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31 mai 2026 7 31 /05 /mai /2026 11:20
Maman, la plus belle du monde...

 

Une chanson qui parle à chacun d'entre nous, tant elle renvoie à l'enfance, à l'image de la mère...

 

Dès les premiers mots, l'emploi du mot familier "Maman", et du tutoiement évoque l'univers de l'enfance, une intimité, une connivence... le texte se présente ainsi comme un discours adressé à toutes les mamans et a une valeur universelle.

 

Les compliments qui suivent relèvent d'une forme d'idéalisation propre au regard d'un enfant sur une mère, avec des hyperboles, des superlatifs : "la plus belle du monde", "aucune autre... n'est plus jolie, et une comparaison élogieuse avec l'expression :"un ange du paradis"...

Le compliment se poursuit avec l'évocation de "voyages, de paysages" qui ne peuvent faire oublier l'image de celle qui a "de beaux cheveux gris".

Car l'âge ne peut effacer la beauté d'une maman...

 

Et l'amour d'une mère est source de "joie profonde", notamment lorsque les bras se rejoignent et s'enlacent "Lorsqu'à mon bras ,Maman, Tu mets ton bras." La répétition du mot "bras" suggère ici une harmonie, une réciprocité, une entente parfaite.

 

Le compliment s'attarde aussi sur le regard, "les jolis yeux", d'autant plus beaux que "tant d'amour les inonde"...

 

Le temps a passé, mais l'adulte reste toujours pour une mère "le petit enfant sage des jours heureux."

Et c'est l'amour encore qui transforme la réalité, qui la sublime, qui défie le temps...

 

Car l'amour d'une mère est unique, il n'a pas de "trêve", et se perpétue malgré le temps qui passe et malgré tous les obstacles...

Et même "lorsque tout s'effondre", Maman, toi, tu es là", dit le poète, comme une présence essentielle..., elle est d' une fidélité absolue et elle fait preuve d'un amour inconditionnel.

 

La mélodie douce, pleine de tendresse, émouvante restitue tout cet amour infini d'une maman...

 

Bonne fête à toutes les mamans !

 

Pour mémoire :

Maman la plus belle du monde est une célèbre chanson de Fernand Bonifay interprétée principalement par Luis Mariano et Tino Rossi (1958). Il s'agit d'une adaptation d'une chanson italienne de Marino Marini, La più bella del mondo (1957).

 

Les paroles :

https://www.paroles.net/luis-mariano/paroles-maman-la-plus-belle-du-monde

 

 

 

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28 novembre 2025 5 28 /11 /novembre /2025 13:23
Je me souviendrai d'Acapulco...

Une belle chanson dans le répertoire de Luis Mariano : une vision idéalisée d'Acapulco liée à un souvenir amoureux...

Acapulco : n'est-ce pas un nom empli de charme et de poésie, un nom qui fait rêver avec ses sonorités réitérées de voyelle "a" et de consonne gutturale "k", sa finale "o" pleine d'exotisme ?

Un nom et un lieu laissant un souvenir inoubliable au narrateur qui s'exprime à la première personne donnant une tonalité lyrique à cette chanson : le texte se présente ainsi comme une confidence intime et personnelle teintée de mélancolie et de nostalgie...

Un souvenir d'autant plus fort qu'il est associé à des sensations, d'abord une sensation auditive avec l'évocation d'une musique qui résonne comme "un écho" :

"Je me souviendrai d'Acapulco
Et j'entendrai comme un écho
Cette musique"

Plus loin, le narrateur nous fait entendre "la chanson du vent qui se mêle doucement au bruit de l'océan", grâce à un vocabulaire musical, puisqu'il évoque des "mélodies" d'où "naît une symphonie" : des images poétiques associées à la nature.

 

Des hyperboles élogieuses viennent compléter ce tableau sensuel et sensible :

"Et sous d'autres cieux
Loin du paradis que l'on trouve ici
Je regretterai la volupté
L'enchantement des nuits d'été
Du pacifique"

On perçoit là une présentation idyllique : un pays que l'on ne peut oublier et qui suscite l'envie d'y revenir... 

Après les sensations auditives, ce sont des sensations visuelles qui sont mises en valeur :

"Sous le soleil couchant
C'est un ravissement
C'est l'heure des amants
Les fleurs ont des couleurs

Les femmes une fraîcheur
Qu'elles n'ont pas ailleurs"

La vision du soleil couchant, celle des fleurs sont encore associées à des hyperboles valorisantes.

C'est là une évocation pleine de sensualité, avec le thème de l'amour et l'éloge sensuel des femmes du pays... 

 

La mélodie douce et entraînante nous invite à la rêverie et nous emmène vers des rivages exotiques, vers une sorte de paradis perdu... elle nous berce et nous fait songer aux langoureux mouvements des vagues... 

 

Pour mémoire :


Cette chanson issue de l'opérette  Le Chanteur de Mexico, créée en 1951 au théâtre du Châtelet  a été écrite par Raymond Vincy et Henri Wernert sur une musique de Francis Lopez...

 

 

Les paroles :

https://www.paroles.net/luis-mariano/paroles-acapulco



 

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8 novembre 2024 5 08 /11 /novembre /2024 12:59
Fandango du pays basque !

 

Fandango : un mot qui chante et qui danse avec ses deux voyelles nasalisées "an", ses consonnes variées, fricative, dentale, gutturale, ses voyelles ouvertes "a", "o" qui peuvent traduire étonnement ou admiration...

Un mot bien approprié pour désigner une danse, en l'occurrence  une danse traditionnelle espagnole de couple, d'origine andalouse, accompagnée de castagnettes et de guitare et qui peut être chantée. Les caractéristiques du fandango sont un rythme continu de castagnettes et une accélération constante du tempo.

 

C'est ce rythme vif, endiablé que l'on retrouve dans une chanson interprétée par Luis Mariano, Fandango du pays basque, Luis Mariano étant lui-même originaire du pays basque espagnol.

 

Dès le premier couplet, le Fandango apparaît comme une entité vivante à qui s'adresse le chanteur, dans une apostrophe, en employant le tutoiement :

"Fandango du pays basque
Fandango simple et fantasque
Pour te danser dans les bras d'un garçon
Une fille ne dit jamais non!"

 

Le fandango est décrit aussi comme une danse joyeuse qui favorise les rencontres...la fête, la poésie, l'amour...  c'est une danse qui emporte et entraîne tout le monde dans ses tourbillons, non seulement les êtres humains mais aussi toute la nature environnante... tant est forte l'attraction de cette danse.

On voit ainsi "La montagne flirter avec l'Adour", un fleuve... et l'écho du fandango qui se répand de "Sare à Bilbao" !

Et la nature entière se met à l'unisson de ce "chant d'amour : les oiseaux, le ruisseau"...

 

 Un chant si joyeux qu'il permet toutes les "folies"... un chant interprété  lors de nombreux "mariages"... un chant magnifié grâce au procédé de personnification puisque le poète s'adresse au fandango, en employant la deuxième personne du singulier : "tes accents si joyeux, ton rythme qu'on a dans le sang."

Un chant, une danse si entraînante que "Les mains sur les tambourins bien entrain Rythment ce refrain jusqu'au matin."

Ce fandango grâce à sa vivacité et son entrain a même un effet magique rajeunissant :

"Alors grand-père et grand-mère
Ont des regards qui s'éclairent
En écoutant cet air du bon vieux temps
Il revoient leur printemps de vingt ans!"

 

La mélodie est à l'unisson des paroles : rythmée, joyeuse, virevoltante, elle nous entraîne dans ses tourbillons de notes...

 

Pour mémoire :

La chanson Fandango du pays basque  a été chantée par Luis Mariano dans le film "Fandango", 1948. Les paroles ont été écrites par André Tabet et Gérard Carlier - La musique a été composée par Francis Lopez.
 

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/luis-mariano/paroles-fandango-du-pays-basque


 

 

 

 

 

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1 novembre 2024 5 01 /11 /novembre /2024 12:52
Andalucia mia pays d'amour !

 

Andalucia ! Ce nom n'est-il pas à lui tout seul empreint de charme, de poésie, d'exotisme ? Voyelle "a" redondante, réitérée à  trois reprises, son "ou" langoureux, sifflante "c" pleine de douceur... et c'est aussi un mot de cinq syllabes, ample, majestueux qui nous fait voyager vers d'autres contrées du sud...  l'Espagne...

Dès l'ouverture de cette chanson, le son des guitares et des castagnettes nous transporte en Espagne...

 

Un bel hommage au pays d'origine, un bel hommage à l'Andalousie avec cette chanson... car le poète semble évoquer ici sa terre natale en employant ce possessif : "Andalucía mía". Et l'on perçoit aussitôt un attachement profond à cette région.

Ce pays est, dès lors, naturellement associé à l'amour... avec quelques mots de ce champ lexical : "amour, coeur, baiser, lèvre..." un amour fidèle, éternel, comme le suggèrent ces indications de temps : "toujours, que de fois".

Le poète s'adresse aussi à sa terre natale, en employant la deuxième personne du singulier, une façon de la personnifier, et de la magnifier...

 

La description qui suit est élogieuse, faite de perceptions visuelle, olfactive, auditive particulièrement agréables et douces dans ces expressions "ton ciel en fleur, parfum léger de tes doux orangers, J’entends toujours Tous les refrains si fous."... de quoi combler de "bonheur" le  poète...

Les sonorités de fricative "f" contribuent aussi à cette impression d'infinie douceur...

Si bien que ce pays devient un paradis dans une apostrophe hyperbolique "Ô divin paradis".

 

Pourtant, ce paradis est jugé "frivole" par l'opinion commune, comme le montre la relative "que l'on dit frivole".

Mais, ce n'est là qu'une fausse réputation corrigée aussitôt dans les vers suivants :

"Tu m'as appris
Le prix d'une parole
Quand on jura chez moi
De s'aimer d'amour"

Le tutoiement familier traduit encore une complicité et le vocabulaire suggère une fidélité à toute épreuve.

Le refrain est de nouveau une déclaration d'amour réitérée :

"Andalucía mía
C'est pour toujours !
Andalucía mía
Pays d'amour !"

Le dernier couplet est une évocation des filles d'Andalousie : on les entend chanter des refrains qui sont magnifiquement  comparés à des "bijoux". Et le poète fait aussi l'éloge de leur baiser inoubliable :

"Et je frémis encore
Au baiser si fort
De leur lèvre qui mord !"

 

Cette chanson est ainsi une magnifique ode à la sensualité : tous les sens sont sollicités. L'amour du pays devient aussi au fil du texte l'amour des filles de ce pays...

La musique joyeuse, rythmée et douce à la fois restitue bien cette atmosphère sensuelle et voluptueuse...

 

Pour mémoire :

Cette chanson a été écrite par Raymond Vincy et Albert Willemetz, la musique composée par Francis Lopez. La mélodie est inspirée d'une pièce symphonique connue : Andaluza du compositeur : Enrique Granados.

 

Les paroles :


https://greatsong.net/PAROLES-LUIS-MARIANO,ANDALOUSIE,107597786.html

 

 

 

 

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25 octobre 2024 5 25 /10 /octobre /2024 12:12
La Belle de Cadix a des yeux de velours...

 

Une chanson qui évoque une femme fatale : comme souvent, elle n'est pas vraiment décrite mais représente un idéal de beauté. Elle n'est pas nommée, elle est seulement désignée par une périphrase : "la Belle de Cadix", avec un article défini, donc forcément la plus belle...

 

Seuls ses yeux, son sourire sont soulignés et mis en valeur : des "yeux de velours, des yeux langoureux, ses jolis yeux noirs, son sourire". La jeune femme est aussi associée à l'amour... et l'auditeur est pris à témoin avec l'emploi de la deuxième personne du pluriel : "La Belle de Cadix vous invite à l'amour".

Une scène est alors esquissée : la danse de la Belle dans une "posada", une auberge, dès lors les cavaliers s'empressent pour la voir danser, et "viennent tenter leur chance." Les pluriels "les caballeros, les hidalgos" suggèrent une foule venue pour courtiser la jolie jeune fille.

 

Mais le commentaire qui suit ne laisse aucun espoir à tous ces prétendants : "La Belle de Cadix ne veut pas d'un amant !"

 

Le thème de la femme fatale est de nouveau exploité dans le couplet suivant... on voit la jeune femme entourée de "beaucoup d'amoureux". Deux d'entre eux sont nommés et évoqués : "Juanito de Cristobal", et "Pedro le matador"... deux hommes prêts à tout pour conquérir la belle, l'un serait prêt à "tuer un rival", et l'autre à "donner sa fortune" pour l'amour de la Belle.

Ainsi la femme fatale est souvent associée au malheur, à la mort, à la déchéance...

 

Sauf que la Belle de Cadix, elle, n'a jamais eu d'amant ! Elle n'est donc pas vraiment une séductrice comme l'archétype de la femme fatale...

 

Dans le couplet suivant, on assiste au départ de la Belle, après une folle nuit de danse : on la voit danser "Dans le monde et le bruit Toutes les seguidillas" !

Dès lors, qui pourrait penser que la jeune femme "a pris le chemin Qui mène à  Santa Filla" ? Qui pourrait penser qu'elle "est entrée au couvent" ?

C'est pourtant la chute surprenante de cette chanson... une chute qui laisse ses amoureux désarçonnés et déconfits... ce que l'on perçoit dans les cris joyeux du refrain qui se ralentissent à la fin de la chanson...

 

La mélodie joyeuse, rythmée nous invite à visualiser la danse de la Belle, et les prétendants qui l'entourent et la courtisent avec ferveur...

 

Pour mémoire : La musique a été composée par Francis Lopez, les paroles écrites par Maurice Vandair.

"La Belle de Cadix" est aussi une opérette : c'est la première opérette à connaître un grand succès dans l'immédiat après-guerre. Elle est créée à la va-vite fin décembre 1945, et restera à l'affiche pendant 2 ans. Elle renouvelle un peu le genre de l'opérette d'avant-guerre, avec ce côté exotique à la mode dans les années 1950.

 

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/luis-mariano/paroles-la-belle-de-cadix

 

 

 

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18 octobre 2024 5 18 /10 /octobre /2024 12:18
Rossignol, rossignol de mes amours...

 

Une chanson en forme de conte, avec tous les ingrédients d'un conte traditionnel : la formule initiale intemporelle "Il était une fois", et les personnages,  une belle princesse, un oiseau, un prince charmant...

Nous voici entraînés dans l'univers de l'enfance et des belles histoires enchantées... et dans un univers mythique et lointain, le conte ayant une valeur universelle.

 

Dès le premier couplet, on découvre "une fille de roi Enfermée nuit et jour Au sommet d'une tour", un personnage stéréotypé, comme souvent dans les contes, elle n'est pas décrite, ni nommée, on apprend seulement qu'elle est triste et qu'elle est même un symbole de la tristesse, comme le suggèrent ces hyperboles : "Au coeur plein de tristesse, Elle pleurait toujours". On ne sait même pas pourquoi elle est enfermée si rudement.

 

Après des imparfaits duratifs, intervient soudain une rupture avec cette indication de temps "Un jour" suivie d'un passé simple à valeur ponctuelle :

"Un gentil rossignol
Vint dire à la princesse"

Comme souvent, le conte fait alors intervenir le merveilleux, ici le rossignol qui est personnifié s'exprime : 

"Je t'apporte l'espoir" dit-il.

 

Ce rossignol peut représenter la nature, la liberté, une ouverture bénéfique sur l'extérieur, comme une respiration dans un monde clos. Le rossignol et son chant symbolisent, aussi, traditionnellement l'amour.

 

Dès lors, la princesse n'a qu'un souhait : revoir le rossignol et elle l'appelle tous les soirs de ses voeux, en chantant...

Le refrain nous fait entendre cette douce et mélodieuse chanson..., c'est un appel pressant, insistant comme le montre la double répétition de l'apostrophe "Rossignol, rossignol de mes amours", et du verbe venir à l'impératif : "viens, reviens".

 

La princesse l'invite à venir chanter sous sa fenêtre, à minuit, "quand la lune brillera"..., elle réclame donc une sorte de sérénade nocturne, un chant qui permettra à son chagrin de "s'envoler", belle métaphore qui évoque encore l'oiseau...

Le chant, la musique comme thérapie : voilà une magnifique évocation des pouvoirs magiques de la musique !

 

Et le voeu de la belle est exaucé : on assiste au retour du rossignol, et à des gestes d'affection et d'amour : "Elle le caressa et elle l'embrassa". Et voilà le rossignol métamorphosé en prince charmant, encore un élément merveilleux et traditionnel des contes de notre enfance. La belle a trouvé l'amour...

 

Les derniers vers de la chanson nous présentent une sorte de généralisation : la recette est reprise par "Les filles du pays" qui "Chantent toutes les nuits", espérant elles aussi trouver l'amour !

Une belle conclusion, une belle morale : on perçoit là une belle évocation des pouvoirs de la musique et du chant...

 

La mélodie est pleine de gaieté, de douceur, de légèreté, de charme notamment dans le refrain...

 

Pour mémoire : Cette chanson interprétée par Luis Mariano a été écrite par Raymond Vincy, Francis Lopez a composé la musique.

 

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/luis-mariano/paroles-rossignol

 

 

 

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