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30 janvier 2026 5 30 /01 /janvier /2026 12:29
Fidèle, fidèle...

Une chanson de Charles Trenet qui nous entraîne dans une ronde de souvenirs simples mais si précieux : Fidèle !

Et le poète très attaché à ses souvenirs ne peut s'en séparer et les oublier et il leur voue une fidélité sans faille, ce que souligne bien la répétition insistante de l'adjectif "fidèle" dans le refrain...

 

Fidèle à quoi ? D'abord à des souvenirs associés à la nature : "Un soir d'été, le vol d'une hirondelle". Le poète est bien sûr un observateur de la nature, de ses beautés, des êtres qui la peuplent. 

Puis, c'est "un sourire d'enfant, un rendez-vous", on est sensible à la simplicité de ces évocations, à leur humanité...

L'antithèse "riens" "tout" dans les vers suivants "À des riens qui pour moi font un tout" vient souligner l'importance de ces souvenirs qui s'inscrivent dans la mémoire personnelle du poète, ce que montre l'emploi récurrent de la première personne du singulier : "je", "pour moi".

 

On retrouve l'idée de simplicité dans les évocations suivantes assez éclectiques mais toujours très simples, liés à l'enfance :

"Un vieux toutou, une boîte d'aquarelle
Le port de La Nouvelle au mois d'août."

Car c'est bien le pays natal auquel fait référence ici Trénet... avec ce vers : "Le port de La Nouvelle au mois d'août."

 La commune fait partie du Narbonnais, un pays comprenant Narbonne et sa périphérie, et Charles Trenet est né à Narbonne...

On retrouve des références au pays natal, l'Occitanie, dans la strophe suivante : "Un castillet tout neuf, un Canigou. Une rue d'Béziers"

Le Castillet ou Castellet (en catalan) est un monument de la ville de Perpignan qui fut tour à tour porte de la ville et prison d'État. Trenet a fréquenté un collège à Béziers, et le massif du Canigou est dans la région...

L'emploi de l'article indéfini "Un castillet tout neuf, un Canigou. Une rue d'Béziers" permet de mettre en évidence le caractère unique de ces lieux pour le poète.

 

Les amis, la famille ne sont pas oubliés : 

"Un drôle d'Albert et sa sœur en dentelles... une tante Émilie Une maman partant pour Budapest"

Le poète est attaché à des souvenirs bien éloignés du monde matérialiste dans lequel nous vivons... son attention se porte sur sa "vieille maison", dont on perçoit toute la valeur sentimentale...

 

Dans le couplet suivant, c'est le sentiment amoureux qui est évoqué : une rencontre à Montauban, un premier amour de jeunesse qui reste gravé dans son coeur... on perçoit tout le bonheur de ces instants passés à travers un vocabulaire hyperbolique : "candides ardeurs, si jeunes, plus léger qu'un elfe."

 

Le dernier couplet, à l'inverse, traduit un désarroi, avec, cette fois, une question : "pourquoi rester fidèle", et c'est le thème de la fuite du temps qui l'emporte, avec une succession de subordonnées de temps commençant par "quand"...

"Fidèle, fidèle pourquoi rester fidèle
Quand tout change et s'en va sans regrets
Quand on est seul debout sur la pass'relle
Devant tel ou tel monde qui disparaît"

La solitude, la fuite du temps soulignée par des verbes de mouvement, par l'image des "bateaux qui sombrent" restituent un désenchantement...

La métaphore de l'"ombre fidèle à d'autres ombres" vient renforcer l'idée de désarroi et de solitude...

 

La mélodie swinguée, pleine de légèreté et de tendresse nous entraîne dans tous ces souvenirs... et elle reste joyeuse même dans le dernier couplet empreint de mélancolie...

 

On retrouve dans cette chanson l'optimisme de Charles Trenet : le passé est un trésor qu'il faut savoir préserver... La fidélité dans ce texte n'est pas seulement amoureuse, mais elle s'attache au passé en général, à l'enfance, au pays natal, aux amis, à la famille, à la nature...

Et, ainsi, cette chanson est une vraie leçon de vie et de mémoire... Le procédé de l'énumération permet de donner un rythme, un élan vital au texte...

 

Les paroles :

 

https://www.le-parolier.net/paroles-trenet-fidele.html

 


 

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25 janvier 2026 7 25 /01 /janvier /2026 12:50
L'arbre aux écureuils...

 

Jour de pluie : le pin sous les nuages paraît bien morne et triste...

 

 

Soudain, le pin s'anime : un écureuil roux bondit et dévale à vive allure les branches, un éclair de lumière dans la morosité de ce jour d'hiver...

 

 

Il s'installe sur une branche où on l'aperçoit roulé en boule en train de savourer une pigne de pin...

 

 

 

Soudain, un autre écureuil file jusqu'au sommet de l'arbre, en équilibre, puis redescend sans doute après s'être emparé d'une pigne dont il se délecte lui aussi...

 

 

 

 

 

La pluie raye le paysage, mais les écureuils viennent ensoleiller le pin de leurs mouvements vifs, de leur éclat doré...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 janvier 2026 7 18 /01 /janvier /2026 12:54
Arbres au crépuscule...

 

En ce soir d'hiver, les platanes majestueux déploient leurs branches brumeuses sur l'azur éclairé par les lueurs du couchant...

 

 

 

Les ramures se détachent en ombres chinoises sur ce fond bleuté et légèrement doré...

 

 

 

Les arbres immenses envahissent le ciel de leurs entrelacs de branches...

 

 

 

 

Quelle magnificence ! 

 

 

 

Dans la paix du soir, on admire cette force tranquille des arbres, leur présence élégante, leurs panaches de branches dépouillées...

 

 

 

Quelles splendeurs dans ces ramures de l'hiver !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 janvier 2026 5 16 /01 /janvier /2026 12:43
Un spectacle enchanteur avec le Trio Borsalino...

“Souvenir, que me veux-tu ?”

De l’enfance à l’hiver de nos vies, les souvenirs se bousculent, s’entrechoquent et se mêlent...

De la musique classique et des airs traditionnels qui nous parlent de nostalgie, évoquant la joie comme la tristesse des moments passés, mais avec une pointe d’ironie et de malice : c'est ce que nous a offert le Trio Borsalino. Ce concert s'est tenu au Carré d'art, musée d'art contemporain, dans le cadre du Festival des Hémisphères 2026 : une immersion poétique entre souvenirs, saisons et horizons croisés.

 

Au violon David Thauré, à l'alto et la flûte Michelle Lalor d'origine irlandaise, à la contrebasse Laurence Aragon...

 

"Memories" tisse un récital intimiste où le Trio Borsalino fait dialoguer musique de chambre, mélodies classiques, chansons traditionnelles et airs d’aujourd’hui, sur des arrangements de Michelle Lalor, autour des thèmes de l’enfance et du temps qui passe.

 

"Nous remplissons notre valise de souvenirs : l'odeur d'un parfum, une image, une mélodie...", nous dit d'abord David Thauré, violoniste...

Et le trio enchaîne en interprétant Memories un arrangement d'un titre du groupe Maroon 5, lui-même composé à partir du Canon de Pachelbel...

Merveilleuse musique qui parle à chacun d'entre nous, qui nous enveloppe de ses tourbillons, nous entraîne dans la rêverie !

 

"Nous n'avons pas toujours une mémoire d'éléphant, mais nous gardons quelques souvenirs d'enfance...", poursuit David Thauré...

"Un air plein de douceur comme la Berceuse de Gabriel Fauré..."

Et le trio joue pour nous ce morceau qui suggère tout le bonheur de l'enfance...

 

Après le thème de l'enfance, c'est le passage à l'adolescence, avec un extrait d'une musique japonaise : le tunnel ou le passage du vent, un air doux, de tonalité orientale, ponctué par des percussions sur la contrebasse...

 

"Une lumière apparaît au bout du tunnel : les premiers émois amoureux..." nous conte Michelle Lalor.

C'est l'amour festif avec la Danse espagnole de De Falla, et aussi le morceau Love de Nat King Cole...

Merveilleuse Danse espagnole qui nous emporte dans ses tourbillons !

Magique aussi la musique de Nat King Cole qui nous enivre de bonheur !

 

"Puis, ce sont les adieux déchirants sur un quai de gare..." 

On écoute alors un air sombre, mélancolique, plaintif : un concerto de Rachmaninov...

 

"A l'âge adulte, ce sont de nouvelles amours, des coeurs brisés, mais aussi des départs, la quête d'une vie meilleure, puis le mal du pays..."

C'est Bartok qui fuit son pays, le fascisme, il compose des musiques inspirées des pays de l'est, comme des danses roumaines que nous interprète le Trio.

La musique du film Titanic résonne aussi, emplie de tristesse...

 

"Quand on part, on emporte des souvenirs, des coutumes, des recettes qu'on évoque autour d'une tasse de thé..."

C'est alors qu'on reconnaît cet air célèbre : Tea for Two...

"Avec cette cup of tea, on peut regarder les feuilles qui tombent, les flocons de neige, les grandes tempêtes hivernales..." nous dit Laurence Aragon.

 

On écoute ainsi l'Hiver de Vivaldi, une musique intense, vive qui nous emporte dans les rigueurs de la saison...

Puis, on se laisse envoûter par les notes mélancoliques de cet air célèbre : Les Feuilles Mortes... dont les paroles sont fredonnées par Michelle Lalor...

 

"On se souvient aussi des Noëls de notre enfance : Noël est un message d'amour, de paix, d'espoir... "

Et le Trio interprète un air de Mykola Léontovytch, musicien Ukrainien, un air empli de gaieté : Carol of bells...

Enfin, nous sommes invités à faire une magnifique balade en traîneau, sur une musique de Leroy Anderson, compositeur américain... On s'y croirait !

 

Le concert était encore ponctué de chansons irlandaises interprétées par Michelle Lalor...

 

Merci aux musiciens pour ce spectacle chaleureux et enchanteur qui nous a fait voyager dans l'espace et le temps !

 

 

 

 

 

 

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4 janvier 2026 7 04 /01 /janvier /2026 13:40
Ramures d'hiver...

 

Arbres d'hiver... tant de beauté dans ces ramures dépouillées !

 

 

Un marronnier, affaibli par les intempéries, est tombé dans le canal : ses branches s'étirent sur l'eau...

 

 

L'arbre araignée n'a pas résisté aux souffles violents du mistral... et le voilà à la renverse, tordant encore ses branches à la surface de l'eau...

 

Splendeur de ce qui est fragile et meurtri !

 

 

Les micocouliers, eux, lancent vers le ciel leurs entrelacs de mailles et de ramilles légères...

 

 

Arabesques, filets somptueux sur l'azur...

 

 

 

Les platanes balancent doucement leurs branches brunes tandis qu'une feuille voltige, virevolte et  tombe lentement dans l'eau du canal...

 

 

 

 

 

 

https://rosemar.over-blog.com/2023/11/l-arbre-araignee.html

 

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/un-enorme-marronnier-tombe-dans-le-canal-de-la-fontaine-a-nimes-2758277

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1 janvier 2026 4 01 /01 /janvier /2026 10:41
Une bonne année à tous...

 

Une belle année à tous !

 

 

 

Des éclats de rire, des émerveillements, de la beauté, des lectures, de la poésie, de la musique, du rêve...

 

 

 

N'oublions pas non plus de célébrer le soleil, la terre, les collines, les ruisseaux, les fleuves et toutes les beautés du monde...

 

 

 

 

Une très bonne année à tous...

 

 

 

Quelques citations :

 

"La sagesse commence avec l'émerveillement." Socrate

 

"Contempler la beauté de la nature peut suffire à nous consoler... nos tourments nous semblent soudain plus petits, moins scandaleux quand nous réapprenons à habiter le mystère du monde, quand nous retrouvons le contact avec ce qui nous dépasse et nous traverse en même temps..." Charles Pépin

 

 

"C'est assurément ne pas connaître le coeur humain que de penser qu'on ne peut pas le remuer par des fictions." Voltaire

 

 

 

 

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28 décembre 2025 7 28 /12 /décembre /2025 13:34
Splendeurs d'un soir d'hiver...

 

En ce soir d'hiver, l'horizon se teinte de couleurs dorées et roses : des nuées légères sur l'azur éclairées par les derniers rayons du soleil...

 

 

 

Tout autour, les arbres dépouillés révèlent des résilles obscures...

 

 

 

Magnifiques contrastes de couleurs !

 

 

 

Des arabesques, des dentelles, des arantèles sombres sur la douceur du ciel !

 

 

 

Le jet d'eau murmure alors ses doux refrains tandis qu'un grand platane dépouillé déploie ses guenilles de l'hiver... quelques feuilles isolées sur de fines ramilles pleines d'élégance...

 

 

 

 

Magnifique tableau d'un soir d'hiver !

 

 

 

 

 

 

 

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21 décembre 2025 7 21 /12 /décembre /2025 14:20
Flamboyances d'un soir d'automne...

 

En ce soir d'automne, l'eau du canal s'enflamme des rayons du soleil couchant...

 

 

 

 

Le miroir de l'eau révèle alors des éclats flamboyants, des lumières dorées...

 

 

 

 

L'eau reflète le feu du ciel : on croit voir couler des flots d'or... tandis que le jet d'eau resplendit dans le lointain et se teinte de lueurs rosées...

 

 

 

 

Dans la paix du soir, on écoute aussi avec bonheur les doux bruissements de l'eau...

 

 

 

 

 

Comment ne pas être ébloui par ce tableau chaleureux de l'automne ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7 décembre 2025 7 07 /12 /décembre /2025 13:21
Le jet d'eau sous un ciel flamboyant...

 

En ce soir d'automne, le jet d'eau se teinte de lueurs roses sous un ciel flamboyant...

 

 

Des nuages dorés répandent des lumières irréelles sur tout le paysage...

 

 

 

Soudain, sur le canal, comme par magie, les deux arches du pont s'illuminent, comme si cet éclat venait du ciel !

 

 

 

Les ondes, sous le jet d'eau, s'embrasent aussi de luminosités...

 

 

 

Le ciel se marbre de motifs variés, ondoyants, aux teintes de brumes et d'or !

 

 

 

Magnifique tableau d'un soir d'automne !

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 novembre 2025 7 30 /11 /novembre /2025 13:35
Feuilles d'automne sous le vent...

 

Des éclats de feuilles rousses scintillent sous le soleil et sous le souffle du vent...

 

 

Les feuilles bousculées par le vent révèlent ainsi des brillances nouvelles...

 

 

Des éclairs de lumières, des éclairs de rousseurs, de verts, des enluminures au dessus du canal...

 

 

 

Quelques feuilles se détachent, s'envolent et tombent en tourbillonnant majestueusement de l'arbre...

 

 

 

Des pigeons traversent aussi l'espace près des arbres inondés de soleil...

 

 

 

Magnifique vision d'un après-midi d'automne !

 

 

 

 

 

 

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