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11 octobre 2026 7 11 /10 /octobre /2026 11:52
Automne, le Magnifique !

 

Des panaches de rousseurs sur les marronniers... sur les bords, les feuilles se parent de teintes mordorées, des bogues s'ouvrent sur des rondeurs de marrons luisantes...

 

 

 

Sous les arbres, on admire une fête des couleurs qui s'entremêlent : verts, dorés, bruns, bleu du ciel, branches obscures...

 

 

 

Les tilleuls resplendissent : sur des branches sombres, leurs feuillages lumineux embrasent le ciel...

 

 

 

Partout des teintes chaleureuses : un marronnier majestueux dessine des palettes de couleurs sur l'azur...

 

 

 

 

Sur les hauteurs, la Tour Magne rayonne, entourée de la verdure des pins et des éclats de rouille des marronniers...

 

 

 

Voici l'Automne, le Magnifique !

 

 

 

 

 

 

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9 octobre 2026 5 09 /10 /octobre /2026 11:42
Hello, le soleil brille brille brille...

 

Tout le monde connaît cet air de musique associé à un film célèbre Le Pont de la rivière Kwaï, un film de guerre britannico-américain de David Lean, sorti en 1957. C'est l'adaptation du roman du même nom de l'écrivain Pierre Boulle publié en 1952.

Cette musique existait pourtant bien avant le long-métrage de David Lean : "Colonel Bogey March", composée en 1914 par le Britannique Kenneth J. Alford, pseudonyme du chef de musique militaire Frederick J. Ricketts.

 Et cet air sera repris en France, sous le titre "Hello, le soleil brille", par Annie Cordy, qui en fait une chanson populaire.

 

La chanson évoque le retour joyeux d'un certain "Johnny" vers son pays natal : le refrain empli d'optimisme souligne la présence du soleil de manière insistante avec une triple répétition :

"Hello le soleil brille brille brille"

Le soleil apparaît comme un symbole d'espoir, de bonheur...

Et l'apostrophe "Hello" apporte une touche familière à ce discours adressé à un certain "Johnny", ainsi que le tutoiement : "tu reviendras bientôt", comme un message de réconfort.

 

Il s'agit de retrouver le village natal, un lieu proche de la nature symbolisé par un "vert cottage Plein de chants d'oiseaux". Sensations visuelle et auditive emplies de douceur se conjuguent pour restituer ce lieu de l'enfance...

Un lieu qui est aussi celui de l'amour d'une "blonde" qui attend le retour de son "Johnny", et qui "brode en rêvant" : une image apaisante et rassurante...

Et ce lieu est aussi le symbole de la famille, des parents, de tous les amis... des images réconfortantes et familières...

 

Le village est encore associé au printemps dans le couplet suivant avec ce détail : "le lilas fleurira Là-bas dans ton Ecosse", une vision agréable faite de renouveau... La mention du pays : l'Ecosse apporte une dimension réaliste à la chanson bien que la représentation de l'Ecosse soit idyllique.

Et l'évocation de la famille se complète avec cette indication : 

"Le jour des noces
De ta soeur Anna"

 

Mais avant ce retour tant espéré vers le village natal, il reste des épreuves à traverser :

"Accroche-toi quand l'orage va gronder
A l'espoir qui te fait marcher"

L'espoir est ainsi un soutien précieux face aux dangers qui menacent. Mais quels sont ces dangers ?

Le mot "victoire" utilisé dans les vers suivants semble évoquer un contexte de guerre : "La victoire aime les coeurs ardents".

Ainsi le courage porté par l'espoir peut aider à la victoire.

 

Les dernières strophes évoquent le retour tant attendu : et c'est le bonheur annoncé qui se réalise avec ces expressions : "d'un coeur joyeux", "tu vivras heureux", "l'amour" qui "attend" le personnage....

 

La mélodie radieuse emporte avec elle un souffle d'optimisme, de gaieté, d'enthousiasme... eh oui, les musiques militaires sont souvent pleines d'entrain... une façon de galvaniser les troupes...

 

Pour mémoire : 

Robert Chabrier a écrit les paroles, Kenneth J. Alford a composé la musique...

 

Les paroles :

https://lyricstranslate.com/fr/annie-cordy-hello-le-soleil-brille-lyrics.html

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Colonel_Bogey_March

 

 

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4 octobre 2026 7 04 /10 /octobre /2026 11:45
Une si jolie farandole !

 

La farandole ! Un joli mot qui chante et qui rayonne de soleil ! La farandole ! Un mot qui danse avec son défilé de consonnes variées, fricative initiale "f", gutturale "r", dentale "d"...

Les voyelles ouvertes "a", "o" suggèrent aussi des cris d'admiration...

 

Une danse qui rassemble, qui réunit puisque danseurs et danseuses se tiennent la main et forment une longue chaîne humaine... le mot lui-même, tout en longueur, semble mimer cette enfilade de danseurs...

 

Une danse qui rassemble jeunes et moins jeunes dans une ronde joyeuse au son des fifres et des tambourins...

 

La farandole crée ainsi une belle harmonie...

 

Une danse de Provence, ma terre natale...

 

Et aussitôt, surgissent des pins, des cèdres, des cyprès, les chants des cigales, des senteurs de thym, de romarin, de lavande...

 

Des paysages inondés de soleil...

 

La farandole nous emporte et nous invite dans ses rythmes joyeux, robes et jupons colorés virevoltent sous un ciel lumineux...

 

Un si joli spectacle ! Et une magnifique tradition !

 

 

 

 

Les paroles :

 

Quand dans l’azur monte le clair soleil
Tout est joyeux sous le ciel de Provence
Quand dans l’azur monte le clair soleil
De la gaieté, c’est le réveil
Dans les vergers faisant des rondes folles
Les oiseaux chantent leurs refrains
Et pour guider la vive farandole
Vibrent d’accord fifres et tambourins
De la cigale, la note égale
Rythme gaiement la danse provençale
De la cigale, l’aigre chanson
Mets des bruits d’or dans l’or de la moisson.

 

 

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2 octobre 2026 5 02 /10 /octobre /2026 11:41
La Marche des Anges...

Une magnifique chanson, émouvante, qui évoque le thème de l'absence amoureuse, de l'éloignement vécu comme un manque douloureux...

Le narrateur s'exprime à la première personne, épanchant sa peine, comme une confidence, ce qui rend le texte particulièrement touchant...

Et le manque est d'autant plus fort avec cette hyperbole qui ouvre la chanson :

"Mon cœur se trouve au bout du monde".

Ainsi, le personnage se dédouble et voit son propre coeur parti "au bout du monde"  l'expression traduisant un déchirement profond.

Et c'est dans cet éloignement que le temps se fait particulièrement lourd et pesant, comme le montrent ces indications temporelles marquant une sorte d'obsession : "au jour le jour, Comptant les heures et les secondes".

 

Mais, le refrain égrène l'espoir de retrouver cet amour, comme une certitude, une façon de conjurer l'absence et de ne pas désespérer...L'emploi de l'indicatif futur vient souligner cet espoir et cette certitude :

"Quand on se reverra, ma vie renaîtra
Et je sécherai mes pleurs sur tes joues, mon ange"

Les retrouvailles, l'amour sont perçus alors comme une véritable renaissance, et la fin de toute peine.

Et le personnage imagine ce retour comme s'il le vivait dans le présent, une façon de garder l'espoir et de survivre :

"Dans tes bras en trouvant l'oubli des jours désunis
Résonnera dans nos cœurs la marche des anges"

Les bras, le visage de l'être aimé sont soulignés, une façon d'actualiser ces retrouvailles... et l'amoureux d'évoquer alors deux coeurs à l'unisson dans une harmonie digne du paradis, comme le suggère l'image des "anges". L'amour apparaît ainsi comme quasiment divin et revêt une dimension religieuse... magnifique image !

Ainsi, la mélodie est elle même inspirée d'un chant religieux célèbre : Les Anges dans nos campagnes...

 

Et c'est la prière qui domine dans le couplet suivant, une prière adressée au ciel comme un dernier recours, le vocabulaire évoque douleurs, "souffrances" éprouvées par le personnage mais aussi par l'aimée avec cette métaphore très forte : " tu te meurs à m'espérer".

La prière vise aussi à retrouver "le pays de l'enfance", symbole d'innocence, d'harmonie.

 

Dans les strophes suivantes, le vocabulaire se fait plus guerrier et violent encore : 

"Dans le cahot de ma tourmente
Je ne résiste que par toi"

On devine alors que le personnage est sous le feu de la guerre... d'autant qu'il émet ce souhait : "Vienne le jour de ma victoire"...

Le souvenir aide le soldat à tenir, à résister, "le visage, la voix" de l'être aimé le "hantent" comme pour le soutenir.

La chanson s'achève sur ce magnifique souhait : 

"Vienne avec toi le temps d'aimer"...

Cette expression "le temps d'aimer" peut revêtir aussi une signification générale : après le temps de la haine et de la guerre, il faut que vienne le temps de la réconciliation, de l'amour partagé...

 

La mélodie guerrière, au début, ponctuée par des roulements de tambours, se fait plus ample et douce dans le refrain avec l'évocation des retrouvailles tant espérées...

 

Pour mémoire :

La marche des anges est une chanson de Charles Aznavour datant de 1960-1961, écrite pour le film Un taxi pour Tobrouk de Denys de La Patellière. Les paroles sont de Charles Aznavour et l'arrangement de Georges Garvarentz ; la mélodie s’inspire largement de ce chant de Noël : Les anges dans nos campagnes. 

 

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/charles-aznavour/paroles-la-marche-des-anges
 


 

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30 septembre 2026 3 30 /09 /septembre /2026 11:22
L'I A : une nouvelle incitation à la paresse...

 

Il y avait déjà les écrans, internet qui nous incitent à la paresse physique : nous passons de plus en plus de temps assis devant des écrans, immobiles, statiques.

Notre corps se ramollit, l'obésité nous guette...

 

"Aujourd'hui, l'adulte moyen passe 70% de sa vie assis ou allongé, complètement immobile : il bouge 30% de moins que ses pairs des année 1960. Quant aux enfants, ils passent 50% de leur temps libre (donc en dehors de l'école)... assis.

Or, toutes nos actions physiques ont une vertu libératrice fondamentale : elles sont la clé pour se dégager du ressassement et de l'esprit en boucle..." écrit Fabrice Midal dans son ouvrage  Empêcher que le monde ne se défasse.

 

Et voici qu'avec l'avènement de l'Intelligence Artificielle, c'est toute notre activité intellectuelle qui est menacée, ainsi que l'esprit de recherche...

L' I A, c'est une nouvelle incitation à la paresse : pourquoi réfléchir, pourquoi se fatiguer à chercher ? Il suffit de poser la question à une Intelligence Artificielle...

Rapidité, efficacité sont vantées de toutes parts...

 

Mais c'est ainsi que la pensée se délite et s'appauvrit...

Difficile, désormais, pour les enseignants de donner des devoirs à faire à la maison car l'I A est accessible à tous les élèves : pourtant, ces devoirs étaient l'occasion de faire des recherches, de réfléchir longuement sur des textes littéraires, par exemple...

 

Et la littérature elle-même est affectée par ce recours à l'I A : ainsi Thélyson Orélien plusieurs fois primé est suspecté d'avoir écrit son roman "C'était ça ou mourir" avec l' Intelligence Artificielle.

Une suspicion qui paraît crédible, d'autant que cet "auteur" s'est révélé coupable de nombreux plagiats dans ses oeuvres précédentes...

 

Et pourtant, le roman de Thélyson Orélien a été encensé par la critique et par de nombreux  auteurs présents notamment sur le plateau de la Grande Librairie : "Ce livre est un événement, ça n'a jamais été écrit avant, c'est la première fois avec une telle langue ! Quand il y a une langue, comme ça, une langue poétique pour dire l'indicible, alors la mort n'a pas le dernier mot. Il y a une scène, une traversée de forêt, c'est de la grande littérature ! il y a une vélocité du verbe, vous êtes un poète, ça se sent..." dit le romancier Yannick Haenel.

Rappelons ici l'origine et l'étymologie du mot "poète" : il vient d'un verbe grec "ποιεῖν, poiein", "créer, faire"...

Où est la création quand on fait appel à l'I A ?

 

Désormais, nous entrons dans l'ère de la suspicion : un monde où tout peut être faux, une image, un visage, une voix, une information, et même une oeuvre littéraire...

Vers quel abîme va l'humanité ?

 

 

 

 

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27 septembre 2026 7 27 /09 /septembre /2026 12:22
Une si douce colombe au bord de l'eau...

 

Une colombe blottie sur le muret près du canal resplendit de lumières sur un fond teinté de bleu, de vert...

 

 

 

 

Non loin de là, le jet d'eau accompagne ce magnifique spectacle de son doux murmure...

 

 

 

 

On admire les reflets ondoyants du canal, on est ébloui par la robe lumineuse de l'oiseau, son plumage soyeux, le léger duvet de dentelles sur son aile...

 

 

 

 

On découvre avec émerveillement les teintes nimbées de rose de sa livrée, de son bec... son oeil d'un bleu profond...

 

 

 

 

Quelle sérénité, quelle douceur dans ce tableau ! Quelle harmonie !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 septembre 2026 5 25 /09 /septembre /2026 12:00
Vole vole !

 

Une chanson emplie d'émotion, de sensibilité : l'image de l'oiseau qui vole suggère une libération, un bonheur de s'évader loin d'un monde trop pesant...

 

Les impératifs qui scandent le refrain "Vole vole" signent un discours familier avec une succession d'apostrophes qui sont autant de belles images et qui évoquent la douceur, la fragilité : "petite aile, mon hirondelle, petite soeur, mon ange, petite flamme".

 

Les nombreux verbes de mouvement à l'impératif : " Vole, vole... Va t'en loin, va t'en... Rejoins... Quitte... va rejoindre" soulignent comme une urgence.

 

Et on comprend que la chanson s'adresse à un être fragile qui souffre avec de nombreux termes qui insistent sur cette idée : "manteau de misère... ma douleur... ta souffrance... rien ne te soulage... tes heures épuisées... ta peau de misère."

 

On voit aussi qu'il s'agit d'un être cher grâce à l'emploi de l'adjectif possessif et de termes à valeur hypocoristique : " mon hirondelle, mon ange, ma douleur, mon amour, mon ange, mon âme."

L'amour est si grand que la douleur de la personne aimée est ressentie également par celui ou celle qui s'exprime...

 

Et quand la douleur est trop forte, la mort apparaît comme une délivrance, un bonheur retrouvé : il s'agit de rejoindre "le ciel et l'éther, l'autre rive, Celle des fleurs et des rires", de "retrouver la lumière", de devenir une "colombe", autant de belles images qui rassurent et apportent un réconfort.

 

Il s'agit de "voler", avec l' idée d'un nouvel élan, d'une élévation...

 

Ainsi, le mot "mort" n'est jamais utilisé, car il est question d'apaisement, de délivrance et même de bonheur.

 

Le jeu de mots : "Vole, tu l'as pas volé" suggère aussi comme une récompense face à l'adversité et la souffrance.

 

Voilà une chanson à valeur universelle qui nous touche, car elle évoque la condition humaine, sa fragilité, et elle peut s'adresser à toute personne qui souffre...

 

La mélodie d'une douceur infinie vient souligner le message d'apaisement, de bonheur retrouvé...

 

L'interprétation sensible de Céline Dion participe aussi à l'émotion...

 

Pour mémoire :

Vole est une chanson interprétée par Céline Dion, écrite et composée par Jean-Jacques Goldman, qui rend hommage à la nièce de Céline Dion, Karine, morte de la mucoviscidose. Elle est parue sur l'album D'eux en 1995.

Fly, l'adaptation en anglais signée Phil Galdston, est présente sur l'album Falling into You.

 

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/celine-dion/paroles-vole

 

 

 

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20 septembre 2026 7 20 /09 /septembre /2026 11:42
Ecureuil bondissant sur le pin...

 

Un écureuil a bondi sur le pin : il vole de branche en branche !

 

 

Sa silhouette gracile se détache en ombre chinoise sur l'arbre, sous le soleil du matin...

 

 

Soudain, il disparaît dans les ramages du pin, mais on perçoit ses mouvements agiles et vifs, chahutant les branches...

 

 

Puis il réapparaît, parcourt le pin à une vitesse vertigineuse, il monte au sommet, quel remue-ménage dans l'arbre !

 

 

Il saute, bondit avec une agilité étonnante !

 

 

Le voici de l'autre côté du pin bien éclairé par le soleil de ce matin d'été : on admire alors les couleurs fauves et rousses de sa robe... 

 

 

 

Quel magnifique acrobate !

 

 

 

 

 

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13 septembre 2026 7 13 /09 /septembre /2026 13:03
La pluie enfin !

 

Après des jours de canicule, la pluie enfin !

 

 

 

Elle envahit le paysage de ses éclats lumineux...

 

 

 

Le pin rayonne sous les nuages, soudain lustré par l'eau de pluie...Ses branches luisent d'un nouvel éclat...

 

 

 

La nature revit sous ce ruissellement bienveillant... les couleurs de vert s'intensifient...

 

 

 

 

 

Les feuilles se couvrent de myriades de gouttes d'eau ! Que du bonheur !

 

 

 

 

Le mahonia resplendit, une brume de pluie sur ses feuilles vernissées sublime l'ensemble du massif...

 

 

 

 

 

 

 

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11 septembre 2026 5 11 /09 /septembre /2026 11:31
La ballade de Molly Malone...

Une magnifique ballade irlandaise...

Une chanson qui met à l'honneur une personne humble, modeste, une simple marchande de poissons et de fruits de mer : Molly Malone...

Le personnage est magnifié, divinisé, qualifié de "Madone", dès le début de la chanson.

 

Un personnage de légende est ainsi évoqué, ce que suggère bien l'expression "on raconte que".

Les adjectifs utilisés "douce", "belle" viennent encore sublimer la jeune fille.

Et on entend dans le refrain la ritournelle de cette marchande qui vante son étal de poissons : "Alive Alive ! Oh !", une façon d'incarner ce personnage, de le rendre proche de nous...

On entend encore la jeune fille vanter sa marchandise en chantant : "Voyez s'ils sont beaux, mes fruits de mer, et pas chers, alive, alive oh !"

 

On la voit ensuite se rendre au marché "dès l'aurore", puis "dresser son étalage de frais coquillages", et les vendre pour ses pauvres parents". Une évocation pleine de réalisme...

On retrouve la mention des origines modestes de la jeune fille.

 

Mais le destin de la jeune marchande s'interrompt brutalement avec l'emploi d'un passé simple : "Elle mourut d'une fièvre, une rose sur les lèvres".

L' image de la "rose" symbolise la jeunesse, la beauté et aussi la fragilité de la vie...

 

Et aussitôt, le personnage est divinisé : "Elle est montée au ciel, telle une tourterelle".

La comparaison avec l'oiseau, image de pureté, vient encore magnifier la jeune Molly Malone.

 

Et voici "une petite marchande devenue une légende" : on perçoit le contraste entre la modestie du personnage et la renommée qu'elle a acquise... contraste perceptible aussi dans l'expression "fleur de ruisseau"...

 

Et voici que "les soirs de clair de lune on entend dans la brume une voix qui fredonne"...

Par delà la mort, "elle chante dans la lande", comme une sorte de résurrection...Le merveilleux surgit alors dans ce décor empreint de mystère : "les soirs de clair de lune, dans la brume."

La jeune femme suscite l'émotion face à son destin tragique : "Elle fait pleurer l'Irlande et son drapeau..."

"Alive, alive oh !"

La mélodie douce, tendre nous fait entendre la voix enchanteresse de Molly Malone...

 

Les paroles :

https://www.boiteachansons.net/en/partitions/hugues-aufray/la-ballade-de-molly-malone

 

Pour mémoire :

La chanson  La Ballade de Molly Malone  est l’adaptation française par Hugues Aufray d’une célèbre chanson irlandaise,  Molly Malone, également connue sous le titre Cockles and Mussels. 

Molly Malone est l'hymne officieux de la ville irlandaise de Dublin. Elle est chantée par les supporters de l'équipe de Dublin GAA et de l'équipe internationale de rugby à XV. La chanson raconte l'histoire d'une belle poissonnière qui exerçait son métier dans les rues de Dublin, mais qui est morte de la fièvre alors qu'elle était encore jeune.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Molly_Malone

 

Les paroles de la ballade irlandaise :

 

https://lyricstranslate.com/fr/dubliners-molly-malone-lyrics

 

https://www.lacoccinelle.net/256851.html

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