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20 juillet 2025 7 20 /07 /juillet /2025 12:49
Joli regard vert à l'affût !

 

Je l'ai trouvé allongé auprès d'une roue de ma voiture, affalé sur le sol...

 

 

Les yeux englués de sommeil, il les a ouverts plus grands à mon approche...

 

 

Curieux, surpris de me voir alors qu'il se croyait à l'abri, le chat m'a suivie de ses yeux étonnés...

 

Joli regard vert à l'affût !

 

 

 Je m'approche alors un peu plus pour l'admirer, le voici qui prend peur et amorce un mouvement de recul...

 

 

Pour ne pas l'effaroucher, je bats moi aussi en retraite tout doucement...

 

 

Le voici rasséréné,  il s'installe à nouveau tout en me regardant intensément... prêt à poursuivre sa sieste interrompue...

 

 

Le voici à nouveau détendu : il allonge une de ses pattes cerclée de noir sur le sol, on peut alors admirer ses jolis bracelets de fourrure...

 

 

Un instant de beauté et de grâce au coeur de l'été !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 juillet 2025 5 18 /07 /juillet /2025 12:14
Cécile, ma fille...

Une merveille de tendresse et de poésie ! Une  magnifique chanson dédiée par un père à sa fille, Cécile : on la doit à Claude Nougaro...

 

La chanson nous montre comment naît l'amour d'un père pour son enfant, sa fille, tout simplement dans un face à face, une rencontre...

Car curieusement, dès le début de la chanson, le poète déclare son désir ancien de ne pas avoir d'enfant :

"Elle voulait un enfant
Moi je n′en voulais pas"

L'emploi des pronoms "elle", "moi, je" donne une valeur universelle à cette chanson, car les personnages ne sont pas nommés : une femme, un homme avec des volontés qui s'opposent... et en même temps, le texte est très intime et personnel avec l'emploi de la première personne...

Et le père de s'adresser directement à sa fille :

"Mais il lui fut pourtant facile
Avec ses arguments
De te faire un papa"

Voilà une paternité non désirée que la mère sait transformer en un rôle bien assumé...

 

Le temps de la maternité est évoqué alors avec un certain humour :

"Quand son ventre fut rond
En riant aux éclats
Elle me dit "allons, jubile
Ce sera un garçon""

On assiste là à une scène familière avec le recours au discours direct de la mère qui annonce la venue d'un garçon, aussitôt démentie par le refrain : "Et te voilà Cécile, ma fille"...

 

On perçoit malgré tout l'émerveillement de ce père devant la naissance de cet enfant, devant cette rencontre unique avec un nouvel être :


"Et te voilà et me voici, moi
Moi, j'ai 30 ans, toi, 6 mois
On est nez à nez, les yeux dans les yeux
Quel est le plus étonné des deux"

 

Et curieusement le poète fait alors un retour dans le passé, un passé fait de rencontres féminines faciles, d'amours fugaces, contrastant avec l'amour profond qu'un père peut éprouver pour son enfant , comme un regret :

"Bien avant que je t′aie
Des filles j'en avais eues
Jouant mon cœur à face ou pile
De la brune gagnée
À la blonde perdue"

 

Puis, c'est un bond en avant dans l'avenir qui est évoqué, avec l'emploi du futur, et de l'adverbe de temps "bientôt". Et cette fois, ce sont les "idylles", les amours de la future jeune fille qui sont suggérées :

"Et je sais que bientôt
Toi aussi tu auras
Des idées et puis des idylles
Des mots doux sur tes hauts
Et des mains sur tes bas
Cécile, ma fille"

On perçoit là le thème du temps qui passe inexorablement, car ce père imagine les premiers émois amoureux de sa fille, éprouvant déjà une nostalgie de ce présent qu'il vit  auprès de son enfant...

 

Et on voit toute la sollicitude et l'affection d'un père dans les vers suivants :


"Moi, je t'attendrai toute la nuit
T′entendrai rentrer sans bruit
Mais au matin c′est moi qui rougirai
Devant tes yeux plus clairs que jamais"

Le souhait qui termine la chanson est empli de délicatesse :


"Que toujours on te touche
Comme moi maintenant
Comme mon souffle sur tes cils
Mon baiser sur ta bouche
Dans ton sommeil d'enfant"

Des gestes tendres, pleins de douceur apparaissent, gestes d'amour pour son enfant...

On aime ce texte poétique adressé à sa fille,  qui reste proche de la conversation, ce qui renforce l'intimité du discours.

 

La mélodie et la voix de Claude Nougaro traduisent un amour infini...on a l'impression d'écouter une  douce berceuse adressée à son enfant.

 

Pour mémoire :

 

Cécile, ma fille est une chanson de Claude Nougaro sortie en 1963. Dans la chanson, Nougaro, devenu père en 1962, s'adresse à sa fille de six mois. Il a composé la mélodie a cappella et c'est Jacques Datin qui a finalisé les arrangements.

 

Les paroles :

 

https://www.musixmatch.com/fr/paroles/Claude-Nougaro/C%C3%A9cile-ma-fille

 

 

 

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13 juillet 2025 7 13 /07 /juillet /2025 12:24
Une buse en majesté sur le pin...

 

Une buse a fait halte sur le pin... telle une statue,  immobile, ou presque, elle tourne la tête, d'un côté, puis de l'autre...

 

 

 

La voici posée en majesté sur le sommet du pin... elle domine le paysage environnant de sa silhouette altière...

 

 

 

 

Soudain, elle s'envole majestueusement au dessus du pin, vers le ciel ennuagé...

 

 

 

La buse ponctue son envol de petits cris aigus...

 

 

 

Quel élan ! Quelle élégance dans cet envol !

 

 

 

 

Les cigales de l'été apportent un magnifique fond sonore à ce joli tableau de l'été...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 juillet 2025 5 11 /07 /juillet /2025 10:33
Le matin, je m'éveille en chantant...

Tout un art de vivre dans cette chanson de Guy Béart : Le matin je m'éveille en chantant... Un bel hymne à la joie de vivre contrastant avec le rythme effréné et le productivisme de nos sociétés modernes qui nous incitent à des activités incessantes...

Le narrateur s'exprime dans un discours direct à la première personne, il n'est pas nommé, ce qui donne au texte une valeur universelle... le poète évoque ses journées depuis le matin, jusqu'au soir...

"Le matin, je m’éveille en chantant
Et le soir, je me couche en dansant"

On perçoit dès lors une joie de vivre, un bonheur décuplé d'autant que ces deux phrases sont répétées dans le refrain.

Chanter, danser : deux plaisirs simples accessibles à tous,  associés à la musique qui apaise, qui fait du bien... 

Et comble de bonheur ! "Entre temps, je fais la sieste...", chante le poète... la sieste, encore un bonheur simple à ne pas manquer, d'autant plus si elle se prolonge du matin au soir... on peut  percevoir là une exagération malicieuse de la part du poète.

 

Cette sieste qu'il convient de réhabiliter... "La sieste est un bien précieux, un moment de vie aussi nécessaire que la mise en jachère d'un champ. Tous les experts pointent les risques provoqués par la surproduction comme par le surmenage. On épuise nos sols et on brûle nos âmes. La jachère a du bon, elle est même vitale", écrit Sébastien Spitzer dans Petite Philosophie de la Sieste...

Et le poète, lui,  en rajoute une couche :

"Voilà tout ce qui me reste
Ou je me fais du café
On ne se soigne jamais assez"

On perçoit là tout un hédonisme : le café après la sieste... une boisson réconfortante et revigorante...

Et le refrain revient, insistant,  avec quelques variantes où on perçoit une attention portée aux gestes ordinaires du quotidien :

"Le matin, je me lave en chantant
Et le soir, je me baigne en dansant
Le matin, je me lave en chantant
Et le soir, je me baigne en dansant"

Et entre temps, le personnage se promène, cette fois, encore une activité simple du quotidien... et de rajouter :

"Une activité moyenne
Me conduit à m’ reposer
On ne se soigne jamais assez"

Il s'agit de prendre soin de soi, et de vivre pleinement le présent...

Après la promenade et le repos, c'est l'amour qui s'invite :

"Le matin, on s’embrasse en chantant
Et le soir, on s’enlace en dansant"

L'hédonisme du personnage est fait aussi de partage, d'amour, de caresses... prendre soin de soi, mais aussi de ses proches, c'est important...

La lenteur est également privilégiée bien loin de nos sociétés qui sont emportées par l'ivresse de la vitesse :

"Y’a vraiment rien qui nous presse
On va même se recoucher
On ne se soigne jamais assez"

Pourtant, dans le dernier couplet, soudain, une idée nouvelle apparaît, menaçante, inquiétante, bien loin du bonheur évoqué tout au long de la chanson :

"Jamais je ne m’intéresse
A la bombe vengeresse
Qui un jour f ’ra tout sauter
On ne nous soigne jamais assez"

Le danger est là avec l'évocation de cette "bombe", mais nous l'oublions pour mieux vivre l'instant présent...

Une chanson pour nous mettre en garde contre l'illusion de la légèreté ? Nous préférons chanter plutôt que de voir une réalité lourde et menaçante ?

A l'inverse, la mélodie est légère, pleine de gaieté, elle fait songer à une comptine de l'enfance...

 

Pour mémoire : cette chanson a été écrite, composée, interprétée par Guy Béart... c'est une chanson de la bande originale du film Pierrot la Tendresse sorti en 1960.

 

Les paroles :

https://www.paroles.net/guy-beart/paroles-le-matin-je-m-eveille-en-chantant

 

https://www.melo-app.com/notice/le-matin-je-meveille-en-chantant

 

Le film : Pierrot la Tendresse

 

https://youtu.be/ueitL2_hT5Y?si=6Fm8hMReMgL5b4gX

 

 

 

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6 juillet 2025 7 06 /07 /juillet /2025 13:14
Le chat à l'heure de la sieste...

 

Un chat s'est installé sur le muret du jardin : il dort paisiblement à l'ombre d'un cyprès...

 

 

 

Un vent léger soulève sa fourrure blanche, un souffle bienvenu à cette heure de la journée où le soleil intensifie ses rayons...

 

 

 

Il se laisse bercer doucement par cette brise... on admire sa robe soyeuse, aérienne... sa tête tigrée, marbrée de motifs ondoyants...

 

 

 

Quelle jolie détente, quel lâcher prise !

 

 

 

 

Non loin de là, un laurier rose se balance au gré du vent... 

 

 

 

Quelle splendeur ! Le chat, les fleurs, les arbres, le chant des cigales : un magnifique tableau de l'été !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 juillet 2025 5 04 /07 /juillet /2025 12:10
Nuits d'Espagne...

 

Une belle chanson d'amour hispanisante dans le répertoire de Dalida...

 

La chanson s'ouvre sur un air langoureux et enchanteur : La, la, la, la...

Le texte se présente sous la forme d'un discours direct avec l'emploi de la deuxième personne du singulier : "Te souviens-tu des nuits d'Espagne... ?" On perçoit ainsi une proximité, une intimité...

Le thème du souvenir fait intervenir plusieurs aspects : souvenir auditif, avec l'évocation d'une chanson gitane, souvenir visuel des nuits d'Espagne :"quand tout le ciel brillait Que mille étoiles scintillaient mettant un peu de rêve bleu Dans nos yeux". Ce souvenir semble ainsi particulièrement intense et fort.

 

Un somptueux tableau de la nuit apparaît... les hyperboles : "tout le ciel brillait, mille étoiles" viennent souligner la splendeur du spectacle... d'autant que les étoiles réunissent les deux amoureux, et se reflètent dans leurs yeux...

Ce souvenir reste gravé dans la mémoire de l'amoureuse et nous fait entrer dans l'intimité des personnages :

"Je n'oublierai jamais que tu m'as serrée chéri dans tes bras
Ce soir-là"

Dans la strophe suivante, on retrouve cette interrogation insistante : 

"Te souviens-tu des nuits d'Espagne
Et de cette chanson gitane"

 

Et l'amoureuse de dérouler le sujet de cette chanson : "Qui racontait l'histoire de cette rose noire Toujours plus belle à l'infini mais qui fleurissait dans la nuit Si jolie"

 

Cette "rose toujours plus belle à l'infini" n'est-elle pas le symbole de l'amour intense qui réunit les deux amoureux ? Un amour né dans la nuit comme la fleur...

Et c'est l'occasion d'évoquer le bonheur des amoureux dans un décor de rêve :

"Et sous la lune bleue comme on était heureux
Seuls tous les deux"

 

La fin de la chanson vient conforter cette idée d'un amour infini, éternel :

"C'est depuis ce soir-là que j'ai eu la joie
De t'avoir à moi pour la vie
La, la, la, la, la..."

 

La mélodie radieuse vient souligner tous les bonheurs associés à ces Nuits d'Espagne...

 

Cette chanson sortie en 1961 est une adaptation française d'une chanson de Jerry Leiber et Phil Spector : Spanish Harlem... André Salvet a écrit les paroles françaises.

Les paroles :

https://genius.com/Dalida-nuits-despagne-lyrics

 

 

A propos de la chanson Spanish Harlem :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Spanish_Harlem_(chanson)

 

 

Les paroles de Spanish Harlem :

https://www.lacoccinelle.net/262566.html

 

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29 juin 2025 7 29 /06 /juin /2025 11:43
Une fontaine en pierres de garrigue...

 

Une fraîcheur bienvenue dans le jardin : une fontaine en pierres de garrigue fait entendre un joli murmure d'eau...

 

 

On admire la splendeur des pierres toutes différentes qui entourent le jet d'eau...

 

 

 

Pierres rousses, brunes, noires, pierres roses, grises, aux teintes d'opale, pierres couvertes de mousse...

 

 

On aime le lent ruissellement de l'eau en cascades sur les pierres... On aime la simplicité rustique de cette fontaine...

 

 

 

Quel apaisement dans le jardin ! Quelle splendeur !

 

 

 

Tout autour, des massifs de fleurs, des buissons taillés et la statue du  dieu Pan qui veille sur l'ensemble...

 

 

 

 

 

 

 

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27 juin 2025 5 27 /06 /juin /2025 11:50
L'arlequin de Tolède...

 

Une chanson qui commence sur un magnifique tableau nocturne hispanisant : une guitare ornée d'une rose, un rayon de lune qui éclaire la scène, et qui "joue sur la peau brune" d'un "arlequin de Tolède"...

 

Le tableau s'anime avec ce rayon de lune qui "joue", l'arlequin qui "passe dans la nuit tiède" et qui chante "la sérénade des amants de Grenade."

 

Et déjà dans ce premier couplet, on perçoit plusieurs fragilités : celle de la "rose", symbole de beauté fugace et éphémère, celle que suggère que le verbe "passer" pouvant évoquer aussi le temps qui passe inexorablement, celle de l'amour enfin.

 

Et on retrouve plus précisément et plus intensément ce thème de la fuite du temps dans le refrain avec de nombreuses indications de temps : "hier, printemps, hier, vingt ans, le temps d'un instant", avec une anaphore insistante de l'adverbe de temps "hier".

L'imparfait vient souligner aussi le temps qui a passé : "le printemps, les vingt ans" qui se sont enfuis... et l'amour paraît fragile face au temps qui s'écoule. Cette idée est scandée avec intensité dans le refrain :

"Hier, il avait vingt ans
Mais cela ne dure
Que le temps d'un instant
Car la vie est dure
Pour les jeunes amants
Qui veulent croire aux serments"

Les noms propres qui ponctuent le texte : "Tolède, Grenade, Estrémadure" confèrent un charme exotique à la chanson.

 

Dans le couplet suivant, l'arlequin de Tolède fait naître sur son instrument des images :

"Un écho de mandoline
Il revoit Colombine
Vibrant à la sérénade
D'un Pierrot de Grenade"

Des personnages de la Commedia dell'arte surgissent : Pierrot épris de Colombine, Pierrot qui chante une sérénade, chanson d'amour pour sa Colombine...

 

Le refrain vient briser cette douce ambiance amoureuse avec encore l'évocation du temps qui passe et emporte les serments des amants. On perçoit toute la mélancolie du musicien dans cette phrase : "Hier, c'était lui l'amant, Mais cela ne dure Que le temps d'un serment."

 

Voilà l'arlequin de Tolède qui "avec cette leçon En a fait une chanson", une sorte de mise en abyme, la chanson évoquée étant aussi celle que nous écoutons...

Et l'arlequin de Tolède d'entendre "sous la lune blonde
Tous les amants du monde
Qui chantent la sérénade
Des amants de Grenade"

Une généralisation de cette sérénade qui apparaît ainsi universelle....

 

Et le refrain de scander encore le thème mélancolique de la fuite du temps : le printemps, les vingt ans, la jeunesse enfuis...

 

Pourtant, la chanson s'achève brusquement sur ces mots, comme une urgence :

"Aujourd'hui c'est l'été
Et vive la liberté!"

C'est le présent qui importe, c'est le présent qu'il faut savourer avec bonheur... La mélancolie s'efface pour laisser la place à un message différent : jouir de l'été, de la liberté qu'il offre, jouir de l'instant... Ce message n'étant au fond que la conséquence du message contenu dans toute la chanson : le temps passe très vite, il faut savoir le savourer...

 

Magnifique chanson qui délivre un message simple mais essentiel !
 

La mélodie très douce, mélancolique s'intensifie dans le refrain comme pour souligner la dureté du temps qui passe...

 

Pour mémoire :

Cette chanson parue en 1960 a été écrite par Jean Dréjac et composée par Hubert Giraud.

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/compagnons-de-la-chanson/paroles-l-arlequin-de-tolede

 

 

 

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22 juin 2025 7 22 /06 /juin /2025 15:51
Papillon doré sur des fleurs de lavande...

 

Un papillon doré s'attarde sur des fleurs de lavande... il s'accroche sur les tiges fleuries aux teintes d'un bleu profond...

 

 

 

Joli spectacle printanier ! Le papillon déploie ses ailes lumineuses, on admire ses couleurs pastels, sa vivacité, tandis que tout autour, un ballet tourbillonnant d'abeilles se fait entendre...

 

 

 

Le papillon va de fleur en fleur, en goûte les sucs parfumés, s'enivre de senteurs...

 

 

 

 

Près des lavandes, des bouquets de santolines viennent encore illuminer ce tableau printanier...

 

 

 

Fleurs solaires aux feuilles argentées, les santolines nous éblouissent de leurs silhouettes rondes aux couleurs vives...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 juin 2025 5 20 /06 /juin /2025 12:30
Mes jeunes années courent dans la montagne...

Une chanson emplie de nostalgie de l'enfance et de la jeunesse : une jeunesse vécue au plus près de la nature, une nature sauvage, éblouissante tout en étant pleine de simplicité...

 

Dès le premier couplet, le champ lexical de la nature est amplement développé : "la montagne, les sentiers pleins d'oiseaux et de fleurs, les Pyrénées, au vent d'Espagne..."

On le voit : ce sont des mots simples qui sont ici utilisés...

 

Et l'on perçoit toute la vivacité et l'élan de la jeunesse grâce à l'emploi réitéré du verbe "courir" : "Mes jeunes années courent dans la montagne Courent dans les sentiers"

 

La nature elle-même est personnifiée, présentée comme une entité vivante puisque le poète fait chanter le vent :

"Et les Pyrénées chantent au vent d'Espagne
Chantent la mélodie qui berça mon cœur"

 

Trenet nous emmène parcourir les paysages de sa terre natale, les Pyrénées balayées par le vent d'Espagne : une jolie ballade sentimentale, quasi amoureuse au pays de l'enfance...

 

Le verbe "chanter" employé en début de vers à quatre reprises souligne le bonheur d'autrefois, et ces chants sont emplis de nostalgie de l'enfance disparue. Les mots associés à l'enfance sont pleins de douceur : "berça mon coeur, ma tendre enfance, tous les beaux jours".

Amour, tendresse, beauté : on perçoit là une une vision idyllique et enchantée de l'enfance...

 

Trenet nous fait entendre aussi le chant des bergers des montagnes de France, à travers une comparaison, eux qui "Chantent le ciel léger de son beau pays".

 

Et il nous fait écouter encore le chant des "sources vagabondes, des cascades", avec tant de poésie !

 

Mais le poète est désormais loin "des fraîches chansons des eaux", "loin des sources", "loin des cascades" et l'adverbe "loin" réitéré souligne le regret de ces paysages perdus de l'enfance.

Il "songe" parfois "aux jours bénis des premières saisons." qu'il chante, comme pour essayer de les revivre...

 

Quelle douce  nostalgie dans cette chanson qui évoque le temps béni de l'enfance !

La mélodie enchanteresse nous donne l'impression d'entendre le vent, les cascades, les bruissements de l'eau qui court dans les montagnes...

 

Pour mémoire : cette chanson sortie en 1949  a été écrite et composée par Charles Trenet pour les Compagnons de la Chanson, un ensemble vocal formé dans les années 40.

 

 

Les paroles :

https://www.paroles.net/charles-trenet/paroles-mes-jeunes-annes

 

 

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