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22 mai 2024 3 22 /05 /mai /2024 09:05
L'ennemi du monde moderne : le sucre...

 

"L'ennemi du monde moderne est dans ce que l'on mange : c'est le sucre... il est partout, invisible, sournois et flatteur.

Vous l'ingurgitez sans le savoir et hop ! le cerveau est immédiatement subjugué : aussitôt qu'il excite une papille de la langue, le sucre active la circuit de la récompense et quand il arrive dans l'intestin, il recommence, et la dopamine, hormone de la satisfaction est émise et se diffuse dans le sang. A force, on en redemande, car on en a besoin.

 

Pour les gros mangeurs de sucre- ils seraient 10% de la population française- c'est alors l'addiction au sucre...

Selon les autorités sanitaires, près d'un Français sur deux est trop gros ou obèse, parce qu'il mange trop de produits transformés qui sont tous pleins de sucre.

Dans un paquet de chips, la moitié du poids, eh oui ! c'est du sucre...

 

Or, nous sommes nés à une époque lointaine où le sucre n'était pas disponible facilement : il fallait aller le chercher, l'extraire de ce que nous mangions. Notre organisme est fait pour extraire lui-même le sucre des légumes, des viandes et des fruits, pas pour en être gavé.

Par jour, en plus du sucre que nous extrayons nous-mêmes de notre nourriture, nous n'avons pas besoin de plus de 25 grammes de sucre qu'ont rajouté les industriels ou que nous rajoutons nous-mêmes dans notre café ou notre yaourt. 25 grammes, c'est 4 cuillères à café bien pleines.

L'OMS, elle, recommande de ne pas dépasser 50 grammes de ces sucres ajoutés.

Pourtant, en France, de 20 à 30 % des adultes et des adolescents sont à plus de 100 grammes par jour. 60% des 8 à 12 ans dépassent déjà les 75 grammes par jour et 75% des 4 à 7 ans dépassent 60 grammes par jour.

 

Voilà une belle victoire de l'industrie agroalimentaire car elle a fait du sucre une de ses matières premières essentielles, y compris dans les produits salés...

Pourquoi ? Parce que le sucre ne coûte rien, parce qu'il donne bon goût, et surtout parce qu'il rend addict.

Or, le sucre dont les produits transformés sont gavés est à la fois trop nombreux et trop simple, le corps ne sait pas quoi en faire, alors il le stocke sous forme de graisse... et cela, grâce à l'insuline. Lorsque le sucre arrive dans le sang, le pancréas diffuse cette hormone qui a pour rôle de faire ouvrir les parois cellulaires, le sucre rentre alors dans les cellules, il y est transformé en lipides, il n'est donc pas métabolisé, hydrolysé, il est stocké sous forme de graisses.

 

Ce n'est pas tout, car l'industrie a réussi aussi l'exploit de transformer les pâtes et le riz en sources de sucre : ces deux produits alimentaires sont constitués d'amidon. L'amidon est une longue chaîne très solide formée de molécules de glucose. La cuisson permet à l'amidon d'être digeste : ses sucres seront donc métabolisés et non pas stockés sous forme de graisse.

Or, avec ses pâtes cuites en 3 minutes, et son riz en 5 minutes, l'industrie a créé des produits pervers. 3 minutes, 5 minutes, c'est trop court... le plus souvent, on oublie, on fait cuire une ou deux minutes de plus, et on mange des pâtes et du riz tout mous, cela veut dire de l'amidon tellement cassé que le glucose va se libérer immédiatement et devenir lipide.

 

Le summum de la perversion de l'industrie, ce sont les produits extrudés : l'industrie passe les céréales, les matières premières dans une sorte de vis sans fin qui les écrase et les chauffe. L'amidon est brisé ce qui permet de donner des céréales du petit déjeuner, des gâteaux apéro et sucrés aux formes bizarres, mais aussi des galettes de riz et autres cochonneries, et moyennant quoi, un bol de céréales le matin, c'est d'un point de vue nutritionnel exactement comme manger un bol de bonbons : il y a autant de sucre et que du sucre...

 

Dans les années 60, des boîtes pharmaceutiques américaines ont découvert les statines : pour vendre ces médicaments, elles ont inventé un syllogisme formidable : 1) on trouve du cholestérol dans les plaques d'athérome chez les victimes d'infarctus 2) donc le cholestérol est le seul responsable des maladies cardiovasculaires 3) or, nos statines diminuent le risque de faire un accident vasculaire 4) donc nos statines détruisent le cholestérol.

Le cholestérol a dès lors été transformé en ennemi pour justifier l'usage des statines. Des chercheurs ont été payés pour le dire et d'autres l'ont été pour affirmer que le sucre, au contraire, n'était pour rien dans les maladies cardiovasculaires..."

 

Alors, toujours prêts à manger des chips et des produits ultra transformés ?

 

 

 

Source :

 

https://tv.marianne.net/focus/l-idee-a-la-con-le-sucre

 

 

 

L'ennemi du monde moderne : le sucre...
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6 août 2021 5 06 /08 /août /2021 08:56
Les secrets de l' alimentation industrielle...

 

Les coulisses de l'alimentation industrielle sont parfois peu reluisantes... Une émission dans la série "Tout compte fait" nous en dévoile les arcanes...

"Cette alimentation représenterait un tiers de notre nourriture du quotidien : pizzas, surgelés, céréales que mangent les enfants... pratique, souvent bon marché...

Mais sait-on ce que contiennent ces aliments ? Quel impact ont ces produits transformés sur notre santé ?

 

"Tout compte fait" a mené une enquête sur le sucre : les industriels abusent de cet ingrédient qui peut nous rendre accros, sur les additifs aux noms compliqués omniprésents dans nos assiettes.

On assiste à une course en avant de la malbouffe...

 

Au cours du reportage, on voit une mère de famille de 5 enfants qui fait ses courses : elle essaie d'abord de remplir son caddie avec des fruits et légumes. Mais, pour faire plaisir à tout le monde, elle craque aussi pour des produits industriels.

De retour chez elle, on a tout déballé.

On a regardé les étiquettes, on a additionné tous les ingrédients présents dans les courses du week-end.

Résultat : 2 kilos et 200 grammes de sucre, 100 grammes de sel, du gras en abondance et 19 additifs dont 5 controversés.

 

De nombreuses familles se font ainsi piéger par les ingrédients cachés dans les aliments car les compositions sont indiquées en tout petits caractères et avec des noms barbares.

 

Le sucre se glisse insidieusement un peu partout, dans les boissons, les plats sucrés et même salés.

Résultat : un Français chaque année en consomme en moyenne 35 kilos, 10 fois plus qu'il y a un siècle.

Et, regardant de plus près les étiquettes de certains produits, on trouve aussi de drôles de noms de code : E440, E224, etc. un charabia derrière lequel se cachent 338 additifs autorisés par l'Union Européenne.

Colorants, conservateurs, texturants, un quart d'entre eux sont suspectés d'être nocifs pour notre santé...

Des ingrédients controversés alors que les enfants sont les premières cibles des industriels. A la télévision, 87% des pubs qui leur sont destinées mettent en avant des aliments trop sucrés, trop gras.

 

Alors, pourquoi les industriels ont-ils tendance à forcer sur les ingrédients qui ne sont pas toujours les meilleurs alliés de la santé ?

 

Parmi tous ces ingrédients problématiques, il y a une star : le sucre. On le retrouve partout, dans les produits transformés.

Et si les industriels l'utilisent autant, c'est d'abord parce qu'il est très bon marché.

Tout commence dans d'immenses champs, par exemple, en Picardie : 90 % du sucre que nous consommons en France vient de la betterave à sucre.

La betterave est un des végétaux qui contient le plus de sucre, comme la canne à sucre. Elle nécessite peu de main d'oeuvre, et, en ce moment, il y a une surproduction, ce qui fait d'elle une matière première très bon marché.

25 euros la tonne de betteraves.... ce n'est pas assez cher pour le producteur, c'est certain, mais très lucratif pour les industriels.

Il faut 7 kilos de betteraves pour produire 1 kilo de sucre.

 

Toutes les qualités nutritives de la betterave sont éliminées : vitamines, minéraux, fibres, il ne reste plus qu'un seul composant, le sucre.

Le prix du sucre est dérisoire : 38 centimes d'euro, le kilo, presque 6 fois moins que le café. C'est donc un produit bon marché qui fait les affaires des industriels de l'agroalimentaire.

Ceux qui l'utilisent le plus sont évidemment les fabricants de produits sucrés, comme les biscuits ou les céréales.

Alors que l'OMS recommande de ne pas manger plus de 25 grammes de sucre par jour, soit l'équivalent de 4 morceaux, 3  biscuits peuvent déjà contenir un morceau de sucre.

On pourrait se dire qu'on peut diminuer sa consommation de gâteaux et de friandises, mais ce n'est pas si simple.

 

En effet, le sucre est aussi utilisé dans les produits industriels salés. Un procédé que les fabricants ne crient pas sur tous les toits.

Viandes et légumes surgelés sont agrémentés de sucre : "c'est pour le goût", disent les fabricants.

Ainsi, un paquet de pâtes fraîches à la ricotta contient 3 morceaux de sucre, une brique de soupe en contient 4.

Les fabricants avancent une question de goût, mais les vraies raisons seraient peut-être un peu moins valorisantes.

 

En fait, rajouter du sucre qui ne coûte pas cher permet de réduire d'autant la présence d'autres ingrédients plus coûteux. L'argent est encore le nerf de la guerre : tous les distributeurs communiquent sur le prix de leurs produits pour attirer des clients.

Le sucre fait donc baisser le prix de revient, mais il aurait aussi un autre rôle plus sournois.

En rajoutant du sucre, on donne au consommateur une sensation agréable et cela l'incite à en consommer davantage.

Le sucre a un effet sur nos cerveaux, il a un pouvoir addictif très puissant, il agit comme une véritable drogue.

Cette dépendance au sucre a de lourdes conséquences sur la santé publique : aujourd'hui 17 % des Français sont obèses et une nouvelle maladie due à cette surconsommation de sucre est apparue : la NASH, ou Non Alcoolique Stéatose Hépatique, une grave inflammation du foie.

 

Les additifs posent aussi problème : colorants, conservateurs, texturants...

Les crèmes dessert contiennent toutes un épaississant : le E 407 qui permet d'obtenir une consistance en bouche plus agréable pour le consommateur. Le E 407 est un produit naturel mais tous les additifs ne sont pas naturels. Beaucoup sont chimiques, notamment certains colorants alimentaires.

Le E 122 fait partie des colorants de synthèse bon marché : il donne une belle couleur rouge, comme le E 127.

Avec seulement quelques gouttes, bonbons, gâteaux et même des médicaments pour les enfants prennent une teinte rouge qui tient longtemps et aide à donner un bel aspect aux produits.

Le E 131 et le E 133 qui donnent une coloration bleue sont susceptibles de provoquer hyperactivité, asthme, réactions cutanées, nausées, problèmes de tension artérielle, tremblements, insomnie.

Ces colorants sont interdits en Australie, mais autorisés en Europe.

 

Si chaque additif est évalué, personne ne sait vraiment comment ces 338 substances interagissent entre elles.

Le E 171, un colorant blanc très controversé, soupçonné d'être cancérigène, a été interdit en France et devrait bientôt l'être en Europe.

Les E 250 et E 252, les nitrites sont très utilisés dans la charcuterie.

 

De plus, les aliments hyper transformés font l'objet de publicités qui s'adressent aux enfants : ces pubs viennent s'intercaler dans les programmes jeunesse destinés aux enfants.

Confiseries, chocolats, restauration rapide, céréales dans leurs versions les plus sucrées sont promus auprès des enfants, donc des aliments trop sucrés et gras.

 

C'est donc un véritable pousse au crime nutritionnel, en totale contradiction avec les recommandations sanitaires.

Un matraquage publicitaire d'autant plus problématique que les enfants sont un public particulièrement vulnérable..."

 

 

 

Source :

 

https://www.france.tv/france-2/tout-compte-fait/2604387-aliments-transformes-la-course-en-avant-de-la-malbouffe.html

Les secrets de l' alimentation industrielle...
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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 11:29
Le diabète, une maladie des sociétés d'abondance...

 

 

 


Dans nos sociétés d'abondance, le diabète fait des ravages : le sucre a envahi notre alimentation, il est présent partout : biscuits, gâteaux, desserts de toutes sortes, yaourts, flans, sodas, boissons, sirops, confitures etc.

 

C'est un raffinement infini dans la variété : il suffit de se rendre dans les rayons d'un supermarché pour découvrir toutes les tentations auxquelles sont soumis les consommateurs.

 

Les boîtes de sucre en poudre ou en morceaux permettent de déverser des quantités de cette substance dans le café, le thé.

 

Et les consommateurs sont habitués, dès l'enfance, à ce goût sucré, si bien que le sucre devient pour beaucoup un besoin, une addiction.

 

On nous a fait croire, aussi, que le sucre était indispensable à notre santé : une source d'énergie...

"Le sucre, le plus petit des grands plaisirs ! Quelle énergie dans le sucre ! " On se souvient de ces slogans publicitaires tapageurs... Le sucre était associée à la vitalité, au bonheur, à la jeunesse, au plaisir...

 

Il semble que les lobbies du sucre ont oeuvré avec succès pour nous inciter à consommer de plus en plus de sucre.

 

Mais quel leurre ! Le sucre, sa surabondance sont à l'origine d'une grave maladie chronique : le diabète de type 2.

En Chine, aux USA, le nombre de diabétiques explose, en France, on peut parler d'une véritable croissance de l'épidémie.

 

Il suffirait, sans doute, de supprimer ou de réduire considérablement le sucre pour que disparaisse cette maladie.

 

Evidemment, nos modes de vie sédentaire tendent à aggraver cette pathologie : figés devant des écrans, nous perdons aussi l'habitude de bouger, de marcher, de nous livrer à des activités physiques.

 

Le diabète est bien une maladie du monde moderne, une maladie liée à la société de consommation, qui nous réduit à être, avant tout, des consommateurs qui oublient leur santé, leur corps....

 

Et, bien sûr, tout est prévu : il existe même dorénavant des médicaments pour soigner le diabète... et c'est, alors, l'industrie pharmaceutique qui prend le relais : elles nous propose des pharmacopées pour annihiler les effets du diabète.

 

Après le sucre, nous voilà devenus des consommateurs de pilules.

C'est, là, le cycle infernal de nos sociétés vouées à la consommation...

C'est comme si les lobbies du sucre venaient alimenter et servir l'industrie pharmaceutique...

 


 

 

 

 

 

 

Le diabète, une maladie des sociétés d'abondance...
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