"Selon une déclaration de Donald Trump, mercredi 15 avril au matin, la guerre au Moyen-Orient serait "presque finie".
Le président américain évoque un deuxième round de négociations dans les prochains jours, et affirme que la Chine a accepté de ne plus fournir d'armes à l'Iran. Il aurait reçu des garanties en ce sens du président chinois, Xi Jinping. Mais est-ce vraiment le cas, quel rôle joue Pékin dans cette guerre ?
Sur son porte-conteneurs bloqué dans le détroit d'Ormuz, un marin chinois filme de jour comme de nuit une attente interminable. Il a même le temps de voir pousser les graines qu'il a plantées. Images symboles d'une crise au Moyen-Orient qui paralyse le navire et pénalise l'économie chinoise... Car pour elle, ce passage maritime est crucial. Avant la guerre, pour abreuver la Chine, 5 400 000 barils de brut le franchissaient chaque jour. C'est deux fois plus que pour n'importe quel autre pays.
Des répercussions qui se font sentir jusqu'à l'immense foire commerciale de Canton, l'un des plus grands rendez-vous d'affaires chinois. "Les prix de nos produits ont augmenté en raison de la hausse des coûts des matières premières. Ça a entraîné une augmentation de nos frais d'approvisionnement", explique Li Jin, responsable commerciale d'un fabricant chinois d'ustensiles de cuisine.
"Une forme d'opportunisme"
Parce qu'elle souffre économiquement après le blocus américain du détroit d'Ormuz, la Chine a même haussé le ton, visant les États-Unis : "Il s'agit d'un comportement dangereux et irresponsable", a tancé mardi Guo Jiakun, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Colère, et match diplomatique entre la Chine et les États-Unis.
Ces jours-ci, le président Xi a rencontré des responsables espagnols, émiratis, russes ou encore vietnamiens : "La Chine développe une forme d'opportunisme en multipliant les rencontres et les visites, et surtout en se présentant comme un pays qui serait responsable et stable face à des États-Unis qui ne le seraient pas", pointe Alice Ekman, spécialiste de la Chine, de l'Institut d'études de sécurité de l'Union européenne (EUISS).
Des livraisons d'armes à l'Iran ?
La Chine serait aussi soupçonnée de fournir à l'Iran des moyens de combattre. Deux navires pourraient avoir transporté du combustible pour missiles. Selon la presse américaine, elle préparerait aussi des livraisons d'armes antiaériennes, des accusations démenties par la Chine.
"Ils ont accepté de ne pas envoyer d'armes à l'Iran. Le président Xi me fera une bonne grosse embrassade quand j'irai là-bas dans quelques semaines", a assuré de son côté le président américain sur son réseau Truth Social. Mais il menace aussi de recourir à la force.
Ce duel entre les deux puissances mondiales doit se jouer en face-à-face lors d'un sommet réunissant Donald Trump et Xi Jinping dans un mois... en théorie, car il a déjà été reporté une première fois à cause de la guerre."
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