à la suite de l'obtention de ce prix. Il était passé soudain de l'ombre à la lumière... il était devenu très vite l'écrivain des Cévennes. Et ce n'était pas son intention...

 

L'exposition permettait de découvrir de nombreux documents : manuscrits, extraits de romans, photos, article de journaux... ainsi que de nombreuses reproductions de couvertures de romans qui ont obtenu le prix Goncourt.

 

 

 

 

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22 janvier 2023 7 22 /01 /janvier /2023 13:52
Un joli voyage musical...

 

Un mini concert donné à Nîmes dans le cadre du Festival des Hémisphères, un concert sur le thème du voyage...

Le Trio Borsalino nous emmène d'abord en Afrique avec une musique de Henry Mancini composée en 1961 pour le film Hatari...

Nous voici transportés sur le dos d'un bébé éléphant, un air enjoué, plein d'entrain, de vivacité...

On se laisse bercer par cette musique enfantine, légère, emplie d'humour...

 

Puis, nous empruntons le funiculaire ! 

Encore une musique célèbre, rayonnante, et si vive !

Funiculì funiculà est une chanson napolitaine dont la musique fut composée par Luigi Denza en 1880 sur des paroles en napolitain du journaliste italien Giuseppe Turco.

Cette chanson publicitaire a été écrite pour commémorer l'inauguration du funiculaire du Vésuve à Naples, qui eut lieu un an plus tôt.

Une musique que j'ai entendue très tôt dans mon enfance : mes grands-parents paternels étaient enfants d'émigrés italiens venus de Naples et de Gênes... et ils écoutaient souvent des airs du pays : O sole mio ! Funiculi, funicula !

 

"Nè jamme da la terra a la montagna
No passo nc'è! No passo nc'è
Se vede Francia, Proceta e la Spagna
E io veco a tte! E io veco a tte
Tirato co li ffune, ditto 'nfatto
'Ncielo se va, 'ncielo se va
Se va comm' 'à lu viento a l'intrasatto
Guè, saglie sà! Guè, saglie sà
Jamme, jamme 'ncoppa, jamme jà
Funiculì, funiculà!"

 
"Montons de la terre à la montagne,
Il n'y a qu'un pas
On voit la France, Procida, l'Espagne
Et je te vois,
Tirés par des cordes, aussitôt dit aussitôt fait,
On va au ciel
On va comme le vent et, tout à coup,
Oh, tu montes, tu montes
Allons, montons, allons,
Funiculi, funicula, funiculi, funicula"


 

Enfin, un hommage aux musiciens du Titanic qui ont joué jusqu'à la dernière minute : une musique nostalgique, si douce... Un moment d'émotions et de rêves...

 

Merci aux trois musiciennes pour ce joli moment de détente : Michelle Lalor, une irlandaise alto, accompagnée par Sharman Plesner, originaire du Texas au violon et Laurence Aragon à la contrebasse...

 

 

 

 

Trois premières vidéos : rosemar

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17 juin 2022 5 17 /06 /juin /2022 11:20
Mais qu'est-ce qu'ils ont inventé, les pauv' Gaulois ?

 

Une farce pour se moquer des Romains et de leur prétention à avoir tout inventé...

La pièce de théâtre met en scène deux légionnaires benêts qui se rencontrent.

Deux soldats romains, de retour de la guerre des Gaules, font un point sur leur condition. Prouesses et vantardises dictent la rencontre. 

 

Les deux légionnaires se présentent d'abord puis énumèrent leurs innombrables campagnes :  ils  commencent alors à se plaindre du mauvais état de leurs caligae.

"On me donnerait des sandales en papyrus que ce serait pareil..."

"-Pourquoi ils nous donnent pas la caligae gauloise ? ça, c'est de la godasse ! Jamais une réparation !"

"-De l'entretien, c'est tout !"

-" ça te tient toute la vie !"

-"Même pendant les batailles !"

-"Ah sacrés Gaulois !"

"-Faut quand même leur apporter la civilisation !"

"Ah les Gaulois ! Pauvres Gaulois ! Qu'est-ce qu'ils ont inventé ? A part la caligae ?"

"Ah si ! La cotte de mailles !"

-" Ah les Gaulois ! Non, mais mise à part la cotte de mailles, qu'est ce qu'ils ont inventé, les pauv 'Gaulois ?"

 

Et le dialogue se poursuit, énumérant toutes les inventions des Gaulois et elles sont nombreuses !

Jugez plutôt : le casque à protège joues, la faux, la moissonneuse mécanique, la forge, l'extraction des minéraux, le cerclage des tonneaux, le travail du bronze, l'orfèvrerie, les pantalons (les braies), les tuniques avec des manches, la capuche (le cucullus)...

 

La farce utilise un des ressorts essentiels de la comédie : le procédé de répétition qui transforme les personnages en marionnettes...

"Du mécanique plaqué sur du vivant", c'est ainsi que Bergson définit ce procédé comique.

Ce procédé a été amplement utilisé par Molière : on se souvient de cette réplique réitérée par le vieux Géronte dans les Fourberies de Scapin : "Mais que diable allait-il faire dans cette galère ?"

Ou encore de cette autre réplique d'Orgon dans Tartuffe : 'Le pauvre homme !"

Un procédé très efficace qui déclenche immanquablement le rire des spectateurs.

On retrouve aussi le comique de caractère avec des personnages de soldats romains fanfarons, infatués, imbus de leur personne, pleins d'arrogance...

Cette farce fait songer à une comédie antique de Plaute : Le soldat fanfaron, Miles gloriosus, en latin. Adaptée d'une pièce grecque, la comédie de Plaute met en scène un soldat vaniteux prompt à s'attribuer des exploits guerriers imaginaires.

 

Ce spectacle qui mêle humour et culture était présenté à Nîmes, lors des Journées Romaines, par la Compagnie Le Rouge et le Vert...  avec Thierry Paillard et Valérie Barral...

 

Un bon moment de détente et d'humour pour ce spectacle en plein air, selon la tradition antique...

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 11:02
Les journées romaines : le fort des légionnaires...

 

Pour quelques jours, du 4 au 8 mai 2022, la ville de Nîmes est redevenue Nemausus, ville romaine...

De multiples spectacles, reconstitutions, animations se sont déroulés dans la Rome française...

Cette année, l'empereur Hadrien était mis à l'honneur avec un grand spectacle dans l'amphithéâtre de la cité : Hadrien et la guerre des Pictes, une grande fresque mise en scène par l'historien Eric Teyssier... combats de gladiateurs, course de chevaux, reconstitution de la guerre contre les Pictes...

 

Un fort de légionnaires a même été reconstitué, tout près des Jardins de la Fontaine, au coeur de la cité antique...

Pendant plusieurs jours, des ouvriers ont bâti ce fort selon un savoir faire d'antan, avec des rondins de bois, à l'intérieur, des tentes ont été installées, l'occasion de découvrir différents aspects de la vie dans la Rome antique...

 

Avec une cinquantaine de légionnaires constamment présents, ce fort a proposé des démonstrations et a permis de comprendre comment se déroulait la vie quotidienne du temps des romains. Forge, fabrication du pain, stratégie militaire, construction… Tout était expliqué sous forme de jeux et d’ateliers.

 

Des passionnés sont venus d'Italie pour transmettre leur savoir... des échoppes, des stands pour découvrir la vie romaine...

 

Démonstrations de manoeuvres militaires, découverte des stratégies et des techniques de combats de l'époque, apprentissage de la forge ou encore participation à différents ateliers libres, les stands disponibles permettaient de se glisser dans la peau d'un soldat romain...

 

Ateliers sur l'architecture, la cotte de mailles, la mosaïque, le travail du cuir, les jeux, le tissage, les bijoux, la fabrication de bracelets, des ateliers d'écriture, musique, sculpture,  cosmétique, et même un atelier de magie noire...

Les enfants ont ainsi pu s'initier à toutes ces techniques du passé auprès de spécialistes...

Des cours d'histoire vivante, en direct...

 

Un des ateliers permettait de fabriquer des sandales romaines, des caligae :  des sandales lacées, faites de lanières de cuir, portées par les soldats romains. Elles sont munies d'une épaisse semelle de cuir lourdement ferrée de clous pointus pour éviter de glisser.

 

Ce fort a attiré un public nombreux : les participants répondaient aux questions des visiteurs curieux de s'informer sur l'antiquité romaine...

Une taverne romaine permettait aussi de boire de l'hydromel, de goûter des fruits secs...

 

Une belle initiative de la municipalité de Nîmes... un moment convivial, ludique, éducatif dans une ambiance chaleureuse...

 

 

 

 

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11 mai 2022 3 11 /05 /mai /2022 09:54
La folie des jeux vidéos...

 

"Quelque part, dans cette galaxie, au XXème siècle, des bipèdes ont inventé le jeu vidéo, un loisir exaltant et particulièrement addictif...

On a l'impression d'assister à une épidémie de folie collective provoquée par le jeu.

 

Depuis presque 50 ans, on transporte ces jeux sur des dizaines de consoles portables, objets cultes pour des générations de joueurs, des petites machines toujours plus puissantes, qui rassemblent des communautés de gamers.

1989, à Berlin, la tendance est plutôt au casse briques, au Japon, la première Game Boy voit le jour, des trentenaires sont biberonnés au Super Mario.

Des trentenaires qui retournent en enfance grâce à ces jeux...

"Ce qui est sympa avec la Game Boy, c'est qu'on pouvait jouer partout, à la cour de récré avec des copains", témoigne un joueur...

"On était dans la salle d'attente chez le médecin, on allait aux toilettes, on pouvait jouer, enfin, c'était incroyable de pouvoir jouer partout et de pouvoir finir une partie..."renchérit un autre adepte de ces jeux.

 

"Les graphismes n'étaient pas énormément poussés, donc comme on était enfant, on s'imaginait dans l'univers de ces jeux... c'est cette magie là qu'on retrouve 20 ans plus tard.", commente encore un autre passionné de jeux.

"On ne s'ennuie pas, quoi !", conclut enfin un autre joueur...

Comme si l'ennui n'était pas utile et formateur ! Il suscite l'imagination, le rêve... ces instants sont très importants pour reposer notre cerveau et laisser libre cours à nos pensées et à notre imagination.

 

 Pourtant, la console en noir et blanc n’a failli jamais sortir car étant miniature, personne ne croyait au projet. Mais ça a cartonné !

200 millions d'exemplaires vendus !

Dans les années 2000, les gamers s’arrachent les nouvelles consoles. Les seniors aussi sont concernés par la tendance. 

On a souvent présenté les gamers comme des solitaires asociaux, mais depuis des années, ils pratiquent en groupes, avec des tournois réguliers."

 

Trois milliards de joueurs et de joueuses dans le monde ! 

A n'en pas douter, un marché juteux !

 

Mais ces jeux addictifs entraînent leurs adeptes dans une spirale abrutissante...

Les témoignages des joueurs sont révélateurs : jouer partout, en toutes circonstances, même dans les toilettes !

Une addiction dangereuse pour la santé, qui peut conduire à la sédentarité, au rejet de la réalité, à l'enfermement...

Avec internet, cette addiction a pris une nouvelle ampleur.

Comme l'écrit Bruno Patino, spécialiste des médias et des questions numériques "L'ère numérique, c'est l'ère du jeu intégral et du calcul permanent. C'est l'alliance des deux qui la rend si efficace et nous fait participer avec un bel entrain à notre propre servitude..."

Et il ajoute : "James Clark, créateur d'un des premiers navigateurs de l'Internet, explique ce que sera, d'après lui, le monde à venir : un univers où tout se fera sur la forme relationnelle du jeu. Et plus exactement du jeu vidéo dans lequel il faudra se mouvoir, progresser et répondre à des sollicitations permanentes."

Effrayant ! N'est-ce pas le nouveau métavers que nous prépare Marc Zuckerberg ?

Et, la société chinoise ne ressemble-t-elle pas déjà à un vaste jeu vidéo avec le système du crédit social qui consiste à évaluer, récompenser et punir les citoyens selon leur comportement ?

 

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/culture/jeux-video/jeux-video-l-evolution-du-gaming-au-fil-des-annees_5111809.html

 

La folie des jeux vidéos...
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9 février 2022 3 09 /02 /février /2022 09:56
L'écologie selon Aymeric Caron... une écologie métaphysique !

 

"Notre imaginaire est complètement confiné... j'ai pu dans des ouvrages précédents proposer des choses qui paraissent irréalistes même quand il s'agit des droits des animaux.", déclare le militant écologiste Aymeric Caron...

Et il précise encore : "Ce sont des idées séduisantes.

La plupart des gens qui nous écoutent sont éduqués dans l'idée qu'un destin c'est faire des études, trouver un travail pour vivre, ce travail va vous occuper toute votre semaine, c'est lui qui va organiser votre vie, c'est pas votre vie de famille, c'est pas vos goûts, ça on va le mettre un peu de côté, et puis on sait qu'il va y avoir une retraite, on ne sait pas aujourd'hui si c'est 65, 70, bientôt 75 ans, et on donne l'idée aux gens, dès qu'ils naissent que c'est la seule option possible... Et le problème des possibilités politiques qui ont été offertes, depuis un certain nombre d'années, c'est d'essayer de composer des variables d'ajustement dans cette chose qui paraît indépassable...

 

Alors, justement, l'écologie, c'est la seule offre politique qui propose à chacun de vivre autrement en expliquant : vous savez, il n' y a pas que le travail pour s'émanciper, pour se réaliser surtout dans une société qui vous le permet de moins en moins.

Imaginez que vous ne travaillez plus ( ça, c'est de l'écologie pure ) que quinze ou vingt heures par semaine... quoi ? C'est quoi cette folie ? Mais c'est absolument impossible, l'économie ne peut pas, mais si, l'économie peut soutenir ce système.... ça veut dire quoi ?

ça veut dire que vous aurez du temps pour vous occuper de votre famille, ça veut dire que sur les domaines de la vie qui vous intéressent, la musique ou tel projet associatif, vous aurez désormais du temps pour vous en occuper.

 

Pourquoi aujourd'hui on ne peut pas s'impliquer convenablement dans la vie démocratique ?

Parce que le système nous assomme complètement dans un quotidien du travail qui fait que quand on rentre chez soi, on n'a pas tous le temps pou se consacrer à d'autres activités.

 

Quand on repense le rapport au temps, on repense au rapport à notre vie... quand tout à coup on a du temps pour s'investir dans la vie démocratique, pour comprendre l'essentiel... depuis 30 ans ou 40 ans, l'écologie politique s'est enfermée dans une vision de l'écologie qui est mathématique, l'écologie des quotas : produire un peu moins de CO2, détruire un peu moins d'espèces, etc.

L'écologie, aujourd'hui, qu'il faut expliquer, c'est une écologie métaphysique. Et c'est là dessus qu'échouent profondément nos politiques."

 

Voilà un programme séduisant !

Alors que nous courons sans cesse après le temps, alors que le travail accapare une grande partie de notre temps, peut-on refonder un autre système ?

 

L'humanité est questionnée dans sa survie avec les politiques qui sont menées par nos gouvernants.

La croissance, la course à la rentabilité dans de nombreux domaines : l'école, l'hôpital, les Ehpad, continuent à polluer et à empoisonner nos sociétés.

 

Source :

 

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/c-ce-soir-saison-2/3035293-l-ecologie-peut-elle-faire-rever.html

 

 

 

L'écologie selon Aymeric Caron... une écologie métaphysique !
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17 décembre 2021 5 17 /12 /décembre /2021 12:20
Vers un monde virtuel ?

"

"L'empereur des réseaux sociaux ! Il a lui-même l'air d'un être irréel : le teint pâle, les traits réguliers, une coupe de cheveux où rien ne dépasse, il ressemble à un poupon en cire...

Marc Zuckerberg, le patron de Facebook règne sur 2 milliards d'utilisateurs dans le monde et il vient de leur annoncer un changement d'ère.

 

"Aujourd'hui, on va parler du métaverse, je veux imaginer avec vous tout ce qui sera possible...", déclare Marc Zuckerberg.

Il fait sa promotion grâce à son avatar, son double dans le monde digital : jeux, rencontres, travail, culture, tout sera possible dans le métaverse.

 

L'un des moyens d'en profiter sera un énorme casque qui immerge complètement dans la réalité virtuelle, une aubaine financière pour Facebook rebaptisé Méta qui le vend près de 300 euros.

 

Ce futur se construit en partie en Virginie,  à Ashburn : la capitale mondiale des serveurs de données : 70% du trafic internet planétaire y transite, et dans ce lieu, on se projette déjà dans le métaverse.

 

"La version 1 du web a connecté l'information et nous a donné internet. La version 2 a connecté les gens, ça a donné le commerce en ligne et les réseaux sociaux. On se dirige vers la version 3, le métaverse. C'est la convergence du monde physique et du monde digital", explique Kathy Hackl, experte en stratégie métaverse.

 

Une start-up est pionnière dans la création d'avatars volumétriques : de vrais doubles digitaux : on peut y voir un studio de capture visuelle Microsoft... il n'y en a que 4 dans le monde.

 

Un journaliste sert de cobaye : 70 caméras prennent chaque caractéristique physique, chaque mouvement, chaque expression du visage qui nous rendent humains et uniques.

 

Aujourd'hui, nous avons une adresse email comme part de notre identité pour vivre, consommer, travailler.

"D'ici moins de 30 ans, chacun de nous aura un double, un jumeau virtuel qui sera utilisé comme part de notre identité : c'est excitant mais aussi un peu vertigineux."

 

Nos avatars iront faire nos formations, nos démarches officielles dans le métaverse et des avatars de présidents se rencontreront pour des sommets virtuels.

On pourra même assister aux spectacles de son idole et être juste à ses côtés.

 

Ce métaverse existe déjà dans une version simplifiée : l'entreprise Virbela est située dans un monde digital. Il faut se créer un avatar pour y accéder. Les 160 employés de l'entreprise ont tous été recrutés dans le métaverse, et ne se voient jamais dans le monde physique. 

 

D'autres sociétés ont installé leur siège dans ce métaverse : ainsi, une entreprise d'immobilier qui vend de vraies maisons dans le monde physique, leur siège est dans le monde virtuel et cela leur fait économiser beaucoup d'argent.

Cela annonce aussi une révolution économique : les experts s'attendent à une réduction importante des locaux d'entreprise dans le monde physique.

 

Imaginé depuis longtemps par la science fiction, le métaverse existe à San Francisco depuis plus de 20 ans.

Second life pilote un monde virtuel, ses résidents y font leurs courses, y achètent de nouveaux vêtements, gagnent de l'argent.

C'est le seul endroit où l'on peut visiter Notre Dame de Paris déjà reconstruite : en fait, un avatar de Notre Dame qui ressemble à un décor de dessin animé avec des couleurs criardes, une schématisation décevante.

 

"Certains trouveront cet univers effrayant pour le futur de l'humanité", commente le journaliste.

Mais les créateurs de second life se veulent rassurants : bien sûr, certains joueurs de jeux vidéos y passent des heures mais la plupart des gens n'y consacrent qu'une fenêtre de leur temps... cela permettra d'offrir à l'humanité un monde d'expériences et d'imagination sans limite.

 

A peine développé, le métaverse est déjà l'objet de moqueries : l'office de tourisme islandais fait la promotion de l'Islandverse... un endroit avec de vrais rochers et de la vraie eau, de vrais humains, bref un monde physique qui a encore des choses à offrir."

 

En effet, il y a de quoi se moquer.

Et, en même temps, c'est très étrange : on a l'impression que les confinements, le télétravail, la distanciation physique sont comme les prémices de ce métaverse ?

C'est donc ce monde virtuel qui nous est promis avec les futures pandémies et leurs virus mutants qui nous menacent ?

Un monde effrayant, en effet : travailler, faire ses courses, avoir des activités de loisirs grâce à un avatar ? C'est terrifiant !

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/internet/reseaux-sociaux/facebook/technologie-a-l-interieur-du-metaverse-le-monde-virtuel-de-demain_4882345.html

 

 

 

Vers un monde virtuel ?
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15 octobre 2021 5 15 /10 /octobre /2021 12:40
Les baby-boomers : une génération de privilégiés, vraiment ?

 

Les baby-boomers, des chanceux, gâtés par l'histoire : c'est l'image que l'on donne souvent des baby-boomers. Une génération gâtée par la vie entre paix et prospérité...

On les accuse même d'avoir profité de la vie de manière égoïste et de laisser aux jeunes une planète dégradée...

Des fées se seraient penchées sur leur berceau ! Mais la réalité est bien différente...

 

Il ne faut pas oublier ce qu'était le niveau de vie après la guerre : les enfants et les adolescents nés dans les années 50 et 60 ont vécu dans des appartements ou des maisons inconfortables.

Dans beaucoup de foyers, pas de chauffage central : on chauffait seulement la cuisine avec un poêle à bois ou à charbon...

Dans nombre de foyers, pas de salle de bain, on se lavait dans la cuisine au robinet, avec une bassine...

Dans beaucoup de logements, pas de toilette, pas de WC : on faisait ses besoins dans une tinette...

 

Dans ces conditions précaires, les hivers étaient froids. On pouvait utiliser des "briques", chauffées sur une cuisinière, que l'on disposait ensuite sous les draps afin d'apporter un peu de chaleur dans les lits et les chambres.

Le niveau de santé était aussi bien moindre après la guerre... le taux de mortalité était beaucoup plus élevé qu'il ne l'est aujourd'hui. L'hygiène était précaire.

Ce sont des réalités dont on parle peu : il est important que les nouvelles générations prennent conscience de ces difficultés.

 

Les enfants de cette période n'étaient pas gâtés comme les enfants d'aujourd'hui : un seul jouet, un seul cadeau à Noël...

 

Les loisirs étaient rares : la télévision était encore peu répandue, et bien sûr, l'ordinateur, les portables n'étaient pas encore inventés.

 

Il est vrai que le problème du chômage des jeunes n'existait pas : aujourd'hui, sans qualification, difficile de trouver un emploi.

Mais si on fait un bilan, on constate que les enfants, les adolescents ont aujourd'hui une vie plus confortable, plus libre que les baby-boomers.

Avec l'avènement de l'enfant-roi, les jeunes occupent une situation privilégiée dans nos sociétés : ils disposent de nombreux loisirs, ils sont choyés comme jamais.

Leurs parents et grands-parents les aident aussi financièrement dans leurs études supérieures.

 

 

 

 

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